Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du C.L.A.P33
  • Le blog du C.L.A.P33
  • : Collectif bordelais Contre les Abus Policiers
  • Contact

Recherche

ETAT D'URGENCE

Le cadre légal : klik

****
Kezaco la loi
"Etat d'urgence"


C'est par là : klik !

****
Agenda des luttes

 
http://demainlegrandsoir.org/IMG/arton913.png

  En ligne ici : klik !

*****

Non à la loi renseignement

Infos : klik !

****
Retrouvez toutes

les brochures du C.L.A.P33

***
"Résistons Ensemble"


http://resistons.lautre.net/

***

Et encore...

Notre flux Rss




https://a2-images.myspacecdn.com/images04/2/8050b970040d479da3e063184a2bbb9c/full.jpg

http://blog.cgtbayard.org/public/solidar.jpg


 

29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 10:48

Adel Benna

 

Le 26 octobre 2015

27 octobre 2005, Clichy-sous Bois. Zyed Benna, 17 ans, et Bouna Traoré, 15 ans, meurent électrocutésaprès une course-poursuite avec la police. Le ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, prétend alors que les enfants sont des voleurs. A tort. Les amis des adolescents, leurs voisins, la jeunesse des quartiers populaires, ripostent par des émeutes qui, comme une traînée de poudre solidaire, se propagent à des centaines de villes partout en France.

Les images de voitures enflammées, d’Abribus couchés, de CRS en faction et de jeunes encapuchonnés font le tour du monde. La France apparaît comme un pays en guerre civile. Le gouvernement décrète l’état d’urgence. Plus de 6.000 personnes sont interpellées, 30 communes instaurent un couvre-feu.

Dix ans après, que reste-t-il de ces affrontements? La justice a relaxé les policiers. Des personnes ont été, par leur fonction, leur histoire ou le hasard, touchées au plus près. Adel Benna, frère de Zyed, se souvient.

****

Il touille son café à n’en plus finir, gratte et regratte les bords de sa tasse. Dans sa tête aussi, il remue le drame, ressasse les détails. Mais rien n’y fait :
C’est comme si j’étais pris dans une machine infernale, j’essaie d’oublier, et c’est toujours pire. »

Un fantôme s’est installé sur le visage d’Adel Benna (1). A 39 ans, il a les mêmes yeux marron, les mêmes pommettes saillantes, la même bouche dessinée au crayon que son petit frère. Adel se souvient de leur dernier échange :
C’était à Clichy, juste avant le ramadan, je le mettais en garde, je lui disais de rester dans le droit chemin. »

Zyed était arrivé quatre ans plus tôt en France, il avait fait de gros efforts, parlait bien le français. Le 27 octobre 2005, il est parti jouer au foot avec Bouna. Sur le retour, leur chemin a croisé celui de la police. Zyed et Bouna ont fini électrocutés.
« Aujourd’hui, je comprends la colère des émeutiers »

Clichy-sous-Bois s’est embrasé. Adel entend encore « les sirènes, les survols d’hélicoptères, les cris ». Lui qui avait quitté son petit village tunisien du bord de mer depuis un an, pour rejoindre sa femme enceinte :
Je ne connaissais rien, ni les médias, ni les politiques, ni la justice… »

Dévasté et dépassé, il s’est retrouvé à sillonner les rues avec ses parents pour appeler au calme :
On protégeait la France. Mais aujourd’hui, je comprends la colère des émeutiers, ils ont pris des risques pour défendre la mémoire de nos frères. »

Les parents Benna ne demandaient rien que de se retrancher dans leur deuil, répétant : « La France nous a donné beaucoup, mais elle nous a pris notre fils. » Adel leur répondait que non, « il s’agissait d’un policier, peut-être deux, mais pas d’un pays ». Il a secoué son père, sa mère, « je leur ai dit qu’il fallait se battre pour connaître la vérité, ces enfants sont morts pour rien ».
Une jeunesse que l’Etat maltraite

Les familles se sont donc engagées dans dix années de lutte. Pour un résultat, au printemps dernier, qui a été « le coup fatal ». Les policiers poursuivis pour non assistance à personne en danger ont été relaxés. Et les familles, jugées irrecevables à se constituer partie civile, comme si Zyed et Bouna n’étaient pas des victimes.
La France est devenue un cauchemar, l’islamophobie et le racisme ne font qu’enfler. Nous pouvons nous résoudre à la mort de Zyed, car nous croyons au destin. Mais l’injustice qui persiste, c’est sa mémoire qu’on salit. »

Adel Benna dit que la société française « se met en péril : c’est toute une jeunesse que l’Etat maltraite. Ma femme, née en France et d’origine tunisienne, s’est sentie rejetée ». Le couple a scolarisé ses deux filles en Tunisie. Il n’est plus en France que pour travailler, rembourser le crédit de la maison achetée en 2013, en attendant qu’elle soit vendue. Le jour du jugement, Adel et sa femme ont décidé que « c’était fini ». Ils quittent la France.

Elsa Vigoureux et Gurvan Le Guellec

(1) Coauteur de « Zyed et Bouna », de Gwenael Bourdon, avec Siyakha Traoré, éd. Don Quichotte.
Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20151023.OBS8182/adel-benna-frere-de-zyed-la-france-est-devenue-un-cauchemar.html

 

Source :
http://atouteslesvictimes.samizdat.net/?p=1537

 

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Crimes policiers
commenter cet article
28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 11:28

  

Le 23 octobre 2015

La mort de Rémi Fraisse le 25 octobre 2014 à Sivens résulte du choix "délibéré" de "l'autorité politique" de faire exercer "par les forces de l'ordre un niveau de violence considérable" pour évacuer les opposants du site, affirme vendredi dans un rapport La Ligue des Droits de l'Homme.

