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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 11:34

Le 9 février 2017

Emission politique dont la 1ère thématique est : Les violences policières.

Amal Bentounsi (porte parole du collectif UNPA et sœur d'Amine Bentounsi), Omar Slaouti (Collectif Ali Ziri), Nacira Guénif-Souilamas (sociologue, professeure des universités à Paris VIII), Olivier Le Cour Grandmaison (politologue, maître de conférences en science politique à l'université d'Evry-Val d'Essonne).

Dans la deuxième partie, retrouvez l’intervention de la famille de Théodore Lusaka.

Source :
http://parolesdhonneur.com/

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 11:04

Le 13 mars 2017

Nicolas était à proximité du lycée Suger de Saint-Denis au moment des affrontements entre jeunes et képis. Témoin d'une interpellation plutôt musclée, il s'interpose et devient la cible de la police. A StreetPress, il raconte sa GAV.

Saint-Denis (93) - C’est l’histoire d’un mec qui est tombé au mauvais endroit, au mauvais moment.

Mardi 6 mars, à 12h30, alors que plusieurs centaines de lycéens (link is external) affrontent les forces de l’ordre devant le lycée Suger de Saint-Denis, Nicolas sort d’un troquet rue Gabriel Péri, à deux pas.

Il vient de boire une bière et s’apprête à aller chercher du pain.

Devant ses yeux, deux policiers sont en train d’arrêter deux lycéens.

Pour l’un deux , l’interpellation est plus musclée que la normale. « C’était vraiment violent », raconte Nicolas, quand StreetPress lui passe un coup de fil.

Face à eux, Nicolas s’exclame : « Arrêtez c’est des gamins de 15 ans ! »

Nicolas se rapproche, tente de voir la scène de plus près et pourquoi pas de mettre fin au pugilat. Échaudé, l’un des policiers le repousse d’un coup de main sec avant de lui ordonner de « dégager ». Le ton monte. Les képis se désintéressent alors des deux jeunes et se jettent sur Nicolas.

« Ce fils de pute a rayé mes lunettes ! »

Rapidement Nicolas est encerclé. Quatres agents de police se massent autour de lui pour procéder à son interpellation. En deux deux, les bleus mettent le jeune homme à terre. Dans la bataille, l’un des fonctionnaires perd ses lunettes. « Ce fils de pute a rayé mes lunettes ! » a-t-il crié.

L’interpellation redouble en intensité. En violence aussi. Nicolas est immobilisé au sol. Un des deux policiers pose son genou sur sa tempe. Sa tête est alors coincée sur le bitume.

C’est ce geste qui lui a causé une entaille qui recouvre 5 centimètres de son front.

La blessure lui vaudra 3 jours d’interruption totale de travail (ITT) selon un certificat que StreetPress a pu consulter.

Dans son procès-verbal, cet habitant de Saint-Denis concède avoir insulté les policiers suite aux coups qu’il a reçu.

Menotté, les mains dans le dos, Nicolas est assis au milieu de la chaussée quand l’un des policiers lui envoie une rafale de coups dans les côtes.

Face à la violence de l’interpellation, les commerçants du coin sortent de leur échoppe et manifestent leur soutien au jeune homme.

Contacté par StreetPress, 3 d’entre eux corroborent le récit de Nicolas.

Nicolas compte porter plainte à l’IGPN

Nicolas est transféré du commissariat de Saint-Ouen, blindé en raison des 55 interpellations réalisés à Saint-Denis, à celui de Bobigny. L’homme découvre les cellules vétustes et les conditions de garde à vue plutôt rudes.

Sonné par son interpellation, il a du mal à se souvenir combien de temps il passe en cellule.

Moins de 24 heures, selon son avocat, au cours desquels il sera confronté avec les policiers qui l’ont interpellé. Il est ensuite déferré devant le parquet de Bobigny. L’homme comparaîtra en mai prochain pour des faits « d’outrage », « de violence », et de « rebellion ».

« Ma position ne consiste pas à amalgamer la police qui fait son travail dans des conditions difficiles et parfois de tensions extrêmes », tempère l’avocat de Nicolas, Maître Colas, quand StreetPress lui passe un coup de fil :

« Mais de faire la lumière sur une affaire de qui a des échos profondément divergents entre la position d’un agent de police et celle du prévenu confortée par de multiples badauds témoins de la scène sur l’espace public »

La mine grisée, par la fatigue, le corps lourd, Nicolas sort de sa garde à vue exténué.

Quelques heures plus tard, sa décision est prise : choqué par ce qu’il vient de vivre, le jeune homme ira porter plainte à l’IGPN.

Source :
http://www.streetpress.com/sujet/1489317104-violences-policieres-saint-denis-lycee-suger

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Publié par C.L.A.P33 - dans Autres témoignages
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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 17:16

Le 10 mars 2017

Coupable. Après cinq ans de bataille judiciaire, la Cour d’Assises de Bobigny a condamné, ce 10 mars 2017, le policier Damien Saboundjian à 5 ans de prison avec sursis et 5 ans d’interdiction d’usage d’arme. Le 21 avril 2012, il avait tué Amine Bentounsi d’une balle dans le dos. Nous retranscrivons ici le discours prononcé par la sœur, Amal Bentounsi, après l’annonce du délibéré.

