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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 07:57

Le 20 mai 2020

Bonjour

Je m'appelle Christine M. ,j'habite à Bayonne mais vivais à Bègles chez ma fille pendant le confinement.

Le 6 Mai 2020 aux alentours de 18h, j'ai été témoin d'une scène violente entre un cycliste et la police municipale place Nansouty à Bordeaux.

L'affaire a aussitôt circulé sur les réseaux sociaux mais je me sens dans le devoir d'apporter mon témoignage écrit car j'ai été profondément choquée, bouleversée par cette violence .

Je me trouvais sur un banc près des feux tricolores, j ai vu  la voiture de police passer devant moi et tout de suite j'ai entendu un choc. 

J'ai vu  un cycliste à terre, visiblement renversé par la voiture,  se relever en criant.

Les policiers sortent de leur véhicule, foncent sur lui mais au lieu de l'aider ils s'en prennent violemment à lui .

Je suis sidérée, je m'approche donc  plus près pour mieux comprendre.

Le cycliste a été projeté à terre, malmené, frappé,  2 policiers  sur son corps ,le 3eme tentant de calmer les passants qui s'indignaient.

Ils l'ont aussi  menotté ! et poussé dans le véhicule comme un animal.

D'autres véhicules de police sont arrivées en renfort, des hommes en sont sortis en trombe, me bousculant au passage sans s'arrêter comme si c'était normal !

Ils embarquent le cycliste, son vélo dont la roue est complètement tordue et partent sous les huées de la foule.

Plusieurs passants,  dont moi même, . ont crié leur indignation, les suppliant d'arrêter, qu'il n'avait rien fait, que c'est eux qui l'avaient renversé mais aucune réaction.

De victime le cycliste se retrouve coupable !!

Coupable de quoi ??? D'être noir ? D'avoir osé se plaindre d'avoir été renversé ?

Les policiers ne se doivent ils pas d'avoir une attitude professionnelle ? de garder sang froid et respect dans l'exercice de leur fonction ?

En période de confinement, ils ne portaient ni masque ni gants, ne sont pas soucié de l'état du cycliste (était-il blessé?) n'ont pas appelé les secours..

C'est quoi cette police qui est censée protéger les citoyens et faire respecter l'ordre qu'ils ne sont pas capables de respecter eux mêmes !!

Ces policiers ont montré un très mauvais exemple de leur profession .

Comment est ce possible de leur faire confiance ,de compter sur eux ?
J'ose espérer que tout le corps de police n'est pas comme eux, que ce n'étaient que des policiers brutaux qui font honte à toute leur profession.

Je dois avouer que cette triste affaire m'a laissée inquiète, je me sens plus du tout en sécurité dans mon pays. Je repense très souvent à ce qui s'est passé, l'image de ce cycliste sous les coups des policiers ne me quitte pas.

Je ne sais si ce témoignage peut être d'une quelconque utilité mais je vous laisse l'utiliser au mieux et si le cycliste portait plainte je n'hésiterai pas à témoigner pour lui.

Merci pour votre engagement.

Christine

Voir la vidéo de l'interpellation ici :
https://actupenit.com/2020/05/09/bordeaux-video-dun-cycliste-percute-par-une-voiture-de-la-police-municipale-la-mairie-depose-plainte-et-relate-les-faits/

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 15:38

Transmis par V. le 10 mai 2020

J’ai installé sur la façade de ma maison une banderole sur laquelle était écrit « Macronavirus A quand la fin ? » pour participer à la manif du 1er mai et également montrer mon soutien à la toulousaine mise en garde à vue pour l’utilisation des mêmes mots.

En fin de journée, les gendarmes de Montendre, jugeant que le terme utilisé était diffamant envers le chef de l’État, ont saisi la banderole sans m’avoir demandé de la retirer au préalable et sans mon consentement.

Le 2 mai, j’ai été entendu en audition libre à la gendarmerie de Montendre pour justifier les raisons de mon acte car je cite « Il y a eu constatation d’une infraction délictuelle envers la nation, l’État »

A la fin de cet entretien, l’agent m’a signifié qu’il devait prendre mes données anthropométriques (empreintes, photos) ce que j’ai catégoriquement refusé.

Et voilà ! Deuxième délit pour refus d’obtempérer à une injonction des forces de l’ordre !

Mais sous quel régime sommes-nous pour devoir nous expliquer pour une simple banderole ?!

Pourquoi demander les données anthropométriques lors d’une simple audition ?

Cette histoire est tout simplement « BANDEROLESQUE ! »

Il semblerait que la banderole devienne une arme de diffusion massive et subversive en devenant notre dernier moyen d’expression face à un gouvernement méprisant et déconnecté de la réalité !

