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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 10:15

Transmis par le C.O.B.P - Collectif Opposé à la Brutalité Policière

Montréal, le 15 avril 2015

Communiqué

Au lendemain de la manifestation à Montréal-Nord visant à dénoncer le meurtre de Jean-Pierre Bony par le SPVM, ce dernier et Anie Samson, responsable de la sécurité publique, ont choisi de prendre la voie de la diffamation.

Sur toutes les tribunes médiatiques, on se questionne sur la provenance des casseurs et des casseuses, on parle de manifestant-e-s ayant infiltré la manifestation pour venir « faire la fête », on pointe du doigt le COBP.

Ces allusions nous choquent pour plusieurs raisons.

Premièrement, parce que le COBP n’a ni le pouvoir ni la volonté d’imposer la façon de vivre et d’exprimer une souffrance et une colère, plus que légitime, vécues par une communauté vivant sous l’oppression du racisme systémique.

Ensuite, parce que l’attention est complètement détournée des problèmes de racisme, de pauvreté, d’exclusion et d’inégalités que ces communautés endurent.

Conséquemment, le SPVM ne répond pas de son profilage racial, de l’impunité policière ainsi que de son recours à des armes dangereuses et mal utilisées qui sèment la mort.

Se faisant, le tandem Média-Pouvoir politique continue de manipuler l’information et de mépriser la capacité de la communauté de Montréal-Nord d’exprimer par elle-même sa colère face aux injustices sociales qu’elle subit.

Dans une vague de solidarité, le rassemblement du 6 avril 2016, réunissait des individus et des groupes alliés de différents milieux socio-économiques, de différents âges et de différentes origines.

Soulignons par exemple la présence de la famille de Brandon Maurice, un adolescent de 17 ans abattu par des policiers de la SQ, qui a fait quatre heures de route en provenance de Maniwaki pour participer à la manifestation ainsi que celle de Lilian Villanueva qui a elle aussi a perdu son fils Fredy, tué par le policier du SPVM le 9 aout 2008.

On se rappellera que c’est le lendemain de cette intervention, lors de laquelle deux autres jeunes ont aussi été blessés par des balles de la même arme à feu, qu’une manifestation spontanée s’est transformée en émeute dans les rues de Montréal-Nord.

Les médias auront beau parler d’un début de manifestation calme et pacifique, la colère était présente tant dans les discours que dans les cris de rage exigeant justice.

Des gens du quartier, des proches de Jean-Pierre Bony et des manifestant-e-s ont exprimé clairement leur ras-le-bol face à l’impunité policière. Ils et elles ont aussi dénoncé les enquêtes et les recommandations ne menant à aucun changement significatif, comme celles faites par le Coroner André Perreault suite au décès de Fredy Villanueva aux mains du SPVM.

La démonisation de certains groupes ou de certaines actions souvent basés sur une manipulation tordue de l’information est une tactique utilisée depuis longtemps pour diviser et discréditer les mouvements de solidarité, notamment ceux qui dénoncent le meurtre de gens racisé-e-s par les flics, ici comme aux États-Unis.

Ironiquement, les médias cachent très mal leur quête d’images « sensationnelles » et prennent aussi la voie de la manipulation de l’information en occultant ce qui se cache derrière une vitre brisée ou sous la fumée du « feu » de Montréal-Nord.

Si le COBP représente le bouc émissaire de choix pour le SPVM et Anie Samson, nous ne contribuerons pas à détourner l’attention de la douleur et de la colère d’une communauté.

Nous suggérons plutôt aux élu-e-s de tous les paliers de gouvernement d’avoir le courage politique d’entendre le message des gens de Montréal-Nord qui luttent au quotidien pour leur survie et dignité et d’agir en conséquence, notamment en accédant à la demande de Montréal-Nord Républik pour la tenue d’une commission publique sur le racisme systémique au Québec.

Par le fait même, nous croyons qu’Anie Samson, représentante du pouvoir politico-policier blanc, devrait adresser des excuses publiques à la famille de Jean-Pierre Bony exécuté par le SPVM.

Le COBP tient à réitérer son engagement de toujours en dénonçant la brutalité et l’impunité policières partout où elle existe et en soutenant les victimes.

Nous tenons aussi à saluer les gens de Montréal-Nord qui, ayant pris la rue le 6 avril 2016, ont ainsi écrit une autre page de l’histoire d’une révolte irréversible à Montréal-Nord.

Il n’y aura pas de paix tant qu’il y aura des inégalités et des injustices.

COBP

https://cobp.resist.ca/documentation/tant-qu-il-y-aura-de-la-mis-re-il-y-aura-de-la-col-re

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 09:31

Le 20 avril 2016

Le samedi 19 mars, à l’occasion de la journée internationale contre les violences policières, les familles et les collectifs mobilisés appellent à se rassembler pour rompre le silence et obtenir vérité et justice sur les crimes policiers.

Deux retours vidéos de cette manifestation.

La première Télé Bocal, la seconde depuis Street Politics.

