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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 19:54

respirez plus fort 

Solidarité avec Monsieur K. qui nous livre son témoignage à travers sa lettre écrite au ministère de la justice, anonymée par nos soins, et nous joint ces liens.
http://www.cnds.fr/avis/avis_
2009_3/Avis_2007-14.pdf
http://www.acontresens.com/
contrepoints/societe/33.html
http://lelaboratoire.over-blog.com/article-4737378.html
http://agendalyon.org/2008-01-17/manifestation-contre-les-harc%C3%A9lements-policiers-%C3%A0-vaulx-en-velin
http://www.rue89lyon.fr/2012/05/11/paroles-flics-etat-decrepitude-avancee/
http://www.la-cnds.eu/rapports/ra_pdf/ra_2007/suivi_2007.pdf

 

Monsieur K. de LYON écrit à Mme. La Ministre de la justice, le 22 Août 2012

Objet : Réclamation concernant Monsieur Y.D., agent de police exerçant au commissariat

de Villeurbanne.

Je me permets de vous écrire pour vous faire part de mon indignation concernant le comportement qu’a eu l’agent de police Monsieur Y.D., à mon égard et à celui de ma mère.

 

En mai 2010, ma mère, nos associés, et moi-même décidions d’ouvrir un restaurant. Nous avions trouvé un local à Villeurbanne. Après deux mois d’exploitation nous avions eu une visite des services de police pour tapage nocturne. Au moment de la visite, la police nous a dit que nous n’avions pas toutes les autorisations. Nous nous sommes étonnés car la chambre de commerce nous a délivré un kbis. Nous avons donc fermé le restaurant pour trois mois et nous avons fait le nécessaire pour obtenir toutes les autorisations demandées par la mairie. Autorisations que nous avons obtenues au prix de gros effort, et environ quarante mille euros dépensés. Nous avons donc mis tous les moyens nécessaires pour faire quelque chose de sérieux.

Environs six mois après notre seconde ouverture, nous avons été contacté par la police. Monsieur Y.D. me dit par téléphone qu’il y a une enquête de police en cours concernant le restaurant.

Nous lui avons expliqué que nous avions maintenant toutes les autorisations, mais il m’a demandé de nous présenter au commissariat de police car les voisins se plaignaient du bruit. Je lui ai dit que je ne n’étais pas le gérant. Il m’a répondu qu’il souhaite voir tout le monde.

Lors de l’entretien nous étions seuls, Monsieur Y.D. et moi-même. J’ai présenté des attestations des voisins expliquant que le bruit venait des deux églises évangélistes situées à coté du restaurant.

Monsieur Y.D. a tenu des propos humiliants à mon égard, d’abord en me disant que la France donne la nationalité à n’importe qui. Ils m’à dit : « Vous avez ouvert une belle merde là-bas, vous allez voir avec qu’elle vitesse je vais fermer votre bordel ». Je lui ai répondu que le bruit ne vient pas du restaurant et il m’a répondu : «j’en ai rien à foutre». Ensuite il est parti faire des photocopies et a appelé un collègue à lui pour me surveiller en disant : «Surveille le celui-là ».En revenant il me dit « Vous ne m’avez rien volé ? Vous m’avez l’air d’un pic Pocket vous. »

Pendant ma déposition, je lui ai dit que le restaurant ne marchait pas et que la gérante pensait le mettre en sous location, en attendant de le vendre. Il m’a répondu : « Attendez, vous croyez que je vais vous laisser vendre votre bordel, c’est mal me connaître ». Par la suite, le policier m’a présenté ma déposition à signer. Je n’ai pas reconnu mes propos, c’était différent de ce que j’avais dit. J’ai donc refusé de signer et je suis parti. Il m’a suivi et a commencé à me menacer : « Je vais téléphoner à votre employeur, vous irez pointer au chômage, je vais couper vos allocations, je vais vous pourrir la vie, la prochaine fois que je vous vois, je vous fous en garde a vue... » . Je n’ai pas répondu et je suis parti.

Quelques temps après, Monsieur Y.D. a téléphoné à mon employeur. Je ne sais pas ce qu’il lui a dit mais mon employeur m’a dit : « J’ai répondu à ce monsieur Y.D. que ce que vous faite à l’extérieur ne me regarde pas » puis elle m’a demandé de le rappeler.

Au téléphone, Monsieur Y.D. m’a demandé des nouvelles sur la location, puis il m’a dit de repasser le voir avec ma mère. Je lui ai demandé pourquoi il ne m’a pas appelé sur l’un de mes téléphones portables ou mon fixe, il m’a répondu : « Vous avez quelque chose à cacher à votre employeur ? Moi pas ». Ma mère est partie à sa convocation mais pas moi, j’ai eu peur de ses menaces.

