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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 09:45

Le 23 juin 2016

Un deuxième policier de Baltimore a été acquitté jeudi de l'homicide de Freddie Gray, ce jeune noir américain mort il y a plus d'un an après une interpellation musclée, dans un procès emblématique des brutalités policières aux Etats-Unis.

Caesar Goodson, l'un des six policiers jugés séparément dans la cité portuaire de la côte est américaine, a été reconnu "non coupable" des sept chefs d'accusation retenus contre lui.

L'agent Goodson était au volant de la camionnette dans laquelle le Noir de 25 ans avait été installé le 12 avril 2015 pour être emmené au poste.

Le jeune homme a subi, dans des circonstances qui n'ont jamais été clairement établies, une fracture des vertèbres cervicales lors du transport, les membres entravés, avant de succomber à ses blessures le 19 avril.

Les procureurs avaient affirmé pendant le procès que le chauffeur, un policier noir, avait volontairement adopté une conduite brutale afin que Freddie Gray, arrêté quelques minutes plus tôt pour un simple regard, soit percuté contre les parois du fourgon.

Mais faute de preuves, le juge Barry Williams a décidé d'acquitter Caesar Goodson, qui était notamment inculpé pour homicide involontaire.

En rendant son verdict, le juge a affirmé qu'aucune preuve d'une allure excessive du véhicule ni d'"actions ou intentions" malveillantes n'a été apportée.

L'accusation n'a pas non plus été capable de démontrer que l'officier Goodson avait une raison particulière de s'en prendre à Freddie Gray.

Le jeune homme n'était pas attaché par une ceinture de sécurité. Mais là aussi, le juge Williams a considéré que le policier ne porte pas une responsabilité directe.

Les blessures de Freddie Gray, a encore détaillé le magistrat, ne permettent pas d'identifier indubitablement où et quand il a été touché, renvoyant dos à dos les experts médicaux qui ont défilé à la barre.

"Une simple négligence est insuffisante pour établir la culpabilité de l'accusé", a-t-il résumé, ajoutant qu'"aucune preuve crédible n'a été présentée lors de ce procès".

"Il y aura une révolte"

Un an et deux mois après le décès, aucun des six policiers n'a été condamné.

Caesar Goodson, qui faisait face aux chefs d'inculpation les plus graves parmi les six agents, est le troisième policier à être jugé dans cette affaire.

Le premier procès, en décembre, avait débouché sur un non-lieu surprise, les jurés n'étant pas parvenus à se mettre d'accord sur un verdict.

Un deuxième policier, Edward Nero, avait lui été reconnu non coupable le 23 mai dernier.

"Maintenant que l'affaire pénale est finie, le policier Goodson va faire l'objet d'une enquête administrative" de la police, a indiqué dans un communiqué la maire de Baltimore, Stephanie Rawlings-Blake, demandant aux habitants de la ville d'être "patients" et de rester "calmes".

L'affaire Freddie Gray avait déclenché de violentes émeutes dans Baltimore et pris une dimension nationale aux Etats-Unis, devenue pour beaucoup le symbole des violences policières envers la communauté noire.

"Il y aura une autre révolte", promet à l'AFP Lee Patterson, venu manifester devant le tribunal. "Parce que les gens ne vont pas rester les bras croisés et tolérer des policiers tueurs qui abattent comme bon leur semble des personnes noires, métisses, pauvres. Ils pensent que les vies des Noirs ne valent pas un sou".

Des déclarations qui réveillent le spectre des émeutes, pillages et actes de vandalisme qui avaient poussé l'an dernier les autorités à déclarer l'état d'urgence, instaurer un couvre-feu et appeler les militaires de la garde nationale en renfort.

Deux autres policiers doivent être jugés en août et un dernier en septembre.

Outre les quelques dizaines de personnes devant le tribunal de Baltimore jeudi, de nombreux internautes ont exprimé leur déception.

Le twittos @BenJealous s'est par exemple demandé s'il ne valait pas mieux "mettre le van en procès pour la mort de Freddie Gray".

Source :
http://www.voirfilms.org/miss-fisher-enqute-saison-3-episode-4-84737.htm

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 11:30

Le 25 juillet 2016

Dans une bande dessinée en 26 vignettes, la dessinatrice Emma reconstitue les différentes séquences de la mort d’Adama Traoré, lors de son interpellation par la gendarmerie le 19 juillet.

Ses dessins, sans extrapolation, permettent au lecteur de tirer lui-même ses conclusions quant à ce qui saute aux yeux comme étant un énième crime policier.

La dessinatrice donne ainsi de l’écho aux témoignages accablants des proches d’Adama Traoré qui, en plus de la souffrance face à la mort d’Adama, et de l’humiliation que constitue le traitement médiatique et judiciaire de cette affaire, donnant d’ores et déjà raison à la grotesque version policière, ont eu à affronter la répression ces derniers jours. Gaz lacrymogènes, frère d’Adama arrêté en pleine nuit…

Des actes qui ont révolté la dessinatrice, comme elle en a témoigné auprès de notre rédaction : « gazer une famille qui vient chercher le corps d’un proche, et revenir la menacer à son domicile après... mais dans quel monde fait-on ça ? ».

Pour Emma, il s’agit de « donner la parole aux témoins et aux proches », d’exiger « plus de transparence, moins de connivence des médias avec la police et l’Etat ».

Mais Emma va plus loin, en replaçant la mort d’Adama Traoré dans le contexte plus global des violences policières, rappelant que celles-ci entraînent en France entre 10 et 15 morts par an, des chiffres bien peu connus tant le black-out médiatique est complet quand il s’agit de donner la parole aux témoins et familles de victimes.

Elle rappelle ainsi les crimes policiers d’Houcine Bouras, 23 ans, tué par balle alors qu’il était menotté le 26 août 2014, d’Abdelhak Goradia, algérien sans-papier de 51 ans mort dans un fourgon de police le 21 août 2014, ou encore de Zyed et Bouna, ces 2 adolescents morts électrocutés dans un transformateur le 17 octobre 2005 alors qu’ils fuyaient un de ces contrôles policiers qui, dans les quartiers, peuvent virer au pire.

