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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 11:42

Le 22 janvier 2016

L'assaillant tunisien du commissariat de la Goutte d'Or, à Barbès, dans le 18e arrondissement de Paris, le 7 janvier dernier, n'a pas de lien avec un réseau islamiste. C'est la police allemande qui l'affirme.

Tarek Belgacem, 24 ans, avait vécu dans un foyer de réfugiés outre-Rhin. «

Au cours des deux dernières semaines, nous n'avons découvert dans l'entourage de l'assaillant aucun indice indiquant l'existence d'un réseau islamiste (...) Nous excluons dès lors aujourd'hui qu'il y ait pu avoir un réseau islamiste », a déclaré à la presse le chef de la police du Rhénanie du Nord-Westphalie, Uwe Jacob.

« C'est un assaillant isolé. Les services de sécurité français et allemand sont du même avis », a-t-il ajouté au sujet du suspect.

Armé d'une feuille de boucher - sorte de hachoir - et doté d'un fausse ceinture d'explosifs, l'homme aurait crié « Allah Akbar » en s'avançant vers les policiers à l'entrée du commissariat avant d'être abattu.

D'après les enquêteurs français, Tarek Belgacem n'avait pas répondu aux demandes de sommation des des policiers en faction. Ce qui les avait conduits à tirer en légitime défense.

L'homme était également en possession d'un papier sur lequel il revendiquait son appartenance au groupe Etat islamiste, selon la police française.

La famille de Tarek Belgacem, qui soutient que ce dernier n'était pas un terroriste islamiste lié à Daech, doute de la version livrée par le parquet de Paris.

Elle a indiqué par le biais de son avocat qu'elle portait plainte contre X pour « homicide involontaire ».

Son avocat, Me Nasr Azaiez, évoque une réaction « disproportionnée » de la police, expliquant que l'on ne tue pas un individu pour la seule raison qu'il a « exhibé » un couteau de boucher devant des policiers.

Source :
http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-assaillant-du-commissariat-de-barbes-sans-lien-avec-un-reseau-islamiste-22-01-2016-5476019.php

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 11:32

Le 19 janvier 2016

La famille de l’homme qui avait été abattu après avoir attaqué un commissariat de police du 18e arrondissement de Paris, le 7 janvier, compte porter plainte contre X pour homicide volontaire, a annoncé Nasr Azaiez, l’avocat sollicité par le père de Tarek Belgacem. Il met en doute la version livrée par le parquet.

« Ça a tout l’air d’un homicide volontaire. Ils ont tiré pour l’abattre. Si on s’en tient à la thèse du parquet, elle explique qu’il a “exhibé” une hache. Est-ce que le fait d’exhiber une arme justifie de tuer quelqu’un ? Est-ce que c’est proportionné ? D’après les témoins, il n’avait pas de couteau et n’a pas crié “Allah akbar”. Les témoignages sont unanimes. »

D’après le parquet de Paris, l’assaillant s’était rendu devant le commissariat situé au 34, rue de la Goutte-d’Or et avait menacé les policiers en faction avec une feuille de boucher (une sorte de grand hachoir) et un engin explosif factice, avant d’être tué par les agents.

La police a trouvé sur Tarek Belgacem un texte de revendication dans lequel il prête allégeance au chef de l’organisation Etat islamique et un téléphone portable équipé d’une puce allemande. L’incident a eu lieu un an jour pour jour après l’attaque perpétrée dans les locaux de Charlie Hebdo, qui avait fait douze morts.

Source :
http://mobile.lemonde.fr/police-justice/article/2016/01/19/la-famille-de-l-homme-tue-devant-le-commissariat-de-barbes-porte-plainte-pour-homicide-volontaire_4849878_1653578.html

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 15:12

Procès aux assises de Bobigny de Saboundjian Damien le meurtrier de Amine Bentounsi

Ce procès aura permis d'avoir un aperçu sur les dessous de la police quand ils sont mis en cause dans une affaire de meurtre ou de violence.

Ouverture du procès, Merchat avocat de Saboundjian récuse 3 jurés qui ont un nom à consonance maghrébine sans aucun motif et justification.

- Une balle dans le dos qui sera fatale à la vie de Amine Bentounsi.

- 6 témoins qui voient Amine Bentounsi tombé face contre terre et Saboundjian derrière lui le braquer les 2 mains jointes sur l'arme, droit sur ses 2 jambes.

- 4 témoins dans une voiture braqués par Saboundjian, une balle tirée par le policier sur le bas de caisse d'un automobiliste à l'arrêt au feu rouge.

- Pas d'empreintes sur l'arme (avec selon laquelle Amine court pendant sa fuite) pas d'empreintes non plus sur la grenade factice qu'il aurait jeté sur les policiers selon la version policière.

Des écoutes téléphoniques accablantes contre le policier qui feront ressortir :

- le racisme "collègue policier Saboundjian " tu sais la clio que tu a vendu ? J'ai vu 2 arabes dedans, on aurait su on aurait mis une bombe à l'intérieur, hi hiiiii"
- Pression des syndicats policier sur les enquêteurs de L'IGS. Saboundjian "ils savent pas qu'ils ne doivent pas toucher à un syndicaliste, ils vont jarretée, j'ai eu le préfet Lambert j'ai tout son soutien je peux demander ce que je veux maintenant"

Le soutien infaillible du préfet Lambert proche de Sarkozy.
- La Soeur de Saboundjian "tu sait j'ai eu Merchat ton avocat, il a dit que le mec de l'igs si il continue, il va lui mettre une balle entre les 2 yeux"
- Saboundjian "moi j'ai pas confiance en Bobigny, j'aurais préféré Paris de toute façon"

- Son collègue " Valls est venue à Noisy au Commisseriat pour te soutenir, il a refusé de parler à la famille Bentounsi"

- Saboundjian "ah Oue, bah je suis bien content, de toute façon ce mec c'était une chiur" collègue " de toute façon ce sont tous des batards, ont leur pisse dessus"

Ces écoutes révéleront aussi qu'en plus de nombreux mensonges à la société, il ment aussi à sa femme où il s'adonne à la prostitution avec des filles de joies et conversation avec sa maîtresse.

