Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du C.L.A.P33
  • Le blog du C.L.A.P33
  • : Collectif bordelais Contre les Abus Policiers
  • Contact

Recherche

ETAT D'URGENCE

Le cadre légal : klik

****
Kezaco la loi
"Etat d'urgence"


C'est par là : klik !

****
Agenda des luttes

 
http://demainlegrandsoir.org/IMG/arton913.png

  En ligne ici : klik !

*****

Non à la loi renseignement

Infos : klik !

****
Retrouvez toutes

les brochures du C.L.A.P33

***
"Résistons Ensemble"


http://resistons.lautre.net/

***

Et encore...

Notre flux Rss




https://a2-images.myspacecdn.com/images04/2/8050b970040d479da3e063184a2bbb9c/full.jpg

http://blog.cgtbayard.org/public/solidar.jpg


 

26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 10:20

Transmis par S. le 10 juillet 2016

Le «robot tueur» de Dallas : une première pour la police

Le choix de la police de Dallas d’envoyer un robot télécommandé pour tuer l’homme suspecté d’avoir abattu plusieurs policiers marque une première pour les forces de l’ordre américaines et témoigne d’un usage qui devrait aller en se développant, selon des experts.

À l’aube vendredi, un sniper suspecté d’avoir tiré sur des policiers et retranché depuis des heures dans un bâtiment est finalement tué par un robot télécommandé, utilisé pour faire détoner une bombe.
(...)
Dans l’armée américaine, les robots terrestres transforment le visage de la guerre depuis plusieurs années déjà. Ils sont notamment capables de récupérer et désactiver une charge explosive, à l’aide d’un bras téléguidé par des soldats restés à l’abri du danger.

Ils semblent voués à être désormais de plus en plus employés par les forces de l’ordre.

En Chine, l’université de la défense nationale a conçu un appareil baptisé «AnBot», destiné à avoir «un rôle important à jouer pour renforcer les mesures antiterroristes et antiémeutes», écrit-elle sur son site.

« La caractéristique la plus controversée d’AnBot est bien sûr son +outil intégré antiémeute électrisé+ (ressemblant certainement à un Taser ou à un aiguillon pour bétail). Il ne peut être déclenché que par les humains contrôlant Anbot à distance », écrivait Peter Singer avec un autre spécialiste Jeffrey Lin en avril dans le magazine américain Popular Science.

« Le fait qu’Anbot soit si grand veut dire qu’il a la place d’intégrer d’autres équipements de police, comme des gaz lacrymogènes et d’autres armes moins létales », poursuivaient les auteurs.

Des chercheurs de l’université de Floride travaillent eux au développement de «Telebot», comparé dans certains articles au célèbre « Robocop » imaginé au cinéma

Lire l'article complet :
http://www.journaldemontreal.com/2016/07/08/le-robot-tueur-de-dallas-une-premiere-pour-la-police

***
Quel est ce robot-tueur utilisé pour la première fois par la police américaine pour éliminer un tireur ?

Le robot a donc été utilisé tel un robot-bombe, et la ville de Dallas en a trois en sa possession depuis le mois d’octobre 2015.

Cet événement sordide est une première aux États-Unis, tandis que ce type de robot sert habituellement à désamorcer des bombes justement sans risquer de vies humaines.

Selon Peter Singer, de la fondation New America, seul un appareil baptisé Marcbot « a été employé de la même façon par les troupes en Irak ».

L’arrivée de robots armés pouvant causer la mort d’être humains n’est absolument pas au goût de tous.

En effet, certaines organisations s’en inquiétaient déjà en 2014. C’est le cas de l’ONG Human Rights Watch et d’International Human Rights Clinic (Université d’Harvard), qui motivent leur campagne contre les robots-tueurs en expliquant que ces machines « ne sont pas dotés de qualités humaines, telles que le jugement et l’empathie, qui permettent à la police d’éviter de tuer illégalement dans des situations inattendues ».

Lire l'article complet :
http://sciencepost.fr/2016/07/quel-robot-tueur-utilise-premiere-police-americaine-eliminer-tireur/

***
Pour aller plus loin...

10 raisons pour lesquelles il faut interdire les «robots tueurs»
https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2015/11/time-to-get-serious-about-banning-killer-robots/

Bientôt, des robots tueurs pour le maintien de l’ordre ?
http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Crises-et-conflits-armes/Actualites/Bientot-des-robots-tueurs-pour-le-maintien-de-ordre-14861
https://www.amnesty.org/fr/press-releases/2015/04/ban-killer-robots-before-their-use-in-policing-puts-lives-at-risk/

Systèmes d'Armes Létales Autonomes (SALA) et Non-Droit à la Vie
https://blogs.mediapart.fr/bonneau-alain/blog/190215/systemes-darmes-letales-autonomes-sala-et-non-droit-la-vie

Robots tueurs : Il faut conserver un contrôle humain de ces armes
https://www.hrw.org/fr/news/2016/04/11/robots-tueurs-il-faut-conserver-un-controle-humain-de-ces-armes

Faut il interdire les robots tueurs autonomes ?
http://abonnes.lemonde.fr/culture/visuel/2015/10/17/faut-il-interdire-les-robots-tueurs-autonomes_4790497_3246.html

« Il faut interdire les armes autonomes capables d’échapper au contrôle des hommes »
http://rue89.nouvelobs.com/2015/07/29/faut-prendre-serieux-menace-robots-tueurs-260497

Le bouleversement du droit des conflits armés par les armes autonomes
http://www.lepetitjuriste.fr/droit-international/bouleversement-droit-conflits-armes-armes-autonomes/

Les ONG face aux robots tueurs : un enjeu vital
http://robots.blog.lemonde.fr/2015/11/24/les-ong-face-aux-robots-tueurs-un-enjeu-vital/

***
Ce n'est plus de la science fiction...

Escadrons de drones autonomes : le nouveau projet fou de la DARPA
https://humanoides.fr/drones-aeriens-collaboratifs-darpa/

RoBattle le mini-tank autonome de l’armée israélienne
https://humanoides.fr/robattle-tank-autonome-israel/

Voici Dogo, un système autonome armé d’un calibre 9mm de l’armée israélienne
https://humanoides.fr/dogo-drone-tueur-armee-israelienne/