Dans ces cas comme dans tous les autres, c’est l’impunité la plus révoltante qui est la règle pour les policiers, qui n’écopent dans le meilleur des cas que de peines de prison avec sursis, et ce malgré le combat acharné des familles et associations de lutte contre les crimes policiers.

Ainsi, la dessinatrice met en lumière avec justesse cette justice à deux vitesses qui condamne les salariés d’Air France pour une chemise arrachée, tandis que les policiers disposent d’un permis de tuer implicite envers les jeunes noirs et arabes des quartiers populaires, premières cibles de la violence policière et des contrôles au faciès.

En 24 heures, la publication de la bande dessinée sur Facebook avait été « aimée » près de 1000 fois et partagée plus de 2200 fois.

Emma a même été surprise par le nombre de retours positifs qu’elle a reçus, alors qu’elle craignait que son récit des évènements ne soit pas si consensuel dans son entourage.

« Ce qui est positif aussi, c’est qu’il y a beaucoup de personnes qui n’étaient pas au courant du nombre de tués par la police, comme ce n’est pas médiatisé », ajoute-t-elle.

« Sinon, bien sûr, il y a toujours quelques commentaires nauséabonds... certaines personnes n’ont aucune empathie, elles ont plus de pitié pour une voiture cassée que pour un homme mort ».

Mais dans l’ensemble, les réactions à la bande dessinée montrent qu’il y a une réelle demande de contrecarrer les versions officielles pour faire entendre ces voix qui dérangent de trop un gouvernement déjà bien mis à mal, ainsi que l’institution policière à son service.

Voir la B.D :
https://emmaclit.com/2016/07/23/un-banlieusard-parmi-dautres/

Source :
http://www.revolutionpermanente.fr/Une-bande-dessinee-eclairante-sur-le-meurtre-d-Adama-Traore-par-la-police-par-Emma

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Publié par C.L.A.P33 - dans Crimes policiers
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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 13:49


Zyed Benna et Bouna Traoré.

Depuis Médiapart le 26 juin 2016

Ce vendredi 24 juin, la cour d'appel de Rennes a confirmé la relaxe des deux policiers poursuivis pour non-assistance à personne en danger, après le décès en 2005 de Zyed Benna et Bouna Traoré.

La nouvelle est passée inaperçue, écrasée par l’actualité européenne.

La relaxe des deux policiers, Sébastien Gaillemin et Stéphanie Klein, poursuivis pour non-assistance à personne en danger dans l’affaire Zyed Benna et Bouna Traoré, a été confirmée vendredi 24 juin par la cour d’appel de Rennes.

Depuis une décennie et une procédure interminable, la justice s’échine à nier toute responsabilité de ces deux fonctionnaires de police dans le décès des deux adolescents.

Déterminé, Emmanuel Tordjman, l’un des avocats de la partie civile (par ailleurs conseil de Mediapart), annonce d’ores et déjà un pourvoi en cassation.

Ce nouveau rebondissement confirme le caractère hors norme d’une affaire érigée en symbole. Celui de deux mondes qui s’entrechoquent, dans une parfaite illustration de l’histoire du pot de terre contre le pot de fer.

Ce drame demeure aussi le symbole d’un énième rendez-vous manqué entre les quartiers populaires et la justice.

Impossible pour les familles d’obtenir une reconnaissance officielle par l’État de leur souffrance, de leur « préjudice », selon la terminologie froide des tribunaux.

Enfin, cette histoire reste le symbole, surtout, de l’impossibilité de faire condamner des policiers en France.

Les symboles ne font pas tout. 

La réalité, brute, demeure celle-ci : deux adolescents sont morts électrocutés.

Il était reproché aux deux prévenus de ne pas avoir tout mis en œuvre pour éviter aux jeunes de pénétrer dans un local technique dangereux. Et ce alors que le Code de déontologie leur prescrit de « porter assistance à toute personne en danger ».

Deux phrases glaçantes ont cristallisé les débats lors du procès de mars 2015.

Sébastien Gaillemin, l’un des deux fonctionnaires de police, lance sur les ondes : « Les deux individus sont localisés et sont en train d’enjamber pour aller sur le site EDF. »

Puis, vingt-cinq secondes plus tard : « En même temps, s’ils rentrent sur le site, je ne donne pas cher de leur peau. »

Depuis onze ans, deux familles pleurent leurs enfants, jeunes adolescents de 17 et 15 ans, et réclament des réponses aux questions qui les tourmentent.

A-t-on tout tenté pour sauver leur progéniture ?

Zyed Benna et Bouna Traoré ont rendu leur dernier souffle dans un transformateur EDF, à l’orée de Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint Denis.

Le troisième, Muhittin Altun, miraculé, a vu sa vie ruinée par le drame. Il doit vivre et composer avec ses cicatrices, visibles et invisibles. Et accepter que ce n’est la faute de personne, comme la justice le lui dit avec violence.

L’histoire a été abondamment narrée et médiatisée.

Ce 27 octobre 2005, une bande de dix adolescents lambda de Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, s’ennuie. Par les hasards du calendrier, Toussaint et Ramadan se chevauchent. Dans ce quartier populaire, personne ne quitte la cité pour les petites vacances.

La journée s’étire lentement, il faut s’occuper, deux fois plus jusqu’à la rupture du jeûne. Les jeunes, amateurs de football, décident d’aller jouer au stade de Livry-Gargan, la commune limitrophe.

Avant de rentrer chez eux, vers 17h30, pressés de combler leur faim et d'étancher leur soif exacerbées par l’effort physique, ils croisent le chemin de policiers.

Dans ces quartiers populaires, une telle rencontre, lorsqu’on n’a pas sur soi ses papiers d’identité, parfois si chèrement obtenus, n’augure jamais rien de bon.

Les jeunes gens n’ont pas envie de se faire embarquer pour de longues heures au commissariat, comme le réclame la procédure qu’ils connaissent, hélas, trop bien. Cela compromettrait leur présence au repas familial et leur attirerait des remontrances parentales qu’il vaut mieux éviter.

