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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 10:37

Le 31 juillet 2019

Les manifestants verrouillent leur smartphone pour se protéger de la police.
Il suffit souvent d’un simple clic pour désactiver la reconnaissance faciale sur son smartphone.

Les manifestants hongkongais sont de plus en plus nombreux à avoir recours au « mode police » de leur smartphone. En cas d’interpellation, cela permet d’empêcher les policiers utilisent l’outil de reconnaissance faciale pour déverrouiller l’appareil pour accéder aux données personnelles.

Depuis deux mois, les protestataires réclament une réforme démocratique en manifestant dans les rues. Mais quand ils les arrêtent, les agents de police en profitent alors pour déverrouiller leur téléphone et en extraire de précieuses informations, explique Le Figaro.

Plusieurs techniques pour bloquer la reconnaissance faciale

Mais il existe un moyen de désactiver la reconnaissance faciale sur certains téléphones. Sur les iPhone par exemple, une manipulation rapide permet depuis 2017 de laisser le téléphone verrouillé même face au visage de son utilisateur. Il suffit, pour cela, d’appuyer simultanément pendant quelques secondes sur le bouton de veille et sur un des boutons du volume.

L’ouverture du smartphone repose alors sur un système de sécurité traditionnel avec code. Il est aussi possible de désactiver le déverrouillage à l’aide des empreintes digitales, présent sur les iPhone depuis 2013, en appuyant sur le bouton de veille à cinq reprises.

Protéger ses données personnelles

Le New York Times rapporte ainsi qu’un des participants au mouvement de contestation n’a pas hésité à utiliser le « mode police ». Voyant qu’il allait se faire arrêter, le Hongkongais a eu le temps de neutraliser la reconnaissance faciale de son téléphone.

Une fois entre les mains des policiers, son appareil est resté muet. En France, la cour d’appel de Paris a décidé en avril dernier qu’une personne en état d’arrestation n’était pas obligée de révéler à la police le code qui permet d’accéder au contenu de son smartphone.

Source :
https://www.20minutes.fr/monde/2575099-20190731-hong-kong-manifestants-verrouillent-smartphone-proteger-police

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 09:31

Le 22 juillet 2019

En Europe, BNP Paribas s’enorgueillit d’aider les réfugiés. Aux États-Unis, la première banque française finance pourtant depuis 2003 le groupe GEO, numéro un des prisons privées spécialisé dans la détention des migrants, au cœur de nombreux scandales. Elle a annoncé son désengagement financier… en 2024.

BNP Paribas, première banque française et une des plus grandes du monde, se targue d'être « la banque qui aide les réfugiés » en Europe. « Depuis 2015, BNP Paribas soutient une vingtaine d’entrepreneurs sociaux et associations engagés dans l’accueil des réfugiés, expliquait l'an dernier Le Journal du dimanche. Au total, près de 12 millions d’euros seront déboursés d’ici à 2021. »

Sur son site, la célèbre banque au logo vert s'engage même à doubler les dons versés par ses clients à son propre fonds d'aide aux réfugiés, créé en 2012. « Le drame des réfugiés est une catastrophe humanitaire majeure, qui mobilise de nombreuses associations et bénévoles, explique le PDG de la banque, Jean-Laurent Bonafé. […] BNP Paribas est à leurs côtés. »

Aux États-Unis, la banque est plutôt du côté de ceux qui les enferment. Selon In The Public Interest, un centre de recherche sur les privatisations situé en Californie, elle participe en effet depuis seize ans, et de manière active, au financement du groupe GEO, le géant américain des prisons privées.

Lire la suite :
https://www.mediapart.fr/journal/international/220719/bnp-paribas-financera-jusqu-en-2024-un-groupe-americain-specialise-dans-la-detention-des-migrants
 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 15:13
Agnès Chow et Joshua Wong, les leaders de la contestation, ont été arrêtés.

