Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du C.L.A.P33
  • Le blog du C.L.A.P33
  • : Collectif bordelais Contre les Abus Policiers
  • Contact

Recherche

ETAT D'URGENCE

Le cadre légal : klik

****
Kezaco la loi
"Etat d'urgence"


C'est par là : klik !

****
Agenda des luttes

 
http://demainlegrandsoir.org/IMG/arton913.png

  En ligne ici : klik !

*****

Non à la loi renseignement

Infos : klik !

****
Retrouvez toutes

les brochures du C.L.A.P33

***
"Résistons Ensemble"


http://resistons.lautre.net/

***

Et encore...

Notre flux Rss




https://a2-images.myspacecdn.com/images04/2/8050b970040d479da3e063184a2bbb9c/full.jpg

http://blog.cgtbayard.org/public/solidar.jpg


 

16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 11:34

Le 8 août 2016

Aux obsèques d’Adama Traoré, au Mali : « On pleure des larmes de haine »

Bouna a les lèvres qui tremblent et les mains pleines de terre ocre. Il vient d’enterrer son oncle, Adama Traoré, à Bamako. Il ne l’a vu « qu’une fois, au Mali », comme la majorité des gens qui ont assisté aux funérailles de ce jeune homme de 24 ans, mort dans des circonstances controversées, lors d’une interpellation le 19 juillet dans le Val-d’Oise.

« Je connaissais son père, depuis des années. J’étais présent à son enterrement. Je viens ici soutenir la famille », explique Mohammed, drapé dans un beau bazin vert foncé.

Adama Traoré n’a pas grandi au Mali. Qu’importe, la solidarité et les racines familiales sont des motivations suffisantes pour la cinquantaine de personnes présentes ici. La pluie battante ne s’est pas arrêtée de la journée.

Elle se mêle aux larmes, rince les mains et les visages de ceux qui viennent d’inhumer le jeune homme. « La pluie, c’est un beau présage. Cela signifie que les portes du paradis vont s’ouvrir devant lui », affirme Assa Traoré, sa sœur, qui a fait le déplacement depuis Paris.

« On voulait qu’Adama puisse être enterré pas loin de notre père. »

C’est chose faite, il repose désormais dans le cimetière de Kalabancoro, un quartier en périphérie de Bamako. Assa Traoré parle avec une voix amère, emplie de colère :

« Aujourd’hui, on pleure des larmes de haine. Tant qu’il n’y aura pas de justice, on ne pourra pas faire autrement. »

« La justice, on y croit »

Comme sa mère Oumou, elle dénonce « les mensonges répétés » du procureur de Pontoise, Yves Jannier. « Quand je suis allée à la gendarmerie, on m’a dit que mon fils était en garde à vue. Il était mort, déjà une heure plus tôt. Vous trouvez ça normal de mentir comme ça ? »

Deux proches amis d’Adama ont également fait le déplacement depuis Paris. Ils ne veulent pas que leurs noms soient divulgués dans la presse. « La justice, on y croit. Parce que cette histoire est tellement grosse, il y a eu tellement de cachotteries, que cela ne peut que se retourner contre eux », affirment-ils.

Lors de son arrestation, le jeune homme avait été maintenu au sol sous « le poids des corps » de trois gendarmes, selon une source proche de l’enquête citant les déclarations de l’un des militaires.

« Quand des faits comme ça sont reconnus, ça donne envie de continuer à se battre pour la vérité. » Assa Traoré ne veut même plus parler de « bavure policière ». Le mot est trop faible pour elle, « après tout ça ».

Manque d’implication du Mali

La famille d’Adama dénonce aussi le manque de soutien du gouvernement malien. « Les associations maliennes nous ont immédiatement contactés pour voir comment elles pouvaient nous aider à traverser ça.

Mais la justice du Mali, le gouvernement, rien ! », explique Assa. La famille a été reçue une fois par le consul à Paris mais depuis plus de nouvelles. « IBK [Ibrahim Boubacar Keïta, le président malien] est partout dès qu’il s’agit d’afficher sa solidarité avec la France. Mais concernant ses ressortissants que fait-il ? Nous, on veut voir le président. On veut être soutenu politiquement par le Mali. »

Juste avant de s’envoler pour Bamako, l’avocat de la famille Yassine Bouzrou a déposé deux plaintes.

L’une, avec constitution de partie civile, pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », l’autre visant une gendarme pour « faux en écritures publiques aggravés, dénonciation calomnieuse, modification de scène de crime ».

Contacté par l’Agence France-Presse, le procureur Yves Jannier a précisé n’avoir « aucun commentaire à faire ».

Après deux autopsies, sans qu’il ne soit possible de déterminer les circonstances exactes de la mort, Adama Traoré a donc été inhumé au Mali. Assa Traoré veut croire en la justice :

« Ce que l’on espère c’est que la France restera un Etat de droit, un Etat ou Adama bénéficiera de la même justice qu’un autre. »

Source :
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/08/08/aux-obseques-d-adama-traore-au-mali-on-pleure-des-larmes-de-haine_4979582_3212.html

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Crimes policiers
commenter cet article
8 août 2016 1 08 /08 /août /2016 10:50

Le 7 août 2016

Selon nos informations, le parquet de Pontoise avait réclamé l'ouverture d'une enquête pour rébellion le 20 juillet contre Adama Traoré, alors que ce jeune homme de 24 ans était mort la veille à la gendarmerie de Persan, dans le Val-d'Oise. Retour sur une affaire avec de plus en plus de zones d'ombre.

