Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du C.L.A.P33
  • Le blog du C.L.A.P33
  • : Collectif bordelais Contre les Abus Policiers
  • Contact

Recherche

ETAT D'URGENCE

Le cadre légal : klik

****
Kezaco la loi
"Etat d'urgence"


C'est par là : klik !

****
Agenda des luttes

 
http://demainlegrandsoir.org/IMG/arton913.png

  En ligne ici : klik !

*****

Non à la loi renseignement

Infos : klik !

****
Retrouvez toutes

les brochures du C.L.A.P33

***
"Résistons Ensemble"


http://resistons.lautre.net/

***

Et encore...

Notre flux Rss




https://a2-images.myspacecdn.com/images04/2/8050b970040d479da3e063184a2bbb9c/full.jpg

http://blog.cgtbayard.org/public/solidar.jpg


 

17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 16:06

Le 9 février 2016

Ce Saint-Quentinois âgé de 29 ans, poursuivi pour rébellion et violences envers cinq policiers, a affirmé que c’était lui la victime et qu’il s’était fait «tabassé».

Un calme olympien affiché, qui détonne avec l’explosion de violences qui a mené ce Saint-Quentinois de 29 ans devant le tribunal correctionnel de Saint-Quentin, mardi 9 février. Les faits se sont déroulés le 27 décembre.

Les policiers interviennent suite à un différend conjugal. Un couteau aurait été sorti lors de cette dispute.

Arrivés sur place, les policiers interpellent, à l’extérieur, l’homme en question. Ils lui indiquent qu’ils vont procéder à une palpation de sécurité et à un contrôle d’identité.

Hors de question pour ce Saint-Quentinois. Il se débat, donne des coups de pied dans la porte du véhicule de police.

«  Non, non, je n’ai pas été violent. Je n’ai été que verbal. Je ne voulais pas me faire palper, je leur ai sorti toutes mes affaires de ma sacoche. Ils pouvaient le demander aussi d’une autre manière.  »

Rapidement, le prévenu annonce à la barre que c’est lui qui a subi des violences.

Une accumulation de témoignages à charge

«  Ils m’ont plaqué sur le capot de la voiture, ils m’ont menotté et ils m’ont donné des coups sur la tête. Ils m’ont tabassé.  »

La présidente de l’audience du jour reprend les auditions des cinq policiers. «  C’est normal, ils donnent la même version  », commente le prévenu.

Dès lors, la présidente lit à voix haute l’audition de sa compagne, présente au moment de l’arrestation. Elle va dans le sens de celle des policiers et indique des «  petits coups à la tête pour le calmer  ».

Le prévenu hoche de la tête. «  Des petits coups ? Qui peut le dire ? Celui qui les reçoit, non ? Ils m’ont traité de sale singe et m’ont donné un coup de pied dans le thorax. »

Et le tribunal de poursuivre : «  Vous avez vu le médecin et rien n’est rapporté. »

Le prévenu, qui a donné une fausse identité avant d’être trahi par ses empreintes, explique que le médecin lui a ri au nez et a juste signé la feuille. «  Je ne suis pas allé voir un autre médecin, je n’ai pas de Sécurité sociale. Ma parole n’a pas de poids. »

« Quand les policiers vous agressent, vous allez où ? »

La présidente du tribunal souligne qu’il n’y a pas eu non plus de plainte déposée pour ces dires. «  Quand les policiers vous agressent, vous allez où ? À la police… je ne sais pas moi.  »

D’une manière très nonchalante, ce Saint-Quentinois se renferme dans sa version. «  Cette attitude extrêmement calme ne doit pas nous faire oublier l’état d’excitation dans lequel il était ce soir-là  », lance Me  Aude Gilbert-Carlier, l’avocate des cinq policiers.

Elle s’appuie pour sa plaidoirie sur l’audition de la concubine du prévenu, pour éviter «  la logique de la même version des policiers. Elle, elle n’est pas là pour l’enfoncer  ».

Et ce témoin affirme clairement qu’aucun coup de pied n’a été donné dans le thorax. «  Le chien a été appelé en renfort et il s’est senti attaqué. Il était déterminé à ne pas se laisser faire. »

La substitut du procureur ne cache pas sa surprise du temps passé sur ce dossier, dont le déroulé est limpide. «  Présentez-nous des éléments pour y croire. Vous avez été pris en photo, quand quelqu’un est tabassé, il porte les stigmates, les coups…  » Elle requiert des heures de travail d’intérêt général.

«  C’est un manque de justice époustouflant. Je n’ai pas voulu me faire palper et je me fais tabasser. » Il coupe la parole de la présidente de l’audience : «  Dieu, il vous voit  », lâche-t-il, comme pour souligner que peu lui importe la justice terrestre.

Le tribunal l’a condamné à 105 heures de travail d’intérêt général.

Source :
http://m.courrier-picard.fr/region/saint-quentin-il-crie-a-la-bavure-policiere-et-raciste-ia195b0n721455

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Documentation

ACTIONS C.L.A.P33 & Co...

****
Bordeaux - 18 mars 2017

Journée contre

les violences policières

Notre appel : klik !

*****
Violences Policières

France - Trois rapports
ACAT : klik !

Amnesty International : klik !
Paris Luttes Infos : klik !

 

*****
L'impact disproportionné
de l'état d'urgence

Un rapport d'Amnesty  : klik !

****
Hommage aux victimes

21 Mars 2015

 
15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

****

" Vétérante "

O.P.A

******
Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
 le 19 Mars 2009 à Bordeaux !
 
Infos :  klik !
 

 

L'oeil de Pancho

D'autres dessins de Pancho : klik

Retour à la page d'accueil