Un constat accablant

"Déficit démocratique" dans la décision de construction du barrage, "gestion catastrophique des opérations de maintien de l'ordre" et "désinformation organisée", la commission d'enquête citoyenne de la LDH fait un constat "accablant" des circonstances qui ont conduit au décès du jeune militant écologiste de 21 ans, tué par une grenade offensive lancé par un gendarme, dans la nuit du 25 au 26 octobre, sur le site de Sivens.

Des "acteurs" du projet absents de l'enquête

La commission s'est basée sur l'exploitation d'articles, blogs, vidéos, et l'audition de 34 "militants zadistes, responsables politiques et associatifs locaux", témoins "de l'ensemble ou de certains événements" survenus sur la zone. Le président du conseil général du Tarn, le préfet et le commandant de gendarmerie n'ont pas souhaité être entendus, déplore-t-elle.

Niveau de violence considérable

Selon ce rapport de 75 pages, que la LDH dédie à la famille de Rémi Fraisse, "l'analyse attentive et détaillée" de l'organisation des opérations de maintien de l'ordre à Sivens "démontre sans ambiguïté que, pour parvenir à faire évacuer définitivement le site de ses occupants, l'autorité politique a délibérément pris le parti de faire exercer à leur encontre, par les forces de l'ordre, un niveau de violence considérable".

    "La survenance d'un drame et la mort d'un homme étaient dans la logique du dispositif mis en place."


Pas le procès des forces de l'ordre

Se défendant de vouloir "faire le procès des forces de l'ordre", elle déplore "l'absence de traçabilité précise des ordres donnés", qui est selon elle "le meilleur moyen pour l'autorité politique de se défausser de ses responsabilités". La commission demande que lors d'opérations de maintien de l'ordre, "les ordres transmis par l'autorité civile soient désormais écrits et identifiables".

Elle souligne que si "certains opposants ou prétendus tels, venus sur le site le 25 octobre" (20 à 30 personnes), étaient venus "pour en découdre avec les forces de l'ordre", ils avaient "des moyens matériels limités" qui, "à l'exception de quelques rares engins   incendiaires", n'étaient "pas de nature à mettre sérieusement en danger les forces de l'ordre".

En dehors de ce groupe, "certains des opposants se sont livrés à des actes de violence sous l'effet de l'exaspération et de la colère face à la brutalité dont ils faisaient l'objet", explique-t-elle.

Complément d'info
Un an après la mort de Rémi Fraisse à Sivens, sa famille pointe les failles de l'enquête
http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/tarn/un-apres-la-mort-de-remi-fraisse-sivens-sa-famille-pointe-les-failles-de-l-enquete-834619.html

Source :
http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/tarn/mort-de-remi-fraisse-le-rapport-de-la-ligue-des-droits-de-l-homme-accable-l-etat-835885.html

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Crimes policiers
commenter cet article
25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 09:26

Depuis Reporterre le 20 octobre 2015

Rémi Fraisse a été tué dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014 sur la ZAD de Sivens par une grenade lancée par un gendarme mobile. La première phase de l’enquête, menée par les gendarmes eux-mêmes, semble dédouaner le militaire. Reporterre a recueilli des informations et des témoignages qui contredisent le rapport des forces de l’ordre.

- Toulouse, correspondance

« Circulez, il n’y a rien à voir. » C’est, en résumé, l’idée générale qui se dégage de la première phase de l’enquête sur la mort de Rémi Fraisse, le 26 octobre dernier.

Dans le cadre d’une information judiciaire contre X pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entrainé la mort sans intention de la donner », ouverte le 29 octobre 2014, les deux juges toulousaines en charge du dossier, Anissa Oumohand et Élodie Billot, ont délégué leurs pouvoirs d’instruction à la section de recherches de la gendarmerie nationale de Toulouse par le biais d’une commission rogatoire.

À l’époque, ce procédé avait fait bondir : « Faire appel à des gendarmes pour enquêter sur d’autres gendarmes, ce n’est clairement pas objectif », expliquait Claire Dujardin, l’avocate toulousaine qui défend la famille de Rémi Fraisse aux côtés des avocats Arié Alimi et Éric Dupont-Moretti.

Depuis que la commission rogatoire a été retournée aux juges d’instruction par les enquêteurs cet été, tout laisse à penser que cette procédure est aussi inquiétante sur le fond que sur la forme. Car, selon les informations recueillies par Reporterre, les premiers éléments de l’enquête judiciaire sont à décharge pour le gendarme qui a lancé la grenade fatale cette nuit du 25 au 26 octobre 2014, sur la ZAD de Sivens.

Premier point : les auditions des gendarmes et celles des proches de Rémi Fraisse ne se sont pas déroulées dans les mêmes conditions. Les militaires interrogés par leurs confrères n’ont pas subi de pression et ont eu le temps de répondre et de préciser leurs pensées.

Les proches de la victime n’ont pas bénéficié de la même bienveillance. Selon un témoignage recueilli par Reporterre, un des amis de Rémi Fraisse a eu la surprise d’être accueilli par un gradé très soupçonneux : « On sait tout. Attention à ce que vous allez dire ! » l’a prévenu l’enquêteur.

Un autre camarade de la victime, rencontré par Reporterre, a, lui, été convoqué pour une audition qu’il considère comme tendancieuse : « Les gendarmes n’arrêtaient pas de me demander si Rémi fumait du shit », raconte ce jeune Toulousain.

