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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 20:03

Reçu le 12 juin 2015

Bonjour,

Je suis la maman d"une brillante étudiante en M2, boursière , très ... très typée , qui une nuit de début septembre a été tabassée par nos "amis de la force publique", humiliée de diverses façons, qui a souffert et souffre encore plus depuis le procès ... et j"ai mal pour elle depuis ....

Il faut que ça se sache...

Cette fameuse nuit de septembre, ma fille est sortie avec une amie blonde (qui a été traitée avec tous les égards : hôpital, cigarettes... ) pour se changer les idées (stage M1+job d"été = 53 heures de boulot HEBDO !), elles étaient un peu alcoolisées, ma fille a pris un appareil photo sur le comptoir d"un bar pour faire un selfi dehors, elle s'est faite agresser puis jeter au sol par le propriétaire de l"appareil qui a surement cru qu'"elle voulait le voler ...

L"avocate lui dira plus tard qu'"une voiture de nos amis était là, ses occupants ont assisté à la scène et ont appelé des renforts qui sont bien arrivés ... Choquée par son agression, elle les a "outragés" verbalement, ils l'ont couchée sur le capot, lui ont mis les menottes, l'ont poussée dans la voiture(elle s"est débattue et raidie : rébellion !)  l'ont pliée en 2 et sont partis...

Ils l'ont tabassée (elle était bleue de la tête au pied même dans la bouche, on a fait des photos), elle ne sait pas pendant combien de temps. Elle n'a pas arrêté de leur dire qu''elle était étudiante, il ne voulaient pas la croire, ils lui ont dit que c'était une gamine de 15 ans... Ils se sont arrêtés en lui disant que c'était l'hôpital et ils sont repartis, les coups aussi ... Pour se défendre de cette injuste méprise, elle a mordu un de nos pauvres amis ...

Arrivés au commissariat, ils l'ont filmé, ont bien rigolé, elle a été déshabillée devant des hommes, le médecin a seulement constaté une éraflure au genou (!!!! ) puis mise en cellule en étant étranglée pour enlever les menottes.  A aucun moment on lui a dit ce à quoi elle avait droit ...

Plus tard dans la matinée, ils ont écrit ce qu'ils voulaient lors de sa déposition, complètement terrifiée et choquée, elle n'a pas arrêté de leur dire que c'était les flics qui l'avaient mise dans cet état et qu'elle voulait rentrer chez elle ...

Une des premières questions  posées : "vous faites parti des gens du voyage " ... Pour moi, c'est  un délit de faciès ... ça n'engage que moi , bien sur...

Libérée vers 16 heures, on lui a dit qu'elle devait revenir chercher une convocation car ces monstres ont porté plainte pour rébellion, outrage et agression !!!!!!!!

Une amie est venue la chercher et conduite à l'hopital,

Arrivée aux urgences, elle est prise en charge, raconte son histoire, personne ne lui parle du (Centre d'Accueil en Urgence des Victimes d'Agression - NDLR) !!!!!!! Et bien sur personne ne la croit ....  Ce qui était visible a été constaté ... Je suis arrivée car elle ne m'a prévenue que lorsque j'ai eu termine mon  travail ....

Merci de votre attention,

Je vous ferais parvenir par mail, dans les jours qui suivent la suite, car le fait d"écrire tout ça me demande une énergie incroyable et génère un stress important ...

Ce soir 12 juin, vers 17 heures, je vais passer un moment calme et silencieuse dans cet établissement injustement appelé "hotel"...

Bonne fin de journée,

Merci encore

Une maman révoltée...

***

Le 19 juin 2015

Bonjour,

Je n"ai pas eu de suite de votre part mais je poursuis ...

Dans cette même semaine ma fille s'est déplacée à l'hotel de police deux fois pour venir chercher une convocation pour le tribunal  qu'elle n'aura qu'une ou deux semaines plus tard, contactée par téléphone. 

Mais elle en a profité pour porter plainte contre X (aucun moyen de prouver le passage à tabac par les forces de l'ordre ni le délit de faciès pourtant si évident quand on sait comment son amie blonde a été "soignée" avec tous les égards).

Cette même semaine elle est allée au CAUVA, a raconté son histoire, a été vue par le légiste et le psy qui lui a transmis les coordonnées d'un collègue pour un suivi psychologique. Elle y est allée une fois car n'ayant pas les moyens (malgré un tarif étudiant : étudiante boursière et une maman solo avec 2 enfants étudiants) et estimant que ça ne servait à rien ...

Elle n'a donc pas pu terminer son CDD, endolorie et marquée de multiples bleus, même sur le visage (arrêt de travail de 8 jours), qui ont finis par s'estomper, les douleurs aussi un peu. Mais la douleur morale de l'INJUSTICE, persistera à jamais ainsi qu'une colère viscérale envers l"autorité en bleu.

Une avocate, amie des parents d'une amie de ma fille, accepte de prendre l'affaire comme avocat commis d'office (avec aide juridictionnelle).

Convoquée  au tribunal en mars 2015 avec une collègue de cette avocate, le juge décidera de reporter l'affaire devant une collégiale car il y a eu "agression" : nouvelle convocation "verbale", le jour même. AUCUNE CONVOCATION ECRITE TELLEMENT NÉCESSAIRE POUR OBTENIR L'AIDE JURIDICTIONNELLE.

Début juin elle se présente comme prévu au tribunal avec une autre collègue de l'avocate. J'ai oublié de vous préciser une chose très importante : c'est une policière qui a été la plus violente avec ma fille...  Elle était là en mars mais étrangement, en juin elle avait retiré sa plainte ...

A l'énoncé des "délits et crimes" (rébellion, refus d"obtempérer, outrages et agressions) commis par ma fille à l'encontre de nos "amis", l"assemblée assistant à l'audience a rigolé : une jeune fille mince de 23 ans contre deux policiers entraînés (un trentenaire et un quasi quinquagénaire baraqué).

Un des représentants de la "justice" a même décoché à ma fille, quelle aurait pu être violée ou finir dans la Garonne ... C'est drôle comme remarque quand on sait le nombre de jeunes garçons qui s'y sont mystérieusement noyés ? Y aurait-il un lien entre les abus policiers et les noyades ? Le tout accrédité par nos "justes" ... euh , pardon, juges ?

Bizarrement le dossier du CAUVA de ma fille n'est pas arrivé dans les mains de l'avocate,  par contre le monstre mordu a fait valoir le sien !!!!!!

La justice a donné raison à ces deux pauvres hommes : ma fille doit les payer pour leur prestation violente, dégradante et humiliante (1000 euros de dommages et intérêts + 127 euros de frais de justice, dont elle n"a toujours pas reçu la facture au bout de 15 jours, donc elle ne pourra pas bénéficier des 20% de diminution légale, + les frais d"avocat car IL N'Y A PAS EU DE CONVOCATION ÉCRITE POUR LE PROCÈS DE JUIN (donc surement pas d"aide juridictionnelle).

Voilà une jeune fille Bac+5, pleine d"un avenir prometteur, qui ne croit plus en la vie.

On lui a fait du mal, elle a été battue et maltraitée, je ne me pardonnerais jamais de n'avoir pas su la protéger mais veille à ce qu''elle continue de gravir les marches de sa vie.

