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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 09:54

Depuis Bastamag le 22 fébvrier 2016

Quand les prisons, les détenus et la politique carcérale deviennent des produits d’investissements.

En France, plus d’un tiers des prisons sont en partie gérées par des grands groupes privés. Le mouvement de privatisation du système carcéral, entamé il y a trois décennies, prend toujours plus d’ampleur.

De la gestion des repas à l’accueil des familles, de la construction des maisons d’arrêt au travail pénitentiaire, une poignée d’entreprises se sont saisies de ce nouveau marché lucratif.

L’Etat débourse près de six milliards d’euros par an pour payer leurs services, sans que les bénéfices d’une gestion privée soit démontrée.

Cette privatisation rampante pose une autre question : les entreprises privées ont tout intérêt à ce que les prisons ne désemplissent pas.

**
Cela doit devenir la plus grande prison de Belgique.

Près de 1 200 détenus dans un « village » pénitentiaire à proximité de Bruxelles, avec trois unités pour hommes, deux unités pour femmes, un établissement d’enfermement psychiatrique et un pour les jeunes.

Surdimensionné, trop cher, construit sur des terres agricoles : le méga-projet suscite des oppositions.

Cette nouvelle prison est aussi controversée parce qu’elle doit être bâtie et gérée en partenariat public-privé (PPP).

Le marché a été confié à un consortium composé de deux entreprises de BTP et d’une banque d’investissement australienne (Macquarie). Un champ d’activité comme un autre pour cette banque qui investit dans les transports, les infrastructures d’eau, les hôpitaux… et les cellules.

Ce projet belge de privatisation d’une prison s’inscrit dans la droite ligne d’un mouvement entamé au début des années 1980.

Parti des États-Unis, le modèle des prisons en gestion privée s’installe de plus en plus en Europe.

En France, cette privatisation a débuté en 1987. Avec l’intention de reproduire à l’identique le modèle d’outre-Atlantique : une privatisation intégrale, de la construction jusqu’à la surveillance des détenus.

Les parlementaires de l’époque en ont décidé autrement : seules les fonctions autres que celles de direction, de surveillance et de greffe peuvent être déléguées à des entreprises privées.

Lire la suite :
http://www.bastamag.net/Quand-les-prisons-les-detenus-et-la-politique-carcerale-deviennent-des-produits

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 13:13

24

Transmis par le C.O.B.P. Collectif Opposé à la Brutalité Policière

Programme de la semaine - Québec

9 mars 19h
Projections insurgées : Féminisme et brutalité policière au Café l'artère (7000 avenue du Parc). Contribution Volontaire

10 mars 17h
5@7 pour le lancement de zine du collectif féministe Les Sorcières sur le thème de la brutalité policière et du féminisme. Également le lancement de journal 'État Policier' par le Collectif Opposé à la brutalité policière. Au Yermad 901 boulevard de maisonneuve. Gratuit

11 mars 20h


Show punk avec Peroxyde, Ripcordz, Blame the name, Rat patrol et Idiocrates. Organisé par Vomit production et Bobette production. Au Katacombes 1635 boulevard St-Laurent. 8$

12 mars 22h


Show bénéfice pour la bibliothèque anarchiste Dira avec Action Sédition, Crossbones, Headcase et No Chaser. Organisé par Bobette production. À Fatal@Fattal. 5$ suggéré

13 mars 19h
Projection du film 'Diaz' sur les violences policières lors du contre-sommet du G8 à Gênes en Italie en 2001. Organisé par le collectif Dure Réalité. À la Déferle 1407 rue Valois. Gratuit

14 mars 18h
Conférence 'Témoins de la répression : où en est la CPRP. Au Dira 2033 boulevard St-Laurent. Gratuit

15 mars 17h
BBQ organisé par Iww Montréal. Parc Lafontaine au coin des rues Garnier et Rachel. Gratuit

15 mars 20h
Manifestation annuelle contre la brutalité policière, organisé par le COBP. Au Parc Lafontaine au coin des rues Garnier et Rachel.

Bienvenue à toutes et tous !

Lien vers projections insurgées
Lien vers le collectif Les Sorcières
Lien vers le show du 11 mars
Lien vers le show du 12 mars
Lien vers le collectif Dure Réalité
Lien vers la CPRP
Lien vers Iww Montréal

Source :
https://cobp.resist.ca/documentation/semaine-contre-la-brutalit-polici-re

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 11:28

 

Le 6 février 2016

Twitter a annoncé vendredi avoir suspendu plus de 125 000 comptes depuis mi-2015 dans le cadre de sa lutte contre les "contenus terroristes", montrant qu'il ne reste pas inactif face aux appels gouvernementaux à freiner la propagande jihadiste sur internet.

"Rien que depuis le milieu de 2015, nous avons suspendu plus de 125 000 comptes pour avoir menacé ou fait la promotion d'actes terroristes, liés en premier lieu à Daesh", a indiqué le site de microblogs américain dans un message publié sur son blog.