- Faux témoignage de son collègue Boursier Guislain qui au départ qui dit" j'ai tout vu", et grâce au travail de l'igs finira par dire "j'ai menti pour couvrir mon collègue Saboundjian le meurtier de Amine Bentounsi"

À tous ceux qui soutiennent ce policier tueur, menteur, manipulateur et qui n'ont pas assisté au procès de ce policier, nous avons là dans ce dossier la démonstration des dessous de la police un corpus qui se soutien même face à l'indéfendable, de nombreux mensonges et incohérences et malgré le réquisitoire de l'avocat général qui demandez à la cour de condamner et désarmer ce policier pour la sécurité de la société. Il a été acquitté.

En l'acquittant, La justice se condamne elle même et délivre un permis de tuer aux policiers.

Ce procès est une exception qui vient de confirmer la règle de l'impunité policière.

Les masques viennent de tomber.

Je ne lâcherais rien, je deviendrais comme un poison dans leurs vies.

Amal Bentounsi
Collectif urgence notre police assassinee
http://www.urgence-notre-police-assassine.fr/

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 14:41

Le 19 janvier 2016

A chaque fois qu’Amal m’appelle, elle est en train de conduire. Je lui demande toujours si elle a bien branché son kit mains libres. Elle me dit « Oui bien sûr Nadir ». Parfois, j’ai l’impression qu’elle se fout de ma tronche, mais je suis peut-être un peu parano sur les lignes.

Si je lui prends la tête avec ça, c’est parce que je m’inquiète pour elle : beaucoup de flics la détestent. Et ils attendent juste le moindre faux pas. Parce qu’en trois ans, Amal est devenue leur bête noire.

Il faut dire qu’avec elle, ils ont du mal.

C'est plus facile avec les hommes. Avec les mecs, les basanés et les Noirs, ils n’hésitent pas. Ils peuvent les cogner, les insulter, voire les buter. Ils savent qu’ils ne seront jamais inquiétés. De temps en temps, ils sont traduits devant les tribunaux.

Faut faire genre que la démocratie fonctionne un minimum dans ce pays et qu’un flic n’est pas au dessus de la loi. On n’est pas aux Etats-Unis cocotte, mais en France, on ne plaisante pas avec le droit et la justice.

Devant la Cour, les policiers poursuivis ne sont jamais seuls. C'est une caste avec un système bien rodé. Une machine huilée qui pense plus à mettre sous les écrous qu'a réfléchir sur ses pièces défectueuses.

Bien sûr, parmi les flics, beaucoup ne sont pas des couillons et ils savent très bien que le collègue a merdé mais ils se disent qu’on règlera ça plus tard : « entre nous ».

Et puis, ils se disent que ça peut leur arriver aussi à eux, qu’ils ne sont jamais à l’abri d’une bavure et qu’ils seraient bien contents de voir qu’ils sont soutenus à leur tour.

Avec Amal, c’est un peu plus compliqué : c’est une honnête mère de famille, tout juste la quarantaine, une belle nana en plus, faut être honnête.

Elle craque de temps en temps, c’est pas Robocop quand même, comme lors du verdict rendu après le procès sur les policiers responsables de la mort de Zied et Bouna, où elle s’était mise en larmes à crier son désespoir devant tout le monde quand elle avait appris le non-lieu.

Vendredi dernier, vers 20h20, elle est rentrée une dernière fois dans cette salle de la cour d’assises de Bobigny, où avait lieu pendant toute la semaine le procès du policier qui a abattu son petit frère, mort à Noisy-le-Sec d’une balle dans le dos en avril 2012.

Ce n’était que la quatrième fois en 50 ans qu’un procès pour violences policières avait lieu aux assises.

Et c'était grâce à Amal qui s'était battue comme un lionne pour faire traduire ce flic devant les tribunaux. Le reste du temps c'est "Circulez Y'a Rien à Voir".

C’était l’heure du verdict. Une date qu’elle attendait depuis trois ans.

Forcément, c’était un moment très spécial pour elle.

Amal était entourée de sa fille et de sa nièce. Elle était aussi calme qu'Olympe, c’était magistral de la voir aussi digne.

Elle s’est assise et j’ai pas pu m’empêcher de la regarder. Amal avait la tête baissée, les yeux quasiment fermés et elle attendait.

Elle se recueillait je crois. Peut-être même qu’elle demandait à Dieu de l’aider. De lui rendre justice.

La salle de la cour d’assises était bondée de monde. Beaucoup de soutiens présents. Ca l’a aidée à rester forte.

Y avait aussi les flics, la mafia institutionnelle qui restait debout et qui nous regardaient comme on regarde un ennemi.

L’avocat général a été le premier à rentrer. Il avait été très bon. Lui, avait compris qu’un flic est un justiciable comme un autre. Lui, avait compris que le policier mentait et il avait demandé aux jurés qu’ils le condamnent. Qu’ils rendent justice.

Il avait demandé cinq ans, avec du sursis, c’est vrai que ça paraît peu.

Mais il voulait surtout que ce flic ne puisse plus jamais travailler sur le terrain, car il avait compris que c’était un type dangereux pour la sécurité des autres, qu’il avait la gâchette facile.

Quelques minutes plus tard, l'accusé est apparu.

Lucky Luke avait la mine défaite. Il avait beaucoup pleuré pendant le procès mais je crois pas qu'il était sincère : ses larmes c'étaient juste de la mythonnerie artificielle, juste pour attendrir les jurés.