Les bizarreries s’accumulent dans l’affaire Adama Traoré. Et non des moindres. Après les causes du décès évolutives – une infection très grave avancée par le procureur comme cause potentielle de la mort, accompagnée d'un malaise cardiaque, puis un oubli de communiquer sur le fait qu'un « syndrome asphyxique » possiblement imputable aux gendarmes apparaissait dans les deux autopsies –, voilà que le dossier s'enrichit d'une nouvelle surprise.

D’après nos informations, le 20 juillet, soit le lendemain du décès d’Adama Traoré lors de son interpellation le 19 juillet à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise), le parquet de Pontoise a demandé à la section de recherches de la gendarmerie de Versailles d'« ouvrir une nouvelle procédure visant l’infraction de rébellion à l’encontre du défunt Traoré Adama. Infraction commise lors de son interpellation ».

Cela apparaît tel quel dans un procès-verbal nommé « information et instruction du parquet ».

Source :
https://www.mediapart.fr/journal/france/050816/le-parquet-lance-une-enquete-contre-adama-traore-alors-qu-il-etait-deja-mort

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Crimes policiers
commenter cet article
7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 08:45

Le 6 août 2016

Deux plaintes visant les forces de l’ordre ont été déposées par la famille d’Adama Traoré, jeune homme mort des suites de son interpellation le 19 juillet dans le Val-d’Oise. Contacté par l’agence de presse, le procureur de Pontoise, Yves Jannier, a affirmé n’avoir pas été informé de ces procédures, déclarant n’avoir « aucun commentaire à faire » sur celles-ci.

« Violences volontaires »

La première plainte, avec constitution de partie civile, a été déposée auprès du doyen des juges d’instruction du tribunal de Pontoise pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », a annoncé à l’Agence France-Presse (AFP) Yassine Bouzrou, avocat de la mère et de quatre des frères et sœurs de la victime.

Lors de son arrestation, le jeune homme avait été maintenu au sol sous « le poids des corps » de trois gendarmes, selon une source proche de l’enquête citant les déclarations de l’un des militaires. Cette technique destinée à le maîtriser pourrait, selon Me Bouzrou, être à l’origine du « syndrome asphyxique » constaté lors de deux autopsies.

« Faux en écritures publiques »

La seconde plainte, qui devait être déposée auprès du procureur de Pontoise et dont l’AFP a eu copie samedi 6 août, la famille accuse une gendarme de « faux en écritures publiques aggravés, dénonciation calomnieuse, modification de scène de crime ». La mise en cause est accusée d’avoir noté à tort sur procès-verbal que la victime avait tenté de s’interposer à l’interpellation de son frère et commis des violences contre un militaire.

« Il est donc permis de penser » que ce PV a été rédigé « dans le dessein de protéger ses collègues et de nuire à la manifestation de la vérité dans le cadre de l’enquête relative aux causes de la mort de Monsieur Adama Traoré », est-il écrit dans cette plainte.
Inhumé au Mali

La mort d’Adama Traoré, 24 ans, qualifiée de « bavure » par ses proches, a entraîné plusieurs nuits de violences dans la petite ville de Beaumont-sur-Oise et dans les communes voisines. Les causes de son décès restent à ce jour inconnues. La section de recherches de Versailles (gendarmerie) et l’Inspection générale de la gendarmerie sont chargées des investigations, menées depuis le 20 juillet sous l’autorité d’une juge d’instruction. Le corps du jeune homme devait partir samedi pour le Mali, où il sera inhumé.

Source :
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/08/06/deux-plaintes-visant-les-forces-de-l-ordre-deposees-par-les-proches-d-adama-traore_4979349_1653578.html

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Crimes policiers
commenter cet article
30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 11:49

Le 29 juillet 2016

Un "syndrome asphyxique" à l'origine du décès d'Adama Traoré lors de son interpellation, a été évoqué par les deux expertises.

Les causes de la mort d'Adama Traoré sont encore loin d'être claires. Les deux rapports d'autopsie diligentés depuis le décès du jeune homme de 24 ans à la suite de son interpellation à Beaumont-sur-Oise le 19 juillet, avaient unanimement signalé des "lésions" - des"abrasions cutanées" au cuir chevelu, au front et sur l'épaule ont été relevées par les médecins légistes - mais indiqué qu'elles n'avaient "pas d'incidence dans le processus mortel".

"L'Obs" a appris de source judiciaire que les gendarmes qui ont arrêté Adama Traoré se sont expliqués sur procès verbal devant les enquêteurs : "Nous avons employé la force strictement nécessaire pour le maîtriser".

Mais ils ajoutent également : "Il a pris le poids de nos corps à tous les trois au moment de son interpellation".

La précision est importante :  les deux expertises évoquent dans leurs conclusions un "syndrome asphyxique" à l'origine du décès.

"Ecrasé par le poids de ces trois personnes réunies"

L'avocat Yassine Bouzrou, saisi aujourd'hui de l'affaire par la famille du défunt, résume : "Nous avons un individu seul face à trois personnes qui reconnaissent avoir fait usage de la force. Et contrairement aux allégations avancées publiquement par le procureur de la République de Pontoise, Yves Jannier, Adama Traoré avait une santé normale selon ses proches. Il assure : "Les expertises l'affirment, il est bien décédé d'une asphyxie."

Alors l'avocat en vient à se demander "si la mort de la victime ne résulterait pas par exemple d'une compression thoracique, méthode habituellement utilisée au cours de certaines interpellations, dont on sait qu'elle peut être mortelle".

Pour Yassine Bouzrou, la déclaration faite aux gendarmes devant les enquêteurs "laisse clairement entendre qu'Adama Traoré n'a certes pas été battu, mais écrasé par le poids de ces trois personnes réunies".