La révélation de ce chiffre intervient alors que les Etats-Unis et une série d'autres gouvernements ont fait monter la pression ces derniers mois, surtout après les attentats de Paris et San Bernardino, pour renforcer la lutte contre la propagande jihadiste en ligne, et en particulier sur les réseaux sociaux.

Plusieurs responsables du gouvernement américain s'étaient encore rendus début janvier dans la Silicon Valley pour tenter de convaincre les poids lourds du secteur technologique d'assouplir leur cryptage des données, ce que la plupart d'entre eux refusent.

Washington milite aussi pour la promotion de contenus qui contrent les messages de radicalisation de Daesh.

La Commission européenne avait elle aussi organisé à la fin de l'année dernière un forum pour "initier un dialogue" entre gouvernements et groupes internet dans la lutte contre la radicalisation et la propagande terroriste.

Plusieurs réunions similaires ont eu lieu en France, où la loi sur l'état d'urgence permet de "bloquer" certaines publications en ligne et où des systèmes de "contre-propagande" ont aussi été évoqués.

Twitter a relevé vendredi qu'il avait déjà des règles en place pour décourager la propagande terroriste sur son réseau, mais souligné avoir intensifié ses efforts ces derniers mois.

"Nous condamnons l'usage de Twitter pour promouvoir le terrorisme et les règles de Twitter indiquent clairement que ce type de comportement, ou toute menace violente, n'est pas permis sur notre service", a-t-il indiqué.

Twitter a augmenté la taille de ses équipes chargées d'examiner les contenus qui lui sont signalés, "réduisant de manière importante notre temps de réponse".

Il dit regarder aussi "d'autres comptes similaires à ceux signalés" et utiliser des outils similaires à ceux qui lui servent pour lutter contre les spams pour repérer et vérifier d'autres comptes violant potentiellement ses règles.

"Nous voyons déjà des résultats, y compris une augmentation des suspensions de comptes et un déplacement de ce type d'activité en dehors de Twitter", assure-t-il.

La politique de Twitter face aux contenus terroristes est assez proche de celle d'autres grands acteurs d'internet.

Facebook et YouTube se reposent aussi sur le signalement par leurs utilisateurs des contenus litigieux, ensuite examinés par des équipes qui décident s'il faut les retirer, voire fermer le compte.

Facebook a lui aussi indiqué par le passé que quand ces équipes trouvaient des contenus ou des comptes pro-terroristes, elles utilisaient des outils dédiés pour repérer d'autres comptes associés.

Comme beaucoup d'acteurs et d'experts du secteur, Twitter reconnaissait toutefois vendredi qu'il n'y avait "pas d'algorithme magique pour identifier les contenus terroristes sur internet, de telle sorte que les plates-formes en ligne mondiales sont obligées de prendre des décisions difficiles, en se basant sur des informations et des lignes directrices limitées".

"Malgré ces difficultés, nous continuerons d'appliquer énergiquement nos règles en ce domaine, et d'interagir avec les autorités et autres organisations adéquates pour trouver des solutions viables pour éradiquer les contenus terroristes sur internet et promouvoir les discours allant dans le sens inverse", ajoute le réseau.

Source :
http://www.directmatin.fr/web/2016-02-06/terrorisme-twitter-suspendu-125-000-comptes-depuis-la-mi-2015-722213

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 13:39

Le 4 février 2016

Le mandat d’arrêt européen qui cible le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, serait donc illégal, estime le groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire.

L’Australien de 44 ans espère ainsi "la restitution immédiate de (son) passeport et la fin de toute nouvelle tentative de (l)'arrêter".  "Nous pouvons simplement constater que le groupe de travail est arrivé à une autre conclusion que les autorités judiciaires suédoises", a déclaré sobrement une porte-parole du ministère suédois des Affaires étrangères.

En septembre 2014, il avait déposé plainte contre la Suède et la Grande-Bretagne auprès du groupe de travail de l'ONU pour faire reconnaître son confinement comme une détention illégale.

"La seule protection dont il bénéficie... est de rester dans l'enceinte de l'ambassade. La seule façon pour lui de jouir du droit d'asile est d'être en détention", souligne la plainte.

La justice suédoise, qui cherche à interroger l'Australien dans une affaire de viol, a émis un mandat d'européen contre lui.

Julian Assange nie les faits, mais craint surtout que s’il se rend en Suède pour faire face à ces accusations, il soit extradé vers les États-Unis, où il pourrait se voir reprocher la publication par WikiLeaks en 2010 de 500.000 documents classés secret défense sur l'Irak et l'Afghanistan et 250.000 communications diplomatiques. Il y risquerait très très gros.

Sa source, le soldat Chelsea Manning, a été condamnée par un tribunal militaire à 35 ans de prison…

Après avoir épuisé tous ses recours, l'ancien hacker finit par pousser le 19 juin 2012 la porte de l'ambassade d'Équateur à Londres, pour y demander l'asile politique.