Pourtant, selon nos informations, aucune trace de stupéfiants n’a été décelée dans les analyses pratiquées lors de l’autopsie de Rémi. Pourquoi alors cette obsession des militaires ? « Tout l’entretien était mené comme s’ils voulaient prouver que Rémi était un vilain garçon », réagit ce proche, qui décrit Rémi comme « un jeune homme sensible, un peu grande gueule mais d’un tempérament profondément pacifiste ».

Lire la suite :
http://reporterre.net/Un-an-apres-la-mort-de-Remi-Fraisse-des-temoignages-contredisent-la-version

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Crimes policiers
commenter cet article
22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 07:43

Nous n'oublierons pas !

Appel à rassemblement en mémoire de Zyed et Bouna

En hommage aux victimes de crimes policiers racistes

Samedi 31 octobre 2015 - 14h - Place St Projet - Bordeaux

Communiqué du Labo Décolonial et du collectif Contres Les Abus Policiers (C.L.A .P33)

Ce samedi 31 octobre 2015, nous appelons à un rassemblement en mémoire de Zyed et Bouna, morts il y a dix ans, à Clichy-sous-Bois, électrocutés dans un transformateur alors qu'innocents, ils étaient pris en chasse par la police.

Le 18 mai 2015, les deux policiers poursuivis dans cette affaire pour non-assistance à personne à danger ont été relaxés. De quoi remettre le feu à des cités où avant et après Zyed et Bouna, le sentiment d'être du « gibier à flics » se renforce à chaque crime policier impuni alors que les victimes sont presque toujours d' « origine…», bien loin de cette race blanche que l'on remet au goût du jour.

Ali Ziri, Mamadou Rega, Lamine Dieng, Amine Bentounsi, Mohamed Berichi, Ricardo Barientos, Malik Oussekine, Abou Bakari Tandia, Samir Abbache, Fethi Traoré, Vilhelm Covaci, Taoufik El-Amri, Elmi Mohammed, Ait Brahim Moulay Mohamed, Reda Semmoudi, Baba Traoré, Abdelakim Ajimi, Abdoulaye Fofana, Mohamed Boukourou, Abdelhak Gorafia, …, liste tristement non exhaustive des morts sans justice !

Si ces crimes policiers demeurent impunis, c'est qu'ils sont couverts par un Etat qui - toujours oublieux de son histoire, se vante d'avoir inventé les Droits de l'Homme et ne s'avoue jamais raciste. Pourtant et pour exemple, en octobre 1961, en pleine guerres coloniales, ni Papon ni personne ne sera condamné pour avoir noyé près de 200 algériens lors d'une manifestation pacifiste.

En solidarité avec la Marche de la Dignité qui aura lieu le même jour à Paris, soyons nombreux/ses à nous souvenir de Zyed et Bouna, de toutes celles et tous ceux mort-e-s sous les coups de la police !

Tant qu'il n'y aura pas de justice, il n'y aura pas de paix !!!

Merci de faire suivre dans vos réseaux,

Solidairement

Le collectif Contres Les Abus Policiers
http://clap33.over-blog.com/

Le Labo Décolonial
www.facebook.com/labodecolonial

Marche de la dignité
http://paris.demosphere.eu/rv/40325

Hommage aux victimes de crimes policiers
https://www.youtube.com/watch?v=xlSWWgP28T4
https://www.youtube.com/watch?v=f30TCCHVGYM
https://www.youtube.com/watch?v=XacfK2vK4uk

Repost 0
21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 11:46

Transmis par Résistons Ensemble

Bonjour,

Voici en pdf, le No 145, OCTOBRE 2015, du petit journal mobile recto-verso A4 "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et sécuritaires.

Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement, si le journal vous plaît.

Vous êtes invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction, à se joindre à l'équipe de rédaction. Nous attendons vos contributions, propositions, critiques ...

A bientôt.
L'équipe de rédaction

Pour télécharger ce bulletin mis en page au format pdf :
http://resistons.lautre.net/spip.php?article554

****
Au sommaire

> Des barbelés « humanistes » ?

> « Liberté, humanité et dignité » : « We are not coming back ! »

> [ C H R O N I Q U E D E L ’ A R B I T R A I R E ]
Les cognes et la novlangue
Mehdi Bouhouta tué par la police     
Ils ont gagné, encore une fois la lutte paie…
NDDL : Tentative vaine d’expulsion, le combat continue !
Pour avoir dénoncé les conditions de vie dans un camp de Rroms à Strasbourg…
Les inculpés de Labège
Deux détenus réclament leur transfert
Salle comble et débat intense le mercredi 7 octobre pour la sortie nationale

> [ A G I R ]
Manifestation nationale pour Georges Abdallah
Samedi 17 octobre, à Nanterre, nous marcherons contre l’oubli
La solidarité avec les réfugiés et migrants en procès
Lyon : Le CSAO - Le Harraga
Un beau docu
Marche pour Amadou Koumé, tué par la police

Repost 0
19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 16:54

Ali Ziri, un homme de 69 ans, décède le 11 juin 2009 après son interpellation par la police nationale à la suite d’un contrôle routier à Argenteuil. « Arrêt cardiaque d’un homme au cœur fragile », déclare le Procureur de Pontoise. Appuyant la famille qui vit en Algérie, un collectif d’Argenteuillais demande une contre-expertise. Deux mois plus tard l’institut médico-légal révèle 27 hématomes sur le corps d’Ali Ziri.