Pourtant, le procureur de la République de Pontoise Yves Jannier a annoncé ce vendredi que la justice refusait la troisième expertise médico-légale demandée par la famille Traoré. Une demande qui faisait suite aux déclarations de ce même magistrat évoquant "une infection très grave", dont aurait été victime le jeune homme.

Il avait aussi indiqué que les prélèvements effectués sur le coeur d'Adama Traoré montraient une "pathologie cardiaque" qui aurait été "potentiellement la cause directe de sa mort".

Des propos qui s'appuyait sur la première autopsie réalisée par un légiste à l'Institut médico-légal de Garches. Mais la deuxième expertise pratiquée à l'Institut médico-légal de Paris par deux médecins légistes, elle, fait état d'une "absence d'anomalie cardiaque".

Pour Yassine Bouzrou, "si Adama Traoré avait une infection, cela ne peut être établi qu'à la suite d'analyses anatomo-pathologiques, et non de cette manière imprécise et trompeuse, qui donne le sentiment que les informations ainsi délivrées par la justice sont impartiales".

"Justice pour notre petit frère"  

La famille d'Adama Traoré dit ne vouloir qu'une chose aujourd'hui, "la justice pour notre petit frère". Lassana Traoré, son frère aîné, indique : "Nous devons chercher et connaître les causes de la mort d'Adama. Car pour nous, au stade où nous en sommes, elles ne peuvent être liées à une maladie".

La famille tiendra demain à midi une conférence de presse à la Gare du Nord à Paris. Elle participera ensuite à une marche jusqu'à la place de la République.

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160729.OBS5559/info-obs-mort-d-adama-traore-il-a-pris-le-poids-de-nos-corps-a-tous-les-trois.html

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Crimes policiers
commenter cet article
30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 09:56

Le 24 juillet 2016

Des centaines de personnes se sont réunies autour de la fontaine des Innocents à Paris pour le premier rassemblement “Black Lives Matter France”. Les mots d’ordre : justice pour Adama Traoré et lutte contre la “négrophobie”.

“Ici c’est Black Lives Matter !” À l’appel d’une vingtaines d’associations contre le racisme anti-noir, la foule s’amasse autour de la fontaine des Innocents, samedi 23 juillet à Paris. Au loin, les forces de l’ordre scrutent la scène avec attention.

Depuis la mort d’Adama Traoré après un contrôle de police, les affrontements sont presque quotidiens à Beaumont-sur-Oise.

Le public a beau être non-violent, la première manifestation “Black Lives Matter France” démarre dans un contexte tendu.

“Il faut obliger l’état à regarder le phénomène en face.”

“En France, il n’existe pas de terme spécifique pour évoquer la détestation des noirs.” Sur les t-shirts comme les pancartes, la lutte contre la “négrophobie” est légion. Un terme cher aux manifestants qui veulent “obliger l’état à regarder le phénomène en face”.

“Nous avons voulu profiter de la médiatisation du mouvement Black Lives Matter pour sensibiliser les Français sur ce qui se passe ici”, explique un speaker au public.

Entre-temps, les violences de Beaumont-sur-Oise ont donné une résonance particulière au rassemblement. Un événement “non prévu” qui renforce le sentiment de violence policière chez les organisateurs de la manifestation.

Une minute de silence est respectée en la mémoire du jeune homme décédé.

Cliquez sur les pastilles pour écouter le discours des intervenants :

Pendant deux heures, des intervenants venus d’associations diverses s’expriment sur les malheurs du peuple noir. Violences policière, colonisation, esclavage… les messages sont directs et sans tabous.

“La négrophobie vous tue intellectuellement avant de vous tuer physiquement”, hurle un organisateur. “Détruire notre histoire et notre culture est une forme de génocide”, ajoute un autre.

Malgré une ambiance pacifique les comparaisons sont parfois violentes : “L’état français est tel un pédophile qui chérit ses enfants et viole ceux des autres”, martèle le principal speaker de la manifestation.

“Le problème du racisme nous touche tous”

“Peu importe le pays, lorsqu’il y a du racisme il faut une unicité.” Venue lutter contre “la normalisation des crimes contre les gens de couleurs”, Fatima, 40 ans, hoche la tête à mesure que les intervenants s’expriment.

Non loin d’elle, Estelle 26 ans partage son désir d’internationalisation de la lutte contre le racisme : “Black Lives Matter existe déjà en ailleurs dans le monde. Le problème du racisme nous touche tous quelque soit notre communauté.”

Certains déplorent cependant la venue d’associations controversées telles que la Nation Of Islam. Son ancien leader Elijah Muhammad ayant plusieurs fois qualifié l’homme blanc de “diabolique”.

Également présente, la sœur de Lamine Dieng, une victime de violence policière. En juin 2007, l’homme avait trouvé la mort lors de son interpellation en pleine nuit à son domicile. Attentif, le public écoute le récit de son arrestation musclée.

Nombreux font le rapprochement avec celle d’Adama Traoré malgré la thèse de la crise cardiaque évoquée par le procureur République de Pontoise, Yves Jannier.

Deux enquêtes sont toujours en cours par la section de recherches et l’inspection générale de la gendarmerie pour faire la lumière sur ce drame.

Le tour de parole terminé, le cortège s’élance en direction de l’ambassade des États-Unis. En quelques minutes, celui-ci est stoppé par les forces de l’ordre.

“Nous n’avons rien contre vous en tant qu’êtres humains. Mais vous êtes au service d’un état négrophobe”, lance le speaker en direction des CRS.

