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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 14:33

Témoignage Transmis par Urgence Notre Police Assassine

En vacances pendant quelques jours avec mon mari et mes enfants, à la sortie de la plage après une journée tranquille, je me dirige vers le parking pour récupérer ma voiture. En face de moi une voiture de la bac avec 1 jeune qui se prenait des coups par un officier en civile et sa sœur qui crier : "C'est mon petit frère laissez le vous aller le tuer."

Il était inconcevable pour moi de ne pas réagir et de ne pas aller voir les policiers pour leur dire qu'ils devaient arrêter de l'étrangler car il pouvait mourir et qu'il y a eu beaucoup de jeunes qui sont mort à la suite de clé d'étranglement.

Dans la confusion, j'essaye de calmer le jeune qui se plaint de ne plus pouvoir respirer. Je l'indique au policier et lui demande de desserrer.

Entre-temps, du monde, des gens qui filment, un des policier essaye de lui prendre son téléphone en lui indiquant qu'il n'avait pas le droit de filmer des policiers. J'interviens en lui indiquant qu'il était dans son droit si les images étaient utilisees à des fins juridiques.

De la du renfort arrive, trois voitures de police. L'un des policiers de la bac explique la situation et indique le jeune homme qui était en possession des images sur son portable. Le brigadier-chef, arrivé en renfort ,lui demande son portable et lui indique encore une fois qu'il n'a pas le droit de filmer.

J'indique à ce policier que ce jeune est tout à fait en mesure de pouvoir filmer des policiers pendant leur exercice et qu'il n'avait pas le droit de lui prendre son portable pour effacer les images.

Le ton monte. Il me dit : "Vous, vous la fermez. C'est moi qui décide." avec une telle violence. " Allez ! Je t'embarque !"

Je lui indique que je n'ai rien fait et lui rappelle qu'il doit se calmer je suis enceinte et de là il commence à vouloir me porter un coup. Je recule. J'avais une bouteille d'eau ouverte avec la peur je le sentais arriver sur moi, ne tenant en aucun cas compte de mon état de femme enceinte.

Tout s'enchaîne.

Un autre m'attrape par le cou et m'étrangle, un autre me donne un coup de Tonfa sur le flan droit.

Mon mari avec mon fils de deux dans les bras abasourdi et choquée par la violence dont était victime sa femme accoure et s'interpose en indiquant mon état.

Rien ni fait, aucune pitié. Balayé à terre, mon fils de 2 ans qui tombe et hurle, mon mari aspergé de bombe.

Mon autre fils de 13 ans, qui assiste à cette scène choquante et traumatisante, voyant son petit frère hurler demande à un policier : "C'est mon petit frère. Est-ce-que je peux le tenir ?"

Le policier le bouscule, il tombe en arrière. On lui dit : "Ferme ta geule ! Tu passe pas sinon tu te prends ça dans la geule."

Tout ce petit monde est emmené au commissariat.

J'ai dû insister pour indiquer que mes enfants étaient mineurs et que je ne pouvais pas les laisser seus. Rien à faire, le brigadier chef à l'origine ne voulait rien savoir et était prêt à laisser des enfants mineurs abandonnés sur un parking.I

Il a fallu l'intervention d'un Asvp qui a fait le nécessaire pour ranger nos affaires dans la voiture et demander à ce que les enfants nous accompagnent aux commissariat.

Arrivée en garde-à-vue, certains policiers qui ont assisté à la scène sont scandalisés par la violence avec laquelle j'ai été interpellée. Je sentais bien dans le regard qu'il n'avait aucun pouvoir et m'ont tout de même encouragée à porter plainte.

En garde-à-vue, je suis entendue par le "brigadier-chef ALLIOD ERICK".

Il me demande de faire taire mon fils de deux ans en remuant la tête avec mépris. Et tout d'un coup, voyant que mon fils ne s'arrêtait pas, il lui hurle dessus.

Je lui dit :"Vous êtes un monstre. Est-ce que le fait de porter l'uniforme vous donne le droit de hurler sur un enfant de 2 ans de la sorte ?"

Il me répondit que c'était lui le chef. Je suis choquée et abasourdie par la violence et l'absurdité de ces policiers qui avaient en face d'eux une femme enceinte qui a aucun moment n'a été violente ni dans ces propos ni dans ces gestes, un enfant de deux ans blessé à la tête traumatisé par le choc.

Je tiens à préciser que j'ai demandé à plusieurs reprises le matricule du brigadier-chef qui m'avait agressé puisqu'il n'était pas visible. On m'a indiqué qu'il apparaîtrait dans la procédure.

J'ai été libérée à 22h30, mon mari a été maintenu en garde-à-vue on ne sait pas pour quel motif. Moi je suis convoquée demain. Je suis soupçonnée dans une enquête d'avoir commis ou tenté de commettre l'infraction "de violences avec arme par destination sur personne dépositaire de l'autorité publique".

Sincèrement, ils ont un tel sentiment d'impunité qu'ils se croient tout permis.

Pour toute ces raisons, je continuerais à me battre pour dénoncer cette violence institutionnelle.

Une pensée a tous ceux qui subissent cette violence au quotidien, aux personnes tués entre les mains de la police.

Cette expérience, si on peut appeler ça une expérience, ne fait que renforcer mon combat contre l'impunité policière.

Amal Bentounsi - Le 16 août 2015

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