Il a marché tout droit. Le colosse d’1m95 n'a regardé personne. Il s’est assis. Il était pressé d’en finir.

Le président est entré juste après, suivi des 7 jurés. Un jury populaire, sans les Gnoules, nombreux au départ, mais qui ont tous été révoqués parce que tout le monde croit qu’une couleur de peau similaire, ça suffit à être solidaire.

Tout le monde s’est levé parce que c’est l’usage.

Puis, tout le monde s’est assis parce que c’est aussi l’usage.

Et le président a parlé. Il a été droit au but et il a commencé à énoncer le verdict.

Je regardais Amal. Elle n’avait pas bougé d’un iota. Sa fille commençait à avoir les larmes qui inondaient son visage. Y avait un silence encore plus fort que dans une cérémonie de cimetière.

Le président m’a mis sur la fausse route du bonheur parce qu’il a commencé à dire que le jury était d’accord avec toutes les premières questions auxquelles il a dû répondre : Oui, le policier avait causé la mort du jeune Amine. Oui, le jury avait considéré qu’il l’avait tué en tant que flic.

J’étais tellement submergé par l’émotion que je voyais ça comme un bon signe. J’entendais le jury répondre Oui à tout et j’étais pas assez concentré pour comprendre qu’il dirait Non à la dernière question, la plus importante de toutes.

Il y a eu quelques secondes de flottement et derrière moi, une collègue journaliste a dit : "Merde, ça veut dire qu’il va être acquitté."

Elle avait l’habitude des tribunaux, c’est pour ça qu’elle avait vu juste : le policier était bien responsable de la mort d'Amine, mais il repartait libre parce que le jury avait estimé qu’il avait agi en état de légitime défense.

Je suis resté sans rien dire pendant quelques secondes et j’ai entendu crier.

Tous les flics présents dans la salle ne montraient pas leur joie à l’extérieur mais je voyais bien qu’ils étaient en kiff total à l’intérieur.

Ils étaient tellement contents qu’ils s'en cognaient de la réaction des citoyens solidaires qui criaient de toutes leurs forces : "Honte à l'injustice!" Une scène poignante. Comme un coup de poignard... dans le dos.

Amal, elle, ne disait rien : c'est elle qui avait le plus mal et pourtant elle restait silencieuse. Elle allait juste réconforter les autres.

D'abord sa propre fille qui chialait de toute sa chair. Une rage déversée à la mémoire de son oncle.

Je me suis levé et j'ai commencé à filmer. Je voulais moi aussi crier ma furie et ma haine mais j’ai pris sur moi. J’étais ici en tant que journaliste mais j’avais mal comme les autres.

Amal s'est battue dignement jusqu'au bout. Avec foi.

La loi, elle, est morte.

Source :
http://www.lecourrierdelatlas.com/1074619012016La-chronique-du-Tocard.-Amine.html

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 13:50

Le 8 janvier 2015

A Cergy, Mehdi, 32 ans, a été assassiné à bout portant par la police ce jeudi soir.

Après s’être retranché dans un appartement de sa résidence, « silencieux et sans revendication », les forces de répression ont forcé l’entrée du logement.

L’homme, muni d’un ou plusieurs couteaux, persuadé « que des gens voulaient le tuer », une crainte qui l’avait mené à alerter cette même police le jour même vers 14h30, a été abattu de plusieurs coups de feu.

Traité comme un nouveau fait divers par le gouvernement, la police, et les médias dominants, c’est en réalité un deuxième assassinat en 24h pour le bras armé du gouvernement.

Alors que de concert ils argueront, une fois de plus, la légitime défense, ce nouveau crime policier, qui fait suite à la mort de Babacar Gueye, un sénégalais de 27 ans, début décembre à Rennes, devient désormais monnaie courante.
Lire ici :
http://clap33.over-blog.com/2015/12/rennes-3-dec-babacar-gueye-tue-de-5-balles-par-la-b-a-c.html

Il est alors légitime de se poser la question suivante : la police aurait-elle, sur fond d’état d’urgence, obtenu un permis de tuer ?

La recherche du buzz permanent

Profitant de l’atmosphère anxiogène entretenue par le gouvernement autour des attentats et l’état d’urgence, les médias dominants ont colporté, dans leur recherche du buzz, nombre d’informations non vérifiées. « Il aurait attaqué à l’arme blanche le passager d’un bus qui venait de descendre », affirme le Parisien ; une information démentie le soir même dans un article du Figaro, sur la base d’une nouvelle version des faits du procureur.

"Hier vers 18h30, un homme a pénétré chez ses voisins" en passant par la corniche de son immeuble au 3e étage et "les a menacés avec un couteau". Ainsi les voisins ont été menacés sans être blessés, signe que l’homme, en proie à une crise de folie, aurait cherché à fuir « des gens » qui « voulaient le tuer ».

Ironie du sort, ces personnes se sont révélées être les policiers.

Même si le conditionnel est utilisé, ces premières informations, provenant des forces de répression et du procureur, font le ton de la presse.

Celle-ci n’hésite pas à en rajouter, trouvant toute forme de justification à l’assassinat : on pointe du doigt le caractère « très exigu » du logement ; on monte en épingle l’attaque au couteau, suite à l’intervention de la police, qui a blessé « très sérieusement » le bras d’un policier.

Bien heureusement, le policier blessé sera opéré dans la nuit et « ses jours ne sont toutefois pas en danger », tandis que le « forcené » est « décédé quelques minutes plus tard ».

La vie d’un « déséquilibré » vaut en effet bien moins que celui d’un chien policier comme Diesel.

A la recherche d’un mobile du crime…

La police est coupable d’un deuxième assassinat en 24h.