La place étant bouclée, les manifestants défilent tant bien que mal autour de la fontaine des Innocents en scandant en cœur “Black Lives Matter” et “Justice pour Adama”.

En dépit de quelques échanges musclés et une bousculade, aucune violence n’est constatée. “Discipline mes frères”, prévient le speaker.

“Le nègre vous emmerde”

18h, les manifestants se dispersent. Quelques organisateurs restent présents pour échanger avec les passants.

Pas sûr que cela suffise à calmer les tensions.

Le soir même, des affrontements se poursuivent à Beaumont-sur-Oise.

Pour autant, les participants de Black Lives Matter France insistent sur la non-violence de leurs motivations.

Quant à ceux qui souhaiteraient s’attaquer au mouvement, un organisateur prévient : “Certains diront peut-être que nous sommes racistes. Je leur répondrais en citant Aimé Césaire : ‘N’allez pas le répéter, mais le nègre vous emmerde’.“

Source :
http://www.lesinrocks.com/2016/07/24/actualite/reportage-coeur-de-manifestation-black-live-matter-france-11855472/

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Crimes policiers
commenter cet article
27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 09:40

Le 23 juillet 2016

Aux cris de « Justice pour Adama », entre 1 500 (selon la police) et 5 000 personnes (selon le service d’ordre du rassemblement) ont participé, vendredi 22 juillet à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise), à une marche blanche, qui a pris des allures de manifestation, après la mort d’Adama Traoré, 24 ans, survenue lors de son arrestation par des gendarmes, mardi 19 juillet.

Vêtus de t-shirts « Justice pour Adama, sans justice vous n’aurez jamais la paix », les proches du jeune homme étaient en tête du cortège.

Le rassemblement, qui avait été annoncé comme silencieux, a finalement été ponctué d’applaudissements en hommage au jeune homme et de slogans comme « Je suis Adama » ou « Pas de justice, pas de paix ».

Certains manifestants ont par ailleurs crié « Assassins » à l’adresse de gendarmes, dont certains étaient présents pour sécuriser la marche.

Ceux qui avaient commencé à lancer ces invectives ont été aussitôt recadrés par le service d’ordre. « Ça ne sert à rien d’insulter les gendarmes, ils sont là pour faire leur travail ; on est là pour Adama », a rappelé un membre de la famille du jeune homme à l’issue d’une minute de silence.

« Contre-autopsie »

Plus tôt, au cours d’une conférence de presse, Assa Traoré, la sœur d’Adama a toutefois porté des accusations : « Mon frère a été tué, mon frère a subi des violences. » La jeune femme a affirmé qu’il faisait objet d’un « acharnement policier depuis plusieurs années ».

Selon le procureur de la République à Pontoise, Yves Jannier, l’autopsie montre que le jeune homme souffrait d’« une infection très grave », « touchant plusieurs organes ». Selon lui, le médecin légiste n’a pas relevé de « traces de violence » sur le corps d’Adama Traoré, seulement des « égratignures ».

Lire aussi :  
Mort d’Adama Traoré : pas de « traces de violences significatives », selon le procureur

L’avocat de la famille, Me Frédéric Zajac, a pour sa part annoncé qu’il avait déposé une demande de « contre-autopsie par un collège d’experts ». « Ce n’est pas pour contester la première autopsie, mais pour qu’on sache tout, qu’on arrête les fantasmes de part et d’autre. (…) Je veux que la famille sache la vérité », a-t-il ajouté.

Dix interpellations dans la nuit


Un policier, dans la nuit de vendredi 22 juillet à samedi 23 juillet,
à Beaumont-sur-Oise, dans le Val-d’Oise.

Alors que la marche blanche s’est déroulée sans incident, des violences ont eu lieu pour la quatrième nuit d’affilée dans les communes de Beaumont-sur-Oise, Persan et Bruyères-sur-Oise. Dix personnes ont été interpellées au cours de la nuit, selon la préfecture du Val-d’Oise.

Des tirs de mortiers artisanaux et de chevrotine ont été entendus.

Quatre gendarmes ont été « blessés très légèrement », précise la préfecture qui recensait aussi un incendie dans une entreprise de palettes, ainsi que dix véhicules et des poubelles brûlés.

Le dispositif policier avait pourtant été renforcé, avec 150 policiers et gendarmes mobilisés.

La mort d’Adama Traoré avait déjà entraîné plusieurs nuits d’échauffourées dans les communes de Beaumont-sur-Oise et Persan, avant de s’étendre aux localités voisines de L’Isle-Adam, de Champagne-sur-Oise et de Bernes-sur-Oise.

Solidarité sur les réseaux sociaux

La mort d’Adama Traoré a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter autour du hashtag #JusticePourAdama, parfois associé à #BlackLivesMatter, qui est régulièrement utilisé pour dénoncer les brutalités policières commises contre les Afro-Américains aux Etats-Unis.

Par ailleurs, plusieurs artistes ont fait part de leur solidarité, notamment le comédien Omar Sy et les rappeurs Youssoupha et Nekfeu.

"Toutes mes prières pour Adama Traoré, toutes mes pensées pour ses proches. Que justice soit faite en sa mémoire. Qu'il repose en paix."
Omar Sy

Le jour de sa mort, Adama Traoré n’était pas dans le viseur des autorités. Selon la gendarmerie nationale et le parquet de Pontoise, c’est l’un de ses frères que les gendarmes venaient interpeller devant la bibliothèque de Beaumont-sur-Oise, le 19 juillet, dans le cadre d’une enquête préliminaire dans laquelle plusieurs personnes sont soupçonnées d’extorsion de fonds.