Selon Muhittin Altun, qui a survécu, l’une des dernières phrases prononcées par Zyed Benna a été : « Si les civils m'attrapent, mon père m'envoie au bled, en Tunisie. »

Lui-même rappellera timidement lors de l'audience, en mars 2015 : « L’heure approchait [de la rupture du jeûne], on a vu que la police arrivait, on a commencé à courir. Je sais pas… ça s’est passé d’un coup. Je ne savais pas ce que je faisais parce que j’avais très peur. »

Il ajoute ensuite : « Je ne voulais pas me faire tabasser. »

Dans ce moment de panique, la décision est prise, il faut fuir. Courir. Quitte à se disperser pour semer les fonctionnaires de police. Même quand on n’a rien à se reprocher.

Même quand on est une bande de jeunes ados, pas des cambrioleurs comme l’ont dit, de manière infondée, le premier ministre d’alors, Dominique de Villepin, et son ministre de l’intérieur, Nicolas Sarkozy, quelques heures après les faits.

Une accusation fallacieuse, vécue comme une torture supplémentaire par les familles endeuillées, blessées par l’insinuation et le stigmate.

Comme si des jeunes noirs et arabes, vivant en « banlieue », étaient forcément des délinquants en puissance.

Cette rencontre avec la police n’est pas un hasard. Un employé du funérarium s’inquiétait de voir des jeunes à proximité du cabanon d’un chantier et préfère alerter la police, suspicieux. Jamais les jeunes n’ont eu de velléité de vol sur ce chantier.

Plus tard, dans sa déposition, l’agent regrettera cet excès de zèle : « Je suis écœuré par ce qui s’est passé, je me sens responsable. »

Le groupe se disperse et court.

Sept d'entre eux se font attraper par la police. Quatorze fonctionnaires de police, cinq voitures s'étaient alors lancés à la poursuite de ces dix jeunes, soupçonnés, à tort donc, de s’être introduits sur un chantier.

Quatre autres policiers sont à l’écoute, à distance.

Personne n'aura la présence d'esprit d'avertir les services d'EDF de l'intrusion des jeunes afin que l'entreprise procède à une coupure du courant.

Pas de remise en question de l'institution

Car Zyed Benna, Bouna Traoré et Muhittin Altun, pour éviter d’être acculés, ont trouvé refuge sur un site EDF et sont allés se terrer dans la réactance pendant plus d’une demi-heure.

À 18h12, par un mouvement malheureux, l’un des jeunes effleure un cylindre. 20 000 volts traversent les corps des adolescents. Zyed Benna et Bouna Traoré meurent électrocutés.

Muhittin Altun s’en sort, le corps brûlé par la chaleur produite.

Au même moment, la ville est brièvement plongée dans le noir, à cause de cette chute de tension du réseau électrique, sans que personne en comprenne la raison.

Muhittin Altun réussit à s’extirper du transformateur pour alerter les secours. Les familles sont averties du décès de leurs enfants.

Puis les premières voitures brûlent. Puis l'état d'urgence est proclamé.

C'est un euphémisme de dire que la tension et la pression autour de ce dossier sont vivaces. Lors de l'audience de 2015, le président, Nicolas Léger, avait tenu à rappeler en préambule qu'il ne s'agissait pas du procès de la police dans son ensemble.

Les familles et leurs soutiens n’ont jamais dit autre chose, elles réclament simplement depuis une décennie que les dysfonctionnements de ce jour-là soient établis.

Que la colère née immédiatement après ces deux décès, matérialisée par les révoltes des quartiers populaires trois semaines durant, trouve une réponse.

Dans ces endroits paupérisés, tout le monde s’est identifié aux deux adolescents, qui auraient pu être les petits ou grands frères de chacun. Leur histoire de fils d’immigrés tunisien et mauritanien, éboueurs, se confond avec celles des autres immigrés. Ces familles qui vivent dans ces barres d’immeubles bâties en enfilade, totalement délabrées, loin de tout, enclavées dans leur quotidien. Le pire a aussi levé un élan. Des militants des quartiers populaires sont nés quand ils ont vu germer en eux le désir de se battre, de revendiquer plus de justice et de lutter contre les violences policières. Pour que Zyed et Bouna ne soient pas « morts pour rien », comme le clame le titre d'un rap, enregistré en hommage aux deux adolescents.

Les rapports conflictuels entre jeunes et police dans ces quartiers irriguent cette affaire. D’aucuns n’ont jamais compris pourquoi des jeunes, qui encore une fois n’avaient rien à se reprocher, courent lorsqu’ils aperçoivent les forces de l’ordre.

Ce réflexe, presque atavique, trouve sa source dans la lassitude face à des contrôles répétés souvent absurdes, ne débouchant sur rien, si ce n’est alimenter un ressentiment de ceux qui les subissent plusieurs fois par jour.

Feue la police de proximité, supprimée en 2002 par Nicolas Sarkozy, tentait de corriger cette défiance, souvent mutuelle.

L’institution a ensuite tenté de fluidifier ces relations au moyen de quelques expédients comme l’interdiction du tutoiement, inscrite dans le Code de déontologie, ou l’encadrement de certaines pratiques comme la palpation lors des contrôles d’identité. L'affichage des matricules des fonctionnaires de police a été rendu obligatoire depuis janvier 2014.

L’idée phare devant remédier aux abus policiers est, pour sa part, mort-née. Le récépissé contre le contrôle au faciès devait apaiser les tensions nées de ces confrontations répétées.

Promesse brandie en 2012 lors de la campagne pour l’élection présidentielle par le candidat Hollande, elle a été enterrée par le président Hollande.

Ces dernières années, la liste des affaires impliquant la police dans les quartiers populaires et jamais condamnées par la justice est pléthorique. Il y a évidemment Zyed et Bouna, mais aussi Ali Ziri , Wissam El-Yamni, Lamine Dieng ou Amine Bentounsi, tous décédés alors qu'ils étaient entre les mains des forces de l'ordre.

Depuis le début du mouvement social qui secoue la France, la question des violences policières a quitté les quartiers populaires pour gagner le reste de la société.

Depuis trois mois, des dizaines de manifestants ont été blessés dans des circonstances plus ou moins troubles. Le bilan précis des blessures est délicat à établir.