Cette audition comme toutes celles qui ont été faites partout en France n’est autre qu’un moyen de fichage des opposants à un régime qui s’enfonce chaque jour un peu plus dans l’autoritarisme.

La liberté d’expression est une valeur fondamentale d’un pays qui se veut démocratique ; il est de notre responsabilité de la préserver.

Aussi, en tant que citoyenne, gilet jaune, féministe, antifasciste, anticapitaliste j’encourage toute personne à faire valoir ce droit, à s’exprimer, à s’insurger, à interroger ou interpeler en disposant des banderoles devant leur maison, sur leur balcon ou tout simplement à leur fenêtre !

V.

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31 janvier 2020 5 31 /01 /janvier /2020 14:09

Violences policières à Bordeaux

Témoignage de T., recueilli à notre permanence

« Le 20 avril, au niveau des quais, près de la place de la Bourse, nous manifestions pacifiquement avec des amis.

Il était environ 17h.

Nous nous retrouvons face à un barrage de CRS en remontant en direction du centre ville.

Nous entendons alors deux grosses détonations entre nous et les CRS.

Ils se mettent alors à charger et tout le monde se met à courir ; comme nous n’avons rien à nous reprocher, on s’écarte en marchant.

Sans avertissement, ils me plaquent au sol et je reçois des coups de matraque dans les jambes.

Ils me menottent, me retourne et me mettent plusieurs coups de poing dans le visage.

Je me relève et je demande si je peux rendre les clefs de voiture à mon ami, qui assiste à la scène, avant qu’ils ne m’emmènent au commissariat.

Un CRS les saisit et dit à mon ami de venir les chercher au commissariat.

Ils m’ont ensuite conduit en GAV 24h où j’ai pu faire constater mes blessures par un médecin.

Lorsque mes amis arrivent un peu plus tard pour récupérer lesdites clefs au poste, ils ne les ont pas...

Ma copine les retrouvera finalement dans un caniveau sur le lieu de mon arrestation. »

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31 janvier 2020 5 31 /01 /janvier /2020 13:50

Violences policières à Bordeaux

Témoignage de A., recueilli à notre permanence

« Lors de la manifestation du Samedi 7 Décembre, j’ai rejoint le cortège aux alentours de 15h30 place de Victoire.

A un moment, je me retrouve à l’avant du cortège rue Permentade.

Des manifestants ont fait tomber des poubelles sur la route. Ils annoncent ensuite que des CRS seraient en train d’arriver.

Les policiers commencent à « gazer », et, pour me protéger, je me retourne dans un renfoncement d’un mur dans un petit recoin.

Je me mets au sol pour éviter de respirer trop de gazes. Là, un policier cri « à terre » et je reçois 2 ou 3 coups de matraque sur la tête, tout en continuant à me protéger le visage du mieux possible.

Le même policier m’insulte ensuite de « petit con » et me met un coup de poing et 2 coups de matraque sur la tête.

Je suis toujours au sol, un autre policier menotte un manifestant à côté de moi.

Ensuite, ils me menottent et me mette dans un camion, il est 16h30.

Une fois au commissariat, ils me signifient ma GAV, dans la panique et la confusion, je refuse la proposition de voir le médecin mais accepte le coup de fil.

Je leur demande de contacter ma mère.

Elle ne recevra jamais d’appel...

Une fois dans ma cellule, je suis pris de vertiges sévères, j’ai la tête qui tourne et des douleurs au crâne.

Je demande donc à voir le médecin, ma requête sera refusée sous prétexte que « c’est trop tard ».

Après l’entretien avec mon avocate, elle demande à ce que je puisse rencontrer le médecin.J

Je finis par le rencontrer avant mon audition du lendemain. Je lui raconte la scène et j’insiste en lui signifiant bien que j’ai très mal à la tête et qu’un policier m’a donné un doliprane 1/2h plus tôt.

Le médecin ne me prescrit rien, ni médicaments ni recommandations.

Lors de ma GAV, un policier m’a tout de même fait remarqué que « dans ingénieur ( car je suis en école
d’ingénierie informatique) il y avait le mot génie et se faire arrêter pour obstruction de la voie publique
c’est pas génial. »

Apparemment, on dit également qu’ils auraient eu comme consigne d’arrêter des gens habillés en noir »

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21 décembre 2019 6 21 /12 /décembre /2019 17:16

Témoignage de A. recueilli à notre permanence le 16 décembre 2019

« Le mardi 10 décembre je participais à la manifestation contre la réforme des retraites.

Autour de moi c'est plutôt cortège jeunes/étudiants/gilets jaunes bien dynamique.
 
Arrivés au niveau du croisement Cours Victor Hugo/rue Sainte Catherine aux alentours de 13h30/14h, une centaine de personnes environ investissent la rue saint Catherine, je les suis.
 