Après avoir longtemps exclu un interrogatoire à Londres, les magistrats suédois chargés de l’enquête sur le viol présumé, avaient accepté au printemps 2015 de se déplacer pour l'entendre.

Il a fallu commencer par signer un accord d'entraide judiciaire entre Suède et Équateur, et les deux pays ne se sont toujours pas mis d'accord sur les modalités de cette audition.

Selon Per Samuelsson, l'avocat suédois de Julian Assange, les conclusions du groupe de travail de l'ONU signifient que la Suède "viole la convention européenne des droits de l'Homme". La justice suédoise "doit lever le mandat d'arrêt", a-t-il insisté.

Source :
http://www.humanite.fr/assange-detenu-illegalement-et-de-facon-arbitraire-selon-lonu-598099

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 12:42

Le 29 janvier 2016

Les faits se seraient produits en 2014. Le Haut-commissariat des droits de l'homme de l'ONU a dénoncé ce vendredi à Genève un nouveau scandale d'abus sexuels présumés sur des enfants commis par des soldats étrangers, notamment français et géorgiens, en mission en Centrafrique, se disant «très alarmé» par ces allégations.
Lire ici :
http://www.leparisien.fr/faits-divers/centrafrique-des-casques-bleus-de-nouveau-accuses-de-viols-sur-enfants-05-01-2016-5423853.php
http://www.leparisien.fr/international/centrafrique-des-soldats-francais-soupconnes-d-abus-sexuels-sur-des-enfants-29-04-2015-4734509.php

Alors que des forces internationales déployées en Centrafrique ont déjà été visées par des accusations de viols d'enfants, les faits révélés par un communiqué du Haut-commissariat n'ont été découverts que ces dernières semaines.

Les victimes âgées de 14 à 16 ans

Une équipe de l'ONU en Centrafrique a interviewé plusieurs filles ayant déclaré avoir été abusées sexuellement ou exploitées par des soldats étrangers.

Selon quatre de ces filles, âgées de 14 à 16 ans au moment des faits présumés, leurs agresseurs appartenaient à des contingents opérant au sein de la force de l'Union européenne (Eufor-RCA).

Trois d'entre elles ont déclaré qu'elles pensaient que leurs agresseurs faisaient partie du contingent géorgien de l'Eufor.

Le ministère de la Défense de Georgie a affirmé qu'il fallait «faire tout ce qui est possible pour s'assurer que ceux qui ont commis de tels crimes soient reconnus responsable», peu importe de quel pays ils viennent.

Environ 150 soldats géorgiens participaient à l'Eufor-RCA, présente de février 2014 à mars 2015 à Bangui où elle avait pour mission de rétablir la sécurité avec 700 hommes au plus fort de son déploiement.

Des incidents répétés impliquant des soldats français

Selon l'ONU, l'équipe des Nations Unies a interviewé également une soeur et un frère respectivement âgés de 7 et 9 ans lorsqu'ils auraient été abusés en 2014 par des militaires de la mission française Sangaris en RCA.

La fillette a déclaré avoir pratiqué des actes sexuels par voie orale sur des soldats français en échange d'une bouteille d'eau et d'un sachet de biscuits.

Elle a déclaré, tout comme son frère, que d'autres enfants avaient été abusés de la même manière lors d'incidents répétés impliquant plusieurs soldats français.

Jean-Yves Le Drian a saisi les autorités judiciaires françaises «dès qu'il a pris connaissance des documents transmis le 19 janvier par le Haut Commissaire aux Droits de l'homme (HCDH)», a précisé l'entourage du ministre de la Défense.

Déjà plusieurs enquêtes ouvertes

Ces six allégations, qui impliquent des forces militaires étrangères n'appartenant pas aux Nations Unies, ont eu lieu dans les environs ou à l'intérieur du camp de déplacés internes de M'Poko, situé près de l'aéroport de Bangui.

Selon un porte-parole du Haut-Commissariat, le niveau de violences en Centrafrique est très élevé. «En 2014, il y a eu plus de 2500 cas de violences sexuelles et viols dénoncés», a-t-il déclaré, en soulignant que les forces armées «ont joué un rôle très important dans ce contexte de problèmes massifs».

Début janvier déjà, l'ONU avait annoncé avoir ouvert une enquête sur des accusations d'abus sexuels portées contre des soldats de trois pays (Le Gabon, le Maroc et l'Egypte selon des sources onusiennes) participant à la Mission des Nations unies en RCA (Minusca). Les victimes présumées étaient quatre fillettes.

L'ONU a aussi dénoncé un autre scandale retentissant de viols d'enfants entre décembre 2013 et janvier 2014 impliquant des soldats participant à Sangaris. Une enquête a été ouverte par la justice française sur ce scandale et cinq militaires ont été entendus mi-décembre 2015.

Cependant, aucun d'entre eux n'a été mis en examen et ces auditions n'ont pas apporté grand-chose, selon une source proche de l'enquête.