Quelques heures après avoir abattu Tarek Belgacem, « déséquilibré », à la Goutte d’Or à Paris, les forces de répression récidivent. Armé d’une lame de boucher, l’homme a été abattu de cinq balles par le police, dans la matinée. La « ceinture d’explosif », qui s’est avérée factice, est devenue au fur et à mesure de l’éclaircissement de l’affaire, le mobile du crime des policiers du commissariat du 18ème arrondissement de Paris.
Lire ici :
http://clap33.over-blog.com/2016/01/attentat-a-la-goutte-d-or-folie-meurtriere-ou-folie-policiere.html

Pourtant à Cergy, il n’en est rien. L’homme « devenu paranoïaque depuis l’été dernier », connu pour troubles psychologiques, était armé d’un ou plusieurs couteaux dont il a fait usage suite à l’intervention de la police dans l’appartement dans lequel il s’était retranché.

Cette fois-ci, point d’engin explosif, point de « terroriste », point de « signe de radicalisation », les mobiles du crime du 18ème arrondissement ne tiennent plus.

… un coupable tout trouvé, un Tazer « défaillant » ?

L’imagination des forces de l’ordre et des médias dominants sont sans limites.

Le caractère « très exigu » du logement, soi-disant élément décisif dans une lutte qui aurait dérapée contre plusieurs policiers armés jusqu’aux dents, n’est pas très crédible pour expliquer ces tirs. La faute en reviendrait alors à un « Taser » défaillant.

Selon cette dernière version, les forces de l’ordre auraient eu recours au Taser® pour neutraliser le « forcené », en vain, explique le procureur.

« Celui-ci n’a pas eu d’effet. On ne sait pas encore pourquoi. Est-ce les électrodes qui n’ont pas atteint la cible ? Y-a-t-il eu un dysfonctionnement de l’appareil ? Quoi qu’il en soit, l’individu ne s’est pas effondré et a continué à porter des coups de couteau vers les policiers. L’un d’eux a alors tiré plusieurs coups de feu avec son arme et abattu l’homme. »

Le meurtre de Mehdi, qui entendait, selon la gardienne, « quelqu’un dans sa tête qui l’insultait », se réduit ainsi à un débat technique qui pourrait bien déboucher sur une attaque en justice contre la société « Taser » pour vente de produit défaillant.

En réalité, ce sont deux enquêtes d’une toute autre nature qui seront lancées.

Rassurons-nous, ce ne seront pas les conditions de l’assassinat qui seront mises en lumière.

Mais il y aura bien deux investigations : l’une pour « tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique » ; l’autre pour « violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

Deux enquêtes pour une justice à deux vitesses.

On se doute bien de leurs conclusions ; il n’y aurait rien d’étonnant à voir conclure l’usage de la légitime défense des policiers contre un « déséquilibré » qui a « pété les plombs en début d’après-midi ».

Une peine de mort pour les « terroristes » ?

Avec la normalisation de l’état d’urgence permanent et sa constitutionnalisation, bien préparée, par les assignations à résidence, la traque aux « personnes radicalisées », les perquisitions des mosquées et les interdictions de manifestations, jusqu’aux agressions et meurtres policiers, les forces de répression se sentent aujourd’hui légitimées et encouragées à utiliser tous les moyens pour arrêter quiconque ose faire un geste mal placé, allant jusqu’à la mort.

Cette peine capitale, même un policier en dehors de son service, pourra l’appliquer, son port d’arme étant désormais autorisé à tout moment.

Après avoir intégré dans son programme la déchéance de nationalité, une mesure de la droite et de l’extrême droite, Hollande et son gouvernement ne sont-ils pas aujourd’hui en train de rétablir, dans la pratique de l’état d’urgence, la peine de mort pour les « terroristes », et en l’occurrence envers toute personne contrevenant aux ordres donnés par la police ayant un comportement « non prévisible », « suspect », ou « dangereux » ?

Et c’est une nouvelle fois dans le programme de l’extrême droite que le gouvernement PS pioche.

Bien que pour le moment, ce ne soit pas légalisé, ne serait-ce pas, en pratique, le fameux rétablissement de la « peine de mort pour terroriste » proposée par Jean Marie Le Pen ? Oui, à une nuance près, ce n’est pas la décapitation, prônée par le FN, qui est mise en œuvre mais bien l’usage d’arme à feu, visant à tuer.

Source :
http://www.revolutionpermanente.fr/Un-homme-abattu-a-Cergy-Hollande-et-son-etat-d-urgence-auraient-ils-retabli-la-peine-de-mort

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 12:27

Transmis depuis A toutes les victimes le 8 janvier 2016

Du 11 au 15 janvier 2016 se déroulera, à la Cour d’assises de Bobigny, le procès du policier qui a tué Amine Bentounsi d’une balle dans le dos en 2012.

D’abord poursuivi pour « homicide volontaire », Damien Saboudjian sera finalement jugé pour « violences volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique ». Une requalification des faits par le bas qui une affaire médiatique et politique.

Les faits remontent au 21 avril 2012.

Ce soir-là, Amine Bentounsi, alors recherché pour vol à main armée, est repéré devant un bar de Noisy-le-Sec et poursuivi par la police. Il tente de fuir mais tombe, quelques minutes plus tard, nez à nez avec l’un des policiers à sa recherche.

« Pris de panique » car il aurait été mis en joue par Amine Bentounsi, le policier tire quatre balles dans sa direction. Amine en reçoit une dans le dos, elle lui sera fatale.

Très tôt, les contradictions dans les récits des policiers présents ce soir-là, notamment dans celui du policier tireur, apparaissent.

Les enquêteurs de l’IGS puis les juges d’instruction pointeront eux-mêmes des arrangements avec la réalité et de nombreuses incohérences[1].