Le Défenseur des droits va enquêter

D’après le parquet, Adama Traoré se serait interposé. Son frère Bagui rapporte au contraire que « lorsque les gendarmes sont arrivés, Adama est parti en courant parce qu’il n’avait pas ses papiers sur lui. Ils l’ont coursé et l’ont rattrapé. Adama a dit “je me rends.” Ils l’ont boxé. Ils l’ont embarqué ensuite à la gendarmerie. »

Adama Traoré serait mort au cours de son transfèrement vers la brigade de Persan « à la suite d’un malaise », a indiqué la gendarmerie. Une version là aussi contestée par son frère, qui livre un tout autre déroulé des faits.

A la gendarmerie, où il est lui aussi emmené après son interpellation, il aurait retrouvé Adama « au sol, les mains menottées dans le dos ». « Mon frère est entré vivant dans le camion quand ils l’ont arrêté, il en est sorti mort. Mais Adama n’a pas eu de crise cardiaque, ils l’ont tabassé », a-t-il affirmé.

Deux enquêtes sont désormais menées parallèlement par la section de recherches et l’inspection générale de la gendarmerie.

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a annoncé qu’il allait enquêter sur les circonstances de la mort. « Un seul objectif doit prévaloir, partagé par toutes les personnes impliquées : la recherche de la vérité », indique dans un communiqué M. Toubon.

Voir un portofolio sur les révoltes de Beaumont-Sur-Oise :
http://www.lemonde.fr/societe/portfolio/2016/07/21/nuit-de-violence-a-beaumont-sur-oise_4972762_3224.html

Source :
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/07/23/a-beaumont-sur-oise-entre-1-500-et-5-000-personnes-reclament-justice-pour-adama-traore_4973694_1653578.html

***
Complément d'info
Beaumont : les causes de la mort d’Adama Traoré inconnues pour le légiste
http://www.leparisien.fr/beaumont-sur-oise-95260/beaumont-les-causes-de-la-mort-d-adama-traore-inconnues-pour-le-legiste-25-07-2016-5994049.php

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Crimes policiers
commenter cet article
27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 09:25

Compte-rendu vidéo de la marche blanche

Vendredi 22 juillet 2016, une petite centaine de personnes se sont retrouvées à Bordeaux pour rendre hommage à Adama Traoré décédé dans un commissariat de Beaumont-Sur-Oise.

A l'appel de la famille de la victime, solidairement, le C.L.A.P33 était aussi de la marche qui, partie de la place de la Victoire, a fini place St Michel.

Interviews réalisées par TB33

Repost 0
27 juillet 2016 3 27 /07 /juillet /2016 09:24

Le 21 juillet 2016

En regardant les JT hier soir, j’ai crû rêver. Alors j’ai repassé en replay pour être sûre de ce que j’avais entendu et vu, et de ce que je n’avais ni vu ni entendu.

Et non, je n’avais pas rêvé.

Sur la presse web, sur Twitter, sur Periscope, sur les chaînes d’information aussi, toute la journée de mercredi, cette information était l’une des plus traitées, si ce n’est la plus traitée : la mort d’Adama Traoré.

Ce jeune homme noir de 24 ans originaire de Beaumont-sur-Oise, dans le Val d’Oise, est décédé mardi soir, dans des circonstances encore très troubles, après une interpellation par les gendarmes de Persan, une commune voisine.

Selon le procureur de la République, Yves Jannier, Adama Traoré a été arrêté après être “allé au contact” des gendarmes qui procédaient à l’arrestation de son grand frère Baguy Traoré dans le cadre d’une affaire “d’extorsion de fonds et d’agression à domicile”.

Pourtant dans les éditions de 20h des deux grands JT de TF1 et de France 2, soit le sujet n’a purement et simplement pas existé, soit il s’est transformé en une banale brève de faits divers. Circulez, y a rien à voir.

Lorsque je me branche sur TF1, j’espère et je m’attends à un traitement journalistique conséquent. D’abord, parce que la veille, après l’annonce du décès d’Adama Traoré, des échauffourées ont éclaté à Beaumont-sur-Oise.

Les images de voitures qui brûlent, la télé adore ça.

Ca n’a pas raté : ce sont ces images, amateurs, que TF1 a choisir de montrer.

Puis, parce que ce mercredi, les amis et proches d’Adama, une trentaine de personnes environ, se sont rendus à la mairie de Beaumont-sur-Oise où une conférence de presse du préfet devait avoir lieu.

Ils souhaitaient avoir des explications sur la mort de leur camarade et surtout avoir une réponse à une question : où se trouve le corps d’Adama Traoré qui, au moment où j’écris ces lignes, n’a toujours pas été remis à la famille ?

La conférence de presse du préfet n’a pas eu lieu, le représentant de l’Etat n’étant jamais venu, mais les proches d’Adama en ont profité pour prendre la parole devant la presse. Des propos forts ont été tenus, relayés sur Twitter.

Puis le groupe s’est rendu devant la gendarmerie de Persan. Ils y ont organisé un sit-in scandant “Justice pour Adama et improvisé un rassemblement avant d’être chargés et aspergés de gaz lacrymogène par les gendarmes.

Pour toutes ces raisons, je me dis que TF1 va sûrement consacrer un sujet. Début du JT. Longue page sur les conséquences de l’attentat de Nice et l’enquête. Il est 20h13. Toujours rien.

Sujet sur un traitement contre la sclérose en plaques. 20h19. Sujet de 2 minutes 13 sur ces métiers difficiles d’exercer quand il fait chaud. C’est sûr, il n’y aura donc rien sur la mort du jeune homme, que ça ne peut pas arriver après un sujet sur la canicule. Et bien si.