L’armée américaine développe des drones saboteurs
https://humanoides.fr/armee-americaine-developpe-drones-saboteurs/

Un Terminator opérationnel d’ici vingt ans : les ONG s’alarment
http://rue89.nouvelobs.com/2012/11/23/un-terminator-operationnel-dici-vingt-ans-les-ong-salarment-237239

Les robots tueurs bientôt en action près de chez vous?
http://www.swissinfo.ch/fre/politique/arm%C3%A9e-du-futur_les-robots-tueurs-bient%C3%B4t-en-action-pr%C3%A8s-de-chez-vous-/38723030

Repost 0
26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 10:20

Le 5 juillet 2016

Interdictions de manifester, violences policières, interventions des unités spéciales, emprisonnement de manifestants... la gestion par l’État du mouvement actuel de contestation contre la loi travail fait l’objet de nombreuses critiques, jusqu’à la demande d’une enquête parlementaire adressée par sept organisations syndicales.

Pour le journaliste David Dufresne, auteur en 2013 du livre Maintien de l’ordre, la stratégie du gouvernement marque surtout la fin d’un « savoir-faire français » longtemps reconnu comme un modèle dans la gestion des foules.

Selon lui, « le Rubicon du maintien de l’ordre à la française, qui consiste à viser la foule, a aujourd’hui été franchi ». Entretien.

**

Basta ! : Canons à eau, nasses, tirs tendus, charges de camions à Rennes... Pendant le mouvement contre la loi travail, on a même vu le retour des voltigeurs à Toulouse.
Dans votre livre, vous montrez que la police est réactive et s’adapte au gré des manifestations. Ici, on a plus le sentiment d’une surenchère policière que d’une « désescalade », contrairement aux pratiques en vigueur dans un pays comme l’Allemagne...

Lire la suite :
http://www.bastamag.net/David-Dufresne-Le-maintien-de-l-ordre-a-la-francaise-n-existe-plus

***
Sur le retour des voltigeurs..........cette année à Toulouse
https://iaata.info/Trente-ans-apres-la-mort-de-Malik-Oussekine-les-voltigeurs-sont-de-retour-a-1121

Repost 0
26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 10:11

Le 21 juillet 2016

Le projet de loi sur l’état d’urgence a été adopté par les sénateurs et dans la foulée, arbitré en commission mixte paritaire. Le document est devenu au fil de ces travaux un texte anti-terroriste, où le renseignement gagne une nouvelle fois en voilure, même au delà de cette période exceptionnelle.

Plusieurs dispositions du projet de loi sur l’état d’urgence, déposé après l’attentat de Nice, ont été adoptées dans les mêmes termes par les sénateurs et les députés. Cette harmonie les blinde en conséquence, puisqu’elles n’ont pas eu à être arbitrées en commission mixte paritaire.

C’est ainsi que l’état d’urgence, que François Hollande promettait d’arrêter à la fin du mois lors de son allocution de 14 juillet, sera finalement prorogé, non de 3 mois, mais de 6 mois (article 1).

Il s’arrêtera donc en principe le 26 janvier 2017, à moins d’être prorogé pour la cinquième fois, histoire de couvrir la période préélectorale de mai 2017.

À l’article 1bis, il sera fait dorénavant obligation à l’autorité administrative de transmettre sans délai copie de tous les actes relatifs à l’état d’urgence (assignation, perquisition, etc.).

Cela devrait théoriquement permettre au contrôle parlementaire d’aiguiser sa fonction.

Retour des perquisitions et saisies informatiques

Le projet de loi marque également le retour des perquisitions notamment informatiques, lesquelles avaient été abandonnées lors de la dernière prorogation (article 1).

Cette option permise dans la loi de 1955, réformée après les attentats de novembre 2015, est surtout accompagnée de la possibilité pour les autorités de réaliser des copies de toutes les données « contenues » dans un ordinateur, une tablette, un téléphone trouvés sur les lieux visités, car fréquenté par une personne dont le comportement est jugé « menaçant » pour la sécurité et l’ordre publics (article 2).

Une possibilité qu’avait épinglé le Conseil constitutionnel, désormais dotée de garanties supplémentaires.

Fermeture des lieux de réunion, dont les lieux de culte

Dans la loi de 1955, il est spécifié que « le ministre de l'intérieur, pour l'ensemble du territoire où est institué l'état d'urgence, et le préfet, dans le département, peuvent ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacles, débits de boissons et lieux de réunion de toute nature dans les zones déterminées » par un décret.

« Peuvent être également interdites, à titre général ou particulier, les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre ».

Le projet de loi ajoute après « de toute nature », dans la disposition précitée, un bout de phrase permettant de cibler expressément les « lieux de culte au sein desquels sont tenus des propos constituant une provocation à la haine ou à la violence, ou une provocation à la commission d'actes de terrorisme ou faisant l'apologie de tels actes ».

De même, l’autorité administrative pourra interdire tous les cortèges, défilés et rassemblements de personnes sur la voie publique dès lors que cette autorité ne peut assurer la sécurité « compte tenu des moyens » (article 1 ter A).

Contrôle d’identité, visite des véhicules, fouilles des bagages

Le projet de loi autorise également aux zones couvertes par l’état d’urgence les contrôles d’identité, l’inspection visuelle et la fouille des bagages, et la visite de tout véhicule circulant ou arrêté sur la voie publique ou présent dans les lieux accessibles au public (article 1er ter).

Cette capacité sera reconnue sur autorisation du préfet, durant 24 heures, aux officiers et les gradés de la gendarmerie, aux gendarmes comptant au moins trois ans de service, aux fonctionnaires du corps d'encadrement et d'application de la police nationale, aux gendarmes affectés en unité opérationnelle et aux gendarmes n'ayant pas la qualité d'officier de police judiciaire, aux fonctionnaires des services actifs de la police nationale, titulaires et stagiaires, n'ayant pas la qualité d'officier de police judiciaire, aux autres fonctionnaires des services actifs de police nationale, aux volontaires servant en qualité de militaire dans la gendarmerie et aux militaires servant au titre de la réserve opérationnelle de la gendarmerie nationale, et enfin aux adjoints de sécurité peuvent être nommés au 1er échelon du grade de gardien de la paix de la police nationale… (ouf !)