Cinq ans. Ça nous a pris cinq ans pour en arriver à cette condamnation, somme toute symbolique.

Cinq ans de larmes, parce que la mort d’un fils, d’un petit frère, dans ces circonstances, c’est quelque chose qui ne s’efface pas.

Cinq ans de cris, parce qu’il a fallu se faire entendre, par les médias, les politiques et la justice. Il a fallu défoncer le plafond de verre qui, dans ce genre d’affaires, empêche de dépasser le classement en fait divers.

Cinq ans de batailles, et de petites victoires aussi, face à cette machine à broyer les familles et les luttes qui se met en route à chaque fois qu’un policier est mis en cause dans une affaire de violences policières.

Cinq ans à redire que mon frère, quel que soit son passé, ne méritait pas d’être abattu comme ça, comme un chien, une balle dans le dos, alors qu’il fuyait un policier.

Cinq à espérer que justice passe, même si la militante politique que je suis devenue malgré moi, sait pertinemment qu’ils sont très rares les policiers à être condamnés pour ces faits.

Alors oui, la Cour vient de déclarer Damien Saboundjian coupable des faits qui lui étaient reprochés. Et oui, c’est une victoire... en demie-teinte, mais une victoire quand même, tant elle m’a coûté, tant elle nous a coûté.

Il ne faut pas être dupe, le peu que nous avons obtenu aujourd’hui est le fruit de notre mobilisation collective.

Rien ne nous a été donné. Rien.

Et cette condamnation, aussi légère soit-elle, on l’a arrachée. Elle est le résultat d’années de luttes de l’immigration et des quartiers populaires, elle est le résultat de notre détermination. De ce point de vue là, c’est une vraie victoire.

Après évidemment, le décalage entre ce qui a été démontré durant ces deux procès en Cour d’assises et la sanction prononcée ne peut qu’interroger et indigner.

En effet, il a été très clairement établi que Damien Saboundjian n’était pas en état de légitime défense ce 21 avril 2012.

L’avocat général de la Cour d’assises de Bobigny l’avait clairement démontré en 2016.

L’avocat général de la Cour d’assises de Paris l’a de nouveau clairement démontré en 2017.

Pire, les deux procès ont rendu visible le corporatisme policier primaire, les liens avec le pouvoir et les tentatives de pression sur la justice.

Non seulement, les policiers ont menti pour se couvrir mais ils ont surtout été protégés par la hiérarchie et le Ministère de l’Intérieur. On nous traitait de « complotiste » quand on disait cela… maintenant au moins les choses sont claires.

Je sais que beaucoup vont être déçus. Mais il faut aussi prendre la mesure de ce qui vient d’être fait. Ce n’est pas rien de se battre contre des structures aussi puissantes. Il y a une inégalité des forces qui n’est jamais en notre faveur. Donc ça, ce n’est pas rien.

Il faut le prendre comme une invitation, une obligation, à continuer le combat.

Il y a une culture de l’impunité policière dans ce pays qu’il va falloir régler avant que les choses ne dégénèrent davantage.

Ça fait des années que j’alerte aussi sur le danger des lois sécuritaires, et en particulier du permis de tuer qu’on accorde aux forces de l’ordre.

La loi sécurité qui vient d’être promulguée en mars 2017, et qui assouplit les règles d’usage d’armes pour les forces de l’ordre et les règles de la légitime défense, est très très dangereuse.

L’ironie c’est qu’elle a été pensée pour contenter les policiers juste après la mise en examen de celui qui a tué mon frère en 2012.

Si nous ne sommes pas vigilants, si nous ne nous mobilisons pas, elle arrachera à la vie d’autres petits frères, fils, pères, maris et amis.

Le combat doit continuer. Il continue pour toutes les victimes de violences policières et leurs familles à qui je souhaite dédier ces quelques lignes : Amine, mon frère déjà, je t’ai rendu justice, j’espère que tu trouveras la paix.

Papa, maman, ta petite fille, nous tous pouvons commencer à faire notre deuil.

Je pense aussi à Wissam El Yamni, Amadou Koumé, Lahoucine Ait Omghar, Abdoulaye Camara, Rémi Fraisse, Lamine Dieng, Ali Ziri, Hakim Ajimi, Mahamadou Maréga, Karim Tagbalhout, Jaouad Zahouia, Morad Touat, Zied Benna et Bouna Traoré, Hocine Bouras, Olivier Massono, Abou Bakari Tandia, Tina Seba, Babacar Gueye, Jean-Pierre Ferrara, Adama Traoré, mais aussi Théo Luhaka, et bien d’autres.