Les témoignages, photos et vidéos, affluent de toutes parts et prouvent que la stratégie de maintien de l'ordre choisie est celle de la tension. Et, dans un monde parallèle, le ministère de l'intérieur continue de féliciter ses troupes. Rien ne se passe malgré la dégradation de la situation.

L’institution a du mal à écarter les responsables de ces dérives, à reconnaître sa responsabilité et à réformer ses pratiques en profondeur.

Elle s’honorerait pourtant à envoyer un signal fort en démontrant que l'impunité quasi systématique dans ces dossiers-là n'est pas loi d'airain.

Source :
https://www.mediapart.fr/journal/france/260616/zyed-et-bouna-condamner-la-police-est-donc-impossible

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 10:20

Transmis par Vies Volées

Samedi 18 Juin 2016, à partir de 14h30 au 58 rue des Amandiers (Paris 20e – métro Père Lachaise) aura lieu la commémoration pour Lamine DIENG.

Lamine a été  étouffé dans un fourgon de police le 17 juin 2007 à Paris dans le 20ème alors que ses mains étaient menottées, ses pieds attachés avec une ceinture en cuir et qu’il était immobilisé face contre terre.

Après 9 ans de procédure, et aucune justice obtenue, le combat judiciaire est aujourd’hui en Cour de cassation.

Ce Samedi 18 Juin il faut absolument que nous  soyons nombreuxSES pour réclamer justice pour Lamine DIENG et toutes les autres victimes de violences policières.

Pendant la commémoration et la marche pour Lamine DIENG le 18 Juin, 100 victimes de la police, de la fin des années 40 à aujourd’hui, seront mises à l’honneur à travers une série de portraits dessinés par une membre du collectif Cases Rebelles1.

Nous avons besoin d’un minimum de 100 inscritEs s’engageant à être là le 18 (nécessité d’arriver entre 13h30 et 14h) pour porter ces affiches.

En vous inscrivant à cette adresse email, commemoration2016@riseup.net  il vous sera renvoyé un numéro d’inscription.

Collectifs et organisations peuvent privilégier les inscriptions en groupe, en donnant le nombre de personnes qui sont présentes. Par ailleurs, s’ils désirent être présents, familles et collectifs de soutien sont bien entendu  prioritaires pour porter le portrait des leurs.

Lors de cette commémoration, de courts  entretiens seront également réalisés dans le cadre du projet « Dire à Lamine » :

« Dire à Lamine » est un projet vidéo en cours de Cases Rebelles avec le collectif Vies Volées. 

Cet extrait d’entretien avec Ramata DIENG, sœur de Lamine, est le premier d’une série d’autres qui seront tournés le jour même de la commémoration avec des membres de la famille, des amiEs, des militantEs.

Messages à Lamine, retour sur les circonstances de sa mort et sur le combat judiciaire depuis 2007, le projet « Dire à Lamine »  refuse l’oubli, l’injustice et l’impunité policière.

Vérité et Justice pour toutes les victimes de violences policières !

Rendez-vous le samedi 18 Juin 2016 au 58 rue des Amandiers (Paris 20e – métro Père Lachaise) pour Lamine et pour touTEs les autres !

Cases Rebelles (Mai 2016)

Sources :
http://www.cases-rebelles.org/commemoration-pour-lamine-dieng-le-18-juin-2016/
http://atouteslesvictimes.samizdat.net/?p=1614

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 10:46

Collectif Vérité et Justice pour Hocine Bouras
Réunion publique le 17 juin 2016 à 19h à Strasbourg
& manifestation le 25 juin à Colmar

Le 26 août 2014, Hocine Bouras, qui avait alors 23 ans, a été tué d'une balle dans la joue sur l'autoroute A35 par un gendarme, alors qu'il était menotté et en situation de transfert vers le tribunal de Colmar.

La famille de Hocine n'a appris la mort de ce dernier que plus tard par le journal local.

Elle n'a eu de cesse depuis de demander que Vérité et Justice soient faites sur ce meurtre en se portant partie civil au procès.

Un premier non-lieu sera requis par le parquet à la fin novembre, en pleine promulgation de l'état d'urgence, et sera confirmé en janvier.

Cette annonce de non-lieu est insupportable, car elle vient confirmer l'existence d'un permis de tuer dans l'institution policière, soutenu par l'institution judiciaire.

Les crimes policiers visent, principalement, les jeunes non-blancs issus des quartiers populaires. Ils témoignent d'un racisme d'Etat dont la police est le bras armé.

En clair, il y a en France des morts - et donc aussi des vies - qui ne comptent pas !

En effet, le non-lieu est le lot de la plupart des affaires, aussi différentes soient-elles, concernant les tué.e.s par la police (qui se dénombrent officiellement à plus d'une dizaine par an) : Lamine Dieng, Amadou Koumé, Amine Bentounsi, Wissam El Yamni, Mourad Touat, Ali Ziri, Abdoulaye Camara, Lahoucine AIT Omghar, Nabil Matboul, Youcef Mahdi, Bertrand Nzabonayo,......

La famille de Hocine, soutenue par des militant.e.s locaux et d'autres collectifs luttant contre les crimes policiers, décide de ne pas baisser les bras en faisant immédiatement appel de cette décision de justice.

Le rendu du jugement d'appel sera le 07 juillet.

Elle a aujourd'hui conscience que seule la construction d'un rapport de force collectif lui permettra de renforcer cette lutte, et décide ainsi de créer le 28 mai 2016 le « Collectif Vérité et Justice pour Hocine Bouras ».

En vue de pouvoir échanger sur les enjeux de ce collectif, ses besoins financiers et pratiques, ses actions, ses axes de travail et d'investigation, et permettre à chacun et chacune qui le souhaitent, de soutenir ou de s'y impliquer au mieux, nous organisons :

- une réunion publique le vendredi 17 juin 2016 à 19h à la Maison des Association, 1a place des Orphelins, Strasbourg

- une manifestation le samedi 25 juin à Colmar

En ces temps où les quartiers populaires et le mouvement social ne comptent plus son lot d'arreté.e.s, d'enfermé.e.s, de tabassée.e.s, de blessé.e.s graves, de mutilé.e.s, voir de tué.e.s par l'action et l'armement des forces de l'ordre, il est :

- Urgent de s'organiser face à l'impunité policière,
- Urgent de faire cesser ce cortège de vies brisées,
- Urgent d'affirmer une solidarité matérielle et politique
pour lutter contre l’indifférence et la normalisation des crimes policiers,
- Urgent de lutter contre les politiques sécuritaires et la justice à deux vitesses !