Télé Bocal
http://telebocal.org/

19 mars 2016 - Légitime défiance
https://19marslegitimedefiance.wordpress.com/

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 21:35

Le 3 avril 2016

Empêtré dans la loi travail, le gouvernement a un motif de satisfaction : l'Assemblée nationale a voté mercredi soir l'assouplissement des règles d'usage des armes par les forces de l'ordre, dans le cadre du projet post-attentats de réforme pénale examiné en première lecture.

À côté des cas de légitime défense, un nouveau régime d'irresponsabilité pénale doit bénéficier aux policiers, gendarmes, douaniers et militaires qui auront fait un usage de leur arme en cas d'« absolue nécessité » contre quelqu'un qui vient de commettre ou tenter de commettre un meurtre et qui s'apprête à recommencer.

Cette mesure-clé du projet de loi de « lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement » vise à « sécuriser l'action des forces de l'ordre » lors du « périple meurtrier » de personnes, comme ce fut le cas lors des attentats de janvier et novembre 2015, a dit le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, qui a promis des actions de formation et d'entraînement.

Il faudra que la détermination de l'individu à tuer de nouveau soit « quasi certaine » pour les forces de l'ordre, et leur intervention ne se fera que dans un « temps voisin » des premiers actes, a précisé le ministre.

Face à « un Kouachi ou un Coulibaly », auteurs des attaques djihadistes de janvier 2015, les sommations ne sont pas possibles, a-t-il aussi relevé.

Front de gauche, frondeurs et écolos opposés

Face aux critiques de certains à gauche, Bernard Cazeneuve a assuré que sa mesure était « loin d'un permis de tuer ».

Elle ne s'appliquera pas, par exemple, à « un braqueur en fuite » qui a tué « par voie de conséquence de son action principale », c'est-à-dire son méfait.

Les députés du Front de gauche, des écologistes et des socialistes frondeurs ont cherché à faire supprimer ces nouvelles règles, s'apparentant à une « présomption d'irresponsabilité » pour les forces de l'ordre, alors que le droit existant offre tous les outils nécessaires selon eux.

Pour l'écologiste Noël Mamère, il s'agit même d'une « extension du droit de tuer », qui représente « un grave danger pour la sécurité des Français ».

Pour leur part, les députés LR ont salué la proposition gouvernementale, qui est « une bonne chose ».

« Vous avez souhaité répondre à nos attentes », a lancé au ministre leur orateur, Éric Ciotti.

Mais, se prévalant du soutien du syndicat policier Alliance et reprenant l'avis mitigé du Conseil d'État sur la mesure, il a appelé à une « redéfinition plus globale » des règles de l'usage des armes.

L'amendement LR pour élargir l'usage aux cas de « danger imminent » et aux « violences graves » a toutefois été repoussé.

« Il faut une approche pragmatique » face à l'évolution de la menace terroriste, a plaidé M. Cazeneuve.

Source :
http://www.lepoint.fr/societe/antiterrorisme-l-usage-des-armes-pour-la-police-assoupli-par-les-deputes-03-03-2016-2022640_23.php

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 10:57

Transmis par Justice pour Wissam le 17 mars 2016

Une expertise toxicologique affirme que Wissam El Yamni n'était pas drogué au moment de l'interpellation mortelle du 1er Janvier 2012.

Le jour de l'an 2012, Wissam El Yamni tombe dans le coma suite à une arrestation policière.

Des traces de drogues auraient suffi pour beaucoup à justifier le décès et son état malgré les témoins, les constations médicales, les évidences, les preuves disparues.

3 médecins légistes vont avancer 3 causes différentes :
- mort par pliage
- mort par allongement de temps de QT
- mort subite causée par la drogue.

Chacune de ces thèses ne reposant que sur le statut de « l'expert » et non sur sa science. La dernière thèse étant une mort d'origine provoquée par la drogue.

La chambre d'instruction de Riom profite de cet imbroglio dont elle est pourtant responsable pour annuler la mise en examen des 2 policiers directement impliquées en 2015.

Une expertise cardiologique indépendante démontrait déjà en 2013 par un argumentaire purement scientifique que le coma ne pouvait pas être causé par un problème d'origine cardiaque.

Une autre expertise toxicologique a été mise dans le dossier judiciaire.

Pascal Kintz, reconnu comme étant l'un des plus grands toxicologues au monde démontre par un argument purement scientifique que Wissam n'était pas sous l'emprise de drogues au moment de l'interpellation.

On n'est pas sous l'influence de la drogue à 4ng/ml dans le sang.

L'expertise toxicologique démontre que la mort causée par la drogue n'est pas non plus concevable.

Il s'agit du deuxième rapport d'expertise indépendant réalisé honnêtement par une sommité dans son domaine qui exclue une mort à la fois d'origine cardiaque et à la fois d'origine toxique.

La partie civile attend de la justice et notamment de la chambre d'instruction qu'elle agisse enfin pour rétablir la justice et la vérité sur les causes réelles de la mort.