Le combat continue avec toutes les composantes de la société qui le souhaitent. Il est urgent, vraiment urgent, de se mobiliser.

Ce sont majoritairement des Arabes et des Noirs qui meurent entre les mains de la police, mais ce combat ne doit pas être uniquement le leur.

Il doit être soutenu largement par celles et ceux qui estiment que le respect des vies humaines et le respect de notre dignité ne saurait être fonction d’une couleur de peau, d’une religion ou d’une origine.

À tous ceux là, je donne rendez-vous le 19 mars, lors de la Marche pour la Justice et la Dignité qui partira à 14h de la place de la Nation.

Venez nombreux.

J’ai besoin de vous. Les familles ont besoin de vous.

En m’arrachant Amine, mon petit frère, ils ont volé une partie de ma vie. Je veux dédier la partie qui me reste à lutter pour la justice, la vraie… la seule qui apportera l’apaisement tant souhaité.

Merci beaucoup.

Amal Bentounsi

Source :
http://contre-attaques.org/l-oeil-de/article/amal-bentounsi

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 11:51

Le 27 février 2017

Début février, les conclusions de la police des polices (IGPN) dans l'interpellation de Théo fuitaient dans la presse.

Marianne s'est procuré l'intégralité du document, témoignages des policiers et de Théo compris. Le jeune homme y affirme notamment avoir entendu un policier se moquer : "Il saigne du fion".

« Le 2 février 2017, vers 16h40, l'équipage de la BST (brigade spécialisée de terrain) composé des gardiens de la paix C., D., Cl. et H., intervenait près du centre culturel « Le Cap », sis rue Edgard Degas à Aulnay-sous-Bois (93), pour procéder au contrôle d'individus susceptibles de s'adonner à la revente de produits stupéfiants.

Lors du contrôle de plusieurs personnes, un individu, le nommé Théodore Luhaka, se manifestait par sa véhémence et montrait une certaine arrogance à l'égard des policiers.

Il refusait de se soumettre au contrôle et saisissait le gardien de la paix C. par son vêtement.

Son collègue Cl. intervenait alors, mais était également saisi par les manches de sa tenue. Alors que C. venait assister son collègue, l'individu lui portait un coup de poing au visage.

Le gardien de la paix D. tentait de maintenir l'individu sur place. Il s'ensuivait alors une échauffourée entre ce fonctionnaire et le nommé Luhaka, au cours de laquelle tous deux tombaient à terre, la tête de l'interpellé heurtant le sol.

D. faisait alors intempestivement usage de la bombe lacrymogène qu'il tenait en main.

L'individu parvenait à se relever, et les gardiens de la paix C. et H. tentaient de menotter M. Luhaka. C. faisant l'objet de coups de pied de la part de l'interpellé, il usait de sa matraque télescopique en le frappant aux jambes ».

Source :
https://www.marianne.net/societe/ce-que-disent-le-rapport-de-l-igpn-et-les-temoignages-sur-l-affaire-theo

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 16:57

Par Xavier Ridon le 27 février 2017

Bordelais depuis 15 ans, Lassana Traoré veut la vérité sur la mort de son frère, Adama, lors d’un interpellation policière le jour de son anniversaire à Beaumont-sur-Oise.

Présent lors de la marche contre les bavures ce dimanche, Lassana revient sur 7 mois de combat pour la justice et lance un appel.

Rue89 Bordeaux : Comment avez-vous appris la mort de votre petit frère ?

Lassana Traoré : Tragiquement. Par téléphone. Mon frère de Paris m’appelle pour me dire qu’il y a un problème. Adama a été arrêté et est allé en garde-à-vue. Il a fait une crise cardiaque et il est décédé. J’ai eu du mal à y croire.

J’ai immédiatement pris la route et me suis rendu à Beaumont-sur-Oise.

J’ai réalisé que j’avais perdu mon petit-frère dans des conditions floues mais qui me paraissent atroces, asphyxié par trois gendarmes qui ont mis le poids de leurs corps sur mon frère.

A aucun moment, on accrédite leur thèse de mon frère malade et cardiaque. C’est pour ça qu’on a aussitôt demandé une contre-autopsie.

Il a donc fallu créer un rapport de force avec la justice aussi ?

Et heureusement qu’on a été soutenu par beaucoup de gens, des familles de victimes, des militants qui sont dans ce combat depuis des années. Ils nous ont aidé. Au départ, c’est un combat contre l’État. Une pauvre famille comme nous contre l’État, on est rien.

« Trois gendarmes ont fait mentir le Procureur et le médecin légiste »

Il y a eu des choses incroyables jusqu’à être obligé de muter le Procureur en charge de l’affaire et de dépayser l’affaire. Ça nous conforte dans notre combat, nous donne encore plus de force pour aller jusqu’au bout et ne rien lâcher.