On est très vite arrêté par une ligne/colonne (je sais pas comment on dit) de policiers au niveau du Decathlon.
 
On reste comme ça pendant un bon quart d'heure sans que rien ne se passe (ni jet d'objets ni rien qui puisse représenter une quelconque menace) avant de faire demi-tours pour reprendre le gros du cortège Cours Victor Hugo, dans le calme.
 
En remontant la rue, j’aperçois une personne (une fille) sur ma gauche, elle était très proche de moi, en train de se faire attraper par un policier de la B.A.C.
 
Je ne m’était pas aperçu que la B.A.C était, en fait, juste derrière nous.
 
Par réflexe je la saisis aussi et la tire pour qu'elle ne soit pas arrêtée.
 
Là, le policier de la B.A.C brandit sa matraque et m’assène trois ou quatre coups très très violents, j'ai juste le temps de mettre mon bras gauche pour me protéger la tête. Tout est allé très vite.
 
J'ai tellement mal que je lâche prise sur la personne que je tentais de tirer, et je sens qu'on me tire aussi en arrière. Je fais quelques pas pour m'éloigner un peu et je commence à sentir des lacrymos.
 
Alors que tout le monde était calme la B.A.C a encore réussi a mettre la panique.
 
Deux dames viennent m'aider et un commerçant nous fait signe, pour qu’on puisse se mettre a l’abri dans son commerce.
 
On attend que ça se calme.
 
Au bout de quelques minutes, on ressort du commerce.
Je croise des Medics,  (je ne sais plus si c’était avant ou après les lacrymo et être rentrer dans le commerce).
Ils inspectent mon bras : on est d'accord, vaux mieux que j'aille voire ça à l'hosto.
 
Je décide de quitter la manifestation et je me rends aux urgences de l’hôpital St André.
 
Je passe une radio, le médecin urgentiste constate une fracture nette du cubitus.
 
Je suis opérée à l’hôpital Pellegrin où je suis transférée car il y a un service d’orthopédie : on m'ouvre le bras et on me pose deux plaques et des vises pour ressouder l'os que je dois garder un an. La plaie est refermée avec une quinzaine d’agrafes.
 
Le médecin indique sur le certificat médical une I.T.T (interruption temporaire de travail) de 21 jours.
 
J'ai noté une grande agressivité de la part des policiers alors même que ni moi ni la jeune fille ne représentaient ni un quelconque danger, ni une quelconque menace.

Que me serait-il arrivé si ces coups violents avaient été portés sur mon visage ou ma tête ?
Je pense à tout ceux et celles qui n'ont plus l'occasion de se poser cette question.
 
Je tiens aussi absolument à saluer et remercier les personnelles des services hospitaliers des hôpitaux de St André et de Pellegrins, agents-es de propretés, médecins, infirmiers-eres, aides soignant-tes, brancardier-eres, radiologues...qui avec le peu de moyens qu'ils et elles ont, font tout, je dis bien tout, pour faire leur travail correctement et soulager les douleurs. MERCI. »

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20 décembre 2019 5 20 /12 /décembre /2019 14:27

Témoignage recueilli à notre permanence :

Lors d’une action de collage annonçant le "Block Friday" au mois de Novembre 2019, deux militants écologistes se font interpeller par une dizaine de policiers municipaux.

Ils sont fouillés, puis patientent une demi-heure sous la pluie jusqu’à ce que la brigade décide de les emmener au commissariat afin de les placer en G.A.V., un dangereux marker ayant été découvert dans leur sac.

Le motif de l’arrestation semble discutable et les policiers paraissent dubitatifs quant à la présence dans leur locaux de ces deux militants..

Néanmoins la G.A.V dure.

Suffisamment pour que es policiers aient le temps de prendre leurs empreintes, leur photo et leur ADN afin de les enregistrer dans le fichier FNAEG.

 

Refus des militants de donner leur salive mais les policiers insistent, indiquant que cela leur permettra d'éviter un délit.

Libérés le lendemain, aucune poursuite ne leur est signifiée. La procédure s'arrête là.

Enfin pas tout à fait.

Car les deux militants entendent bien faire toutes les démarches pour que leur ADN soit retiré d'un fichier dans lequel il n'aurait jamais du se trouver.

Et pour cela, de cliquer là :
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R33424

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20 décembre 2019 5 20 /12 /décembre /2019 12:25

 

Transmis par B. le 6 décembre 2019
 
Bonjour,
 
J'ai trouvé cette vidéo qui montre la charge rue Sainte Catherine (11° minutes).
 
Nous marchions pacifiques les mains levées pour rejoindre une manifestante qui était seule devant les forces de l'ordre.
 
Je n'ai pas entendu de sommations. La charge a été très violente (j'étais devant le magasin Jack et Jones, le nom du magasin a dû les énerver ;-) ).
 