Le 30 août 2019

La situation est de plus en plus tendue entre la police et les manifestants.

Où sont passés les leaders du mouvement pro-démocrate à Hong Kong ? Selon leur parti, plusieurs figures de la protestation hongkongaise ont été arrêtées ce vendredi, alors que la ville se prépare à un nouveau week-end de manifestations, pourtant interdites par la police.

Deux des grandes figures de ce mouvement, Joshua Wong et Agnes Chow, tous deux âgés de 22 ans et très populaires au sein de la contestation actuelle, ont été arrêtées ce vendredi, a annoncé leur parti. « Notre secrétaire général@joshuawongcf vient d’être arrêté ce matin vers 07h30 », a tweeté le parti Demosisto.

« Il a été poussé de force dans un monospace banalisé, dans la rue, en plein jour. Nos avocats suivent désormais le dossier. » Agnes Chow a été interpellée à son domicile, selon le parti.

Arrêté en montant dans l’avion

La police s’est bornée à annoncer l’arrestation de deux personnes de 22 ans, en ne les désignant que par leur nom de famille, Wong et Chow, et en les accusant notamment d’en « inciter d’autres à participer à un rassemblement non autorisé ».

Le site Hong Kong Free Press a fait état de son côté de l’arrestation jeudi soir du militant indépendantiste Andy Chan.

Le fondateur du Parti national (HKNP), minuscule formation indépendantiste interdite par les autorités en 2018, a été interpellé alors qu’il était sur le point d’embarquer dans un vol à destination du Japon, selon Hong Kong Free Press qui cite un porte-parole de la police.

Ce coup de filet intervient alors que l’exécutif hongkongais peine à répondre à la crise politique et à un mouvement de contestation inédit qui se caractérise aussi par une créativité sans précédent quant à ses modes d’action.

D’autant plus qu’un nouveau rassemblement massif est prévu samedi pour marquer le cinquième anniversaire du refus par Pékin d’organiser des élections au suffrage universel dans la ville.

Décision qui fut le déclencheur du « Mouvement des parapluies », marqué par 79 jours d’occupation du cœur financier et politique de Hong Kong.

Mais la police a invoqué des raisons de sécurité et interdit cette manifestation, mesure radicale qui pourrait au contraire déclencher de nouveaux heurts avec des militants radicaux prêts à en découdre.

Une manifestation pourtant convoquée par le Front civil des droits de l’homme (FCDH), une organisation non violente qui a été à l’origine des plus grands rassemblements de ces derniers mois. En particulier celui du 18 août qui avait réuni 1,7 million de personnes selon les organisateurs, sans aucun débordement.

Dans une lettre au FCDH, la police dit redouter que certains participants commettent des « violences » ou des « actes de destruction ». Le Front a déposé un recours contre l’interdiction.

L’armée chinoise prête à intervenir

Vendredi matin, un de ses chefs de file, Jimmy Chan, a annoncé que l’appel à manifester serait retiré si l’interdiction était confirmée, et ce pour ne pas envenimer la situation.

Dimanche, la police avait déployé des canons à eau et même effectué pour la première fois un tir de sommation avec une arme à feu lors d’une manifestation autorisée qui avait dégénéré.

L’armée chinoise, qui n’a en principe pas à intervenir à Hong Kong, mais qui compte une garnison dans la ville, a adressé jeudi un nouvel avertissement en procédant devant des caméras à la relève de ce détachement de milliers de militaires.

Plus de 850 personnes ont été interpellées depuis le début de la mobilisation.

Le mouvement a depuis considérablement élargi ses revendications, qui renvoient toutes à la dénonciation d’un recul des libertés et de l’ingérence grandissante de la Chine dans les affaires de la région semi-autonome, en violation du principe « Un pays, Deux systèmes » qui avait présidé à la rétrocession.