Lors de leurs auditions, les soldats ont dit avoir donné aux enfants des rations alimentaires, mais sans rien exiger en retour, a-t-elle indiqué.
Lire ici :
http://www.leparisien.fr/faits-divers/centrafrique-audition-de-quatre-militaires-accuses-de-viols-08-12-2015-5351177.php

D'autres enfants se sont plaints de viols après les premiers témoignages. Enfin, une autre enquête est en cours en France après les accusations d'une jeune femme centrafricaine affirmant avoir été violée à l'été 2014 par un militaire de Sangaris.

Viols en Centrafrique : ce qu'ont raconté les petites victimes
http://www.leparisien.fr/faits-divers/viols-en-centrafrique-ce-qu-ont-raconte-les-petites-victimes-03-05-2015-4741809.php

Source :
http://www.leparisien.fr/faits-divers/centrafrique-nouvelle-accusation-d-abus-sexuels-sur-des-enfants-contre-des-soldats-francais-29-01-2016-5497715.php

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 11:15

Le 29 janvier 2016

Le 26 décembre, le jeune bleu Robert Rialmo intervient dans un quartier sensible de Chicago à la suite d'un appel pour violence domestique.

Dans des circonstances confuses, il abat Quintonio Grenier, un jeune Noir de 19 ans souffrant de problèmes mentaux, ainsi qu'une voisine.

Aujourd'hui, il songe à poursuivre en justice la famille de la victime.

Disant souffrir de détresse psychologique depuis cet incident et affirmant avoir été agressé par la victime, le policier Robert Rialmo compte intenter un procès civil à la famille endeuillée, a indiqué son avocat Joe Brodsky, à la chaîne locale WGN-TV.

La police appelée par la famille

D'après les forces de l'ordre, Quintonio LeGrier menaçait son père avec une batte de baseball, un geste à l'origine de l'appel à la police.

Bettie Jones était leur voisine et le père lui avait demandé d'accueillir les officiers.

Mais la situation a dégénéré et le policier a ouvert le feu sur la voisine et le jeune homme.

A la suite de cet incident, la police de Chicago, déjà mise en cause pour des bavures, s'était excusée du décès accidentel de la voisine mais avait justifié la mort du jeune Quintonio LeGrier car ce dernier aurait menacé le policier.

Mais selon la famille de l'étudiant, la police n'avait pas à ouvrir le feu sur un jeune homme souffrant de problèmes mentaux, qui n'appelait au fond qu'à l'aide, et de surcroît en réponse à un simple appel pour troubles domestiques.

De Ferguson à Baltimore, les méthodes d'entraînement de la police ont été revues de fond en comble ces derniers mois.

Désormais, les jeunes officiers vont être mieux préparés à interagir avec des personnes souffrant de troubles mentaux, qui ne sont pas toujours à même de suivre les ordres.

Source :
http://www.20minutes.fr/monde/1776307-20160129-policier-tue-jeune-noir-veut-poursuivre-famille-stress-post-traumatique

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 12:47

Le 1er février 2016

L’UE veut punir les touristes et les associations qui portent secours aux réfugiés.

L'Union européenne envisage de faire passer une loi pour empêcher les associations, les bénévoles ou les vacanciers de venir en aide aux réfugiés sur le point d’accoster sur les îles grecques, rapporte le Times.

L’organisation caritative Statewatch a eu communication de rapports confidentiels des autorités européennes qui montrent que l’UE envisage de poursuivre en justice toute personne qui aiderait les migrants, au même titre que les trafiquants.

Jusqu’à présent, une clause de la législation européenne permettait aux associations caritatives ou aux bénévoles qui portaient secours aux migrants d’échapper à l’accusation de trafic humain, et c’est cette exemption qui est susceptible d’être supprimée.

Les personnes qui voudraient secourir les migrants ne pourront plus le faire spontanément, mais elles devront d’abord s’inscrire auprès de la police locale, si elles veulent éviter l’accusation de trafic d'êtres humains.

“Ceci ne prend pas en compte le rôle crucial joué par les habitants des îles grecques et des volontaires qui portent secours et prennent soin des migrants qui traversent la Méditerranée dans des embarcations de fortune”, déplore le Directeur de Statewatch, Tony Bunyan.
Un projet non légal

En outre, la Commission européenne a indiqué qu’un projet porté par le gouvernement hollandais pour retourner vers la Turquie  tous les migrants qui accostent en Grèce en provenance de ce pays ne pouvait être légal, car il ne donnait pas la possibilité aux migrants de solliciter le statut de réfugié.

En effet, les Pays-Bas, qui viennent de prendre la présidence tournante de l’Union européenne au début de cette année, proposent de renvoyer par bateau en Turquie tous les migrants qui accostent en Grèce.

En retour, les pays membres accepteraient 150.000 à 200.000 réfugiés provenant de Turquie, qui seraient ensuite répartis entre les différents Etats qui participeraient à ce projet.

Ces derniers pourraient être l’Allemagne, l’Autriche et la Suède, des pays avec lesquels le Premier ministre néerlandais Mark Rutte aurait étudié la faisabilité de ce plan depuis le mois de décembre. Mais la France, l’Espagne et le Portugal, pourraient aussi être associés, dans le scénario le plus minimaliste.

