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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 17:24


http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L480xH460/Denis_Godard-7f37f.jpg
Denis Godard militant, tabassé par un policier au commissariat du troisième arrondissement de Paris pour avoir sifflé L’Internationale.

C'était dans la nuit su 5 au 6 janvier 2012 :
http://clap33.over-blog.com/article-actu-agression-policiere-contre-un-militant-du-npa-96763528.html

Il souffre d’une fracture du plancher de l’orbite (l’os situé sous l’œil) avec douze jours d’interruption temporaire du travail (ITT).

Source :

http://juralib.noblogs.org/2012/01/11/paris-la-police-travaille-au-comissariat-du-3e-arrondissement/

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 09:26


http://1.bp.blogspot.com/-L1lOengIzcU/TjVJHTiQlJI/AAAAAAAAAY0/tmriKtCVCqs/s1600/260057doigt_d_honneur.jpg
Transmis depuis le blog de Didier Specq le 24 décembre 2011

A quoi occupe-t-on la police ?

C'est l'histoire d'une querelle pour une place de parking de supermarché à la veille de Noël.

Cette histoire de place de parking est racontée ici par Nord Eclair.
http://www.nordeclair.fr/Actualite/Justice/2011/12/24/une-grave-affaire-a-38-euros.shtml

Bien sûr, ce n'est pas vraiment le parking d'Auchan-Roncq, près de Tourcoing, qui nous intéresse. Signalons tout de même pour les historiens que c'est le premier vrai supermarché français : le groupe Auchan est né non loin de là dans le quartier des Hauts-Champs à Roubaix, mais le premier emplacement roubaisien était trop petit pour recevoir une vraie grande surface. Laquelle arrive donc à Roncq dans les années soixante.

Tout ça pour dire que cette histoire montre l'énorme pouvoir dont dispose le procureur de la République.

Ici, au départ, ce sont deux automobilistes qui s'invectivent pour une place de parking. D'un côté, un jeune homme de 29 ans, étranger, Ebrahim S., demeurant à Halluin. De l'autre côté, une adjointe au maire d'Halluin (près de Roncq) qui semble le connaître.

Toujours est-il que l'altercation (c'est le jeune homme qui cède finalement la place à l'adjointe) se solde par des injures et un doigt d'honneur. Pas de témoin. Le jeune homme dit qu'il a été injurié tout autant. L'adjointe ne dit pas qu'elle a été injuriée en tant qu'adjointe ou que sa fonction municipale a été mentionnée par l'auteur présumé des injures. De toutes façons, le jeune homme avoue le doigt d'honneur.

Tous ceux qui sont pour l'indépendance du procureur devraient méditer la suite.

L'adjointe dépose une plainte, le jeune homme est arrêté, placé en garde à vue. Dès le début de la garde à vue, légalement, le substitut du procureur de permanence est averti. C'est donc lui qui autorise la garde à vue du jeune homme alors qu'une injure de ce type (pas de menaces de mort, pas d'outrages à la fonction d'adjoint, etc) n'est à l'évidence qu'une très modeste contravention.

Inutile de dire qu'il est difficile de croire qu'un commissariat prendrait au sérieux une telle plainte si elle émanait d'un citoyen lambda : les policiers ont d'autres chats à fouetter.

Eh bien, ici, on prend cette affaire très au sérieux et on colle 48h en garde à vue le jeune homme.

A l'audience, la procureure demande cinq mois de prison ferme contre ce qu'il est convenu d'appeler le jeune de banlieue ! Cinq mois assortis d'un mandat de dépôt !

Là, on se pose la question de l'exécution réelle de la peine.

Pour la procureure, il s'agit d'un outrage à adjoint au maire, un élu, une personne aussi bien protégée que les magistrats ou les policiers. Léger détai l: l'adjointe en question faisait ses courses et n'était pas du tout occupée, ni de près, ni de loin, à ses fonctions officielles; le jeune homme (qui a dit ignorer qu'elle était adjointe) n'est même pas accusé par sa présumée victime d'avoir parlé de ses fonctions municipales.

Après avoir écouté la plaidoirie scandalisée de Me Jessy Lelong, le président Hoc Pheng Chhay a prononcé un jugement courageux, très peu en rapport avec les réquisitions étonnantes du parquet : 38 euros d'amende pour injures non publiques.

Quelle conclusion ?

Se méfier des procureurs qui seraient totalement indépendants et auraient le libre choix de l'opportunité des poursuites (au moins les procureurs actuels doivent rendre compte au pouvoir politique de leurs orientations répressives même si c'est a posteriori et pas dans le détail).

Se méfier aussi de tous ceux qui prônent la justice de proximité car les pouvoirs locaux pourraient s'en emparer. Mieux vaut parfois un pouvoir éloigné.

Me Jessy Lelong, dans cette affaire, se demandait publiquement s'il n'y avait pas eu une intervention politique. C'est totalement invraisemblable.

Didier Specq

Source :
http://peripetiesjudiciaires.nordblogs.com/archive/2011/12/24/a-quoi-occupe-t-on-la-police.html

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 12:08


http://loissauvages.rebellyon.info/IMG/arton595.jpg
Transmis par Résitons Réseau

Témoignage téléphonique du 22/10/2011 depuis le centre de rétention de Vincennes, bâtiment 2.

« À l'intérieur, chaque jour, ils mangent le métal. Il y a un égyptien qui a mangé du métal trois fois.

Quant à moi, un policier m'a frappé aux jambes.

Il y a trois jours, j'ai déjà appelé le Samu, j'ai appelé les pompiers. Ils sont venus là mais la police ne les a pas laissé rentrer. Chaque jour, je souffre. Je ne marche pas à pieds, je marche à genoux.

Ils m'ont frappé parce qu'il y a eu une bagarre entre des blacks.

Moi je suis passé au moment de manger, le temps du réfectoire. Je suis passé au moment où la police est venue. Ils étaient en train de se bagarrer.

Il m'a donné un coup de genou sur le dos, je te jure. La vie de ma mère, le matin je peux pas me lever seul. Il faut que quelqu'un m'aide pour que je me lève.


Je suis parti voir le docteur, là-bas des fois il y a un docteur. C'est eux qui disent que c'est un docteur mais je pense pas que c'est un docteur. Il me donne un antidouleur, des cachets antidouleur.

Lorsque je le prends, je suis bon, je suis bien. Le matin, lorsque ça fini, je peux même pas bouger de ma place. Je te jure, même pas bougé de ma place.

Ça, c'est mon cas.

Il y a plein, franchement plein de catastrophes. Des catastrophes. C'est Guantanamo. Presque. Presque, pas à 100%.

L'ASSFAM (Association Service Social Familial Migrants), elle est là-bas, elle voit tous ceux qu'elle veut. Par liste. Elle a la liste. Tu parles pas, c'est-à-dire tu es gentil lorsque tu dis quelque chose, tu peux rentrer. Tu es un mec qui parle, c'est-à-dire qui dit non, tu rentres jamais à l'ASSFAM. Je sais pas, franchement je pense qu'ils sont avec la police.