Pendant cinq années, le cinéaste a suivi les pas de ceux qui demandent « Justice et vérité » après cette mort, ignorée des médias, mais que certains considèrent comme un lynchage digne des pires périodes de l’histoire.

Au-delà d’une affaire de justice, Luc Decaster s’est attaché à représenter ce qu’une telle affaire suscite à l’intérieur d’une ville de banlieue ordinaire. Le cinéaste suit les échanges dans les rues de la ville, les entretiens avec les avocats dans les palais de justice, mais aussi les réunions internes du collectif « Vérité et justice pour Ali Ziri ».

Au fil de la dramaturgie du film, des retournements de situations et de nouveaux espoirs, se révèlent des personnalités étonnantes d’ingéniosité. Par-delà les échanges, le film interroge la justice française et ses incohérences lorsque des policiers sont mis en cause.

***
Chers tous,
A noter dans vos agendas avant qu'il ne soit trop tard !
Voici les prochaines rencontres autour du film de Luc Decaster : Qui a tué Ali Ziri ? ainsi que les projections à venir dans les différentes villes...

A PARIS
Espace Saint Michel
Lundi 19 octobre à 20h30
Rencontre avec Luc Decaster et Laurence Blisson du syndicat de la magistrature.
 
Cinéma Luminor
Jeudi 22 octobre à 20h
en partenariat avec l'ACAT (ONG chrétienne contre la torture et la peine de mort) et le FIFDH (Festival International du Film sur les Droits Humains), avec Salomé Linglet (ACAT), Luc Decaster et les membres du collectif Ali Ziri.
 
Horaires réguliers
Espace Saint Michel
Tous les jours à 13h20 et 20h30
Et jeudi vendredi samedi et mardi à 16h40

Au cinéma le Jean Gabin à Argenteuil
Vendredi 16 à 20h, lundi 19 à 18h
Vendredi 23 à 18h, samedi 24 à 20h
Samedi 31 à 20h30 et dimanche 1 novembre à 18h

**
LES SOIREES DEBATS A VENIR
en présence de Luc Decaster

Mercredi 28 octobre à Grenoble, cinéma le Club
Mardi 3 novembre à Gaillac, avec Luc Decaster
Mercredi 4 novembre à Graulhet, cinéma Vertigo
Jeudi 5 novembre à Toulouse, cinéma Utopia
Vendredi 6 novembre à Saint Ouen l'Aumône, cinéma Utopia avec le collectif Vérité et Justice pour Ali Ziri
Lundi 9 novembre à Mamers, Cinémamers
Jeudi 12 novembre à Belley
Samedi 14 novembre à Montreuil, le Méliès
Lundi 16 novembre à Romainville, le Trianon
Mardi 17 novembre à Caen, le Lux
Dimanche 22 novembre à Lille, cinéma l'Univers
Mardi 24 novembre à Villeneuve d'Asq, au Kino
Jeudi 26 novembre à Montpellier, cinéma Utopia
Vendredi 27 novembre à Achères, cinéma Pandora
Samedi 28 novembre à Clermont-Ferrand
Dimanche 29 novembre à Saint Julien
Lundi 30 novembre à Ivry cinéma Lux
Mercredi 9 décembre à Saint Nazaire, le Concorde
Jeudi 10 décembre à Nantes, le Concorde

Revue de presse à télécharger ici :
http://www.zeugmafilms.fr/wa_files/_C2_AB_20Qui_20a_20tue_CC_81_20Ali_20Ziri_rdp.pdf

Repost 0
16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 16:24

Depuis CSAO-Le Harraga

TEXTE D’APPEL CONTRE LES VIOLENCES POLICIÈRES ET LE RACISME D’ÉTAT

Le mois d’octobre est chargé historiquement du passé colonial français. Il se manifeste encore et toujours aujourd’hui par les violences et crimes policiers et sécuritaires, les contrôles au faciès et la création de boucs-émissaires raciaux.

Nous n’oublions pas le 17 octobre 1961 et les atrocités passées sous silence commises par la police française pendant cette manifestation pacifique d’Algériens et Algériennes, hommes femmes et enfants… Les cars de police qui quadrillent la ville, aux portes de Paris, à la sortie et dans les couloirs des métros, sur les grands boulevards, les manifestants seront systématiquement matraqués, à coups de crosse, de gourdin, de bâton, souvent jusqu’à ce qu’ils s’effondrent…Les policiers frappent au visage, au ventre et tirent sur les manifestants qui, à aucun moment, ne font preuve de violence ni d’aucune résistance. Sur les ponts, des centaines de personnes sont balancées à la Seine. Au moins 200 Algériens et Algériennes ont été tués, 15 000 autres arrêtés puis torturés, parmi elles et eux beaucoup sont internés et battus. On assiste à des exécutions et beaucoup meurent de blessures non soignées.

Nous n’oublions pas le 15 octobre 83 et La marche pour l’égalité et contre le racisme initiée par le collectif SOS Minguettes qui part de Marseille pour rejoindre Paris le 3 décembre. Cette marche a été initiée en réaction aux 21 meurtres racistes de Maghrébins durant l’année ainsi qu’aux attaques violentes de la police sur le quartier des Minguettes durant l’été 83. Les jeunes disaient « Nous ne sommes pas du gibier à flic, nous sommes des êtres humains ! » et encore « Rengainez, on arrive, la chasse est fermée ! Pour que les crimes racistes et sécuritaires cessent ! ».