Tant qu'il n'y aura pas de justice, Il n'y aura pas de paix !

collectifHocineBouras@gmail.com

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 09:37

17h
Université Paris-3 - Censier
salle D03
13, rue de Santeuil
Métro Censier

Projection-débat « Qui a tué Ali Ziri ? »
Film de Luc Decaster

Nous vous invitons, vendredi 17 juin au campus de Censier en D03, à une soirée de soutien à nos camarades jugé.e.s au correctionnel, sous forme de projection-débat.

Nous montrerons le film documentaire Qui a tué Ali Ziri ? de Luc Decaster, qui sera présent pour la discussion qui suivra la projection.

Le film suit le combat de tous ceux qui refusent le procès bâclé après la mort, suite à son arrestation lors d'un contrôle routier, d'Ali Ziri. Il rejoint également d'autres histoires de violences policières et interroge la « justice particulière » mise en place lorsque des policiers sont en cause. Une question brûlante dans cette période de mobilisation sévèrement réprimée.

La soirée est organisée en soutien à nos camarades interpellé.e.s, placé.e.s en garde-à-vue et passé.e.s au tribunal correctionnel le 25 mai pour s'être exprimé.e.s avec un peu trop de couleurs sur les murs de la fac! Vous pouvez lire le récit de cet épisode ici :
http://www.politis.fr/articles/2016/05/loi-travail-des-proces-dintentions-34796/

Face à l'ampleur de la répression et de son absurdité, retrouvons-nous pour réfléchir au rôle et au pouvoir de la police, à la judiciarisation excessive de nos actions, et discuter autour d'un petit gueuleton convivial.

http://collectif-ali-ziri.over-blog.com/

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 12:37

Samedi 11 juin 2016 à 15h
Espace Nelson Mandela
82 boulevard du Général Leclerc

Argenteuil (95)  
 

7 ans de combat judiciaire, de tribunal en cour d'appel, de cour d'appel en Cour de Cassation jusqu'à un dernier pourvoi aboutissant à un non-lieu définitif le 16 février 2016.

7 ans d'attente que justice soit rendue, 7 ans d'un deuil impossible, 7 ans d'angoisse, de souffrance pour la famille Ziri, sa veuve, ses enfants et leurs proches …

7 ans qui n'ont pas atteint la détermination, ni de la famille Ziri, ni du Collectif, ni de leur avocat, puisqu'un appel à la Cour Européenne des Droits de l'Homme, sera déposé très prochainement.

2016, c'est aussi cette année que quatre membres du Collectif se sont rendus en Algérie du 13 au 27 Avril, pour présenter le film de Luc Decaster « Qui a tué Ali Ziri ? » d'Alger à Bejaia.

La projection du film, en Kabylie, à Ouled Rached , où vit la famille Ziri, la rencontre avec la famille et l'accueil émouvant réservé aux membres du Collectif, seront au cœur de cet hommage du 11 juin avec la projection d'un montage des vidéos tournées lors du périple algérien du film.

http://collectif-ali-ziri.over-blog.com/

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 14:29

Le 2 juin 2016

En passant au statut de "témoin assisté" dans le cadre de l’enquête sur la mort de Rémi Fraisse en octobre 2014 à Sivens, le gendarme ayant provoqué la mort du jeune écologiste "ne peut pas être renvoyé devant un tribunal".

En ces temps où les violences policières sont le lot quotidien des manifestations contre la loi travail, le message est on ne peut plus clair.

Cette décision n’est absolument pas surprenante. En mars dernier déjà, et alors qu’il était attesté que Rémi Fraisse avait les mains en l’air lorsqu’il fut visé par un gendarme, l’assassin de Rémi Fraisse était remis en liberté.

De plus, l’épilogue des nombreux procès entourant les faits de violences policières – et ce même si de sérieux éléments incriminent les policiers – se soldent dans la quasi totalité des cas par des non lieux, l’exemple le plus frappant étant le rendu du procès de l’affaire Zyed et Bouna.

Mais ce reclassement du gendarme assassin de Rémi Fraisse au statut de "témoin assisté" est encore plus révoltant et illustre un peu plus le virage autoritaire de l’ensemble de l’institution étatique et la réelle nature de la justice bourgeoise.

"C’est un signal fort. La suite logique est qu’il bénéficie d’un non-lieu", a annoncé l’avocat du gendarme, qui s’est dit "satisfait [...]car cela correspond aux faits".

En effet, nous ne pouvons qu’être d’accord sur le fait qu’il s’agit d’un signal fort.

Il n’y aura donc même pas de procès pour tenter de justifier le meurtre d’un opposant à une politique où l’État – que ce soit en matière de répression tout comme en ce qui concerne le projet de barrage en lui même – est impliqué au plus haut point.

En ces temps où chaque manifestation est sévèrement réprimée par la police, le message est clair : les forces de répression ont les mains libres et chaque CRS, gendarmes, baqueux, peut dormir sur ses deux oreilles en cas de "bavure".

La justice se chargera de les disculper et, dans certains cas, de leur épargner l’ennuyeuse formalité que constitue un passage devant un tribunal acquis à leur cause.

Plus que jamais, c’est à l’auto-organisation de leur défense en manifestation, sur les piquets de grèves ou lors d’actions que les travailleurs et opposants à la politique gouvernementale doivent se remettre pour se protéger des forces de répression.

Et répondre unanimement, pour dénoncer une justice de classe qui montre chaque jour un peu plus son véritable visage : celui d’être au service des classes dominantes et du patronat.

Source :
http://www.revolutionpermanente.fr/L-assassin-de-Remi-Fraisse-ne-sera-pas-juge

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 10:38

Communiqué de Urgence Notre Police Assassine :

Wafik vient de perdre la vie. Wafik n’est pas un manifestant. Wafik est un jeune de quartier. Wafik est de ceux quand ils perdent la vie entre les mains de la police, ils sont criminalisés à titre posthume.