Source :
https://www.20minutes.fr/monde/2592599-20190830-hong-kong-leaders-contestation-disparaissent-avant-week-end-mobilisation-interdit-police

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29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 14:51

Le 26 août 2019, quatre squats du quartier Exarchia à Athènes - Spirou Trikoupi 17, Transito, Rosa de Fon et Gare) - ont été expulsés par la police.

Par Yannis Youlountas

Le 26 août 2019

[ALERTE !] Ce que nous vous annoncions depuis un mois et demi vient de commencer ce matin, peu avant l’aube :

EXARCHEIA SOUS OCCUPATION POLICIÈRE

Le célèbre quartier rebelle et solidaire d’Athènes est complètement encerclé par d’énormes forces de police : de nombreux bus de CRS (MAT), des jeeps de la police antiterroriste (OPKE), des voltigeurs (DIAS), des membres de la police secrète (asfalitès), ainsi qu’un hélicoptère et plusieurs drones.

Lire la suite :
http://blogyy.net/2019/08/26/exarcheia-sous-occupation-policiere/

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"Ils ne parviendront jamais à évacuer notre mémoire."

Un texte de mon ami photographe Alexandros Katsis que je viens de traduire du grec :
http://blogyy.net/2019/08/26/attaque-dexarcheia-suite-ils-ne-parviendront-jamais-a-evacuer-notre-memoire/

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Le storytelling sur les méchants Français recommence !

Suite à l’attaque du quartier rebelle et solidaire d’Athènes ce matin par une armada policière(1), la propagande se déploie abondamment sur toutes les chaînes de télévision grecques et vise particulièrement les solidaires venus de France.

Lire la suite :
http://blogyy.net/2019/08/26/attaque-dexarcheia-suite-le-storytelling-sur-les-mechants-francais-recommence/

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Le 28 août 2019

Alors que l’attaque contre le quartier rebelle et solidaire d’Athènes vient de commencer lundi, les masques tombent !

La preuve en images :
http://blogyy.net/2019/08/28/exarcheia-letat-et-les-fascistes-main-dans-la-main/
http://blogyy.net/2019/08/29/letat-grec-et-les-fascistes-main-dans-la-main-contre-exarcheia-de-nouvelles-preuves/

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29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 13:24

Le 28 août 2019

Les violences sexuelles utilisées comme « instruments d'intimidation » ? C'est ce que reprochent des manifestants hongkongais aux forces de l'ordre. Un rassemblement contre ces agressions a eu lieu ce 28 août.

Le nombre de participants est estimé à environ 30.000 selon les organisateurs, et 11.500 selon la police. Une grande partie de l'imagerie de #MeToo a été utilisée par les manifestants.

Plusieurs femmes ont pris la parole pendant le rassemblement pour expliquer qu'elles ont été victimes de différentes situations depuis le début du conflit qui oppose le gouvernement hongkongais pro-Pékin à ses habitants.

L'une d'elles a ainsi dévoilé qu'elle avait été obligée de se déshabiller sur ordre de la police, relate South Chine Morning Post.

De son côté, une conférence de presse a été organisée par Yolanda Yu Hoi-kwan, chargée des relations publiques de la police.

Elle a expliqué que la faute n'était en aucun cas celle des officiers, mais plutôt des femmes qui résistaient lors de leur arrestation.

Ce n'est cependant pas la première fois que les forces de l'ordre sont ciblées par les manifestants pour des comportements violents à Hong Kong.

Si ce n'est pas la même chose que des agressions sexuelles, le tir à balle réelle et l'utilisation de canons à eau lors de la manifestation du 25 août a été très largement critiqué dans le pays.

Mais encore une fois, les forces de l'ordre ont insisté sur le fait qu'elles faisaient face à des manifestants « extrêmement violents ».

L'augmentation des tensions et des violences, notamment causée par le manque d'avancement dans les discussions entre gouvernement et manifestants, inquiète les observateurs.

Carrie Lam, la cheffe de l'exécutif du pays, s'est également dite très préoccupée par les affrontements et la situation qui perdure trois mois après le début du conflit.