Nous n’oublions pas le 27 octobre 2005 où Zyed et Bouna sont assassinés à Clichy-sous-Bois. Ce même mois d’octobre 2005, en réponse à leur mort, un vent de colère secoua toutes les banlieues de France pendant des semaines. Les interprétations les plus courantes de ces émeutes incriminèrent à juste titre les conditions sociales lamentables, le chômage, la vie dure, en somme, une véritable guerre sociale faite aux pauvres. A ce moment là, l’état d’urgence créé par la France dans le contexte colonial algérien et jamais utilisé jusqu’ici en métropole est décrété dans les quartiers populaires français.

Nous n’oublions pas le 25 novembre 2007 où Moushin, 15 ans et Laramy, 16 ans, avaient été tués lors de la collision de leur moto avec un véhicule de police… comme réponse à leur mort, le vent de colère secoua toutes les villes du département du Val d’Oise de Villiers-le-Bel a Goussainville. Suite aux affrontements suscités par le décès,Les frères Kamara sont condamnés à douze et quinze ans de prison. Seuls quelques témoignages sous X rémunérés les accusent d’avoir tiré sur des policiers.

Nous n’oublions pas les centaines de victimes de crimes policiers comme : Amine Bentounsi , Youssef Mahdi , Wissam El-Yamni, Ali Ziri, Mamadou Marega, Louis Klinger, Karim Boudouda, Lamine Dieng, Hakim Ajimi, Raouf Taïtaï & Tina Sebaa, Mehdi Bouhouta, et tant d’autre…… les garants de l’ordre raciste peuvent toujours tuer sans être inquiétés. « Morts naturelles » au commissariat, « accidents routiers » de personnes prises en chasse par la police… Ce ne sont pas seulement les meurtres, les bavures dans leur quasi-totalité sont couvertes d’impunité.

Aujourd’hui, comme il y a 50, 30 et 10 ans, loin d’avoir renoncé à ses comportements passés, l’État français ne sait que renforcer tous ses dispositifs de surveillance et de répression. En plus des conditions sociales toujours plus déplorables, le harcèlement des populations des quartiers, leur humiliation, constituent le quotidien pour les Noirs, les Arabes, les Rroms, les Blancs des quartiers. C’est pourquoi, contre l’humiliation quotidienne, le mépris, contre les crimes policiers, contre l’islamophobie, la négrophobie, la rromophobie galopantes et toute forme de racisme et de domination qui servent le même système, la lutte continue, et c’est à nous de la faire continuer, ici et maintenant.
C’est pour débattre et lutter contre tout cela que nous vous convions :

Le vendredi 16 octobre :

20h à l’atelier des canulars au 91 rue Montesquieu, Lyon 7eme, pour une soirée/débat autour des crimes sécuritaires et des violences policières avec :

- Le collectif Angle Mort, militant autour de la question de la justice de l’enfermement et des méthodes policières
- Le collectif Urgence notre police assassine
- Le collectif Justice et Vérité pour Ali-Ziri
- Le collectif Justice et Vérité pour Wissam el Yamni
- Mathieu Rigouste, sociologue et militant antisécuritaire

Le 17 octobre :

- 8h du matin rue des martyrs aux minguettes, à Vénissieux. On vous appelle à rejoindre la marche pour l’égalité et contre le racisme.

- 18h : rendez-vous place du pont à la guillotière Lyon 7éme où se tiendra un rassemblement en commémoration du massacre du 17 octobre 61.

Enfin le 31 octobre, à Paris, rejoignons la marche de la dignité et contre le racisme organisée par le collectif MAFED, Marche des Femmes pour la Dignité.

P.-S.

PREMIERS SIGNATAIRES : CSAO-LE HARRAGA, Centre d’Études Postcoloniales Lyon, La petite cuillère, Collectif Lyonnais/Sud-Est de Soutien à Georges Ibrahim ABDALLAH

Source :
http://csao-harraga.squat.net/?p=263

Repost 0
30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 13:24

Transmis par Elise

Qui a tué Ali Ziri ?

Au cinéma le 7 octobre 2015

Réalisateur : Luc Decaster
Montage : Claire Atherton
Mixage : Eric Lesachet
Etalonnage : Gadiel Bendelac
Production : Zeugma Films
Image & son : Luc Decaster
 
Durée : 91'   
Format :16/9ème   
Son : stéréo

***
Synopsis

Ali Ziri, un homme de 69 ans, décède le 11 juin 2009 après son interpellation par la police nationale à la suite d’un contrôle routier à Argenteuil. « Arrêt cardiaque d’un homme au cœur fragile », déclare le Procureur de Pontoise. Appuyant la famille qui vit en Algérie, un collectif d’Argenteuillais demande une contre-expertise. Deux mois plus tard l’institut médico-légal révèle 27 hématomes sur le corps d’Ali Ziri.

Pendant cinq années, le cinéaste a suivi les pas de ceux qui demandent « Justice et vérité » après cette mort, ignorée des médias, mais que certains considèrent comme un lynchage digne des pires périodes de l’histoire.

Source :
http://www.zeugmafilms.fr/quiatualizirilefilm.html

Complément d'info - Un article sur Rue89
Ce film sur Ali Ziri, mort après un contrôle de police, n’attend que vous pour exister
http://rue89.nouvelobs.com/2015/02/16/film-ali-ziri-mort-apres-controle-police-nattend-exister-257737

Repost 0
24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 10:57

Le 10 septembre 2015

Amadou Koumé, 33 ans, père de deux enfants, est mort dans la nuit du 5 au 6 mars dernier dans un commissariat du Xe arrondissement. Six mois plus tard, un témoin relate la violence de son interpellation.