Votre famille a aussi pu être présentée comme un gang, et dans la revue Negus, votre sœur Assa parle de menaces…

Exactement. Beaucoup de menaces de mort arrivent encore par courrier à la maison. Essayer de diaboliser les victimes, ça fait partie de leur fonctionnement. Ils essaient aussi de le faire pour Théo en sortant des affaires financières qui n’ont rien à voir avec ce qu’a pu subir ce pauvre Théo.

Lire la suite :
http://rue89bordeaux.com/2017/02/lassana-traore-raconte-laffaire-adama-combat-entre-pauvre-famille-letat/

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 18:28

Le 23 février 2017

Ce jeudi 23 février, une dizaine d’établissement scolaires parisiens étaient bloqués en signe de protestation contre les violences policières.

Reporterre était au lycée Bergson, où un lycéen avait déjà été violemment frappé par un CRS en mars 2016, en marge des manifestations contre la loi travail.

- Paris, reportage

Jeudi 23 février au matin, de nombreux élèves étaient rassemblés devant le lycée Henri-Bergson, dans le XIXe arrondissement de Paris, pour protester contre les violences policières.

Selon BFM, neuf établissements parisiens étaient bloqués à 8 h.

« Nous sommes venus témoigner notre soutien à Théo [un jeune homme de 22 ans qui aurait été violé avec une matraque par un policier lors d’un contrôle de police, le 2 février à Aulnay-sous-Bois]  », explique Emilie, 17 ans.

« Les violences policières sont devenues un peu trop fréquentes », renchérit Joël, 17 ans aussi.

Le groupe de lycéens se rappelle avec colère le tabassage de leur camarade de classe, le 24 mars 2016, en marge des manifestations contre la loi travail : Danon, 15 ans, avait reçu un violent coup de poing dans le visage de la part d’un CRS, alors qu’il avait les bras maintenus dans le dos.

« On savait que les violences policières existaient, parce qu’on en avait entendu parler à la télé. Mais le fait de les voir sous nos yeux change quelque chose », témoigne Prudencia, 16 ans.

La vidéo de l’agression de Danon, 15 ans, par un CRS

Le sujet a été abordé en classe avec les professeurs principaux.

« En gros, ils étaient d’accord avec nous, rapporte Emilie. Ils ne comprenaient pas pourquoi le CRS a agi comme ça alors que Danon n’avait rien fait. Normalement, les forces de l’ordre doivent nous protéger ; au lieu de ça, elles nous frappent ! »

Les lycéens accusent la police de cibler particulièrement les « gens de couleur ».

« Mais vu qu’on est des bamboulas, c’est convenable », ironise la jeune fille, en secouant ses belles tresses noires.

Pour apaiser les relations, « il faudrait que les policiers parlent mieux aux jeunes, parce que le respect doit être mutuel », estime Prudencia.

« Les contrôles d’identité trop fréquents tapent sur le système, on ne devrait pas se faire contrôler tant qu’on n’a pas commis de délit », poursuit Emilie.

Lire la suite :
https://reporterre.net/Des-lyceens-contre-les-violences-policieres-Le-blocus-est-notre-seul-moyen-d

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 18:12

Depuis Reporterre le 25 janvier 2017

Lisa Giachino, journaliste à L’Age de faire, a été interpellée par la police et maintenue en garde à vue, alors qu’elle faisait un reportage sur les migrants, dans la vallée de la Roya, près de Nice.

Notre collègue Lisa Giachino, membre de la rédaction de L’Âge de faire, a été placée en garde à vue dans la nuit du 19 au 20 janvier pour « aide aux migrants » alors qu’elle réalisait un reportage dans la vallée de la Roya, une zone frontalière avec l’Italie. Elle témoigne à sa sortie de garde à vue, qui aura duré 10 heures.

L’Age de faire - Comment ça va ?

Lisa Giachino - Je suis à la gare de Menton. Ils viennent à l’instant de renvoyer pour l’Italie les jeunes Érythréens qui ont été arrêtés avec moi.

A part ça, j’ai mal partout : on a marché toute la nuit sur une voie de chemin de fer !

Quelles sont les circonstances de ton arrestation ?

J’ai suivi 6 adolescents érythréens qui tentaient de rejoindre Nice depuis la vallée de la Roya. Beaucoup de migrants qui arrivent d’Italie se retrouvent coincés dans cette vallée, où tous les axes de sortie sont bouclés.

Ces 6 jeunes ont voulu tenter le coup par la voie de chemin de fer.

On a commencé à marcher vers 22h, jusqu’à 3 h du matin. Alors que nous marchions, une quinzaine de militaires embusqués sont soudainement sortis du noir avec des lampes en criant et en nous alignant. C’était assez impressionnant.

La tension a baissé d’un ton quand ils se sont aperçus qu’ils avaient affaire à des gamins. Ils nous ont embarqués au commissariat de la police de l’air et des frontières de Menton.

Pourquoi t’ont-ils placée en garde à vue ?

Ils m’ont suspectée d’avoir aidé les Érythréens à passer la frontière.