Au delà de l'état d'urgence, un texte aussi contre le terrorisme

Au passage, la loi du 20 novembre 2015, celle qui a prorogé une première fois l’état d’urgence, est rebaptisée. Elle devient loi « prorogeant l'application de la loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relative à l'état d'urgence et portant mesures de renforcement de la lutte antiterroriste ».

Quelles sont les dispositions touchant à la lutte contre le terrorisme, qui s'appliqueront même au delà de l'état d'urgence ?

Déjà, une personne condamnée pour ces faits ne pourra plus bénéficier de réduction de peine, sauf celle manifestant « des efforts sérieux de réadaptation sociale, notamment en passant avec succès un examen scolaire, universitaire ou professionnel traduisant l'acquisition de connaissances nouvelles » (article 3).

De même, une vidéosurveillance pourra être installée dans les cellules de détention. Une mesure qui inscrit dans la loi ce qu’un arrêté a prévu voilà peu à l’encontre de Salah Abdeslam, mais dont la solidité juridique ferait défaut, selon certains praticiens du droit (article 4).

La très récente loi « renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l'efficacité et les garanties de la procédure pénale » est également modifiée.

En application de l’article L225-2 du Code de la sécurité intérieure, le ministre de l'Intérieur peut désormais imposer un contrôle administratif de toute personne ayant quitté le territoire national « et dont il existe des raisons sérieuses de penser que ce déplacement a pour but de rejoindre un théâtre d'opérations de groupements terroristes ».

Normalement, ce contrôle est limité à un mois. Le projet de loi l’étend à deux mois (article 6).

Ajoutons que la Commission mixte paritaire fait sauter avec l'article 6Bis le plafond de l’interdiction de sortie de territoire, normalement limitée à deux années (article 224-1 du CSI, alinéa 5).

La détention provisoire d’un mineur est portée à deux ans voire trois ans selon qu’il s’agit de délit ou crime terroriste (article 7).

Autre nouveauté, le fait de diriger ou d'organiser le groupement ou l'entente en vue d’un acte de terrorisme sera puni non de vingt ans de réclusion criminelle, mais de trente ans, outre 500 000 euros d'amende.

Quand l’acte en question peut entrainer la mort d’une ou plusieurs personnes, c’est désormais la perpétuité qui menacera ses auteurs (article 8).

Des dispositions ont également entrainé de nouveaux tours de vis s’agissant des interdictions de territoire (article 9).

Mais surtout, le projet de loi vient également modifier la loi Renseignement.

Renseignement : la contagion des sondes (même hors état d'urgence)

Comme expliqué hier, la possibilité de suivre à la trace et en temps réel une personne, via des sondes installées chez les opérateurs et autres intermédiaires, ne concerne pour l’instant que celui qui présente une menace, dans un cadre de lutte contre le terrorisme. Une nouveauté introduite par la loi renseignement, votée l'an passé.

Profitant d'une nouvelle fenêtre parlementaire, sénateurs et députés réunis en CMP ont revu ce spectre. Ce mécanisme très intrusif visera à l’avenir non la personne identifiée comme une menace, mais celle « préalablement identifiée susceptible d'être en lien avec une menace »., vous voyez la nuance ?

Les services du renseignement gagnent ainsi en latitude.

Pour faire simple, ils n’auront pas à se doter de preuves, mais simplement d’indices pour justifier ce suivi.

Dès qu'un individu sera « susceptible » d'être en lien avec une menace, il pourra être pisté en temps réel par les ordinateurs du renseignement.

D’ailleurs, il y a un effet de propagation puisque la mesure sera étendue à son environnement.

En effet, dès lors qu’existent « des raisons sérieuses de penser qu'une ou plusieurs personnes appartenant à l'entourage de la personne concernée par l'autorisation sont susceptibles de fournir des informations », alors celles-ci pourront être surveillées de la même façon. (article 11).

On part donc d'une personne susceptible d'être en lien avec une menace pour étendre la surveillance en temps réel à son entourage, du moins si celui-ci pourrait possiblement avoir des informations sur une telle menace !

Seulement, à l'heure de Facebook, réseau qui a diminué la distance entre les individus, la surveillance pourra rapidement s'étendre aux amis des amis d'une personne potentiellement menaçante.

Une vraie épidémie de surveillance.

Faciliter le relevé des données de connexion (même hors état d'urgence)

Une autre disposition est à relever. Elle concerne cette fois les écoutes ou interceptions de sécurité, sur l’ensemble de moyens de communication.

Normalement, le feu vert du premier ministre vaut également pour le recueil des données de connexion, dès lors que cette récolte vise des documents et des informations « nécessaires à l’exécution de l’interception et à son exploitation ». *

Le projet de loi détend généreusement ce lien.

Il remplace « nécessaires » par le terme plus distant d’« associés », afin de faciliter l’exploitation de toutes les données sécrétées par une personne déterminée (article 11 ter).

Ce n’est pas tout.

Dans le même code, à l’article L. 863-2, les services de la communauté du renseignement peuvent « échanger » toutes « les informations utiles à l'accomplissement de leurs missions ».

Dans le projet de loi, le verbe « échanger » est remplacé par « partager », une clarification qui permettra surtout une mise en commun des éléments glanés par l’ensemble des services (article 11 ter, encore)

Un code de bonne conduite dédié à la couverture du terrorisme

D’autres dispositions sont enfin à relever.

Outre celles concernant les réservistes (article 11 quater et s), certaines vont changer le visage de la police municipale.

En principe, ses agents peuvent porter une arme, mais à la condition que « la nature de leurs interventions et les circonstances le justifient ».

Ce passage du Code de la sécurité intérieure est supprimé par le projet de loi, ce qui permettra de plus facilement armer ces autorités rattachées au maire (article 11 bis).

Enfin, remarquons qu’une nouvelle mission a été raccrochée à la locomotive du CSA.

Celui devra élaborer « un code de bonne conduite relatif à la couverture audiovisuelle d'actes terroristes ».