Ils m'ont faite tomber et trainée par terre et m'ont matraquée (2 ou 3 coups il me semble).
 
Quand je me suis relevée un policier voulait me trainer à l'arrière pour me mettre en sécurité ! ! (à la 12° minutes sur la vidéo à droite)
 
J'ai refusé car je voulais retrouver mes amis et mon compagnon.
Dans un petite rue attenante les flics interpellaient un manifestant. Les voltigeurs paradaient sur leur moto.  Beaucoup de passants ont été choqués par cette violence policière, 2 personnes sur un balcon hurlaient leur colère.Un dame est venue me voir en pleurant, elle était bouleversée qu'on puisse frapper une femme de la sorte.
 
Un homme voulait m'empêcher de repartir car "ils vont encore vous battre !".
 
J'ai continué mon chemin en boitillant malgré les "Dégage" des voltigeurs.
 
J'ai retrouvé mes amis quelques mètres plus loin, un avait subi le même sort que moi. Ils m'ont dit qu'un vigile d'un magasin a mis beaucoup de monde en sécurité. Il parait que le gazage a été terrible.
 
J'ai convaincu mes amis qui ont un bébé de quitter la manif avant qu'il nous arrive quelque chose de plus grave.
 
Aujourd'hui j'ai le bras droit un peu gonflé mais aucun hématome. J'ai un peu mal mais ça passera. Puis le bras droit je m'en fous je suis gauchère :-)
 
Demain je reviendrais à la manif car je refuse de céder à la peur. Et puis je pense à nos soeurs du Chili .... demain j'irais voir des femmes danser pour elles.

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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 10:17

Toulouse, Boulevard Lazare Carnot (au niveau du TNT) vers 18h00 le 15 juin 2019.

Je suis à Toulouse pour voir ma famille.

Alors que je marchais sur le bvd Lazare Carnot et passant à 100m de la manif de GJ, une interpellation musclée et inattendue d'un cycliste se déroule devant moi.

Je sors mon appareil photo pour filmer la scène (manquant les insultes et le plaquage au sol du cycliste).

Je suis à 15m de l’interpellation (j'ai un objectif équivalent 90mm, ça zome pas mal), sur le trottoir, je ne peux pas légitimement les gêner.

Il y a quelques passants autours interloqués par la scène qui s'arrêtent et sont au même niveau que moi.

Le contexte dans le boulevard est très calme, il n'y a aucun manifestant affiché ; pas de quoi mettre les FO en danger ou dans une situation de stress.

Je ne suis pas plus proches des FO que les autres passants, mais un policier s’en prends à moi au bout de 30s.

Policier s’avançant vers moi > “Va filmer ailleurs gros neuneu. Même ma mère me filme pas”

Moi > “Bonjour, vous êtes dans l’exercice de vos fonctions, j’ai le droit de vous filmer”

Policier > “Ah ouais ?” *coup de matraque sur l’objectif* et s’en va.

Moi après avoir ramassé mon objectif brisé en deux > “Quel est votre matricule ?”

Policier >”007” (on notera la symbolique du code "permis de tuer" de James Bond)

La suite j’essaye d’interpeler tous les policiers et GM qui sont là pour avoir le RIO du policier qui m’a agressé ou de voir la personne qui commande le groupe.

Je discute avec plusieurs puis ils finissent par me menacer pour que je m’en aille. “Si vous ne voulez pas qu’il y ai encore des coups de tonfas inutiles, je vous conseille de partir très rapidement” (enregistré dans une autre vidéo).

Mon objectif est brisé en deux, et le viseur est flou. Le coup à été porté sur le dessus de l'appareil et la matraque à glissé vers l'objectif dans le mouvement.

Mon appareil possède un flash rétractable sur le dessus qui par chance à protégé mes doigts du coup.

Il y a deux caméras de vidéosurveillance du lieu de mon agression, une de la ville et une qui ressemble à une SARISE (les caméras des CRS), et un témoin oculaire que je ne connaissais pas qui m'a laissé son numéro.

T.

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22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 23:31

Témoignage de Maxime - Enseignant d’EPS

Faux témoignages policiers

Ayant participé au mouvement des « gilets jaunes » depuis ses débuts, c’est tout naturellement que je me suis rendu à la manifestation du 1er mai à Bordeaux.

J’ai donc retrouvé deux amis vers 13h30 place de la Bourse, lieux de départ du cortège. Ce dernier s’est mis en marche vers 14h, direction Rue Sainte Catherine, rue qu’il a remonté jusqu’à la place de la Victoire, dans une ambiance bon enfant, sans présence policière particulière.

La manifestation est alors restée sur place une bonne demi-heure, laps de temps pendant lequel je me suis assis à la terrasse du « grizzly pub » pour boire une bière avec mes amis.

