Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du C.L.A.P33
  • : Collectif bordelais Contre les Abus Policiers
  • Contact

Recherche

LOIS LIBERTICIDES

Contester une amende
pour manif interdite

Juin 2019 : klik !

******

La censure
sur Internet

Avril 2019 : klik !

******
Etat d'urgence


Le cadre légal : klik


****
Kezaco la loi
"Etat d'urgence"



C'est par là : klik !

*****
Notre Facebook

 

C'est par là :
facebook.com/clap33

*****

Agenda des luttes

 En ligne ici : klik !

Et encore...

 



https://a2-images.myspacecdn.com/images04/2/8050b970040d479da3e063184a2bbb9c/full.jpg

 


 

 

https://a4-images.myspacecdn.com/images04/10/085780129eb0413dbdf3961ab6da8567/full.jpg

 

 

22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 21:54


http://a3.ec-images.myspacecdn.com/images01/3/443b744cfcc4b60283346b245b04a3e2/l.jpg
Transmis par Fakir, le 16 mars 2012

Ivry sur Seine en Deuil

Le 11 mars 2012 une fois encore la police a frappé à Ivry sur Seine.

Le bilan, comme d’habitude : un mort, et comme d’habitude : un jeune de confession musulmane, un jeune de 17 ans ...

Le jeune adolescent connu pour sa gentillesse et sa droiture venait d’acheter une moto et rentrait chez lui sans avoir eu le temps d’acheter le casque. Il est aussitôt repéré par l’une des nombreuses patrouilles de police qui sillonnent la ville en permanence.

Cependant au lieu de l’arrêter ou d’aller chez lui directement le sermonner (c'est la police du quartier…) ils font mine de le courser. Des témoins disent qu’ils avaient fait usage d’un flash-ball … C'est le piège ….. L’adolescent réagit bien sûr, prend panique et fuit.

Commence alors une folle course poursuite et l’accident était inévitable, contre une voiture dans des circonstances non élucidées. L’adolescent décède après 24 heures de souffrance.

Entre-temps la route est redevenue comme avant, comme s'il ne s'était rien passé, aussitôt nettoyée des traces gênantes….

Et pas une âme qui réagisse, ne serait-ce que par compassion pour sa famille, en particulier sa mère, ou pour cet adolescent lui-même qui n'a rien fait de si grave que cela mérite la mort !

Bravo M. Sarkozy … vous pouvez compter dans votre tableau de chasse un adolescent musulman …encore un …. grâce à une police qui prend de plus ou plus l’allure de milices.

Pour un délit si minime fallait-il vraiment cinq voitures de police, toutes sirènes lâchées comme dans un rodéo ?!! C'est cela la « délinquance » des banlieues ? Un garçon qui essaie sa moto sans casque à quelques dizaines de mètres de son domicile... ? C'est cela qui justifie de mobiliser des forces de police disproportionnées muni de leur arsenal de flash ball et sûr de LEUR IMPUNITE !!

La famille s’est présentée au commissariat pour savoir quel crime avait commis leur enfant pour que cela ait conduit à sa mort ; comme seule réponse les rues avoisinantes se sont remplies d’une vingtaine de bus anti-émeute. Une telle démesure est-elle raisonnable ?

Nous adressons notre appel à tous les citoyens qui ont encore une once d’humanité, pour qu'ils réagissent devant une telle infamie.

Montrez votre indignation, dites aux élus qu’ils doivent avoir honte de se taire devant une telle pratique policière.

Exprimez votre colère devant cette injustice qui n’a d’égale que le silence coupable.

Alors faites à ce que l’information soit le plus possible sur la place publique (tract internet journaux etc.), exigez une enquête que la mort d’un innocent ne se passe pas dans cette horrible indifférence.

Partager cet article
Repost0
17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 18:18


http://a3.ec-images.myspacecdn.com/images02/149/151dbf76e6f2433286402e7060ed1a51/l.jpg

Grégory


Transmis par Pam., le 13 mars 2012

Voici le résumé de ce qui m'est arrivé lors de ce weekend du 10 au 11 mars 2012:

Alors que j'ai en effet fais parti de la manifestation anti- acta qui a eu lieu ce samedi 10 mars 2012 à partir de 14 heures devant la mairie de Bayonne, nous avons ensuite décidé d'aller manifester dans la rue en déambulant jusqu'à l'arrivée devant la sous- préfecture.

Cependant, ayant rendez vous dans le centre- ville de Bayonne, j'ai donc quitté la manifestation vers 17 heures pour rejoindre des copains pour préparer une autre action pour le weekend suivant.

Tard dans la soirée, je me suis en effet retrouvé tout seul, je suis donc allé boire plusieurs verres avant de rentrer chez moi. Etant sois disant bourré, j'aurai sois disant cassé une voiture qui était garé en face d'un bar. La police est donc arrivée, pour me demander d'arrêter et surtout, je me suis fais embarqué au commissariat de police de Bayonne.

Au moment où la police m'arrête, étant toujours sois disant sous l'emprise de l'alcool, d'après les policiers qui sont venus m'interpellés, j'aurais été sois disant tellement violent envers eux que ceux ci m'ont mis par terre et stabilisés à deux. Je me rappelle surtout qu'un des policiers a mis son genou mais aussi tout son poids du côté de mon coeur, ce qui fait donc que depuis hier j'ai hyper du mal à respirer.

Mais ce n'est pas le pire, la suite est que comme j'étais toujours aussi violent envers les fonctionnaires de police, ceux ci n'ont donc pas hésité à me frapper et donc à me cogner sur mon nez.

Je suis passé à l'hôpital pour me soigner, puis j'ai été emmené au commissariat pour le dégrisement puis la mise en garde à vue.