Ce code de bonne conduite vaudra également sur des pans d’Internet, notamment sur les flux vidéos des sites d’information en ligne (article 11 sexies)

Source :
http://www.nextinpact.com/news/100727-ligne-par-ligne-projet-loi-sur-etat-durgence.htm

****
Complément d'info

"Loi renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l’efficacité et les garanties de la procédure pénale."
http://clap33.over-blog.com/2016/05/etat-d-urgence-legalise-le-parlement-adopte-le-projet-de-reforme-penale.html

Loi Renseignement
https://sous-surveillance.fr/#/

Repost 0
24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 10:18

Transmis par Résistons Ensemble

Bonjour,

Voici en pdf, le No 154, juillet / août 2016, du petit journal mobile recto-verso A4 "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et sécuritaires.

Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement, si le journal vous plaît. Vous êtes invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction, à se joindre à l'équipe de rédaction. Nous attendons vos contributions, propositions, critiques ...

A bientôt.
L'équipe de rédaction

Pour télécharger ce bulletin mis en page au format pdf :
http://resistons.lautre.net/spip.php?article564

***
Au sommaire

- Qui nasse qui ?

- Dernière minute

- Répression du mouvement contre la loi travail

- [ S u r l e v i f ]
   Coup de pression policier

- [ A g i r ]
   Contre la répression…

- [ C h r o n i q u e d e l ' a r b i t r a i r e ]
L’Attiéké
Pour la fermeture des CRA, soutien aux réfugiés !
Pour en finir avec la mise à mort de Kamel Bouabdallah et non aux longues peines...
On n’oublie pas !

Repost 0
23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 10:05

Depuis Paris Luttes Info le 21 juillet 2016

Ces derniers jours, Harouna Attoumani & Adama Traoré sont morts entre les mains de la police française.

Deux nouvelles victimes d’une longue série. Paris-luttes publie deux articles toujours d’une terrible actualité, tirés du numéro 8 de la revue Z, "Ceci n’est pas une bavure - 2000-2014 : 127 personnes tuées par la police française."

En 2013, au moins onze personnes ont été tuées au cours d’une opération policière. Le constat est le même qu’en 1983 : dans la très grande majorité des cas, les victimes sont des héritiers de l’immigration.

Ni dérapages fortuits ni bavures, ces meurtres sont l’aboutissement d’une violence quotidienne exercée au nom du maintien de l’ordre.

Face à cet état de fait, certains s’organisent pour le faire reconnaître et enrayer la machine. État des lieux depuis les Minguettes et ses alentours. (Extrait de la revue Z n°8, Vénissieux)

Le recensement suivant a été réalisé par des historiens, des collectifs militants et à l’aide de coupures de presse.

Il est ici fait état – de manière non exhaustive malheureusement – des 127 personnes tuées lors d’interventions policières ou par des policiers et des gendarmes en civil entre 2000 et début 2014.

En parallèle, des indications quant aux évolutions des dispositifs et armements policiers sont données.

Cette chronologie ne fait en revanche pas mention des personnes qui décèdent de façon suspecte en prison et en centre de rétention. (Extrait de la revue Z n°8, Vénissieux)

Source :
https://paris-luttes.info/ceci-n-est-pas-une-bavure-2000-1975

Repost 0
15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 10:48

Transmis par Saïd Bouamama le 4 juillet 2016

La campagne politique de criminalisation de la CGT et la tentative d’interdire une manifestation syndicale sont des caractéristiques notables de la période. Le principal syndicat ouvrier de France est explicitement accusé par un préfet et implicitement par un ministre de complicité au moins passive avec les dits « casseurs ».

La logique en œuvre n’est pas nouvelle. Elle a été largement utilisée par le passé et dans le présent contre les militants et organisations soutenant la lutte du peuple palestinien ou contre des militants et organisations issus de l’immigration.

Dans les deux cas il s’agit de produire politiquement et médiatiquement un « ennemi public » autorisant la prise de mesures d’exceptions durables au prétexte de protéger la société et ses « valeurs républicaines».

De l’ennemi civilisationnel…

Les systèmes de domination ont consubstantiellement besoin de susciter la peur et de mettre en scène un péril.  Ne pouvant pas se présenter pour ce qu’ils sont, ils sont contraints de se légitimer par cette menace construite de laquelle ils affirment nous préserver.

Devant masquer leur violence structurelle et systémique, ils ont besoin d’une figure de la menace pour justifier les répressions contre les résistances à ces violences premières.  Au plus la légitimité d’un pouvoir d’État est en difficulté, au plus la production d’un ou de plusieurs ennemis publics est nécessaire.

A ce titre la multiplication des discours de désignation des ennemis est un révélateur d’une crise de légitimité.

A l’échelle internationale c’est l’absence de légitimité des nouvelles guerres coloniales pour le pétrole, le gaz et les minerais stratégiques, qui conduit à la production d’un « ennemi civilisationnel » avec la figure du « musulman ».

Du Choc des civilisations de Samuel Huntington à l’ « axe du mal » de Georges Bush nous avons la déclinaison du champ théorique au champ de la propagande de ce processus de production d’un ennemi civilisationnel.

Lire la suite :
https://bouamamas.wordpress.com/2016/07/03/de-bds-a-la-cgt-chronique-dune-criminalisation-par-une-politique-de-la-peur/

Repost 0
13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 09:52

Transmis par Libérons les le 1er juillet 2016

Réflexions sur le journal « El Canero » par Fernando Barcenas
Prison Nord de la ville de Mexico, juin 2016

Le projet « El Canero » est né durant les heures d’ennui, de partage de discussions et réflexions dans les cellules d’isolement, dans la zone 3 du module d’entrée, en observant la routine et comprenant que nous devons toujours recommencer depuis le début ; c’est ainsi qu’a surgi la nécessité de redonner du sens.

Que signifiait réellement lutter contre la domination et l’état ?

Est-ce que croire aveuglément dans mes idées avait encore réellement un sens ?