Source :
http://fr.express.live/2016/02/01/lue-veut-punir-les-touristes-et-les-associations-qui-portent-secours-aux-refugies/

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 12:59

Le 18 février 2016

- Le réseau informatique de cet établissement californien est paralysé durant une semaine.
- Il a payé une rançon de 17.000 dollars.
- Les « ransomwares » sont un type d'attaques informatiques qui visent les entreprises.

Peut-on soigner des malades sans Internet ? Durant onze jours, un hôpital situé à Los Angeles, aux États-Unis, a été paralysé par une attaque informatique.

Plus de 900 patients ont dû être réaffectés à d'autres établissements hospitaliers le temps de régler le problème, et le personnel est forcé de prendre toutes leurs notes sur papier, raconte la chaîne d'information locale NBC Los Angeles, qui a dévoilé l'affaire.

Des données sensibles ont été dérobées et sont désormais inaccessibles, comme des fiches d'admission ou des dossiers médicaux.

Certains équipements électroniques sont également indisponibles du fait de la panne du réseau.

La police de Los Angeles et le FBI ont ouvert une enquête à ce sujet vendredi.

Le Hollywood Presbyterian Medical Center a été victime d'un « ransomware », un type de virus informatique qui chiffre les données contenues sur un disque dur et les rend illisibles à leur propriétaire.

Pour les récupérer, les cibles doivent généralement s'acquitter d'une rançon.

L'hôpital s'est ainsi vu réclamer un virement exorbitant de 3,4 millions de dollars en bitcoins (soit à peu près 9000 bitcoins). Il a finalement payé 17.000 dollars, une rançon d'un montant plus habituel dans ce genre d'affaire.

Cela a été « le moyen le plus rapide et efficace » d'avoir de nouveau accès aux systèmes affectés, a expliqué le président du Centre médical presbytérien de Hollywood, Allan Stefanek, dans un communiqué.

Le FBI et la police de Los Angeles ont été saisis de l'enquête.

Des données particulièrement sensibles

Malgré leur aspect sensationnel, les ransomwares sont un classique des attaques informatiques. Elles sont très lucratives pour leurs auteurs, et ne nécessitent pas forcément des capacités techniques très élevées.

« Il existe des kits prêts à l'emploi, vendus entre 10.000 et 20.000 dollars », explique Gérome Billois, expert cybersécurité chez Solucom, société spécialisée dans la sécurité informatique.

« Le phénomène touche toutes les entreprises ou organisations. Les pirates agissent comme un voleur de voitures sur un parking: ils essayent de toutes les forcer, jusqu'à réussir et partir avec l'une d'entre elles. »

En France, le ministère des Transports a récemment été victime d'un procédé similaire, qui visait son système bureautique.

La question est plus délicate lorsqu'il s'agit de données médicales. « Lorsque l'on se fait dérober ses codes de carte bancaire, il suffit d'aller voir sa banque pour en obtenir de nouveaux et se faire rembourse r», explique Gérome Billois.

« Mais la divulgation de données de santé est irréversible, on ne peut pas revenir en arrière ou tout effacer. »

Une attaque informatique peut avoir lieu dans un hôpital à partir d'un simple ordinateur, par exemple via l'ouverture d'un email. Le virus peut ensuite se propager par le réseau informatique et atteindre toutes les machines qui y sont connectées.

« Nous avons affaire à des systèmes interconnectés, très perméables à des attaques », estime Gérome Billois.

« Pour se protéger, il faut avoir une hygiène informatique, en effectuant très régulièrement des sauvegardes, en changeant les mots de passe par défaut et en ne permettant pas à un seul ordinateur d'accéder à toutes les données sensibles sauvegardées. »

Source :
http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2016/02/16/32001-20160216ARTFIG00205-un-hopital-americain-paralyse-par-des-pirates-informatiques.php

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 10:04

Le 20 janvier 2016

Libération de Georges Ibrahim Abdallah : comment Clinton a tenté de faire pression sur Fabius

"Nous espérons que vous trouverez un moyen de contester la légalité de cette décision"

Alors que Fox News affirme qu'au moins cinq courriels contenant des informations classées top secret ont été retrouvés sur l'adresse électronique personnelle d'Hillary Clinton, la candidate aux primaires démocrates continue de clamer sa bonne foi.

Début janvier, elle avait ainsi publié une nouvelle série de mails déclassifiés, qui ne révélaient pas seulement la méfiance des Américains vis-à-vis de Nicolas Sarkozy en Libye, ou leur regard ironique sur Bernard-Henri Lévy.

Ils montrent aussi comment Clinton et son équipe ont tenté de faire pression sur Laurent Fabius pour que Georges Ibrahim Abdallah, condamné en France en 1987 à la prison à la vie pour complicité d'assassinat de deux diplomates, ne soit pas libéré en 2013.

"Je veux que les gens voient mes courriels".