Surtout, les témoignages de voisins et d’automobilistes ayant assisté à la scène mettent à mal la version policière.

Personne n’a vu Amine Bentounsi braquer le policier ; en revanche, des automobilistes certifient avoir été mis en joue par Damien Saboudjian. De quoi remettre en cause l’argument de légitime défense.

Le policier et l’un des officiers qui avait menti pour le protéger ont d’ailleurs été mis sur écoute courant 2012.

Se sachant surveillé, l’accusé ne laisse filtrer aucun élément sur l’affaire.

En revanche, les bandes mettent en évidence la solidarité policière et institutionnelle dont jouit le fonctionnaire mis en examen.

Tout sera fait pour le protéger et lui simplifier la vie (maintien du traitement, choix de la région de mutation, accélération des démarches…).

D’autant que, présidentielles oblige, l’affaire a été particulièrement médiatisée et politisée.

Par le biais du candidat Nicolas Sarkozy, c’est un débat sur la « présomption de légitime défense » qui s’invite dans la campagne électorale. À gauche comme à droite, la défense des policiers apparaît comme un moyen stratégique d’affirmer une ligne sécuritaire. Au grand dam de la famille Bentounsi.

Hasard du calendrier (ou non) le procès intervient là encore dans un contexte particulier. Les proches d’Amine Bentounsi craignent que le climat actuel, avec les commémorations des attentats de janvier, l’état d’urgence et les différents débats sur la sécurité, joue négativement sur le déroulé du procès. « Ce que l’on veut nous, c’est la justice. Mon frère a été tué d’une balle dans le dos par un policier qui, comme cela a été prouvé, n’était pas en situation de légitime défense. La semaine prochaine, il ne faudra pas inverser les rôles en faisant de la victime l’accusé et de l’accusé la victime… On a trop souvent vu ça dans les affaires de crimes policiers. »

[1] Cet article de Louise Fessard (Médiapart) revient très précisément sur le déroulé de cette soirée et sur ses suites : https://www.mediapart.fr/journal/france/221014/meurtre-noisy-le-sec-un-policier-est-renvoye-devant-les-assises

Source :
http://atouteslesvictimes.samizdat.net/?p=1575

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 15:21

Le 7 janvier 2015

Le tableau était pourtant idyllique pour l’exécutif et les médias dominants : un attentat « anniversaire » un an après les attaques à Charlie Hebdo, une revendication religieuse au cri d’« Allah Akbar » et un engin explosif.

Mieux encore : une réponse « exemplaire » des forces de l’ordre, repus des éloges rendus par Hollande le jour même.

Tout était bien en place pour un nouvel épisode de la République-avec-son-grand-air, répondant avec brio face à la barbarie venue de l’étranger. Pourtant, les éléments apparus au fil de la journée ont peu à peu mis à mal la version officielle. Jusqu’à en faire de l’attentat à la Goutte d’or une affaire de bavure policière ?

13h. Les médias à l’affût du « buzz » terroriste, Cazeneuve dépêché /sur place

Pour les médias et les hommes politiques, l’affaire est déjà classée, certainement avant d’avoir pu entendre même la version des policiers. Dès le début d’après-midi, les médias dominants passent en boucle la même information : un attentat dans Paris contre un commissariat, commis par un individu armé, « courant » vers les policiers et disposant probablement d’une ceinture explosive comme le laissent penser les « fils » qui dépassent de sa veste.

Les policiers sur place sont félicités pour leur acte de bravoure, eux qui ont tiré et tué un homme « sans nul doute » terroriste islamiste.

Le quartier est bouclé, les voisins du commissariat sont tenus de rester enfermés chez eux et de ne pas regarder à leurs fenêtres. Les écoles du quartier sont confinés.

Les forces républicaines montrent les crocs face à ce terroriste d’ors et déjà jugé et condamné à mort par les policiers, qui l’ont probablement déjà déchu de sa nationalité.

Les médias relaient massivement une rumeur, érigée au rang d’information exclusive : l’homme aurait crié « Allah Akbar ».

Les policiers n’auraient ainsi fait qu’appliquer à la lettre les notes du Ministère de l’Interieur en cas d’attentat, qui préconisent d’« engager un tir de neutralisation » en cas de risque.

Devant le commissariat, un robot démineur est chargé d’inspecter le corps étendu, mais aussi de démontrer les nouvelles technologies acquises par les forces de l’ordre française en matière de lutte contre le terrorisme.

Déjà l’on s’émeut à l’idée qu’un jour peut-être, ce robot, mortellement court-circuité par un fil rouge et un fil bleu, sera , tout comme Diesel, médaillé de la République pour sa bravoure.

Cazeneuve, arrivé sur place, salue ses troupes et, soulagé, explique aux journalistes que les policiers ont été « obligé » d’abattre l’individu. Il promet une enquête rapide (n’est-elle pas déjà conclue ?) pour déterminer l’identité du coupable.

De l’autre côté de l’Atlantique, Donald Trump, enquêteur hors pairs, a déjà trouvé la réponse et la délivre en un tweet sans équivoque : « Un homme a tiré à l’intérieur d’un poste de police à Paris. J’avais annoncé que la menace terroriste était à son plus haut niveau. L’Allemagne est un bazar total. Soyez intelligents ! »

L’Allemagne est ici présentée comme la cause de l’attentat du fait de sa politique officielle « d’accueil » envers les réfugiés, politique que Donald Trump n’a de cesse de dénoncer pour son « laxisme ».

Suivez mon regard, le suspect est un migrant, un étranger, un barbare venu d’ailleurs.

15h. Un drôle de terroriste...

Au fur et à mesure de l’après-midi pourtant, le récit devient plus confus. En lieu et place d’arme, on apprend que l’individu avait une feuille de boucher, c’est à dire une petite hache utilisée en boucherie.