L'expertise toxycologique
https://lc.cx/4mTm

Le blog Justice pour Wissam
http://www.justicepourwissam.com/

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Publié par C.L.A.P33 - dans Crimes policiers
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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 11:35

Depuis ACAT France

Pendant 18 mois, l’ACAT a réalisé un état des lieux des violences policières en France. Au terme de son enquête, elle publie un rapport intitulé « L’ordre et la force » pour briser le silence autour de cette question.

Ce rapport repose sur l’analyse de 89 cas d’utilisation excessive de la force par la police et la gendarmerie. Il met en évidence dans quelles conditions, avec quelles méthodes et quelles armes sont commises les violences policières.

Au regard du bilan humain de l’utilisation de certaines armes (Flashball, Taser) et gestes d'immobilisation, l’ACAT considère que des réformes doivent être engagées pour les encadrer plus strictement.

Le rapport
https://www.acatfrance.fr/public/rapport_violences_policieres_acat.pdf

Si les violences policières sont relativement rares au regard du nombre d’interpellations quotidiennes, leur fréquence est loin d’être anodine, et les victimes se comptent par dizaines.

Aujourd’hui, les forces de l’ordre françaises jouissent d’une relative impunité lorsqu’elles sont responsables de violences qui violent les principes de proportionnalité et de nécessité.

Sur les 89 situations examinées, seules 6 ont fait l'objet de condamnations à ce jour. Difficulté de déposer plainte, d’obtenir une enquête effective, disparition d’éléments probants, déclarations manifestement mensongères des forces de l’ordre, durée excessive des procédures pénales, menace de condamnation pour outrage et rébellion…

Obtenir justice est souvent un parcours du combattant. Lorsque les agents sont condamnés, les sanctions sont faibles au regard d’autres condamnations pénales prononcées en France.

Les dégâts causés par différentes armes intermédiaires, comme le Flashball ou le Taser, sont importants. Au moins 39 personnes ont été grièvement blessées et un homme est mort à la suite de tirs de lanceurs de balles de défense depuis 2005, dont 12 mineurs.

Certains gestes d'immobilisation utilisés par les forces de l’ordre sont parfois mortels, comme le plaquage ventral ou le pliage.

L’ACAT a recensé 8 décès depuis 2005 dus à ces techniques. Ce lourd bilan humain impose que des réformes soient engagées pour encadrer plus strictement ces armes et gestes.

Le ministère de l'Intérieur fait preuve d’une opacité flagrante concernant les violences commises par ses agents.

Aucun chiffre n’est rendu public sur le nombre de personnes blessées ou tuées lors d’opérations de police ou de gendarmerie, et aucune donnée exhaustive n’est publiée sur l’utilisation des armes ou le nombre de plaintes contre des agents des forces de l’ordre pour des faits de violences.

Il n’est pas question de retirer des moyens à la police, mais d’augmenter son efficacité en faisant en sorte que la population lui accorde plus de confiance. Ce n’est que dans le respect de la déontologie et des droits de l’homme qu’un lien de confiance s’établit entre la population et les forces de police .

Nos demandes :
- la création d’un organe d’enquête indépendant
- l’interdiction des lanceurs de balles de défense
- la publication annuelle de chiffres relatifs à l’usage de la force par les policiers et gendarmes : sur les utilisations d’armes, les sanctions disciplinaires pour des faits de violences et le nombre de personnes blessées ou tuées dans le cadre d’opérations de police ou de gendarmerie.


http://www.acatfrance.fr/action/violences-policieres---exigeons-la-transparence

En savoir plus :
- Le rapport "L'ordre et la force", enquête sur l'usage de la force par les représentants de la loi en France
- Notre dossier de présentation du rapport
- Notre résumé du rapport
- Nos visuels de campagne

Source :
https://www.acatfrance.fr/brisonslesilence

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 11:14

Le 14 mars 2015

L'Acat, une association chrétienne, dénonce dans un rapport le lourd bilan humain des violences policières et l'impunité dont semblent bénéficier les forces de l'ordre.

our son rapport sur les violences policières publié ce lundi 14 mars, l'Association des chrétiens pour l'abolition de la torture (une ONG de défense des droits de l'Homme) a enquêté durant 18 mois.

Elle a analysé 89 situations alléguées de violences policières enregistrées depuis 2005 en France.

Parmi ces 89 cas, elle a dénombré 26 décès, 29 blessures irréversibles et 22 blessures graves.

Il ne s'agit que d'un "échantillon", la "partie émergée de l'iceberg", peut-on lire dans le document. Celui-ci constitue une véritable radiographie des violences policières en France, sur lesquelles l'association souhaite "briser le silence".

Elle dénonce la dangerosité de certaines méthodes (de la technique d'immobilisation au flashball) mais aussi le manque de transparence des autorités et "l'impunité" dont bénéficient les forces de l'ordre.

Armes "non létales" (ou presque)

La doctrine du maintien de l'ordre en France, qui visait historiquement à mettre les manifestants à distance, consiste désormais à "attaquer la foule", estime l'association.

