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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 09:32

Le 5 juillet 2016

Jugé pour corruption, l'ex-numéro deux de la PJ lyonnaise écope de deux ans et demi de prison. Il ne retournera pas derrière les barreaux, sa peine étant aménageable.

Il était le meilleur flic de France. Il est devenu un paria montré du doigt. Sa réputation et son aura auront volé en éclats, à l'aube du 29 septembre 2011, quand la « police des polices » le cueille à son domicile.

Cinq ans plus tard, Michel Neyret, le superflic adulé puis révoqué, comparaissait ce mardi devant le tribunal correctionnel de Paris.

Jugé pour corruption – pour avoir accepté du « milieu » des séjours de luxe et des cadeaux en échange d'informations confidentielles et de « services » –, l'ex-numéro deux de la PJ lyonnaise a été condamné ce mardi à deux ans et demi de prison. Une peine de quatre ans de prison, dont deux ans et demi ferme, avait été requise à son encontre.

Le jugement souligne la « gravité » des faits reprochés à l'ex-policier, estimant que celui-ci avait « perdu » dans ce dossier « tout sens de la limite légale », entrant dans un fonctionnement où « la fin justifie les moyens ».

L'ancien policier, qui a déjà effectué huit mois de détention provisoire dans ce dossier, ne retournera pas derrière les barreaux, sa peine étant aménageable.

« Je suis soulagé, c'est une parenthèse de cinq ans de ma vie qui s'est refermée aujourd'hui », a déclaré le policier à l'issue du jugement.

L'affaire avait créé un traumatisme dans la police. Après trente-deux ans de carrière, dont vingt à la tête de la prestigieuse brigade antigang de Lyon, Michel Neyret, adulé par ses équipes et ses supérieurs et décoré de la Légion d'honneur pour ses résultats, était une légende au moment de sa chute.

Durant le procès, l'ex-policier a reconnu s'être perdu dans la gestion de ses « indics ».

Selon lui, les cadeaux reçus provenaient d'informateurs devenus des amis qui voulaient lui « faire plaisir ».

Sur les prélèvements de stupéfiants, il a assumé cette pratique pour fidéliser des « indics » tout en affirmant, sans convaincre, n'y avoir eu recours qu'à une seule reprise pour 300 grammes de résine de cannabis.

« Le seul à définir les règles »

« Ce procès n'est pas celui de la PJ, mais d'une philosophie, d'un système qui est celui de Michel Neyret », avait estimé dans ses réquisitions la procureur Aude Duret.

Dans le volet corruption, Neyret s'est transformé, selon sa consoeur la procureur Annabelle Philippe, en « informateur policier » de ses indics.

« Qu'a-t-il obtenu en retour ? Rien... à l'exception d'avantages en nature, de nombreuses rétributions. » « Dix voyages, des séjours dans la villa d'un escroc avec prêts de voitures de luxe et masseuses [...], deux montres de luxe [...], des remises d'espèces [...] et, ultime étape de la corruption, la création d'une société offshore en rétribution des services rendus », a-t-elle énuméré.

Sur la drogue, la magistrate s'était interrogée : « Est-on un grand flic quand on demande à ses subordonnés de commettre des infractions, quand on met le monde judiciaire à l'écart, quand on est le seul à définir les règles ? »

Le tribunal a également prononcé mardi des peines de prison ferme avec mandat d'arrêt à l'encontre de deux hommes considérés comme les corrupteurs de Neyret et actuellement en fuite : 5 ans pour Gilles Benichou et 2 ans pour Stéphane Alzraa, avec 100 000 euros d'amende pour le premier et 250 000 pour le second.

L'épouse du policier, Nicole Neyret, a été condamnée à 8 mois de prison avec sursis pour avoir profité des largesses des « amigos » de son mari, et le capitaine Jean-Paul Marty, ancien subordonné de Neyret à la brigade des stupéfiants de Lyon, a écopé de 3 mois avec sursis pour avoir aidé son supérieur en détournant des scellés de drogue.

Le tribunal a en revanche prononcé la relaxe des quatre derniers prévenus. Il a estimé que les faits reprochés aux anciens policiers de Grenoble, le commandant Gilles Guillotin et le commissaire Christophe Gavat, également soupçonnés d'avoir détourné des scellés de drogue pour Neyret, n'étaient pas caractérisés.

Il a également jugé que le délit de violation de secret professionnel reproché à l'avocat lyonnais David Metaxas et à l'homme d'affaires Cyril Astruc n'était pas constitué.

Source :
http://www.lepoint.fr/justice/michel-neyret-du-grand-flic-adule-au-paria-revoque-05-07-2016-2052006_2386.php

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