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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 14:45

 

http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L499xH386/image-181_La_nouvelle_police_de_proximite-78b9c.jpg

 

Transmis par Truk

 

Le 29 août 2010

 

C'est à partir de janvier 2011 que devrait entrer en vigueur l'arsenal de sanctions voulu par Luc Chatel

Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, vient d'annoncer une tolérance zéro en matière de violence à l'école. Tout un arsenal de sanctions va être mis à disposition des enseignants en complément des équipes mobiles de sécurité qui interviennent pour les aider à prévenir, gérer et enrayer ces débordements.

La violence et les incivilités à l'école ne cessent de se multiplier depuis quelques années. Ces tensions, quasi quotidiennes dans certains établissements, minent les enseignants et mettent à mal la sérénité et la réussite des élèves. Afin de contrer cette montée en puissance de la violence, le ministère de l'éducation nationale a décidé, en septembre 2009, la mise en place « d'équipes mobiles de sécurité ». L'académie de Toulouse est l'une des premières à avoir installé la sienne en mars dernier. Dirigée par Jean-Philippe Verne, ancien commandant de groupement de gendarmerie et désormais conseiller technique pour les questions de sécurité auprès du recteur, elle compte onze personnes : des anciens gendarmes et policiers et des personnels de l'éducation nationale. Elle pourrait, d'ici quelques mois, s'étoffer de 14 nouveaux membres. Son rôle est de mener des actions de prévention auprès des élèves et d'accompagner les équipes pédagogiques lorsqu'un problème grave survient dans un collège ou un lycée de la région. Il est aussi de conseiller les professeurs pour qu'ils parviennent à asseoir leur autorité.

Au printemps, l'équipe est intervenue au collège de la Croix Daurade, à Toulouse, après que deux jeunes filles de 11 et 13 ans eurent mis le feu avec des bouteilles d'essence. « Là, indique Anne Ballereau, directrice de cabinet du recteur, son rôle a été de faciliter les relations entre le principal et la police, de redonner un climat de sécurité à l'établissement et d'aider ce chef d'établissement à porter plainte car trop souvent ces derniers hésitent à le faire ». L'équipe mobile de sécurité a aussi recensé les aménagements à réaliser pour offrir une plus grande sûreté aux 430 établissements de Midi-Pyrénées. « Les préconisations vont du renforcement d'une clôture pour éviter toute intrusion à l'installation d'un système de vidéosurveillance pour avoir un œil sur une zone sensible et excentrée », rapporte Anne Ballereau.

Si cette « entrée » des forces de l'ordre à l'école a tout d'abord entraîné une forte levée de boucliers chez les professeurs, il semble bien, désormais, qu'elle soit davantage acceptée.

« Il est indispensable de rappeler ou d'apprendre aux élèves, considère un prof de maths de Tarbes, que la force est et doit rester du côté de la loi et que l'école n'est pas une zone de non droit où l'on pourrait faire n'importe quoi ».

Il faudra attendre la fin de l'année scolaire pour savoir si ce nouveau dispositif sécuritaire s'avère pertinent, s'il parviendra à faire sensiblement chuter la violence et les incivilités.

 

Complément d'info sur Le Parisien

http://www.leparisien.fr/val-de-marne-94/des-policiers-font-leur-rentree-dans-les-lycees-01-09-2010-1050312.php?xtor=EREC-109


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« Apprendre à gérer les conflits »

Votre ambition est de stopper la violence. Comment comptez-vous y parvenir ?

Jean-Philippe Verne Chef de l'équipe mobile régionale de sécurité. Nous avons, en relation étroite avec les chefs d'établissements, établi un diagnostic pour chaque établissement de la région. Nous avons déterminé les mesures à prendre pour vaincre cette violence et les incivilités. Certaines tiennent de la gendarmerie ou de la police, comme la vente de produits stupéfiants à l'extérieur des établissements, et d'autres de la communauté scolaire, comme la surveillance de la cour. Il faut, et c'est indispensable, cultiver la cohésion. Au sein de l'école, tous les adultes doivent avoir la même autorité sur les élèves tout en respectant la place et les prérogatives qui sont les leurs. La communauté scolaire se doit de travailler en réseau avec les institutions comme la justice, la police, la gendarmerie et les services sociaux.