Moi j'ai été arrêté à Pigalle. J'habite en Suisse, je suis résident en Suisse. J'étais à Pigalle avec mes potes, nous étions dans un bar. Je suis sorti, j'ai fait pipi près d'une belle voiture. Hop, une C4 s'arrête près de nous, ils m'embarquent, ils m'ont pris. Ils m'ont dit « Tu as pissé sur la voiture, c'est pas bien, tu es algérien t'as pas le droit d'être ici en France ». J'ai mes papiers là, ils m'ont dit qu'ils me ramènent en Suisse. Ils m'ont dit « On cherche le ticket le moins cher ticket pour vous renvoyer en Suisse ». Ca fait maintenant 23 jours, ils ont pas trouvé le moins cher. Paris-Genève, chaque jour, 5 vols. Ils ont pas trouvé de vol.

Par exemple, tu viens d'Irak, ils te trouvent en Tunisie, automatiquement ils te renvoient en Irak. Si t'as fait l'asile en Suisse, s'ils te trouvent en France, automatiquement ils vont te renvoyer en Suisse. Et la Suisse, c'est eux qui s'occupent de toi, eux qui vont te renvoyer chez toi.

Je tiens à dire d'autre chose. Que des catastrophes, dedans. Catastrophes. Surtout pour les gens qu'ont pas de connaissances ici. Moi j'ai ma femme en Suisse, elle m'envoie l'argent, j'ai quelqu'un ici qui me ramène l'argent. Mais y en a, des gens, qui vivent la merde. Manger, tout ça, c'est pas halal. L'après-midi on prend un yaourt et un morceau de pain. À midi, rien. Parce que c'est pas halal. Ils savent ça, et ils le font exprès.

Tu sais, moi, hier... J'ai pleuré. La vie de ma mère, hier matin, devant la porte, je pleure. Tellement j'ai eu de souffrance. Tout le monde dit qu'il faut attendre le docteur.

De 8h du matin, j'ai attendu jusqu'à 11h30. 11H30, je te jure, j'ai vécu la mort. Il m'a augmenté les antidouleurs.

Au lieu de 2, il m'en donne 4. Il m'a dit « Je peux rien faire pour toi, il faut sortir, il faut vous soigner dehors ». Il m'a dit « Il vous reste pas beaucoup de temps ici, tu peux te soigner en Suisse ou quand tu sors, ici ».

Moi je suis toujours près de la cabine. S’il y en a une qui sonne, je réponds. »

****
aufondpresduradiateur@no-log.org
"Au fond près du radiateur", tous les mardi de 19h à 20h30, sur Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, sur Paris et la proche banlieue
http://www.rfpp.net/

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 15:30


http://antidelation.lautre.net/squelettes/images/compil_bandeau.jpg
A Toulouse

Le 2 septembre 2011

Bonjour,

Depuis janvier 2004, le collectif Résistance à la Délation informe la population et mobilise contre les dangers de la loi Prévention de la délinquance (loi PLD du 5 mars 2007) initiée par N. Sarkozy.

Aujourd’hui, contribuant à un réseau de vigilance, il participe à la désobéissance face à son application et se bat contre les logiques liberticides et sécuritaires de contrôle social.

A Toulouse, le collectif a rencontré à trois reprises (fin 2009 et avril 2010) l’élue municipale en charge de l’Action Sociale, de la Politique Jeunesse et de la Prévention de la Délinquance. (En PJ : compte rendu des entretiens)

Il demande une délibération en conseil municipal pour la non application de la loi.

Le collectif questionne en effet la municipalité sur sa politique de prévention de la délinquance qui fait désormais office de politique Jeunesse en direction des quartiers toulousains et sur ses engagements pris aux dernières municipales (mars 2008) :

- contre la loi Prévention de la délinquance
- contre le fichier Base élèves
- contre la vidéosurveillance

Voir le « Débat Municipales/Mars 08 Salle Sénéchal » :
http://tvbruits.org/spip.php?article870

Le 10 mai 2010, il a interrogé par courrier l’élue rencontrée sur ces questions d’orientations politiques, la loi PLD sous-tendant un projet de société sécuritaire et répressif. (En pj : lettre du 10 mai 2010)

Ce courrier a été diffusé à l’occasion de la sortie de la compilation Résistance à la Délation.
http://compilationrad.free.fr

A ce jour, le collectif n’a toujours pas reçu de réponses ....

Le collectif Résistance à la Délation-31

http://antidelation.lautre.net

http://www.myspace.com/resistance31

anti.delation@abri31.org

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 19:09

 

http://www.lesmotsontunsens.com/files/sans-papiers-emmaus.jpg
Transmis par Céline

Le 1er août 2011

30 juillet au matin l'expulsion du squat de la rue des Sorins à Montreuil abouti à l'arrestation d'une grande partie des personnes qui y habitaient.

Une majorité d'entre elles est sans-papier et à été transférée au commissariat de Bobigny.

De nombreux cars de police ont fait des aller-retours entre Montreuil et Bobigny pendant une bonne part de la matinée.

Vers midi un monsieur qui avait été arrêté est finalement libéré. Il demande à quelques personnes qui se trouvaient là, où est le métro le plus proche.

Le monsieur leur explique alors que, avant de sortir, les policiers lui ont donné un titre de séjour falsifié avec ses nom, prénom, date de naissance et photo dessus.

Une avocate de permanence aux gardes à vues était présente lors de cette remise du titre faux et des protestations du monsieur.

Il continue en disant qu'il ne comprend pas, que ce n'est pas à lui et qu'il ne voulait pas la prendre mais que les policiers lui ont mis dans ses affaires.

Alors que le monsieur se dirige vers le métro, deux hommes, sortis de derrière un arbre, semblent le suivre.

Inquiétées, les quelques personnes présentes leurs emboite le pas.

Les 2 individus accélèrent sensiblement.

Une personne les dépasse alors, rejoint le monsieur et lui explique, tout en marchant, qu'il est probablement suivi.

C'est alors que les deux hommes les rattrapent et leur disent être de la BAC et agir sur réquisition (dont personne ne verra trace).

Les deux personnes sont bonnes pour un contrôle d'identité.

A ce moment le monsieur enlève ses chaussures non encore relacées et commence à se tordre par terre.

L'autre explique que le Monsieur ne se sent pas bien, qu'il vient de sortir du commissariat, qu'il a été raflé ce matin, qu'il est traumatisé.

Les policiers décident de les emmener tous les deux au commissariat. A ce moment le monsieur, totalement apeuré, sort le titre falsifié et dit qu'il ne comprend pas pourquoi les policiers du commissariat lui ont donné ça.

Les flics appellent par talkie pour être sur que c'est un faux.

