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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 08:26

Transmis par Amnesty International

Kamel Daoudi, le plus ancien assigné de France

Kamel Daoudi est depuis plus d’une dizaine d’années obligé de pointer trois fois par jour à la gendarmerie et de respecter chaque soir un couvre-feu, sans pouvoir quitter la commune où il a été contraint de déménager, à plus de 450 km de sa femme et de ses quatre enfants. Portrait d’un homme acharné mais jamais résigné.

Kamel Daoudi, 44 ans, n’a jamais abdiqué malgré l’acharnement judiciaire dont il est victime depuis plus de dix ans. Tout démarre trois semaines après les attentats du 11 septembre 2001. Présumé terroriste, il est arrêté par la police française, soupçonné de fomenter un attentat contre l’ambassade des États-Unis. Condamné pour « association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme », il est placé en prison. Principaux faits reprochés ? Avoir passé quatre mois au Pakistan et en Afghanistan, ce que l’accusé n’a jamais démenti.

Déchu de sa nationalité française en 2002, puis interdit de territoire en 2006, Kamel Daoudi se retrouve dans une situation ubuesque le jour où il sort de prison en 2008. La France ordonne son expulsion vers l’Algérie, mais la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) interdit cette expulsion vers sa terre natale où il risque la torture. L’homme se retrouve donc assigné à résidence dans l’attente d’un pays d’accueil.

Contraint de pointer trois à quatre fois par jour, le ministère de l’intérieur l’oblige également à changer de lieu de résidence à cinq reprises. Le dernier déménagement en date (juin 2016) fut le plus difficile à vivre, puisque Kamel Daoudi s’est retrouvé à Saint-Jean-d’Angély (Charente-Maritime), soit à plus de 450 km de sa femme et de ses quatre enfants qui se contentent désormais de lui rendre visite durant les vacances scolaires.

Pour évaluer la torture psychologique de l’assignation à résidence sur le long terme, il faut faire le décompte de la multitude de contraintes quotidiennes qui finissent par devenir un insoutenable fardeau au bout de plusieurs années. Kamel Daoudi a l’interdiction formelle de quitter sa commune de résidence d’une superficie totale de 12 km², ce qui lui laisse  un champ de liberté très réduit.

Et depuis juin 2016, il pointe trois fois par jour, tout en étant confiné chaque soir de 21h à 7h du matin dans sa chambre d’hôtel de 9 m². En cas de retard, l’homme risque jusqu’à un an de prison ferme.

L’assigné à résidence a fait ses petits calculs.

Il a pointé plus de 12 000 fois sur le même registre. Une torture qu’il compare au supplice de la goutte d'eau qui consiste à attacher une personne immobile sur une planche, afin de lui faire tomber à intervalle régulier une goutte d'eau sur le front. Les dégâts physiques et psychologiques sont garantis, selon Kamel Daoudi :

"Quand on arrive à la 10 000e goutte, cette goutte qui ne pèse rien finit par devenir quelque chose d’atroce, on a l’impression qu’un bâtiment s’écroule sur votre front… "

Pire encore : le commissariat où il doit se rendre pour émarger se trouve à 20 min de vélo, les segments libres durant la journée sont les suivants s’il choisit de faire le trajet en bicyclette, selon un calcul du site d’information Lundimatin : 7h00->8h55, 9h35->14h55, 15h35->17h25, 18h05->20h40. Une situation qui l’empêche de travailler ou de suivre la moindre formation.

Cette segmentation quotidienne du temps finit par mettre ses nerfs à rude épreuve : « C’est un rituel insensé, complètement kafkaïen, témoigne l’homme dont les yeux sont bordés de cernes sombres. Cela finit par déshumaniser car toute votre vie est organisée autour de ces pointages. On se dit que sa vie se réduit à pas grand-chose, à quelque chose de très absurde. Et c’est cette absurdité qui fait que vous ne pouvez pas avoir de prise sur votre quotidien. »

Lire son histoire (texte et vidéo) :
https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/kamel-daoudi-le-plus-ancien-assigne-de-france

Lire aussi :
https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/en-france-des-mesures-antiterroristes-injustes-sont

https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/antiterrorisme-france

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