Wafik fait partie de ces jeunes qui pour l’opinion publique sont indéfendables, supprimables. Wafik est issu de l’immigration.

Wafik est de ceux sur qui la police a le droit de vie ou de mort. Wafik selon la version policière était passager dans une voiture qui aurait foncé sur des policiers.

Nous avons pour habitude de ne plus croire en la version policière. Ils ne sont pas dignes de confiance.

Voici la version des faits relatée dans les colonnes du Parisien en attente de plus d’informations.

Les voisins, les amis, les cousins. Le pavillon familial de Villers-Saint-Paul n’a pas désempli depuis mercredi après-midi. Par petits groupes, sur la pointe des pieds, les proches de Wafik Bouakar, 25 ans, abattu à Lille (Nord) dans la nuit de mardi à mercredi lors d’une intervention de police, défilent dans le salon pour soutenir Zahia, sa mère. Parfois sans un mot. En s’asseyant contre elle, sur le canapé.

Il n’y a ni haine ni colère dans le regard de Zahia, mère de sept enfants, quatre garçons et trois filles âgés de 9 à 27 ans.

Wafik était le troisième de la fratrie. Celui qui « préférait jouer avec les petits lorsque l’on avait à lui parler sérieusement de choses d’adultes ». C’est sa mère qui le dit, 48 heures après son décès dans des circonstances encore nébuleuses, devant un pavillon de la cité Casseville, à Lille-Fives.

Il est 1 h 30, cette nuit-là, lorsque des riverains alertent la police après avoir entendu des coups de feu. Quand la brigade anticriminalité arrive sur place, deux hommes tentent d’en faire entrer un autre de force dans une Golf grise.

Selon la version rapportée par le préfet de la région Hauts-de-France, la voiture aurait foncé sur les policiers, « les contraignant à tirer ».

Sur le siège passager, Wafik est mortellement touché.

Au volant, Mamadou Sy, 25 ans lui aussi, est blessé à l’épaule. Originaire du quartier de la Commanderie, à Nogent-sur-Oise, Mamadou, seize condamnations à son casier judiciaire, venait d’être acquitté dans un dossier de braquage examiné fin mars devant les assises de l’Oise. Opéré ce mercredi à Lille, il est aujourd’hui hors de danger.

D’après les premiers éléments de l’enquête conduite par la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ) de Lille et l’inspection générale de la police nationale (IGPN), Wafik et Mamadou se sont trouvés au cœur d’un règlement de comptes, sur fond de trafic de stupéfiants. « Quelques kilos » d’herbe de cannabis, de l’argent et un pistolet automatique 22 Long Rifle ont été découverts dans leur Golf.

« Quoi qu’il ait fait, je ne peux plus le regarder droit dans les yeux et pousser un coup de gueule, se lamente sa mère. C’est trop tard. Il a pris la plus grosse peine. »

Zahia ne fait pas mystère du passé de son fils, de « sa vie qui a pris un mauvais tournant un jour ». Trois ans de prison pour un trafic de stupéfiants à Lille, six mois ferme pour un homicide involontaire lors d’un accident de voiture à Saint-Quentin (Aisne).

Mais derrière le casier judiciaire, il y avait ce garçon « aimant et aimé » décrit par une cousine.

L’adolescent d’hier passionné par le football, dont les débuts prometteurs sur le stade de l’US Nogent ont été gâchés par une vilaine blessure à la cuisse. Le lycée Marie-Curie à Nogent. Quelques mois chez ArcelorMittal, à Montataire, où son père est employé depuis quinze ans. Et puis ce camion à pizzas, dans lequel il s’investissait depuis un an. Stationné devant le pavillon de Villers, le véhicule n’a pas bougé depuis mardi soir.

Installé à Creil avec son épouse, Wafik était venu partager un dîner en famille.

Sa mère a appris son décès le lendemain, vers 10 heures, en accueillant les policiers de Creil qui venaient de frapper à sa porte.

Zahia attend désormais de voir le corps de son fils. Elle veut aussi comprendre. « Je n’ai pas envie d’avoir de la haine, mais je veux des réponses. Parce que l’attente est insupportable. »

Source :
http://rebellyon.info/Dans-la-nuit-du-24-et-25-mai-2016-a-Lille-16540http://rebellyon.info/Dans-la-nuit-du-24-et-25-mai-2016-a-Lille-16540

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 17:03

19 mai 2016

Un reportage de Télé Bocal

Plusieurs centaines de policiers se sont rassemblés place de la République pour dénoncer la «haine anti-flics», alors que des manifestants tentent, à quelques mètres, de faire entendre leur voix dans la contre-manifestation interdite par la préfecture de police.

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 10:46

Transmis par le Collectif Opposé à la Brutalité Policière de Montréal

Le 27 avril 2016

Bien triste mois pour plusieurs familles... 4 personnes sont décédées aux mains des bourreaux assermentés de l’État.

Aux quatre coins du Québec, les policiers-ères font porter le deuil sur les familles de victimes de la police de Montréal-Nord au Lac Simon et maintenant de Hochelaga-Maisonneuve à Saint-Joseph-de-Lépage.

Ces deux nouveaux morts sont tombés suite à des réactions dites normales pour les policiers-ères.

Une Manœuvre d’urgence mal effectuée pour arrêter un chauffeur roulant trop vite cause des « dommages collatéraux » dramatiques sur l’autoroute 132, ainsi qu’un appel de détresse qui fini en meurtre inutile à Hochelaga-Maisonneuve.

Malheureusement, les policiers-ères continuent d’agir impulsivement et impunément en utilisant des tactiques dangereuses.

André Benjamin fut malheureusement une victime de ces tueurs.

Cet homme « d’une gentillesse infinie », qui était préposé aux bénéficiaires, s’est fait tuer en quelques secondes.

Selon un voisin présent, la police assassine aurait crié d’ouvrir la porte sans s’identifier et les coups de feu ont suivis.

Pourtant, selon les policiers-ères, il y aurait eu utilisation du Taser (?).