VIOLENCES FAITES Á UNE FEMME QUI RESTERONT IMPUNIES ... ILS RECOMMENCERONT...

Une aide, un soutien, des réponses aux différents disfonctionnements seraient les bienvenus.

Merci pour votre attention ...

Je retourne, ce soir 19 juin, à "l'hôtel", pour à nouveau croiser silencieusement le regard d'un de ces deux "PETITS hommes bleus" comme vendredi dernier...

Une mère indignée et révoltée...

MERCI

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 12:34

Le 8 juin 2015

Pendant près de trois heures, les forces de l'ordre ont tenté d'évacuer plus d'une cinquantaine de migrants installés sur le parvis de la Halle Pajol, à Paris.

« Traiter des migrants, des militants et des élus de la sorte, c'est honteux ! ». Le bras encore engourdi après l'intervention musclée des CRS, Emmanuelle Becker, conseillère de Paris et élue communiste du XIIIe arrondissement, peine à contenir son émotion. Pendant près de trois heures, les forces de l'ordre ont tenté d'évacuer plus d'une cinquantaine de migrants installés sur le parvis de la Halle Pajol, dans le XVIIIe arrondissement de la capitale, depuis l'évacuation, il y a une semaine, de leur camp situé aux abords du métro La Chapelle.

« On leur distribuait de la nourriture quand on a vu arriver des dizaines de CRS », raconte Sylvie Lhoste du collectif Entraides Citoyennes. Très vite, les militants sur place et quelques élus avertissent leurs réseaux respectifs de l'imminence d'une évacuation.

Parmi eux, Galla Bridier, conseillère écologiste et élue du XVIIIe. Les yeux rougis par les gaz lacrymogènes, elle raconte : « On a créé un cordon autour des migrants pour empêcher les policiers de les embarquer. »

Mais la tension monte et les premières charges interviennent.

Aux côtés des élus, quelques militants et habitants du quartier crient « Solidarité avec les réfugiés » et tentent de rejoindre le cordon improvisé par les élus.

Une ultime charge et des jets de gaz lacrymogènes finissent par rompre le cercle, dans la panique certains migrants parviennent à s’enfuir avant d’être rattrapés, maîtrisés et installés dans un bus stationné à quelques mètres de la bibliothèque Vaclav-Havel.

« Je portais mon écharpe d’élue, mais un militant à côté de moi a été frappé au ventre à coup de matraque », détaille Danielle Simonet, élue Front de Gauche du XXe arrondissement. Elle pointe le fiasco d’une évacuation menée à la hâte la semaine dernière, sans que les pouvoirs publics ne se soucient du devenir des personnes concernées.

Hypocrisie

« L'Etat organise un éparpillement de la misère au lieu de respecter le droit d'asile et le droit à l'hébergement », analyse la conseillère de Paris. Mais déjà le car de police, dans lequel ont été installés les migrants interpellés, a pris la direction du commissariat situé au 32, rue de l'Evangile dans le XVIIIe arrondissement. « La préfecture veut identifier ceux qui bénéficient du droit d'asile et renvoyer ceux qui n'en bénéficient pas », croit savoir Sylvie Lhoste.

Au ministère de l'Intérieur, on se borne à rappeler que l'évacuation des 380 personnes du campement de La Chapelle le 2 juin a permis « de mettre à l'abri de très nombreux migrants ». Et on martèle qu'il n'est pas question de tolérer une « occupation illicite de l'église Saint-Bernard ou de l'espace public ». Le cabinet de Bernard Cazeneuve affirme que la mairie de Paris a elle-même sollicité l'intervention des forces de l'ordre à la Halle Pajol. Le ministère suspecte même une « manipulation » des personnes évacuées par des militants. « Certains s'amusent avec les migrants pour faire valoir des revendications politiques en convoquant les caméras ». Selon une source policière, 84 personnes auraient été évacuées.  

Source :
http://www.liberation.fr/societe/2015/06/08/des-elus-denoncent-la-violente-evacuation-des-migrants-de-la-halle-pajol_1325394

***
Complément d'info

« Un CRS m’a collé une droite en pleine figure »
Un élu raconte l'expulsion musclée des migrants à la Halle Pajol
http://www.streetpress.com/sujet/1433789997-expulsion-migrants-halle-pajol-hugo-touzet

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 10:34


Un policier repousse des migrants aux abords du port de Calais,
le 28 avril 2015.

Le 2 juin 2015

Sur l'ultime bretelle d'autoroute qui mène les poids lourds à l'entrée du tunnel sous la Manche, à Calais, les policiers viennent tout juste de remonter dans leur fourgon, et de quitter la zone qu'ils surveillaient depuis plusieurs heures. La voie est libre. En une poignée de secondes, pas moins d’une quarantaine de migrants surgissent des buissons et des talus avoisinants, et prennent littéralement d'assaut la bande d'arrêt d'urgence et le terre-plein central.

Alors que le soleil commence à décliner, des camions arrivent à vive allure, chahutés par le vent fort qui souffle sur la côte. Pour les faire ralentir à tout prix, deux ou trois clandestins démontent à la hâte d'imposantes balises de chantier, et les posent en plein milieu de la voie. Le stratagème ne peut que fonctionner. Surpris par l'obstacle, un premier camion freine brutalement. Deux migrants sautent alors sur la remorque, et tentent de s'accrocher tant bien que mal. Le chauffeur les a probablement vus, mais refuse de s'arrêter, et reprend son allure. De l'imposant pont qui surplombe la scène, nous les perdons rapidement de vue.

Au loin, une autre voiture de police ne tarde pas à faire son apparition. Sans se presser, les dizaines de clandestins s'en retournent dans leurs buissons. Certains s'éloignent à peine, et s'assoient sur la barrière de sécurité. Tous tenteront leur chance une autre fois. Peut-être dans quelques minutes, peut-être dans quelques heures... Des scènes comme celle-ci, observée jeudi 28 mai, Calais en vit des dizaines par jour. Au moindre embouteillage, au moindre parking, au moindre moment où les policiers ont le dos tourné. Et au risque d'y perdre la vie : en tentant de traverser l'autoroute A16, dans la nuit de dimanche à lundi, un jeune migrant d'une vingtaine d'années a été mortellement percuté par une voiture.

Plus de 18 000 interceptions depuis le 1er janvier

"Nous sommes débordés, lâche Gilles Debove, responsable du syndicat Unité SGP Police-FO dans le Calaisis. Les collègues ont l'impression de ne servir à rien. On oscille entre résignation et fatalité." Ses confrères d'Unsa-Police vont encore plus loin, et parlent de forces de l'ordre "à l'agonie". "Nous sommes totalement dépassés. Le nombre de migrants augmente de semaine en semaine, pointe l'un de ses représentants, Ludovic Hochart. La pression devient de plus en plus intenable."


Des migrants profitent d'un embouteillage aux abords du port
de Calais pour tenter de monter à bord de camions en
partance pour l'Angleterre, le 20 mai 2015.

Depuis plusieurs semaines, l'afflux de migrants observé en Méditerranée se ressent sur le littoral calaisien. D'après les associations, 3 000 clandestins séjourneraient actuellement à Calais, dans des conditions sanitaires déplorables.

Chaque jour, entre 100 et 150 migrants arriveraient ici.