Depuis que le New York Times a révélé, en mars 2015, que Hillary Clinton utilisait une adresse e-mail personnelle, plutôt que celle fournie par le gouvernement, lorsqu'elle était secrétaire d'Etat des Etats-Unis, entre 2009 et 2013, la candidate à la primaire présidentielle de 2016 tente, tant bien que mal, de prouver que toute sa correspondance a bien été remise au département d'Etat, comme la loi sur l'archivage des correspondances des responsables américains l'y oblige.

Début janvier, elle publiait ainsi, sur le site du département d'Etat, une nouvelle série d'e-mails pour couper court à la polémique.

Epluchés par Rue89, ces nouveaux mails montraient la méfiance des Américains vis-à-vis des motivations de Nicolas Sarkozy en Libye. Bernard-Henri Lévy, 'l'émissaire occassionnel de Sarkozy", est aussi décrit comme un homme à "moitié utile".

Mais ce n'est pas tout. Comme nous l'a fait remarquer un @sinaute, il est aussi question, sur le site du département d'Etat américain, de Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais, fondateur des Fractins armées révolutionnaires libanaises (FARL), condamné en France à la prison à vie en 1987.

Source :
http://www.arretsurimages.net/articles/2016-01-20/Liberation-de-Georges-Ibrahim-Abdallah-comment-Clinton-a-tente-de-faire-pression-sur-Fabius-id8399

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 12:18

Depuis le site de Frontex Exit

Frontexit est une campagne interassociative et internationale pour le respect des droits humains des migrants aux frontières extérieures de l'Union européenne.

Qui sommes-nous ?

Frontexit est une campagne portée par 21 associations, des chercheurs et des individus issus de la société civile du Nord et du Sud de la Méditerranée (Belgique, Cameroun, France, Italie, Mali, Maroc, Mauritanie, organisations internationales, réseaux euro-africains).

Que demandons-nous ?

L’objectif de Frontexit est double : informer un large public sur les dérives auxquelles donnent lieu les opérations de Frontex en termes de droits humains, et dénoncer ces dérives auprès des représentants politiques directement impliqués.

Plus concrètement, à travers nos actions d’investigation, de contentieux, de sensibilisation et d’interpellation politique, nous demandons :

  • la transparence sur les mandats, les responsabilités et les actions de Frontex ;
  • la suspension des activités de l’agence identifiées comme contraires aux droits humains ;
  • l’annulation du règlement créant l’agence Frontex, s’il est démontré que le mandat de l’agence est incompatible avec le respect des droits fondamentaux.

Le site :
http://www.frontexit.org/fr/

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 11:02

Le 6 janvier 2015

Quand les hommes armés et encagoulés sont entrés chez elle, la jeune maire de Temixco, au sud de Mexico, a préféré se rendre afin d'épargner sa famille, racontent ses proches.

Gisela Mota, qui vivait avec ses parents, était encore en pyjama ce samedi matin, tandis que sa mère préparait un biberon pour un cousin de Gisela, né la veille, lorsqu'un commando armé a sauté par-dessus le mur de sa maison et fait irruption.

"Je leur ai dit que s'ils voulaient me tuer, qu'ils me tuent en premier", a expliqué Juanita Ocampo, la mère de la défunte, lors d'un hommage devant le congrès de l'Etat de Morelos. "Mais elle leur a dit +Je suis Gisela+. Ils l'ont prise parce qu'elle était très courageuse".

Les hommes armés l'ont alors emmenée dans le salon où ils l'ont abattue devant ses parents. Son père, désespéré, a poursuivi en courant les tueurs.

La mort de Gisela Mota est devenu un symbole tragique des menaces qui pèsent sur les élus à travers le Mexique et de la violence qui règne dans l'Etat de Morelos (centre), où les cartels de drogue se livrent une guerre fratricide tout en pratiquant enlèvements et extorsions sur la population.

Mota, 33 ans, a été abattue au lendemain de sa prestation de serment au cours de laquelle elle s'était engagée à lutter contre la criminalité dans cette ville de 100.000 habitants, à deux heures de Mexico.

Les autorités ont accusé lundi le cartel de Los Rojos d'être derrière la mort de la jeune édile.

Son domicile, situé dans un quartier modeste de la ville, se remarque par sa porte en bois rustique et son four en argile, le long de la façade extérieure.

La veille de son assassinat, Mota avait fêté son entrée en fonction lors d'une soirée dansante avec musique traditionnelle.

Los Rojos suspectés

Le lendemain matin, "on a entendu six coups de feu. Nous avons pensé qu'il s'agissait de pétards. Mais nous avons entendu qu'ils criaient que Gisela avait été tuée", raconte Pablo Ortega, un voisin de 48 ans, qui précise que sept hommes armés se trouvaient à bord du véhicule.

Peu après le meurtre, la police a tué deux suspects lors d'une fusillade et arrêté trois personnes, dont un jeune homme de 17 ans et une femme de 32 ans. L'ONU a demandé aux autorités mexicaines d'enquêter "avec une perspective de genre" sur ce "crime grave", estimant qu'il "perturbait l'exercice des droits politiques des femmes" au Mexique.