Ils demandent aux deux personnes de les suivre au commissariat "sans les menottes, si vous restez tranquilles et que vous ne vous enfuyez pas".

Sur le chemin du retour ils expliquent que posséder un titre de séjour falsifié est un délit en France, que le monsieur "racontera son histoire a l'opj" et qu'il "n'assume pas".

Arrivé devant le commissariat les policiers rendent sa carte d'identité à l'une et conduisent l'autre à l'intérieur pour une nouvelle GAV.

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1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 11:56

 

http://referentiel.nouvelobs.com/wsfile/6121306248007.jpg
Transmis depuis Le Monde

Le 26 juillet 2011

Accusée de "manquement au devoir de réserve", Sihem Souid, âgée de 30 ans, est suspendue pour une durée de dix-huit mois, dont six avec sursis, comme l'avait recommandé le conseil de discipline, à partir de mardi 26 juillet. "Nous sommes scandalisés. C'est une exclusion pendant douze mois" a déclaré son avocate Me Béatrice Dubreuil.

Ancienne adjointe de sécurité affectée à la police de l'air et des frontières (PAF) à l'aéroport d'Orly, Mme Souid était soupçonnée par sa hiérarchie d'avoir transmis à un journaliste des notes internes concernant le dispositif vigipirate à l'aéroport d'Orly, la procédure de sûreté des vols à destination de Tel Aviv et la liste des personnalités prévues pour l'accueil de Barack Obama, lors de la visite de celui-ci en France.

SOUTIEN DE MONTEBOURG ET HAMON

Entendue à l'inspection générale des services (IGS) sur ces allégations en juin 2009, Mme Souid avait reconnu les faits. Auteure d'un ouvrage Omerta dans la police (éditions Le Cherche Midi), un livre réquisitoire contre la police publié en octobre 2010, dans lequel elle dénonce le sexisme, le racisme et l'homophobie dont elle aurait été témoin lors de son passage à la PAF. Elle avait déjà été suspendue pour manquement à son obligation de réserve, pendant quatre mois de décembre 2010 à avril 2011.

Défendue par plusieurs personnalités et des responsables socialistes, dont Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, Sihem Souid n'a, en revanche, jamais reçu le soutien des syndicats de policiers. Début juillet, elle avait inscrit à son insu sur la liste de son comité de soutien, Nicolas Comte, le secrétaire général du SGP-Unité-Police, le principal syndicat de policiers. Dans une lettre qu'il lui avait adressée le 5 juillet, M. Comte s'en était étonné et avait demandé que son nom et celui de son syndicat soient retirés.

Yves Bordenave

Source :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/07/26/une-ex-adjointe-de-securite-suspendue-pour-manquement-au-devoir-de-reserve_1553087_3224.html

****
Outre son livre "Omerta dans la police" paru en 2010, Sihem Souid avait aussi dénoncer les viols entre collègues le 23 juin dernier sur les ondes de RMC.


Article des Inrockuptibles

Le 23 juin 2011

L'ex-agent de police Sihem Souid dénonce des viols entre policiers

Ex-adjointe de la sécurité et auteure d'un livre très critique sur la police, Sihem Souid a dénoncé mardi une affaire de viol dans un commissariat parisien. Alors qu'elle attend toujours la décision du ministre de l'Intérieur Claude Guéant concernant son avenir professionnel, elle a tenu à évoquer le sexisme et ses dérives au sein de la police.

Sihem Souid n'a pas la langue dans sa poche. C'est pour cette raison que Les Grandes Gueules, sur RMC, l'ont invité mardi 21 juin. Ex-adjointe de la sécurité à la Police aux frontières (PAF), elle est connue pour avoir dénoncé les manquements et les dérapages de la police française. Bavures, homophobie, racisme ou encore sexisme sont autant de choses qu'elle raconte dans son livre Omerta dans la police, paru en octobre 2010.

Cette semaine, elle remet le couvert en déclarant sur les ondes de RMC qu'il y a eu "des viols entre collègues" dans un commissariat de Paris, sans préciser lequel. Elle ajoute que l'affaire "a été étouffée" et que "les victimes ont été mutées".

Suite à ces affirmations, le préfet de police Michel Gaudin a déclaré jeudi avoir saisi l'inspection générale des services, "la police des polices", pour mener une enquête. De son côté, Nicolas Comte, secrétaire général d'Unité police SGP-FO (syndicat), compare cette affaire au cas Luc Ferry, qui a récemment évoqué l'implication d'un ancien ministre français dans une affaire de pédophilie. "Soit elle a des preuves, il faut le dire et le produire, soit elle n'en a pas et elle se tait", déclare-t-il.

C'est peu dire que Sihem Souid dérange. La publication de son best-seller lui a déjà valu en décembre une suspension de ses fonctions pendant quatre mois pour "manquement à son devoir de réserve". Le 24 mai 2011, le conseil de discipline de police s'est à nouveau réuni et a recommandé une exclusion temporaire de fonction de 18 mois. Maintenant, seul Claude Guéant peut confirmer ou non cette proposition.

Son exclusion, un enjeu politique

La validation de ce genre de sanction se fait normalement sous un délai de 15 jours. Mais cette affaire s'avère délicate en raison du nombre croissant de défenseurs de la jeune femme.  "J'ai beaucoup de soutiens. Claude Guéant n'a pas encore pris sa décision car il y a une grande pression politique, tous partis confondus".

Dans un communiqué publié lundi, le porte parole du Parti socialiste Benoît Hamon a demandé à Claude Guéant "de cesser de s'acharner sur Sihem Souid, en renonçant à lui interdire d'exercer son métier et de s'employer enfin à combattre les discriminations partout dans la société française, y compris dans la police". Aussi, la Ligue des droits de l'homme (LDH) lui rend "hommage pour son courage, sa ténacité et sa volonté de faire respecter les principes."

Et d'ajouter que le ministère de l'Intérieur ferait mieux de "consacrer du temps à parfaire la formation des fonctionnaires pour renforcer chez eux la légalité républicaine, plutôt que de le perdre dans une insupportable protection de faits délictueux".

Pour l'instant, les auditions pour l'enquête commencent vendredi et Sihem Soui risque à tout instant l'exclusion de ses fonctions. "Je ne suis pas très confiante", nous explique-t-elle. "Mais j'espère que cette affaire pourra faire changer les choses et ainsi éviter que l'on étouffe à nouveau ce genre d'affaires", conclut-elle.

Laura Adolphe

Source :
http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/66955/date/2011-06-23/article/lex-agent-de-police-sihem-souid-denonce-des-viols-entre-policiers/

 

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 11:00

 

http://nantes.indymedia.org/cache/imagecache/local/attachments/oct2010/460_0___30_0_0_0_0_0_vinci3.jpg

 

Transmis depuis Indymedia Paris

Le 27 juillet 2011

Communiqué de presse du Village Autogéré NoG2011 de Notre-Dame-des-Landes: Ni avions, ni expulsions !

