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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 16:21

Le 2 novembre 2015

Interpellation, arrestation, garde à vue ? Denis Gabet, 51 ans, professeur de mathématiques, tête de liste de « Nancy ville humaine » aux municipales de mars 2014 et membre actif de La Manif pour tous en Lorraine, ne sait pas bien comment qualifier le traitement dont il a fait l’objet, en marge de la visite de François Hollande en Meurthe-et-Moselle, jeudi 29 octobre.

Quelques instants avant l’arrivée du président de la République à Vandœuvre-lès-Nancy, alors qu’il se trouve près du parvis où va être déposé François Hollande, Denis Gabet est repéré par des « physionomistes » de la police.

Il n’est pas simplement repoussé à 400 mètres de la visite officielle, en vertu de la méthode « ni à vue ni à voix », ordre est donné de l’exfiltrer.

C’est ainsi que Denis Gabet voit arriver vers lui « une dizaine de policiers ». « Ils m’ont embarqué. Je leur ai dit qu’ils commettaient un abus de pouvoir. Un des policiers m’a répondu : “On intervient par prévention” », raconte-t-il. A ce moment-là, alors qu’il est exfiltré, Denis Gabet aurait crié : « Hollande dictature ! » « C’est mon interpellation qui a motivé ce cri », précise-t-il.

Les suites à donner

Conduit à l’hôtel de police de Nancy, il est fouillé, on le prie d’enlever ses chaussures, il donne son portable et sa montre. « J’ai été placé en cellule. Je pense que j’ai passé une demi-heure en geôle. Je me demande vraiment pourquoi ils ont voulu contrôler mon identité, vu qu’ils me connaissaient bien depuis la campagne des municipales. » En fin d’après-midi, il est relâché.

Quelques jours après cette mésaventure, également vécue par cinq autres personnes de la même mouvance, Denis Gabet s’interroge sur les suites à donner. « Je consulte des avocats à Nancy et à Paris. Je ne peux que constater une chose : le directeur de la sécurité publique de Meurthe-et-Moselle m’a arrêté sur la base des intentions qu’on me prêtait de perturber la visite présidentielle. C’est une interpellation préventive. En janvier on défendait avec Charlie la liberté d’expression. Il est incroyable de “mettre au frais” une personne sur la base de ses opinions ! »

De son côté le directeur départemental de la sécurité publique, Nicolas Jolibois, réfute la version de Denis Gabet : « C’est alors qu’on le contrôlait, qu’il a crié “Hollande dictature”. Nous l’avons conduit à l’hôtel de police sur le motif d’outrage et tapage injurieux afin d’ouvrir une procédure. Le parquet décidera de la suite qu’il lui donnera. Cette personne avait, c’est évident, l’intention de perturber la visite. »

« On ne peut pas laisser insulter le président »

Il y a quelques jours, lors de la visite de Najat Vallaud-Belkacem, un incident de même nature s’était produit. « Ces personnes même mises à l’écart, repoussées, reviennent, insistent, cherchent à passer entre les mailles du filet. On ne peut pas laisser insulter le président devant les caméras », justifie M. Jolibois. Une enquête est ouverte, elle porte sur les faits d’« outrage et tapage injurieux » et d’« organisation d’une manifestation non déclarée ».

En 2010, un syndicaliste avait vécu une mésaventure similaire sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Le 25 novembre 2010, lors d’un déplacement du chef de l’Etat dans l’Allier en pleine contestation de la réforme des retraites, deux gendarmes interpellent un syndicaliste de Sud en route pour la manifestation organisée pour accueillir le président. Au motif d’un « contrôle d’identité », le syndicaliste est emmené à la gendarmerie et retenu cinq heures dans un bureau, jusqu’au départ du chef de l’Etat.

Jugés pour « détention arbitraire », les deux gendarmes qui avaient retenu le syndicaliste avaient assuré avoir agi sur ordre du préfet de l’Allier pour tenir à distance les « perturbateurs ». Ils ont été condamnés, en 2014, à quatre mois de prison avec sursis et 1 000 euros d’amende.

Source :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/11/02/un-militant-de-la-manif-pour-tous-retenu-par-la-police-lors-de-la-visite-de-hollande-a-nancy_4801674_3224.html

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