Ma mère m’a dit que durant son entretien au commissariat, Monsieur Y.D. a voulu la manipuler en lui disant « L’un de vous doit payer, vous ou lui, je préfère que ce soit lui, il est plus jeune il s’en remettra. Dite juste que c’est lui qui tire les ficelles et je vous laisse… ». Puis elle a constaté que son procès verbal n’était pas identique à ses déclarations, elle a refusé de signer. Là encore Monsieur Y.D. a commencé à la menacer, «Je vais vous renvoyer dans votre pays, je vais vous couper les allocations familiales, je ne vais pas vous lâcher… ». Elle a maintenant peur de le revoir.

Ma mère a été convoquée au commissariat de police de Lyon 7e, pour audition, car c’est le commissariat du lieu de sa résidence. Pendant sa déposition, elle a dit au policier que nous avions remis des attestations de voisinage à Monsieur Y.D. Le policier lui a répondu « C’est bizarre, je n’ai aucune attestation dans votre dossier ». Monsieur Y.D. n’avait pas transmis nos attestations.

Par la suite, Monsieur Y.D. a appelé à plusieurs reprises mon propriétaire, JJM avec qui je suis en litige et lui a donné des informations confidentielles à mon sujet : « Monsieur K. a un dossier pour utilisation illégale de la profession… ». Il lui a dit aussi « Je veux que vous chassiez les noirs qui se trouvent dans votre cave… je ne veux pas que Monsieur K. vende le restaurant… faite le partir »

Ses propos m’ont été rapportés par Monsieur JJM en personne.

C’est une situation inédite, on est obligé de tout dire à la police ici représentée par Monsieur Y.D. qui lui répète tout à mon propriétaire avec qui nous sommes en litige. C’est déloyal.

Cependant Monsieur JJM qui est le propriétaire de l’immeuble me rappelait à chaque fois qu’il en avait l’occasion, que Monsieur Y.D. m’en veut car je n’ai pas « collaboré » et qu’il cherchait un moyen de m’avoir. Son but était de me causer un maximum d’ennuis et de me faire renvoyer de mon travail.

Enfin, je m’étonne du lien que Monsieur Y.D., Major de police, entretient avec Monsieur JJM qui était le chef de l’église de scientologie de Lyon et qui a été condamné à plusieurs années à de la prison ferme pour escroquerie.

J’ai écris une lettre au Procureur de la République, en prenant soin de dénoncer seulement ce que je peux prouver. En effet, ce n’est pas chose aisée de dénoncer les dérives d’un policier. Je n’ai jamais eu de réponse. Au contraire plusieurs mois après mon courrier, rien n’a changé : En effet, mon garagiste est venu me voir et m’a dit que Monsieur Y.D. lui a parlé de moi et qu’il a dit : «qu’il c’est débarrassé de moi ».

Par la suite, Monsieur Y.D. est venu effectuer un contrôle au restaurant, un jour ou le restaurant était en location.

Il a vu la personne qui louait le restaurant dans la cuisine vêtu de son vêtement de cuisinier ainsi que deux personnes entrain de manger dans la pièce principale et deux autres personnes dans une autre pièce dont une qui mangeait.

Il a demandé les papiers de tout le monde, et lorsqu’il a vu que la personne qui mangeait dans la petite salle n’avait pas de papier (à ce moment là), il s’est mis à dire que c’était le cuisinier. Pourtant cette personne ne se trouvait pas en cuisine, et il n’avait pas de vêtement professionnel.

Malgré les contestations immédiates des clients et de la locatrice du restaurant, il a rendu un rapport dans son sens.

Il a fait descendre le propriétaire et lui a demandé, s’il les connaissait. Le propriétaire à dit non, je ne les connais pas. Monsieur Y.D. a omis de noter cela dans son rapport.

Il a menti dans son rapport quand il a dit que le propriétaire était déjà au restaurant au moment du contrôle. En réalité, c’est lui qui a appelé le propriétaire pour qu’il assiste au contrôle.

Le propriétaire habite au dessus du restaurant et passe tous les jours devant, donc, il sait ce qu’il s’y passe.


Par la suite, Monsieur Y.D. a dit : « Rendez les clés au propriétaire, car monsieur K. n’a pas payé le loyer ». La locatrice a répliqué en disant « on loue le restaurant, on doit conserver les clés ». Mais la police a ordonnée de rendre les clés à Monsieur JJM.

 

Dans son rapport, Monsieur Y.D. dit qu’il a rendu les clés car le propriétaire du fond de commerce, Mme B était absente. Cela n’est à l’évidence pas la vraie raison.

Résultat : le restaurant est resté fermé deux semaines car Monsieur Y.D. a refusé de nous rendre la clé du restaurant quand nous sommes allés lui réclamer quelques jours après au commissariat de police.