Des policiers municipaux patrouillent le 4 janvier 2016 près de la maison de Gisela Mota, maire nouvellement élue de Temixco, au Mexique, assassinée par des hommes armés

Selon le gouverneur de Morelos Graco Ramirez, le cartel de Los Rojos aurait assassiné Mota pour dissuader les autres maires de soutenir le plan controversé de placer les polices des états et municipales sous un "commandement unifié" afin de lutter contre la corruption.

Ramirez a salué la mémoire de sa jeune collègue, "indépendante et combative", et membre comme lui du Parti révolutionnaire démocratique (PRD, gauche).

Les Rojos mènent une lutte violente contre le cartel des Guerreros Unidos à Morelos et dans l'état voisin de Guerrero pour le contrôle notamment des routes de la drogue.

Le cartel des Guerreros Unidos a acquis une large notoriété en 2014 après avoir été désigné comme principal suspect du meurtre présumé de 43 étudiants disparus dans l'état de Guerrero.

C'est à Temixco que le fils du poète mexicain de renom Javier Sicilia, âgé de 24 ans, avait été retrouvé mort, avec quatre de ses amis, en 2011.

100 maires attaqués

A la mairie, les drapeaux ont été mis en berne et deux couronnes de fleurs ornées de rubans noirs ont été fixées aux murs.

Dans le cimetière poussiéreux où repose Gisela Mota, une vingtaine de couronnes sont visibles. Sur l'une d'elle on peut lire "tu étais mon espoir".

Gisela Mota, alors maire nouvellement élue de Temixco, dans sa ville, le 1er janvier 2016

"Elle était déterminée à changer les choses" à Temixco, indique à l'AFP Miriam Martinez, secrétaire générale de l'Union des travailleurs.

Le prédécesseur de Mota, Miguel Angel Colin, a laissé la municipalité dans un état désastreux, selon la syndicaliste, "avec des dettes et des salaires impayés".

Près de 100 maires et plus de 1000 employés municipaux ont fait l'objet d'attaques au cours des dix dernières années dans le pays, selon l'association des autorités locales du Mexique.

Source :
http://www.courrierinternational.com/depeche/mexique-la-jeune-maire-sest-rendue-ses-tueurs-pour-sauver-sa-famille-selon-ses-proches.afp.com.20160106.doc.6v6k1.xml

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 09:56

Ayotzinapa-Paris : États d'urgence ! Quelles suites ? ¿Qué sigue?

http://paris.demosphere.eu/rv/44043

Discussion-débat avec la participation d'un étudiant mexicain de l'École normale rurale d'Ayotzinapa, survivant de la répression

Plus d'un an s'est écoulé depuis la terrible répression qui s'était abattue le 26 septembre 2014 contre l'Ecole normale rurale d'Ayotzinapa au Mexique (Guerrero) : 6 personnes furent tuées dans la ville d'Iguala par les forces policières et des escadrons de la mort, et 43 étudiants embarqués ce soir-là par la police disparaissent, jusqu'alors ils n'ont jamais été retrouvés.

Depuis lors, dans tout le Mexique et dans le monde entier, les mobilisations n'ont pas cessé pour retrouver les 43 disparus et dénoncer le système étatique et criminel coupable de ce crime.

Plus de quinze mois après, où en est-on ?

A Paris et en France, en mai dernier la venue de proches des disparus et des survivants d'Ayotzinapa a permis de tisser des ponts avec les combats menés ici contre les violences et l'impunité policières.

Cette rencontre a été l'occasion de dénoncer la coopération de la France avec l'armée et la police mexicaines, principaux suspects dans le cas de ce crime d'État, comme dans tant d'autres perpétrés au Mexique.

L'hexagone est devenu le deuxième exportateur d'armes au monde, les interventions militaires françaises se sont multipliées, tout comme le nombre de crimes commis par la police en France.

A Paris, la population civile est devenue la cible d'attentats meurtriers, et nous vivons désormais en France sous la nouvelle chape de plomb de l'état d'urgence.

Dans ce contexte, quels ponts et quelles solidarités pouvons-nous continuer à tisser avec celles et ceux qui se battent à Ayotzinapa et partout contre la répression et l'impunité ?

17h - CNT
Confédération Nationale du Travail
33, rue des Vignoles

Métro Avron ou Buzenval

Collectif Paris-Ayotzinapa et CSPCL (Comité de Solidarité avec les Peuples du Chiapas en Lutte)

europarisayotzi@riseup.net

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 11:20

Le 29 décembre 2015

Les autorités américaines ne poursuivront pas en justice un policier blanc qui avait abattu en novembre 2014 un garçon noir de 12 ans, qui tenait un jouet représentant un pistolet.

Les autorités américaines ont annoncé lundi 28 décembre qu'elles ne poursuivraient pas en justice un policier blanc qui avait abattu en novembre 2014 dans l'Ohio un garçon noir de 12 ans, Tamir Rice, qui tenait un jouet représentant un pistolet.