Et, d'après nos informations, le nombre de clandestins interceptés par la police explose : selon des chiffres provenant de la police aux frontières du Pas-de-Calais, que francetv info a pu consulter en exclusivité, les policiers déployés à Calais ont procédé, rien qu'entre le 1er janvier et le 21 mai 2015, à 18 170 interceptions de clandestins, tous cachés dans des camions pour tenter de rejoindre l'Angleterre.

En comparaison, les policiers totalisaient 8 336 interceptions de migrants à la mi-mai 2014, et 4 117 interceptions à la mi-mai 2013. Dit autrement, cela signifie que le nombre d'étrangers en situation irrégulière découverts dans des camions, toujours sur cette période, est multiplié par 2,2 par rapport à l'an dernier, et par 4,4 par rapport à 2013.

De plus en plus d'incidents entre policiers et clandestins

Sur le terrain, après plusieurs visites successives du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, les effectifs policiers ont été renforcés. Tous corps confondus, un peu plus de 500 fonctionnaires sont ainsi mobilisés dans le Calaisis. Pas assez, selon les intéressés. "Cela signifie qu'à l'instant T, il y a entre 50 et 100 policiers réellement sur le terrain, pour 3 000 migrants. C'est ingérable", grince un responsable syndical. "Le travail est plus difficile, la charge s'est tendue, reconnaît auprès de francetv info le directeur départemental de la sécurité publique, François Angelini. D'autant que, du fait de leur nombre plus important, les migrants ont tendance à s'enhardir."

"Maintenant, ils arrivent parfois par groupes de 100, 200, 300..."
Ludovic Hochart, délégué syndical Unsa-Police

"Les clandestins n'hésitent plus à s'en prendre aux forces de l'ordre, témoigne Ludovic Hochart, du syndicat Unsa-Police. Avant, ils évoluaient plutôt par groupes de 20 ou 30. Maintenant, ils arrivent parfois par groupes de 100, 200, 300..." Résultat : les incidents sont de plus en plus fréquents. "Régulièrement, nous sommes la cible de jets d'objets, de menaces avec des armes..." Johann Cavallero, CRS et délégué syndical Alliance, dresse le même constat : "Avant, les migrants avaient peur de notre présence. Maintenant, ils n'hésitent plus à venir au contact, parfois avec des armes, des barres de fer…" Et pour cause : "Quand on a fait 3 000 ou 4 000 kilomètres, on n’a plus peur d’un policier dont on sait qu’il ne vous fera rien", résume, amer, Ludovic Hochart.


Des policiers repoussent des migrants aux abords
du port de Calais, le 29 octobre 2014.

Mardi, un Soudanais de 20 ans a été écroué et condamné à trois mois de prison ferme, pour avoir tenté de frapper un CRS au niveau de la gorge, à l'aide d'un couteau. Jeudi, un autre CRS a été agressé, et a vu sa moto attaquée à coups de barre de fer. Dimanche soir, en tentant de mettre fin à une violente rixe qui a opposé des migrants entre eux, faisant plusieurs dizaines de blessés, des CRS ont été la cible de projectiles. Aux yeux des policiers, ce contexte expliquerait largement les réactions parfois violentes des forces de l’ordre, comme en témoigne une vidéo postée début mai sur internet. Et dont les images montrent des policiers en train de chasser violemment des migrants de l’autoroute.
Voir ici : http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/calais-une-video-denonce-des-violences-policieres-contre-les-migrants_900897.html

Reprise par de nombreux médias et partagée sur les réseaux sociaux, cette vidéo a suscité "beaucoup d’émoi et beaucoup de colère" parmi les troupes, regrette Johann Cavallero, car "elle montre une scène sortie de son contexte". Une enquête a été ouverte par l’IGPN, la police des polices, pour déterminer si l’usage de la force était proportionné. "Quand vous êtes 50 pour gérer 400 migrants prêts à tout, y compris à mettre des vies en danger sur l’autoroute, c’est facile de critiquer la réaction des collègues, s’agace le syndicaliste. Sur le terrain, c’est plus compliqué."

"Tout cela ne va pas tarder à dégénérer"

Un agacement renforcé par un fort sentiment d’impuissance. "Faute de moyens juridiques, on n’est plus là pour interpeller des individus, mais simplement pour que la situation ne dégénère pas", résume Gilles Debove, du syndicat Unité SGP-FO. "A part rassurer la population, nous ne servons pas à grand-chose, regrette aussi Johann Cavallero. Parce qu'il ne faut pas faire de vague, on nous demande de ne même plus utiliser les bombes lacrymogènes. On est entre le vigile et le casque bleu. Ce n’est pas notre métier !"

"On fait en sorte que les migrants ne montent pas dans les camions, et on les en fait descendre, mais notre mission s’arrête là. Sauf cas exceptionnels, on ne les emmène même pas au commissariat, abonde Ludovic Hochart. Cela veut dire qu’on joue en permanence au chat et à la souris." "Quand on prend un migrant, il peut recommencer dix minutes plus tard. Parfois, on intercepte le même clandestin trois fois dans la même journée. Je ne vois pas beaucoup de métiers où l'on a à ce point l'impression de travailler sans voir un quelconque effet, à part peut-être à la Cour des comptes ?" sourit Johann Cavallero.

"On est face à une véritable Cocotte-Minute."
Johann Cavallero, délégué régional Alliance CRS

"La mission des forces de l’ordre sur Calais n’est pas une mission de maintien de l’ordre, car nous avons affaire à une population malheureuse qui veut simplement rejoindre l’Angleterre, pas à une population délinquante, justifie le patron de la police dans le département, François Angelini. Dans ce cadre, notre objectif est de porter assistance aux routiers et aux usagers de la route notamment, et de protéger ces personnes et leur véhicule. C’est toute la gloire de cette mission, répétitive, mais humaine et noble."


Un policier repousse des migrants aux abords de l'entrée du
tunnel sous la Manche, le 21 mai 2015, à Calais.

En attendant, chacun redoute une nouvelle aggravation de la situation dans les semaines à venir. "On est face à une véritable Cocotte-Minute. Tout cela ne va pas tarder à dégénérer", répète Johann Cavallero, en évoquant notamment les rixes entre clandestins, de plus en plus nombreuses, et les routiers, qui n’hésitent plus à se faire justice eux-mêmes.

Selon plusieurs sources interrogées, la barre des 5 000 migrants pourrait être atteinte d’ici à l’été. "Et au vu des images que l’on observe actuellement en Méditerranée, dit lui-même Emmanuel Agius, premier adjoint au maire de Calais, on peut légitimement imaginer que la situation continue de se dégrader d’ici à l’été."

Source :
http://www.francetvinfo.fr/france/nord-pas-de-calais/migrants-a-calais/a-calais-les-forces-de-l-ordre-a-l-agonie-face-a-l-afflux-de-migrants_925763.html

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Publié par C.L.A.P33 - dans Autres témoignages
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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 10:12

Le 12 mai 2015

L’Italien Massimo Berruti connaît bien le Pakistan, qu’il photographie depuis 2008.

Cette série de portraits, commencée en juin 2011, est celle de personnes qui ont été touchées par une attaque de drones, pour la plupart dans le nord du Waziristan.

