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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 11:19

Le 29 novembre 2015

Quinze jours après le décret de l’état d’urgence, à la liste des possibles abus et dérapages policiers, s’ajoute un nouveau cas. Ça se passe à Barbès, dans le XVIIIe arrondissement de Paris.

Arthur habite près de Barbès, à Paris. Arthur n’est pas son vrai prénom. L’anonymat, il le réclame par peur des représailles. Assis dans un café, il me dit : « Je me suis rendu compte du danger que pouvait représenter l’Etat français. »

Mercredi 25 novembre, peu après 16 heures, Arthur rentre chez lui. Rue Affre, dans le XVIIIe arrondissement, il est « témoin d’une violence policière hors du commun ».

Dans un e-mail envoyé à la rédaction de Rue89 (et qui a motivé notre rencontre), il raconte : « Quatre gars en civil se ruent sur un type, le mettent au sol et commencent à [le] rouer de coups. »

Coups de pieds, coups de poings. Arthur pense alors à s’interposer. De l’autre côté de la rue, un homme a la même idée. Il élève la voix en direction des quatre qui tabassent. Ils répondent : « Tu en veux aussi, c’est ça ? Viens ! »

Arthur se réfugie derrière une porte d’immeuble.

« Je me dis que c’est un règlement de comptes entre gangs, je ne veux pas prendre une balle perdue... Je reste, pour écouter ce qui se passe, la main sur le téléphone en me disant “je vais appeler les flics, c’est pas possible”.

Le type au sol continuait à hurler et à se faire tabasser... à tel point qu’il n’arrivait plus à articuler, c’était effrayant. »

A sa grande surprise, il entend bientôt une sirène.

« Une voiture de flics est dans la rue, avec deux motos de police et cinq flics en vélo. Plus les quatre gars qui remettent leurs oreillettes en place et emmènent l’homme “bastonné” dans la voiture, toutes sirènes hurlantes. »

Arthur n’avait pas encore compris qu’il s’agissait de policiers en civils.

En bas de la rue, Bandele, un autre habitant du quartier, assiste aussi à la scène. Lui non plus ne veut pas donner son vrai prénom : « C’est trop dangereux, [les policiers] pourraient nous tabasser. »

Lui a vu les policiers « jeter l’homme dans la voiture, en le prenant par les jambes et par les mains ».

Etat d’urgence, état de violence

Quinze jours déjà que l’état d’urgence a été décrété, après les attaques parisiennes du 13 novembre.

La loi du 3 avril 1955 le limitait à douze jours. Celle du 20 novembre, adoptée à la demande de François Hollande, le prolonge jusqu’à trois mois.

Déjà, des abus ont été constatés.

La Quadrature du Net a mis en place une plateforme de type Wiki pour recenser ces cas. Une fillette blessée à Nice, un trompettiste retenu à la gare du Nord, un militant écologiste assigné à résidence, une perquisition chez des maraîchers bios... la liste est flippante.
http://wiki.laquadrature.net/%C3%89tat_urgence/Recensement

Il est à craindre qu’avec le prolongement de l’état d’urgence, la fatigue s’accroisse chez les forces de l’ordre, au même titre qu’un plan Vigipirate prolongé (comme après les attentats de janvier).

Cette fatigue, Arthur s’en fait le témoin. Ce qui l’a marqué, me dit-il, c’est à la fois l’état d’excitation sur le visage des policiers en civil, et leur fatigue.

Quand il assiste au « passage à tabac », il n’ose rien dire : « La peur de m’en prendre une ou de terminer la journée en garde à vue. »

« Lâchez-le ! »

De leur fenêtre d’un immeuble de la rue Affre, deux jeunes gens du quartier décident, eux, d’intervenir. Ils ont un peu plus de la vingtaine. Elle est blanche, il est noir ; elle étudie, il travaille.

D’en bas de la rue, Bandele entend le jeune homme interpeler les policiers : « Ce n’est pas la peine de le frapper comme ça, lâchez-le ! »

Les témoins interrogés entendent alors les policiers répondre par des insultes, notamment par : « Qu’est-ce que tu as, connard ? Rentre chez toi ! »

Bandele : « Et le Petit a répondu : “Je suis chez moi !” Et le policier lui dit : “Descends, connard !” »

« Le Petit », c’est comme ça qu’il appelle le jeune homme à la fenêtre. Sa copine, c’est « la Petite ».

Une voisine de l’immeuble se remémore la scène : « Une policière a osé lui dire : “Descends si tu en as les couilles.” »

Mais elle n’a pas vu l’homme se faire tabasser. Elle est formelle.

« Arrêtez ! Arrêtez ! Arrêtez ! »

La situation entre le couple à la fenêtre et la quinzaine de policiers au bas de l’immeuble s’envenime. Des insultes fusent.

Les versions entre les voisins divergent pour savoir si, oui ou non, le couple a répondu aux insultes des policiers.

Selon les témoins, les policiers investissent ensuite le bâtiment. Ils frappent à plusieurs portes. L’un des habitants a déjà préparé ses affaires. Il pense que les policiers sont là pour évacuer les habitants, peut-être y a-t-il un assaut dans l’immeuble...

Il ouvre la porte et se trouve con quand les policiers lui demandent de rentrer chez lui.

Quand je le rencontre, il est encore sous le choc. De tous les évènements, à commencer par ceux du 13 novembre. Il dit avoir « peur de sortir de chez lui ».

Les forces de l’ordre trouvent finalement l’appartement du couple. Toujours présents dans la rue, Bandele et Arthur entendent les cris d’une femme.

Des cris à s’arracher les poumons : « Arrêtez ! Arrêtez ! Arrêtez ! »

Au commissariat

Le reste de l’histoire, c’est la jeune femme, la Petite, qui me le raconte par mail. A l’intérieur de l’appartement, « les flics ont écrasé les poignets et le dos [de son copain], ils l’ont tapé avec une matraque et mis des coups de pieds partout sur le corps et même sur la tête ». Elle a le souvenir d’au moins sept policiers chez elle.