Aujourd'hui [hier mercredi 27 juillet 2011] à l'aéroport Atlantique de Nantes quelques centaines d'opposant(e)à la construction de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ont investi de manière festive l'aérogare. Ils voulaient protester contre le projet de construction du deuxième aéroport de Nantes.

Le groupe de manifestant(e)s était composé d'une brigade activiste de clowns, de familles déguisées, d'un potager ambulant et surtout des personnes menacées par les expulsions, ainsi que de leurs soutiens venus de toute l'Europe.

Ils sont entrés pacifiquement dans l'aérogare 1 en chantant et criant des slogans.

Lorsque les manifestant(e)s sont monté(e)s vers les bureaux de la direction pour parler avec les responsables, une trentaine de CRS les ont violemment chargé(e)s sans sommation.

Laurence a été frappée au sol à plusieurs reprises et gravement blessée.

Elle a une perforation pulmonaire et deux cotes cassées en raison des coups portés par la police. Son pronostic vital a été engagé plusieurs heures, avant une amélioration en fin de soirée.

Une autre personne a eu le crâne ouvert à coups de matraque et a également du être évacué.

Plusieurs autres souffrent de diverses contusions, notamment de nombreuses entailles au crane en raison des coups de matraque.

Devant la violence de cette attaque, certaines personnes ont tenté de protéger la foule en jetant divers matériaux sur le chemin des CRS.

4 personnes ont été interpelées au hasard.

L'une d'entre elle a été immédiatement déférée, les autres ont été relâchées suite à la pression des manifestant(e)s restant(e)s.

Encore une fois, l'Etat choisit la violence plutôt que le dialogue, une violence qui va sans cesse grandissante et met toutes celles et ceux qui osent encore s'exprimer en danger de mort !

Sur la route du retour, la police a ensuite procédé au fichage au faciès systématique de tout les militant(e)s sur les routes, à plusieurs dizaines de kilomètres de l'aéroport.

En signe de protestation les manifestant(e)s ont mené une opération escargot sur le périphérique nantais et la route en direction de Vannes.

Aucune forme de répression ne nous fera taire,

Nous exigeons l'arrêt des poursuites contre les interpellé(e)s,

Nous exigeons l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes !

Village autogéré NoG2011 de Notre-Dame-des-Landes.

Pour tout contact et toute information : 06 46 04 98 07

****
Bilan Communiqué de presse du 27/07/11

Ce 27 juillet, à l'aéroport de Nantes-Atlantique, plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées pour une manifestation festive contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes et les expulsions qui y sont liées.

Banderoles, slogans, plantation de légumes, sandalettes, défilé d'avions par une compagnie de clowns, etc. Ambiance champêtre et bruyante dans le hall 1 !

Des personnes qui chantaient devant les bureaux d'AGO (Aéroport Grand Ouest) ont alors été chargées, gazées, piétinées, frappées au sol par les forces de l'ordre, provoquant la colère et renforçant la détermination des opposant-e-s au projet d'aéroport.

Plusieurs interpellations ont eu lieu, ainsi que de nombreux-ses blessé-e-s dont trois hospitalisé-e-s qui mettront plusieurs mois à se rétablir.

Nous, collectifs et individu-e-s qui appelions à ce rassemblement, dénonçons la violence inouïe déployée à l'occasion de cette manifestation commune et exigeons la libération et l'arrêt des poursuites visant les interpellé-e-s.

Signataires : des occupant-e-s de la ZAD, Coordination des associations et mouvements politiques opposés au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, Acipa, Alternatifs, Breizhistance, CNT Vendée, DAL, NPA, Union syndicale Solidaires.

Source :
http://nantes.indymedia.org/article/24114

*****
Transmis par P.

Le 30 juillet 2011

Notre camarade se nomme Laurence, elle a 42 ans en fait elle a été piétinée par les keufs.

Tout le monde nous tombe dessus : la préfecture, le PS, l'Ump et bien sur Vinci qui est très vindicatif.

Ils ont chiffré les dégâts à 100 000 euros.

Silence du coté écolo Europe Ecologie les Verts le jeu d'alliance pour les places doit fonctionner.

Dantec veut sa place de sénateur et sans le PS c'est foutu !

De Rugy ne rugit pas du tout.

Meignen a condamné le violence des flics le soir même depuis plus rien, alors que ceux qui dominent et veulent cet aéroport "écolo" envahissent les médias  locaux et nous chient dessus, renforcent la surveillance et les contrôles sur la Zad.

AG demain pour la suite

Bon week end

Ph C
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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 12:15

 

http://actusquat.files.wordpress.com/2011/07/montreuil_l_etat_de_droit_bafoue_le_dim_24_juillet_2011_1.jpg?w=499&h=332
Les premiers articles sur le squat des Caillots

http://clap33.over-blog.com/article-actu-l-etat-de-droit-bafoue-a-montreuil-80258990.html

http://clap33.over-blog.com/article-montreuil-suite-de-l-intervention-musclee-dans-un-squat-photos-video-80262692.html

***

Transmis par D.

Le 74, rue des Caillots à Montreuil est une maison squattée depuis quatre ans. Durant cette période, elle a été vendue et rachetée à plusieurs reprises par des spéculateurs. Le dernier en date, un agent immobilier appelé Hafid Hafed et affilié au réseau IAD, prétend en être devenu propriétaire le vendredi 22 juillet.

Le samedi 23, il fait irruption par surprise dans la maison avec une équipe de gros bras et commence à démolir le compteur électrique et d’autres installations. Le lendemain, dimanche 24 juillet, après une nouvelle pression physique directe sur les habitants sous prétexte de « négociations », il lance une attaque frontale sur la maison avec une vingtaine de mercenaires armés de masses, de barres de fer et de gaz lacrymogène. Trois personnes ont été blessées au cours de cette attaque.

Ces faits appellent, de notre part, les observations suivantes :

1) Le dimanche 24 juillet, nous n’avons pas laissé faire les vigiles et les avons empêché de pénétrer à l’intérieur de la maison. Nous nous opposerons de nouveau dans l’avenir à ce type d’attaque, que ce soit au 74, rue des Caillots ou dans d’autres maisons.

Il y a un enjeu à agir directement contre ce genre de pratiques, qui ne concernent certainement pas que les squatteurs. L’histoire récente est remplie d’exemples où les hommes de main des promoteurs et des marchands de biens s’en prennent à tous ceux qui ne peuvent payer leur loyer ou rembourser leur crédit, ou encore à ceux qui ont le malheur de gêner des projets immobiliers en refusant de quitter leur logement volontairement.