Certaines ont été blessées, d’autres ont perdu un ou plusieurs membres de leur famille.

Ce faisant, il s’est attelé à un sujet particulièrement sensible qui cristallise le ressentiment local contre les Etats-Unis, mais qui reste paradoxalement peu connu dans le reste du monde.

Voir le diaporama :
http://www.courrierinternational.com/diaporama/pakistan-les-victimes-des-drones

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 10:54

Le 30 mai 2015

Le décompte macabre de détenus à la maison d’arrêt de Gradignan continue. Depuis le début de l’année, quatre prisonniers ont mis fin à leurs jours. Après trois suicides en quinze jours début mars dans les locaux de la prison, un quatrième homme s’est donné la mort ce vendredi.

Il se suicide quand les policiers arrivent

Le détenu de 49 ans s’est suicidé en dehors des murs de sa cellule, à Mérignac, quand la police est venue le chercher chez lui. L’homme avait dépassé la date de sa permission à la maison d’arrêt de Gradignan. Ce jeudi contrairement à ses obligations, il n’était pas retourné à la prison. Il était toujours à son domicile familial quand les policiers sont venus le chercher.

« A l’arrivée des policiers dans l’après-midi, et dans des circonstances que l’enquête devra déterminer avec précision, l’homme se serait porté plusieurs coups de couteaux » indique l’AFP.

Les policiers de la brigade anti-criminalité ont alors lancé l’alerte. Les secours n’ont rien pu faire pour sauver ce quadragénaire. Il est mort au CHU Pellegrin de Bordeaux où il venait d’être transféré. L’autopsie pratiquée ce samedi et l’enquête confiée à l’Inspection générale de la Police nationale devront préciser les circonstances de ce drame.

Source :
http://rue89bordeaux.com/2015/05/un-4e-detenu-de-la-prison-de-gradignan-se-suicide/

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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 08:49

Le 23 mai 2015

Lette d’Alejandro Diaz à 16 ans de son emprisonnement

À l’opinion publique
Aux médias de l’État, nationaux et internationaux
Aux médias alternatifs
A la Sexta
Aux organisations indépendantes
Aux défenseurs des droits humains et aux ONGs
Au Congrès National Indigène et à l’EZLN

Injustement emprisonné, appartenant à l’organisation [de prisonniers] Les Solidaires de la Voix de l’Amate, adhérent à la Sexta. Je suis enfermé dans la prison numéro 5 de San Cristóbal de Las Casas au Chiapas.

La justice ne se vend pas, ni ne s’achète, mais dans notre pays, c’est tout le contraire, ceux qui ont suffisamment d’argent font ce que bon leur semble. Le fruit de l’injustice fait que aujourd’hui, 11 mai 2015, cela fait 16 ans que je suis prisonnier, et ce malgré la promesse faite par le gouverneur Manuel Velasco Coello le 4 juillet 2013. Il s’était alors engagé à revoir mon cas auprès des autorités de l’État de Veracruz pour ma remise en liberté, mais depuis un an et 11 mois se sont écoulés et aucune réponse ne m’a été donnée. Une fois de plus j’exige que le gouvernement tienne parole et me libère, ainsi que les 6 prisonniers du terrain communal de San Sebastian Bachajon. En même temps, j’exige du président de la république qu’il fasse le nécessaire pour que le gouverneur de l’État de Veracruz me libère, ainsi que mes compagnons prisonniers de l’Etat d’Oaxaca, Puebla, Tlanixco dans l’État de Mexico, ainsi que les compagnons de la Tribu Yaqui dans l’État de Sonora.

Finalement, j’invite tous les compagnons, compagnonnes et organisations indépendantes à continuer d’exiger la justice véritable et la liberté de tous et de toutes les prisonnier-e-s politiques et de conscience dans le monde. Ensemble nous pouvons gagner la justice véritable.

Fraternellement
Solidaires de la Voix de l’Amate
ALEJANDRO DÍAZ SÁNTIZ,
Prison numéro 5, San Cristóbal de las Casas, Chiapas, 10 mai 2015.

****
Alejandro Díaz SántizAlejandro Díaz Sántiz, 34 ans, est un indigène Tzotzil originaire de Tsoeptic, Chiapas, il a été arrêté dans l’état de Veracruz il y a 16 ans, accusé d’homicide et condamné à 29 ans de prison, il est aujourd’hui incarcéré au centre pénitencier numéro 5 de San Cristobal de las Casas dans le Chiapas au Mexique.

Comme de nombreux détenues et détenus dans les prisons de cet État, Alejandro a été arrêté parce qu’au moment de sa détention il ne parlait pas espagnol, il a été brutalement torturé et contraint de signer une fausse déclaration, il n’a pas bénéficié d’un traducteur et comme beaucoup il n’avait pas d’argent pour payer un avocat.

Le cas d’Alejandro est exemplaire du fonctionnement de la justice au Chiapas et au Mexique en général, où le fait d’être indigène et pauvre est puni par de nombreuses années d’emprisonnement.

Alejandro a cherché sa liberté de différentes façons, en s’organisant avec les autres prisonniers au sein du Collectif « Les solidaires de la Voix de l’Amate », en adhérant à la Sixième déclaration de la Forêt Lacandonne, en participant aux jeûnes et grèves de la faim, dans le même temps il a prêté sa voix pour dénoncer les violations commises par les autorités à l’intérieur de la prison contre lui-même et contre les autres détenus.

L’organisation « Les Solidaires de la Voix de l’Amate », créée en 2009 regroupait au départ 1 femme et 8 hommes exposés aux mêmes injustices et arrêtés arbitrairement parce qu’ils et elles sont indigènes. Les Solidaires de la Voix de l’Amate sont devenus une référence organisationnelle au sein du surpeuplé Centre de Réinsertion Sociale des Condamnés n°5, dans la zone rurale de San Cristóbal de Las Casas, à présent Alejandro Diaz est le seul prisonnier de cette organisation, les autres compagnon-ne-s ont été libéré-e-s le 4 juillet 2013.

Traduction les trois passants / correction Val

Source :
https://liberonsles.wordpress.com/2015/05/21/chiapas-voix-depuis-la-prison-alejandro-diaz-a-16-ans-de-son-emprisonnement/

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 08:44

Le 20 mai 2015

Communiqué de la Campagne contre la répression politique et la torture sexuelle, 9 ans après la répression à Texcoco et à San Salvador Atenco*

Nous n’oublions pas la répression des 3 et 4 mai 2006, à Texcoco et San Salvador Atenco. Elle a constitué un châtiment exemplaire, toute sa brutalité déversée sur nos corps, les fibres les plus sensibles de notre être ont été touchées et ensuite, exhibées.

La solidarité a été le prétexte utilisé par l’État pour assiéger, frapper, perquisitionner des domiciles, assassiner et torturer. Ce fut un acte de guerre contre l’Autre Campagne [aujourd’hui la sexta], ils ont essayé, par la terreur, de nous annuler, nous réduire, nous démobiliser.