Les deux jeunes sont ensuite amenés au commissariat de La Goutte d’or.

Elle reste 24 heures en garde à vue. Elle écope d’un rappel à l’ordre. La GAV de son copain dure jusqu’au vendredi matin, soit près de quarante heures.

« Pendant la fouille, l’un des flics [lui] a dit “tu as voulu faire ton intéressant devant ta conne de blonde et tes voisins, moi, je vais te montrer c’est quoi de faire l’intéressant avec nous” et là, il l’a pris au cou. »

Son copain devrait comparaître devant la justice pour outrage à agent et violence.

« On a entendu “Daech” »

Je la rencontre chez eux.

Au fil de notre conversation, la Petite se rappelle que lors de son interpellation, un policier lui parle : « On vous a entendus dire “Daech”. » Cette idée la révolte.

Au téléphone, l’une de ses proches, une journaliste, me dit que la jeune femme est gauchiste, étudiante et ouverte. Le Bataclan, les terrasses du XIe arrondissement, c’est le genre de lieux où elle a l’habitude de se rendre.

Elle fait partie de ces heureux « dépravés » visés par l’Etat islamique autoproclamé. Mais aux yeux des flics de La Goutte d’or, elle devient une fille faisant l’apologie du terrorisme. Et l’état d’urgence proclamé, le sésame pour ouvrir toutes les portes d’appartements.

Sollicitée depuis vendredi 27 sans obtenir de réponse à nos questions, la préfecture de police de Paris nous a communiqué sa version des faits ce dimanche 29 novembre, en début de soirée :
« Le 25 novembre, suite à une surveillance des effectifs de la BAC, trois individus ont été interpellés pour une affaire de stupéfiants, à savoir de la résine de cannabis.

Au cours de son interpellation, une personne qui ne s’est pas laissée faire a été mise au sol par les effectifs de police qui ont appelé les renforts pour le maîtriser.

Au même moment, un couple – lui de type africain et elle de type européen – ont crié par la fenêtre en insultant les policiers. De vifs échanges verbaux de l’ordre de l’insulte et de l’incitation à la rébellion, ont amené les policiers à intervenir dans l’immeuble pour interpeler le couple.

Une femme particulièrement excitée a fini par ouvrir la porte aux policiers. La jeune femme s’est calmée rapidement et a été ramenée au service sans menottage alors que l’homme a dû être maîtrisé. Il n’y a pas eu de blessés au cours de l’intervention.

Lors d’une confrontation au commissariat entre les deux personnes interpellées et les policiers, les personnes interpellées ont reconnu partiellement la rébellion et les insultes envers les fonctionnaires de police. »

Source :
http://rue89.nouvelobs.com/2015/11/29/jeune-couple-interpelle-seuls-les-flics-ont-entendu-mot-daech-262288

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 12:50


Michel Cadot

Depuis Paris Luttes Info le 30 novembre 2015

J’accuse Michel Cadot, préfet de police de Paris, de violences et de désinformation !

La préfecture de Police de Paris, considérée comme un véritable « État dans l’État », est gouvernée d’une main de fer depuis juillet 2015 par Michel Cadot.
Derrière chaque action, il y a des individus qui prennent des décisions, font des choix et doivent en assumer les actes !

Aujourd’hui comme hier, Michel Cadot est responsable des humiliations et des violences policières !!

La préfecture de Police de Paris, considérée comme un véritable « État dans l’État », est gouvernée d’une main de fer depuis juillet 2015 par Michel Cadot (Préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, préfet de la zone de défense et de sécurité Sud, préfet des Bouches-du-Rhône) avec à ses ordres Christian Sainte le patron du 36 Quai des Orfèvres lui aussi ancien flic marseillais.


Christian Sainte

Si une partie des militant.e.s connaissent son nom associé à la forte répression des mouvements sociaux depuis son arrivée, comme une grande partie des classes populaires parisienn.e.s subissant pourtant quotidiennement humiliations et violences policières, nous n’avons pour l’instant qu’une image floue de ce pion de l’État.

Les médias dominants adoptent en effet communément l’utilisation simpliste de "préfecture de Paris" sans nommer explicitement Michel Cadot. En choisissant ainsi de ne pas nommer le nom du préfet, les médias contribuent à faire croire qu’on ne peut pas lutter contre ce qui serait une énorme machine politique.

Mais en réalité derrière chaque action, il y a des hommes (des femmes aussi mais surtout des hommes au niveau des hauts fonctionnaires de l’État, société patriarcale oblige...) qui prennent des décisions et font des choix et doivent en assumer les actes.

C’est grâce à ce stratagème que Maurice Papon préfet de Police de Paris de 1957 à 1967 qui a commis plusieurs crimes contre l’humanité a pu se cacher pendant près de 20 ans !

Lire la suite :
https://paris-luttes.info/j-accuse-michel-cadot-prefet-de-4352

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 18:07

Depuis Paris Luttes Info le 30 novembre 2015

Récit à plusieurs mains de la journée contre la COP21, à Paris le dimanche 29 novembre 2015.

Il est midi lorsque nous arrivons sur la place de la République et rien ne laisse présager le tournant que prendra cette manifestation dans quelques heures.

Il n’y a pas grand monde, chacun vaque à ses occupations respectives : les uns entassant des chaussures chargées de manifester à la place de leurs propriétaires, les autres partant vers la chaîne humaine, d’autres encore buvant un thè ou cassant la croûte.

Quelques militants sont regroupés autour d’une banderole tenue par les organisations libertaires (AL, CGA...) qui donnent de la voix.

On peut même trouver un groupe de Japonais suffisamment déterminés à lutter contre le nucléaire pour venir jusqu’ici, en plein état d’urgence.

Pas très loin, un groupe de manifestants en soutien à la Palestine appelle à boycotter Israël et son occupation mortifère (le 29 novembre étant aussi la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien).

Des touristes déposant des fleurs devant la statue de la République en hommage aux victimes des derniers attentats, des derviches tourneurs, des skaters, des badauds viennent compléter ce tableau, véritable inventaire à la Prévert.