Vers 15h nous sommes repartis direction place Saint Michel, place où les manifestants ont étés bloqués par les CRS, qui ont usés de gazés lacrymogènes pour repousser les gens vers les quais.

La manifestation s’est alors disloquée, certains prenant vers le cours Victor Hugo, d’autres sur les quais vers le pont de pierre ou vers la gare.

Je me suis pour ma part dirigé vers la gare puis ai pris à droite, deux rues avant le conservatoire, pour retrouver le cours de la Marne puis remonter vers la Victoire.

Sur le cours de la Marne, je me suis alors fait interpellé par des CRS, aux alentour de 16h.

Deux d’entre eux ont courus vers moi par surprise à l’angle de la rue ? .

J’ai par réflexe tenté de d’esquiver le plaquage au sol qui s’annonçait en faisant demi tour en courant, mais d’autres agents étaient juste derrière moi et j’ai bien eu droit à la mise au sol quelques instants après.

Je n’ai à partir de ce moment là opposé aucune sorte de résistance.

Ils ont immédiatement vidé mon sac à dos, dans lequel se trouvait du matériel de protection : casque de snowboard, masque à gaz à cartouche, lunettes de piscine et masque anti chocs, gants, gilet jaune, k-way noir. Tout était bien dans mon sac, je ne portait rien sur moi directement.

A la vue de ce matériel, un des CRS, dont j’apprendrais plus tard qu’il était le plus haut gradé sur place ce jour là (commandant Martin), me signifie, alors que je suis  encore à terre, que je suis placé en garde à vue pour outrage à agents, pour leur avoir « fait des doigts d’honneur avec les deux mains en leur criant « suicidez vous » à deux reprises.

Ils rajoutent également sur le PV : rébellion et participation à une manifestation interdite malgré les sommations à la dispersion.

Si j’ai bien reconnu, et même revendiqué ma volonté de rester malgré l’interdiction de manifester, j’ai immédiatement contesté les deux autres accusations, totalement mensongères. La rébellion a d’ailleurs été abandonnée, pour se concentrer sur l’outrage. Qui est, je le répète, totalement inventé.

Selon eux (quatre agents déposent en ce sens et portent plainte…), je leur aurait fait, à visage découvert, les doigts d’honneur et leur aurait dit « suicidez vous » de l’extérieur du conservatoire, donc protégé par les hautes grilles d’enceinte, à dix mètres d’eux, alors qu’ils étaient à l’intérieur.

Je me suis donc retrouvé au commissariat central de Meriadeck, pour 44h de GAV en cellule individuelle. J’ai pu voir un médecin.

J’ai passé une première nuit sans dormir (en t-shirt en sous sol, pas de couverture car soi disant « rupture de stock »), à l’issue de laquelle on m’a auditionné, assisté par l’avocat commis d’office.

J’ai bien sûr fermement nié l’outrage, en justifiant ma présence par la seule volonté de défendre le service publique et ses agents de la casse programmée par des politiques injustes.

On m’a fait revenir plusieurs fois pour répéter les mêmes choses, en me faisant reprendre le cours des événements à l’envers, et en me répétant qu’il n’y avait aucun doute sur ma culpabilité, que les plaintes seraient retirées si j’avouais…Pourquoi quatre agents mentiraient ?

Ma famille m’a alors trouvé un avocat (Mr Galinat), qui est venu me voir, ce qui m’a apparemment évité la comparution immédiate.

Devant mon obstination à nier les faits qui m’étaient reprochés, et au vu de mon profil (enseignant, pas de casier, pas alcoolisé au moment des faits, une défense orale argumentée et cohérente…), le procureur à demandé que soit effectué 4 confrontations. Mon avocat m’a dit que cela était exceptionnel, surtout lorsqu’un commandant fait partie des accusateurs.

J’ai donc effectué deux confrontations le jeudi en fin de journée, en commençant par le commandant Martin. Ce dernier a répété qu’il me reconnaissait bien et qu’il n’y avait pas d’erreur possible. Qu’il m’avait déjà repéré avant mon interpellation, place de la Victoire et Place Bir-Hakeim, comme un individu sur-excité, qui existait tout un groupe… J’ai passé mon temps à la Victoire assis en terrasse (j’ai deux témoins plus les vidéos du bar) et je ne suis jamais passé à Bir-Hakeim.

Ils n’ont d’ailleurs jamais pu me présenter une vidéo attestant leurs dires, alors que ces deux places sont quadrillées de vidéo de surveillance, qu’ils ont les horaires précis, et qu’ils disposent d’une cellule spéciale d’investigation vidéo sur les GJ.