Lors de la garde à vue, quand je vois l'officier de police judiciaire, celui ci précise que je suis mis en garde à vue pour avoir cassé une voiture mais aussi un outrage et rebellyon envers les fonctionnaires de police, voici ce qui est marqué sur le papier me concernant venant de l'O.P.J.

Puis je vois le médecin qui mets donc ce qu'il voit et lors de ma fin de garde à vue, il est stipulé que je n'ai plus ni outrage et rebellyon sur les fonctionnaires de police ni les faits qui me sont reprochés d'avoir cassé une voiture, mais le propriétaire ne dis rien pour le moment.

Enfin sur le papier de la mise en fin de garde à vue, c'est cela qui est précisé mais surtout je ne récupère pas au moins un double de ce papier, ce qui n'est pas normal.

Je compte donc aller ce lundi 12 mars 2012 à l'hôpital pour une demande d'ITT de au moins 8 jours pour ensuite pouvoir donc porter plainte pour violences policières aggravées.

Pour ceux et celles qui le peuvent, surtout n'hésitez pas à envoyer ce mail partout, à tous vos contacts et pour ceux et celles qui le veulent, je vous autorise à donner mon numéro de téléphone portable qui est le suivant: 06 66 88 79 80

Cordialement.

Grégory

Une des victimes de la violence policière sur Bayonne.

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 05:41

aff-3Transmis par Florian : Bonjour,
en lisant le monde sur Internet, j'suis tombé sur un site génial "Copwatch" qui m'a renvoyé sur le lien du CLAP.
Ayant passé quelques années à Bordeaux, je connaissais de nom ce collectif et j'avais déjà déposé un petit témoignage sur ce site en janvier dernier, ce que je refais aujourd'hui même si cette expérience n'a pas grand chose à voir avec ce que d'autres ont pu prendre dans la gueule de la part des schmitts :
31 décembre 2010 à Paris, je déambule avec ma copine dans différents quartiers de Paris. Quelques heures aprés minuit, on se retrouve dans une rue perpendiculaire aux Champs Elysées et là on voit une dizaine de CRS (compagnie B 1 dans mes souvenirs)  autour d'un jeune maghrébin ventre à terre. L'un des CRS fixe fiérement ses crampons dans le dos du jeune qui a déjà la tête au sol et les bracelets au poignets...Au bout de quelques minutes à regarder évolué l'affaire qui n'évoluait pas, je m'approche pour demander au pandore si il pense un jour laisser respirer le gars qu'il a sous le pied et pour rappeler au passage que les CRS ne sont pas là pour rendre la justice.

Il me dit d'me casser, me fait danser et finit par perdre patience de me voir rester là à ameuter les passants : il décide donc une charge plus lourde, et avec ce qu'ils ont sur le dos et la hargne qui va avec ça fait un beau tampon  qui m'envoie me ramasser une dizaine de mètres en arrière. Sur le coup je ne fais que récupérer le souffle que ça m'avait coupé et me poser sur le banc à regarder ce fils de pute. Au bout d'une heure que le jeune est toujours à terre et qu'il ne se passe rien, ils gagnent : ma copine et moi on se casse.

Le lendemain j'me réveille le poignet en feu : un médecin de l'hôpital me dit que le scaphoïde est pété. C'est parti pour 6 mois (plâtre, opération pour poser des vis,...) de consolidation pour un résultat partiel.

Putain j'aurai bien aimé savoir ce qu'est devenu le jeune qu'ils avaient attrappé et j'aurai bien fait payer mes opérations par ce porc de CRS. Mais j'sais même pas si on peutp orter plainte contre un CRS.

Bref ça fait plaisir que des sites recensent et mieux encore qu'ils photographient comme Copwatch.

Bonne continuation à vous

Vos témoignages pour informer et protester Contre Les Abus Policiers : collectif.clap33@gmail.com

http://clap33.over-blog.com/pages/Appel_a_temoins-1768347.html

Partager cet article
Repost0
27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 23:39

 

http://www.sudouest.fr/images/2011/06/14/425585_16934866_460x306.jpg


Mardi 28juin 2011, la police nationale boucle le campement des indigné-e-s de Bordeaux, place St Michel, et procède à des contrôles d’identité.

Personne ne peut ni entrée ni sortir du petit périmètre de sécurité délimité par ceux qui détiennent le monopole de la violence gratuite : la police.

Je suis là avec les camarades, attendant que les forces de répression finissent leurs contrôles.

Nous sommes pacifistes et non violents.

Alors que J., personne d’un certain âge, à l’extérieur du camp, tente d’y entrer, il est violemment repoussé par la police. Il est attrapé par le cou et dégagé sans ménagement (voir vidéo).

Nous tentons de calmer le jeu.

C’est à ce moment là qu’un policier me met une droite.

Ce policier est celui qu’on peut voir aider son collègue qui est en train de maltraiter J. deux secondes après le début de la vidéo.

Le but de cette agression était de me provoquer afin de créer un incident qui aurait été prétexte à nous charger.

Ni moi, ni mes camarades n’ont répondu à cette provocation.

Luttant contre un système anti-démocratique, je ne ferais pas appel à sa justice aux ordres pour que ce policier soit puni pour son geste violent. Je sais qu’il ne sera jamais puni car il fait partie des chiens de garde de la dictature sarkozyenne. Ils ont le plein pouvoir comme le prouve le nombre de manifestations violemment réprimées, l’agression dont sont victimes les simples « citoyens » dans leur vie quotidienne.

Rasta

Partager cet article
Repost0
22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 12:48

L’utilisation abusive de la garde à vue, G.A.V., comme moyen de pression au service de la culture de l’aveu et de la politique du chiffre cessera, nous l’espérons, avec l’entrée en vigueur de la réforme. Vous avez des droits, nous vous incitons à lire cet article http://clap33.over-blog.com/pages/garde-a-vue-mode-d-emploi-5014413.html

aff-1Merci à Bernard de témoigner pour partager son expérience d’abus policier, parti au commissariat de police nationale comme on part chercher le pain et revenu fort éprouvé plusieurs heures après.