22 secondes sur TF1

20h21. Le présentateur déroule son off, une brève en jargon télé. Les images qui défilent proviennent d’une vidéo amateur montrant un incendie urbain à Beaumont-sur-Oise. Voici mots pour mots le commentaire du présentateur. 

“Des échauffourées ont éclaté la nuit derrière dans le Val d’Oise à la suite d’une interpellation qui a mal tourné. Un jeune homme de 24 ans est mort. D’après le parquet, il aurait été victime d’un malaise cardiaque après son arrestation à Beaumont-sur-Oise. La police des polices a ouvert une enquête”.

C’était très court. 22 secondes sur un journal de 35 minutes. Souvenez-vous : 2 minutes 13 consacrées au travail sous de fortes chaleurs.

Bon, vous aurez remarqué l’erreur factuelle de TF1 qui parle d’une enquête de la police des polices alors qu’il s’agit de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale, la gendarmerie des gendarmeries.

Mais passons.

Analysons  le contenu.

Le 20h de TF1 débute sa brève par les échauffourées qui datent donc de la veille au soir, soit quasiment 24 heures plus tôt. En école de journalisme, on m’a toujours appris qu’on commençait par l’élément le plus récent.

Pourtant, depuis les échauffourées de mardi soir, ils s’en sont passées des choses à Beaumont-sur-Oise et à Persan :

1/ La famille d’Adama Traoré (frères, soeur et la maman) et les amis se sont exprimés dès mercredi matin réfutant la thèse du malaise cardiaque évoquée par le procureur.

2/ Une prise de parole publique des amis de la victime a eu lieu devant plusieurs journalistes où ils ont exigé la remise du corps d’Adama Traoré à la famille.

3/ Un rassemblement a été organisé par ces mêmes amis devant la gendarmerie repoussé par des gaz lacrymogène. Mais à 20h mercredi soir, TF1 parlait toujours d’échauffourées.

Notez aussi qu’à aucun moment dans sa brève, le présentateur ne donne la version des proches et de la famille d’Adama Traoré.

En l’écoutant, on apprend, “qu’une interpellation a eu lieu, qu’elle a mal tourné, que le jeune homme interpellé est mort et que le parquet parle d’un malaise cardiaque”.

Et les mots de la famille Traoré ? Et la version des proches qui ne croient pas du tout à la thèse du malaise cardiaque et parlent de meurtre ?

Ils sont nombreux pourtant, la mère parmi eux, à avoir pris la parole sur d’autres médias pour dire qu’ils ne croient pas à cette version, affirmant qu’Adama Traoré était en bonne santé.

Et le témoignage du frère qui se trouvait avec lui et qui dit avoir vu un des gendarmes “avec un tee shirt plein de sang” ?

Dans le 20h de France 2, l’information n’existe pas

Je me demande alors ce que France 2 a proposé dans son 20h. Je mets le replay. Je laisse défiler le journal. 36 minutes. Rien. Pas de sujet. Pas même une brève. Absolument rien.

Pourtant, il n’y avait pas que de l’actualité chaude dans le JT : par exemple ce sujet d”1 minute 22 sur la France, pays de millionnaires. Essentiel. C’est un choix.

Pas une seule fois dans son 20h donc, France 2 n’a traité de la mort d’Adama Traoré et du déroulé de la journée de mercredi, ni même seulement évoqué. Je suis abasourdie.

Je mets alors le replay du 13h pour savoir si l’information a été traitée à la mi journée. Oui. Une brève. Les mêmes images que TF1 et les mêmes mots de début de commentaire : les échauffourées…

Que ces médias ne se plaignent pas si les jeunes générations désertent de plus en plus la presse dite traditionnelle.

Ce qui s’est produit hier soir n’en est pas la seule et unique raison mais comment ne pas  comprendre ce désamour quand le décalage est si grand entre ce qu’on peut lire sur les réseaux sociaux à travers les comptes de médias en ligne et ce que les JT proposent ?

Ce traitement plus qu’a minima est finalement assez symptomatique de la façon dont les médias traditionnels traitent de ces questions.

La mort d’un jeune homme de 24 ans après une interpellation et la colère qui s’est emparée de cette petite ville du Val d’Oise n’auraient-ils pas mérité plus que de simples brèves ? Plus que de simples images d’incendies urbains ?

Les témoignages de la famille et des amis demandant des explications ne méritaient-ils pas d’être relayées aux téléspectateurs ?

Surtout s’agissant d’une chaîne de service public? Assurément oui. Pourtant, c’est ce même genre d’affaires qui fait les grands titres de ces mêmes JT lorsqu’elles ont lieu aux Etats-Unis.

Mais on est en France et visiblement lorsque cela arrive chez nous, le traitement diffère.

Et j’aimerais bien qu’on m’explique pourquoi.

Source :
http://www.bondyblog.fr/201607210900/57438/69263196/

***
Complément d'info
Beaumont-sur-Oise : «C’est notre façon de crier notre rage et de faire notre deuil
http://www.liberation.fr/france/2016/07/21/beaumont-sur-oise-c-est-notre-facon-de-crier-notre-rage-et-de-faire-notre-deuil_1467713

Repost 0
25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 23:14

Le 13 juillet 2016

De nombreuses personnes ont relayé leurs interrogations autour de la mort de Djamal, un Comorien de 20 ans, après son arrestation. D’après nos informations, l’homme se serait suicidé en prison.

En plus de deux vidéos de proches, l’article précise :

« Un jeune Comorien originaire de la ville d’Ikoni est mort après son arrestation. Il était en bonne santé, il a été arrêté par la police chez lui.

C’est au commissariat qu’il est mort après quelques heures d’interrogations.