2) Le dimanche 24, la police, appelée par le voisinage, s’est employée à protéger les vigiles qui ont pu continuer à pénétrer dans le jardin tandis que les personnes soutenant les squatteurs étaient repoussées par la BAC. La collusion avec la police de Montreuil est avérée, et bien visible sur les images filmées par des voisins et diffusées sur Internet par leurs soins. Jamais un petit agent immobilier comme Hafid Hafed n’aurait osé lancer une attaque armée en plein jour, un dimanche après-midi, s’il n’avait pensé pouvoir compter sur la bienveillance du commissariat local. Ce n’est pas parce que la police est arrivée que les vigiles ne se sont pas emparés de la maison, mais parce que nous étions déterminés à rester.

3) Parmi les personnes venues soutenir les squatteurs de la rue des Caillots se trouvaient des habitants d’une maison occupée, située rue des Sorins et actuellement menacée d’expulsion. A la suite de cette démonstration de solidarité active, les flics ont multiplié le harcèlement sur les habitants de cette maison, pénétrant dans la cour de l’immeuble et arrêtant cinq personnes sans papiers. Trois  sont actuellement en centre de rétention. Rue des Caillots comme rue des Sorins, la pression sur les squatteurs, qu’elle soit légale par les flics ou extra-légale par les vigiles armés, poursuit le même objectif : faire fuir les indésirables pour maximiser les profits.

4) Ces actions concomitantes des vigiles et des flics contre les squats ont eut lieu dans une ville, Montreuil, qui est le siège d’enjeux urbanistiques majeurs (prolongements des lignes de transports, écoquartiers, etc.) L’opposition à ces projets, qui se développe rapidement (comme par exemple aux Roches) commence à gêner beaucoup d’intérêts. L’enjeu dépasse donc de beaucoup la seule question de l’occupation des maisons vides : il s’agit de se débarrasser de tout ce qui peut gêner ou entraver l’action des promoteurs et des spéculateurs.

5) Maintenant que l’opération a échoué, les différentes autorités cherchent à se dédouaner : la société IAD a « suspendu » son agent immobilier, la préfecture a ouvert une « enquête administrative » sur l’action de la police ce jour-là, et la maire de Montreuil a pris des « mesures conservatoires » à l’encontre d’Hafid Hafed. Ne nous y trompons pas : dans ce genre d’histoire, les puissants gagnent toujours. Soit le coup de force réussit, et on est débarrassé à bon compte des indésirables. Soit il échoue, et la faute en retombe sur les exécutants. Ceux qui ont cru qu’en écrasant plus faibles qu’eux ils pourraient jouer dans la cour des grands, comme cet Hafid Hafed, sont alors lâchés comme des merdes par leurs anciens protecteurs. Dans les méandres tortueuses de la vie politique locale, nous ignorons qui, exactement, soutenait Hafid Hafed : et d’ailleurs nous nous en foutons. Le résultat est de toute façon le même.

6) C’est un système tout entier qui s’en prend aux pauvres en général : c’est un système tout entier que nous entendons combattre.

Le collectif de défense du 74, rue des Caillots.

 

****
Transmis par Nathalie

DIMANCHE 31 JUILLET 11h
Croix de Chavaux au bout de la rue piétonne.

LA VILLE N'EST NI AUX SPECULATEURS, NI A LA POLICE, ELLE EST A CEUX QUI L'HABITENT

Le 74 rue des Caillots est une maison occupée depuis 2007. Jamais les occupants n'avait été inquiétés jusqu'à ce que le nouveau propriétaire Hafid Hafed et Mehdi Ibanez, agents immobilier chez IAD France,  viennent avec des hommes de main pour tenter de les déloger trés violemment les 23 et 24 juillet dernier. A chacun de leur passage, la police les protège alors qu'ils saccagent la maison et elle tente de donner la responsabilité des troubles aux occupants. Grâce à la solidarité du voisinage, des amis et soutien du 74 rue des Caillots, la maison est défendue et les assaillants repoussés, l'information se diffuse et Hafid Hafed se voit obligé de déclarer qu'il va passer par les voies légales pour récupérer son bien.

Il y a un enjeu à agir directement contre ce genre de pratiques, qui ne concernent certainement pas que les squatteurs. L’histoire récente est remplie d’exemples où les hommes de main des promoteurs et des marchands de biens s’en prennent à tous ceux qui ne peuvent payer leur loyer ou rembourser leur crédit, ou encore à ceux qui ont le malheur de gêner des projets immobiliers en refusant de quitter leur logement volontairement.

NOUS NOUS DEFENDRONS FACE A CES ATTAQUES, LA SOLIDARITE EST UNE ARME.

VIVE LA LUTTE DU 94 RUE DES SORINS : OSER LUTTER, C'EST OSER VAINCRE

Les habitants du 94 rue des Sorins sont venus soutenir les occupants du 74 rue des Caillots, c'est d'ailleurs à leur arrivée que les assaillants ont fini par partir. Le 94 rue des Sorins est une usine occupée par 300 personnes dont la plupart sans papiers. Il y a des jeunes travaillleurs, des familles avec des enfants... Le 26 avril dernier, une convention a été signée entre les habitants, la mairie et Véolia pour avoir accés à l'eau, c'est en ce mois de juillet des grosses dépenses ont été faites à l'intérieur du bâtiment pour installer des douches et des toillettes. Ils sont menacés d'expulsion et harcelés par la police. Depuis leur venue rue des Caillots, 5 d'entre eux se sont faits arrêter dans la cour de leur bâtiment et 3 sont au centre de rétention actuellement. Le commissaire de Montreuil avec des agents de la préfecture sont passés pour repérer les lieux et leur dire que l'expulsion est imminente. Soyons nombreux le jour de l'expulsion. Les occupants de la rue des Sorins veulent que les autorités les entendent pour qu'ils puissent être régularisés et relogés.

 « Ce que nous refusons, c'est votre enfer et vous ne parviendrez pas à nous faire cesser de croire dans la beauté et la puissance de la solidarité »

Ces actions concomitantes des vigiles et de la police contre les squats ont lieu à Montreuil est le siège d’enjeux urbanistiques majeurs (prolongements des lignes de transports, écoquartiers, grand Paris...) L’opposition à ces projets, qui se développe rapidement commence à gêner beaucoup d’intérêts. L’enjeu dépasse donc de beaucoup la seule question de l’occupation des maisons vides : il s’agit de se débarrasser de tout ce qui peut gêner ou entraver l’action des promoteurs et des spéculateurs.

FACE AUX EXPULSIONS, FACE A L'EXPLOITATION, DEFENDONS-NOUS.