Je me suis défendu avec calme et assurance, et j’ai clairement senti un malaise grandissant au long de la confrontation, le policier ayant de plus en plus de mal à me regarder dans les yeux.

La deuxième confrontation s’est déroulée de la même façon. L’OPJ nous a alors signifié que les deux autres confrontations se feraient le lendemain.

Mon avocat n’a pas souhaité poser de questions et a déclaré qu’il en aurait de très pertinentes mais qu’il attendrait la fin des confrontations pour les poser. Malaise de nouveau chez les policiers…

Nouvelle nuit sans sommeil quasiment car un individu hurlant toutes les dix minutes fut placé juste à coté de ma cellule. Hasard… ?

Le lendemain (vendredi donc), l’OPJ me demande si je change d’avis et reconnaît les faits…

Devant mon obstination, il revient quelques heures après et me signifie que les deux autres confrontations sont annulées, sous prétexte que cela n’avancerait à rien vu que je restais fermement sur mes positions.

Je pense plutôt, et mon avocat également, qu’ils ont préféré éviter l’épreuve de la confrontation et des questions de l’avocat à leurs deux autres collègues.

Je suis donc sorti de GAV le vendredi vers 12H00, avec une convocation au tribunal de grande instance de Bordeaux le 24 janvier 2020.

L’OPJ m’a menacé et intimidé en me disant que si ils me revoyaient en vidéo sur une manifestation interdite ils viendraient me chercher chez moi…

A titre personnel, je pense qu’il savait que l’accusation d’outrage était fausse, mais qu’il pensait, au vu de mon matériel, que j’étais coupable d’autres choses, raison pour laquelle j’ai été maintenu en GAV pour tenter de me faire condamner, quitte à ce que cela se fasse sur de fausses déclarations.

Tout cela peut être considéré comme des violences policières dans le sens où l’on ne ressort pas tout à fait intact psychologiquement d’une GAV, surtout quand elle se base sur de purs mensonges.

Physiquement, j’ai subi une dermabrasion conséquente dans le bas du dos, et j’ai encore un manque de sensation au niveau des pouces car le serre-flex, gardé plus d’une heure, était extrêmement serré et m’a écrasé des nerfs.

Voilà le fonctionnement quotidien de l’Etat et de sa police. Dissuader et casser les revendications sociales, dès qu’elles deviennent réellement un peu dangereuses pour l’ordre établi, par tous les moyens possibles : brutalité, mensonges, violation de la loi qu’ils sont censés représenter.

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21 mai 2019 2 21 /05 /mai /2019 17:51

Manifestation du 18 mai 2019 à Bordeaux
Autre témoignage de m., membre du C.L.A.P33

****
Yep !

Enième contrôle lors de l'acte XXVII à Bordeaux.

Aux alentours de 13h30/13h45 alors que je me rends à la manifestation autorisée de Monsanto, je me fais interpellée pour la énième fois aux abords de la place St Michel !

Les camarades qui marchent 10 mètres plus loin ne s'en rendent pas compte. Je me sens un peu seule mais je vois Jochem Erebe et son objectif en vigilance.

Contrôle d'identité

Question : Vous êtes connue des services de police ?
Réponse : Non.
Question : Vous avez quoi dans votre sac ?
Réponse : Mes affaires
Affirmation : Vous n'avez pas de mégaphone aujourd'hui ? (donc il me connait).

Fouille du sac, saisi du Gilet Jaune.

Question : Vous n'êtes pas interdite de manifester ?
Réponse : Non.
Affirmation : Vous participez à une manifestation interdite.
Réponse : Je suis seule sur un trottoir, c'est un peu léger comme manifestation.
Affirmation : Vous allez participer à une manifestation interdite.
Réponse : Je me rends à la manifestation contre Monsanto qui est déclarée.
Menace : Bon, si je vous vois sortir de la manifestation avec votre gilet, je vous colle 135 euros d'amende
Réponse : ça suffit maintenant les menaces !
Réponse : Quelles menaces ? La loi c'est moi.

(Au passage, aucune loi n'interdit de se balader avec un gilet jaune).

Réponse : Vous m'avez contrôlée. Rendez-moi mon gilet.
Pas de réponse.
J'insiste : Le dress code pour la manif, c'est tous en noir avec des gilets.
Question : Pour la manifestation contre Monsanto ?
Réponse : Oui, renseignez-vous.

Il me rend mon gilet. Je repars sans amende, avec une belle menace en poche.

Je m'éloigne mais pas trop pour être à mon tour en vigilance pour Jochem qui est à son tour contrôlé. Il vous racontera peut-être comment ça s'est passé.

Quelques heures plus tard, moi et la fine équipe du samedi, nous décidons de quitter la manif (il est aux alentours de 16h30).

Cordons de police tout le long des quais.

Des policiers nous barrent la route.

