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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 14:15

Le 29 mars 2015

Muté d’office dans les Deux-Sèvres et rattaché au lycée Jean-Moulin de Thouars, le prof de philo poitevin va faire un recours auprès de la ministre.

 Cela ressemble à une blague de potache : allez à Thouars, c'est aléatoire. Jean-François Chazerans, muté d'office sur décision du recteur dans le lycée thouarsais Jean-Moulin, n'avait pourtant pas envie de rire, hier. « C'était très compliqué à l'annonce de la sanction », explique le prof de philo du lycée Victor-Hugo de Poitiers, blanchi par la justice de la suspicion d'apologie d'actes de terrorisme. « C'est lourd quand même. C'est de l'acharnement. Au bout d'un moment il faut que cela s'arrête. »

L'ancien rugbyman contre attaque : « Je vais faire un recours hiérarchique auprès de la ministre et un recours contentieux devant le tribunal administratif. Et je n'exclus pas d'engager des poursuites pénales… »

" Comme des chiens "

Les collègues sont là. En soutien. Magali Espinasse, du SNES-FSU, explique la situation de son collègue et en tire des conclusions alarmantes : « Pour l'instant, Jean-François est simplement rattaché au lycée de Thouars. Il va prendre contact avec le chef d'établissement de ce lycée, lundi, pour savoir si celui-ci lui fait un emploi du temps ou pas. Sinon, il doit être affecté en suppléance par le rectorat. Aujourd'hui, cette sanction est scandaleuse et disproportionnée. Jean-François est accusé par une élève et sa mère. Il fait l'objet d'une dénonciation calomnieuse, l'enquête de police l'a montré. Le recteur a l'obligation de protéger le fonctionnaire. Il a fait l'inverse. Il s'est acharné dans sa position de départ. Je le dis avec émotion : à partir de maintenant on est tous menacés dans cette académie. On va tous se demander si on va encore parler à nos élèves. »

Et la syndicaliste de revenir à ce fameux débat organisé dans le cours de philo d'une classe de terminale le 8 janvier dernier : « Ce cours s'est passé à un moment bien particulier. On a tous été en tant qu'enseignant en difficulté ce jour-là. On était dans un climat émotionnel très fort. Le travail du professeur est de passer à l'analyse pour franchir ce cap de l'émotion. »

Jean-François Chazerans y revient dans le détail : « Je vous rappelle qu'on était en pleine traque des frères Kouachi. Certains de mes élèves disaient qu'il fallait les abattre comme des chiens. Ils voulaient en débattre. Ce fut vif mais en aucun cas violent. L'élève qui m'accuse n'a pas compris ce que j'ai déclaré à ce moment-là. Elle a d'ailleurs demandé à sa copine ce que cela voulait dire. Et après, elle n'a pas écouté. Elle est même arrivée en retard pour la deuxième heure de cours. Mon chef d'établissement elle-même s'était étonnée que j'aie pu tenir un tel propos. Elle l'a dit dans sa déposition à la police. Aujourd'hui, qu'est-ce qui reste dans le dossier ? Rien. Dès l'enquête administrative, le recteur savait que je n'avais pas dit : " Ces crapules de Charlie Hebdo ont mérité ce qu'ils ont eu. " J'ai toujours dénoncé avec force ces assassinats. C'est écrit noir sur blanc dans le rapport. »

La sanction qui frappe Jean-François Chazerans est la plus forte à disposition du recteur. Seule la ministre, qui a le pouvoir de la lever, peut aller au-delà.

La phrase

" Incompréhension, stupéfaction, interrogation, indignation, colère, mais en aucun cas résignation ! "

« Nous, enseignant(e)s du lycée Victor-Hugo, sommes, à l'annonce de cette sanction, atterré(e)s, dans l'incompréhension la plus totale, indigné(e)s, en colère… »  écrit l'intersyndicale du lycée Victor-Hugo de Poitiers dans un communiqué publié, hier, en soutien à Jean-François Chazerans. « Notre indignation et notre colère liées à l'impression partagée par la très grande majorité d'entre-nous d'une sanction-brimade arbitraire dénuée de tout fondement, se double aujourd'hui d'une perte totale de confiance envers notre administration. Nous nous adressons aujourd'hui à Madame la ministre pour demander la levée de la sanction prononcée et la réintégration de notre collègue. Nous tiendrons une assemblée générale au lycée, dès lundi, pour décider de la suite de notre mobilisation. »

Source :
http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Actualite/Education/n/Contenus/Articles/2015/03/29/Le-sort-toujours-aleatoire-de-Jean-Francois-Chazerans-2275135

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