Bien des questions se bousculaient dans ma tête et j’ai compris alors que je devais trouver une forme pour ne pas me retrouver en proie à l’angoisse et au désespoir…

J’ai d’abord commencé par écrire pour débuter un dialogue avec moi-même et ensuite, lorsque j’ai conçu la façon de matérialiser ma liberté intérieure, je l’ai alors utilisée comme lieu d’introspection depuis celui où je me trouvais avec mes bourreaux, de mes prisons subjectives, de mes attitudes autoritaires et de soumission, un lieu où je n’avais de sens qu’en me cherchant moi-même et qui a en effet fonctionné comme un outil pour reprendre confiance dans mon individualité unique et libre.

Par la suite, sont venues les questions.

Est-ce que cela avait un sens de n’écrire que pour soi ?

De quoi avait-on besoin pour briser les barrières de l’isolement.

Les réponses infinies à de tels questionnements m’ont conduit à une seule réponse : Écrire !

Si la liberté est aussi indispensable, aussi appréciée que la vie elle-même, à un point tel que nous serions capables de donner notre vie plutôt que de la soumettre à l’esclavage et aux chaînes ; alors pourquoi ne pas se battre pour l’étendre et faire en sorte que d’autres puissent expérimenter ici et maintenant la sensation de liberté et de plénitude qu’elle nous procure et qui parcourt notre corps chaque fois que nous nous échappons du périmètre légal, de la norme sociale ?

Nous sommes acteurs de la révolte et pour chacun des actes décidés, nous nous assumons comme des êtres capables de nous autodéterminer, de nous réapproprier nos vies et d’avancer de façon cohérente vers l’expérimentation et la création de nouvelles formes de rapports sans pour autant nous transformer en institutions sociales.

C’est pour cela qu’à l’intérieur comme à l’extérieur des prisons physiques nous devons réfléchir et nous interroger : sommes-nous satisfaits de vivre soumis à de telles conditions ? Avons-nous envie de détruire la réalité ou voulons-nous seulement la transformer ? Mais surtout nous devons savoir si ce choix, c’est bien nous qui le faisons, si c’est bien le nôtre.

FERNANDO BARCENAS
Prison Nord de la ville de Mexico

[Lettre lue et envoyée pour la Journée de Solidarité avec les prisonnier-e-s en lutte au Mexique organisée à Toulouse par les trois passants avec le soutien de la Chapelle, de l’atelier Fandango Mano y Vuelta et de copines et copains solidaires.]

*****
Les couloirs de la ville défectueuse

Par Tonatiuh - Depuis la prison Nord de Mexico
« Reclu Norte » (Canero n°4)

Les couloirs de la ville défectueuse; l’un des couloirs parmi les plus dangereux et effrayants que tu puisses imaginer.

Tu peux tomber sur toutes sortes de surprises; observer l’entrée et la sortie d’objets pointus et tranchants arrachant la vie des corps humains ; rencontrer des gens qui doivent survivre dans la jungle de murs ; voir des « Chineandolos » : étranglements, serrant le cou par derrière, obstruant le passage d’oxygène au cerveau, perdant connaissance, pour enfin tomber par terre à cause des convulsions et devenir ainsi une proie facile à voler par les prédateurs; se battre à cause d’un simple frottement ou d’un coup de pouce reçu au milieu de la surpopulation carcérale, et tout ça, sans compter tous ceux qui ont perdu la vie en raison d’un vol insignifiant, des tennis, par exemple, ou de trucs du « Barco » : des aliments ou des choses sans aucune valeur que les visites apportent aux détenus.

Il y a des tas de façons de survivre dans « el kilometro » la taule : en vendant « rancho » de la bouffe, des médicaments, des produits comestibles, des vêtements, des chaussures, du pain, des livres, des clés USB, des enceintes, des appareils électriques, des matelas, des couvertures, même du viagra…

On dirait un couloir du quartier d’Indios Verdes ou Pantitlan ; une cour de n’importe quelle station de bus, de n’importe quelle cité à Tlatelolco, ou à l’institut polytechnique national IPN, ou bien l’architecture de n’importe quelle école.

Ce sont les couloirs de cette ville défectueuse et quand on transite par la taule « el kilometro » on doit faire face à toutes ces adversités, en faisant semblant, en prenant l’image de chacal « gandalla » pour pouvoir se défendre de toute sorte d’adversité.

Mais nous sommes prudents pour ne pas tomber dans le jeu des autres, pour ne pas devenir une proie de la corruption des matons, pour ne pas arriver à la punition, perdre ses dents, se faire poignarder ou perdre la vie; pour pouvoir sortir de cette petite ville où t’apprends à voler à grande échelle, à extorquer, à séquestrer, à mentir…

Ce sont les prisons de la ville de Mexico ; l’image et le reflet des villes urbaines...

- Téléchargements -

Le Canero n° 4 – EN FRANÇAIS
Pour télécharger le journal, cliquez ici
https://liberonsles.wordpress.com/journal-anti-carceral-el-canero/

Bonne lecture à tous et à toutes !
Les trois passants.

Traductions :
Amparo, Les trois passants
Corrections :
Val, Valérie et Myriam

****
À lire également...
- Voix depuis la prison : Extraits du journal anti-carcéral « El Canero n°4 »
https://liberonsles.wordpress.com/2016/06/30/mexico-voix-depuis-la-prison-extraits-du-journal-anti-carceral-el-canero-n4/
+ de Fanzines, brochures
-  Amour pour la liberté: Fernando Barcenas
https://liberonsles.wordpress.com/2016/06/17/amour-pour-la-liberte-fernando-barcenas/
- [Oaxaca] Qu’est-ce que c’est le temps, en prison : Miguel Betanzos
https://liberonsles.wordpress.com/2016/06/30/oaxaca-quest-ce-que-cest-le-temps-quand-en-prison-miguel-betanzos/

 

Repost 0
10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 09:18

Depuis L'Humanité, le 13 juin 2016

Entretien avec Didier Lassauzay, ingénieur des travaux publics de l'Etat, rédacteur spécialisé de la revue Démocratie et socialisme.

L’Humanité.- Que vous inspire la généralisation des services publics (impôts, Pôle Emploi, demande d’aides sociales, au logement, transports etc.) en ligne ?