Policier : Les manifestants ne peuvent pas passer (c'est à dire quitter la manif).
Question : Pourquoi ?
Réponse : Parce que c'est la consigne.
Question : Mais si on veut rentrer chez nous, comment on fait ?
Réponse : Vous faites le tour.
Question : Mais si on habite juste là ?
Réponse : Euh... ben si vous habitez là, vous pouvez passer.
Question : Mais tous les copains là, ils viennent chez nous pour boire l'apéro.
Réponse : Alors euh bon, vous pouvez passer. Mais pas votre pancarte.
Question : Et si on la cache sous nos vêtements ?
Réponse : Euh ben euh oui, vous pouvez passer.

Et nous passons.

Conclusion : y en a marre de chez marre de voir du bleu tous les samedis !!!! Y en a marre de chez marre des contrôles !!! Y en a marre de chez marre des amendes !!! Y en a marre de chez marre des menaces !!! Y en a marre des réponses absurdes pour justifier des consignes qui n'ont d'autres but que de nous réprimer !!!!

Hier, la fin de la manif était comme une grande nasse dont on ne pouvait sortir qu'avec une amende ou, avec un peu de cul, qu'une confrontation surnaturelle avec la quatrième dimension... On ne lâche rien !

Jaune Partout !
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Credits photos : Jochem Erebe

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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 08:15

Qui était là ?

Quand nous rencontrons Léa, en mars 2019, cela fait déjà près de trois mois qu'elle s'est faite tirée dessus, le 15 décembre 2018 à Bordeaux.

Elle nous raconte qu'elle était en train de quitter la manif, avec ses petites chaussures et son petit sac.

La place Pey Perland, lieu de déchainement des violences policières, est envahie par les gaz, alors que Léa n'a aucune protection.

Elle sent que la situation s'envenime, peut dégénérer et décide de partir par le seule endroit calme qui s'offre à elle.

C'est à 17h, à l'entrée de St Christoly, au croisement de la rue des Trois Conils et de la rue du Père Jabrun,  qu'elle reçoit un tir LBD40 dans le pied alors qu'elle est propose son aide à un manifestant, tombé au sol, inerte.

Les dégâts sont impressionnants : un os de son pied est broyé , un "trou" témoigne de la force de l'impact de la balle.

La suite ? La galère ! Trois mois de fauteuil roulant, une impossibilité de travailler entrainant une perte financière conséquente, l'incompréhension face à ce tir dont la seule justification semble être de blesser dans la chair des personnes ne revendiquant que le droit de vivre dignement.

Malgré son appel, personne n'a rien vu, personne n'était là.

La personne qu'elle a secourue ainsi que celle qui l'accompagnait sont introuvables, les employé-e-s du magasin Paul assurent ne pouvoir témoigner de rien, les Medic présents à ce moment-là sont aujourd'hui absents.

Et pourtant, comment donner du poids à son dépôt de plainte si personne ne l'aide à corroborer les faits qu'elle décrit ?

Aujourd'hui encore, vous pouvez croiser Léa, attèle au pied, lors des marches bordelaises.

Voilà le paradoxe dans lequel se trouvent beaucoup de victimes de violences policières : l'envie que ça se sache, le besoin de s'isoler, la nécessité de partager, le déni, la frustration et l'impression de n'être, dans le flot de ces blessé-e-s, qu'une victime parmi d'autres, pas la pire, et que cela passe, passe, sans que l'on trouve sa place au tableau des injustices.

Passant par des hauts et des bas, elle doute parfois de la solidarité.

Alors si vous étiez là, pour témoigner du contexte violent de ce 15 décembre 2018 ou si vous souhaitez simplement envoyer un message de soutien à Léa, écrivez-nous, nous transmettrons !

Nous recherchons des photos, des vidéos etc...

Nous recherchons l'autre personne blessée ainsi que l'homme qui l'accompagnait !

Il faut que ça se sache !!
Il faut que ça cesse !!

Le collectif Contre Les Abus Policiers - C.L.A.P33
collectif.clap33@gmail.com

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4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 06:54

Permanence C.L.A.P du 29 Avril

Témoignages d’Anastasia concernant la manifestation du 22 Décembre pour dépôt de plainte :

« Le 22 décembre, aux alentours de 18h, au niveau du cours Pasteur, en arrivant de Perland, je me suis retrouvée derrière une « barricade », sans intentions particulières, à la hauteur de la pharmacie.

Nous nous sommes rendus, des amis et moi, au magasin Biocoop pour acheter de l’eau.

A ce moment, des policiers ont chargé.

Le personnel du magasin a fermé les portes sans que nous puissions sortir.

Quelques instants plus tard, une fois la charge passée et le cours plus calme, ils décident d’ouvrir les portes.

Je sors, accompagnée de mes 2 amis.

