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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 11:22

Le 18 février 2016

Halim Abdelmalek n’a pas pu résister. Pour le symbole. "« Pour l’honneur »". Repasser au commissariat de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) "« une dernière fois »", deux jours après la levée de son assignation à résidence par le Conseil d’Etat, le 22 janvier.

En en poussant la porte, l’ex-assigné a eu l’impression que c’était la première fois. Une lourde porte qu’il a pourtant franchie deux cent quatre fois en l’espace de soixante-huit jours, à raison de trois pointages quotidiens obligatoires.

Par automatisme, l’un des policiers lui a tendu la fiche d’émargement. Halim Abdelmalek a souri. Il a marqué un silence puis s’est lancé :

« Bonjour, je m’appelle Halim Abdelmalek, j’ai trente-cinq ans, je vis à Vitry. Je suis marié et père de deux petits garçons, gérant d’une société de réparation de deux-roues. Je suis français et musulman. Je tenais à me présenter pour qui je suis vraiment, et non pour celui qu’on a voulu vous faire croire que j’étais. »

Halim ne s’est pas retourné, désormais prêt à commencer « l’après ». Le retour à la vie normale, quoique pas tout à fait. Car comment renouer avec la normalité quand on a passé soixante-huit jours à être "« soupçonné du pire »", à être regardé comme une menace pour son pays ? A être "« présumé coupable au lieu d’être présumé innocent »" ?

Soixante-huit jours en sursis, à tourner en rond dans la prison à ciel ouvert de sa commune, écrasé sous le poids d’un dispositif accablant, les journées scandées par les pointages.

A force, la routine de l’assignation et ses barreaux mentaux avaient presque fini par s’imposer. Une forme de léthargie, aussi.

Et l’angoisse, constante.

"« Je n’avais plus prise sur ma vie, je me sentais démuni de mes facultés, avec le sentiment qu’en plus de voler ma dignité, ils me volaient ce que j’avais mis des années à construire : une famille, une société, raconte Halim Abdelmalek. Aujourd’hui, il faut que je me ‘désassigne’. »"

Et pour cela, l’Etat n’offre pas de mode d’emploi.

Lire la suite :
http://www.lemonde.fr/grands-formats/visuel/2016/02/18/etat-d-urgence-apres-68-jours-d-assignation-a-residence-le-retour-a-une-vie-normale_4867909_4497053.html

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