Une chose est sûre : il y a des flics partout, plus d’une centaine de camionnettes entourent la place et pas seulement des playmobils antiémeute.

Enormément de flics en civil sont disséminés dans la foule, la pesanteur de l’état d’urgence se fait bien ressentir...

Impuissance du tas de chaussures, impuissance de la foule clairsemée, éclatée et surveillée.

Il règne une sorte de flottement, chacun sachant les raisons pour lesquelles il est venu mais n’ayant aucune idée de la forme que vont prendre les choses.

L’installation des cantines qui distribuent des super repas à prix libre permet de détendre provisoirement l’atmosphère.

On s’assoit par terre, on se restaure, on prend des forces pour la suite.

Lire la suite :
https://paris-luttes.info/retour-sur-la-journee-de-lutte-du-4353

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 11:10

Depuis Paris Luttes Info le 17 novembre 2015

Itinéraire d’un ennemi intérieur fiché "S" et qui n’a pas grand-chose à voir avec Daesh...

Fin des années 2000, je suis un jeune militant très naïf et surtout très révolté par le monde qui m’entoure. Je m’initie au militantisme radical, traîne sur les forums et les sites d’inspiration anarchiste. Mes pratiques sont pas vraiment structurées et ma ligne politique pas beaucoup plus... Évidemment à cette période, je ne sais rien de la sécurité internet, TOR n’existe pas, je parle au téléphone comme je peux et j’ai une adresse hotmail. Du pain béni donc pour Squarcini et sa bande...

Il faut dire que nous sommes en pleine période de parano de la part de l’Etat. Alliot Marie et consorts sont persuadés que « l’ultra gauche » (pour reprendre le vocable de l’époque) est en phase de passer en clandestinité et de mener des actions. On ne saura jamais s’ils y croyaient vraiment à ce compte ou s’il s’agissait d’une simple manœuvre policière. Mais « Ôh surprise » aucune action clandestine d’extrême gauche n’a eu lieu depuis et aucun groupe n’a pris d’armes contre l’Etat.

Et donc moi j’arrive peu ou prou dans le mouvement libertaire/ révolutionnaire à ce moment-là. J’ai pas de bol. Alors je commence à me former en parlant avec des gens, en discutant, en participant à des luttes sociales. À l’époque, j’étais beaucoup sur des thématiques anticarcérales. Je me suis aperçu plus tard qu’il s’agissait pour les flics d’un marqueur. Les gens qui militaient sur la prison étaient directement suspects.

Fort de mon trop-plein de confiance et persuadé que je vais changer le monde à la seule force de mon poignet, je me lance donc dans l’activisme forcené. Dès que je peux être quelque part, j’y suis. Je participe à l’organisation d’une manif qui, ça devait arriver, se passe mal. Il y a des arrestations, des dégradations, on prend la violence d’Etat dans la gueule, je suis moi-même contrôlé ... L’événement fait le buzz médiatique. Le soir même mon téléphone résonne bizarrement et s’éteint tout seul.

Et là je me dis que j’aurai dû peut-être faire un peu plus attention aux traces que je laissais.

À ce moment-là, je suis un peu plus conscient d’être fiché. Et l’aspect « abstrait » de la surveillance s’efface peu à peu pour laisser place à quelque chose de bien plus concret. Dans ma bande de potes, durant les rondes des policiers, les flics les apostrophent par leur prénom alors qu’ils boivent une bière dehors, les écoutes sont vérifiées à plusieurs reprises, on commence progressivement à ne plus utiliser le net que pour des choses d’ordre public.

Lire la suite :
https://paris-luttes.info/comment-j-ai-appris-que-j-etais-4173

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 11:17

Le 27 septembre 2015

Une pétition en ligne :
http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article52959

Le préfet du Doubs, célèbre expulseur, enferme le petit Hugo, âgé d’un an et demi et ses parents !

Monsieur Wangliang WU et Madame Yiyi LIU, un couple sans histoire et leur petit garçon âgé de 18 mois se trouvent actuellement enfermés au centre de rétention administrative (CRA) du Mesnil Amelot pour être renvoyés contre leur gré vers la Chine qu’ils ont quittée il y a cinq ans et avec lequel ils ont désormais des liens très distendus.

C’est en France que ce couple a reconstruit sa vie et fondé une famille avec la naissance en 2013 à Paris de leur enfant Hugo.

Wangliang, Yiyi et Hugo habitent Morteau, une commune du Doubs où ils se sont très bien intégrés à la vie locale. Une famille donc sans histoire, comme tant d’autres... Le couple travaille dans le petit restaurant familial "spécialités chinoises" inscrit au guide Michelin et tenu par les parents de Monsieur, installés en France depuis 15 années et titulaires d’une carte de résident. Leur fils est cuisinier et aussi associé dudit restaurant.
Hugo fréquente la crèche du Chat Perché à Morteau depuis un an.

Soucieux de régulariser leur situation administrative vis à vis du séjour et de ne plus vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête, Wangliang et Yiyi déposent une demande de titre de séjour en avril 2014 auprès de la préfecture du Doubs. Le 6 juillet 2015, le préfet du Doubs décide de les assigner à résidence et leur notifie un refus de séjour assorti d’une Obligation de Quitter le Territoire Français dans un délai de 30 jours.

Ils sont alors contraints d’aller pointer quotidiennement au commissariat avec le risque d’être mis manu militari dans un avion.

C’est ce qui arriva le 24 septembre au matin lorsque le couple s’est présenté au commissariat pour son pointage quotidien où il leur a été annoncé qu’un vol était programmé pour eux le jour-même à 20 heures.

Escortés à leur domicile pour rassembler précipitamment quelques affaires, ils ont été conduits à l’aéroport de Roissy pour être expulsés en Chine, laissant derrière tout ce qu’ils avaient en France : un travail, des amis, leur famille.

Ainsi il faut croire que pour le préfet du Doubs, ancien secrétaire général du contesté ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale sous Sarkozy, "la France, tu l’aimes ou tu la quittes" mais si tu l’aimes et que tu es bien "intégré", tu la quittes quand même !