Et l'"attaque" se fait de plus en plus avec des armes intermédiaires. Leur usage a fortement augmenté depuis le milieu des années 1990, date d'apparition des lanceurs de balles en caoutchouc, les flashball.

Le flashball

Réservés au départ aux situations extrêmes, les flashball, qui tirent des balles en caoutchouc à 186 km/h, sont désormais utilisés quotidiennement.
"Quelques mètres ou un mauvais angle suffisent à entraîner un dommage irréversible", peut-on lire dans le rapport, notamment lorsque ces armes sont utilisées dans des situations de foule comme les manifestations.

Au moins 24 personnes ont été grièvement blessées par des tirs de Flashball entre 2010 et 2015. Et en 10 ans, ces armes ont fait au moins un mort et 39 blessés graves, dont 12 mineurs.

L'Acat recommande le retrait total des deux types de Flashball utilisés par les forces de l'ordre, le Flashball Superpro et le LBD 40x46.

Le taser

L'utilisation du taser, qui envoie une décharge électrique de 50.000 volts, est aussi en hausse. Cette arme est utilisé par la Police nationale, la gendarmerie et l'administration pénitentiaire depuis 2006.

Depuis 2010, les municipalités peuvent aussi équiper leurs policiers municipaux : c'est déjà le cas à Marseille, Nice, Bordeaux ou Calais. Le taser est utilisé principalement en "mode contact", c'est à dire directement sur le corps d'un individu.

Quatre personnes sont décédées peu après l'utilisation d'un taser, selon les données recueillies par l'Acat. Mais dans les quatre affaires, "la justice a conclu à l'absence de lien" entre l'arme et le décès.

Les grenades

La France est le seul pays européen à avoir encore recours à des grenades de différents types pour ses opérations de maintien de l'ordre. En 2014, c'est une grenade offensive qui provoquait la mort de Rémi Fraisse, 21 ans, sur le site du barrage de Sivens. Le ministère de l'Intérieur a ensuite interdit l'utilisation de ces armes.

Mais d'autres types de grenades restent utilisés, comme celles dites de désencerclement, qui projettent 18 galets en caoutchouc.

Un journaliste blessé à Notre-Dame-des-Landes en octobre 2014 : "L’onde de choc m’a arraché la peau au niveau des deux chevilles sur une surface de plusieurs centimètres carré [...], tout en causant des brûlures aux 2e et 3e  degrés."

L'Acat pointe par ailleurs la dangerosité des gestes d'immobilisation utilisés par les forces de l'ordre, comme le placage ventre contre terre, jambes repliées : depuis 2005, ces techniques ont fait huit morts.


Technique de placage ventral. (Croquis ACAT)

Une absence de transparence

Selon l'Acat, "le ministère de l'Intérieur fait preuve d’une opacité flagrante" sur ces cas de violences.

Au-delà de quelques exemples médiatisés comme celui de Rémi Fraisse, il n'existe "aucune statistique, aucun chiffre" publics sur l'utilisation des armes et des victimes des opérations de police : "Les seules données chiffrées dont on dispose sont éparses et incomplètes. Certaines peuvent être trouvées de manière dispersée dans des rapports institutionnels ou parlementaires, ou parfois au hasard de questions écrites au Gouvernement ou de communications de la France auprès d’instances internationales."

Les cas d'utilisation des armes par les forces de l'ordre sont bien recensés dans le fichier TSUA (Traitement relatif au suivi de l'usage des armes), mais les données de ce fichier ne sont pas publiées.

Ainsi,
"On sait combien de personnes sont tuées par an par des guêpes. Par les violences policières, on ne sait pas", souligne l'association dans sa campagne de communication.

Par ailleurs, les chiffres analysés par l'Acat ne prennent pas en compte les violences "de l'ombre" (utilisations abusives des menottes, tutoiement, injures...).

Pour Aline Daillère, l'auteure du rapport, cette absence de transparence revient à "nier la réalité" des violences policières et "l'existence de victimes". Plusieurs villes ou pays font preuve de plus de transparence :

- A Montréal (Canada), le nombre d'utilisation d'armes intermédiaires par les policiers est publié chaque année par la police de la ville ;
- Aux Etats-Unis, les personnes décédées lors d'intervention policières sont recensées par le Bureau fédéral des statistiques judiciaires ;
- Au Royaume-Uni, l'Independent Police Complaints Commission, un organisme indépendant, les comptabilise depuis 2004.

Un risque d'"impunité"

Chez les policiers comme chez les gendarmes, l'opacité est aussi de mise en matière disciplinaire, selon le rapport de l'Acat. Les autorités communiquent peu sur les motifs de saisines de l'IGPN et l'IGGN (Inspections générales de la police et de la gendarmerie nationales), ainsi que sur les sanctions prononcées.

A tous les niveaux, il est difficile d'obtenir une "enquête effective" sur un cas de violence, explique l'Acat, qui dénonce de "graves défaillances dans les enquêtes administratives et judiciaires effectuées à la suite de plaintes pour violences policières".