J’ai eu beau leur répéter que j’étais là pour faire un reportage dans le cadre de mon travail, ils m’ont quand même gardée 10 heures, en m’expliquant que mon travail ne justifiait pas ma présence ici !

J’ai même entendu que j’aurais dû demander une autorisation en préfecture pour faire ce type de reportage !

L’ambiance est tendue dans la vallée envers les habitants qui aident les migrants.

L’un d’entre eux, Cédric Herrou, a été placé en garde à vue dans la nuit de mercredi à jeudi. Sa garde à vue a été prolongée 24 heures, il n’est donc toujours pas sorti, et son domicile a été perquisitionné hier.

Les témoignages décrivent une perquisition menée dans des conditions violentes. Ce climat d’intimidation peut expliquer pourquoi ils m’ont gardée aussi longtemps.

Source :
https://reporterre.net/Une-journaliste-de-L-Age-de-faire-a-ete-placee-en-garde-a-vue-lors-d-un

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 16:58

Le 7 février 2017

Le policier a « enfoncé » la matraque « volontairement », affirme Théo

« Il me l’a enfoncée dans les fesses, volontairement. » Le jeune homme de 22 ans, blessé lors de son interpellation, jeudi 3 février, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a livré lundi sa version des faits, enregistrée par son avocat et diffusée par la chaîne d’information BFMTV.

Un enregistrement audio dans lequel Théo évoque aussi les « coups », les crachats et les « insultes ».

Jeudi, vers 17 heures, le jeune homme traverse « la place du Cap », située au cœur de la cité des 3 000, quand il « croise des jeunes du quartier ».

« Les policiers arrivent à ma hauteur et disent : “Tous contre le mur”. » « Je me mets contre le mur, tranquillement, et là, un des policiers vient et m’assène un coup », poursuit-il.

Et de préciser : « Dans le coin où on était, il n’y a pas de caméra [de vidéosurveillance]. Je me dis : “Il faut que je me débatte le mieux que je peux pour que j’arrive devant les caméras”. »

« Ils m’ont craché dessus », « traité de négro »

Puis, il décrit la scène : « J’étais de trois quarts, je voyais ce qu’il faisait derrière moi. Je l’ai vu avec sa matraque : il me l’a enfoncée dans les fesses, volontairement. Je suis tombé sur le ventre, j’avais plus de force, on dirait que mon corps m’avait laissé »

Ensuite, « ils m’ont mis les menottes et m’ont dit : “Assieds-toi maintenant.” Je leur ai dit : “Je peux pas m’asseoir, je sens plus mes fesses”. »

« Dans la voiture, ils m’ont mis plein de coups, des patates, m’ont matraqué les parties intimes, m’ont craché dessus, traité de “négro”, “bamboula”, “salope” », ajoute-t-il dans l’enregistrement.

« Arrivé au commissariat, un policier m’a dit : “Assieds-toi.” Je lui ai dit : “Monsieur, je n’arrive pas à m’asseoir. Il m’a dit : “Allonge-toi, on va quand même t’attacher au banc parce que c’est la procédure.” »

Mais le policier, voyant qu’il était « vraiment mal » et qu’il « saignai[t] beaucoup » aurait finalement dit : « Je pense qu’il faut l’amener se faire opérer, c’est grave. »

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 13:36

Le 22 janvier 2017

8 jours d’ITT , 4 points de suture à l’arcade sourcilière, des injures racistes et une nuit glacée au commissariat. Vendredi, Maxen, en 1ère ES, rejoignait des amis après le lycée, au Raincy. Mais un contrôle de policiers de la BAC tourne mal. Il raconte.

Je m’appelle Maxen, j’ai 16 ans, je suis en 1ère ES. Vendredi soir, vers 18 heures, j’ai rejoint des amis de mon ancien lycée, au Raincy. Tous les vendredis on sort dans le quartier, et on va au bistrot à côté du lycée.

On marchait ensemble allée Gambetta. Et on a vu du monde, il y avait un attroupement à cause d’une rixe entre deux personnes. C’est à ce moment là que 3 policiers de la Bac sont arrivés. Deux d’entre eux ont arrêté les personnes qui se battaient, et nous ont demandé de nous disperser. A ce moment là, j’étais assez loin.

Le policier de la Bac était super stressé

Le 3e policier de la Bac, un grand chauve, nous a dit de revenir et de nous aligner, pour nous contrôler. Il était super stressé. Je suis revenu assez lentement, parce que j’étais un peu perdu.

Et c’est là que le policier me pousse par derrière. Là je lui mets un tchip (voir ici). J’étais assez surpris, je savais pas que c’était lui. Et là, il me dit : « c’est moi que tu tchipes là ? » Et il me pousse deux fois avant de me prendre en étranglement.

Une golden en pleine arcade

Et quand il m’a étranglé, j’ai essayé d’attraper un peu son bras, pour réduire la douleur.

Et là il me dit « tu veux jouer du pieds-poings ? », comme si je voulais vraiment me taper avec lui.