Didier Lassauzay.- « Nous vivons au XXIème siècle avec cette forte évolution numérique, certains parlent de révolution numérique. Le numérique est partout dans notre vie donc il est tout à fait normal que les services publics connaissent aussi leur révolution. Un des grands principes du service public est la mutabilité, donc l’adaptation de celui-ci aux évolutions de la société.

Cependant, cette transformation doit être analysée dans le cadre plus global des multiples réformes, visant essentiellement à réduire les dépenses et les emplois publics, répondant aux évolutions du capitalisme.

Le numérique est donc un outil au service de ces réformes portant à la fois sur les politiques publiques, les missions publiques, l’implantation, l’organisation et la gestion des services publics.

La question essentielle pour le service public, à savoir la réponse aux besoins de tous et dans tous les territoires n’est pas celle de la logique libérale à l’œuvre aujourd’hui. Le service public serait essentiellement réduit à répondre aux failles du marché et à soutenir les plus démunis, les exclus. 

Nous sommes face un enjeu de société.

L’utilisation du numérique s’inscrit donc naturellement dans cette logique et non dans celle d’une réponse aux besoins. Il n’apporte pas un plus de service public mais au contraire un moins en termes de services rendus.

En effet, de nombreuses tâches de service public sont réalisées par l’usager et non plus par les salariés du service public (ex. : achat de billet de transport public non plus au guichet mais sur internet ou sur des bornes automatiques)

La numérisation massive des procédures conduit à avoir de fait le service public chez soi puisqu’avec un ordinateur nous pouvons accéder à de nombreux services, sans se déplacer.

D’autres formes d’organisation du service public se développent, fonctionnant principalement par bornes numériques, tout en gardant un minimum d’accueil. 

Nous pouvons citer les  « Maisons de service au public », réalisée à l’initiative des collectivités locales et une commune ou une intercommunalité. Elles peuvent comprendre des services des collectivités locales, de grands opérateurs de service public, des services commerciaux et des services de l’Etat. L’Etat, pour ses services participe à ce mouvement avec les « Maisons de l’Etat » pouvant comprendre des services de l’Etat, des services d’opérateurs sociaux.

Enfin dans ce cadre et pour aller vers les villages ruraux et les quartiers urbains ne disposant pas de service public, nous avons le « Service public itinérant », basé sur l’utilisation d’une camionnette

Lire la suite :
http://www.humanite.fr/le-numerique-est-au-service-dune-politique-de-regression-du-service-public-609440

Repost 0
8 juillet 2016 5 08 /07 /juillet /2016 08:35

Le 6 juin 2016

MON FLIC, CE ROBOT
Retour sur la nécessaire déshumanisation du maintien de l’ordre.

« Le maintien de l’ordre est une fonction centrale destinée à garantir la cohésion de la Nation et la cohérence du corps social sur les fondements de nos valeurs communes. »
Gal Bertrand Cavallier, ancien commandant du Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie

« Constitue un attroupement tout rassemblement de personnes sur la voie publique ou dans un lieu public susceptible de troubler l’ordre public.
Un attroupement peut être dissipé par la force publique après deux sommations de se disperser restées sans effet adressées dans les conditions et selon les modalités prévues par l’article L. 211-9 du code de la sécurité intérieure. »
Article 431-3 du code pénal

« L’attroupement ne constitue pas l’exercice d’une liberté publique. On ne lui reconnaît pas de finalité politique. »
Thomas Andrieu, directeur des « libertés publiques » et des affaires juridiques au ministère de l’intérieur

Le mouvement social en cours, en passe d’être inégalé sous la Ve République si l’on en juge par sa durée et son ampleur cumulées est, ère du smartphone oblige, également particulièrement fécond en images.

Parmi celles qui ont amplement circulé dans les médias officiels comme à travers les réseaux sociaux, il y a celle d’un homme, totalement nu, faisant face à une rangée de policiers en tenue anti-émeute.

L’intérêt que cette image suscite est aisément compréhensible, tant le contraste qu’elle recèle semble mettre en exergue la déshumanisation des policiers.

D’un côté, l’homme nu s’expose aux yeux de tous, dans toute sa fragilité, semblant par ce geste revendiquer la plénitude de son humanité.

De l’autre côté, face à lui, des policiers suréquipés, aux visages difficilement distinguables derrière les visières de plexiglas, illustrant quant à eux toute la brutalité du monde contemporain et ayant renoncé à leur individualité en acceptant de s’effacer derrière l’institution détestée qu’ils incarnent.

Lire la suite :
https://lundi.am/MON-FLIC-CE-ROBOT-Retour-sur-la-necessaire-deshumanisation-du-maintien-de-l

Repost 0
5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 08:33

Depuis Reporterre le 29 juin 2016

Le maintien de l’ordre a pris en France un tour dangereux pour les libertés publiques et le droit de manifester. Animée par Reporterre, une Mission civile d’information a mené une enquête approfondie sur les dérives de l’action policière depuis le début des manifestations contre la loi travail. En voici le rapport. Il témoigne d’une dérive dangereuse pour la démocratie.

La situation devenait insupportable : manifestation après manifestation, nous observions des violences de plus en plus nombreuses de la part des forces de police, bien au-delà de ce que pourrait exiger le maintien de l’ordre.

C’est pourquoi, fin avril, avec l’appui initial de plusieurs députés, nous avons lancé une Mission civile d’information sur les actions de maintien de l’ordre menées depuis le début, en mars 2016, des manifestations d’opposition à la loi sur le travail.

Ce rapport, établi par les correspondants de Reporterre à Nantes, Rennes, Toulouse et Paris, nous le présentons ce mercredi 29 juin, alors qu’à l’Assemblée nationale, une conférence de presse réunit des députés, des organisations des droits de l’homme et de la société civile, des syndicats de salariés et de policiers, pour tirer l’alarme sur la dérive dangereuse en matière de maintien de l’ordre.

Les enquêteurs ont rassemblé les témoignages attestant de pratiques dangereuses de maintien de l’ordre - plus d’une centaine recueillis directement, à quoi s’ajoute la reprise d’une quarantaine de faits émanant de sources fiables.

Nous avons par ailleurs demandé aux autorités publiques (ministère de l’Intérieur et préfectures) de répondre à nos questions.

Ces autorités ne l’ont pas souhaité, ce que nous regrettons.