Le 6 mars dernier, un intérimaire de 33 ans s’écroulait dans un commissariat du Xe arrondissement suite à son interpellation près de la Gare du Nord. Sa mort ne s’était ébruitée que le 20 avril. Le Parisien citait alors une source judiciaire qui expliquait de manière lapidaire : “quand les policiers ont voulu le menotter, il s’est débattu. Ils ont dû procéder à une manœuvre d’étranglement pour lui passer les menottes. A l’arrivée au commissariat à 00h25, ils se sont rendu compte qu’il était amorphe. Le Samu a tenté de le ranimer, en vain”.

“Il semblait penser de manière décousue”

La famille de M. Koumé a déposé plainte contre X pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et abstention de porter assistance à une personne en péril, alors que le parquet de Paris avait rapidement requalifié les faits en homicide involontaire. “A l’évidence, on a essayé de trouver la qualification la moins grave pour des fonctionnaires de police”, nous confiat à l’époque Maître Eddy Arneton, l’avocat de la famille de la victime. Une enquête a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), qui vient de la rendre au parquet.

>> Lire aussi : Violences policières à caractère raciste : sujet tabou et peines symboliques <<

Mais ce 10 septembre, Libération et Médiapart révèlent un nouveau témoignage, joint à la procédure judiciaire, accablant pour un policier de la BAC (brigade anticriminalité).
Lire ici :
http://www.liberation.fr/societe/2015/09/10/il-s-est-affaisse-dans-les-bras-des-policiers-et-a-commence-a-suffoquer_1379481

Le témoin est un jeune homme d’une vingtaine d’années, présent au bar Hide Out le soir le l’interpellation d’Amadou Koumé. Vers minuit, l’homme au physique imposant (1,90 m pour 107 kilos) commence à tenir des propos incohérents et à “parler fort” (l’expertise toxicologique relève “une prise significative et assez proche du décès de cocaïne”). Un vigile intervient pour le faire sortir, en vain : “Il semblait penser de manière décousue et ne s’adressait pas directement au vigile, comme s’il était agressé par une personne imaginaire”, relate le témoin.

“Un policier est entré en courant et a crié ‘mets-toi par terre, enculé !'”

Entre 00h15 et 00h30, trois policiers arrivent. Mais au moment où ces derniers lui demandent de sortir, Amadou Koumé résiste, mettant en doute le fait que ce soit de vrais policiers. La tentative de le maîtriser a duré assez longtemps, raconte le jeune homme. Il se débat sans donner de coups. Des renforts arrivent, et la situation dégénère : “Il n’y a qu’un seul policier de la BAC qui est entré en courant et a crié ‘mets-toi par terre, enculé !'”, relate le témoin.

L’agent en civil a alors recours à une prise dangereuse, qui semble être une clé d’étranglement : il attrape l’individu par le cou “en plaçant son bras sous son menton et en le serrant contre son torse”. Le témoin décrit la scène : “Il s’est affaissé dans les bras des policiers et a commencé à suffoquer. L’agent de la BAC l’a accompagné dans sa chute en continuant de l’étrangler”. A terre, le policier aurait maintenu sa position d’étranglement pendant qu’Amadou Koumé “émettait des cris d’agonie et d’étouffement”.

“Asphyxie et traumatismes facial et cervical”

M. Koumé sort ensuite de lui-même du bar sous escorte, et le témoin le perd de vue. “Personne n’a imaginé à ce moment qu’Amadou Koumé pouvait mourir, on pensait qu’il serait juste placé en garde à vue”, conclut-il. Le commissariat est situé à 3 minutes du bar. Le décès de la victime est constaté par le SAMU à 2h30. Selon le rapport d’autopsie, le décès résulte  d’un “œdème pulmonaire survenu dans un contexte d’asphyxie et de traumatismes facial et cervical”.

Complément d'info
“Il n’y a pas de ‘bavures’, mais un système de domination policière”
http://www.lesinrocks.com/2015/05/08/actualite/il-ny-a-pas-de-bavures-mais-un-systeme-de-domination-policiere-11746165/

Source :
http://www.lesinrocks.com/2015/09/10/actualite/mets-toi-par-terre-encule-nouvelles-revelations-sur-la-mort-suspecte-damadou-koume-11773293/

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Crimes policiers
commenter cet article
22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 17:26

a

Transmis par Libre le 18 septembre 2015

Du 25 au 27 septembre aura lieu à la Parole Errante, à Montreuil, un week-end autour de la question de l'enfermement dans et hors les murs, avec des discussions et des concerts.

Vendredi 25 septembre

18h - Présentation et discussion sur le week-end
19h30 - Repas
21h - Théâtre « On Cale vers »
22h - Concert - percussions brésiliennes

Samedi 26 septembre

10h - Accueil
11h - Discussions en petits groupes autour des thèmes de la prison, la psychiatrisation, la rétention administrative, les violences policières
13h - Repas
14h30 - Discussions en petits groupes autour des thèmes de la prison, la psychiatrisation, la rétention administrative, les violences policières
19h - repas
20h - Concerts Hip-Hop

Dimanche 27 septembre

12h - Accueil
13h - Projection du film: JP, ARchi et les autres fauteurs de troubles
14h30 - Retour sur les discussion du samedi et prespectives de luttes
19h - Repas

Présentation :

La réalité de l'enfermement se manifeste à travers une diversité d'institutions et de pratiques : la prison, la prise en charge psychiatrique, les centre de rétention administrative, la police... Bien que la gestion de l'enfermement ne se réduise pas à ses structures, elles illustrent néanmoins de quelle manière l'ensemble de la société évalue les individus selon des normes qui servent un projet politique national dans une perspective capitaliste, libérale et productiviste.