Wangliang et Yiyi n’envisagent nulle part ailleurs qu’ici leur avenir personnel et professionnel. Ils ont refusé de monter dans l’avion qui allait les conduire vers la Chine.
Enfermés au CRA du Mesnil Amelot près des pistes, ils risquent d’être de nouveau mis dans un avion.

On ne peut pas, d’un côté, faire de grandes proclamations (suivies de peu d’actes…) sur les droits de l’Homme et les valeurs de l’Europe et, de l’autre, traiter de cette façon des parents et leur enfant.

Pour dire aux responsables ce que vous pendez de leurs actions :

Préfet : Stéphane FRATACCI, préfet de région Franche-Comté
prefet@doubs.pref.gouv.fr et stephane.fratacci@doubs.gouv.fr
Secrétaire général : Jean-Philippe SETBON
jean-philippe.setbon@doubs.gouv.fr
Directrice du cabinet : Isabelle EPAILLARD-PATRIAT
isabelle.epaillard-patriat@doubs.gouv.fr

A l’Elysée :
Secrétaire général : jean-pierre.jouyet@elysee.fr
Directeur de cabinet : thierry.lataste@elysee.fr
Secrétaire g-al adjoint : boris.vallaud@elysee.fr

Matignon :
premier-ministre@pm.gouv.fr
Chef de Cabinet : sebastien.gros@pm.gouv.fr
Conseiller relations société civile : guillaume.weisberg@pm.gouv.fr

Au Ministère de l’Intérieur :
Dircab adjoint : thomas.campeaux@interieur.gouv.fr
Conseiller immigration : raphael.sodini@interieur.gouv.fr mailto:thierry.lataste@intérieur.gouv.fr

Source :
http://www.educationsansfrontieres.org/article52960.html

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 13:02

Le 29 septembre 2015

Dans le centre-ville, ce musicien bien connu des Nantais a reçu deux PV coup sur coup pour "émission de bruit". Ses notes ne sont pas du goût de tous.

Qui n’a pas croisé ce musicien de rue, un jour en haut du passage Pommeraye, rue du Calvaire ou place Royale ? Ce violoniste au regard malicieux, chapeau haut de forme et gilet mordoré anime les rues de Nantes depuis plus de dix ans. Seulement voilà. Ses longs morceaux enlevés agacent certains riverains.

Des commerçants en ont marre de l’entendre frotter sur ses cordes avec son archet à longueur de journée.

D’écouter parfois ses petits cris. Dinu Vancea Andrei, 64 ans, a été verbalisé deux fois en trois semaines par la police municipale pour « émission de bruits ou tapages injurieux diurnes troublant la tranquillité d’autrui ».

Le 29 août, rue Santeuil, l’agent lui dresse un PV de 68 €.

De quoi ébranler l’homme dont les revenus sont faibles. Paniqué, il confie ses craintes aux militants de l’association Le logis Saint-Jean, où il va régulièrement boire un café, ou jouer au ping-pong.

68 €, la somme est importante, pour quelqu’un qui gagne à peine 20 € par jour, en jouant de la musique.

« Il était très inquiet de perdre son travail. Il ne joue pas pour s’amuser, mais pour gagner sa croûte », raconte Albert Labat. Un courrier a été adressé le 5 septembre à Johanna Rolland. Il est resté sans réponse… Jusqu’à lundi, où un rendez-vous a été fixé entre ses « protecteurs » du Logis Saint-Jean et le directeur du service.

Dinu, installé à Nantes depuis plus de dix ans, n’est pas du genre revendicatif. « Il a peur, c’est tout. » Le violoniste a payé l’amende peu de temps après.

Le 21 septembre, rebelote.

Cette fois, il est verbalisé sur la place Royale, toujours pour le même motif : « émission de bruits (musique) ou tapages injurieux diurnes troublant la tranquillité d’autrui ». Montant : 68 €.

Les militants du logis Saint-Jean sont stupéfaits. « Pourquoi aller embêter quelqu’un qui tente de gagner sa vie en jouant de la musique ? » s’interroge Albert Labat. « La mairie devrait le récompenser plutôt que de le sanctionner », s’offusque René Jaulin, président du Logis.

La police municipale a dressé ces deux PV sur « réquisition de riverains ou de commerçants », précise Gilles Nicolas, adjoint à la sécurité et à la tranquillité publique. « Nous ne verbalisons pas sur initiative » tient à préciser l’élu.

À Nantes, aucun arrêté ne fixe l’autorisation de jouer de la musique dans la rue.

Chacun serait donc libre d’exercer son art comme il l’entend ?

« À condition de ne pas créer de gêne. Lorsque c’est le cas, on dit à la personne de se déplacer », souligne Gilles Nicolas. Selon la mairie, c’est parce que le violoniste ne s’est pas déplacé alors que les policiers municipaux lui demandaient, qu’il a été verbalisé.

Dinu évolue dans différentes rues au-delà du cours des Cinquante Otages. Chaque artiste a son territoire, gardé précieusement. « Il est le seul artiste de rue à avoir reçu ces amendes » affirme Gilles Nicolas.

Que dit la loi ?

Tapage nocturne ou diurne et bruits de comportement

La sanction des infractions relatives aux bruits ou tapages injurieux ou nocturnes troublant la tranquillité d’autrui, et celles relatives aux bruits particuliers de nature à porter atteinte à la tranquillité du voisinage (soit les bruits de comportement, à l’exclusion de ceux ayant pour origine une activité professionnelle, culturelle, sportive…) peut faire l’objet d’une amende forfaitaire dont le montant est de 68 € depuis le décret du 9 mars 2012 (paiement dans les 45 jours).

Au-delà de ce délai, l’amende forfaitaire majorée s’applique (180 €).

Source :
http://www.ouest-france.fr/verbalise-le-violoniste-des-rues-de-nantes-ferait-du-bruit-3724874

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 11:25

Le 12 septembre 2015

"Palestine : la case prison", un vibrant plaidoyer filmique contre le sort effroyable des prisonniers palestiniens.

