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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 12:17

Le 21 septembre 2015

Les policiers new-yorkais vont-ils enfin pouvoir se garer n'importe comment ? Pas impossible, à lire le New York Times et son passionnant article, "Bratton tries a Community Policing Approach on the New York Police". Le quotidien s'intéresse à l'application interne de la "broken window theory" (la "tolérance zéro") au sein du NYPD depuis les années 1990. Alors que, dans les rues, la moindre infraction – même les "incivilités", dirait-on de ce côté-ci de l'Atlantique –, devait désormais déclencher une réponse policière,  la même politique était appliquée pour les policiers eux-mêmes. Une unité était ainsi entièrement consacrée à la verbalisation des voitures de police mal garées, quelles que soient les circonstances ; il était strictement interdit de se faire offrir un café par un commerçant ; etc. Mais le nouveau patron du NYPD depuis 2014, William J. Bratton, a décidé de changer de cap.

Pour les policiers du NYPD, donc, place au "community policing" (la "police de proximité", pourrait-on dire au risque de faire hurler les spécialistes). En résumé, le Commissionner Bratton a ordonné à son service d'inspection et de contrôle, les Internal Affairs, de se concentrer sur les dossiers les plus graves, et il a redonné aux responsables de terrain plus de latitude sur les questions disciplinaires. Conséquence immédiate : le nombre de jours de congé annulés (la sanction habituelle pour les plus petites infractions) a été divisé par deux.

Comment comprendre ce revirement, dans une Amérique post-Ferguson qui s'interroge sur la manière de mieux discipliner les policiers, toujours sujets aux comportements violents et racistes, mais également sur la façon d'améliorer les rapports entre policiers et habitants ? Le NYPD, plus gros service de police des Etats-Unis, a été touché par l'affaire Eric Garner, et plus récemment par l'arrestation abusive du tennisman James Blake. Mais c'est justement l'un des arguments du chef Bratton : selon lui, une meilleure ambiance au sein du NYPD engendrera une meilleure ambiance dans la rue...

Peut-être souhaite-t-il également lâcher un peu de lest face à ses troupes : jamais la police new-yorkaise n'a été autant surveillée, affirme le New York Times. Notamment parce que la justice fédérale a jugé en 2013 la pratique du "stop and frisk" (contrôle d'identité suivi de fouille) discriminatoire, obligeant le NYPD à accepter un dispositif extérieur de contrôle et de surveillance des pratiques de ses policiers.

Ce changement n'est pas sans risques et provoque des inquiétudes. La sévérité interne s'était imposée dans les années 1990 car le NYPD était régulièrement secoué par des scandales de corruption. Elle s'inscrivait également dans un mouvement de resserrage de boulons général du management du service – avec la mise en place d'une politique du résultat, pour ne pas dire du chiffre. Les détracteurs du nouveau maire démocrate, Bill de Blasio, sont à l’affût pour lui faire porter la responsabilité de l'augmentation de la criminalité. A commencer par l'ancien patron mythique du NYPD, Ray Kelly.

Echos en France

La question peut rencontrer quelques échos en France. Jusqu'en 2013, deux méthodes cohabitaient dans la police nationale. Sur la zone de compétence de la Préfecture de police, l'Inspection générale des services (IGS) prenait en charge un large spectre de faits susceptibles d'être sanctionnés ; dans le reste de la France, l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) se concentrait sur les plus grosses affaires et sur l'audit interne (le reste étant géré par les directions locales). La réforme de 2013, en fusionnant les deux inspections, a affiché un double but : recentrer l'IGS sur les dossiers importants en région parisienne, et au contraire déconcentrer l'IGPN pour lui permettre de couvrir davantage de dossiers dans le reste de la France (lire ça et ça).

Une remarque pour finir. Si la question de la discipline, et donc du management, est évidemment centrale dans la prévention des violences et des abus policiers, lorsqu'on se penche sur le traitement des affaires de violences policières, des deux côtés de l'Atlantique, le problème se situe davantage au stade judiciaire qu'au stade disciplinaire : instructions bâclées et non-lieux systématiques en France (lire ça et ça), grand jurys et district attorneys peu enclins à l'inculpation de policiers aux Etats-Unis (lire ça).

Laurent Borredon

Source :
http://delinquance.blog.lemonde.fr/2015/09/21/le-nypd-police-sa-police-des-polices/

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