Témoignage transmis par Bernard, retraité, Pessac (33)

16/2/2011 sur simple déclaration d’un voisin, pour des faits anodins mal interprétés (ou volontairement exagérés) remontant au 5/12/10, j’ai été convoqué au Commissariat de Police de Pessac.

Présent à 10h, j’ai été informé d’une plainte que l’on m’a demandé de signer. J’ai demandé à la lire : cela ne m’a pas été autorisé. Sans explication, j’ai stipulé que je ne comprenais pas et refusé de signer.

Vexé et visiblement pressé, l’officier de Police m’a immédiatement et sèchement placé en G.A.V. : fouille, lacets, empreintes, etc.

Plus d’une heure après on a bien voulu ,enfin, m’auditionner. J’ai donné ma version que j’ai signé sans pouvoir la relire cela m’étant à nouveau refusé ainsi que toutes questions…

Puis, j’ai été replacé en G.A.V. et littéralement « oublié » à tel point que malgré plusieurs appels, j’ai été obligé d’uriner dans la cellule. TOTAL : près de 7 HEURES passées au commissariat.

QUESTIONS : Est-il normal « d’encager » quelqu’un sans explication, ni preuve avant de l’écouter ? Méthodes d’intimidation vexatoires, pressions préalables ?

Une G.A.V. ne devrait-elle pas réellement l’être : or j’ai été totalement ignoré plus de 4 heures ?

Il est vrai que le commissariat de Pessac pointait récemment à l’avant dernière place nationale pour son taux d’élucidation et que l’origine des faits est dû à son inefficacité à faire respecter la loi notamment l’art. R 417110 (respect du stationnement), ce qui je lui ai reproché le 5/12/10 oralement et par écrit à destination de son responsable (puis transmis à la police municipale)

 

"Faut que ça se sache !"
Appel à Témoins du CLAP33 :

 

http://clap33.over-blog.com/pages/Appel_a_temoins-1768347.html

collectif.clap33@gmail.com

Vous êtes victimes, témoins, proches de victimes, proches de témoins d'abus policiers, le C.L.A.P33 attend vos témoignages. 

 

Partager cet article
Repost0
18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 13:00

 

2011-04-09_Bx-musik3.JPGSamedi 9 avril 2011, Bordeaux Unesco, bel après-midi, du soleil, de la bonne humeur et de la musique...du bleu mais que pas que dans le ciel, encore du bleu sur les pavés, vous savez ces pavés tellement neufs et lisses...

Que faisaient-ils place de la Comédie ? 3 fonctionnaires ça coute cher parait-il...

Pas d'argent pour la culture, il se murmure...

Personne ne leur a dit que la zone était déjà sous controle ? Oui sous vidéo-controle ! Avec notamment avec la caméra angle rue Ste Catherine/cours de l'Intendance...Force spéciale d'un VIP descendu au Régent grand hotel ?

Ce n'est pas la première fois que je note la mise à disposition d'un service de sécurité publique pour ce grand hotel de luxe privé : au coeur du Triangle d'Or, le silence doit être aussi d'or, alors faites du bruit artistes et saltimbanques !

Et un grand merci - commentaires libres de Carole à présence liberticide , illustration de cette impression d'oppression de son chéri.

2011-04-09_Bx-musik2.JPG

2011-04-09_Bx-musik.JPG

Partager cet article
Repost0
11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 13:58

 

http://a3.l3-images.myspacecdn.com/images02/130/09e7a051aa81468aac1822c461fc44a8/l.jpg

 

Transmis par l'Orchestre Poétique d'Avant-guerre - O.P.A

 

Yep !

Le 19 mars 2009, à Bordeaux, m., texte et porte-voix chez O.P.A, inscrivait malgré elle son nom sur la longue liste des militant-e-s violenté-e-s par les forces de l'ordre.

Matraquée alors qu'elle participe à un rassemblement pacifique en soutien à un squat, le visage défiguré, elle devra attendre 1h30 avant de voir un médecin et passera la nuit en garde à vue à l'hôpital.

Son témoignage, deux jours plus tard, face à la caméra du Droit Au Logement de Dax ainsi que les photos de sa "drôle" de trogne font le tour du web et les messages de soutien affluent sur la boite mail d'O.P.A, sur le myspace du groupe, sur le portable de m.

http://www.dailymotion.com/video/x8rvho_opa-expulsion-bordeaux_news#from=embed

Aujourd'hui, alors que le Procureur a reconnu les violences et malgré le fait que 4 CRS connus de celui-ci soient soupçonnés d'avoir porté les coups, il a jugé préférable de classer l'affaire sans suite et le sors de m. est désormais entre les mains du doyen des juges d'instruction.

En réaction à cette violence inacceptable, le collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33) a vu le jour à Bordeaux deux mois après les faits, dans le but de soutenir m. mais aussi de dénoncer tous les abus, violences et répressions policières que nous subissons quotidiennement.

http://clap33.over-blog.com/

Avec d'autres collectifs anti-répression de France, il a été décidé de faire de la journée du samedi 19 mars 2011 la journée nationale contre la répression et les violences policières et des rassemblements, manifestations auront lieu ce jour-là dans toute la France.

Cette date, choisie arbitrairement dans le calendrier, revêt pour O.P.A et le C.L.A.P un aspect particulier puisqu'elle fait écho à ce jour sombre que nous n'oublierons pas et que nous aurions aimé voir, bien "utopiquement", comme le dernier jour de répression. Oui, c'est ce que l'on souhaite quand on découvre son visage ravagé dans les toilettes austères d'une chambre-hôpital de garde à vue...