Source :
https://www.cnews.fr/monde/2019-08-28/les-manifestants-accusent-la-police-de-hong-kong-de-violences-sexuelles-873626

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29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 12:59

Le 29 août 2019

La police hongkongaise a interdit la tenue ce samedi d'une nouvelle grande manifestation pro-démocratie en invoquant des raisons de sécurité, ont annoncé les organisateurs, alors que des rassemblements le week-end dernier ont été émaillés de graves violences.

La manifestation de samedi est organisée par le Front civil des droits de l'homme (FCDH), une organisation non violente qui a été à l'origine des plus grands rassemblements de ces derniers mois dans l'ex-colonie britannique.

Et notamment de celui du 18 août qui avait réuni 1,7 million de personnes selon les organisateurs, sans aucun débordement. Mais dans une lettre adressée jeudi au FCDH, la police dit redouter que certains participants ne commettent des « violences » ou des « actes de destruction ».

En évoquant de précédentes manifestations, la police relève que les manifestants ont non seulement « allumé des incendies et bloqué des routes, ils ont aussi utilisé des bombes incendiaires, des billes d'acier, des briques, des lances, des barres métalliques et diverses armes artisanales pour commettre des destructions de biens publics à grande échelle, perturber l'ordre social et infliger des blessures à autrui ».

Cette interdiction est annoncée quatre jours après que la police eut déployé dimanche des canons à eau et même effectué pour la première fois un tir de sommation avec une arme à feu lors d'une manifestation autorisée qui avait violemment dégénéré.

La manifestation de samedi prochain devait marquer le cinquième anniversaire du refus chinois de réformes politiques à Hongkong, qui avait été un déclencheur du « Mouvement des parapluies» . Cette mobilisation s'était traduite par 79 jours d'occupation pacifique des rues de Hongkong en 2014, sans que Pékin ne fasse la moindre concession politique.

Le FCDH, qui était déjà à l'origine de manifestations monstres en juin et juillet, a annoncé son intention de faire appel de cette interdiction.

« Vous pouvez voir que la police accélère son plan d'action, et vous pouvez voir que (la cheffe de l'exécutif hongkongais) Carrie Lam n'a en fait aucune intention de permettre à Hongkong de retrouver la paix, mais cherche au contraire à attiser la colère des citoyens avec des mesures dures », a déclaré aux journalistes Jimmy Sham, leader du FCDH.

Le Front invitait les manifestants samedi à se rassembler dans le centre de Hongkong avant de marcher en direction du Bureau de liaison, bâtiment qui abrite les relais du gouvernement central chinois dans l'ex-colonie britannique.

Mais le rassemblement comme la marche sont interdits.

Lors de la manifestation du 18 août, il avait seulement eu l'autorisation d'organiser un rassemblement dans un grand parc du centre de la ville.

Mais les manifestants avaient ensuite défilé dans les rues. La foule dépassant largement la capacité du parc, les autorités ne s'étaient pas opposées à ce que le cortège gagne les quartiers de Wanchai et Central.

Source :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/hongkong-la-police-interdit-une-grande-manifestation-prevue-samedi-20190829

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29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 11:11

Le 28 août 2019

La Chine se prépare à collecter l'ADN de tous ses citoyens
Cela lui permettrait notamment de compléter le Huji, système d'état civil et d'enregistrement des familles.

Le monde de Georges Orwell ne semble malheureusement plus si loin. D’après Radio Free Asia, la Chine dépenserait des millions de yuan en kits de prélèvement d’ADN, et testerait des instruments, des séquenceurs, ainsi que d’autres outils.

Des enregistrements en ligne montrent que le groupe américain Thermo Fisher serait le principal fournisseur des instruments d’analyse ADN. Les autorités semblent se concentrer sur l’identification d’individus masculins pour ensuite établir des arbres généalogiques.