Quelques temps plus tard, la ceinture explosive devient un engin factice, et de bien mauvaise facture.

Après fouille du corps, on découvre sur lui un téléphone avec, selon certaines sources, des messages en arabes (sans que soit précisé ce qu’il y est dit), ainsi qu’un papier mentionnant que le suspect aurait « prêté allégeance » à l’Etat Islamique et qu’il justifie son acte par une vengeance contre les attaques en Syrie.

Certains médias parlent d’un drapeau de Daesh « dessiné » sur ce papier.

Autant d’éléments étranges ou partiels, qui ne font penser ni à un terroriste réellement organisé, ni surtout à une enquête aboutie jusqu’à pouvoir en tirer l’ensemble des conclusions éclairées qu’en ont tirées les journalistes depuis le début de l’après midi...

Mais ce sont surtout les témoignages qui sont le plus perturbants.

Au cours de l’après-midi, sur BFM, Le Point ou encore Le Monde, des éléments divergents commencent à se faire entendre – sans pour autant qu’aucun de ces journaux ne modifient leur ligne éditoriale, encouragé par le gouvernement et les dirigeants des forces de police qui continuent à montrer les gros bras.

Sur Le Point, une journaliste retranscrit la parole d’un témoin, expliquant que « Les policiers auraient alors demandé [à l’assaillant] de reculer. L’homme aurait obtempéré, avant de revenir près du commissariat les deux bras en l’air et de se voir une nouvelle fois sommé de reculer par les policiers. Ce témoin assure que l’homme est resté silencieux. », sans crier « Allah Akbar ».

Sur BFM, deux témoignages vidéos concordent avec cette vision.

Enfin, sur Le Monde, un témoin raconte que « Des gens criaient : “Mais ça ne va pas ! Il ne faut pas lui tirer dessus !” » avant que le policier ne lui lance le fameux « tir de neutralisation » de cinq balles mortelles.

18h. Un déséquilibré « sans aucun lien avec la radicalisation violente ». Mais qui est le plus fou ?

A la fin de la journée, c’est donc un tout autre film qui passe sous nos yeux.

La ministre de la Justice, Christiane Taubira commence elle-même à devoir reconnaître que l’ennemi n°1 de la journée rentre peut-être moins que prévu dans les codes du terroriste classique de Daesh.

Quoique son identité ne soit pas encore établie de manière tout à faire sûre, elle a dû reconnaître qu’il n’avait « aucun lien avec la radicalisation violente, aucun », et qui s’agissait peut-être d’un « déséquilibré ».

Une définition qui convient mieux en effet aux caractéristiques de l’agresseur en question, non-masqué, armé d’une seule hache de boucher et d’une fausse ceinture d’explosive et qui a attaqué seul un commissariat d’une des plus grandes capitales d’Europe.

Que cette société sécuritaire, emplie d’angoisses xénophobes, produise en son sein des déséquilibrés de ce type est loin d’être étonnant. Que les guerres menées par nos gouvernements au Moyen Orient engendre des folies de revanche et d’allégeance à un chef religieux mythifié ne l’est pas non plus.

Malheureusement, on ne s’étonnera pas non plus de la réponse donnée à ce genre de situation par les forces de police devenues aussi forces de justice grâce à l’état d’urgence de Hollande et Valls.

On s’étonnera encore moins de la réponse des médias dominants, prêts à tout pour faire le buzz autour de cette nouvelle ambiance d’angoisse permanente.

Mais de cet assaut minable contre un pseudo-terroriste en carton jusqu’aux assignations à résidence, en passant par les perquisitions des mosquées et les interdictions de manifestations, jusqu’aux agressions et meurtres policiers, il n’y a qu’une fine frontière, que le gouvernement entend bien franchir dans les prochains mois.

Cette affaire révèle que tout les moyens sont bon pour légitimer l’instauration d’un état d’urgence liberticide, quitte a falsifier les faits.

Une nouvelle confirmation, si besoin en était encore, de faire de la lutte contre le recul de l’islamophobie d’Etat et contre l’état d’urgence un combat primordial pour les travailleurs et les jeunes aujourd’hui !

Source :
http://www.revolutionpermanente.fr/Attentat-a-la-Goutte-d-or-Folie-meurtriere-ou-folie-policiere?

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 14:53

Le 3 décembre, un homme, pris d'une crise d'angoisse, est abattu de cinq balles par la Brigade Anti-Criminalité de Rennes. Cet homme s'appelait Babacar Gueye. Il était sénégalais. Il avait 27 ans.

Le 11 décembre 2015

Mort de Babacar Guèye à Rennes : « L’incompétence manifeste des agents de l’ordre couverte plus que jamais par l’état d’urgence »

Dans la nuit du 2 au 3 décembre dernier, un Sénégalais de 27 ans a reçu cinq balles dans le corps. C’est un policier qui a tiré. L’incompétence manifeste des agents de l’ordre couverte plus que jamais par l’état d’urgence, voilà qui explique probablement le drame. La version des journaux « respectables », reprise de la version du procureur, ne laisse pas d’intriguer, sinon de révolter.

