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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 08:20

Le 17 avril 2015

INTERVIEW - Auteur de film comme Bienvenue à Gattaca ou Lord of War, Andrew Niccol aborde dans son nouveau film, "Good Kill", le sujet des drones de guerre. Un film avec Ethan Hawke dont il nous explique notamment la génèse et sa vision de cette nouvelle forme de guerre.

Good Kill rappelle beaucoup Lord of War qui, en son temps, avait jeté un froid.

Andrew Niccol : Plus que la simple volonté de créer une polémique ou d'être politiquement incorrect, le lien avec Lord of War vient aussi du fait que l'histoire raconte quelque chose dont on n'entend pas parler, ou du moins rarement.

J'ai découvert ce qu'état une attaque de drone en lisant mon journal et je ne savais pas du tout en quoi ça consistait, comment ça marche, à quoi ça correspond.

En faisant des recherches, j'étais complètement dépassé.

Par exemple, j'ai tourné hallucinant que la base des pilotes de drone se trouve à côté de Las Vegas, tout simplement parce que les montagnes avoisinantes ressemblaient à l'Afghanistan. Quand vous êtes pilote de drone, vous vous entrainez au-dessus de ces montagnes ou en suivant un flic sur une autoroute. Pour moi, Las Vegas correspond à la fin de la civilisation. C'est d'ailleurs ce que je fais dire à un personnage (il rit). Ça passe réellement là-bas, je n'ai rien inventé.

Comment réussit-on à monter un film comme ça, à une heure de grande frilosité ?

Andrew Niccol : Quand vous faites un film qui ne coûte rien, ça marche. J'ai demandé à tout le monde, à commencer par Ethan Hawke, de réduire les cachets. Sans ces conditions, il aurait été impossible de faire un film comme ça. Un grand studio ne s'intéresse pas à cette vérité inconfortable même si c'est vrai. Personne ne veut la regarder. Personne ne veut se regarder dans la glace. Je devrais vivre en France car le final cut pour un réalisateur est la loi. La bonne nouvelle, c'est que j'ai eu le final cut sur Good Kill. Quand vous faites ça sans argent, vous avez tout le pouvoir. Plus vous gagnez de l'argent, plus vous perdez votre pouvoir.

Vous faites le lien entre pilotes de drone et gamers.

Andrew Niccol : La vérité, c'est que les jeunes pilotes de drone jouent à une guerre virtuelle avec leurs joysticks. Quand j'ai découvert ça, je me suis dit que vous ne pouvez pas séparer les deux. Si vous combattez des zombies la nuit et vous participez le jour à une guerre virtuelle, c'est impossible de ne pas être désensibilisé.

Que pensez-vous des drones ?

Andrew Niccol : Vous ne pouvez pas être anti-drones, c'est comme si vous vous disiez anti-Internet. Ces instruments existent, fonctionnent de mieux en mieux, s'avèrent de plus en plus sophistiqués. C'est juste de la technologie et il importe de faire attention sur la manière dont on l'utilise. Au fond, c'est comme Internet.

Ce qui change fondamentalement, c'est que faire la guerre est devenu plus facile et moins cher. Et ça pourrait être sans fin. Si les troupes partent d'Afghanistan, les drones, eux, resteront. N'importe qui peut prétexter le fait qu'il pourrait y avoir un nouveau 11 Septembre et alors c'est le cercle vicieux.

Si on continue à les regarder avec des drones alors qu'il n'y a pas de menace, on provoque et on entretient la terreur.

Ce qui me touche le plus dans cette affaire, c'est qu'un enfant peut grandir en ayant peur d'un ciel bleu. Vous imaginez ça ? C'est une chose naturelle quand vous êtes un enfant, vous regardez un ciel bleu et vous êtes heureux. Nous avons changé ça. Imaginez un peu que les enfants soient heureux si le ciel est gris, tout simplement parce que les conditions pour les drones sont plus difficiles.

"Good Kill", le 22 avril en salles

Source :
http://lci.tf1.fr/cinema/news/andrew-niccol-etre-anti-drones-c-est-comme-etre-anti-internet-8595531.html

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