À Hubei, un projet de base de données ADN prévoit de retracer la généalogie masculine sur 5 générations, mais aussi d’identifier les adoptions, et les enfants nés au-delà des limites officielles.

Dans le rapport de Radio Free Asia, l’analyste chinois Willy Lam dit que la collecte d’ADN peut être liée aux plans pour généraliser le Huji, système d’état civil et d’enregistrement des familles.

Toute cette base de données sera sûrement utilisée avec des technologies de reconnaissance faciale et le système de crédit social qui note la réputation des citoyens, afin de faciliter la surveillance du gouvernement.

La collecte ADN pourrait probablement s’étendre aux nouveaux-nés. En juin 2018, les autorités ont enregistré le premier certificat de naissance électronique avec un code barre ADN.

Source :
https://www.huffingtonpost.fr/entry/la-chine-se-prepare-a-collecter-ladn-de-tous-ses-citoyens_fr_5d668c39e4b01fcc690d1270

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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 16:14

Le dimanche 18 août 2019

Nous ne laisserons pas notre camarade devenir le trophée de chasse d’un ministre fasciste !

Vincenzo, condamné en 2012 à 12 ans de prison pour avoir manifesté au contre sommet de Gênes en 2001 et à une manifestation anti fasciste à Milan en 2006 risque d’être renvoyé en Italie purger sa peine.

Nous, Comité de soutien de Vincenzo nous opposons à cette condamnation injuste et refusons de livrer notre ami à un gouvernement fasciste !

Lors de l’audience du 14 août, Maître Glon, avocate de Vincenzo a demandé un délai à la Cour d’appel de Rennes afin d’obtenir un complément d’informations auprès des autorités italiennes.

La réponse à cette requête sera rendue vendredi prochain.

Il nous reste peu de jours pour réagir !

Nous voulons utiliser ce temps pour créer un rapport de force à l’avantage de Vincenzo et créer des Collectifs d’individus, où les organisations ont leur place.

Des collectifs se mobilisent déjà partout en Europe le lundi 19 Août à 18h00 pour une majorité devant leur mairie, pour créer leurs collectifs locaux.

Vous pouvez entrer en contact avec nous rapidement via le mail intercom.vinc chez gmail.com ou sur le site sur lequel vous trouverez également toutes les informations et les tracts à imprimer.

Comité de Soutien Vincenzo, Rochefort en Terre

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Aujourd’hui, nous pouvons annoncer la création de comités de soutien lundi prochain suite à des rassemblements à Guingamp, Morlaix, Brest, Pontivy, Lorient, Auray, Rennes, Nantes, Lango, St Malô, Angers. Nous attendons des retours d’autres villes, de Bretagne comme Douarnenez, St Nazaire, mais également de l’Hexagone voir plus largement d’Europe. Nous n’avons pas de relais sur St Brieuc.

Après vous avoir remercié de votre réactivité, on va donc vous en demander un peu plus ... Avez des contacts sur d’autres villes, en Bretagne, en France ou en Europe ? Si oui les contacter et les mettre en lien avec nous ?

Nous sommes également preneur-se-s de soutiens de personnalités (musicien-ne-s, écrivain-ne-s, champion-ne-s du monde de lancé de bigorneaux, ... )

La première étape proposée est cette mobilisation du lundi 19 à 18h et la création le même jour d’un maximum de comités.

Nous reviendrons ensuite vers vous pour nous accorder et sommes à l’écoute pour toutes propositions et autres questions.

comite.soutien.vincenzo chez gmail.com

Comité de soutien à Vincenzo
https://www.comite-soutien-vincenzo.org/

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Les faits

Jeudi 8 Août, Vincenzo qui vit à Rochefort en Terre (Morbihan) depuis 8 ans, sans aucune histoire et complètement intégré à la vie locale, est arrêté par la police. Son arrestation à lieu sous mandat d’arrêt européen. Il est emmené au centre de détention de Vézin le Coquet, pour une procédure d’extradition.
L’origine des faits

Vincenzo avait participé tout d’abord en 2001 à Gênes à la manifestation contre le G8 et en second lieu en 2006 à Milan à une manifestation anti-fasciste non autorisée.