Le site Médiapart informé près des témoins, des proches et aussi à travers d’autres supports arrive à la conclusion d’une autre version : « Babacar Guèye dormait chez des amis. Au cours de la nuit, il s’est réveillé, comme pris d’une crise d’angoisse. Son ami est venu le calmer et il s’est rendormi. Puis il s’est à nouveau réveillé et il est allé chercher un couteau à pain avec lequel il s’est auto mutilé. Son ami a essayé de le maîtriser, sans y parvenir, et, ce faisant, il a été blessé. Cet ami a donc appelé les pompiers au secours. Les policiers sont [également] arrivés sur les lieux. Face à cet homme armé d’un simple couteau à pain, la police, pourtant équipée de tazers, gazeuses, matraques, flash balls, l’a abattu de cinq balles dans le haut du corps. »

On est loin d’un homme réellement menaçant tel que l’ont rapporté les policiers, cité notamment par Ouest-France : « Devant l’appartement, les fonctionnaires ont été confrontés à ce jeune homme “particulièrement agressif qui les menaçait avec un couteau, précise le parquet. Deux fonctionnaires étaient dans l’obligation de reculer en remontant les étages. […] Un des policiers a fait usage de son arme de service une première fois, blessant le forcené. “Celui-ci s’est relevé et a menacé les fonctionnaires qui ont reculé jusqu’au dernier étage, sans autre issue.“ Le policier a tiré de nouveau. »

« Mes cheveux sont noirs comme la nuit, mes yeux noirs comme des hiboux » notait Babacar Guèye dans un texte qu’il donna lors d’un atelier d’écriture en novembre dernier.

Texte lu lundi soir par un de ses amis lors d’un premier rassemblement en hommage au jeune homme disparu.

Puisse l’œil d’un hibou démasquer une bonne fois le mystère d’un homme et l’emporter loin des villes où sévit la police à l’heure d’un socialisme à la Hollande qui se fait plus que jamais antichambre d’un fascisme impatient d’advenir, à cor et à crime !

Source :
http://www.leral.net/Mort-de-Babacar-Gueye-a-Rennes-L-incompetence-manifeste-des-agents-de-l-ordre-couverte-plus-que-jamais-par-l-etat-d_a160421.html

***
En comparaison, l'article bien déguelasse de 20 minutes
http://www.20minutes.fr/rennes/1746559-20151208-rennes-marche-hommage-homme-tue-police-maurepas

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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 11:42

Le 17 novembre 2015

Sa mort dans un commissariat du 10e arrondissement, début mars, avait été cachée pendant 1 mois. Les flics avaient fait de fausses déclarations sur les circonstances de son décès. Un non-lieu vient pourtant d’être rendu. Un de plus pour un meurtre policier, dans un commissariat connu pour ses violences à répétition.

La famille d’Amadou Koumé a transmis ce message hier :

    Bonjour à tous,

    Nous venons d’apprendre le non lieu de la part du procureur sur l’affaire Amadou Koumé. Il s’agit là d’une énième injustice dans le traitement judiciaire. Nous continuerons à demander vérité et justice aussi longtemps que nécessaire.

    Nous appelons tous nos soutiens à redoubler d’efforts aujourd’hui comme demain, ensemble.

    Cordialement,
    la famille Koumé

Fin septembre, les proches d’Amadou Koumé avaient appris les circonstances réelle de sa mort :

  • L’autopsie est accablante : la mort d’AMADOU résulte d’un œdème pulmonaire survenu dans un contexte d’asphyxie avec traumatismes facial et cervical. L’autopsie fait état de plusieurs hématomes sur le corps et le visage. Selon la police Amadou a été interpellé car il « tenait des propos incohérents ! ». Mais des interrogations demeurent !
     
  • Amadou à été arrêté à 00h30 et la mort déclarée à 2h30. Sachant que le commissariat se trouve à 600m du lieu de l’arrestation, qu’ont fait les policiers avec Amadou pendant 2h dans leur véhicule !
     
  • Pourquoi avoir dit à la famille qu’il avait fait un malaise ?
     
  • Amadou a été menotté dans le dos et mis à terre. Il ne représentait donc aucune menace. Pourquoi est-il mort ? Pourquoi l’acte de décès a été déclaré par un commandant de police et non par un médecin du samu ?
     
  • Pourquoi un juge d’instruction n’a toujours pas été saisi malgré la gravité des faits ?

Complément d'info
«Il s’est affaissé dans les bras des policiers et a commencé à suffoquer»
http://www.liberation.fr/societe/2015/09/10/il-s-est-affaisse-dans-les-bras-des-policiers-et-a-commence-a-suffoquer_1379481

Source :
https://paris-luttes.info/non-lieu-pour-les-flics-qui-ont-4164

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 11:52

Transmis par le collectif "Justice pour Wssam"

Le comité informel présente : "De Ferguson à Wissam El Yamni ..."

Vendredi 27 novembre 2015 à l'Hôtel des Vil-e-s 55 av de l'Union Soviétique 63000 Clermont-Ferrand

20h : Débat international « Mais que se passe-t-il aujourd'hui dans ce monde ? » avec Matthieu Burnel (mis en examen dans l'affaire Tarnac), Youssouf Madiba (comité Ferguson in Paris), Saïd Bouamama (Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires).

Samedi 28 novembre 2015 au Cinéma le Rio, 178 rue sous les Vignes, 63100 Clermont-Ferrand
13h : Cantine de soutien + débat libre.
20h30 : Diffusion du film "Qui a tué Ali Ziri" suivi d'un débat en présence du réalisateur et de familles de victimes.

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 11:28

Transmis par Résistons Ensemble

Bonjour,

Voici en pdf, le No 146, NOVEMBRE 2015, du petit journal mobile recto-verso A4 "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et sécuritaires.

Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement, si le journal vous plaît. Vous êtes invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction, à se joindre à l'équipe de rédaction. Nous attendons vos contributions, propositions, critiques ...

A bientôt.