Et il m’a mis une golden [un gros coup de poing, ndlr] en pleine arcade, en plus il portait une bague au poing.

J’ai tout de suite commencé à saigner, et le policier a balancé en parlant de moi : « Jackie Chan, il fait le chaud ». Oui, je suis d’origine asiatique.

Menottes et 17 heures en garde à vue… pour un tchip

On m’a passé les menottes, j’ai été emmené au commissariat du Raincy avec les 2 personnes de l’altercation, et un autre jeune.

Là, dans la cellule, je continuais à saigner. Quand j’ai demandé un mouchoir pour m’essuyer, les policiers voulaient d’abord que j’essuie le sang qui avait coulé par terre avant de me donner le mouchoir.

4 points de sutures

J’ai attendu longtemps, ensuite un policier m’a emmené aux urgences du Raincy. Les médecins ont constaté les lésions au niveau des cervicales, et dans le dos. A ce moment-là mon œil gauche ne pouvait plus s’ouvrir du tout.

J’ai été opéré à 23h30 de 4 points de sutures, et on m’a diagnostiqué 8 jours d’ITT.

Une nuit la cellule glacée du commissariat, sans manger ni boire

Après l’opération, le policier m’a ramené dans ma cellule. Surtout, il faisait super froid, on n’a pas voulu me donner une autre couverture. Impossible de m’endormir, j’ai du fermer l’œil à peine deux heures pendant toute la nuit.

En plus, j’avais faim et soif, on ne m’avait rien donné à manger ou à boire de la soirée ou de la nuit. A part le verre d’eau pour avaler le médicament aux urgences.

« Le policier de la BAC qui m’a agressé et m’a envoyé aux urgences… a porté plainte contre moi ! »
Maxen, agressé par la BAC @maxenhng

Vers 9 heures du matin, un avocat commis d’office arrive et c’est là que j’apprends que… le policier a porté plainte contre moi, pour violences volontaires sur agent !

On me dit que j’ai agressé l’agent, et que ses 2 collègues sont témoins.

Mais dans ma déposition je raconte les faits. J’ai listé les noms de 12 personnes qui étaient là et peuvent témoigner.

Finalement, je suis sorti vers 13 heures samedi, après 17 heures de garde à vue. Juste après, j’ai twitté ça :
bavure raincy teet

En sortant du commissariat du Raincy, Maxen tweete sa photo, qui entraîne des milliers de réactions de twittos.

Ce qui me choque ce sont les réactions des internautes qui trouvent normal qu’un léger manque de respect, un tchip (mais je ne savais pas que c’était le policier derrière moi), donne le droit au policier de me tabasser. »

Source :
http://www.streetpress.com/sujet/1485113729-bavure-police-le-raincy

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Publié par C.L.A.P33 - dans Autres témoignages
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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 12:36

Le 20 novembre 2016

Témoignage de Jules Panetier, suite à sa garde à vue de 48h. Repris intégralement du site du journal papier Le Poing.

Libre. Comme la dernière fois, j’ai été arrêté arbitrairement dans la rue et placé quarante-deux heures en garde à vue au commissariat de Montpellier.

Comme la dernière fois, la justice m’accuse d’avoir insulté un policier (le 15 septembre et le 26 octobre).
Lire ici :
http://www.montpellier-journal.fr/2016/07/midi-libre-relaie-sans-distance-la-these-policiere-dun-pretendu-indic.html

Comme la dernière fois il n’y a aucune preuve dans le dossier, sinon la « bonne foi » des policiers. Mais cette fois-ci, je ne passe pas en comparution immédiate.

Le procès c’est le 30 mars et d’ici là je suis sous contrôle judiciaire : je dois pointer deux fois par semaine au commissariat et je suis interdit de rentrer en contact avec les deux policiers qui m’accusent de les avoir insultés.

Mais je ne sais pas qui sont ces policiers (la juge des libertés et de la détention m’a donné le droit de pouvoir bientôt obtenir des photos d’eux).

Peut-être font-ils partie des policiers qui me menacent et me harcèlent régulièrement dans la rue ?

De fait, cette interdiction de rentrer en contact avec des policiers que je ne connais pas signifie pour moi une assignation à résidence puisque les policiers cherchent fréquemment à rentrer « en contact » avec moi dans la rue, la plupart du temps par l’insulte.

Et même quand ce sera pour aller pointer au commissariat, je vais devoir marcher entouré d’amis caméras et micros au poing, car il suffirait que ces policiers m’attendent devant la porte du commissariat pour que je rentre en « contact » avec eux et que mon contrôle judiciaire soit rompue, m’assurant de nouveau une place à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone.

Lire la suite :
https://lepressoir-info.org/spip.php?article630
http://www.lepoing.net/repression-jules-panetier-de-nouveau-sequestre-par-letat/

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 12:10

Le 10 novembre 2016

Jeudi 24 mars 2016, cet adolescent de 15 ans a reçu un violent coup au visage devant le lycée Henri-Bergson, en marge de la mobilisation contre la loi Travail. Il a accepté de parler à franceinfo, alors que s'ouvre le procès du policier.

