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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 10:37

La Bataille du voile par Frantz Fanon

Frantz Fanon a abordé sous le titre de la bataille du voile, l’enjeu central constitué par le thème du dévoilement des femmes algériennes durant la domination coloniale française.

Le voile des femmes était considéré comme le symbole par excellence de la nature rétrograde de la société algérienne et la colonisation présentée comme une mission de civilisation qui se donnait pour objectif premier de libérer les algériennes du patriarcat arabo-musulman dont elles étaient victimes en les dévoilant.

Avec le voile, les choses se précipitent et s’ordonnent. La femme algérienne est bien aux yeux de l’observateur « Celle qui se dissimule derrière le voile. »

Nous allons voir que ce voile, élément parmi d’autres de l’ensemble vestimentaire traditionnel algérien, va devenir l’enjeu d’une bataille grandiose, à l’occasion de laquelle les forces d’occupation mobiliseront leurs ressources les plus puissantes et les plus diverses, et où le colonisé déploiera une force étonnante d’inertie.

La société coloniale, prise dans son ensemble, avec ses valeurs, ses lignes de force et sa philosophie, réagit de façon assez homogène en face du voile.

Avant 1954, plus précisément, depuis les années 1930-1935, le combat décisif est engagé. Les responsables de l’administration française en Algérie, préposés à la destruction de l’originalité d’un peuple, chargés par les pouvoirs de procéder coûte que coûte à la désagrégation des formes d’existence susceptibles d’évoquer de près ou de loin une réalité nationale, vont porter le maximum de leurs efforts sur le port du voile, conçu en l’occurrence, comme symbole du statut de la femme algérienne.

Lire la suite :
http://www.madinin-art.net/la-bataille-du-voile-par-frantz-fanon/

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Comment le voile est devenu musulman ?

Lire ici :
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Le corps féminin, enjeu géopolitique dans la France postcoloniale

Cet article propose une lecture géopolitique des relations entre la société française et ses « Autres » musulmans, en s’appuyant sur les travaux historiques et sociologiques qui ont démontré l’intrication des questions sexuelles et des questions raciales.

Il s’agit en particulier de montrer comment le contrôle des corps féminins et de la sexualité féminine est devenu l’un des « terrains » sur lesquels s’est porté l’hypothétique « choc des civilisations », et plus particulièrement comment les corps des femmes sont instrumentalisés dans des représentations visuelles largement diffusées, comme métaphores d’enjeux de contrôle territorial.

À travers notamment la question du voile et de ses représentations, la continuité avec l’époque coloniale est soulignée, ainsi que la place donnée à la sexualité dans le domaine politique.

Lire la suite :
https://espacepolitique.revues.org/1882

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L’enjeu du statut des femmes durant la période coloniale en Algérie

Le statut des femmes en Algérie constitue un enjeu aussi bien pour le régime colonial français que pour les nationalistes algériens. Pour l’État français, il sert à inférioriser la société des dominé·e·s ; pour la société algérienne, menacée de disparition par la colonisation, il sert à affirmer et maintenir l’identité collective, d’où la crainte d’une assimilation par les femmes, cheval de Troie des valeurs étrangères.

Cette peur est pourtant injustifiée quand on considère le peu de changements entrepris par l’administration coloniale dans la situation des femmes pendant la colonisation.

L’irruption des femmes algériennes dans la sphère politique dans les années 1950 et notamment leur engagement dans l’action armée change le discours sur leur rôle. Cependant, malgré ce passage de la condition d’objet au statut de sujet, elles ne peuvent que se couler dans le moule nationaliste et elles n’ont pas la possibilité d’affirmer des revendications spécifiques.

(...)

Le colonisateur qui déplore le sort des Algériennes va-t-il pour autant améliorer leur situation ? Examinons deux indices de statut qui nous permettront de répondre à cette question : la scolarisation et le droit de vote.

En ce qui concerne la scolarisation, les lois Ferry, lois scolaires françaises rendant l’enseignement primaire obligatoire (1881) et gratuit (1882), sont étendues à l’Algérie en vertu du décret du 13 février 1883, mais omettent « momentanément » les filles musulmanes.

À la veille de l’indépendance, dans les années 1950, seulement 4 % des filles scolarisables vont à l’école (10 % pour l’ensemble des enfants algériens et 97 % pour les enfants européens) alors qu’un « plan de scolarisation » a été lancé par le décret du 27 novembre 1944.

Les quelques centres de formation ouverts notamment à l’occasion du Centenaire, en 1930, confinent les filles et les jeunes filles aux tâches ménagères (cuisine, repassage) ou artisanales (tissage de tapis, broderies…) et leurs effectifs sont symboliques.

C’est ainsi que les centres Bons Pasteurs d’El Biar ou de Miserghin comptaient 125 filles, les Centres de formation familiale et ménagère de Bône (Annaba) 80 filles et de Philippeville (Skikda) 60 filles. Les filles sont exclues de la scolarisation, encore plus que les garçons : en 1962, à l’indépendance de l’Algérie, 90 % des femmes sont analphabètes.

Le chapitre du droit de vote est tout aussi sombre : alors que c’est à Alger qu’est signée l’ordonnance du 21 avril 1944 qui accorde le droit de vote aux femmes françaises, les Algériennes en seront privées jusqu’au 28 septembre 1958 pour le scrutin constitutionnel.

