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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 12:00

Le 3 décembre 2015

Plusieurs personnes, visées par des perquisitions ou des assignations à résidence, clament qu'elles n'ont rien à se reprocher et affirment subir les conséquences des interventions des forces de l'ordre.

« Nous sommes à plus de 2.000 perquisitions administratives (...) depuis la mise en place de l'état d'urgence », a annoncé Manuel Valls mardi 1er décembre sur Europe 1. « Plus de 250 procédures judiciaires ont été initiées » et  «plus de 210 personnes » ont été placées en garde à vue. « Cela prouve bien que ces perquisitions ne sont pas dues au hasard et qu'elles permettent d'étayer des soupçons objectifs ». L'Assemblé a toutefois décidé, le 2 décembre, de mettre en place « une veille parlementaire » pour observer le comportement des « services auxquels ont été consentis temporairement des pouvoirs particuliers ». Ces quatre cas, racontés par différents médias, témoignent d'opérations de police parfois mal ciblées.

Daoud a vu sa photo publiée dans les médias locaux.

Le 15 novembre, à 1h du matin, à Avignon, la police débarque à son domicile, met sens dessus dessous son appartement. La perquisition ne donnera rien. A l'issue d'une garde à vue de 48 heures, le jeune homme sera assigné à résidence et amené à pointer au commissariat plusieurs fois par jour, en dépit de sa cécité.

Daoud ne comprend pas.

Mais la police elle, a ses raisons, motivées par quelques éléments troubles qu'on lui a signalés. Daoud possédait cinq téléphones, s'était rendu à Bruxelles un mois plus tôt, avait planifié un départ pour le Maroc pour quelques jours, et s'était, selon un témoin, rasé la barbe le vendredi 13 novembre, jour des attentats de Paris et Saint-Denis.

Daoud a vu sa photo publiée dans les médias locaux.

« Nombreux sont ceux qui lui ont tourné le dos ensuite », explique son avocat dans le courrier de l'Atlas. « Mon client n'a rien à se reprocher mais son cas nous rappelle qu'aujourd'hui, dans ce climat de suspicion généralisée, cela peut arriver à tout le monde. »

Lire le témoignage de son avocat :
http://www.lecourrierdelatlas.com/1046326112015-Dans-ce-climat-de-suspicion-generalisee-cela-peut-arriver-a-tout-le-monde-Maitre-Faryssy-avocat-d-un-non-voyant-assigne-a-residence-pour-s-etre-rase-la-barbe.html

Un arrêt maladie pour aller pointer au commissariat

Ahmed a connu sensiblement les mêmes déboires que Daoud.

Une perquisition en pleine nuit, sa maison encerclée de policiers prêts à donner l'assaut.  Ces derniers forcent la porte, menottent Ahmed.

« L'officier de PJ m'a demandé si j'avais des armes, des stupéfiants ou de l'argent liquide. J'avais moins de 1.000 euros de liquide, je leur ai dit », raconte Ahmed dans Libération.

Le motif de cette visite policière à son domicile : Ahmed « est considéré comme très radical et s'est publiquement félicité des actes terroristes du 7 janvier 2015 », indique l'arrêté, signé par la sous-direction du conseil juridique et du contentieux du ministère de l'Intérieur.

Argument que l'intéressé réfute totalement. Il est assignée à résidence et invité à se présenter quatre fois par jour au commissariat.

Conséquence : Ahmed ne peut plus aller travailler. « Je pourrais s'il n'y avait pas les pointages de midi et 16 heures », regrette-t-il. Seule solution qui s'est présentée à lui: se mettre en arrêt maladie jusqu'à la fin du mois de décembre. Mais il craint de perdre son travail. Sa femme Leïla est révoltée : « Tout ce qu'on a fait va être détruit pour rien. »

Lire son témoignage :
http://www.liberation.fr/france/2015/11/27/l-officier-m-a-demande-si-j-avais-des-armes-des-stupefiants-du-liquide_1416802

« Ils m'ont dit que j'avais été vu à la préfecture d'Arras en train de prendre des photos. »

Marque des menottes au poignet, lèvre inférieure légèrement tuméfiée... Le 17 novembre, Malik, un homme de 67 ans résidant à Arras (Pas-de-Calais) découvre la porte de son domicile fracassée alors qu'il rentrait chez lui.

Les policiers sont encore sur les lieux, l'interpellent, le plaquent brutalement au sol, puis le placent en garde à vue dans la foulée de la perquisition.

Pourtant, les policiers n'en avaient pas après lui, mais bien après son fils, Sofiane, âgé de 19 ans. Ce dernier alerté de ce qui vient de se passer, se rend au commissariat le lendemain.

« Quand j'ai été entendu par les policiers, ils m'ont dit que j'avais été vu à la préfecture d'Arras en train de prendre des photos », explique-t-il à la Voix du Nord.

Sofiane confirme sa présence à la préfecture la veille. « Je suis allé à mon rendez-vous avec les services de l'immigration, ça m'a pris environ trente minutes, on est reparti et vers 11 heures, on était à Boulogne, je n'ai même pas pris de photo », s'étonne-t-il.

Son père sort de garde à vue le 18 novembre au matin.

Le 19, la police justifie enfin son intervention. « Il y a eu des soupçons concernant deux individus qui filmaient les abords de la préfecture d'Arras. Ils se seraient ensuite présentés aux services d'immigration. Des éléments auraient pu alerter les services de la préfecture lors des propos échangés. Il y a tout un faisceau d'indices qui ont pu conduire à mettre en place une perquisition administrative dans le cadre de l'état d'urgence. »

Malik résume l'affaire : « Tout ça pour une soi-disant photo à la préfecture, on a encore du mal à réaliser. »

Lire leur témoignage :
http://www.lavoixdunord.fr/region/operation-antiterroriste-a-boulogne-tout-ca-pour-ia31b49030n3170080

Belgique - Nicolas, pris pour le terroriste Abdeslam

« J'ai cru que ma dernière heure était arrivée.»

Lundi 23 novembre vers 5 heures du matin à Rocourt, Nicolas, jeune étudiant de 21 ans, entend au domicile familial cinq détonations, des bris de porte et de vitres et de la fumée.

« Je me suis réveillée en sursaut, explique à Lameuse.be Béatrice France (50 ans), la maman, agent immobillier. On venait d'exploser la porte d'entrée, le volet et les fenêtres du salon. »

« Avec leurs projecteurs, je ne voyais rien. Ils criaient : “Ne bougez pas. Mains sur la tête!”, raconte Nicolas. Heureusement que mon frère Medhi (16 ans) est arrivé pour me calmer sinon j'allais bouger et me faire tuer. »

L'incident terminé, Nicolas cherche à comprendre : « Dimanche vers 19h30, je suis sorti de l'autoroute à Alleur, à bord de la BMW série 5 de ma mère », explique l'étudiant.

« C'est vrai que j'allais un peu vite et j'ai vu une voiture de police stationnée près de l'hôtel Ibis. Les occupants me regardaient bizarrement .»

Puis en naviguant sur Internet, il comprend que «l 'homme à la BMW repéré à Rocourt et qu'on soupçonnait d'être Salah Abdeslam - l'homme actuellement le plus recherché pour son implication dans les attentats de Paris-, c'était lui ! »

Source :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/12/03/01016-20151203ARTFIG00309-etat-d-urgence-des-operations-de-police-sous-surveillance.php

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