La locatrice a montré sa carte d’auto entrepreneur dans la restauration mais Monsieur Y.D. a répondu qu’il ne veut rien savoir et il a fait un rapport disant que c’était un travail dissimulé. Elle lui a pourtant expliqué que celui qu’il accuse de travail dissimulé est son concubin, qu’il possède une carte professionnelle métro avec elle et qu’il a été faire des courses pour elle qu’il a payées avec leur carte bleue, et qu’il occupe déjà un emploi et que l’autre personne est le parrain de leur fils.

Monsieur Y.D. était au courant dès le début que nous cherchions à louer le restaurant, il savait que le restaurant ne marchait pas, il savait que nous cherchions à vendre.

Dans son rapport, il nous a également accusés d’engager la gérante « au black » !

Une seule des personnes n’avait pas de papier au restaurant mais il nous a accusés d’employer deux clandestins, alors qu’il savait que c’était faux. Heureusement que ces gens sont revenus nous voir pour tout nous expliquer.

Ce sont de fausses accusations, et très graves car elles sont commises par un policier.

Par la suite, j’ai reçu une lettre de la préfecture nous menaçant de sanction, ainsi que l’Urssaf, et d’autres services de l’état. Je tiens à préciser que nous avions au préalable appelé l’Urssaf pour leur demander si c’était possible de louer un restaurant à un auto entrepreneur. Ils nous ont répondu oui.

Je tiens également à préciser que j’ai parlé autour de moi et à diverses associations de mon histoire.

Une association m’a dit avoir déjà eu affaire à Monsieur Y.D. pour les mêmes choses que j’ai écrites, et une personne s’est présentée à moi et m’a dit qu’il lui est arrivé aussi la même chose que moi dans son commerce. (Intimidation, fausse accusation, appel à l’employeur). Tout cela de la part de Monsieur Y.D.

C’est ce qu’il m’a convaincu d’écrire, car je n’arrivais plus à trouver le sommeil et maintenant quoi qu’il arrive je me sens mieux d’avoir dénoncé ses agissements.

Tout ce que j’ai dis dans ce présent courrier est vrai, je sais bien qu’il va nier mes propos mais j’espère bien que s’il y a plusieurs réclamations à propos de cette personne, cela donnera du crédit à mes propos.

Pour ma part je continue à faire confiance en la police et en la justice et je sais que tôt ou tard, la vérité sur Monsieur Y.D. sera dévoilée.

Dans l’attente de vous lire, je vous prie, Madame la ministre de la justice, de croire à mes sentiments les plus distinguées.

Monsieur K.

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commentaires

vorgeat 12/10/2012 15:18

A la suite d'une banale fuite de gaz dans mon immeuble;le 5 mars 2012,les pompiers et 2 policiers de vienne sont venus pour faire des contrôles,ce qui est normal jusque là.
Leurs recherches ce sont concentrés sur notre appartement;car il y avait un fort dégagement de gaz;mais ils n'ont rien trouver.
Il y avait les pompiers et les 2 policiers.
Ce qui n'est pas normal,c'est que les 2 policiers ce sont permis de faire des choses graves et une atteinte à la dignité,à la vie privée de ma femme et de moi-même.
Je ne connais pas les noms de ces 2 policiers,mais je serais les reconnaîtrent,car j'ai une très bonne physionomie.
Un des 2 policiers c'est permis de faire un contrôle d'identité sur le physique,raciste(ma femme est d'origine camerounaise)ceçi est un délit de facié,ni moi,ni les autres locataires de l'immeuble
ont eûs un contrôle d'identité et le deuxième policier à été fouiné dans un de mes placards sans mandat de perquisition,sur le coup je n'ai pas réagis car nous étions dans l'affolement à cause de
cette fuite de gaz;c'est après qu'ils soient parti que je me suis rendu compte de cette situation grave.
Si je m'étais rendu compte de cette situation,j'aurais éjectés de mon appartement avec fracas ces 2 policiers,je suis chez moi et c'est un lieu privé.
Il faut vous dire que dans ce beau pays qu'est la france,nous rencontrons certaines personnes au niveau des administrations,des maffieux,escrocs,voleurs,menteurs et salopards en tout genres,qui se
croit au dessus des lois;protégés par différents réseaux.
La police et la justice quand ils commettent des délits ne sont jamais coupables;ils se protégent entre eux.
Je suis une personne honnête et je suis comme beaucoup de français,j'en ai marre de la mentalité pourrie dans laquelle la france s'oriente;il n'y a aucune démocratie,si ce n'est qu'en façade.
Je crois qu'il faudra faire d'urgence quelque chose pou retrouver une démocratie en france avant que la guerre civile n'éclate parce que ce jour là ce sont les français qui réglerons leurs comptes
entre eux.
La france est dans une situation très très grave au niveau de la démocratie,avec une atteinte grave aux droits humains et j'ai honte de mon pays.



jean-philippe

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