- L'association évoque un "corporatisme" qui rend d'abord difficile le dépôt de plainte en cas de violence : les agents peuvent refuser de les enregistrer lorsqu'elles visent leurs collègues.
- L'enquête va ensuite être réalisée dans la majorité des cas par les services de police ou de gendarmeries eux-mêmes. Concrètement, cela veut dire que les enquêtes peuvent être réalisées par les services mis en cause.
- Et lorsque l'IGPN ou l'IGNN sont saisies, dans les cas les plus graves, leur indépendance est aussi contestée. Ces services sont notamment "suspectés d’accorder plus de crédibilité aux dires des policiers et des gendarmes qu’aux tiers les mettant en cause", note l'association.

Le rapport de l'IGGN sur la mort de Rémi Fraisse en a été un exemple. Les conclusions de ce rapport rendu public semblent "exonérer les forces de l’ordre de toute responsabilité dans la conduite des opérations de maintien de l'ordre", explique l'association.

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160314.OBS6340/violences-policieres-en-france-une-radiographie-accablante.html

Lire/Télécharger le rapport :
https://www.acatfrance.fr/public/rapport_violences_policieres_acat.pdf

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 13:54

Le 25 mars 2016

Selon de nouveaux éléments de l'enquête révélés par Mediapart, le militant écologiste tué en octobre 2014 sur le site contesté du barrage de Sivens dans le Tarn était en position de défense avant d'être tué par une grenade tirée par un gendarme.

Le militant écologiste Rémi Fraisse tué en octobre 2014 sur le site contesté du barrage de Sivens (Tarn) levait les mains et criait « arrêtez » aux gendarmes au moment où il a reçu une grenade qui l’a tué, selon de nouveaux éléments, a-t-on appris vendredi de source proche du dossier.

Ces informations rajoutées au dossier ont été fournies par des témoins «entendus récemment», selon la même source. Il s’agit de « nouveaux éléments ».

« Rémi Fraisse avait l’intention d’aller dire aux gendarmes de manière candide et naïve d’arrêter en prononçant les mots "arrêtez, arrêtez" », a-t-on indiqué, confirmant des informations publiées sur le site de Médiapart.

 «Il avait les mains en l’air et criait "arrêtez" » en avançant. Le jeune militant de 21 ans «était pacifiste et n’avait pas jeté de pierres» dans la nuit du 25 au 26 octobre où s’affrontaient les zadistes occupant le site depuis un an et les forces de l’ordre, selon les témoins cités.

Le 18 mars, le gendarme qui avait tiré la grenade présumée responsable de sa mort, a été placé par les juges d’instruction à Toulouse sous le statut de témoin assisté.

Cela écarte en l’état son renvoi devant un tribunal.

L’information judiciaire, ouverte initialement pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner », a été requalifiée en « homicide involontaire ».

L’enquête, ouverte contre X, vise des  « faits commis par une personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions ».

« Le statut de témoin assisté permet à la fois au gendarme d’avoir accès au dossier mais il veut dire également qu’il n’est pas l’auteur direct de la mort et que, donc, on va continuer les investigations pour savoir s’il n’y a pas d’autres acteurs directs », avait alors expliqué à l’avocate de la famille Fraisse, Me Claire Dujardin.

« C’est peut-être le début d’une vraie enquête », avait souhaité Me Dujardin, appelant de ses voeux l’audition de « la hiérarchie » du gendarme.

Le militaire J. avait déjà été entendu mi-janvier 2015 sous le régime de la garde à vue par l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN). L’IGGN l’avait blanchi, estimant que les avertissements préalables au lancer de grenade avaient été effectués.

La mort du militant avait provoqué une onde de choc en France et le projet de barrage a été abandonné. Les zadistes ont été évacués du site par les forces de l’ordre en mars 2015. Un projet similaire mais plus petit a été présenté, mais il est rejeté par les ex-zadistes.

Source :
http://www.liberation.fr/france/2016/03/25/sivens-remi-fraisse-avait-les-mains-en-l-air-quand-il-a-ete-tue-selon-des-temoins_1441984

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 11:05

En lien avec nos camarades québécois du Collectif Opposé aux Brutalités Policières, nous organisons chaque année à Bordeaux des journées anti-répression.

Du 4 au 19 mars 2016, nous vous invitons à nous retrouver sur divers rendez-vous.

Rencontres, projection, formation, slam, hommage aux victimes et autres concerts, voilà le programme d'un mois dédié à nos libertés pas encore tout à fait perdues, à la solidarité, à la mémoire de ceux morts sous les coups de la police.

Samedi 19 mars - Déambulation - Mur contre l'Oubli
Hommage aux victimes de violences et crimes policiers

Départ 12h - Place Camille Julian

Action non-violente en solidarité avec les familles et leurs proches, rejoignez-nous pour ne pas oublier et dénoncer les crimes policiers. Pour nous souvenir, pour alerter et informer !