A l’approche de la venue en France (du 21 au 26 septembre) de Shawan Jabarin, un ancien prisonnier politique palestinien, mis aux fers dans les geôles israéliennes infâmes pendant six ans, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre lui, et actuel directeur d’Al Haq, une des plus importantes ONG de protection des droits de l’homme palestinienne, nous diffusons le documentaire « Palestine : la case prison » qui s’inscrit dans le cadre d’un vibrant plaidoyer lancé à l’échelle internationale pour dénoncer le sort inique, illégal et au-dessus de l’humainement tolérable des détenus palestiniens, et particulièrement des enfants mineurs, privés de droits de la défense et sacrifiés sur l’autel de la tyrannie militaire de l’Etat hébreu.

Réalisé par Franck Salomé, ce reportage à voir absolument, riche en témoignages édifiants, est le fruit de la production conjointe de l’ACAT, l’ONG  de lutte contre la torture et la peine de mort, d'Amnesty International, de l’Association France Palestine Solidarité, de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine et de la Ligue des droits de l’homme.

Aujourd’hui, environ 5 700 Palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes.

Chaque année, entre 500 et 700 mineurs palestiniens sont arrêtés, interrogés et détenus par l’armée israélienne puis jugés par les tribunaux militaires.

En criminalisant toute forme d’opposition à l’occupation, les autorités israéliennes ont créé une base légale à l’oppression du peuple palestinien. Depuis 1967, plus de 800 000 Palestiniens ont été embastillés par les autorités israéliennes, au mépris du droit international et de leur dignité.

Mot de passe pour la vidéo :
PFP2015

Source :
http://oumma.com/221586/palestine-case-prison-un-vibrant-plaidoyer-filmique-c

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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 10:11

Depuis L'Envolée le 13 septembre 2015

Le 9 septembre,  Fabrice Boromé a pris en otage le directeur adjoint de la toute neuve prison de Vendin-le-Vieil. Comme sa grande sœur de Condé-sur-Sarthe entrée en fonction deux ans plus tôt, ces deux prisons construites dans des régions dévastées par l’industrie puis par la désindustrialisation, ont pour fonction l’enfermement ad vitam de prisonniers considérés comme les plus rétifs à leur enfermement.

Des prisonniers qui ont à faire des « peines infaisables », comme ils étaient des dizaines à le dire dans le numéro que l’Envolée avait consacré au premier de ces QHS modernes (cf N 39). Des prisonniers à qui la politesse des bourreaux de cour d’assises n’a pas même laissé l’illusion d’une possible sortie. Leur plus grande faute étant le plus souvent de ne pouvoir se résoudre, précisément, à leur enfermement.

Fabrice Boromé n’a pas retourné contre lui-même son désespoir. Il a jugé plus efficace et plus utile de prendre en otage la plus haute autorité de la prison et par là même, l’administration pénitentiaire toute entière. Bref retournement de situation. Celui à qui la société a promis une prise d’otage perpétuelle récupère quelques heures.

Il va le payer au prix fort. Aux jérémiades des matons dans la presse - qui fidèles à leurs habitudes en profitent pour mendier quelques moyens supplémentaires - succéderont leurs coups et leurs brimades dans le silence des quartiers d’isolement où Fabrice sera baluchonné.

Il a ainsi « obtenu son transfert », ose écrire un journaliste. Non, il a obtenu de quitter provisoirement la dernière prison sécuritaire en date, nuance. Il avait obtenu de quitter Condé quelques mois avant. Quitter la dernière génération de QHS, celle des années 2010 pour à nouveau écumer les QI et QD de France, QHS des années 1980. Cela n’a pas grand’chose à voir avec l’obtention du rapprochement familiale qu’il revendique depuis des mois : retourner en Guadeloupe, où il lui reste son frangin, sa seule famille.

Ce prisonnier « particulièrement dangereux » comme le décrit l’AP complaisamment relayée par les perroquets de la presse, dit pourtant très clairement vis-à-vis de quoi il serait dangereux : la prison, les murs, les portes clefs et les gestionnaires de la vie enfermée des autres. Ses peines successives se sont accumulées au placard.

L’institution qui estampille du sceau infamant de la « dangerosité » est directement responsable de la dite dangerosité puisque c’est contre elle quelle naît. En cela, encore une fois, la taule fait parfaitement son office. Banalité de base loin des propos lénifiants et pseudo humanistes sur la fonction imaginaire d’une prison conçue pour « réconcilier la société » ou « réformer les individus ».

Elle est l’expression de la vengeance sociale, point barre. Et ces taules de Condé ou de Vendin doivent permettre au système carcéral de tenir ses promesses, quant bien même il se prendrait les pieds dans le tapis de ces peines infinies qu’il a prononcé.

Ces prisonniers longues peines qui n’ont plus rien à perdre que la vie enfermée prennent la parole lorsqu’ils prennent en otage. Nous reviendrons sur cette histoire plus longuement dans le numéro du journal qui sortira en octobre. Fabrice devait être jugé pour la prise d’otage en comparution immédiate en fin de semaine dernière son procès est reporté au 16 octobre à Béthune…

Il a pour l’instant été transféré à la prison d’Annoeullin dont nous avons déjà beaucoup parlé dans le journal. Vous pouvez lire pour mémoire ces deux articles :
http://lenvolee.net/qhs-moderne-le-qmc-dannoeullin-et-lexploitation-des-prisonniers/

http://lenvolee.net/eh-bien-moi-je-dis-aux-detenus-mobilisez-vous/

Pour finir et pour se faire sa petite idée voilà ce qu’a dit la presse de cette prise d’otage :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/09/09/01016-20150909ARTFIG00159-pas-de-calais-prise-d-otage-a-la-prison-de-vendin-le-vieil.php
http://guadeloupe.la1ere.fr/2015/09/09/fin-de-la-prise-d-otage-la-prison-de-vendin-le-vieil-285493.html
www.lavoixdunord.fr/region/vendin-le-vieil-le-detenu-preneur-d-otage-s-est-ia35b0n3033737
http://www.20minutes.fr/lille/1683319-20150909-prise-otage-vendin-vieil-syndicaliste-denonce-sentiment-impunite-detenus
http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/vendin-le-vieil-prison-d-otage-la-prison-803037.html
http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/vendin-le-vieil-prison-d-otage-la-prison-803037.html

Source :
http://lenvolee.net/prise-dotage-ou-prise-de-parole/

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28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 10:01

Le 14 septembre 2015

Pendant la fashion week new-yorkaise, jeudi 10 septembre, le créateur Kerby Jean-Raymond a présenté un défilé choc, dénonçant les violences policières dont sont victimes les citoyens des États-Unis ayant des ancêtres originaires d'Afrique noire aux Etats-Unis.