Ce sont ces 2 faits qui lui sont reprochés par la justice italienne.

De nombreux militants avaient été arrêtés à Gênes et une quinzaine de personnes avaient été condamnées à des peines lourdes (8 à 15 ans fermes) sous le chef d’inculpation officielle de « Dévastation et saccage ». Vincenzo en faisait partie. Devant cette inculpation injuste et disproportionnée, il décide d’échapper à la prison et arrive alors à Rochefort en terre.

Un comité de soutien pourquoi ?

Pour de multiples raisons :

Parce qu’avant tout Vincenzo est notre ami, notre voisin, notre camarade.

1/ La légitimité de la condamnation à 2 niveaux :

– Par rapport à la manifestation de Gênes, la répression policière a été condamnée par différentes instances internationales, dont l’une des dernières en 2015 par la Cour Européenne des droits de l’homme. L’Italie a été condamnée pour n’avoir jamais poursuivi en justice, ni même identifié, les auteurs de violences policières contre des militants altermondialistes, en marge du sommet du G8 à Gênes en 2001. Des mauvais traitements pourtant assimilables à des « actes de torture » selon la CEDH. Ce qui bien évidemment peut questionner la légitimité du jugement.

– Le chef d’accusation sur lequel est basé le jugement « Dévastation et saccage », considéré comme un crime contre l’ordre public. Ce crime a été introduit par le code Rocco de 1930 (donc en période fascisante) et est encore en vigueur aujourd’hui pour réprimer les révoltes de rue. Ce code permet de condamner à des peines de prison de 8 à 15 ans, sans avoir à prouver la culpabilité des inculpés. Il est suffisant de se trouver à un endroit où a lieu le désordre… Le contexte de création de ce chef d’inculpation questionne là-encore la légitimité de cette condamnation.

2/ Le caractère éminemment politique de cette arrestation et extradition.

En effet, l’extrême droite participe de plus en plus fortement au gouvernement italien. Vincenzo ayant été fortement engagé dans la lutte antifasciste, et les accusations prononcées contre lui étant liées à des actions anti-fascistes, il semble plus qu’évident qu’il servira d’exemple dans cette affaire.
Un comité de soutien pour quoi faire concrètement

Notre 1er objectif est de bloquer la procédure d’extradition, ou au moins la retarder au maximum, afin de donner le temps pour assurer une vraie défense.

Nous espérons qu’il reste en France et ne soit pas « livré » à la justice italienne.

Si vous voulez vous joindre ou soutenir, différents moyens possibles :

Vous informer sur les actions en cours via le site :
www.comite-soutien-vincenzo.org
/ page Facebook @soutienvincenzo,

Nous contacter pour participer au comité de soutien :
comite.soutien.vincenzo chez gmail.com

Soutenir financièrement les frais inhérents pour assurer une défense digne de ce nom.

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19 août 2019 1 19 /08 /août /2019 15:22

Le 26 juin 2019

« L’apartheid climatique »
Un expert de l’ONU affirme que les droits de l’homme pourraient ne pas survivre.

Par Damian Carrington

Le monde est de plus en plus menacé par l’«apartheid climatique», où les riches paient pour échapper à la chaleur et à la faim causées par l’escalade de la crise climatique alors que le reste du monde souffre, selon un rapport d’un expert en droits humains des Nations Unies.

Philip Alston, rapporteur spécial des Nations Unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme, a déclaré que les effets du réchauffement climatique risquent de porter atteinte non seulement aux droits fondamentaux à la vie, à l’eau, à l’alimentation et au logement de centaines de millions de personnes, mais aussi à la démocratie et à l’Etat de droit.

