Partager l'article ! [Actu]Tentatives d’infiltration policière au sein du milieu militant lyonnais: Transmis depuis Rebellyon.Info, le 16 février 2012 ...

Transmis depuis Rebellyon.Info, le 16 février 2012
Concernant les récentes tentatives d’infiltration policière au sein du milieu militant lyonnais
Ce pourrait être une rencontre banale. Une discussion dans un hall d’hôtel de Lyon. Sauf que les deux protagonistes font partie de mondes qui sont sensés
s’opposer.
D’un coté, un activiste, militant anti-fasciste de premier plan. De l’autre un agent de la DCRI. C’est lui qui a convenu du
rendez-vous.
Il n’y a pas de cadre légal, c’est juste une discussion.
Ça parle de l’actualité lyonnaise fafs/antifas, des questions sont posées sur les derniers squats publics ouverts, entres autres...
Petit retour en arrière. Courant 2011, un militant est convoqué au commissariat. L’appel n’explique pas les
motivations. L’intéressé s’y rend et tombe sur un agent de la DCRI.
Pour commencer le deal parait simple, un échange de « bons procédés » : lui accepte d’être en liaison avec la DCRI et les flics, de leur côté, lui fourniront
quelques renseignements utiles à l’occasion (« attention tel jour ne sort pas de chez toi, il y a des fascistes en planque dans le coin »).
Un téléphone portable est remis au jeune homme.
Il accepte. En tout cas il ne dit pas non.
Les jours suivants, il garde tout pour lui, seule une toute petite poignée de gens est au courant.
Il va retourner à plusieurs reprises au commissariat et être par la suite invité dans des halls d’accueil de grands hôtels lyonnais.
Au fil des rencontres, il y a ce sentiment d’être complètment dépassé, piégé, d’avoir mis le petit doigt dans un engrenage infernal qu’il ne maîtrise
plus.
Il y aura bien quelques confessions à ses potes, des tentatives de justification (« c’était pour infiltrer la police », « je n’ai jamais rien lâché »).
Les policiers lui proposent même de l’envoyer à Notre-Dame-Des-Landes aux frais du Ministère de l’Intérieur : « après tout toi ça te ferait plaisir d’y aller
et nous ça nous arrange ».
Après le refus, il y a la fuite.
Sans doute pour ne plus faire le jeu de la police, certainement aussi parce que la proximité avec les condés reste heureusement difficile à assumer au sein des milieux militants ou « radicaux
».
Lire la suite :
http://rebellyon.info/Concernant-les-recentes-tentatives.html
Agenda des luttes

En ligne ici : klik
!
Envoyez-nous vos infos : klik !
***
Bordeaux - 23 mars 2013
Journée contre les violences policières
******