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 14:40


http://actusquat.files.wordpress.com/2011/07/montreuil_l_etat_de_droit_bafoue_le_dim_24_juillet_2011_4.jpg?w=499&h=332

 

Transmis par Cynoque

Sur cette photo (celle-ci dessus - NDLR), de dos, on distingue le groupe d’assaillants. La grille du jardin a déjà été arrachée. Ils ont les mains pleines…

http://actusquat.files.wordpress.com/2011/07/montreuil_l_etat_de_droit_bafoue_le_dim_24_juillet_2011_2.jpg?w=499&h=332
Un cordon de policiers est installé devant les squatteurs et les voisins, pour les bloquer. Pour le premier plan, étrange mélange de casseurs et de policiers…

http://actusquat.files.wordpress.com/2011/07/montreuil_l_etat_de_droit_bafoue_le_dim_24_juillet_2011_3.jpg?w=499&h=332
La destruction continue, protégée par la police. A l’intérieur de la maison, il y a des blessés, visages ensanglantés, qui hurlent leur colère.

http://actusquat.files.wordpress.com/2011/07/montreuil_l_etat_de_droit_bafoue_le_dim_24_juillet_2011_1.jpg?w=499&h=332
Insultes, menaces de mort, coups, cela a duré près de 2 heures. Les casseurs ont pu, en toute impunité, proféré tout cela devant des policiers impassibles, qui ne bloquaient que les jeunes squatteurs. Il a fallu beaucoup insisté pour que la police désarme une partie des voyous seulement, et partiellement encore.

Je viens d’apprendre que la société I@D France se serait séparée de ses deux collaborateurs responsables de la descente violent hier rue des Caillots.

Voilà une décision sage et rapide de cette société.

Sources :
http://chroniquesmontreuilloises.over-blog.com/article-l-etat-de-droit-bafoue-a-montreuil-les-photos-80186157.html
https://actusquat.wordpress.com/2011/07/26/montreuil-letat-de-droit-bafoue-a-montreuil-les-photos/

***
La réponse du gérant de la société I@D
http://chroniquesmontreuilloises.over-blog.com/article-dont-acte-voici-le-texte-que-m-a-adresse-m-benrejdal-80191626.html
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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 08:41

 

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Pioché sur Chroniques montreuilloises

Le 24 juillet 2011

Aujourd'hui, dimanche 24 juillet, s'est déroulé à Montreuil une scène hallucinante. Il était 13h-13h30, au 74, rue des Caillots.

Cette adresse est un des lieux squattés par de jeunes militants politiques, précaires et chômeurs. Il s'agit d'une parcelle toute en longueur, avec deux petites maisons. Le propriétaire était une personne agée, hospitalisée. Ce squat existe depuis un certain temps, l'un des jeunes occupants disposant de preuves de cette occupation. Ce bien a été revendu, suite apparemment à la mise sous tutelle du propriétaire. Et c'est là que les choses se compliquent.

Soyons précis. En cas de squat, la loi est claire. Soit les occupants sont chassés du lieu avant qu'ils n'aient occupés avec preuve le bien au moins 48 heures, soit il faut s'adresser à un juge, et agir dans le cadre de la loi, qui en France protège la propriété privée. C'est long, pas simple, mais ce sont les démarches légales dans un Etat de droit.

Eh bien, dans ce cas d'espèces, le propriétaire se moque des lois. Pire encore, il reçoit le soutien implicite de la police pour perpétrer ce qui constitue une agression caractérisée et commettre des voies de fait sur des personnes.

Ce monsieur, après deux visites très musclées hier samedi, et ce dimanche matin (lire ici !), est réapparu sur place, escorté d'une bonne douzaine de personnes, toutes armées de barres de fer, manches de pioche, masses, pied de biche. Et là, la violence a été immédiate, totale et injustifiable. Plusieurs occupants ont été gazés, blessés à la tête, dans les côtes. Les lieux ont été saccagés, le compteur d'électricité arraché. Des menaces de mort ont été proférées... Les voisins étaient choqués, par ce qu'ils voyaient.

La police, arrivée dans les 20 minutes après le début de l'attaque, s'est bornée à protéger ce groupe ultra-violent d'assaillants, omettant même de les désarmer et d'aller voir ce qu'ils réajustaient parfois sous leurs maillots à leur ceinture. Ils ont ainsi pu finir d'arracher le grillage, le compteur électrique, proférer menaces et insultes... Les policiers ont ramené ces gens à leurs véhicules, ont protégé leur départ, et sont repartis à d'autres occupations... Hallucinant, je n'avais jamais assisté à une telle violence, ni à un tel déni de la notion d'ordre public.

Mais qui sont ces assaillants ? L'un d'eux a exhibé un titre de propriété, qui indique quand même que le bien est libre de droit, c'est-à-dire sans occupants... Cette personne s'appelle Hafid Hafed, habite Montreuil (le quartier de la Boissière), et agirait au titre d'une société à actions simplifiées (forme peu habituelle...) dénommée IAD France. Il en serait le directeur de la branche de Seine-Saint-Denis. Un autre personnage de cette entreprise, non présent cet après-midi (ou alors sous une capuche et derrière des lunettes noires) mais s'étant présenté lors d'une des deux visites pas plus courtoises précédentes, se nomme Mehdi Ibanez. Il serait agent commercial. Qui sont ces gens, qui agissent avec une telle violence, en toute impunité, devant les forces de l'ordre ? Pour qui travaille et roule cette société au statut si étonnant pour travailler dans l'immobilier ? D'où viennent leurs fonds ?

Autre élément étonnant. Durant les 20 minutes d'ultra-violence, ils ont claironné qu'ils connaissaient Brard, l'ancien maire. Info ou intox ? Tentative de manipulation, de brouillage ? En tout cas, aucun membre de la municipalité n'était présent, le maire-adjoint de permanence n'était pas présent, la direction de la tranquillité publique pas présente, d'habitude là avant... Encore plus sidérant, aucune autorité visible dans les effectifs de police, pas un capitaine, pas le commissaire de permanence...

Les papiers des agresseurs n'ont pas été contrôlés, ils n'ont pas été fouillés, les numéros des 4 véhicules n'ont pas été relevés. Je tiens à apporter ma contribution au maintien de l'ordre : j'ai relevé les 4 numéros, j'ai bien identifié tous les visages...

J'ai essayé d'appeler des élus, la mairie... Rien, pas une réponse.

Pour finir, les agresseurs sont partis rapidement, escortés par la police. Ils avaient, disaient-ils, deux autres lieux à traiter... Je ne sais pas si c'est à Montreuil.

Dorénavant, le mot "milice" s'écrit au pluriel à Montreuil. Mais l'affaire ne va pas en rester là. Parce que l'Etat de droit, c'est la seule chose qui nous sépare de la barbarie. Et aujourd'hui, les barbares ont fait la démonstration à Montreuil que tout peut basculer très vite.

La suite ?... Vous la lirez ici, le plus vite possible. Tous ceux d'entre vous disposant de photos, de vidéos peuvent me contacter, j'ai alerté sur place l'AFP et Le Parisien.