Pour la vérité et la justice !
http://atouteslesvictimes.samizdat.net/?page_id=692
https://youtu.be/xlSWWgP28T4
https://youtu.be/hZ9A2a1reP4

En écho depuis Bordeaux avec tous les mouvements anti-répression...

Programme de la semaine contre la brutalité policière - Québec
Du 9 au 15 mars

http://clap33.over-blog.com/2016/03/quebec-9-au-15-mars-semaine-contre-la-brutalite-policiere.html

***

Manifestation Contre les violences policières - Bruxelles
Mardi 15 mars - 18h - Place Fontainas
http://www.stop-repression.be/agenda/15mars/

***
Manifestation parisienne par les familles et collectifs contre les violences policières
Samedi 19 mars - 14h Paris - Gare du Nord
http://paris.demosphere.eu/rv/45222
http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/

***
Observatoire de l'état d'urgence à Toulouse
http://toulouse.etatdurgence.fr/

Le programme détaillé des journées anti-répression :
http://clap33.over-blog.com/2016/02/bordeaux-du-4-au-19-mars-2016…

--

collectif Contre Les Abus Policiers - Bordeaux [Fr]
http://clap33.over-blog.com/

Pour nous écrire, pour témoigner :
collectif.clap33@gmail.com

Notre manifeste :
http://clap33.over-blog.com/pages/Le_manifeste-1768283.html

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 11:56

En lien avec nos camarades québécois du Collectif Opposé aux Brutalités Policières, nous organisons chaque année à Bordeaux des journées anti-répression.

Du 4 au 19 mars 2016, nous vous invitons à nous retrouver sur divers rendez-vous.

Rencontres, projection, formation, slam, hommage aux victimes et autres concerts, voilà le programme d'un mois dédié à nos libertés pas encore tout à fait perdues, à la solidarité, à la mémoire de ceux morts sous les coups de la police.

Jeudi 10 mars - Projection/Débat - "Vérité et Justice pour Hakim Ajimi"
En collaboration avec le groupe projection du Samovar

20h - Le Samovar - 18 rue Camille Sauvageau - Entrez libres !

Autopsie d'un crime policier qui porte en lui tous les stigmates des autres assassinats commis par les forces de l'ordre : racisme, violences, mobilisation des familles...
http://clap33.over-blog.com/tag/crimes%20policiers/

Le programme détaillé des journées anti-répression :
http://clap33.over-blog.com/2016/02/bordeaux-du-4-au-19-mars-2016…

--

collectif Contre Les Abus Policiers - Bordeaux [Fr]
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Notre manifeste :
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 15:06

Transmis par Elise le 18 février 2016

La justice referme le dossier Ali Ziri, un retraité mort en 2009 à la suite d’une garde à vue.

La Cour de cassation a refermé définitivement, mardi 16 février, l’enquête sur Ali Ziri, un retraité algérien de 69 ans, mort le 9 juin 2009 après un contrôle policier à Argenteuil (Val-d’Oise). La haute juridiction a rejeté le pourvoi contre l’arrêt de la cour d’appel de Rennes qui avait confirmé, en 2014, le non-lieu prononcé par les juges d’instruction, a révélé Mediapart, mercredi 17 février.

Ali Ziri, un « chibani » arrivé en France dans les années 1950, avait été interpellé avec un ami, Arezki Kerfali, 60 ans, à bord d’un véhicule que ce dernier conduisait. Fortement alcoolisés, les deux hommes avaient été transportés au commissariat d’Argenteuil et placés en garde à vue. Tombé dans le coma, le retraité était mort deux jours plus tard à l’hôpital d’Argenteuil.

Une première autopsie avait conclu que des problèmes cardiaques et l’alcoolémie étaient les causes du décès. Mais une contre-expertise avait révélé la présence d’une vingtaine d’hématomes, dont certains larges de 17 centimètres. L’institut médico-légal concluait qu’Ali Ziri était « décédé d’un arrêt cardio-circulatoire […] par suffocation multifactorielle (appui postérieur dorsal, de la face et notion de vomissements) ».

En cause, l’usage de la technique interdite du « pliage » pour maîtriser le retraité. Mais la Cour de cassation a estimé que « les manœuvres de contention pratiquée sur Ali Ziri avaient été rendues nécessaires par l’agitation et la rébellion des personnes interpellées », selon l’arrêt cité par Mediapart.

« Aucune faute, volontaire ou involontaire, ne peut être relevée »

La haute juridiction met fin à un long marathon judiciaire. Après trois ans d’une instruction sans aucun acte d’enquête produit, le juge avait décidé de ne pas poursuivre les policiers impliqués dans l’interpellation, expliquant n’avoir établi « aucun acte de violence volontaire qui aurait été la cause directe ou indirecte du décès ».

La Cour de cassation avait relancé en février 2014 les espoirs des proches du vieil homme en annulant le non-lieu.