Alston critique les mesures « manifestement inadéquates » prises par l’ONU elle-même, les pays, les ONG et les entreprises, en disant qu’elles sont « totalement disproportionnées par rapport à l’urgence et à l’ampleur de la menac e». Son rapport au Conseil des droits de l’homme de l’ONU conclut : « Les droits de l’homme pourraient ne pas survivre aux bouleversements à venir. »

Le rapport condamne également Donald Trump pour avoir «réduit au silence» la science climatique et critique le président brésilien, Jair Bolsonaro, pour avoir promis d’ouvrir la forêt amazonienne à l’exploitation minière.

Mais M. Alston a ajouté qu’il y avait également eu des développements positifs, y compris des poursuites judiciaires contre des Etats et des entreprises de combustibles fossiles, l’activisme de Greta Thunberg et les grèves scolaires mondiales, ainsi que la mobilisation contre l’extinction des espèces.

En mai, le rapport d’Alston sur la pauvreté au Royaume-Uni comparait les politiques d’aide sociale du Parti conservateur à la création des workhouses du XIXe siècle [enfermement, dès 1834, des « indigents » dans ces maisons].

Les ministres ont déclaré que son rapport donnait une image totalement inexacte, mais Alston les a accusés de « nier totalement un ensemble de faits incontestés ».

Le rapport d’Alston sur le changement climatique et la pauvreté sera officiellement présenté au Conseil des droits de l’homme à Genève, vendredi 28 juin.

Il déclare que l’impact le plus brutal de la crise climatique frappera ceux qui vivent dans la pauvreté, beaucoup d’entre eux perdant l’accès à une nourriture et à de l’eau adéquates.

« Le changement climatique menace de réduire à néant les 50 dernières années de progrès en matière de développement, de santé mondiale et de réduction de la pauvreté », a déclaré M. Alston.

Selon le rapport, les pays en développement supporteront environ 75% des coûts de la crise climatique, alors que la moitié la plus pauvre de la population mondiale n’est responsable que de 10% des émissions de dioxyde de carbone.

« Or, la démocratie et la primauté du droit, ainsi qu’un large éventail de droits civils et politiques, sont tout à fait menacés », selon le rapport Alston.

« Le risque de mécontentement communautaire, d’inégalité croissante et de niveaux encore plus élevés de privation parmi certains groupes stimulera probablement des réponses nationalistes, xénophobes, racistes et autres. Maintenir une approche équilibrée des droits civils et politiques sera extrêmement complexe. »

Les effets de la crise climatique pourraient accroître les divisions, a dit M. Alston. Nous risquons un scénario d’«apartheid climatique» où les riches paient pour échapper à la surchauffe, à la faim et aux conflits alors que le reste du monde est laissé délaissé dans la souffrance», a-t-il affirmé.

«Lorsque l’ouragan Sandy a fait des ravages à New York en 2012, privant les New-Yorkais vulnérables et à faible revenu d’électricité et de soins de santé, le siège de Goldman Sachs a été protégé par des dizaines de milliers de ses propres sacs de sable et l’électricité produite par son générateur.»

Alston critique vivement tous ceux qui travaillent à la défense des droits de l’homme, y compris ses propres travaux antérieurs, pour ne pas avoir fait de la crise climatique une question centrale. Il a déclaré que la dernière résolution du Conseil des droits de l’homme sur la crise climatique ne reconnaissait pas «que la jouissance de tous les droits de l’homme par un grand nombre de personnes est gravement menacée», ou encore «la nécessité d’une profonde transformation sociale et économique, dont presque tous les observateurs reconnaissent l’urgence si l’on veut éviter une catastrophe climatique».

Les traités internationaux sur le climat ont été inefficaces, selon le rapport, et même l’accord de Paris de 2015 laisse encore le monde sur la voie d’un catastrophique réchauffement à hauteur de 3 degrés, sans autre action. «Les Etats ont dépassé tous les seuils et tous les avertissements scientifiques, et ce qui était autrefois considéré comme un réchauffement catastrophique semble aujourd’hui être le meilleur scénario», indique le rapport.