Quels outils donnez-vous à la communauté scolaire ?

Outre les actions de prévention que nous menons auprès des élèves, nous allons former des proviseurs, des principaux et des surveillants pour qu'ils parviennent à obtenir la sérénité dans leurs établissements. Nous leur apprendrons, notamment, à désamorcer des situations avant qu'elles ne dégénèrent mais aussi à surveiller une cour et tout particulièrement les endroits ou des bêtises pourraient être commises. Nous les assistons aussi lorsqu'une crise survient. Nous les aidons à apporter la bonne réponse au bon moment, à gérer et dépasser un éventuel traumatisme psychologique qui pourrait les toucher, eux et les élèves.

Comment vous perçoivent les professeurs ?

Ils ont souvent un a priori. Nous arrivons avec une étiquette de flic. L'accueil est difficile au départ mais rapidement, ils voient que nous sommes là pour travailler avec eux et qu'il y a un réel besoin. Notre but, comme eux, est de faire en sorte que chacun soit respecté et d'éviter que des jeunes partent sur un mauvais chemin ».

 

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Tolérance zéro pour le ministre de l'Éducation

L'échelle des sanctions contre les violences à l'école va être revue, avec une tolérance zéro pour les écarts de comportement. « La philosophie générale est de redonner du sens aux sanctions à l'école pour les rendre plus efficaces, car celles existantes ne sont plus adaptées aujourd'hui », a déclaré, hier, Luc Chatel, le ministre de l'Éducation nationale. « Une sanction, pour être efficace, doit être connue, ce qui n'est pas toujours le cas, comprise, juste, graduée et dans certains cas systématique. Il faut que l'on sache que quand on dégrade un bien, quand on insulte un professeur ou quand on s'en prend à un autre élève, on est systématiquement sanctionné », a-t-il également ajouté.

Ainsi, toute « violence verbale » donnera lieu à une procédure disciplinaire et toute violence physique à un conseil de discipline. En cas de violence verbale, il y aura convocation systématique de l'élève dans le bureau du proviseur et éventuellement sanction. Il s'agit avant tout de « respecter l'adulte ». En cas d'atteinte physique, le proviseur saisira le conseil de discipline qui décidera de la sanction, a-t-on ajouté.

D'autre part, la refonte de l'échelle des sanctions conduira à rendre aux expulsions leur caractère exceptionnel, notamment en supprimant les exclusions temporaires de plus de huit jours, car elles aboutissent trop souvent à du « décrochage scolaire ». Des mesures d'utilité collective vont être « institutionnalisées », soit en les imposant, soit en donnant à l'élève en cause le choix entre la sanction classique et une mesure d'utilité collective comme, par exemple, une activité de solidarité ou de formation au sein d'une association.

Cette nouvelle échelle des sanctions devrait entrer en vigueur « à partir de janvier 2011.

 

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Education


Le chiffre : 430

établissements > en Midi-Pyrénées. C'est le nombre de collèges et de lycées publics dans lesquels l'équipe mobile de sécurité intervient. Elle a déjà recensé les améliorations sécuritaires qu'il convient de leur apporter.

« Les membres des équipes mobiles de sécurité ne sont pas là pour jouer les gros bras ».

Anne Ballereau, directrice de cabinet du recteur de l'académie de Toulouse.


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Assister aussi les victimes

L'équipe mobile de sécurité a aussi pour mission d'assister, d'aider les victimes d'actes de violence, comme l'explique son directeur « Lorsqu'un conseiller principal d'éducation est agressé (NDLR : comme cela s'est produit le 10 mars dernier à Cugnaux), nous l'accompagnons pour qu'il porte plainte et parvienne à dépasser son traumatisme. Nous mettons tout en œuvre pour qu'il soit informé des suites judiciaires de son dossier ».