Mais bien sûr, la réalité est têtue et l'Etat Français devient petit à petit un Etat policier, un totalitarisme qui cherche encore son nom et dont la loi LOPPSI2 est la pierre angulaire, un territoire exigu sur lequel toute contestation est réprimée et où les citoyen-nes sont constamment harcelé-e-s par une police armée jusqu'aux dents pour faire régner... la peur.

http://clap33.over-blog.com/pages/LOPPSI2_les_grandes_lignes-4274609.html

Quant à la liste de nos morts et de nos blessés, elle n'a de cesse, elle aussi, de s'allonger. Si notre plus lointain souvenir émerge en 1986 avec Malik Oussekine, les derniers nous viennent d'Anduze, de Toulouse, de Montreuil, de Lyon, de Givors, d'Aulnay sous Bois, de Cenon... Impossible décompte de nos frères et soeurs tué-e-s, gazé-e-s, matraqué-e-s, flashballé-e-s, tasé-e-s, frappé-e-s, humilié-e-s etc...

Nous nous adressons aujourd'hui aux milliers de personnes qui se sont indignées en apprenant les violences qu'a subi m.

Où que vous soyez en France ce 19 mars 2011, près de chez vous des gens se mobilisent pour faire de cette journée une journée de refus de la répression. Marquez cette date en rouge sur votre calendrier et venez exercer votre sens de la solidarité, affirmez votre soutien aux victimes. Passez des mots à l'acte, déplacez-vous sur les lieux de résistance, dites haut et fort votre colère et votre rage face à ces violences et abus quotidiens !

A Bordeaux, une manif'estive aura lieu à ce jour à 16h, départ place Stalingrad, aux pieds du lion bleu.

Venez nombreux/euses, faites circuler l'information ! Ne laissez pas faire ces atteintes à nos libertés fondamentales : celle de circuler sans peur, celle de revendiquer et de manifester, celle d'habiter les lieux que nous créons, celle d'être ensemble, dans la rue qui nous appartient et que nous devons arpenter, encore et sans relâche, pour nous défaire du joug que les politicien-nes de tout bord ont posé sur nos cous fragiles et délicats.

L'union fait la force, n'en doutez pas !

A suivre, la prochaine date de concert, les derniers articles du blog.

A vos côtés,

L'Orchestre Poétique d'Avant-guerre - O.P.A

***

PROCHAIN CONCERT

SAMEDI 12 MARS - Centre Social de St Michel - 25 rue Permentade - 20h30 - Bordeaux

Dans le cadre de la journée "Femmes en tête" organisé par 15 jeunes femmes suivies par le CIDFF de Bordeaux.

Entrez Libres !

Infos : http://femmesentete.over-blog.com/

***

NOUVEL ALBUM

En téléchargement libre, O.P.A en concert aux Tourelles - 14 février 2011 - Pauillac

http://www.dogmazic.net/OPA

***

BORDEAUX ...

Le Collectif Saint Michel contre la gentrification

http://collectifsaintmichel.wordpress.com/

 

12 mars - Installation d'un campement éphémère - 9h - Place Pey Berland

http://www.myspace.com/orchestrepoetique/blog/542316587

 

19 mars - Manif'estive contre les violences policières - 16h - Place Stalingrad

http://0z.fr/HHgEn

 

22 mars - Manifestation contre le centre de rétention - 19h - Porte de Bourgogne

http://clap33.over-blog.com/article-bordeaux-22-mars-manifestons-contre-la-reouverture-du-c-r-a-67435050.html

 

***

... & ENVIRONS

Libourne fête les 140 ans de La Commune de Paris

http://commune.140.free.fr/

 

***

DEMON-CRATIE

Toulouse - Violences Policières au procès de Tom & Léa

http://www.myspace.com/orchestrepoetique/blog/542191845

 

[Retour sur un fait]Un samedi à Givors

http://clap33.over-blog.com/article-retour-sur-un-fait-un-samedi-a-givors-68610455.html

 

Depuis les centres de rétention de France et d'Italie

http://www.myspace.com/orchestrepoetique/blog/542290086#mce_temp_url#

 

U.S.A - Un ex-agent de la CIA, arrêté et brutalisé pour « contestation pacifique »

http://www.myspace.com/orchestrepoetique/blog/542288572

 

***

MAFIA-CRATIE

Patrick Ollier, le coureur de fonds libyens

http://www.myspace.com/orchestrepoetique/blog/542190222

 

Agrexco exporte illégalement les produits des colonies israéliennes

http://www.myspace.com/orchestrepoetique/blog/542189469

 

Sodexo, champion du travail bas de gamme

http://www.myspace.com/orchestrepoetique/blog/542197344

 

***

Faire suivre au plus grand nombre si l'envie est là :+) !

A bientôt,

L'Orchestre Poétique d'Avant-guerre - O.P.A

-- 

"Nous vivons comme des statues de marbre.

Chaque jour, il nous faut faire l'effort de dévisser"

o.p.a

--------------------------------------------------------------------

Voir notre page :

http://www.myspace.com/orchestrepoetique

 

En chair et en os :

http://www.dailymotion.com/OPA-videos

 

Téléchargez-nous librement !

http://www.dogmazic.net/OPA

 

Musique diffusée sous licence libre Creative Commons :

http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/3.0/deed.fr

Partager cet article
Repost0
16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 06:30

 

http://img.over-blog.com/300x172/2/93/94/33/arretez.jpg

 

Témoignage de François

Jeudi 10 février 2011 à 19 h à Bordeaux, au niveau du 38 rue Bergeret dans le quartier des Capucins, je vois un jeune homme noir menotté entouré des plusieurs policiers en tenue et en civil .