Pour son défilé, le créateur de la marque Pyer Moss, Kerby Jean-Raymond a décidé de mettre en lumière les violences perpétrées par les policiers envers la population noire américaine, notamment à travers une puissante vidéo d'une durée de dix minutes.

Le film commence avec l'assassinat de Walter Scott - non armé - mort sous les balles de policiers en Caroline du Sud en avril dernier.

Ensuite, on voit les images de jeunes noirs maltraités par les forces de l'ordre, alors qu'ils ne participaient qu'à une pool party au Texas, deux mois plus tard.

Et surtout, une vidéo d'Eric Garner, étouffé par plusieurs policiers à New-York en été 2014, qui suffoque: "je n'arrive plus à respirer".

"J'ai voulu montrer les vêtements seulement à la fin. Ce qui comptait surtout, c'était la vidéo" a déclaré le créateur au site Style.Mic.

Pour ce défile, les modèles défilaient sur fond de sons de tirs. Sur les vestes de la collection, des traces rouges, tel du sang qui coule. Sur les chaussures, de fausses éclaboussures de sang, ainsi que les noms de victimes de violences policières. Partout, les derniers mots prononcés par Eric Garner. Le mannequin qui ferme le show arbore une veste sur laquelle est écrite: "breathe" - respirer - à trois reprises dans le dos.

Jean-Raymond explique qu'il a lui-même été victime à maintes reprises de violences policières et de discriminations en raison de sa couleur de peau. Le défilé Pyer Moss est donc un hommage à Eric Garner, mais aussi à tous ceux qui doivent lutter contre le racisme aux Etats-Unis.

Source :
http://style.lesinrocks.com/2015/09/14/defile-choc-un-createur-denonce-les-violences-policieres-envers-les-noirs-americains/

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 10:44

Transmis par Jacqueline le 17 septembre 2015

Bonjour,

J’avais évoqué le cas de cette femme courageuse dans ma dernière lettre au président obama, celle de janvier 2015.
J’avais prévu de parler de son histoire lors de la rencontre avec Gerardo et Adriana à la fête de l’Humanité, le 12 septembre, mais je ne l’ai pas fait.
Des comités commencent à se former à Cuba et dans le monde pour demander au gouvernement des Etats-Unis au moins un traitement humain en prison, pour Ana Belen Montes. Le moment semblet opportun pour le faire, quand le dialogue a repris entre Cuba et les Etats-unis.
Si vous voulez en savoir un peu plus, voici un petit texte écrit à partir de ce que je sais sur elle.
Bonne journée.

Jacqueline

*****
Ana Belén Montés, née en 1957,  est fille d’un médecin militaire d’origine portoricaine, qui travaillait au sein de l’armée US.

Après avoir obtenu une licence, puis une maîtrise en relations internationales à l’Université de Virginie, elle est entrée à 28 ans à l’Agence de Renseignement pour la Défense du Pentagone (DIA), où elle devenait, 7 ans plus tard, analyste. Elle a eu quelques temps un emploi fictif à la représentation diplomatique à La Havane, soit disant pour « étudier » les militaires cubains. En 1998, retour dans l’Ile pour cette fois, « observer » le déroulement de la visite du Pape Jean-Paul II.

Cette femme discrète, devenue analyste de première catégorie au Pentagone, spécialiste de Cuba, avait accès à presque toute l’information sur l’Ile dont disposait la communauté du renseignement, en particulier sur les activités militaires cubaines.

De par son rang, elle était membre du très secret « groupe de travail inter agences sur Cuba », qui rassemble les principaux analystes des plus hautes agences de renseignements des Etats-Unis, comme la CIA par exemple.

Elle a été arrêtée en septembre 2001, jugée et condamnée à 25 ans de prison en mars 2002 pour espionnage. Elle avait remis à Cuba, sans contre partie financière, l’information lui permettant de connaître les plans d’agression des Etats-Unis contre l’île.

Je laisse la parole à Ana Belén Montés. Voici ce qu’elle a déclaré lors de son plaidoyer au moment  de son procès :

« Il existe un proverbe italien qui peut-être, décrit le mieux ce que je crois :
Le monde entier n’est qu’un seul pays.

Dans ce pays mondial, le principe d’aimer son prochain comme soi même, est le guide essentiel pour des relations harmonieuses entre tous les pays. Ce principe implique tolérance et compréhension pour la façon de se comporter envers les autres. Il implique que nous traitions les autres nations comme on aimerait être traité : avec respect et considération.

C’est un principe que, malheureusement nous n’avons jamais appliqué à cuba.

Votre honneur, je suis devant vous aujourd'hui pour une activité à laquelle je me suis livrée parce que j'ai obéi à ma conscience plutôt qu'à la loi. Je crois que la politique de notre gouvernement vis-à-vis de Cuba est cruelle et injuste, profondément agressive, et je me suis sentie moralement dans l'obligation d'aider l'île à se défendre contre nos efforts de lui imposer nos valeurs et notre système politique.

Nous avons fait preuve d'intolérance et de mépris à l'égard de Cuba depuis plus de 40 ans. Nous n'avons jamais respecté le droit pour Cuba de choisir sa propre voie vers ses propres idéaux d'égalité et de justice.