Après quelques mètres, j’ai vu des Street Medics et des journalistes courir en direction de la place de la Victoire.

Mes amis constatent que la Brigade Anti Criminalité (BAC) arrive derrière nous en courant.

A ce moment-là, mes amis et mois avons déjà les mains en l’air.

Un peu prise de panique, je prend une petite ruelle (il était environ 18h20) : La rue Moulinier.

La BAC nous tire dessus, sans sommation ni d’injonction pour que l’on s’arrête, je ne sais pas exactement quelle équipe.

J’ai été touchée à la cheville droite.

Suite à cet épisode de violence, j’ai fait venir SOS médecin le lendemain car je me trouvais dans l’incapacité de marcher. J’ai eu un arrêt de travail d’un jour et une radio prescrite.

Les examens n’ont pas révélé de fracture, mais des béquilles m’ont été prescrites.

J’ai eu un autre RDV, chez un autre médecin, le 2 janvier qui constate une entorse. Il m’a prescrit une atèle pendant 2 semaines.

C’était très compliqué car la plaie n’était pas cicatrisée, il y avait encre un énorme trou au niveau de ma cheville.

Le médecin m’a fait une ITT et une ITP d’un mois au total. ( soit jusqu’à fin janvier)

Les douleurs ont persisté après cela.

J’ai à nouveau eu RDV chez ce même médecin fin février.

Il m’a alors orientée vers un kinésithérapeute pour 15 séances.

Au jour d’aujourd’hui, je fais toujours des séances de kinésithérapie et les douleurs ne sont pas parties. »

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3 mai 2019 5 03 /05 /mai /2019 15:18

Reçu le 3 mai 2019

Bonjour,

Je souhaite apporter mon témoignage concernant une nasse qui a eu lieu  hier après-midi 1er mai, sur les boulevards à Bordeaux, à hauteur de la  caserne Xaintrailles (boulevard Maréchal Leclerc).

Le cortège venait de descendre par la rue de Saint-Genès, en direction  des boulevards.

Cette direction a été prise en raison des nombreux  barrages policiers qui nous interdisaient toute autre possibilité.

Aux boulevards, nous avons pris à droite.

Il a été question ensuite de revenir vers le centre, mais nous voulions  éviter les petites rues.
Il y avait un barrage policier nous interdisant la rue de Pessac, ainsi  que toutes les rues en direction du centre.

Un barrage policier avec de nombreux fourgons avait été installé en  travers des boulevards, au carrefour après la caserne Xaintrailles  (juste après la rue Dandicolle, elle même barrée), ce qui a stoppé le  cortège.

Quand nous avons voulu revenir en arrière, des gendarmes s'étaient  positionnés pour empêcher toute retraite.

Voyant que quelques manifestants paniqués envisageaient d'entrer dans le  parking du n° 185 dont la grille était ouverte, un groupe de policiers  de la bac a couru dans la petite rue juste après pour les prendre de  vitesse et les empêcher de s'échapper par le parking.

Ils ont ensuite resserré le dispositif entre les rues du 144ème RI et  Dandicolle.

Nous nous sommes retrouvés nassés sur les boulevards.

Tout le monde avait peur, on s'attendait à tout moment à être gazés,  mais les gens restaient calmes.

Beaucoup ont fini par s'asseoir sur le terre-plein central.

Au bout de quelque temps, les gendarmes ont commencé par laisser sortir  quelques personnes, puis ils ont refermé, et nous ont dit de sortir par  l'autre côté.

De l'autre côté une dizaine de personnes sont sorties aussi, puis ils  ont refermé.

Ensuite ils ont décidé de fouiller tout le monde.

On est donc sortis un par un, tous les sacs ont été fouillés, les jeunes  ont subi une fouille au corps. Après la fouille, photo de la carte  d'identité.

Une femme a fait une crise d'épilepsie juste après être sortie du  dispositif.

Pendant l'opération, les policiers de la BAC ont fait 3 ou 4 irruptions dans le groupe de manifestants nassés pour s'emparer de l'un d'entre eux, qui était ensuite emmené pour être fouillé.

J'ai eu l'impression que c'était totalement arbitraire, car ces personnes étaient au centre du groupe, assez éloignées des FDO, en train d'attendre, comme nous tous. Je ne sais pas ce qu'il est advenu d'eux par la suite.

Je précise qu'il n'y avait aucun casseur dans le cortège.

Comme les autres, j'ai été soulagée de l'issue de cette nasse, sans gazage et sans brutalités physiques.

Mais finalement, la police nous a amenés à cet endroit là, juste pour  nous faire peur et nous humilier.

Cela s'est passé entre 14 heures et 15h30.

M-C

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Crédit photo
Loïs Mugen - https://www.facebook.com/loismugen

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