"En se fondant sur les éléments de preuve qu'ils ont consultés et sur le recours à la force létale par la police dans le cadre de la loi, le grand jury a décidé de ne pas retenir de charges pénales", a déclaré le procureur Tim McGinty.

La scène, survenue le 22 novembre 2014, avait été filmée par une caméra de surveillance. On y voit le jeune garçon, Tamir Rice, pointer son arme factice vers un passant, la faire tourner sur son doigt comme dans les films et la ranger à sa ceinture alors qu'il marche sur un trottoir près d'un parc enneigé. On le voit ensuite passer un bref appel avec son téléphone portable, faire une boule de neige et se mettre à l'abri sous un kiosque dans le parc.

Pendant ce temps, un témoin appelle la police : "Il y a un gars avec un pistolet", révèle la bande audio de cet appel. "C'est probablement un faux pistolet mais il le pointe vers les passants", ajoute cette personne. Elle souligne qu'il s'agit d'un jeune garçon.

Selon Buzzfeed, l’opérateur demande : "Il est blanc ou noir ?" La personne ne répond pas tout de suite, puis lâche : "Noir".

Peu après, on voit sur la vidéo une voiture de police arriver à vive allure et s'immobiliser directement sur la pelouse du parc. Le jeune garçon se dirige vers la voiture, sans son arme en main. Il ne lève pas les bras et semble vouloir prendre quelque chose à sa ceinture quand il est abattu de deux balles dans l’abdomen par un des policiers à peine sorti de sa voiture.

Voici la vidéo de surveillance diffusée par la police de Cleveland (attention, les images peuvent choquer) :

"Pas de faute pénale de la police"

Cette affaire avait ravivé l'indignation de nombreux Américains qui manifestaient depuis plusieurs semaines contre l'impunité dont bénéficiaient, selon eux, certains policiers blancs impliqués dans la mort de Noirs.

Le bureau du procureur avait conclu, un an après les faits, que la décision du policier de tirer était justifiée car Tamir Rice pouvait être pris comme une menace. Le grand jury s'est donc rangé à cet avis.

"En bref, en prenant en compte cette conjonction d'erreurs humaines, de méprises et les communications échangées, les preuves ne mettent pas en évidence de faute pénale de la police", a assuré le procureur McGinty.

Il serait déraisonnable et irresponsable que la loi exige d'un policier d'attendre pour vérifier qu'une arme est bien réelle", a-t-il poursuivi.

La mère du garçon, Samaria Rice, avait elle souhaité que les deux fonctionnaires de police, Timothy Loehmann et Frank Garmback, soient condamnés.

"Triste et déçue"

"La famille de Tamir est triste et déçue, mais elle n'est pas surprise. Depuis des mois il était clair que le procureur du comté de Cuyahoga, Timothy McGinty, trompait et manipulait le processus de grand jury afin d'orchestrer un vote contre l'inculpation" des policiers, ont affirmé dans un communiqué les avocats de la famille Rice. Ils ont appelé le ministère américain de la justice à diligenter sa propre enquête sur la mort de Tamir.

Le gouverneur de l'Ohio, John Kasich, a de son côté demandé aux habitants à conserver leur calme. "Je suis bien conscient qu'après cette décision beaucoup de gens vont se demander si justice a été rendue", a confié l'élu, candidat à la primaire républicaine pour l'élection présidentielle, dans un communiqué. "Mais nous serons tous perdants si nous cédons à la colère et à la frustration et si nous les laissons nous diviser", a-t-il ajouté.

La non-inculpation des policiers "n'apporte aucune réponse à des questions fondamentales", a jugé pour sa part Cornell Brooks, président de la NAACP, la plus importante organisation de défense des Noirs aux Etats-Unis. Il a appelé ses militants à poursuivre le combat "pour Tamir Rice et tant d'autres'" devant les tribunaux et dans les urnes.

Manifestation à New York

L'affaire Tamir Rice avait parallèlement relancé le débat sur les jouets copiant des armes. Le garçon avait à la main un pistolet de type "airsoft", un pistolet à billes, ressemblant à un pistolet semi-automatique, avec l'indicateur de sécurité orange enlevé. Lundi, le procureur a incité les fabricants de pistolets factices à produire des objets différant davantage des originaux.

Les conditions de la mort de Tamir Rice ont souvent été comparées à celles de la mort de Michael Brown, un Noir âgé de 18 ans tué par un policier blanc en août 2014 à Ferguson, une ville du Missouri (centre).

Cette même année 2014, deux enquêtes distinctes avaient dressé un portrait accablant des polices de Ferguson et de Cleveland, accusées de racisme, de harcèlement contre les Noirs ou de brutalités gratuites.

Lundi soir, plusieurs dizaines de manifestants en colère protestaient dans les rues de New York contre la décision du grand jury sur le cas Rice.

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20151229.OBS2018/etats-unis-le-policier-ayant-tue-un-enfant-noir-ne-sera-pas-poursuivi.html

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