C’est à se demander si André Benjamin n’était pas déjà mort lorsque les policiers-ières ont utilisé leurs fusils à décharge électrique.

Simon Rioux fut aussi victime du corps policier.

Les policiers-ères en cause auraient fait une manœuvre dangereuse pour rattraper un autre automobiliste qui roulait trop vite.

L’impact a eu lieu sur le côté donc nous pouvons supposer que les agents-es faisaient «U-Turn» sur la route 132 pour partir à la course d’une autre personne.

Il est extrêmement difficile d’imaginer que l’interception d’un chauffard peu justifier des gestes mettant en danger la vie des citoyens-ennes.

Il est dramatique de constater que les agents-es de l’État soient si mal formés-es pour aider et trop pour tuer.

Ils-elles sont toujours protégés-es par la loi lors de bavures ou de tristes interventions et ils-elles s’en sortent trop souvent indemnes.

En échange, ils-elles font bien leur travail de chiens de garde, en distribuant des tickets, brisant des manifs et protégeant les banques et la mafia accompagnée de leurs moutons politiciens-ennes.

Nous sommes solidaires et nous offrons nos plus sincères condoléances et sympathies aux familles victimes de la police.

Reprenons-leurs le pouvoir qu’ils s’accaparent, désarmons la police. Nous ne saurons pas en sécurité tant qu’il y aura des milices policière dans la rue!

Le Collectif Opposé à la Brutalité Policière

(1)http://www.journaldemontreal.com/2016/04/25/enquete-independante-a-la-suite-dune-intervention-du-spvm-dans-lest-de-montreal

(2)http://www.lavantage.qc.ca/Faits-divers/2016-04-25/article-4508721/Collision-avec-un-vehicule-de-la-SQ%3A-la-victime-est-Simon-Rioux/1

Source :
https://cobp.resist.ca/documentation/encore-des-morts

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 10:31

Transmis le 18 avril

Bonjour,

Veuillez trouver dans lien ci-dessous un reportage de Lundi Matin sur l'affaire Wissam El Yamni.

Cordialement,

Justice et Vérité pour Wissam

Sur le corps de Wissam

Et doucement tout pourrit, ça pourrit, ça s’éteint...

Et doucement tout pourrit, ça pourrit, ça s’éteint, on se laisse fatiguer par tous les jours la vie qui avance et qui va plus vite que le cerveau qui pense, et doucement tout pourrit, tout pourrait pourtant avancer doucement si l’on osait être forts et si l’on osait vivre comme ailleurs d’autres meurent, courageusement, violemment, librement, sans peur, mais doucement tout pourrit parce qu’il faut bien penser un peu à soi et à la vie qui coule mais qui pourrit, doucement, qui s’efface, qui efface ses traces et les preuves de sa barbarie originelle, de son origine vivace, les traces des coups reçus, sentis, imaginés, les blessures honteuses, celles du silence qu’on s’impose à soi-même pour se sentir léger, pour se sentir en sécurité, les traces qui s’effacent doucement dans nos esprits, notre corps qui pourrit, notre corps collectif à tous qui disparaît derrière les papiers et les mots d’un grand bureau en or qui s’appelle la France et qui porte les coups et tout de suite après les efface, laisse le corps putréfié d’un Wissam dans un couloir de morgue, pour que disparaisse l’évidence que nous avons raison, et doucement tout pourrit et puis un jour le corps ouvrira les yeux et on réalisera que la France et les autres, les états, les nations, et tous ces grands bureaux, cachaient cette horreur qui ne nous surprend plus, des mensonges, des camps, des massacres, de la complicité de tous, partout, sur tous les corps et dans tous nos cerveaux les traces de nos peurs incapables, de notre inaction, nous étions juste là, présents, nous savions qu’on nous effaçait, qu’on pourrissait, et pas loin, en Turquie, à Calais, d’autres corps pourrissaient et nous nous bouchions le nez pour ne pas sentir la putréfaction dans l’air, l’Oréal nous aidait, à grands renforts de parfum, et les télés aussi, la musique, le vent, les paroles inutiles nous cachaient les cris et le ronflement sordide de frères venus de loin crever d’autre chose que de la guerre, crever du pourrissement, de la honte, crever à nos frontières, et nous serons complices et ébahis, un jour peut-être le corps ouvrira-t-il les yeux mais doucement tout s’éteint, toute la nuit avance, il semblerait urgent de retrouver les interrupteurs, la barbarie originelle, les gesticulations de la bête prise au piège qui fait tout pour s’enfuir, même se couper une patte, s’arracher le bout de la truffe, car elle sait qu’il n’y aura personne pour la défendre, notre corps collectif est seul et ce ne sont pas les lois qui diront le contraire, les lois qui nous séparent, nous effacent, nous éteignent, nous rassurent et nous plombent, nous plongent dans le ciment et nous taillent un sourire qui ne tiendra bientôt plus, il semblerait urgent de retrouver le droit d’être intolérants, excessifs, tendus, agressifs, il semblerait urgent que le grand corps s’autorise la douleur, s’autorise à détruire les sourires qu’on nous vend partout et tout le temps, la mascarade, leurs masques qui pourrissent doucement, ces visages de matons bienveillants souriants au-dessus du corps de Wissam et puis de tous les autres d’avant et d’après, de quand nous nous réveillerons et verrons sous nos pieds le grand tas de cadavres marqués des sigles et des logos de ce cauchemar qu’ils appellent le progrès, et l’industrie, et la croissance, alors que ce n’est que leur lâcheté et leur soif de pouvoir et d’argent, et c’est ce qui ne les rend pas plus heureux que nous, pas plus courageux, pas plus beaux, tout pourrit doucement, viendra un jour où ils se suicideront sûrement parce qu’ils n’auront plus personne sur qui exercer leur pouvoir et que l’argent ne vaudra plus rien puisqu’il n’y aura plus rien à acheter, tout aura pourri, tout ne sera qu’un grand tas de merde, et ce sera tant mieux, ils pleureront de rancune et trouveront bien quelqu’un à payer pour les suicider à leur place, plus personne ne saura plus quoi penser, plus personne ne sait déjà plus quoi penser, peut-être qu’il ne faut plus penser et qu’il ne faut que faire tout l’inverse de ce qu’on nous dit, ne plus avoir peur et retrouver la sauvagerie, ils nous éteignent et nous effacent et nous rassurent et nous obéissons, il semblerait urgent de désapprendre à dire oui à tout, car doucement, oui, tout pourrit, et sur le corps de Wissam sont en train de germer des fleurs, reste à savoir si ce sont les nôtres ou les leurs.
http://www.justicepourwissam.com/2016/04/et-doucement-tout-pourrit.html