La violence physique et morale qui en sort touche clairement des catégories sociales déjà définies comme marginales et problématiques : les « délinquants », les « fous », les « étrangers », les « pauvres » … La production de ces cases permet de tracer les frontières de la normalité, de sanctionner et de soigner toute personne considérée comme « inapte », « improductive ».

Et lorsqu'on se retrouve, soi ou un proche, face à l'une ou à l'autre de ces situations, s'y ajoute la solitude, l'isolement et un sentiment d'impuissance !
A travers ce week-end, nous voudrions ouvrir un espace de rencontre et de discussion qui permettrait à la fois d'aborder les différentes spécificités de la prison, de la psychiatrie, de la police et des centre de rétention administrative mais aussi de parler de leur source commune : « la violence d'état ». Il nous semble important de faire des liens entre ces différentes formes d'enfermement et les luttes qui s'y opposent.

Selon comment le week-end prendra corps, nous espérons qu'il sera l'occasion d'aborder ces questions dans une perspective de résistances et de luttes afin de rompre avec un sentiment d'impuissance permament.

Il s'articulera autour d'une diversité d'ateliers de discussions et de moment de partage plus informels (repas, concerts, projections) qui permettront, en multipliant les prises et les modes de parole de favoriser l'échange.

Il nous semble nécessaire que ce week-end prenne une forme où chaque personne ou collectif ait la place de prendre part aux propositions d'atelier, de discussion, sans experts ni spécialistes.
Nous vous invitons donc vivement à venir participer et nourrir les débats de vos pratiques, expériences, histoires vécues, pour refuser l'isolement qu'on nous impose, dedans comme dehors.

Repost 0
15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 12:19

Transmis par Resistons Ensemble le 12 septembre 2015

Le bulletin no 144, septembre 2015 du petit journal mobile recto-verso A4 du réseau Résistons ensemble contre les violences policières et sécuritaires est sorti.

Pour lire l’intégralité et télécharger ce bulletin mis en page au format pdf : http://resistons.lautre.net/spip.php?article553

Détruire le mur

Ça y est, l’après Thalys est arrivé. Au programme ? Les fouilles soi-disant « aléatoires ». Sachant que, rien qu’à la gare du Nord de Paris, passent plus de 500 000 passagers par jour, alors, ça va être comment ? On compte jusqu’à dix, puis on crie : stop fouille ? Bien sûr pratiquement, c’est impossible. Le pouvoir le sait très bien. C’est le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies qui a craché le morceau. Alors qu’un journaliste relayait l’objection selon laquelle « la fouille aléatoire est discriminatoire », il a lâché : « Bah écoutez, moi je préfère qu’on discrimine, effectivement, pour être efficace, plutôt que de rester spectateur ». Mais oui, il s’agit du « classique » contrôle au faciès… en pire, cette fois-ci officialisé.

Le « suspecté de terrorisme » ne sera pas, bien entendu, le grand blond en costard Hugo Boss. Plus que jamais c’est le regard des flics qui désignera les « ennemis » comme arabes, noirs, musulmans, et/ou pauvres. La SNCF s’y met aussi. Elle lance un soi-disant « numéro d’appel d’urgence » sur lequel les voyageurs sont censés dénoncer des « situations anormales ». « Anormales » ? Si quelqu’un jette une boule de papier par terre et qu’il n’est pas blanc, hop... c’est la délation.

En Hongrie c’est un mur de barbelés en lame de rasoir, comme on dit là-bas, en « fil OTAN », qui est censé « protéger », selon le premier ministre Orban, l’« identité chrétienne de l’Europe ».

En France, c’est un mur d’idéologie, un mur dans les têtes qui est en train d’être construit. Le but du pouvoir est de créer un climat de suspicion réciproque et de division dans les classes populaires sous le prétexte de la lutte anti-terroriste. Facile à imaginer : quels vont être, en effet, les regards que jetteront les voyageurs non fouillés sur ceux que la couleur de leur peau désignera comme susceptibles d’être « terroristes » ? Et inversement, quel va être le sentiment de ces personnes ainsi publiquement humiliées si les voyageurs « normaux » passent sans réagir ?

C’est loin, mais souvenons-nous du 17 octobre 1961 quand la police « républicaine » jetait des algériens à la Seine sous le regard indifférent des citoyens « sans reproches » qui prenaient des pots place Saint Michel à Paris. Bon on n’y est pas encore, ce n’est encore que l’entame. Alors, il ne reste qu’à briser le mur de la haine qu’ils veulent bâtir entre nous, en luttant unis face au pouvoir et sa glissade vers un régime ouvertement autoritaire et raciste qu’on s’en sortira.

