Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du C.L.A.P33
  • Le blog du C.L.A.P33
  • : Collectif bordelais Contre les Abus Policiers
  • Contact

Recherche

ETAT D'URGENCE

Le cadre légal : klik

****
Kezaco la loi
"Etat d'urgence"


C'est par là : klik !

****
Agenda des luttes

 
http://demainlegrandsoir.org/IMG/arton913.png

  En ligne ici : klik !

*****

Non à la loi renseignement

Infos : klik !

****
Retrouvez toutes

les brochures du C.L.A.P33

***
"Résistons Ensemble"


http://resistons.lautre.net/

***

Et encore...

Notre flux Rss




https://a2-images.myspacecdn.com/images04/2/8050b970040d479da3e063184a2bbb9c/full.jpg

http://blog.cgtbayard.org/public/solidar.jpg


 

2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 14:37

Le 20 février 2016

En refusant avec fracas la demande du FBI de cracker un de ses téléphones, Tim Cook lance une bataille judiciaire qui pourrait durer des années. Pourquoi le patron d'Apple choisit-il de s'embarquer dans un tel débat ?

Question : jusqu'où peut aller la justice pour obliger une entreprise privée à collaborer à la surveillance ? C'est le débat qui occupe les esprits aux Etats-Unis depuis que Tim Cook a décidé de s'opposer à un mandat du FBI.

Ce dernier lui demande d'écrire un logiciel ad hoc afin de permettre à la police fédérale d'accéder au contenu de l'iPhone du terroriste Syed Farook, auteur de l'attentat de San Bernardino.

Le patron d'Apple a développé ses arguments dans une longue lettre et prévenu qu'il allait déposer un recours.

Pourtant, ces dernières années, la firme a collaboré à de nombreuses reprises avec la justice et les services secrets.  

Un "non" pour au moins 70 "oui"

La dernière fois qu'Apple a été confrontée à une telle demande de la part de la justice américaine, c'était fin 2015, dans une affaire de drogue.

La société avait alors également refusé de "cracker" un de ses iPhones, au motif que cela ternirait sa réputation s'il était démontré qu'elle compromettait la sécurité des données de ses clients.

A l'époque, Tim Cook n'a pas rendu l'affaire publique comme il l'a fait cette semaine.

Pour autant, depuis 2008, Apple est intervenu dans 70 cas pour casser la sécurité de ses iPhones, rapporte le Daily Beast.

Apple fait également partie des entreprises qui ont collaboré au programme de surveillance PRISM, dont les détails ont été révélés par Edward Snowden. Apple a participé à PRISM à partir d'octobre 2012.
Prism :
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/espionnage-de-l-europe-par-la-nsa_1262529.html


Extrait de la lettre publiée par Tim Cook pour expliquer son refus d'appliquer
la décision de justice demandée par le FBI.Apple

Ne pas remettre le doigt dans l'engrenage

A cet égard, on peut s'étonner de son empressement, tout à coup, à défendre la vie privée. L'argument du "dangereux précédent" n'est sans doute pas suffisant.

"Une fois que l'information est connue, ou qu'un moyen d'outrepasser le code est révélé, le chiffrement peut être cassé par toute personne qui en a connaissance, se justifie Tim Cook.

Le gouvernement suggère que cet outil ne serait utilisé qu'une seule fois, sur ce téléphone en particulier.

Mais c'est tout simplement faux.

Une fois créé, il pourrait être réutilisé à l'infini, sur n'importe quel appareil", explique le patron d'Apple.

On peut comprendre qu'après l'affaire Snowden, Apple ne veuille pas remettre le doigt dans l'engrenage car par la suite, il est difficile de fixer la limite. Collaborer seulement pour les affaires de terrorisme? Seulement avec les Etats-Unis ? Etc.  

Régler le problème une bonne fois pour toute

Mais pourquoi en faire une affaire d'Etat ?

Il semble que Tim Cook veuille régler le problème pour de bon.

Selon la presse américaine, l'affaire peut aller jusqu'à la Cour suprême, ce qui prendra des années de procédure, avec une issue très incertaine.

La question à laquelle elle devra répondre est: la loi permet-elle d'obliger une entreprise à changer la façon dont elle fabrique son produit pour faciliter le travail de la justice ?  

Ce faisant, Tim Cook oblige aussi les autorités à mettre cartes sur table. En effet, le FBI joue lui aussi un double jeu.

Le Daily Beast explique que, fin 2015, la dernière fois le FBI aurait finalement trouvé un moyen de cracker un iPhone sans l'aide d'Apple, selon le procureur.

Un juge avait par ailleurs évoqué un témoignage qui attestait que le Département de la sécurité intérieure était en possession d'une technologie capable de cracker un iPhone sous iOS 8.1.2.

Si les "services" sont capables de développer ces logiciels, la raison pour laquelle ils confrontent Apple en justice n'est pas claire.  

Apple, la seule entreprise à pouvoir tenir tête à l'Etat

Certains observateurs avancent aussi que le patron d'Apple est un vrai défenseur de la vie privée dans l'âme. Dans une communication de 2014, c'est ce qu'il affirme.

On peut en outre voir dans le fait qu'Apple ait été la dernière grande entreprise à rejoindre le programme PRISM une tentative de Steve Jobs d'échapper le plus longtemps possible à la pression pour participer à la surveillance de masse. L'engagement d'Apple en faveur de la vie privée ne serait pas feint.

Il faut aussi avoir à l'esprit qu'Apple est peut-être la seule grande entreprise high-tech américaine à pouvoir se permettre ce coup d'éclat.

Le combat autour des données personnelles montre à quel point elles sont aujourd'hui au coeur de tous les business models.

Mais pour Apple, c'est moins le cas. Il vend ses produits, et il les vend cher. L'adage "Si c'est gratuit, c'est que c'est vous, le produit" ne s'applique pas à Apple.

Et, à la différence d'un Microsoft qui noue beaucoup de contrats avec les pouvoirs publics, Apple n'a pas à faire autant de compromis.

Il a donc une carte à jouer vis-à-vis de l'opinion, comme le dit Edward Snowden quand il tweete que les citoyens s'en remettent désormais à Apple pour défendre leurs droits, plutôt qu'à l'Etat. 

Mais cette carte est à double tranchant.

A défaut d'être considéré comme un défenseur des libertés, l'entreprise pourrait être accusée, comme le regrette l'oncle d'une victime d'extrémistes islamistes, de "protéger la vie privée d'un meurtrier aux dépens de la sécurité publique".  

Source :
http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/protection-de-la-vie-privee-le-trouble-jeu-d-apple-et-du-fbi_1765637.html

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Documentation

ACTIONS C.L.A.P33 & Co...

****
Bordeaux - 18 mars 2017

Journée contre

les violences policières

Notre appel : klik !

*****
Violences Policières

France - Trois rapports
ACAT : klik !

Amnesty International : klik !
Paris Luttes Infos : klik !

 

*****
L'impact disproportionné
de l'état d'urgence

Un rapport d'Amnesty  : klik !

****
Hommage aux victimes

21 Mars 2015

 
15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

****

" Vétérante "

O.P.A

******
Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
 le 19 Mars 2009 à Bordeaux !
 
Infos :  klik !
 

 

L'oeil de Pancho

D'autres dessins de Pancho : klik

Retour à la page d'accueil