La réponse a été merveilleuse, une vague de solidarité a réussi à rompre le siège policier à San Salvador Atenco, une campagne nationale et internationale a commencé, où des milliers et des milliers d’adhérents à la Sexta [nationale] et la Zezta Internationale ont obtenu la libération de ceux et celles qui avaient été emprisonné-e-s : L’alerte rouge lancée par l’EZLN [Armée Zapatiste de Libération Nationale] et son appel à mobilisations, les blocages des routes et les actions dispersées réalisées de part et d’autre du pays et du monde, le piquet de protestation [aux environs de la prison], les gardes, le barco**, les concerts solidaires, les cris depuis l’autre côté du mur de la prison. Tout cela, a été l’effort et le fruit de la solidarité et de l’organisation de nous tous et toutes qui sommes la Sexta et des gens solidaires d’en bas.

La violence est inhérente au capitalisme et à l’État, comme un binôme du système d’exploitation et de domination. Évidemment cette dernière n’est pas nouvelle, cependant à présent nous pouvons voir comment elle s’aggrave, s’approfondit et se socialise, ce qui plonge la société dans l’incertitude, la peur et la paralysie.

Il est de plus en plus évident que la répression est une pratique généralisée dans ce pays, nous avons vu avec horreur comment la politique d’en haut a annoncé une guerre contre le trafic de drogues, pour, dans les faits, la diriger contre la société, contre les gens d’en bas : des milliers de personnes ont été assassinées ; et de la même manière le crime fait aux femmes s’est déployé ; d’autres femmes et d’autres hommes, aussi par milliers, ont disparu ; beaucoup d’autres personnes ont été le bouc émissaire qui remplit les prisons, grâce aux déclarations auto-inculpatoires arrachées par les corps policiers et militaires après de terribles séances de torture au cours desquelles la torture sexuelle apparaît de plus en plus comme une pratique généralisée contre les femmes.

Cliquez sur ce lien pour lire le communiqué complet + videos :
https://liberonsles.wordpress.com/les-prisonniers-datenco/

Source :
https://liberonsles.wordpress.com/2015/05/19/mexico-campagne-contre-la-repression-politique-et-la-torture-sexuelle-9-ans-apres-la-repression-a-texcoco-et-a-san-salvador-atenco/

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 10:38

Le 26 mars 2015

Nancy a bel et bien des problèmes d'insécurité : protégez-vous des policiers !

Laurent Hénart a bien raison finalement : l'incivilité et l'insécurité règnent vraiment dans les rues de Nancy. Mais pas toujours du côté que l'on croit. Rabha et David Klein, gérants du Petit Chaouen, peuvent en témoigner. Le 13 mars dernier, c'est bien de violences dont ils ont été victimes devant leur boutique spécialisée dans les accessoires de décoration orientale. De violences policières, plus exactement. Plaquage à terre. Étranglements. Coups, claques dans la figure, balayette. Cheveux arrachés par grappe. Insultes racistes. Les faits qu'ils rapportent eux-mêmes dans cet article sont d'une extrême gravité et mériteraient de créer le débat sur les pratiques des forces de l'ordre ou au moins d'être pris un tant soit peu en considération. Mais vous pensez bien que nos excellents confrères de L'Est Républicain ont fait leur travail en toute objectivité : lisez la version des faits qu'ils rapportent et vous en conclurez que, bof, après tout, il n'y a rien de grave. Il s'agirait tout au plus d'une interpellation un peu musclée de la Bac, légitimée par l'état « quasi hystérique » des membres de la famille propriétaire de la boutique. Le témoignage de Rabha et David Klein résume pourtant un système qui ne laisse aucune place à la dénonciation de ses propres dérives.

La case « articles fumeurs »

Rabha : « Je ne sais pas pourquoi le nom "Petit Chaouen" est lié à ce point aux articles fumeurs. Par contre, il n'est pas lié au végétarisme, à la personnalisation du tee-shirt, aux produits de décoration, etc. J'ai l'impression qu'on nous a mis dans une case "articles fumeurs". C'est vrai qu'à Nancy nous sommes le premier magasin, le plus gros aussi, à avoir proposé des articles fumeurs... Mais nous ne comprenons pas pourquoi l'attention est fixée sur nous. D'autres boutiques du coin vendent des produits pour faire pousser des plantes – mais pas pour les consommer, à l'inverse de nous –, et elles ne semblent pas être embêtées. Et puis, aujourd'hui, même les bureaux de tabacs vendent des chichas... »

David : « Il est vrai aussi que si l'on nous associe aux articles fumeurs, c'est parce que ce sont ceux que nous vendons le plus avec l'encens. Mais il faut signaler que ces articles sont, à la base, destinés à l'usage de produits licites. Après, forcément, quelqu'un qui vient acheter un bang (pipe à eau) se remarque peut-être plus que quelqu'un qui vient acheter un saladier. »

Lire la suite :
http://www.nouveaujourj.fr/redaction/articles/125-nancy-a-bel-et-bien-des-problemes-d-insecurite-protegez-vous-des-policiers

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Publié par C.L.A.P33 - dans Autres témoignages
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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 09:27

Le 13 mai 2015

La contrôleuse générale des lieux de privation de liberté dénonce, mercredi, "des atteintes graves aux droits fondamentaux des personnes détenues" et plusieurs cas de "traitement inhumain et dégradant" observés dans cette prison.

C'est une procédure rare, justifiée par une "violation grave des droits fondamentaux" des prisonniers. La contrôleuse générale des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan, a décidé de rendre publique une série de recommandations en urgence, mercredi 13 mai, relatives à la maison d'arrêt de Strasbourg (Bas-Rhin). L'ancienne élue socialiste annonce avoir alerté le gouvernement de plusieurs cas de "traitement inhumain et dégradant" observés dans cette prison, où les conditions de détention se sont sérieusement détériorées ces cinq dernières années.

Lors de leur visite, effectuée du 9 au 13 mars, les contrôleurs ont découvert des cellules froides et humides, aux murs dégradés et aux matelas "dévorés par les moisissures". Faute de mieux, de nombreux détenus se chauffent avec leurs plaques de cuisine, maintenues allumées en permanence. Et ils ne peuvent pas espérer se réchauffer lors de l'une des trois douches hebdomadaires : "L'eau est glaciale, tant au quartier des hommes qu'au quartier des femmes".

Accolée depuis 1988 à l'autoroute A35, dans un quartier du sud-ouest de Strasbourg délaissé par les commerces, la maison d'arrêt de l'Elsau est plus récente, et pourtant plus dégradée que la moyenne des prisons françaises. Rongeurs et pigeons y pullulent dans une cour "remplie de détritus", jetés depuis les cellules et visibles depuis les airs, comme en atteste l'image satellite ci-dessous. En 2009, déjà, les contrôleurs déploraient un "vieillissement prématuré, lié à la médiocre qualité de l'infrastructure et au défaut de maintenance".

"Ce constat ne nous surprend pas, indique à francetv info François Bès, coordinateur de l'Observatoire international des prisons. Nous recevons régulièrement des courriers de détenus pointant la vétusté de l'établissement, due aussi bien au surpeuplement qu'au manque de moyens attribués à l'entretien." Au 1er avril, la maison d'arrêt accueillait 726 prisonniers pour 445 places (soit un surpeuplement de 163%), selon les chiffres officiels. "Nous avons aussi des alertes ponctuelles mais régulières sur le ton employé, ou sur des violences commises par des surveillants", ajoute François Bès.