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 10:33

Depuis la Ligue des Droits de l'Homme de Toulon

Le 18 avril 2016

Dans le cadre de l’examen périodique de la France par le Comité contre la torture à Genève ce 18 avril, le Gisti a soumis un rapport alternatif sur l’application de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

***
Communiqué du Gisti

58ème session du Comité contre la torture de l’ONU, 18 avril 2016

Dans le cadre de l’examen de la France par le Comité, le Gisti présente un rapport alternatif

Dans le cadre de l’examen périodique de la France par le Comité contre la torture à Genève ce 18 avril, le Gisti a soumis un rapport alternatif sur l’application de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Les préoccupations du Gisti seront présentées devant le Comité par sa représentante à Genève, concernant notamment :

- les violences émanant de forces de l’ordre à l’encontre de personnes exilées, dans le nord-ouest de la France et en région parisienne ;

- le recours à des mesures coercitives pour déplacer autoritairement et maintenir sous contrôle des personnes étrangères considérées comme indésirables ;

- l’augmentation des pouvoirs des agents détenteurs de la force publique à l’encontre de personnes étrangères dans le cadre de « l’état d’urgence » décrété depuis le mois de novembre 2015 ;

- les poursuites et intimidations exercées à l’encontre des défenseurs des droits de l’homme.

Paris, 18 avril 2016
Contact : Ève Shahshahani : 07 82 06 92 14

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L’ONU examinera bientôt les abus policiers de la France
par Lina Badreddine, Le courrier de l’Atlas, le 14 avril 2016

L’examen de la France par le Comité contre la Torture (CAT) aura lieu du 18 au 22 avril. A cette occasion, le collectif "Stop le contrôle au faciès" a rendu un rapport alternatif faisant état d’entorses graves à la Convention contre la torture, instaurée par les Nations Unies.

Déjà mentionnées dans le rapport annuel sur les droits de l’homme des Etats-Unis, les violences policières commises en France seront soulignées par le CAT.

Les associations du collectif "Stop le contrôle au faciès" seront représentés par des membres d’"Urgence Notre Police Assassine" (UNPA), lors de la session à Genève les 18 et 19 avril.

Le but est de « sensibiliser les experts du Comité à ses préoccupations et ses recommandations » selon un communiqué.

Le rapport alternatif signal « des traitements cruels infligés par des agents de la fonction publique, des violences physiques et verbales associées aux contrôles d’identité » mais aussi des « fouilles et palpations dégradantes ».

Plusieurs personnes sont mortes pendant ou après des interpellations extrêmement violentes.

Ces actes n’ont pas été sanctionnés à cause de la « non-reconnaissance du statut de victime par l’Etat dans le cadre des abus policiers ».

Selon le rapport « Les actes de torture et de traitements inhumains interviennent dans un contexte de discrimination raciale, sociale et religieuse institutionnalisée » et « instaurent un climat d’intimidation ». Près de 2300 témoignages ont été recueillis.

Parmi ces témoignages…

Un témoin de la scène de l’interpellation d’Amadou Koumé, 33 ans, qui a provoqué sa mort. Le 5 mars 2015, la victime est arrêtée par la brigade anti-criminalité(BAC).

Selon le témoin, un agent de la BAC l’attrape par le cou « en plaçant son bras contre son cou et en le plaçant contre son torse. Il s’est abaissé dans les bras des policiers et a commencé à suffoquer, l’agent de la BAC l’a entrainé dans sa chute en continuant à l’étrangler ».

Il est ensuite plaqué au sol.

« Il se débattait et donnait l’impression d’avoir peur de mourir. À ce moment-là, on sentait qu’il n’arrivait pas à reprendre son souffle : il émettait des cris d’agonie et d’étouffement ».

L’homme est décédé dans la nuit des suites de ses blessures, le procureur a prononcé un non-lieu en novembre 2015.

Jean-Paul, 15 ans, à Saint-Ouen : « Un plus grand, de 17 ou 18 ans, a commencé à faire le malin, à dire "vous n’avez pas le droit de venir comme ça nous contrôler, on est dans notre cité, on est chez nous". Les policiers l’ont pris dans une camionnette, ils l’ont frappé et relâché ».

Hakim, 16 ans, à Sainte-Geneviève-des-Bois : « Ils ont dit "la prochaine fois, on ne vous contrôle même pas. On bloque la porte avec un bâton, on met 3 mains par le trou et 3 gazeuses, et on vous laisse 1h à l’intérieur pour que vous voyez l’effet que ça fait". Et ils rigolaient ».

Sami, 18 ans, à Strasbourg : « Ils voulaient faire une palpation mais mon pantalon était trop épais. J’ai dit que je n’étais pas connu des services et leur ai proposé d’appeler pour vérifier, mais ils ont refusé. Je leur ai proposé d’aller au poste pour que je retire mon pantalon.Y en a un qui m’a baissé mon pantalon dans la rue. Ils m’ont rendu mes papiers. Ils ne m’ont pas touché quand j’étais en caleçon. Ils sont partis ».

Fatima, sœur de la victime Karim, à Romainville : « Il lui mettait la main sur la bouche et lui pinçait le nez, et il lui a dit "est-ce que tu vois du sable et des chameaux ici ? on n’est pas chez toi ici ! ».

L’augmentation des libertés données aux agents des forces de l’ordre pour la lutte anti-terroriste inquiète au plus haut point ...
http://www.lecourrierdelatlas.com/1121014042016L-ONU-examinera-bientot-les-abus-policiers-de-la-France.html#sthash.EhMiUpCf.dpuf

Source :
http://ldh-toulon.net/les-violences-policieres-en-France.html

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