La famille du jeune de 20 ans n’a eu aucune explication.

Il n’est pas impliqué dans les trafics.

Le silence des médias français sur cette affaire est suspect. La police n’a pas souhaité répondre aux questions de la famille. »

Suicide par pendaison d’après l’autopsie

Rapidement, l’article sur Djamal, qui s’appelle en réalité Harouna Attoumani, a été repris sur les réseaux sociaux.

Mais d’après nos informations, confirmant celles de La Provence, l’individu est décédé dans la prison des Baumettes.

Et l’autopsie réalisée lundi confirmerait qu’il s’agit d’un suicide.

Contactée par BuzzFeed News, la procureure adjointe de Marseille précise :

« Il s’est suicidé à la prison des Baumettes le lendemain de son incarcération, le 8 juillet. Il s’est pendu dans sa cellule avec les lacets de ses baskets au montant de son lit alors qu’il était seul en cellule. C’est moi-même d’ailleurs qui me suis rendue sur les lieux.»

Harouna Attoumani devait purger une peine de trois ans d’emprisonnement (jusqu’au 7 décembre 2018) pour des faits de vol avec violence après avoir été jugé en appel par la cour d’Aix-en-Provence.

Jointe par BuzzFeed News, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône confirme cette version.

La famille, elle, n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Source :
https://www.buzzfeed.com/davidperrotin/la-mort-suspecte-dun-homme-dans-un-commissariat-de-marseille

Repost 0
23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 10:05

Depuis Paris Luttes Info le 21 juillet 2016

Ces derniers jours, Harouna Attoumani & Adama Traoré sont morts entre les mains de la police française.

Deux nouvelles victimes d’une longue série. Paris-luttes publie deux articles toujours d’une terrible actualité, tirés du numéro 8 de la revue Z, "Ceci n’est pas une bavure - 2000-2014 : 127 personnes tuées par la police française."

En 2013, au moins onze personnes ont été tuées au cours d’une opération policière. Le constat est le même qu’en 1983 : dans la très grande majorité des cas, les victimes sont des héritiers de l’immigration.

Ni dérapages fortuits ni bavures, ces meurtres sont l’aboutissement d’une violence quotidienne exercée au nom du maintien de l’ordre.

Face à cet état de fait, certains s’organisent pour le faire reconnaître et enrayer la machine. État des lieux depuis les Minguettes et ses alentours. (Extrait de la revue Z n°8, Vénissieux)

Le recensement suivant a été réalisé par des historiens, des collectifs militants et à l’aide de coupures de presse.

Il est ici fait état – de manière non exhaustive malheureusement – des 127 personnes tuées lors d’interventions policières ou par des policiers et des gendarmes en civil entre 2000 et début 2014.

En parallèle, des indications quant aux évolutions des dispositifs et armements policiers sont données.

Cette chronologie ne fait en revanche pas mention des personnes qui décèdent de façon suspecte en prison et en centre de rétention. (Extrait de la revue Z n°8, Vénissieux)

Source :
https://paris-luttes.info/ceci-n-est-pas-une-bavure-2000-1975

Repost 0
21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 16:55

Le 21 juillet 2016

Suite au décès d’Adama Traoré le jour même de son 24 ème anniversaire entre les mains des gendarmes, sa familles appelel à une marche silencieuse dont le départ sera le terrain de foot du quartier de Boyenval. (rue de Boyenval 95260 Beaumont sur Oise) (Gare Persan Beaumont) le vendredi 22 juillet 2016 à 17h.

Bonjour,

Comme vous avez du l’entendre, Mardi 19 juillet 2016 notre frère Adama traoré a trouvé la mort le jour même de son 24 ème anniversaire

Les circonstances de son décès sont excessivement troubles.

En effet suite à une interpellation plus que musclée par les forces de l’ordre Adama a été amené dans les locaux de la gendarmerie sans possiblité de retour.

Très vite la nouvelle est tombée Adama Traoré est décédé.

Les bavures policières ne sont pas qu’aux États Unis.
Elles sont tout aussi réelles ici chez nous.

Voilà pourquoi nous invitons toutes les villes et quartiers de France à se soulever et à manifester au même moment que nous Vendredi 22 juillet 2016 à 17h pour une marche silencieuse dont le départ sera le terrain de foot du quartier de Boyenval. ( rue de Boyenval 95260 Beaumont sur oise) (Gare persan BEAUMONT)

STOP AUX BAVURES

N’attendez pas d’être touché personnellement pour réagir mais AGISSEZ avec nous afin d’anticiper ce genre de pratique qui n’a pas lieu d’être dans notre pays

La Vérité pour Adama
https://www.facebook.com/La-v%C3%A9rit%C3%A9-pour-Adama-160752057668634/

Repost 0
21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 16:39

Le 20 juillet 2016

Des violences ont eu lieu ce mardi soir contre la gendarmerie de Beaumont-sur-Oise à la suite de la mort d’un jeune homme lors son interpellation quelques heures plus tôt. Si les forces de l’ordre assurent qu’il a fait un malaise, les proches du défunt sont persuadés qu’il a été "tabassé".

"Ils ont assassiné mon frère le jour de son anniversaire". C'est par ces mots qu'Hassa Traoré, l'une des sœurs du défunt Adama, 24 ans, a évoqué la mort de son frère.

Alors que les gendarmes imputent son décès à un malaise, pour elle la vérité est tout autre. "Ça fait longtemps qu'ils sont derrière Adama et là ils l'ont eu", assure-t-elle.