Le travail d'une partie du personnel est d'ailleurs remis en cause par l'équipe d'Adeline Hazan, qui juge l'encadrement des surveillants "défaillant". "La détention est apparue livrée à elle-même", résume-t-elle, indiquant que des sièges ont été retrouvés "en position de sieste" dans des miradors. Les contrôleurs ont aussi relevé une "violation manifeste de la confidentialité des correspondances", à partir de témoignages de prisonniers concernant des "courriers régulièrement ouverts et non acheminés par des personnels de surveillance". Des personnes détenues ont d'ailleurs hésité à se confier aux contrôleurs, "par crainte de représailles".

Des caméras chez les psychiatres

Lors de son passage au sein du service de psychiatrie de la maison d'arrêt de Strasbourg, la délégation a aussi découvert des caméras de surveillance dans deux salles d'ateliers thérapeutiques. Déplorant "une atteinte grave au secret médical et à l'indépendance des soignants en milieu pénitentiaire", Adeline Hazan recommande d'urgence le retrait de ce dispositif, et met le gouvernement dans l'embarras.

Dans sa réponse aux recommandations, le ministère de la Justice assure, en effet, que le médecin chef du service et la direction de l'hôpital de rattachement avaient donné leur accord à ce dispositif. Problème : le ministère de la Santé évoque, lui, une "décision unilatérale de l'autorité pénitentiaire" à laquelle les soignants n'ont "pu s'opposer".


Une caméra de surveillance installée au-dessus de la porte au fond de cette salle du service de psychiatrie de la maison d'arrêt de Strasbourg.

Pas d'opposition, ou presque. Trois personnels infirmiers ont bien tenté de riposter en obstruant des caméras avec des inscriptions "secret médical". Pour cet acte de rébellion, ils ont perdu, en janvier, leur habilitation au sein de la maison d'arrêt. Contactée par francetv info, la direction de l'établissement public de santé Alsace Nord confirme avoir "pris acte" de cette "décision émanant de la maison d'arrêt". Et la ministre de la Santé, Marisol Touraine, indique que les caméras sont toujours "installées".

Taubira conteste toute atteinte aux droits fondamentaux

Plus globalement, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, estime que l'existence d'"atteintes graves aux droits fondamentaux" n'est pas "démontrée" dans ces recommandations. La garde des Sceaux assure que des travaux ont été entrepris depuis la visite de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté en mars.


Un trou creusé dans une cellule de la maison d'arrêt des hommes.

La ministre reconnaît toutefois que l'installation d'eau chaude de la prison, dont la capacité de production est basée sur un effectif théorique de 445 personnes hébergées, ne peut "absorber" une surpopulation de 163%, sans espoir d'amélioration prochaine dans les douches. Quant à l'humidité, elle est due à des "problèmes d'infiltration" résultant du manque d'étanchéité des toitures. Là aussi, Christiane Taubira appelle à la patience : seules des "études préalables" aux travaux sont prévues cette année.

Source :
http://www.francetvinfo.fr/societe/justice/lits-moisis-douches-froides-encadrement-defaillant-la-prison-de-strasbourg-livree-a-elle-meme_901039.html

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5 mai 2015 2 05 /05 /mai /2015 08:56

Le 24 avril 2015

Méthodes de barbouzes de Saint Ouen Habitat : assez !

Depuis le mois de janvier, l’office HLM Saint Ouen Habitat a placé dans le hall du foyer CARA des vigiles contrôlant les entrées du foyer, exigeant des visiteurs qu’ils laissent leurs papiers à l’accueil.

L’office HLM prétend que l’association CARA dont les résidents et résidentes sont locataires n’a plus aucun pouvoir. D’autres fois, ils prétendent appliquer le règlement du foyer CARA dont les vigiles n’appartiennent pas au personnel.

Les résidents et résidentes sont livrés à l’arbitraire. La mesure de l’interdiction des visites au foyer a été prise pour six jours par la mairie.

Cette semaine le directeur de la sécurité de l’office HLM est venu au foyer marquer d’une croix noire certaines chambres et est rentré de force chez certain-e-s. Le règlement du foyer aurait été annulé, sans conseil d’administration, d’après le directeur de la sécurité de l’office HLM.

Certes, Saint Ouen Habitat est propriétaire d’une partie du bâtiment, certes Saint Ouen Habitat a mis en demeure l’association CARA et ses résident-e-s de quitter les lieux. Il n’y a cependant aucun jugement autorisant une quelconque expulsion (…), cela n’autorise pas Saint Ouen Habitat à exiger les papiers des visiteurs et visiteuses, cela n’autorise pas le directeur de la sécurité à rentrer de force chez les habitant-e-s du foyer, à prendre la décision d’interdire les visites.

Des résidents et résidents absent-e-s ces derniers mois se voient eux-mêmes interdire l’accès à leur logement.

Le bâtiment du foyer CARA, qui compte 192 chambres, est aux 2/3 vides. Tout projet immobilier a été abandonné concernant la tour de 14 étages du foyer CARA.

Alors que l’on manque d’hébergement d’urgence, Saint Ouen Habitat fait tout pour éviter que celles et ceux qui en ont besoin puissent profiter de ce refuge.

Maintien du foyer CARA
Non aux expulsions
Relogement de tous et toutes !

resistancecara@@@gmail.com

Source :
https://fr.squat.net/2015/04/24/saint-ouen-93-non-aux-methodes-de-barbouzes/

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 08:50

Transmis par S. le 18 avril 2015

Désespoir, rage, impuissance, accablement….. Je ne sais quels sentiments m'animent en ce lendemain, comme une grosse gueule de bois solidement ancrée, overdose de cette société et du monde tels qu'ils deviennent. La fatigue nerveuse ne doit pas y être étrangère, mais comment y échapper, entre répression et acharnement policier et judiciaire, confronté à la dérive vers l'autoritarisme assumé.

Mercredi 16 avril, 18h30 les assassins du monde entier se sont donnés rendez vous à Arcachon, grand spectacle pyrotechnique et diner de gala des forces spéciales et des entreprises qui collaborent à rendre plus efficaces leurs sinistres besognes.

Quelques personnes, pacifistes et non violentes, ont fait le choix de refuser de laisser faire en silence, de faire entendre leurs voix pour dire « Pas en nos noms ». Je suis l'une d'elle

Nous sommes trois à arriver par le front de mer, longeant la plage. Un important dispositif policier est déjà déployé. Nous allons retrouver nos camarades au point de rendez vous. En les retrouvant, nous apprenons que ceux ci ont déjà été confrontés aux forces de police, fouillés et tout le matériel militant saisi, banderoles et drapeaux de la paix sont désormais des armes terroristes justifiant leur confiscation.

Pour éviter que le même sort ne nous soit réservé, nous nous déplaçons vers le lieu du grand spectacle. En chemin, nouveaux contrôles policiers opérés par des civils, certains d'entre nous en font partie, encore une saisie de matériel, autocollants et drapeaux de la paix, toujours terriblement subversifs à leurs yeux.

