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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 10:15

Le 20 avril 2016

L’Intérieur a organisé une simulation d’attentat à la gare Montparnasse dans la nuit de mardi à mercredi. Les attentats de novembre dernier ont ravivé les rivalités historique et géographique des trois forces d’intervention. L’objectif de Bernard Cazeneuve était de montrer aux Français que le RAID, la BRI et le GIGN parvenaient à se coordonner pour faire face à la menace terroriste. Une entente de façade et forcée.

Les éléments de langage : "coordination", "travail en commun", "mutualisation des forces". Mardi soir, les unités d’élite de la police nationale, gendarmerie et préfecture de police se sont retrouvées à la gare Montparnasse pour une simulation d’attaque armée et de prise d’otage. L’apogée d’une séquence médiatique maîtrisée par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a, dès le matin, occupé l’espace médiatique avec la présentation de son nouveau schéma d’intervention.

Ce dernier vise à mieux répartir les forces sur le territoire national et adapter la riposte à l’évolution de la menace.

L’exercice commence à 1h du matin.

Il est présenté comme "inédit", jamais, nous dit-on, le RAID (police nationale), le GIGN (gendarmerie) et la BRI (préfecture de police), n’avaient travaillé conjointement sur une simulation de tuerie de masse à Paris.

Au premier étage, un centre de commandement est monté.

Des tentes accueillent les journalistes. L’assaut est retransmis sur six écrans. Les huiles de la Place Beauvau sont là.

Le scénario ? Neuf "terroristes" viennent de faire irruption dans la gare, tuant plusieurs voyageurs. Trois sont dans le hall des billets, six autres vers les quais. Deux d’entre eux ont pris des usagers en otage. D’autres se sont retranchés dans des rames de TGV.

Le RAID prend en main les opérations

Un exercice censé évaluer la capacité de collaboration des trois forces. Ou plutôt de leurs chefs. "Les hommes dans les colonnes d’assaut, eux, se connaissent. Ils ont l’habitude de travailler ensemble. Le problème, c’est qui va diriger et commander l’opération", souffle un policier.

Là, il est décidé que le chef du RAID, Jean-Michel Fauvergue, prenne en main l’intervention.

Le GIGN, lui, passe sous son commandement. Tout comme la BRI.

Face au ministre, pas une tête ne dépasse. Les consignes ont été entendues.

Car depuis les attentats du 13 novembre, Bernard Cazeneuve n’a cessé de répéter à l’occasion de plusieurs déplacements que la sécurité des Français ne pourrait souffrir de rivalités historiques ou de compétences de territoires entre les trois forces.

Sa volonté d’effacer ces différends n’empêche pas qu’ils soient toujours présents. Et réels. Surtout, entre la BRI, implantée à Paris et le RAID, ailleurs en France dans les zones "police".

Le chef de l’unité d’élite parisienne, Christophe Molmy au caractère bien trempé et son adjoint, Georges Salinas, faux airs de Sean Connery, comptent bien défendre leur territoire parisien contre les velléités du RAID, plus prestigieux dans l'imaginaire collectif, à s'implanter dans la capitale.

"Le GIGN met un pied dans Paris"

Les effectifs de la BRI, en formation anti-commando, vont être doublés cette année. Une manche que le commissaire Molmy, présent en personne dans la colonne d’assaut au Bataclan, a gagnée auprès du préfet de police, Michel Cadot.

Dans le même temps, le RAID oppose sa spécialisation exclusive dédiée à l’intervention, contrairement à la BRI qui fait aussi du judiciaire. "C’est à qui aura la plus grosse entre le RAID et la BRI. Entre-temps, le GIGN met un pied dans Paris et fait sa com’. Bravo la police nationale !", s’offusque un gradé.

Car si "inédit" il y avait, mardi soir à Montparnasse, c’était bien la présence du GIGN, unité d’élite de la gendarmerie, dans Paris. Les militaires n’ont généralement qu’une compétence en zone rurale ou péri-urbaine.

Mais l’échec du RAID lors de l’assaut à Saint-Denis pour ouvrir la porte de l’appartement où se réfugiait Abaaoud a donné des arguments de poids à la maréchaussée.

Et surtout, a fait jaser.

Car les gendarmes, eux, revendiquent une maîtrise inégalée en matière d’explosifs.

Autre couac, la longueur de l’intervention de la BRI au Bataclan, l’assaut final ayant eu lieu 2h30 après le début de l’attaque. Alors qu’un détachement du GIGN était prêt et disponible - ce sont les gendarmes qui le disent - à quelques centaines de mètres à la caserne des Célestins.

Vers une seule unité ?

Le problème avec le GIGN ne vient pas du chef. Le colonel Hubert Bonneau est plutôt apprécié de ses homologues civils. En revanche, c’est son supérieur, Denis Favier, qui cristallise le gros des critiques.

Les policiers soupçonnent la direction générale de la gendarmerie nationale d’avoir orchestré dans l’ombre le flot de critiques visant le RAID et la BRI après les attentats du 13 novembre.

Des allégations sans doute teintées de jalousie autour du personnage de Denis Favier. Ce général était à la tête du GIGN lors de l’assaut réussit sur un avion Air France pris en otage en décembre 1994 à Marignane. C’est lui aussi qui a été aux manettes du double assaut coordonné en janvier 2015 à l’imprimerie de Damartin-en-Goële et dans l’épicerie hyper-casher de Vincennes. Deux prises d’otages simultanées. Aucun blessé. Propre.

La balance du commandement pèse du côté des gendarmes.

La BRI, elle, est au plus mal. Les promesses de doublement de ses effectifs peinent à se traduire dans les faits. "Ils ont du mal à recruter. Peu de monde se bouscule au portillon", observe un syndicaliste.

Jean-Michel Fauvergue, le chef du RAID, qui approche la soixantaine, ne devrait pas tarder à laisser sa place. Qui pour lui succéder ? Pourquoi, à l’image de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la France ne s’est-elle pas dotée d’une unique force d’intervention directement reliée à Beauvau ?

Finies les "querelles de territoires" ou les "chicaillades" de spécialisations, s’agace auprès de metronews Jean-Louis Fiamenghi*, un ancien patron du RAID.

"L’unique solution, la plus rationnelle, la plus logique, serait de supprimer les trois unités. Et d’en créer une seule, la force d’intervention du ministère de l’Intérieur", préconise-t-il.

Une piste que refuse, pour l’heure, d’explorer le politique. Tout du moins, pas avant l’élection présidentielle de 2017.

Source :
http://www.metronews.fr/info/raid-bri-et-gign-a-montparnasse-c-est-a-qui-aura-la-plus-grosse/mpdt!d8Wn54KPeY16I/

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