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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 22:13

Bordeaux marché capucins 221109

Pioché sur Le Monde

Le mardi 16.02.10

C'était une ligne de fracture claire, lors des débats sur le projet de loi "d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure" (Loppsi 2) : sur les bancs de l'opposition, on parlait de "vidéosurveillance". Sur ceux de la majorité, de "vidéoprotection".

Pourtant, il y avait jusqu'à peu consensus sur l'utilisation de "vidéosurveillance". Le mot permettait d'évoquer à la fois pour les "pro-caméras", sa capacité dissuasive et le rôle qu'elle peut jouer dans l'élucidation des délits ; pour les "anti-caméras", il renvoyait à la "société de surveillance" et sous-entendait que le système pouvait s'avérer dangereux pour le respect de la vie privée.
 

Le texte de loi de référence en la matière, la LOPSI de 1995, mentionne d'ailleurs exclusivement le terme "vidéosurveillance", tout comme la première loi Loppsi en 2002. En 2007, Nicolas Sarkozy en fait l'un des axes de sa lutte contre le terrorisme, estimant que les caméras ont joué un rôle-clef dans l'enquête sur les attentats de Londres deux ans plus tôt. En juillet 2007, Nicolas Sarkozy remet à Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l'intérieur, une lettre de mission la chargeant notamment de "déployer plus de moyens de vidéosurveillance, qui sont un instrument essentiel de prévention et de répression des actes terroristes". Quatre mois plus tard, la ministre instaure la commission nationale de la vidéosurveillance.

C'est début 2008, semble-t-il, que se produit la rupture : la commission nationale de vidéosurveillance débouche sur un "plan vidéoprotection". Le terme restera : dans les discours suivants de Michèle Alliot-Marie, tout comme dans la bouche de la plupart des membres de la majorité, le mot "vidéosurveillance" laisse la place à "vidéoprotection".

LUTTE CONTRE LE TERRORISME ET CONTRE LA DÉLINQUANCE

Que s'est-il passé entre-temps ? S'agit-il d'un choix qui confine au marketing, pour mieux "vendre" une technologie qui se développe mais continue de susciter des doutes ? Il semble qu'en pratique, le changement de terme ait aussi accompagné un changement politique. Si, en 2007, les promoteurs de la vidéosurveillance, dont Nicolas Sarkozy, mettaient en avant le rôle des caméras dans la prévention du risque terroriste, la vidéosurveillance a vu son champ d'application largement étendu depuis. Lors de l'examen de la Loppsi 2, et même si Brice Hortefeux a invoqué la sécurité nationale et la lutte contre le terrorisme pour justifier l'imposition de caméras aux communes, le gros du débat a porté sur l'utilisation des caméras dans la lutte contre la délinquance.

Un glissement résumé par le député UMP Gérard Gaudron, lors des débats sur la Loppsi 2 : "Dans de plus en plus de communes, à Aulnay-sous-Bois par exemple, la vidéoprotection est désormais acceptée par tous. Pourtant, au moment où je l’ai fait installer, en 2004, l’opposition de gauche a crié au loup. [...] Aujourd’hui, la population réclame l’extension du périmètre d’installation de la vidéoprotection car, chacun le constate, les villes dotées de ce dispositif ont vu leur délinquance baisser et le sentiment d’insécurité diminuer dans les espaces vidéosurveillés." Initialement testées comme "vidéosurveillance", outil de lutte contre le terrorisme, les caméras sont devenues au fil des années un outil de lutte contre "la délinquance et le sentiment d'insécurité", sous le vocable "vidéoprotection".

Il est toutefois difficile de ne pas voir également dans ce changement de terminologie un effort pour imposer un terme plus rassurant que le mot "vidéosurveillance." La comparaison de deux discours de Nicolas Sarkozy, tenus à trois mois d'écart début 2009 sur le thème de la sécurité des établissements scolaires, est éloquente. En mars dernier, M. Sarkozy expliquait :

"Je regrette les réticences de certains maires à s’engager dans la voie de la vidéosurveillance. La vidéosurveillance ne menace pas les libertés. Elle défend, elle protège la liberté de se déplacer et d’aller et venir dans son quartier en toute sécurité."

En mai, M. Sarkozy maintenait le même discours. Quasiment au mot près :

"Je déplore les réticences de certains élus à s’engager dans la voie de la vidéoprotection. La vidéoprotection ne menace pas les libertés, la vidéoprotection protège la liberté de se déplacer et d’aller et venir dans son quartier en toute sécurité."

Source :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/02/16/quand-la-videoprotection-remplace-la-videosurveillance_1306876_3224.html#ens_id=1272137&xtor=RSS-3208

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