Nous progressons malgré tout, arrivant sur la plage où grand écran géant et animateur au micro font la promotion des tueurs, plus très nombreux/nombreuses à avoir échappé aux contrôles. J'en fais partie. Je reste mobile, cherchant l'endroit le plus propice pour une intervention, je me sais identifié au vu des mouvements des sbires en uniformes qui gardent l'enceinte, des informations que je les vois s'échanger, des gants qui se mettent pour une interpellation « propre ». Je passe pas très loin du groupe de camarades une nouvelle fois contrôlé par des policiers.

Un groupe de personnes arrive vers moi. Simples badauds ? Je ne suis pas assez naïf pour le croire.
« Police, pièce d'identité s'il vous plaît »
« Euh !! puis avoir la votre s'il vous plaît ? »

L'un d'eux me montre son brassard orange porté caché à la ceinture. Pas suffisant pour moi, n'importe qui peut cacher un morceau de tissu orange sans que cela représente une usurpation. Après quelques palabres, un autre finit par sortir sa carte de police, fouille mon sac, mon blouson, vérifie convenablement mon identité. A mes demandes d'explications, on me signifie qu'un arrêté préfectoral donne tous les pouvoirs aux forces de l'ordre pendant un temps et sur un lieu limité…..quand même. A priori, le périmètre est vaste !

Le spectacle n'a pas encore commencé, nous avons déjà toute/s été contrôlé/e/s, fouillé/e/s. Seule M. a réussi à garder une mini banderole cachée sur elle. Lorsqu'elle l'a sort et la déploie, elle lui est vite arrachée par ces civils qui se revendiquent de la police sans jamais en montrer les attributs.

S'ensuit une discussion affligeante, encerclé/e/s par 6 personnes plus milice que police, refusant de sortir de l'anonymat et de justifier leurs appartenances aux forces de police, assumant clairement l'illégalité de leurs actes et le passage à l'état policier, toute puissance et arrogance de ceux théoriquement chargés de faire respecter la loi et de s'y soumettre, allant jusqu'à la menace d'actes tout autant illégaux, en toute impunité.

Toute ceci a lieu sous l' oeil d'un public, à la fois complice et témoin. Parmi ce public, combien ont été « Charlie », il n'y a pas si longtemps ?? Combien se sont dressés pour la liberté d'expression ?

La grande majorité sûrement.

Mais qu'attendre de personnes qui nous prennent à parti, lorsqu' alors qu'il ne nous reste plus que nos voix nous souhaitons les faire entendre.

Une mère de famille s'énerve parce que nos voix perturbent ses enfants venus applaudir les pourvoyeurs de mort et que nous faisons preuve de manque de respect. Comment peut on dire cela lorsque l'on ne respecte même pas la vie ?

Le public est clairement hostile, nous dérangeons quand enfin les « héros » arrivent pour libérer une jetée d'Ayrac, pourtant déjà libre et vide. Hélicoptère, explosions, tirs de mitrailleuses depuis des embarcations dans une grande débauche de pyrotechnie et d'énergies fossiles, sous les applaudissements de la foule, bien sur.

Saturation, incapacité à contenir tous ces sentiments qui se mêlent en moi et l'acte irréfléchi, pulsionnel qui commence à se faire sentir, y aller, de toutes façons, quoiqu'il arrive, quitte à….

Les ami/e/s l'ont senti, l'ont vu. R. me retient, tout en douceur, M. m'éloigne en me prenant par la main. Les mâchoires serrées, les yeux embués, je me laisse faire. Je sais qu'il/elle le font pour moi, qu'il/elle ont raison et que j'aurai fait la même chose

Je ne peux m'empêcher d'hurler ma rage une dernière fois, tenter de convaincre une dernière fois que l'amour et la paix sont de notre côté pas de celui de ceux que l'on présente en « héros libérateurs ».

A quoi bon ? Pour tous ces gens, je, nous, sommes les ennemi/e/s.

Je ne pourrai contenir mes larmes quand, assis à la terrasse d'un café, j'assiste à la sortie du spectacle, toutes ces familles avec des enfants, des gamins dès l'age de 2 ou 3 ans. Comment peut on élever son enfant sur ces bases, leur inculquer des valeurs guerrières de domination ? Comment peut on dire aimer, les aimer ?

Je ne sais pas ce qui m'affecte le plus. L'autoritarisme assumé, l'individualisme uniquement centré sur des valeurs de consommation ou de pseudo bonheur contrôlé, l'apathie générale quand toutes nos libertés tombent une à une.

On peut créer ou inventer toutes les alternatives possibles, il faudra de toutes façons les défendre le jour où elles seront trop dérangeantes. J'espère qu'il ne sera pas trop tard, que le réveil se fera avant que la société policière et de contrôle n'aient eu le temps de les mettre toutes à mal, avant qu'elles n'aient toutes été récupérées par le parti unique capitaliste, libéral et guerrier

"Ami/e/s dessous la cendre
Le feu va tout bruler"

Un/e anonyme du parti de l'amour et de la paix

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 12:04

Le 17 avril 2015

Tribune - Jacques Rancière, philosophe , Ken Loach, réalisateur , Judith Butler, philosophe, et une cinquantaine de personnalités

Le droit à manifester est un droit non négociable. Mais ce qui se dessine localement, c’est une société construite sur la criminalisation des luttes sociales et politiques.

Il plane dans ce pays une atmosphère bien étrange. Quoi que l’on puisse penser du douteux cortège de tête de la mobilisation fleuve ayant défilé dans les rues de Paris, le 11 janvier, après les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, ce sont bien quatre millions de personnes qui ont choisi de manifester pour dire leur rejet des attentats et leur attachement à un certain nombre de valeurs démocratiques. Comme le notaient alors les correspondants de la presse internationale, c’est au travers de la « manif », sorte de paradigme hexagonal de l’expression collective, que les Français avaient décidé d’exprimer leur émoi. Hollande et son gouvernement, eux, jouaient la carte de l’émotion et de la responsabilité, n’hésitant pas à se présenter comme les hérauts de la liberté d’expression. Mais celle-ci, en France, avant comme après ce défilé historique, n’est pas un étalon universel, loin de là. Il existe des territoires et des villes où manifester peut conduire derrière les barreaux.

Que ce soit à Notre-Dame-des-Landes, à Sivens, à Nantes, à Lyon ou à Toulouse, ce n’est pas tous les jours le 11 janvier. Manifester oui, mais pas pour saluer la mémoire du jeune militant écologiste tué par un tir de grenade de la gendarmerie, Rémi Fraisse, dans la nuit du 25 au 26 octobre. Manifester oui, mais pas contre la série de violences policières commises par la suite à l’occasion de plusieurs manifestations interdites en préfecture. Manifester oui, mais pas contre l’interdiction de manifester elle-même.

Ces interdictions qui se sont répétées sur l’ensemble du territoire sont une atteinte grave et révoltante à un droit démocratique fondamental.

Nombreux sont celles et ceux qui, en novembre, n’ont pas accepté les diktats vigipiratesques et les arrêtés préfectoraux. Des dizaines ont alors été arrêtés, gardés à vue, déférés devant la justice et souvent condamnés. Qui à une peine de sursis et une amende, qui à une peine de prison ferme. C’est le cas de Gaëtan, étudiant toulousain en histoire de l’art au Mirail, militant politique et syndical, arrêté en marge de la manifestation interdite du 8 novembre. En première instance, il a écopé d’une peine de prison avec sursis et d’une amende. En appel, le juge a choisi d’aggraver la sentence, en le condamnant à six mois de prison, dont deux fermes.