L'équipe de rédaction

Pour télécharger ce bulletin mis en page au format pdf :
http://resistons.lautre.net/spip.php?article555

***
Au sommaire

« C’est quoi la dignité ? »

« Mort de Rémi Fraisse : les flics nient tout et la répression continue »

> [ C H R O N I Q U E D E L ’ A R B I T R A I R E ]
Calais : l’horreur continue
Rroms urgence à la Courneuve
Justice et vérité pour Amadou Koume
32 ans de prison
« Je ne sais plus quoi faire pour me faire “entendre” »
La « caméra-piéton » bientôt sur 4 500 policiers
La solidarité avec les migrant-es condamnée !
Boycott illégal

> [ S U R L E V I F ]
Il y a 50 ans la France enlevait 1630 enfants réunionnais

> [ R I P O S T E dans les quartiers populaires ]

À Chanteloup-les-Vignes

> [ A G I R ]
CAP sur la COP
Les chiens de garde de Fleury-Mérogis en remettent une couche
Non à l’expulsion de l’Attiéké !

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 11:12

Depuis Paris Luttes Info le 25 novembre 2015

L’ordre sécuritaire et le soulèvement des quartiers populaires
Retours sur la bataille de Villiers-le-Bel

Extrait de l’ouvrage collectif "Vengeance d’état - Villiers-le-Bel : des révoltes aux procès" écrit par le collectif Angles Morts. Cet extrait a été mise en page sous forme de brochure et revient sur la bataille de Villiers-le-Bel fin novembre 2007.

Lire ici :
https://paris-luttes.info/l-ordre-securitaire-et-le-3465

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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 10:48

Adel Benna

 

Le 26 octobre 2015

27 octobre 2005, Clichy-sous Bois. Zyed Benna, 17 ans, et Bouna Traoré, 15 ans, meurent électrocutésaprès une course-poursuite avec la police. Le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, prétend alors que les enfants sont des voleurs. A tort. Les amis des adolescents, leurs voisins, la jeunesse des quartiers populaires, ripostent par des émeutes qui, comme une traînée de poudre solidaire, se propagent à des centaines de villes partout en France.

Les images de voitures enflammées, d’Abribus couchés, de CRS en faction et de jeunes encapuchonnés font le tour du monde. La France apparaît comme un pays en guerre civile. Le gouvernement décrète l’état d’urgence. Plus de 6.000 personnes sont interpellées, 30 communes instaurent un couvre-feu.

Dix ans après, que reste-t-il de ces affrontements? La justice a relaxé les policiers. Des personnes ont été, par leur fonction, leur histoire ou le hasard, touchées au plus près. Adel Benna, frère de Zyed, se souvient.

****

Il touille son café à n’en plus finir, gratte et regratte les bords de sa tasse. Dans sa tête aussi, il remue le drame, ressasse les détails. Mais rien n’y fait :
C’est comme si j’étais pris dans une machine infernale, j’essaie d’oublier, et c’est toujours pire. »

Un fantôme s’est installé sur le visage d’Adel Benna (1). A 39 ans, il a les mêmes yeux marron, les mêmes pommettes saillantes, la même bouche dessinée au crayon que son petit frère. Adel se souvient de leur dernier échange :
C’était à Clichy, juste avant le ramadan, je le mettais en garde, je lui disais de rester dans le droit chemin. »

Zyed était arrivé quatre ans plus tôt en France, il avait fait de gros efforts, parlait bien le français. Le 27 octobre 2005, il est parti jouer au foot avec Bouna. Sur le retour, leur chemin a croisé celui de la police. Zyed et Bouna ont fini électrocutés.
« Aujourd’hui, je comprends la colère des émeutiers »

Clichy-sous-Bois s’est embrasé. Adel entend encore « les sirènes, les survols d’hélicoptères, les cris ». Lui qui avait quitté son petit village tunisien du bord de mer depuis un an, pour rejoindre sa femme enceinte :
Je ne connaissais rien, ni les médias, ni les politiques, ni la justice… »

Dévasté et dépassé, il s’est retrouvé à sillonner les rues avec ses parents pour appeler au calme :
On protégeait la France. Mais aujourd’hui, je comprends la colère des émeutiers, ils ont pris des risques pour défendre la mémoire de nos frères. »

Les parents Benna ne demandaient rien que de se retrancher dans leur deuil, répétant : « La France nous a donné beaucoup, mais elle nous a pris notre fils. » Adel leur répondait que non, « il s’agissait d’un policier, peut-être deux, mais pas d’un pays ». Il a secoué son père, sa mère, « je leur ai dit qu’il fallait se battre pour connaître la vérité, ces enfants sont morts pour rien ».
Une jeunesse que l’Etat maltraite

Les familles se sont donc engagées dans dix années de lutte. Pour un résultat, au printemps dernier, qui a été « le coup fatal ». Les policiers poursuivis pour non assistance à personne en danger ont été relaxés. Et les familles, jugées irrecevables à se constituer partie civile, comme si Zyed et Bouna n’étaient pas des victimes.
La France est devenue un cauchemar, l’islamophobie et le racisme ne font qu’enfler. Nous pouvons nous résoudre à la mort de Zyed, car nous croyons au destin. Mais l’injustice qui persiste, c’est sa mémoire qu’on salit. »

Adel Benna dit que la société française « se met en péril : c’est toute une jeunesse que l’Etat maltraite. Ma femme, née en France et d’origine tunisienne, s’est sentie rejetée ». Le couple a scolarisé ses deux filles en Tunisie. Il n’est plus en France que pour travailler, rembourser le crédit de la maison achetée en 2013, en attendant qu’elle soit vendue. Le jour du jugement, Adel et sa femme ont décidé que « c’était fini ». Ils quittent la France.

Elsa Vigoureux et Gurvan Le Guellec

(1) Coauteur de « Zyed et Bouna », de Gwenael Bourdon, avec Siyakha Traoré, éd. Don Quichotte.
Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20151023.OBS8182/adel-benna-frere-de-zyed-la-france-est-devenue-un-cauchemar.html

 

Source :
http://atouteslesvictimes.samizdat.net/?p=1537

 

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