L’affaire avait été renvoyée devant la cour d’appel de Rennes, où le parquet général s’était prononcé pour une relance de l’enquête.

Mais la chambre de l’instruction avait finalement confirmé le non-lieu, le 12 décembre 2014, estimant que « les policiers n’ont fait usage que de la force strictement nécessaire » : « Aucune faute, volontaire ou involontaire, ne peut être relevée à leur encontre. »

Source :
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/02/18/la-justice-referme-le-dossier-ali-ziri-un-retraite-mort-en-2009-a-la-suite-d-une-garde-a-vue_4867298_1653578.html

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 11:41

Pour signer la pétition
https://www.change.org/p/une-urgence-dire-nonaupermisdetuer

Le 15 janvier 2016 la justice a acquitté un policier qui avait tué mon frère d’une balle dans le dos.

Malgré tous les témoignages mettant à mal la version du policier, la cour a tranché en faveur du tueur.

Car "un policier ne tire qu’en situation de légitime défense", expliquait le porte-parole du syndicat policier à la barre. "Vous affirmez quelque chose qui reste à prouver", lui avait rétorqué l’avocat de la famille.

Mais cette garantie risque de disparaître : le Gouvernement souhaite désormais inscrire la présomption de légitime défense pour les policiers dans la loi.

Si cette loi passe, tout policier qui aurait tué une personne serait considéré a priori en situation de légitime défense, sans être inquiété par la justice.

Amine n'avait que 28 ans lorsqu'il a été tué par ce policier, le 21 avril 2012.

On pourrait donc croire que l’inquiétude vient d’une vision biaisée d’une famille endeuillée.

Et pourtant, tous les journalistes en sont témoins : la police, dans cette affaire, a menti, au point où l’avocat général, représentant de l’Etat, a lui-même demandé à ce que l’accusé, Damien Saboundjian, soit condamné.

Le magistrat considérant ce dernier "dangereux", il a demandé à ce que le jury "rende une décision qui ne puisse pas être interprétée comme un permis de tuer". Une première en France.

On pourrait croire aussi qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Car au fond, Amine était un "bon client" pour la légitime défense : il était de ceux qu’on appelle les "délinquants multirécidivistes" qui mériteraient de mourir, pour qui la peine de mort n'a pas été abolie.

Mais les familles des adolescents Zyed et Bouna qui rentraient chez eux après un match de foot en 2005, du retraité Ali Ziri qui rentrait chez lui en voiture en 2007, ou du jeune écolo Rémi Fraisse qui avait rejoint une manifestation en 2014 le savent tout autant que les 15 familles par an (en moyenne !) qui perdent un proche entre les mains de la police en France : délinquant ou pas, le procédé est toujours le même.

Criminalisation de la victime pour trouver une excuse plausible au policier, et détourner l’attention de tous les mensonges et incohérences dans le dossier ; protection et acquittement du tueur.

Nous n’avons pas en France un problème de policiers tués par des citoyens. Nous avons un problème de citoyens tués par la police, en toute impunité. Problème qui a d’ailleurs fait l’objet de deux rapports d’Amnesty International en 5 ans.

Avec les familles Wissam El Yamni, Abdoulaye Camara, Lahoucine Aït Omghar, Amadou Koumé, Mourad Touat et Hocine Bouras, Taghbalout Karim décédées les années suivantes, nous avons décidé de nous unir pour nous donner la force de nous battre, et réclamé une juridiction indépendante pour enquêter sur les morts survenues dans l’exercice de la fonction des agents des forces de l’ordre.

Mais à la place, c’est l’inscription du permis de tuer des policiers dans la loi que le Gouvernement a choisi.

Avec la lutte antiterroriste comme prétexte, la proposition de loi qui risque de passer inaperçue est présentée en conseil des ministres le 3 février. Or si nous voulons donner espoir à ceux qui ne croient plus au slogan des frontons des mairies françaises, nous avons tous le devoir de nous y opposer.

Car un policier qui n’est plus justiciable est une menace pour la démocratie. Et dans une République qui vient d’autoriser le port d’arme hors service, on ose à peine en imaginer les risques.

Nous ne voulons pas que la liste des victimes s’allonge à un rythme encore plus élevé chaque année.

Nous ne voulons pas devenir les monstres que le traumatisme et le déni de justice produisent.

Nous voulons garder espoir en l’Etat de Droit, pour que chaque famille endeuillée puisse un jour voir la Justice.

Nous vous demandons, Mesdames et Messieurs les parlementaires, de voter NON au permis de tuer.

Amal Bentounsi
Collectif Urgence notre police assassine

Twitter : UNPA75

Facebook : Collectif urgence notre police assassine

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 15:13

Le 22 janvier 2016

Le policier responsable de la mort d'Amine Bentounsi, survenu à Noisy-le-Sec le 21 avril 2012, sera rejugé. Le parquet général de Paris a décidé de faire appel de son acquittement.

Ce gardien de 37 ans, originaire de La Tronche, une banlieue de Grenoble, avait été acquitté, vendredi 15 janvier, de toutes les charges qui pesaient contre lui.