Soudain un policier se jette sur le jeune homme, lui donne un grand coup dans la tête en lui disant : « Tu agresses les gonzesses et tu dis que c’est pas toi ? »

J’ai été choqué.

De quel droit les gardiens de la paix peuvent-ils frapper un suspect, quel que soit le délit qui lui est reproché ?

François

****
"Faut que ça se sache !"

Appel à Témoins du CLAP33 :

http://clap33.over-blog.com/pages/Appel_a_temoins-1768347.html

 

collectif.clap33@gmail.com

Vous êtes victimes, témoins, proches de victimes, proches de témoins d'abus policiers, le C.L.A.P33 attend vos témoignages. 

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 06:41

securite-humanite.jpgVoici le résumé de l’affaire racontée par Asma, transmis par le Réseau Alerte - Asma de Pau (cf ci-dessous les informations sur le Réseau Alerte - Asma et la chronologie de l'affaire)

Le 1er septembre 2008, en début d’après midi, deux policiers, en civil,  frappent violemment à ma porte pour m’informer que j’étais accusée de complicité d’enlèvement  d’enfant.

Une fois dans la maison ils prirent mon fils, âgé de 2 ans,  pour l'enfant recherché.

Malgré nos papiers d’identité et autres documents prouvant le contraire,  je me retrouve, menottées aux poignets, pied nus, embarquée, avec mon fils au poste de police où suivra une longue attente dans l’incompréhension la  plus totale de ce qui m’arrivait, toujours pas d'interrogation sur l'objet de ma présence dans ce poste de police. Pendant tout ce temps l’un des policiers est occupé à taper un rapport.

Vers 18H30 les policiers acceptent enfin de contacter mon avocat, qui me rassure sur ma situation ("vous allez vite sortir d'ici car ils n'ont rien contre vous me dit-elle "). Mais après son départ, les agents exigent de moi que je signe une déposition, m’accusant d’outrages à magistrats.

 Face à mon refus de signer ce document monté de toute pièce, je me retrouve alors séparée de mon enfant vers 19h30,  sans savoir où il se trouvait. Je  subis alors de violentes  pressions de la part de plusieurs agents  (mise à nue, fouille au corps, incarcérée dans un lieu insalubre, railleries, humiliations…)

Le lendemain matin, malgré la même pression à la quelle s’ajoute du chantage en relation avec mon fil, je refuse de  signer.

Vers 13H30, je suis ensuite relâchée dans la rue, pied nue, sans argent, sans véhicule (j'habitais à 20 km), me sentant sale et humiliée,  juste un post- it avec un numéro de téléphone pour récupérer mon fils.

J'étais  en état de choc et c’est ainsi qu’une connaissance me trouve sur le perron du commissariat, en pleure.

J’appelle ensuite les membres du foyer d’accueil pour récupérer mon fils et j’apprends alors que la police les avait  informés que j’avais été libérée à  11heures, ce matin là.

Suite à cette histoire, j’ai fait constater par un médecin mon état physique et moral, j’ai perdu ensuite deux procès, accusée d’outrage et rébellion car seul un des policiers a porté plainte contre moi et s’est constituer en partie civile, sans présenter de témoignage pour appuyer ses dires.

 Aujourd’hui, je suis convaincue  que les policiers m’ont accusée d’outrages et rébellion pour se couvrir de leur erreur de personne, dans l’enquête initiale qui les a amenés à mon domicile.

 Animée par une forte envie de me battre, en temps que mère et femme ayant subie des humiliations,  je me pourvois en cassation, engage une procédure de dépôt de plainte, et sort de mon silence, en racontant mon histoire pour obtenir une reconnaissance de cette injustice.

 

  

Le Réseau Alerte – Asma

  

 

Le Réseau Alerte, est une association de fait, regroupant des individus et des représentants de collectifs, dont le comité ATTAC 64, qui s’inscrivent dans une démarche citoyenne, pour dénoncer toutes dérives sécuritaires et violences policières.

Crée lors de  l’affaire Tarnac, le groupe  se mobilise depuis juin 2010, (date à laquelle l’information a été diffusée) pour soutenir Mademoiselle Asma Ahmed Noudhoura, car les  conditions dans lesquelles se sont déroulées son interpellation, sa garde à vue et sa remise en liberté, telle qu’elle nous a retracé les faits,  nous ont émus et choqués.

 ETAT D’AVANCEMENT DES PROCEDURES

 

- Le dépôt de plainte : Une plainte a été déposé en septembre 2010, auprès du Procureur de la République de Pau, pour « Interpellation et rétention abusive ».

Réponse favorable pour l’aide juridictionnelle. A ce jour, la réponse du procureur  reste en attente.

 

- La cassation : Malgré un refus d’aide juridictionnelle pour la cassation, Asma a pris la décision  de poursuivre les démarches.  La date du procès reste donc en attente à ce jour.

Le montant des honoraires de l’avocat nommé par la cour de cassation s’élève à 2392€.

DEMARCHES ENGAGEES PAR LE GROUPE DE SOUTIEN 

ü      Diffusion de l’information 

En règle générale nous avons diffusé l’information en  expliquant  les motifs de notre mobilisation accompagnée d’un récit détaillé des faits, rédigé par la personne concernée, aux personnes suivantes :

- aux élus et partis politiques du département (envoyé courant novembre 2010)

- aux radios et journaux locaux (courant novembre 2010)

- diffusion sur nos réseaux personnels

- au préfet du département (envoyé le 7 janvier 2011)

- au procureur de la république (envoyé le 7 janvier 2011)

 

Les démarches cours n’ont pas abouties pour le moment à des réponses précises, à la parution d’articles ou reportages. Nous relancerons les contacts dès que nous aurons des éléments nouveaux (réponse du procureur, du préfet, date de procès en cassation...)