Adan* ne lâche jamais son paquet de mouchoirs. C’est pour son nez.

Depuis ce fameux 24 mars 2016, jour où un policier lui a asséné un violent coup de poing en plein visage, Adan ne parvient plus à respirer correctement.

C’était un jeudi, à quelques mètres du lycée Henri-Bergson à Paris, où Adan est encore scolarisé aujourd'hui.

Le jeune garçon participe alors à la mobilisation lycéenne contre la loi Travail, lorsque deux policiers le prennent en tenaille.

Un troisième, muni d'un casque, s'approche et le frappe violemment. Adan s'effondre sur le trottoir.

La scène, filmée par un témoin à l'aide d'un téléphone portable, est aussitôt diffusée sur les réseaux sociaux et relayée par la presse.

"Ces images sont choquantes et m'ont choqué car elles ne correspondent pas à l'image que l'immense majorité des policiers de France se font de leur mission", réagit le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, conscient de l'émoi que suscitent les images.

Adan a le nez fracturé, mais il n'est pas opérable pour le moment. "Je dois d’abord attendre d’avoir fini ma croissance", raconte-t-il aujourd'hui.

"Je ne veux pas revoir les images"

Plus de sept mois après, le jeune homme, qui a accepté de se confier à franceinfo, dit aller "un peu mieux". Adan a repris les cours en septembre, toujours au lycée Bergson, mais toujours en seconde. "Avec ce qui s’est passé, j’ai raté douze jours de cours. Et puis les notes, ce n’était pas trop ça. Ils ont préféré que je redouble", confie-t-il.

Dans le cabinet de son avocat, Adan, enfoncé dans son fauteuil, cherche ses mots. Ça s'entend, et ça se voit.

Quand il ne sait pas, il enfonce son cou dans sa veste de survêtement aux couleurs du Real Madrid, "[son] club de foot préféré".

Il faut bien tendre l’oreille pour entendre ce que le lycéen a à dire.

Adan affirme qu'il n’a jamais revu les images de la scène, qui ont pourtant été vues par des dizaines de milliers d'internautes sur internet.

"Je ne veux pas les revoir. Ça me rappellerait des mauvais souvenirs."

De cette journée du 24 mars, l'adolescent se souvient "très bien" du "policier et de son poing" et de "[sa] chute par terre".

Aujourd’hui, il lui arrive de se "bloquer" quand il croise des policiers dans la rue.

Son père s'inquiète pour lui

Assis à ses côtés, son père Guy hoche la tête. Il se désole de voir que son fils n’est pas comme avant.

"Il a changé complètement, il a le regard figé parfois. Quand on lui demande, il nous dit que ça va. Mais nous, on voit que ça ne va pas. On a peur qu’il se passe quelque chose après." Adan et son père sont allés voir un psychologue, "histoire de discuter avec lui, afin qu’il se libère, car il a quelque chose en lui".

"La nuit, il ne dort pas bien, il se réveille, on le retrouve parfois dans le couloir. Vraiment, ça m’inquiète."
Guy, le père d'Adan à France Info

Jeudi 10 novembre, Adan va refaire face au policier pour la première fois, lors du procès qui se tient au tribunal correctionnel de Paris.

Agé de 26 ans, le fonctionnaire est poursuivi pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique".

Durant sa garde à vue à l'IGPN, la police des polices, l'homme a reconnu "avoir usé à tort d'une force disproportionnée", selon le quotidien Libération. Son avocat, lui, n'a pas souhaité s'exprimer avant l'audience.

De ce procès, Adan n’attend "pas grand-chose". "Si, juste une chose, reprend-il. J’aimerais comprendre pourquoi il a fait ça. Après, je passerai à autre chose."

Son avocat, Arié Alimi, espère "surtout" que la qualité de victime du jeune Adan sera reconnue.

"La particularité dans cette affaire de violences policières, c’est que c’est un enfant qui a été frappé par un représentant de l’ordre. Il n’avait que 15 ans." Il en aura 16 le mois prochain.

* Le prénom a été modifié.

Source :
http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/droit-du-travail/temoignage-franceinfo-j-aimerais-comprendre-pourquoi-il-a-fait-ca-confie-le-lyceen-frappe-par-un-policier-a-paris-en-mars_1913067.html

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Publié par C.L.A.P33 - dans Autres témoignages
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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 10:53

Reçu su Rétention le 1er novembre 2016

La semaine dernière le campement-ville de la lande de Calais était détruit et les personnes qui y vivaient, dispersées aux quatre coins de la France.

Cette opération avait, entre autres, pour but d’empêcher les gens de s’organiser collectivement pour vivre et/ou passer les frontières.

Aujourd’hui ce sont les campements parisiens qui sont la cible de la répression.

Ce matin a en effet eu lieu la énième rafle parisienne.