Lorsque deux jeunes filles du collège de la Croix Daurade, à Toulouse, ont mis le feu dans leur établissement, l'équipe mobile de sécurité est intervenue pour que « professeurs et élèves réussissent à gérer le choc psychologique qu'ils ont subi ».
Que pensez-vous de l'intervention des équipes mobiles de sécurité en milieu scolaire ?

Patrick Desconnet, 49 ans, Tarbes, parent d'élève. « On ne peut pas travailler durablement dans la répression » Je pense que ce dispositif sécuritaire est une mauvaise réponse à la violence scolaire et qu'il ne pourra pas tenir dans le temps. Pour que les choses évoluent positivement, il faut arriver à créer un climat de confiance dans les établissements. On ne peut pas travailler durablement dans la répression. Ce dispositif est une fuite en avant. Je pense qu'il serait plus pertinent de revenir aux fondamentaux : réapprendre aux jeunes à vivre ensemble, les aider à trouver de l'intérêt à ce qu'ils font. Or, il y a de moins en moins d'adultes encadrants dans les établissements. Les coupes sombres dans les effectifs ont été tellement nombreuses que tout ce qui permettait de faire du lien, de mettre de l'huile dans les rouages a été ébranlé. Une plus grande collaboration entre tous les acteurs de la communauté éducative et une réelle implication des parents d'élèves dans la réflexion au niveau de la vie de l'établissement seraient, selon moi, plus profitables qu'un tel dispositif sécuritaire.

Cécile Leture, Toulouse, présidente de la PEEP 31, Parents d'Élèves de l'Enseignement Public. « Ce dispositif ne peut être que plus sécurisant » Ces équipes mobiles de sécurité existent déjà depuis de très nombreuses années sous un autre nom. Qu'il y ait ce type d'intervention dans les collèges et les lycées me paraît être une très bonne chose. Ce dispositif ne peut être que plus sécurisant pour tout le monde - parents, élèves, équipes pédagogiques… Cela ne peut pas être négatif de mener des actions de prévention auprès des élèves et d'apporter un précieux soutien aux équipes pédagogiques. La brigade de la prévention de la jeunesse de Colomiers qui intervient à la demande des conseils d'éducation à la santé et à la citoyenneté, mène déjà des actions de prévention dans les collèges et les lycées. Ses interventions sont vraiment positives et bénéfiques. Les gendarmes de la brigade ont une réelle expérience sur le terrain auprès des jeunes. Seul problème : ils ne sont pas suffisamment nombreux. Qu'une équipe mobile de sécurité vienne en renfort est une bonne chose.

Eric Marcénat, 46 ans, Tarbes, président de la FCPE 65, Fédération des Conseils de Parents d'Élèves. « Il serait préférable de répondre par des moyens pédagogiques » Je vois d'un œil assez suspect l'intervention de ce genre d'équipes dans les collèges et les lycées. Je pense que cette réponse policière est symptomatique d'une éducation nationale en déperdition, qui souffre d'un manque de moyens et d'effectifs. On fait intervenir les mauvaises personnes aux mauvais endroits. Il serait préférable de répondre par des moyens humains et pédagogiques plutôt que par des moyens policiers. Redynamiser les associations d'animation, d'accompagnement scolaire, parental et sportif serait, à mon sens, plus pertinent. Il serait également préférable de renforcer le personnel d'encadrement dans les établissements - surveillants, assistants de vie scolaire - plutôt que de développer une politique basée sur la peur du gendarme. Je pense que l'on stigmatise trop le besoin d'uniforme dans notre société et que l'on cherche constamment à effrayer les gens. Ce dispositif s'inscrit dans une politique globale de répression. Il ne correspond pas aux besoins.

 

Source :

http://www.ladepeche.fr/article/2010/08/27/895267-La-police-rentre-a-l-ecole.html#xtor=EPR-1

 

Complémént d'infos :

http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/des-policiers-dans-quatre-colleges-et-lycees-14-09-2010-1067084.php?xtor=EREC-109

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commentaires

(Clovis Simard,phD) 04/01/2012 13:20

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