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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 12:31

Le 1er janvier 2016

Echec de l'effet de surprise, des milliers de cartouches tirées, une tête humaine, des terroristes tués, des policiers blessés : l'assaut à Saint-Denis a été extrêmement violent.

Alors que plusieurs témoignages ont livré le récit terrifiant de l'attaque du Bataclan où 130 personnes ont été tuées dans la soirée du 13 novembre, voici, dans le détail, comment s'est déroulé l'assaut du RAID à Saint-Denis au cours duquel, ce 18 novembre, le cerveau présumé de ces attentats Abdelhamid Abaaoud a été tué.

Un assaut "d'une extrême difficulté" avait reconnu le lendemain le procureur de Paris François Molins. Et pour cause : les hommes du RAID, qui ont passé plusieurs heures sous le feu des terroristes, ont manqué l'effet de surprise qui devait leur donner un avantage.

Un explosif défaillant ?

Pour mémoire, la cible est alors un appartement rue Corbillon à Saint-Denis dans lequel sont retranchés Abdelhamid Abaaoud, sa cousine Hasna Aitboulahcen et un complice toujours non identifié.

Il est 4H20 quand les policiers pénètrent dans l'immeuble. Ils s'arrêtent devant un appartement au troisième et posent des charges explosives.

Mais la porte résiste.

Les autorités parleront d'abord d'une "porte blindée". Un blindage qui n'apparaît toutefois pas dans l'enquête, selon une source proche du dossier. Une des trois charges n'a pas fonctionné, selon une source policière. Conséquence, "nous avons perdu l'effet de surprise", reconnaîtra Jean-Michel Fauvergue, le chef du RAID.

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/video-la-reconstitution-en-images-de-l-assaut-a-saint-denis_1183039.html

 Cinq policiers blessés

"On a été rapidement ensuite accueilli à coup de kalachnikov", dira-t-il encore. Les enquêteurs n'ont pas retrouvé de kalachnikov. Seul un pistolet semi-automatique belge sera exhumé des gravats. Les jihadistes étaient également armés de grenades et de deux ceintures explosives.

Cinq policiers seront blessés durant l'assaut, le chien du Raid tué.

"On savait qu'on avait affaire à des gens extrêmement aguerris, déterminés, qui n'allaient pas se rendre".

Des grenades sont lancées dans les escaliers et depuis le toit. La situation est confuse, un sniper du Raid mentionne à un moment la présence d'un homme sur le toit.

Pendant de longues heures, des "tirs nourris". "J'entendais des coups de feux, le sol se fissurer (...) j'ai entendu les policiers qui voulaient plus de munitions, ça continuait à tirer", se souvient une voisine.

"Extrêmement dangereux"

"On savait qu'on avait affaire à des gens extrêmement aguerris, déterminés, qui n'allaient pas se rendre", souligne une source policière.

"L'objectif assigné au RAID (...) était d'interpeller et si nécessaire neutraliser, avec toutes les précautions indispensables, des individus extrêmement dangereux, susceptibles d'être impliqués dans les attentats du 13 novembre et d'être porteurs d'armes et d'explosifs (...) Le RAID a utilisé, en fonction des éléments portés à sa connaissance, les moyens nécessaires à la conduite de ce type d'opérations", défend Jean-Marc Falcone directeur général de la police nationale (DGPN).

Le quartier est bouclé, la préfecture ferme les écoles et collèges du centre ville, métros, bus et tramway desservant Saint-Denis sont à l'arrêt, une cinquantaine de militaires sont déployés dans la ville, des dizaines de journalistes du monde entier se pressent aux abords du périmètres de sécurité.

Une tête humaine

Il y a ensuite une explosion, selon le RAID qui croira dans un premier temps que c'est Hasna Aitboulahcen qui a actionné sa ceinture d'explosif. L'enquête révèle que c'est le complice d'Abdelhamid Abaaoud, encore non identifié, qui a explosé provoquant l'effondrement d'un mur sous lequel sera retrouvé le corps de la jeune femme.

11H26, un source policière annonce la fin de l'intervention à la presse.

Lors des constatations, les enquêteurs trouveront dans la rue "une partie de tête humaine à laquelle demeure attaché un morceau de colonne vertébrale", "une partie de visage", "des dents", des téléphones portables, des écrous, des clés...

Le plancher s'est effondré

Le plancher de l'appartement s'est effondré, celui des combles aussi. Il faut étayer et consolider l'immeuble avant de pouvoir fouiller les gravats, "une scène de crime extrêmement complexe", selon une source proche de l'enquête.

Outre le pistolet, les enquêteurs retrouvent une réplique d'une arme de même type et "plusieurs morceaux de matière organique", d'autres portables, des étuis percutés, un GPS...

La violence de l'assaut a été telle que les enquêteurs retrouveront encore des téléphones sur le toit.

Abaaoud, son complice et sa cousine Hasna Aitboulahcen ont été tués dans l'assaut.

Plusieurs résidents ont été interpellés puis relâchés. Parmi eux, Ahmed, locataire égyptien sans-papiers, voisin des jihadistes, qui a été blessé par la police.  

Source :
http://www.sudouest.fr/2016/01/01/attentats-de-paris-les-details-glacants-de-l-assaut-du-raid-a-saint-denis-2231856-6156.php

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révélations numeriques 07/01/2016 15:18

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