Il était poursuivi devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis (Bobigny), pour avoir tué d'une balle dans le dos, en avril 2012 à Noisy-le-Sec, Amine Bentounsi, 28 ans à l’époque des faits, recherché pour ne pas être rentré de permission.

L'avocat général Loïc Pageot, avait réclamé une peine de 5 ans avec sursis assortie de mesures de soins. Il avait aussi demandé aux jurés d'interdire à Damien Saboundjian d'exercer le métier de fonctionnaire de police.

Enfin, l'avocat général avait réclamé la suspension de son port d'arme pour 5 ans, le maximum autorisé par la loi. Les jurés n'avaient pas suivi le réquisitoire de l’avocat général.

La cour avait estimé que Damien Saboundjian avait agi en état de légitime défense et qu'il n'était donc pas responsable pénalement de la mort d'Amine Bentounsi.

La soeur de la victime a exprimé sa satisfaction. "C'est une bonne chose que Damien Saboundjian soit rejugé. J'ai espoir que justice soit rendue à notre famille", a dit la voix remplie d'émotion Amal Bentounsi.

Sur Facebook, Alliance 93, un syndicat de policiers, mécontents de la décision du parquet parle "d'achaement judiciaire". "Nous témoignons notre soutien à notre collègue. Nous continuerons à te soutenir dans cette épreuve et nous serons présent au moment de l'appel", promet Alliance 93.

Source :
http://www.lecourrierdelatlas.com/1077022012016Le-policier-responsable-de-la-mort-d-Amine-Bentounsi-et-qui-avait-ete-acquitte-sera-rejuge%C2%A0.html

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 11:42

Le 17 janvier 2015

En 2012, Amine Bentounsi, un délinquant de 28 ans, était tué d’une balle dans le dos par un gardien de la paix au commissariat de Noisy-le-Sec.

Depuis, le policier, Damien S., a toujours affirmé avoir agi par légitime défense. Son procès lui a donné raison puisque, le 15 janvier, il a été acquitté.

Il y a un an, "Marianne" avait rencontré la grande soeur d'Amine Bentounsi, Amal. Nous republions son histoire, celui d'un combat contre les violences policières.

Amal est née dans la France de Giscard, en 1976, Farid dans celle de Mitterrand, en 1985. Amal a grandi en Seine-Saint-Denis, Farid dans une cité de Clermont-Ferrand, au pied des volcans auvergnats.

La première est devenue commerçante, et même chef d’entreprise ; Farid, lui, est ingénieur.

Rien ne les prédisposait à faire un bout de chemin ensemble dans la France de Sarkozy, puis de Hollande, s’il n’y avait eu ces drames.

Le grand frère de Farid, Wissam el Yamni, est mort dans une voiture de police dans la nuit du 31 décembre 2011, alors qu’il avait 20 ans.

C’est pour lui faire part de son expérience qu’il téléphone à Amal après la mort de son petit frère, Amine Bentounsi, tué par balle à l’âge de 30 ans alors qu’il fuyait les policiers dans une rue de Noisy-le-Sec, le 21 avril 2012, un revolver à la main.

« Ne te laisse pas faire, lui dit-il, ils prendront ta gentillesse pour de la faiblesse ».

Depuis, Amal et Farid marchent main dans la main pour obtenir un début de vérité judiciaire de la part de ces institutions qu’ils avaient envie de respecter, eux qui n’avaient jamais eu affaire à la police, ni à la justice.

Ils s’apportent mutuellement cet oxygène qui leur fait parfois défaut quand des bouffées de colère les assaillent.

Produits de leur époque, droits dans leurs bottes, éduqués, ils connaissant parfaitement leurs droits, loin de ces familles maghrébines qui baissaient les yeux quand l’un des leurs rencontraient malencontreusement les balles de la police, au siècle dernier.

Ce que lui racontait son petit frère, les tabassages réguliers dans les commissariats, Amal n’a jamais voulu y croire. « Pour moi, c’était inconcevable ».

Lorsqu’à la veille du premier tour de l’élection présidentielle de 2012, le commissariat de Bobigny l’appelle pour lui annoncer sa mort, elle voit défiler sous ses yeux la vie d’Amine, incarcéré pour la première fois à 15 ans parce qu’il avait (2 ans plus tôt) allumé un feu près d’une école, lui qui chantait les chansons de Renaud (L’Hexagone) à ses amis de la cité de la Pierre-Collinet, à Meaux.

« On l’a jeté aux loups, dit-elle. Il était comme mon fils. J’étais la seule qui pouvait le comprendre. Il se faisait appeler « Jean-Pierre » pour ne plus être catalogué. Il ne voulait pas retourner en prison, c’est pour ça qu’il a disparu pendant deux ans. Il comptait se rendre parce qu’il n’en pouvait plus de la cavale… ».

Lire la suite :
http://www.marianne.net/mort-amine-bentounsi-combat-sa-soeur-amal-100239510.html

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