Des entretiens avec des représentants syndicaux des personnels de maintien de l’ordre ont par ailleurs été réalisés.

Nous avons conduit cette mission avec le souci d’assurer que le droit de manifester soit pleinement respecté.

Notre démarche est animée par le souhait que les principes de la démocratie et du respect de l’État de droit soient respectés, et s’imposent au pouvoir exécutif comme à quiconque.

Lire la suite :
https://reporterre.net/Violences-policieres-le-rapport-qui-dit-les-faits

Repost 0
3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 08:55

Le 15 juin 2016

À la télé, après une grande manifestation de protestation, on vous parle toujours des violences, des casseurs et des blessés (surtout policiers). Mais avez-vous jamais vu un casseur blessé, sanguinolent, ou simplement arrêté, matraqué, traîné sans ménagement vers un fourgon de police ?

À la télé, ce qu’on voit, c’est toujours le même rituel : une poignée de types casqués, masqués, toujours uniformément de sombre vêtus, qui lancent des projectiles sur la police ; puis juste après, des policiers qui les chargent (enfin, c’est ce que la télé nous dit, car on ne voit jamais les policiers et les casseurs en venir réellement aux mains).


Casseurs ? Non, policiers en civil.

Mais quand la télé vous montre des gens blessés, ceux-là ne sont jamais ni casqués, ni masqués, ni uniformément vêtus comme tout casseur qui se respecte.

Le type sanguinolent dans la manif d’hier (photo ci-dessus), le journaliste atteint dans le dos par les éclats d’une grenade de désencerclement le 26 mai, ou encore Rémi Fraisse victime d’une grenade offensive sur la zad de Sevens, ces cassés-là ne sont jamais les casseurs qu’on nous montre généreusement à la télé.

Ce qu’on ne voit jamais à la télé, ce sont les images des violences policières, les jets de grenade meurtrières, les tirs de flashball à bout portant dans la figure de manifestants. Par contre, pas de problème, des documents comme ça, on en trouve à la pelle sur les réseaux sociaux.

Mais ce que vous ne verrez jamais, pas plus sur les réseaux sociaux qu’à la télé, ce sont des policiers lançant des grenades ou tirant au flashball sur les casseurs casqués, masqués et tous uniformément vêtus.

Des questions ?

Source :
http://yetiblog.org/index.php?post%2F1849

Repost 0
2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 08:27

Depuis BastaMage le 22 juin 2016

Un siècle de manifestations interdites et de répression du mouvement social.

La manifestation syndicale parisienne du 23 juin a été interdite, puis finalement autorisée sur un parcours imposé par le ministère de l’Intérieur, autour du bassin de l’Arsenal, près de la Bastille. Cette quasi interdiction est une première depuis un demi-siècle.

La dernière manifestation syndicale interdite est de triste mémoire.

C’était le 8 février 1962. Six syndicats, dont la CGT, la CFTC et l’Unef, ainsi que le Parti communiste et le Parti socialiste unifié (PSU, dont une partie des membres fonderont ensuite le PS), appellent à manifester à Bastille contre les « tueurs fascistes » de l’OAS (l’organisation terroriste d’extrême droite combattant pour l’Algérie française) et pour la paix en Algérie.

Nous sommes en pleine guerre d’indépendance.

L’état d’urgence a été décrété depuis un an.

Le Préfet de police – un certain Maurice Papon, condamné 36 ans plus tard pour complicité de crimes contre l’humanité pour avoir collaboré aux déportations vers les camps d’extermination nazis – interdit la manifestation.

Les rassemblements pacifiques sont violemment dispersés par les forces de l’ordre : neuf syndicalistes de la CGT et membres du Parti communiste meurent sous les coups des matraques ou de grilles jetées par les agents à l’entrée du métro de la station Charonne.

Quatre mois plus tôt, c’est une manifestation appelée par les Algériens de France qui est interdite et réprimée. 11 500 manifestants sont arrêtés, entre 30 et 200, selon les historiens, sont tués. Des corps sont jetés dans la Seine par la police.

Auparavant, au plus fort de la guerre froide au début des années 50, plusieurs manifestations « pour la paix », auxquelles participe la CGT, sont systématiquement interdites.

Il faut remonter à 1906, soit plus d’un siècle, pour retrouver un parallèle direct avec la situation actuelle, comme le note le site Terrains de lutte.

Le 1er mai 1906, les ouvriers défilent pour la journée de 8h – aujourd’hui remise en cause par la loi Travail… Pour le ministre de l’Intérieur de l’époque, le radical-socialiste Georges Clémenceau, et son préfet Louis Lépine, pas question de laisser faire.

« Les manifestants ne circuleront, à aucun prix, en dehors du rayon que nous leur assignons »

« Vous supposez bien que si nous laissons dans la rue 500 manifestants déambulant au chant de L’Internationale, ce groupe sera bientôt grossi et fera la boule de neige, au point de former 1000, 2000, 10,000, 50,000… Ça, non. Ce pourrait être l’émeute, et nous devrions nous résigner à faire donner l’artillerie. Eh bien ! On n’en arrivera pas là. Les manifestants, les chômeurs ne circuleront, à aucun prix, en dehors du rayon que nous leur assignons », communique alors la Préfecture de police.

La troupe est mobilisée : 20 000 soldats dont 5000 cavaliers, 36 000 policiers sont réquisitionnés. Et la manifestation fortement réprimée, dans les rues qui avoisinent la place de la République : 860 arrestations et de nombreux blessés.

« C’est un miracle que ces actes d’inutile et sauvage brutalité, ajoutés à bien d’autres, n’aient pas surexcité la foule et déterminé des bagarres », commente L’Humanité de Jean Jaurès.

« Par la suite, le pouvoir ne craindra plus de faire des morts dans le mouvement social. En juillet 1907, deux manifestants sont tués à Raon-l’Etape. En juin 1908, à Vigneux, les gendarmes ouvrent le feu sur des grévistes réunis dans leur permanence, en tuant deux et en blessant une dizaine. Le 30 juillet 1908, à Villeneuve-Saint-Georges, les dragons attaquent 400 manifestants, en tuent quatre et en blessent presque une centaine. Dans la foulée, Clemenceau fait arrêter tout l’état-major de la CGT (…) au motif qu’ils seraient les « responsables moraux » des violences », rappelle Terrains de lutte (Lire ici !). Georges Clemenceau, dont le portrait trône dans le bureau du Premier ministre, est l’un des modèles politiques de Manuel Valls.