Je ne comprends pas pourquoi nous devons continuer à dicter aux Cubains comment ils doivent choisir leurs dirigeants, qui peuvent ou ne peuvent pas être leurs dirigeants, et quelles sont les lois appropriées pour ce pays. Pourquoi ne pouvons-nous pas laisser Cuba poursuivre son propre chemin, comme le font les Etats-Unis depuis plus de deux cents ans ?

Ma manière de réagir à notre politique Cubaine a peut-être été moralement condamnable. Peut-être que le droit pour Cuba d'exister libre de toute pression politique ou économique ne justifie pas les informations secrètes que j'ai transmises pour l'aider à se défendre. Je peux seulement dire que j'ai fait ce qui me paraissait être juste pour réparer une grave injustice.

Mon plus grand désir est de voir des relations amicales s'établir entre les Etats-Unis et Cuba. J'espère que mon cas contribuera d'une certaine manière à encourager notre gouvernement à abandonner sa politique hostile envers Cuba et à collaborer avec la Havane dans un esprit de tolérance, de respect mutuel, de compréhension... »

Ana Belén Montés a été en quelque sorte précurseur des nouvelles relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Elle est la prisonnière 25037-016 de la prison de Carswell, une annexe du FBI de la Station Aérienne de la Marine des Etats-Unis.

Elle y est internée dans la section de psychiatrie, bien que ne présentant pas de troubles de ce type. C’est un lieu dangereux pour elle, qui pourrait avoir de graves répercussions sur son état mental.

Ana Belén Montés est sensée recouvrer la liberté en 2027, dans 12 ans. Elle a déjà accompli 13 ans de réclusion.

Elle est soumise à un régime d’isolement extrême :
Elle ne peut pas avoir la visite d’amis, uniquement celles de son père et de sa fratrie. Elle est interdite de téléphone, n’a accès a aucun moyen d’information, ni journal, ni revue, ni livre. Elle n’a pas le droit de regarder la télévision et ne peut recevoir de colis. Il lui est même interdit d’avoir le moindre contact avec les autres personnes détenues dans cette prison.

Les autorités pénitentiaires ne donnent aucune information sur sa santé, les traitements médicaux qu’elle reçoit, ni ne justifient le fait qu’elle soit dans un centre destiné aux personnes souffrant de troubles psychiatriques.

Le régime carcéral qu’elle subit n’est pas conforme aux Droits de l’Homme et est beaucoup plus sévère que celui appliqué aux dangereux criminels.

Un essai a été fait de lui écrire. La lettre a été renvoyée à l’expéditeur en recommandé. Le Bureau fédéral des Prisons y précisait qu’elle ne pouvait avoir de contacts qu’avec ses parents les plus proches, étant donné qu’elle était condamnée pour espionnage.

Nous devons aider cette femme courageuse. Nous devons faire connaître son histoire, et développer des campagnes pour que dans la prison où elle endure sa peine, elle puisse au moins avoir un traitement plus humain.

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 17:34


[Photo : une barricade de Notre-Dame-des-Landes, automne 2012]

Ce 22 septembre, dès l'aube, sur la ZAD sous une pluie glaciale : six barricades, des centaines d'opposant-e-s, des dizaines de tracteurs, des petits déjeuners, un juge des expropriations venu donner une ordonnance et des gendarmes mobiles obligés de décamper quelques minutes après être arrivés ...

C'est un message adressé aux décideurs : avec une telle mobilisation, par un matin pluvieux de semaine, uniquement pour empêcher la venue d'un juge, pensez vous sérieusement pouvoir expulser et détruire la zone ?
*****
Un compte-rendu lu sur le site de la zad :

Le juge est venu, il a vu mais il n’a pas vaincu !

Depuis 7h du matin, la zad était bloquée en 6 points d’accès par des barricades, plusieurs centaines de personnes et une trentaine de tracteurs. Il s’agissait en empêchant la venue du juge des expropriations, de répondre avec détermination aux menaces du sous-préfet. Celui-ci annonçait reprendre les procédures contres les locataires en vue d’une possible expulsion et démarrage des chantiers dans les mois à venir.

Le mouvement anti-aéroport a été très réactif. De nombreuses personnes des comités de soutien et paysans de la région étaient présentes dès 7h du matin au carrefour de la Saulce malgré la pluie et se sont réparties sur les différents points de blocage. Les infos étaient rediffusées partout sur la zone à défendre par radio klaxon.

Vers 9h, plusieurs 4x4 suivi de voitures de gendarmerie sont arrivées à une centaine de mètres de la barricade sud, entre Vigneux et la zad où 200 personnes environ étaient présentes. Le juge en cravate est descendu de 4x4, accompagné d’un commandant de gendarmerie. Il a insisté pour passer mais il lui a été signifié qu’il en était hors de question. Après un échange vif, le juge et son escorte sont rentrés précipitamment dans les véhicules officiels et ont rebroussé chemin.

Contrairement aux gouvernement, nous tenons nos engagements. Comme a pu le dire un paysan rigolard au coin d’une barricade « Le juge est venu, il a vu mais il ’a pas vaincu... » Adieu César !

Après avoir eu la confirmation par l’avocat des locataires que le juge avait renoncé, les barricades ont été levées en fin de matinée.

Leur test de ce matin a échoué mais nous restons plus que jamais vigilant.es et appelons à densifier la mobilisation dans les semaines qui viennent.. Dans le même temps nous continuerons à renforcer les cultures et habitats sur la zad, ainsi que les liens à l’intérieur du mouvement et dans la région pour construire un avenir sans aéroport.

Il n’y aura pas d’expulsion de la zad. L’aéroport ne se fera pas !

Les bloqueur’heuses du mardi

https://zad.nadir.org/spip.php?article3173

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 10:51

Le 12 septembre 2015

Un homme de 42 ans qui avait agressé deux clients dans un centre commercial à Grenoble (Isère), est mort jeudi soir à l'hôpital, quelques heures après avoir été maîtrisé par des vigiles.