 

ü      Organisation d’une collecte de fond

 

On estime qu’il faut au moins récolter plus de 3000€ pour financer tous les  frais…

Chaque membre du groupe de soutien prend pour mission de récolter des fonds.

Si la collecte directe ne rapporte pas assez, nous envisagerons alors d’organiser un concert.

Création d’un compte destiné à recevoir les fonds

L’ordre des chèques : Françoise Massaly,

Les dons peuvent être envoyés à l’adresse suivante

MASSALY Françoise, 5 route de Lys, 64260 REBENACQ

 

ü      Recensement d’affaires similaires.

Nous cherchons à rassembler divers témoignages de personnes ayant été victimes d’abus et de violences policières, dans la région paloises.

PROCHAINE REUNION 

 Le VENDREDI 28 JANVIER  2011, à 18H

 Complexe de la République, Salle 608, à Pau.

 NOUS CONTACTER Réseau Alerte-Asmreseau.alerte-asma@orange.fr

 

 

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 20:20

 

http://img392.imageshack.us/img392/4373/bacaq1.jpg

 

Transmis par les Nezfragés

 

Communiqué de pressé-rapide clownesque

Fée d'hiver :

À la fin de la manifestation anti-loi Loppsi 2 ce samedi 18 décembre 2010 à Bordeaux, de gentils policiers en civil ont suivi la brigade des Nezfragés, de loin, en cachette, exeuprès pour pas les mettre mal à l'aise. Ayant sagement attendu que les clowns soient tous regroupés chez un-e clown-ette, ils s'introduisirent dans les parties communes de l'immeuble et interceptèrent une personne dans les couloirs avec une lampe torche dans la figure (pour mieux voir si elle était belle, bien sûr !) et en disant très fort et de manière pas très très gentille «VOUS ÊTES OÙ ?!» (ce qui veut dire : «Vous nous invitez à votre goûter ?» en langage de farces de l'ordre). 

Ils montent et nous proposent, sur le seuil de la porte, un service à domicile inédit — le contrôle d'identité chez vous ! — : c'est nouveau, ça vient de sortir, c'est normal que vous soyez pas au courant ! 

Enfin c'est «si vous voulez», dixit eux. 

Comme ils avaient rien amené pour le goûter, on a refusé.

Bilan : Merci PATRON (de la police) !! Grâce à toi, on a pu se rendre compte de la rapidité de déploiement et de la solidité de nos réseaux qui nous ont confirmé leur soutien, en arrivant sur les lieux dans les minutes qui ont suivi.

On ne révèlera pas ici leurs identités, faut pas rêver quand même !

Et on nez quand même hyper-flattés que le chef de la police, qui nous avait pourtant assuré une heure auparavant qu'on n'était pas intéressants pour eux, attende que la manif soit dissoute pour nous suivre au domicile de quelqu'un-e afin de nous interpeller tou-te-s en même temps, loin des copains-copines. Et en plus, le fait qu'il mobilise encore trois agents outrepassant leurs droits pendant leur fonction… fiouf, c'est vraiment beaucoup d'honneur ! (On remercie d'ailleurs au passage les contribuables, qui permettent de financer ce genre de tentatives de prise illégale d'identités.)

Bon c'est vrai qu'à l'heure qu'il est nous n'avons toujours pas la voiture de police tant promise, avec des agents relayés 24h/24, pour relever nos identités à la sortie de ce dit domicile ! Mais bon, nous ne vous en tiendrons pas rigueur.

Au delà de ça, nous sommes toujours assez fort-e-s de constater que les insultes et les menaces ne viennent toujours que de vous ; vous sentez pas obligés quand même !

Et pour cette énième tentative d'intimidation, nous nous contenterons de citer cette fidèle maxime maxicaine qui dit : «Aïe Caramba, encore raté».

Pour finir, cher Chef des Farces de l'ordre, soyez rassuré, nous serons sans rancune face à ce dérapage illégitime des hommes sous vos ordres. Bien que cela nous a paru, on ne vous le cache pas, comme «un pleutre comportement» (pour reprendre la fameuse phrase d'un-e des membres de soutien). Pas d'inquiétude, vous serez toujours nos copains.

À Môrdi, des bisous.

La brigade des Nezfragé, 19 décembre 2010

brigadedeclowns@no-log.org

http://nezfrages.over-blog.com/

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 21:35

 

http://media.paperblog.fr/i/176/1769500/demandeurs-dasile-conditions-materielles-dacc-L-2.jpeg

 

Transmis par Selena

 

Hier 17 novembre, une trentaine de flics débarqués de 5 ou 6 cars ont encerclé le pauvre bivouac des demandeurs d'asiles frigorifiés, Place André Meunier.

 

Repoussant sans aménité les quelques bénévoles qui s'acharnent à leur procurer aides et réconfort, ils ont procédé à une fouille en règle des toiles précaires et passablement trempées qui leur servent d'abri d'infortune. Bien entendu les pandores n'ont pas manqué de "sur-ficher" tous les demandeurs d'asile présents, tous dûment enregistrés en Préfecture depuis des semaines.

 

Ainsi, la Préfecture maintes et maintes fois condamnée par le tribunal administratif pour manquement caractérisé à son obligation "légale" d'hébergement des demandeurs d'asile-sanctions qu'elle ignore délibérément-a lâché ses chiens. A défaut d'héberger on fait donner la meute.

 

Les enfants de l'exil ont pris peur devant un tel déploiement d'uniformes. Les parents aussi, qui ont ce soir les traits tirés.A la situation inadmissible que subissent déjà ces familles, situation engendrée par la seule impéritie d'un état qui méprise ouvertement le droit d'asile, s'ajoute désormais la menace d'une évacuation musclée.

 

ça commence à déranger le camping improvisé dans la cité de Juppé. Les demandeurs d'asile s'accrochent à l'espoir d'une solution décente.