Source :
http://chroniquesmontreuilloises.over-blog.com/article-l-etat-de-droit-bafoue-a-montreuil-80116713.html

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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 08:12

 

http://www.ulcgtroissy.fr/IMG/png/Mesnil-Amelot_centre_de_retention.png
Pioché sur Libération

Par MATHIEU RIGOUSTE Sociologue, le 14 juillet 2011

Mon ami H. n’a pas de papiers. Il vit en France depuis plusieurs années, il effectue toutes les basses œuvres sous-payées que le patronat veut bien lui refourguer. H. est un nom d’emprunt, mon ami doit en changer après tout passage par un centre de rétention administrative (CRA). Comme d’autres dans son cas à Toulouse, il se brûle régulièrement les phalanges pour tromper les prises d’empreintes et éviter d’être expulsé. Il a été arrêté il y a dix jours et a été interné pour la seconde fois au centre de rétention administratif de Cornebarrieu, près de Toulouse.

Je suis allé le voir, ce mercredi 6 juillet dans l’après-midi avec deux autres ami(e)s. Comme il l’avait demandé, nous lui avons apporté quelques bouquins. Le Graal de fer, une terrible aventure de Merlin, et Feu au centre de rétention, des sans-papiers témoignent, un recueil de récits de migrants ayant participé aux luttes qui précédèrent l’incendie du CRA de Vincennes en juin 2008 (1).

C’est vrai que, en le prenant dans la bibliothèque, on s’était bien demandés si les flics de la police de l’air et des frontières (PAF) n’allaient pas nous faire des ennuis.

Sur la route, dans la voiture, on discutait du statut de ce type d’établissement. «Une zone d’exception», a dit l’un, un «camp», a dit l’autre, une «prison pour étrangers», a dit la dernière. Les CRA n’apparaissent pas sur la plupart des cartes, celui-là n’est pas indiqué une seule fois sur la route alambiquée qui y mène. Il nous semble évident que cet éloignement du monde normal a été pensé. Il est quasiment impossible d’y venir en transports en commun. Le CRA a été construit en bout de piste de l’aéroport Blagnac, «pour maximiser les temps de trajet des fourgons cellulaires», explique la directrice de cabinet du préfet (2). Il est conçu pour accueillir plus de 126 personnes, dont des familles avec enfants. Même pour le bâtir, l’Etat s’est aménagé un espace d’exception à l’intérieur du droit. Edifié en zone non constructible, classé en catégorie «gêne forte» du plan d’exposition au bruit (3), le préfet avait contourné l’interdiction en classant d’abord le camp en équipement hôtelier puis en en équipement aéroportuaire. Des dommages sonores interdits à l’encontre d’un corps légal sont devenus légitimes parce qu’ils étaient appliqués sur des corps sans papiers.

Construit en 2006, ce CRA était un prototype d’un nouveau genre, ultrasécuritaire, rationalisé, rentable et exportable. Il est doté d’un fonctionnaire pour un retenu, de 103 caméras et de badges électroniques pour accéder aux différentes zones (4).

Nous sonnons, une caméra nous interroge, semble réfléchir, puis nous ouvre la grande grille automatique. On s’attend presque à voir Jabba le Hutt [personnage de fiction de l’univers de «Star Wars», ndlr]. A l’entrée, un policier de la PAF vérifie nos identités, nous fouille et nous passe au détecteur de métaux. Puis il inspecte les livres. Il bloque vaguement sur Feu au centre de rétention, vérifie qu’il n’y a rien de caché dedans puis nous amène jusqu’au parloir où il nous enferme avec H. pour trente minutes. Au bout d’un quart d’heure, une policière ouvre la porte et nous demande le livre, expliquant qu’elle doit vérifier s’il est bien conforme et ne risque pas d'«inciter à l’émeute».

J’explique qu’il s’agit de récits, que les sans-papiers de Vincennes n’ont pas eu besoin de ce livre pour se révolter, je demande si elle a peur des idées et, c’est vrai, de manière insolente, cynique et subversive, m’exclame : «Mais on est en démocratie non ? ma bonne dame !»«Oui, on est en démocratie, c’est justement pour ça que je dois contrôler !», nous répond la fonctionnaire. C’est bien plus clair qu’un livre de Michel Foucault ou de Giorgio Agamben, c’est technique et efficace, clair et concis ; matérialiste et sans langue de bois.

Nous profitons de notre second quart d’heure avec H. pour discuter. Il nous dit que, là aussi, il y a quelques mois, des Tunisiens ont fait exploser les lumières et mis le feu. Que les policiers blancs travaillent principalement à l’accueil et qu’à l’intérieur, ce sont des Noirs et les Arabes qui sont chargés de l’encadrement. Que s’il n’est pas expulsé, il ira en Angleterre ou en Belgique parce qu’en France, à la 3e fois, c’est la prison. Puis la policière ouvre la porte et nous demande de partir. H. lui demande le livre, il insiste pour l’avoir et hausse un peu le ton. Un flic s’interpose, le repousse et l’enferme. La policière reprend la parole. Le ton monte des deux côtés, puis un autre spectacle commence.

La jeune policière confisque le livre car le commandant l’a jugé «de nature à inciter à l’émeute». J’explique qu’il y a un numéro ISBN, que la censure d’Etat ne l’avait jusque-là pas interdit. En l’énonçant, je prends conscience que l’Etat aménage l’espace et le temps en autorisant ou en interdisant certains de nos gestes. En plein centre-ville, on peut acheter ce livre, dans un centre de rétention on ne peut pas le donner. H. n’est d’ailleurs par inculpé pour un délit, il est «retenu» parce qu’on lui refuse des papiers, le droit de vivre librement en France et d’y travailler pour la même paye qu’un Français. Là, il n’a pas le droit de recevoir ce livre. Il lui est interdit de lire les témoignages d’autres sans-papiers. Les agents de l’Etat cherchent à prévenir les révoltes en empêchant la libre information mais aussi en interdisant certains gestes. Donner ce livre trahit une rencontre et de la communication entre des dominés, des prémices d’organisation que les dominants ne peuvent supporter. Ils valident ainsi l’idée que les révoltes ne sont pas des formes de résistance à l’oppression mais bien plutôt des émotions collectives de foules manipulées depuis l’extérieur. «Incitation à l’émeute», ça impose l’idée que le révolté est manipulé et manipulable, qu’il évolue béatement entre la bêtise et la bestialité. Le fait d’interdire ce livre à mon ami révèle comment l’Etat fonde sa loi sur des programmes d’exception qu’il applique aux sans droits. L’Etat moderne se découvre à l’entrée du camp. L’humanisme dont il parle si fort lui permet avant tout de déshumaniser en silence.

«Vous incitez à la haine !» nous hurlent les deux agents de la PAF. L’un de nous rit, l’autre gueule, la troisième s’indigne pathétiquement : «Quoi, c’est nous qui incitons à la haine ?» «Oui, et ce livre dégrade la fonction publique !», assure un autre uniforme. Sur ce, la policière énonce l’argument imparable :«Et si on venait chez vous et qu’on vous apportait un livre intitulé "Feu à M.R.", vous seriez content ?» Nous éclatons d’abord de rire puis perdons notre temps en considérations révoltées. Nous nous faisons chaudement raccompagner jusqu’à la sortie, puis un dernier fonctionnaire, parmi ceux qu’avait attirés la scène, se lâche sur mon pote : «C’est les communistes comme toi qu’il faut purger !» Né à la fin de la guerre froide, je n’ai encore jamais entendu ces mots-là prononcés par un être vivant et je découvre par la même occasion que mon ami est communiste. Ce coquin de rouge me l’a bien caché !