Des incohérences et des témoignages

Le verbe assuré, Hassa justifie son propos par deux éléments. Tout d'abord par des incohérences dans la version des faits fournie par les militaires :

"Il a été assassiné par les gendarmes. Ils ont camouflé son meurtre. Les horaires ne correspondent pas du tout avec la réalité. A 21 heures on me dit que mon frère a fait une crise à la gendarmerie. Après ma famille se rend à l’hôpital où on lui dit qu’il n’est pas présent. Elle se rend à la gendarmerie. Ils lui disent que mon frère est là et qu’il va très bien. A 23 heures ils la rappellent pour leur dire que mon frère est mort", raconte-t-elle.

Par ailleurs, Hassa rapporte le témoignage d'un autre membre de sa fratrie.

"Mon autre frère était en garde à vue avec sa copine. Ils ont vu Adama se faire frapper à la tête par un gendarme. Mon frère qui a voulu intervenir et ils l’ont envoyé à Cergy pour qu’il n'assiste pas à cet assassinat. Sa petite amie a voulu intervenir. Ils l’ont également frappée", affirme-t-elle.

La voix nouée, la jeune femme laisse éclater sa colère. "C'est une bavure, on ne peut pas le cacher", insiste-t-elle.

"Justice sera faite"

Même son de cloche du côté d'Hatouma Traoré, une autre soeur du défunt. Elle aussi rapporte des témoignages accablants pour les militaires.

"Les gendarmes l'ont interpellé au centre-ville, l'ont tapé pour le faire entrer de force dans la voiture et il a eu une crise. Mais ils l'ont emmené quand même en garde à vue, sans appeler les pompiers ni rien du tout (...) On nous a raconté qu'au poste il était par terre, menotté, et qu'ils lui ont donné des coups sur la tête. Il a fait une crise, mais ils ont continué à lui donner des coups. Il a succombé aux coups", se révolte-t-elle.

La mort de son frère est "injuste", mais Hatouma en est sûre, "justice sera faite".

Après la nouvelle de la mort d'Adama, des violences ont éclaté mardi soir dans les communes de Beaumont-sur-Oise et Persan.

Elles ont fait cinq blessés parmi les gendarmes.

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Crimes policiers
commenter cet article
21 juillet 2016 4 21 /07 /juillet /2016 14:30

Le 20 juillet 2016

L’enquête, longue de deux ans, a débouché sur un non-lieu. Les juges d’instruction l’ont prononcé pour les deux policiers de la brigade de recherche et d’intervention (BRI) qui étaient accusés de viol par une touriste canadienne en 2014, a-t-on appris mardi 19 juillet de sources judiciaires et proches du dossier.

Cette décision, également révélée par Europe 1, a été prise alors que le parquet de Paris avait requis en juin dernier le renvoi des deux policiers de l’antigang aux assises pour « viol ». Le parquet a la possibilité de faire appel.

 Lire aussi :   Soupçons de viol par des policiers : l’ADN disculpe les autres membres du « 36 »

« Soulagé »

« Cette décision juste et motivée est l’aboutissement du travail minutieux des juges d’instruction, qui ont notamment tenu compte des contre-vérités et des incohérences dans les déclarations de la plaignante », s’est félicité Me Sébastien Schapira, avocat d’un des deux policiers.

« Mon client dont la vie familiale et professionnelle a été dévastée par ces accusations est ému et soulagé que son innocence soit ainsi reconnue », a-t-il ajouté.

Sollicitée, l’avocate de la jeune femme n’était pas disponible dans l’immédiat pour commenter cette information.

Le 22 avril 2014, dans un pub irlandais en face du siège de la police judiciaire parisienne, le fameux 36, quai des Orfèvres, des policiers de la BRI s’étaient liés avec la jeune femme alors âgée de 34 ans.

En pleine nuit, les fonctionnaires, qui n’étaient pas en service, lui avaient fait visiter les locaux du « 36 ».

Un peu plus tard, elle en était ressortie en larmes, extrêmement choquée. Elle avait porté plainte pour viol.

Des empreintes, des vidéos et des SMS compromettants

Un des policiers avait évoqué une relation sexuelle « consentie » avec la jeune femme, l’autre démentait tout rapport. Un troisième avait été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté.

Des empreintes génétiques des deux mis en examen avaient été retrouvées sur les sous-vêtements de la jeune femme, ainsi qu’une troisième, inconnue.

Une vaste opération de prélèvements d’ADN sur des fonctionnaires de la police judiciaire avait eu lieu en septembre 2015, mais n’avait rien donné.

Lire aussi :   Soupçons de viol par des policiers : l’ADN disculpe les autres membres du « 36 »

L’analyse des téléphones portables des suspects a affaibli leur défense, des vidéos et SMS « explicites » ayant disparu, selon des sources proches du dossier.

Source :
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/07/20/non-lieu-general-dans-l-affaire-des-policiers-de-la-bri-accuses-du-viol-d-une-touriste-canadienne_4972318_1653578.html

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Crimes policiers
commenter cet article

Documentation

ACTIONS C.L.A.P33 & Co...

****
Bordeaux - 18 mars 2017

Journée contre

les violences policières

Notre appel : klik !

*****
Violences Policières

France - Trois rapports
ACAT : klik !

Amnesty International : klik !
Paris Luttes Infos : klik !

 

*****
L'impact disproportionné
de l'état d'urgence

Un rapport d'Amnesty  : klik !

****
Hommage aux victimes

21 Mars 2015

 
15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

****

" Vétérante "

O.P.A

******
Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
 le 19 Mars 2009 à Bordeaux !
 
Infos :  klik !
 

 

L'oeil de Pancho

D'autres dessins de Pancho : klik

Retour à la page d'accueil