Source :
http://www.bastamag.net/Quand-les-radicaux-socialistes-interdisaient-les-revendications-sociales-et

Repost 0
26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 10:45

Le 8 juin 2016

Comment le lancement de notre rapport "L'ordre et la force" a-t-il été reçu ? Quelles réactions ? Quelles avancées ? Voici un premier bilan, en quatre questions.

Le rapport « L’ordre et la force » a été lancé le 16 mars 2016, quel bilan en tirer ?

Le lancement de la campagne sur les violences policières par l’ACAT en mars 2016 a rencontré un écho médiatique considérable. Dans un climat marqué par la montée des revendications sociales et la prolongation de l’état d’urgence, le débat public s’est créé autour des pratiques des forces de police et de gendarmerie, notamment dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre et de sécurisation de l’espace public.  L’ACAT a été identifiée comme un interlocuteur clef.

Certains objectifs de notre campagne ont-ils été atteints ?

Notre demande adressée au ministère de l’Intérieur pour qu’il mette fin à l’opacité qui entoure l’usage de la force par ses représentants et les sanctions à l’encontre de ses agents est en bonne voie.

Le 6 juin, la directrice de l’Inspection générale de la police nationale a annoncé officiellement la mise en place d’un outil de recensement des blessés et tués lors d’interventions de police. Nous allons suivre de très près la création de cet outil afin qu’il puisse régulièrement donner une image fidèle de l’utilisation de la force par la police française.

Le climat social est tendu et les agents des forces de l’ordre déplorent les mises en cause dont ils se disent victimes et les violences commises à leur encontre. Quelle est la position de l’ACAT ?

L’ACAT déplore les violences, d’où qu’elles viennent.

Par ailleurs, elle s’est attachée à ne pas  participer de la polarisation du débat sur une logique pro ou anti-police.

L’association maintient sa vigilance, tout en conservant sa position : pour continuer à applaudir la police, dénonçons les violences policières. 

Il ne s’agit pas de dénoncer la police ni la gendarmerie, mais de pointer les manquements en matière d’usage de la force par ses dépositaires.

Les droits de l’homme ne sont pas optionnels et la pratique policière doit s’inscrire dans le strict respect de ce droit et de l’éthique publique.

Il s’agit aussi et surtout de mettre au jour les problèmes posés par un système hérité d’une culture nivelant les relations entre citoyens et représentants de l’Etat, où la notion de reddition de comptes a encore des progrès à faire.

Dans ce cadre, le manque de transparence sur les données concernant l’usage de la force, les difficultés d’accès à la justice pour les personnes alléguant des violences policières, la rareté et « le deux poids deux mesures » qui semblent être les marqueurs des sanctions disciplinaires et judiciaires infligées aux membres des forces de l’ordre en cas de manquement relèvent d’avantage de la responsabilité des pouvoirs publics que des policiers ou des gendarmes de terrain.

Le débat s’est engagé sur les violences policières en France, quels sont les moyens d’action dans un contexte qui semble se durcir ?

Le passage à tabac du lycéen de Bergson le 24 mars 2016, tout près des bureaux du secrétariat national ou encore le récent tir de flashball qui a blessé très grièvement à l’oeil un étudiant rennais, dans les récentes manifestations, ont fait remonter le débat sur le maintien de l’ordre.

Cela rend d’autant plus nécessaire une sensibilisation des leaders d’opinion et une action de plaidoyer en direction des décideurs et des parlementaires.

L’ACAT a rencontré la directrice de cabinet du ministre de la Justice en avril pour évoquer la nécessité de répertorier les conditions dans lesquelles la coercition s’exerce.

D’autres rendez-vous sont pris auprès du cabinet du premier ministre et du défenseur des droits.

L’IGPN a répondu de manière contextualisée aux arguments avancés dans notre rapport.

Des contacts sont noués avec les représentants des syndicats de police, à la faveur des débats qui se mènent sur plateaux de télévision ou au cours et en marge des émissions de radio. Cette action va se poursuivre.

Le devoir de vigilance rappelé par Gabriel Nissim, le président de l’ACAT, durant la dernière assemblée générale s’exercera, dans toute sa mesure.

S’alarmer de pratiques, ce n’est pas mettre en cause des individus, qu’ils soient magistrats, policiers ou gendarmes.

C’est mettre au jour des problèmes récurrents, pour que ces mêmes professionnels et leur hiérarchie puissent s’en saisir.

Rencontrer les acteurs du monde policier, judiciaire, en France, dans les administrations centrales et en régions, est l’étape suivante, indispensable.

Nous la mènerons ensemble, en réaffirmant notre spécificité dans le paysage associatif et en jouant notre rôle de vigile dans ces périodes difficiles.

La campagne sur les ondes et dans les kiosques

Voici une courte sélection, parmi les multiples interventions de l’ACAT  sur ce dossier :
Arte – 28 Minutes
France Culture - Du grain à moudre
France Inter
RCF
Le Monde
La Croix
20 minutes

Source :
http://www.acatfrance.fr/actualite/retour-sur-le-lancement-de-la-campagne-brisons-le-silence

Le rapport ACAT
https://www.acatfrance.fr/brisonslesilence

Repost 0

Documentation

ACTIONS C.L.A.P33 & Co...

****
Bordeaux - 18 mars 2017

Journée contre

les violences policières

Notre appel : klik !

*****
Violences Policières

France - Trois rapports
ACAT : klik !

Amnesty International : klik !
Paris Luttes Infos : klik !

 

*****
L'impact disproportionné
de l'état d'urgence

Un rapport d'Amnesty  : klik !

****
Hommage aux victimes

21 Mars 2015

 
15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

****

" Vétérante "

O.P.A

******
Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
 le 19 Mars 2009 à Bordeaux !
 
Infos :  klik !
 

 

L'oeil de Pancho

D'autres dessins de Pancho : klik

Retour à la page d'accueil