Le camp n’est pas un lieu, pas un moment, c’est l’une des expressions les plus contemporaines de ce qu’Hannah Arendt appelait «la banalité du mal». Là où le droit bourgeois se démasque, où l’Etat est nu et assume pleinement son rôle de gardien, là où la démocratie se dévoile comme machine de guerre sociale.

Editions Libertalia, 2008. Les bénéfices de ce livre sont entièrement reversés en soutien aux inculpés de l’incendie du CRA de Vincennes.

Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc, directrice de cabinet du préfet, Ibid.

«La Dépêche», 13 novembre 2009.

Rapport de visite du contrôleur général des lieux de privation de liberté, CRA Cornebarrieu, 17-20 mars 2009.

Source :
http://www.liberation.fr/societe/01012348888-qu-a-t-on-le-droit-de-lire-dans-un-centre-de-retention

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 02:59

 

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Transmis par Hacktivismes

Reçu le 25 juillet 2011

Voilà les nouvelles de chez nous... besoin de monde autant que possible demain et les jours suivants.
G.

*****
Hier, Samedi 23 Juillet, le squat dit « la MQP » a été pris d’assaut par une troupe d’hommes commandés par un type se disant le nouveau propriétaire. N’étaient alors présents dans la maison qu’un couple et leur fils d’un an. Les assaillants ont pénétré dans les lieux, y détruisant le maximum de mobilier (vitres, portes, meubles, cuisine, compteur EDF...).

De nombreuses personnes ont naturellement accouru sur place, ce qui eut pour effet de faire partir les assaillants. Mais pour un temps seulement, car depuis hier ils reviennent régulièrement et les attaques se font de plus en plus violentes. Il n’y a aucun dialogue possible.

Pour exemple, un rendez vous était fixé aujourd’hui Dimanche 24 Juillet entre le habitants et le soi-disant propriétaire : les habitants qui s’y sont rendus se sont fait frappés.

Après quoi la petite armée est revenue devant la maison, l’attaquant sans discontinuer pendant une demi-heure sous le regard complaisant des policiers. Résultat de cette dernière attaque : un camarade a reçu un pavé dans le visage : il est à l’hôpital et a très certainement le nez cassé ; une employée de la mairie venue sur place à titre personnel s’est faite gazer et porte plainte.

Notons qu’en repartant, le convoi automobile des assaillants était escorté par les flics, ce qui renforce l’hypothèse d’un coup monté en collusion avec des responsables montreuillois.

Il n’y avait et il n’y a toujours pas de procédure pouvant justifier l’expulsion de la MQP. De plus, l’homme qui se dit propriétaire n’a montré aucun titre de propriété jusqu’à présent.

Ce dernier travaille en fait pour I@D (Immobilier @ Domicile) , un gros groupe immobilier. I@D se présente comme une agence virtuelle. Leur argent cependant n’est pas virtuels, et les hommes qui les accompagnent ont été vus recevant des billets pour leurs bons services.

Leur chef et patron menace verbalement d’autres squats de Montreuil.

Des nouvelles suivront bientôt.

 

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 12:22

 

http://colblog.blog.lemonde.fr/files/2008/01/retention.1199482847.jpg
Transmis depuis Infozone

Le 14 juillet 2011

"Ici, c'est très dur !

Tout à l'heure, il y avait plein de monde à l'extérieur qui ont crié "Liberté, liberté, liberté !". Nous aussi, on a crié "Liberté, Liberté, Liberté!". Puis, la police est venue. Ils nous ont calmé.

Juste après, il y a un mec, il a mangé des lames et des pièces de 50cts. Il est tombé par terre. Il a vomi. Ils l'ont emmené à l’infirmerie. Ils lui ont donné un cachet. Ils n'ont pas appeler les pompiers !

Ici, c'est la merde !

La bouffe est toujours donnée à la date limite de péremption. Aujourd'hui, ce midi la bouffe est datée du 14 juillet. Je mange que le pain et le fromage. La bouffe pue ! Si je mange, je vomis. Aujourd'hui, il y avait de la viande, je l'ai mise dans la bouche, puis je l'ai vomis !

Ici , j'ai perdu 7 kg.

Je suis passé devant le juge (JLD), il m'a donné 15 jours. Ma femme a pleuré. Elle est enceinte de 4 mois. Elle a dit au juge qu' elle avait besoin de moi. L'avocat n'a rien dit ! J'étais énervé, j'ai jeté le papier. Le flic m'a donné un coup. En m'énervant, je me suis blessé au bras.

En revenant du tribunal, la police m'a mis dans le camion. La police m'a mis des coups.

J'arrivais pas à respirer.  Je saignais, le policier m'a mis un masque. J'ai saigné dessus. Le flic m'a dit: " Si tu mors le masque, je te mets dans la voiture, tu vas voir qu'est-ce qui va t'arriver."

Ils m'ont ramené à Châtelet. J'ai demandé pourquoi. J'ai compris que c'était parce que j'ai cassé une porte.

L' ASSFAM m'a donné un papier comme quoi la police m'a frappé. Ils l'ont vu.

Les policiers m'ont pris comme un chien. Ils m'ont dit: "  Ferme ta gueule ! Tu vas voir ce qui va t'arriver !"

J'ai un problème de santé qui me cause des douleurs. A l'infirmerie, on m'a donné des cachets pour dormir. J'ai dis: "Non, je ne veux pas de ce cachet." Je me réveille la nuit de douleur. J'ai demandé à aller à l'hôpital. On m'a répondu :"Non, tu n'y vas pas. C'est pas toi qui décides."

Je voulais appeler mon patron car il ne me paye pas. Il dit qu'il n'a pas d'argent. L' ASSFAM m'a dit qu'elle ne peut rien faire. Ma femme a essayé d'appeler, il prétendait être parti en vacances.

Après, je n'arrivais plus à le joindre. L'autre association (l' OFII) a bien voulu appeler. Le patron a eu un peu peur. Il m'a donné 100 euros sur les 5000.

J'ai une femme, elle est enceinte de quatre mois. On est pas encore marié car elle est mineure. Elle est venue me voir, ils m'ont interdit de lui toucher la main.

Je suis resté une semaine sans basquette. Hier , ma femme n'en a ramené.

J'ai demandé l'asile car si je suis expulsé, je vais en prison parce que j'ai pas fait mon service militaire et aussi parce que je suis parti par bateau ( sans visa), ce qui est interdit.

Je suis ici, j'ai perdu mon travail. Je suis loin de ma femme."

fermeturetention@yahoo.fr

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15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

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