 

De nombreuses voix s'élèvent.

 

Saurons-nous élargir leur tessiture ?

 

**

Note C.L.A.P33

 

Depuis les demandeurs d'asile ont été relogés. Nous avons reçu le communiqué suivant du Collectif Asile en date du 19 novembre 2010.

 

Bonjour,

Vendredi matin, vers 7H30, nous avons été avertis par une militante présente sur la place André Meunier de l'intervention 8 CRS alors que 4 fourgons remplis de policiers stationnaient aux abords du campement. Les policiers ont repoussé la militante, se montrant assez brusques et rudes avec tout le monde. Est arrivée la directrice du CAIO qui manifestement avait été mise au courant de l'opération de police. Des militants du Collectif Asile venus très vite entourer les familles ont permis que le dialogue puissent enfin s'installer et que l'opération, qui consistait en fait à reloger les familles, se passe sans autre intervention policière. Nous notons aussi la présence d'une personne représentant la Cohésion Sociale.

Nous condamnons la violence psychologique et la démesure (2 à 3 policiers par campeur !) avec laquelle a opéré la police. Déjà le mercredi précédent, vers 14h, 30 CRS et policiers de la BAC étaient aussi intervenus avec la même brutalité et sans prévenir. Au vu des persécutions qu'ont subies dans leur pays certaines de ces familles avec enfants, de la perte de ce qui avait été leur vie, de la cruauté que l'Etat français et ses instances administratives leur font subir en les laissant illégalement dans la rue, ces derniers n'hésitent pas, sans le moindre scrupule, à en rajouter une couche. Quand nous avons interrogé le bureau du commissariat principal sur cette action du mercredi, un officier nous a répondu qu'ils étaient à la recherche d'un roumain; ce qui était donc sans rapport.

Au final, vendredi, toutes les familles ont été relogées, certaines à l'hôtel, certaines (sans enfant, relevant du 115) en foyer, d'autres dans une maison qui a été généreusement prêtée à titre privé (au même moment dans la matinée, certains militants étaient ailleurs en dialogue avec le prêteur). La police s'est montrée par la suite coopérante. Toutes les tentes ont été démontées et récupérées par ceux qui les avaient données.

La mobilisation ne doit pas diminuer pour autant car la situation est devenue plus critique pour les nouveaux demandeurs d'asile qui arriveront certainement très prochainement. Il n'est plus possible de camper place André Meunier en raison d'importants travaux sur une longue période. Nous sommes à la recherche d'alternatives pour loger ceux que la préfecture continuerait à refuser d'héberger malgré les rappels de la justice. Soulignons que le préfet dédaigne réquisitionner un bâtiment qu'une députée propose de mettre à disposition comme structure d'accueil d'urgence pour les demandeurs d'asile. Si une ou plusieurs solutions concrètes se présentent, nous convoquerons en réunion les membres du Collectif Asile pour réfléchir ensemble à la mise en œuvre.

Antoine Baluze
pour le Collectif Asile

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2010 7 03 /10 /octobre /2010 07:00

aff-1.jpgABUS POLICIERS - Août 2010

 Ce n'était pas à Bordeaux mais à Libourne, ce mois d'Août lors du Fest'Art.

Une Barrière de sécurité est tombée, ce n'est pas la protection civile qui est venue vers la foule, mais The Policeman.

Ils se sont adressés à un ami à moi qui venait de dire "moi je m'en vais"

Un des policiers réplique : "quoi, t'encules qui ?" en se dirigeant vers lui, donne un gros coup à la nuque, mon ami tombe.

Le reste, vous vous l'imaginez, acharnement abusif sans réel motif.

CONCLUSION

- Arrestation après abus de pouvoir

- Jugement le 4 janvier 2011 à Libourne pour insulte et rébellion

Il n'y a pas plus gentil et tolérant que mon ami !

Manon

Témoignage écrit laissé au CLAP le dimanche 26 septembre 2010, "Faites des Possibles", Bordeaux.

Merci à Manon, pour notre soutien : merci de nous contacter collectif.clap33@gmail.com

Collectivement à vos côtés Contre Les Abus Policiers

Partager cet article
Repost0
31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 18:15

arrêtez

Salut à toi l’inconnu tabassé le jeudi 19 août 2010 à Mérignac, Gironde, quartier d’Arlac, au niveau des 61-63 rue Aristide Briand

 

Soirée d’été, fin de dîner, à pas plus d’un quart d’heure de 21h, crissements de pneus :

pas d’affolement, une nouvelle démonstration de virilité au démarrage du feu

BOUM ! d’un choc : merde ils ont cartonné, et depuis la fenêtre de la cuisine, une caisse sans prétention, plutôt dans le vert foncé, l’avant enfoncé, en travers de la rue A.Briand direction Arlac

En sens inverse direction Bordeaux, une voiture police nationale, intacte, d’où sort un flic décidé, tonfa ou autre en main : Affolement la police est déjà là ! fin d’une course poursuite ?

Merde pas d’appareil photos sous la main !