Lire la suite
http://www.cairn.info/revue-nouvelles-questions-feministes-2008-3-page-16.htm

****
Pourquoi le voile pose-t-il problème ?

Au-delà des clichés et sans apologie aucune, peut-on envisager le voile islamique sous un autre angle? Entretien avec Silvia Naef, professeur à l’unité d’Arabe de l’Université de Genève, spécialiste de la culture des mondes arabes et musulmans, qui effectue actuellement des recherches sur le voile et ses symboliques.

(...)

Le fantasme de la femme dévoilée

C’est aussi pour cela que le fantasme de la femme dévoilée (visibles dans les tableaux d’Ingres par exemple) dans des bains turcs est si présent. C’est une manière de contourner ce refus. Ce problème symbolique est très important. Grâce au voile, les musulmans soustraient les femmes à la vue des occupants, et diminuent ainsi leur pouvoir de domination. C’est une sorte d’acte de résistance. Aujourd’hui, on constate que le voile islamique est plus que jamais une fixation de la part des Occidentaux.

Il y a selon moi différents types de questions et différentes manières de les aborder. Tout d’abord, très simplement, il existe des citoyens qui refusent la présence musulmane en Europe, et pour qui le port du voile constitue une provocation, une agression, et un acte de revendication insupportable. Il existe également toute une génération de féministes, qui ont dû se battre contre une multitude d’oppressions, dont certaines provenant du christianisme, et pour qui le voile islamique renvoie à ces combats si chèrement gagnés.

On voit également beaucoup de partis ou de groupes, notamment d’extrême-droite, pour qui le droit des femmes n’est absolument pas une priorité dans leur propre pays, mais qui sont à la tête du combat contre le voile sous prétexte de l’égalité homme/femme. Cette manière de se concentrer sur le voile des musulmanes sans s’intéresser aux problèmes des femmes de son pays se retrouve d’ailleurs déjà au XIXème siècle, et perdure largement aujourd’hui.
(...)

Je pense enfin que le désir de posséder, symboliquement ou non, les femmes de pays plus pauvres, plus faibles, existe toujours aujourd’hui, et que les frustrations qui résultent de ce voile qui cache et soustrait les femmes des pays orientaux expliquent en partie cette focalisation sur le voile.

Enfin, il est important de le souligner, pour qui s’intéresse un tant soit peu à la condition des femmes dans les pays musulmans, le voile n’est pas un problème prioritaire.

Cette obsession de vouloir faire retirer le voile aux femmes est d’ailleurs très souvent mal comprise par les principales intéressées, pour qui le foulard, hijab, niqab etc., constitue d’abord un acte de pudeur.

C’est un peu comme si l’on demandait du jour au lendemain aux femmes occidentales de se balader dans la rue les seins nus.

La pudeur se conçoit de manières différentes selon les cultures et les sociétés, et le voile islamique est ancré depuis des siècles comme faisant partie de la légitime pudeur des femmes dans le monde arabo-musulman.

Il semble donc intéressant de se pencher d’abord sur nos propres histoires, nos propres interprétations, pour comprendre un peu mieux le regard que l’on porte sur l’autre, en l’occurrence sur la femme musulmane voilée.

http://www.lemondedesreligions.fr/actualite/pourquoi-le-voile-pose-t-il-probleme-14-04-2011-1447_118.php

***
La polysémie du voile : Politiques et mobilisations postcoloniales

Comment  se  fait-il  que  le  voile  soit  devenu  en  si  peu  de  temps  un  enjeu  décisif   pour  la  société  européenne  ?  Comment  cette  thématique,  cantonnée  au  début  des  années  90  à  quelques  cas relevant  du  fait  divers,  est  passée  en  l’espace  d’une  décennie  à  la  rubrique  événement  ?  Le  voile,  désormais  islamique,  symbolise  et  éclaire à lui seul l’ensemble des tensions que les sociétés européennes entretiennent  avec  les  minorisés  «  d’origine  »  ou  issues  d’ailleurs.  Les  populations  dites  musulmanes,  homogénéisées  et  réduites  à  leur  seule  identité  religieuse,  se  retrouvent  ainsi  enserrées  dans  un  agenda à la fois médiatique et politique qui limite l’appréhension des voiles aux seules dimensions du légal et du moralement acceptable.

Dès  lors,  les  débats  sur  et  autour  du  voile  posent  comme  une  évidence que les problématiques de l’égalité de genre, du sexisme ou encore  de  l’homophobie  soient  adressées  quasi  exclusivement  à  la  communauté musulmane.

Cet  ouvrage  aborde  le  voile  islamique  comme  outil  heuristique  permettant de comprendre la manière dont les femmes musulmanes sont  devenues  les  alibis,  donc  produites  en  tant  que  tels,  d’un  discours  universaliste  qui  refuse  et  récuse  tout  particularisme.  Il  permet également d’interroger toute revendication identitaire et/ou antiraciste qui ferait l’impasse sur le caractère genré du port du voile.

Les articles ici réunis montrent alors une polysémie du voile qu’il ne s’agit pas uniquement de rechercher dans des situations diversifiées, appréhendées en termes d’usages et coutumes, mais de la reconnaître notamment dans le va-et-vient entre le centre et la périphérie (entre l’Europe et ses anciennes colonies) et dans les spécificités  inhérentes à tel ou tel contexte socio-historiques

Lire la suite :
https://www.fichier-pdf.fr/2016/06/14/le-voile-dans-la-cite/le-voile-dans-la-cite.pdf

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A relire
http://artexte.ca/wp-content/uploads/l-orientalisme-l-orient-cree-par-l-occident.pdf

 

 

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