****
Au sommaire

- Détruire le mur

- Simulacre de justice à Montigny-en-Gohelle

- Voilà ce qu’on nous promet

- [ C H R O N I Q U E D E L ’ A R B I T R A I R E ]

* Christine, prisonnière en lutte, encore transférée
* La répression des vendeurs à la sauvette vaut la mort à un enfant de 5 ans
* À la frontière franco-italienne la répression s’intensifie
* Cadenas
* La violence et le racisme qui gangrènent la police interne de la SNCF
* Emmaüs prête main forte à l’État
* « Vous êtes comme des rats, vous avez l’habitude »

- [ S U R L E V I F ]

* Enceinte de 6 mois, Amal Bentounsi est agressée par des policiers

- [ A G I R ]

* Le film Qui a tué Ali Ziri ?
* Marche pour Amadou Koumé, tué par la police
* Face à l’enfermement dans et hors les murs

Source :
https://resistons.lautre.net/spip.php?article553

Repost 0
15 septembre 2015 2 15 /09 /septembre /2015 10:33

Transmis par Fatima le 12 juillet 2015 - Par La Rédaction de Quartiers XXI

Après le verdict du procès de la responsabilités des agents impliqués dans la mort de Zyed et Bouna, le 27 octobre 2005, les associations et collectifs de lutte contre les violences policières semblent confrontés à un mur.

Rapport avec les familles des victimes, mobilisations de quartier et au-delà, relations avec les médias, faire face aux syndicats policiers… Quelles pratiques militantes pour quelles stratégies ?

Débat animé par Mohamed Slimani, avec Christel Husson, Janosz et Sihame Assbague.

Repost 0
13 septembre 2015 7 13 /09 /septembre /2015 10:57

Le 4 août 2015

Alors que les forces de l'ordre intervenaient pour disperser des vendeurs à la sauvette à Ménilmontant, un jeune s'est fait écraser en prenant la fuite.

Un enfant mort dans sa fuite. La scène se déroule dans le quartier de Ménilmontant à Paris. Ce mardi, les biffins étalent des tas de vêtements à la sortie du métro. Selon des témoins, peu après 14 heures, la police débarque : les biffins se dispersent d’un coup. Rien de nouveau.

Mais cette fois, le drame s’invite.

Parmi les vendeurs, un enfant de 5 ans. Il traverse la rue en courant. Un camion passe au même moment. Karim, un livreur d’une cinquantaine d’années, qui était à quelques mètres de la scène, raconte la suite : « Comme tout le monde j’ai entendu un bruit. Je me suis approché et j’ai vu un gamin à terre, en sang. Le chauffeur s’est arrêté un peu plus loin, il est descendu. Il a paniqué lorsqu’il a vu l’enfant et la foule qui s’approchait. Il a laissé le camion avant de partir lentement, sans courir. Il avait l’air choqué. »

Parmi les témoins, une dame tente, en attendant les secours, de maintenir l’enfant en vie. Les pompiers et le Samu arrivent quelques minutes plus tard. La police sécurise le secteur, bloque le boulevard de Ménilmontant. Derrière les draps blancs, les secouristes luttent. En vain. Le gamin perd la vie, fauché, juste devant une agence de voyages.

Pour le moment, la police confirme l’accident, le décès de l’enfant et la fuite du chauffeur. Par contre elle décrit une autre version des faits.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la patrouille n’était pas présente pour les vendeurs à la sauvette. Mais les biffins prennent la fuite à chaque fois qu’ils aperçoivent une patrouille de près ou de loin. Et toujours selon la police, au moment de traverser, le gamin voulait rejoindre sa mère et sa tante de l’autre côté du trottoir. L’enquête est toujours en cours.
Bout de trottoir

Très vite, la nouvelle tombe. La famille de l’enfant, originaire de Roumanie, s’effondre sous le regard perdu des passants. Elle grimpe dans le camion des pompiers. Des proches de la famille arrivent dans la foulée. Des larmes, des cris. Des habitants du quartier essayent de les réconforter.

D’autres commentent. Dominique, un comédien, explique : « Tous les jours la police et les biffins jouent au chat et à la souris. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi on ne les laisse pas tranquilles. Ils vendent des vêtements pour une petite poignée d’euros. On devrait au moins les autoriser à vendre leurs tas de vêtements une à deux fois par semaine sinon ce type d’accident risque de se reproduire… » Les curieux se multiplient. L’information se propage.

Sarah, une institutrice, regarde la police qui entoure les draps blancs et chuchote, le regard trempé : « On est France, en 2015 et on se retrouve devant le corps d’un enfant qui n’a pas choisi cette vie et qui se met à courir pour ne pas se faire attraper par la police. Franchement c’est dégueulasse. »

Au fil des minutes, les passants quittent les lieux, sans un mot. Le quartier est touché. Les proches de la famille, eux, s’installent sur un bout de trottoir, regard au sol, les mains sur la tête pendant que la police scientifique note les derniers indices.

Dans la soirée, la maire de Paris Anne Hidalgo a publié un communiqué disant faire « confiance aux services de police pour que le chauffeur soit rapidement identifié et entendu afin que soient établies au plus vite les circonstances exactes de ce drame ». Elle a également présenté ses condoléances à la famille de l’enfant.

Source :
http://www.liberation.fr/societe/2015/08/04/a-paris-un-enfant-rom-fuyant-la-police-meurt-sous-les-roues-d-un-camion_1358757

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Crimes policiers
commenter cet article

Documentation

ACTIONS C.L.A.P33 & Co...

****
Bordeaux - 18 mars 2017

Journée contre

les violences policières

Notre appel : klik !

*****
Violences Policières

France - Trois rapports
ACAT : klik !

Amnesty International : klik !
Paris Luttes Infos : klik !

 

*****
L'impact disproportionné
de l'état d'urgence

Un rapport d'Amnesty  : klik !

****
Hommage aux victimes

21 Mars 2015

 
15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

****

" Vétérante "

O.P.A

******
Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
 le 19 Mars 2009 à Bordeaux !
 
Infos :  klik !
 

 

L'oeil de Pancho

D'autres dessins de Pancho : klik

Retour à la page d'accueil