Mais cette fois mairie et gouvernement clament leur volonté d’éradiquer totalement les campements et donc la solidarité collective qui permet de survivre dans la rue.

A 8h ce matin plusieurs dizaines de camionnettes de flics et un bus pour les embarquer étaient planqués dans les rues adjacentes.

A 8h10 la troupe s’est mise en marche vers Jaurès.

Chasse à l’homme et tri au programme.

Une partie des habitants du campement, ceux qui se trouvaient vers le quai de Jemmapes, se retrouve encerclée.

Peuvent sortir de la nasse ceux qui présentent une preuve de démarche d’asile en cours.

Les autres sont dirigés vers le bus d’embarquement et peut-être vers un centre de rétention.

Dès leur arrivée des personnes solidaires vont prévenir les autres parties du campement qu’une rafle est en cours.

Au fur et à mesure que les gens sortent de la nasse, ils-elles ne se dispersent pas mais se massent face aux flics pour s’opposer à l’opération. Finalement ils et elles décident d’occuper la chaussée.

Alors que les engins de destruction de la mairie de Paris arrivent pour écraser tentes, matelas, vêtements et toutes les affaires personnelles, dont des papiers, plusieurs personnes tentent de les empêcher de faire leur sale besogne.

Les flics chargent, gazent et repoussent les gens vers le quai, hors de la route.

Mais on ne se laisse pas faire, on tente de récupérer la rue, beaucoup de personnes étant gazées et matraquées.

Une fois tous les véhicules de nettoyage passés nous avons pu réoccuper la rue.

Pendant 1h30-2h une sorte de face-à-face s’organise.

Les habitant.e.s du campement restent là avec tentes, matelas et autres objets qu’ils et elles ont pu récupérer, bien décidé.e.s à ne pas bouger et réoccupant petit à petit la route.

Les flics font plusieurs tentatives pour repousser tout le monde sur les trottoirs et finalement, débordés et ne pouvant visiblement compter sur du renfort, reçoivent l’ordre de « rentrer au parc ».

Ils quittent les lieux sous les huées et le campement est immédiatement remonté, jusqu’à la prochaine attaque qui ne saurait tarder …

Hollande, Valls, Cosse, Hidalgo and co ne cessent de l’annoncer. Hidalgo a même dit qu’elle n’ouvrirait pas son centre de tri et de transit de Porte de la Chapelle tant qu’il y aurait des campements dans Paris.

Organisons nous pour être nombreux et nombreuses ce jour-là. S

oyons les grains de sable qui enrayent la machine à trier, enfermer et expulser.

Ne restons pas passifs-ves et simples spectateurs-trices !

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 10:46

Le 12 octobre 2016

Si son nom est moins connu que ceux d’Edward Snowden (affaire NSA), Irène Frachon (affaire Médiator) ou Stéphanie Guibaud (affaire UBS), c’est qu’il a été contraint au silence par la puissante multinationale dont il a dénoncé les pratiques.

Raphaël Halet est pourtant l’un des deux lanceurs d’alerte à l’origine d’un scandale fiscal planétaire : les Luxembourg Leaks. Pour cela, il a été condamné par le Luxembourg à 9 mois de prison avec sursis. Il a fait appel.

Ce jeudi à 20h50, Raphaël Halet sera au coeur du documentaire événement de Benoît Bringer "Dans la peau d’un lanceur d’alerte" diffusé sur France 2 dans Envoyé Spécial.

Pour Le Plus, Raphaël Halet a accepté de raconter certaines des révélations du documentaire.

***
Au commencement, j’ai été photographe indépendant pendant une dizaine d'années. J’ai dû fermer mon activité, écrasé par les charges. En 2006, je réponds à une annonce d’offre d’emploi au moment même où je pars travailler en Suisse pour une petite entreprise de déménagement.

Tout l’été, je suis relancé par une boîte, PricewaterhouseCoopers Luxembourg, qui me demande de venir passer un entretien d’embauche.

C’est ainsi que je suis recruté en septembre 2006 par cette puissante multinationale en tant qu’assistant personnel.

C’est une entreprise qui emploie environ 190.000 personnes dans le monde, réalise 35 milliards de dollars de chiffre d’affaires, et qui est un peu plus gros que Mc Donald’s ou Nike pour vous donner une idée de la taille.

Son coeur de métier est l’expertise comptable, ainsi que le conseil aux entreprises, notamment fiscal. Le conseil fiscal s’adresse surtout à de très grosses entreprises et des multinationales.

À ce moment-là,  je ne connais ni Price, ni ce milieu de l’expertise comptable, ni même le Luxembourg. Tout cela est nouveau pour moi.

Quelques années plus tard, je me retrouve à la tête d’une équipe de petites mains qui fait un travail essentiel : faire tourner la machine administrative du service Tax (fiscalité) de l’entreprise.

Lire la suite :
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1565470-luxembourg-leaks-comment-je-suis-devenu-un-lanceur-d-alerte.html

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