Bien sûr la justice officielle sait toujours trouver des motifs pour transformer une résistance politique en un crime de droit commun, en inventant des chefs d’inculpation et en faisant témoigner ses propres policiers.

La justice officielle, d’ailleurs, leur en sait gré puisqu’elle sait être reconnaissante avec eux, lorsqu’ils sont les auteurs de « bavures ». Clémente avec les meurtriers de Malik, de Zyed ou de Bouna (le verdict sera rendu en mai), jamais condamnés à de la prison ferme, elle est impitoyable avec celles et ceux qui revendiquent le droit élémentaire de dire leur opposition à la société telle qu’elle est organisée, ou aux politiques telles qu’elles sont menées.

Ce qui se renforce et se dessine localement, à partir de manifestation, piquet de grève ou mobilisation, c’est une société construite sur la criminalisation des luttes sociales et politiques, dont on peut craindre, si l’on n’y prend garde, qu’elle ne devienne le lot commun dans tout le pays. Aujourd’hui à Toulouse, sorte de ville-laboratoire, la moindre mobilisation revêtant une dimension un tant soit peu politique, féministe, antiraciste ou de solidarité internationale avec le peuple palestinien est encadrée, lorsqu’elle n’est pas interdite, comme si le moindre acte militant public portait en lui le germe du « terrorisme ».

Dans son message de soutien à Gaëtan, Erri De Luca souligne combien « le droit à manifester est un droit non négociable ». Il en sait quelque chose. « Pas de prison pour Gaëtan et tous les condamnés pour avoir manifesté », tel est le nom de la campagne actuellement menée pour dénoncer toutes ces atteintes, auxquelles on voudrait nous habituer, aux libertés démocratiques élémentaires. Nous nous associons ici à ce refus et témoignons de notre solidarité à son égard et à celui des autres condamnés après les manifestations contre les violences policières.

Nous invitons chacune et chacun, en conscience, à mesurer la gravité de la situation actuelle.

Parmi les signataires : Marc Abélès, anthropologue, directeur de recherches au EHESS et CNRS ; Gilbert Achcar, professeur, Université de Paris-8 et SOAS, Université de Londres ; Tariq Ali, écrivain et réalisateur ; Etienne Balibar, professeur émérite, Université de Paris-Ouest ; Ludivine Bantigny, historienne, maître de conférences, Université de Rouen ; Emmanuel Barot, philosophe, maître de conférence HDR, Université Jean Jaurès/Mirail de Toulouse ; Enzo Traverso, historien, Cornell University ; Michel Broué, mathématicien, Professeur, Université Paris-Diderot ; Sébastien Budgen, éditeur ; Judith Butler, philosophe, Université de Berkeley, Californie ; Vincent Charbonnier, ingénieur d’études, IFÉ- ENS de Lyon ; Anne Clerval, maître de conférences en géographie, Université Paris-Est Marne-la-Vallée ; Alexis Cukier, docteur en philosophie, ATER, Université de Poitiers ; Sonia Dayan-Herzbrun, sociologue, professeure émérite, Université Paris Diderot-Paris 7 ; Jean-Numa Ducange, historien, maître de conférences, Université de Rouen ; Cédric Durand, économiste, Université Paris 13 ; Franck Fischbach, philosophe, professeur à l’Université de Strasbourg ; Geneviève Fraisse, philosophe, directrice de recherche émérite, CNRS ; Bernard Friot, sociologue et économiste, Université de Paris-Ouest ; Franck Gaudichaud, maître de conférences en Civilisation hispano-américaine, Université Grenoble-Alpes ; Barbara Glowczewski, anthropologue, directrice de recherches au CNRS et Collège de France ; Fabien Granjon, sociologue, professeur, Université Paris 8 ; Razmig Keucheyan, sociologue, maître de conférences, Paris Sorbonne-Paris IV ; Stathis Kouvélakis, philosophe, King’s College, Londres ; Ken Loach, réalisateur ; Frédéric Lordon, économiste, CNRS ; Michael Lowy, philosophe, CNRS ; Olivier Neveux, historien d’art, professeur, Université Lyon 2 ; Ugo Palheta, maître de conférences en sciences de l’éducation, Université Lille-3 ; Willy Pelletier, sociologue, Université de Picardie ; Paul B. Preciado, philosophe, Université de New York ; Jacques Rancière, philosophe, professeur émérite, Université Paris 8 ; Kristin Ross, professeure de littérature comparée, New York University ; Valentin Schaepelynck, maître de conférences en sciences de l’éducation, Université Paris 8 ; Guillaume Sibertin-Blanc, philosophe, maître de conférences HDR, Université Jean Jaurès/Mirail, Toulouse ; Eduardo Viveiros de Castro, anthropologue, Museo Nacional, Rio de Janeiro ; Slavoj Žižek, philosophe, Université de Ljubljana, Slovénie.

Source :
http://www.liberation.fr/debats/2015/04/17/manifester-en-france-c-est-risquer-de-finir-en-prison_1246031

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 11:23

Depuis Paris Luttes Info le 21 avril 2015

Il y a 1 an, à Toulouse, lors de l’expulsion de deux maisons réquisitionnées par la CREA, quatre camarades étaient arrêtés et Yann prenait un tir de flashball en pleine tête. Il subira en tout 4 opérations. Il y a quelques jours le procureur a décidé de classer la plainte, comme pour la majorité des plaintes des autres mutilé-e-s...

Le 21 avril 2014 deux maisons sont réquisitionnées par la CREA pour des familles rue Louis Plana à Toulouse.

Mais très vite les propriétaires et les flics débarquent pour empêcher toute installation. Plusieurs camions sont sur place et dans les rues alentours, la police nationale, les CRS, le SDIG (Renseignements Généraux) et la BAC sont sur place. Bref, c’est le déploiement de l’artillerie lourde pour empêcher qu’on puisse se loger en dehors des règles établies.

Ce n’est pas une première pour la CREA : les flics ont déjà déployé l’hélico et tiré au taser sur un toit pour expulser.

Les flics posent alors un ultimatum : une sortie volontaire ou par la force. Face à cette violence ostensible, les familles choisissent de sortir par elles mêmes. Mais pour les flics ce n’est pas suffisant il leur en faut plus ; la BAC procède à quatre interpellations qui aboutiront sur des rappels à la loi et un procès pour violences (pour lire le soutien à notre camarde cliquez ici)

Armés de matraques mais aussi de d’un LBD 40x46mm, ils n’hésitent pas à le pointer à hauteur de visage sur des passants ou des soutiens aux familles mais aussi à le faire passer de mains en mains, une technique policière bien rodée chez les flics pour rendre difficile l’identification d’un tireur.

C’est Yann, 26 ans, qui prendra en pleine tête le tir de LBD par la BAC alors qu’il ne représentait aucun danger et était menacé d’un coup de matraque par un autre policier.

Lire la suite :
http://prispourcible.noblogs.org/1an-apres-le-tir-de-flashball-de-yann-a-toulouse-sa-plainte-contre-la-police-est-classee-sans-suite/

Le collectif de soutien de Yann
http://prispourcible.noblogs.org/

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Bordeaux - 18 mars 2017

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