Le parquet de Grenoble a ouvert une enquête, assure le Dauphiné Libéré ce samedi.

Le quadragénaire, qui apparaît « très excité » sur les images des caméras de vidéosurveillance consultées par les enquêteurs, est sorti du tramway, puis a pénétré dans la galerie marchande du centre Grand'Place jeudi, en début d'après-midi. Là, selon l'AFP, après avoir percuté une baie-vitrée qu'il n'avait pas vue, il a agressé physiquement plusieurs clients d'un bar et dégradé son mobilier.

Un employé du commerce et deux vigiles du centre commercial sont alors intervenus pour le maîtriser et l'ont immobilisé au sol, où il a peu après perdu connaissance.

Il était en arrêt cardio-respiratoire lorsque les pompiers sont arrivés sur les lieux.

« L'homme est décédé après avoir été calmé par des vigiles. Ce n'était pas une interpellation. On a sur des vidéos la scène de son arrivée et la manière dont les vigiles le maîtrisent. Il semble que tout a été fait dans les règles », a précisé le parquet.

Transporté au CHU de Grenoble, l'homme est décédé quelques heures plus tard. Le parquet attend de visionner les vidéos du tramway. Une autopsie du corps de la victime a été programmée d'ici à lundi.

Source :
http://www.leparisien.fr/grenoble-38000/grenoble-un-homme-decede-apres-son-immobilisation-par-des-vigiles-12-09-2015-5085947.php

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16 septembre 2015 3 16 /09 /septembre /2015 12:06

Le 13 septembre 2015

Ce dimanche soir, une trentaine de réfugiés syriens, dont une dizaine d’enfants, ont été violemment évacués par la police du square Marmottan à Saint-Ouen. Cette répression intervient alors même que le gouvernement déploie toute une campagne de communication pour se montrer favorable à l’accueil des réfugiés syriens.

Retrouver les photos de l’évacuation sur Facebook

Ce dimanche soir à Saint-Ouen, un groupe de réfugiés syriens a cherché à s’installer dans le square Marmottan à côté du métro Garibaldi. Alors que ces familles fuyant la guerre campent depuis de long mois en pleine rue à Porte de Saint Ouen, aucune solution de logement ne leur a été proposée. Leurs conditions de vie, dans ce campement insalubre en pleine rue à deux pas du périphérique, sont devenues insupportables. Parce que les promesses gouvernementales ne sont toujours pas passées à l’action, certains d’entre eux ont cherché ce dimanche soir à interpeller population et médias sur les conditions déplorables dans lesquelles ils vivent depuis des mois.

Pas de répit pour ces réfugiés syriens

A peine ont-ils eu le temps d’installer leurs tentes et de ramener quelques affaires que les policiers ont débarqué, gérant la situation avec l’enthousiasme qui les animent. Ils ont immédiatement bouclé le square pour qu’aucune famille supplémentaire ne puisse s’installer et qu’aucun soutien ne vienne grossir les rangs.

Les réfugiés ont avant tout cherché à communiquer sur leur situation, sur le fait qu’ils n’ont véritablement pas d’autre choix que celui de quitter leurs pays. Ils sont profondément dégoûtés des discours politiques tenus et du décalage avec leur réalité quotidienne. « Merci la France, merci Hollande ! » s’exclamait l’un des réfugiés devant les caméras d’ITélé. Puis, en s’adressant en arabe à la colonne de policiers entourant les tentes : « Le gouvernement français s’est engagé à accueillir 24.000 réfugiés, nous sommes des réfugiés. Tous ceux qui sont avec moi sont des réfugiés, nous sommes des syriens. Nous avons des papiers qui le prouvent », s’exclamait-il en brandissant ses papiers d’identité.

Son intervention n’aura pas suffit à émouvoir les forces de répression, qui se sont appliquées à dégager le campement de fortune, profitant d’une discussion des réfugiés face caméra pour sortir avec force les premières tentes et mettre à la rue les seules affaires que ces familles possèdent. Les policiers ont ensuite arraché et trainé les autres tentes, alors même que des enfants se trouvaient encore à l’intérieur.

Expulsés du square, les réfugiés ont demandé plusieurs fois aux policiers à quel endroit ils pouvaient s’installer. Aucune réponse ne leur a été apportée, si ce n’est « en Allemagne ». Et comme si la détresse de ces familles n’était pas suffisante, certaines tentes leur ont été confisquées. Comme quoi le mépris n’a pas de limite. Ironie de la situation, ce sont les policiers qui passeront la nuit dans le square, les réfugiés étant relégués au trottoir.

Une situation intenable qui dure depuis de longs mois

Depuis plus de dix-huit mois, la porte de Saint-Ouen est devenue un point de retrouvailles pour ces familles syriennes, qui se regroupent en espérant un jour trouver le soutien d’un état français dont on leur a vanté les mérites d’humanisme. Aujourd’hui ils s’interrogent sur ce fameux droit d’asile dont ils n’ont toujours pas vu la couleur. En attendant, pour survivre aux conditions impossibles d’un quotidien en bord de route, quelques uns mendient pendant que d’autres organisent des ventes d’objets récupérés dans les poubelles, en se posant chaque jour la question de comment nourrir leurs enfants. Au pays des droits de l‘homme, les réfugiés ont peur, peur qu’on les renvoie dans un pays en guerre, peur que la police les frappe ou détruise le peu qu’ils ont.

Force est de constater que nous sommes bien loin des discours officiels de Hollande et Valls concernant l’accueil de ces réfugiés en grande difficulté. Et qu’il est sans doute plus facile d’envoyer des rafales en Syrie que d’offrir un toit décent à des personnes dans la misère. Les solutions gouvernementales sont donc définitivement celles de l’image.

Source :
http://www.revolutionpermanente.fr/Violente-evacuation-manu-militari-de-refugies-syriens-a-Saint-Ouen

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Bordeaux - 18 mars 2017

Journée contre

les violences policières

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Violences Policières

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L'impact disproportionné
de l'état d'urgence

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Hommage aux victimes

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15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

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" Vétérante "

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Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
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