Direction balcon de la chambre, 4ème étage, vue imprenable sur quartier résidentiel insensible

L’autre flic attrape du matos à l’arrière de la voiture ou y enfourne quelqu’un, je ne sais pas (pour mon ami cette scène est très claire : le matos en question c’est une bombe de gaz lacrymo et il l’utilise directe en gazant dans la voiture côté conducteur)

Tension, un gars à côté de la caisse emboutie, tendu de désespoir pour sa cause, pas trop décidé à se rendre…(probablement gazé, shoote dans un enjoliveur), pas d’arrestation immédiate

L’encerclement commence, une voiture de police est arrivée en renfort, police nationale, on est qu’à 3mn du commissariat central à vol de véhicule prioritaire

Un break de la BAC déboule et de 6 contre 1, ça devrait aller pour une arrestation réglementaire (mon ami doute, BAC maintenant ou plus tard…)

Le voisinage assiste, quelques personnes sur le trottoir à une quarantaine de mètres, quelques autres aux balcons et fenêtres, c’est les vacances

Le mec se décide à se rendre, lève les bras et se dirige vers la première voiture de police sous la pression d’un cercle d’uniformes qui se resserre mais il est encore libre de se déplacer

Quasi arrivé à la voiture, sur le point d’être saisi, il se baisse ramasser un gros truc (un enjoliveur m’affirmera mon ami) et se met à frotter le pare brise de la voiture de flics (à taper dessus insistera mon ami)

Derniers bruits en guise de cris: il vient de sonner la charge de la meute

Perte de sang froid face à un mec au sang chaud, mon sang ne fait qu’un tour mais bon sens ARRETEZ j’hurle dans ma tête, angoissée d’impuissance

Ça va vite très vite, ça frappe fort très fort, il est déjà à terre en train de se taire sous les coups près de sa voiture

Mais très vite plus de scène en direct, elle se déplace dans le jardin d’une maison derrière des arbres à l’abri de mon regard

« Laissez-le » gueule entre autres un voisin à plusieurs reprises pour prendre sa défense

« Lâchez le ! lâchez le ! » je reprends en écho

Mais que fait la police ? mais que faire ? descendre ? noter…noter les détails pour témoigner

21H10 : 2 véhicules de police,1 voiture de la BAC, leurs occupants tiennent méchamment compagnie à un homme seul  : je flippe pour lui, je crains le pire, ça dure, j’ai envie de descendre mais le temps d’y être…

Le ciel s’assombrit, le voisinage assiste mais n’assiste pas

Un flic chemise claire sort rapidement, crache sur le trottoir, plié en 2 tentant de reprendre sa respiration…un long chemin pour reprendre son souffle, pas assez d’air dans le jardin ou besoin de mise en scène pour d’éventuels braves gens témoins… ?

Et toi l’inconnu as-tu réussi à respirer plus fort que le poumon de tes bourreaux ?

Merde comment vas-tu l’inconnu ?

5 flics tenues bleues marines foncées, 2 chemises claires,

pourquoi j’ai noté ça, police partout

21H21 : arrivée du camion rouge du 18, ses lumières éblouissantes clignotent dans la nuit qui tombe mais sans sirène, justice nulle part

21H30 : ouf ! te voilà debout, menotté, encadré qui entre dans le camion de secours, t’es vivant. Bienvenu l’inconnu

Portes entre-ouvertes du 18, tu t’écroules à côté du lit brancard

Un fourgon de police arrive masquant la scène, encore du renfort mais aucun réconfort

5 flics, 2 à 3 ambulanciers échangent autour du 18

21H34 : plus rien à gratter la BAC repart

Les témoins s’essoufflent et rentrent peu à peu, il fait presque noir.

T’es toujours dans l’ambulance plus exactement dans le camion de secours du 18, rouge aux bandes jaunes fluo

8 commères et leur compère refont la scène à 30,40 mètres

21H40 : des flics retournent dans le jardin

21H42 : je t’ai pas vu descendre l’inconnu, tu repars avec les secours, le fourgon de police suit.

Je suis vénère, escalade gratuite de violence, t’es peut-être coupable mais sûrement pas d’être devenu victime.

Rapport de force déséquilibré et pas de paix pour autant

Je respire quand même, t’es à l’abri des coups pour un moment

Restent 2 voitures et l’épave, tous feux éteints, pas de triangle ni de lumière pour signaliser l’encombrement de la chaussée, une moto a failli se faire surprendre

21H47 :  ramassage de débris sur la route, une voiture de police part, celle partie prenante dès le début. Plusieurs voitures se croisent, et toujours pas de signalisation, la nuit est pourtant vraiment tombée

21H51 : l’heure de la dépanneuse pour embarquer la voiture emboutie

21H57 : la dépanneuse se met enfin en place après palabres, charge de la voiture, uniquement sous les feux des lampadaires. Quelques minutes plus tard, plus rien. FIN

 

Mon témoignage avec quelques doutes

Nos certitudes : surréaction, sureffectif et surenchère de violences

 

Vous avez provoqué la police ? Vous repartirez avec les pompiers

 

 

 

Pourquoi n’avez vous pas réussi à vous élever au dessus des provocations d’un seul homme ne présentant aucun danger ?

Pourquoi n’avez-vous pas trouvé en vous les forces de l’ordre ?

Pourquoi avez-vous céder aux sirènes de cette haine ordinaire qui nous détruit tous ?

 

Les gardiens de la paix ne sont-ils que les garants de nos peurs ?

Et à qui profitent nos peurs ?

 

PAS DE JUSTICE  PAS DE PAIX

Salut à toi l’Inconnu, victime d’abus policiers

 

 

 

Nb : Si ce témoignage peut être utile à te rendre justice, même si tu t’avères le dernier des crétins, il sera le tiens. Contacte le CLAP : collectif.clap33@gmail.com

 

 

Partager cet article
Repost0

Documentation

ACTIONS C.L.A.P33 & Co...

Guides juridiques - C.L.A.P33
Porter plainte contre la police
Garde A Vue, manifs - Conseils

*****

******
Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
le 19 Mars 2009 à Bordeaux !

Infos : klik !

******
Violences Policières

France - Quatre rapports
ACAT : klik !

Amnesty International : klik !
Paris Luttes Infos : klik !
Bastamag :  klik !

 

*****
L'impact disproportionné
de l'état d'urgence

Un rapport d'Amnesty  : klik !

****
Retrouvez toutes nos vidéos

klik là !

****
Hommage aux victimes

21 Mars 2015

 
15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

****

" Vétérante "

O.P.A