Le président américain est l’une des rares personnes nommées dans le rapport. «Il a placé d’anciens lobbyistes dans des rôles de surveillance, a adopté les positions régnant dans l’industrie, a présidé à un démantèlement agressif de la réglementation environnementale et s’emploie activement à réduire au silence et à obscurcir la science climatique.»

Toutefois, les changements qui s’imposent dans les sociétés et les économies pourraient être l’occasion d’améliorer la vie des pauvres, a dit M. Alston. «Cette crise devrait être un catalyseur pour que les Etats puissent réaliser les droits économiques et sociaux longtemps ignorés, y compris la sécurité sociale et l’accès à la nourriture, aux soins de santé, au logement et à un travail décent», selon le rapport.

Ashfaq Khalfan d’Amnesty International a déclaré: «Le changement climatique est un problème de droits de l’homme précisément en raison de son impact sur les gens. L’obligation première de protéger les personnes contre les atteintes aux droits humains incombe aux Etats. Un Etat qui ne prend aucune mesure réalisable pour réduire les émissions de gaz à effet de serre viole ses obligations en matière de droits humains.»

Il a déclaré qu’Amnesty avait l’intention de cibler les gouvernements et les entreprises de combustibles fossiles. «Nous avons besoin que chacun soit à la hauteur de ses responsabilités pour agir sur le changement climatique et protéger les droits de l’homme», a-t-il déclaré. (Article publié dans The Guardian en date du 25 juin 2019; traduction A l’Encontre)

Source :
https://alencontre.org/ecologie/lapartheid-climatique-un-expert-de-lonu-affirme-que-les-droits-de-lhomme-pourraient-ne-pas-survivre.html

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12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 16:01

Le 31 juillet 2019

Vêtus de noir et lourdement armés d'armes automatiques, de jumelles de nuit, de fusées éclairantes sonores et lumineuses et de gaz lacrymogènes, les commandos spéciaux seront déployés dans des stations de métro et d'autres lieux très fréquentés d'Athènes afin de localiser… des voleurs de portefeuille. La police grecque a nommé les impressionnantes équipes de police «Black Panthers».

Black Panthers ? Epic Fail pour un nom qui associe directement les super commandos contre les voleurs de rue à l'organisation politique révolutionnaire américaine réputée pour ses échanges de tirs avec la police.

Selon le quotidien Eleftheros Typos, quatre équipes de cinq policiers ont déjà été mises en place, chacune dotée d'armes lourdes, de gilets pare-balles, de jumelles de vision nocturne, de grenades d'encerclement et assourdissantes.

Le nombre d'officiers de police qui feront partie des escouades devrait bientôt augmenter.

Les officiers «seront constamment à l’écart des véhicules de la police, dans le but de dissuader leur présence et d’instaurer un sentiment de sécurité pour ceux qui les verront».

Les équipes spéciales seront déployées dans des zones comme la rue Dionysiou Areopagitou sous l'Acropole, autour du musée de l'Acropole, la colline Philopappou, le stade Panathenaic, les temples de Zeus Olympien, la place Syntagma, le monument au soldat inconnu, Ermou-Kapnikarea et la place Monastiraki , bref dans des zones très touristiques.

Selon le quotidien, les Black Panthers patrouilleront dans les gares de transports publics ainsi que dans les stations de métro.

Les responsables de la sécurité développeront un réseau d’information avec accès aux caméras des centres de contrôle du métro afin de «localiser les actions des groupes criminels» opérant dans ces zones

Les Black Panthers ont déjà fait leur apparition au centre-ville d’Athènes.

Source :
https://www.keeptalkinggreece.com/2019/07/31/black-panthers-greece-police-patrol-athens/

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12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 15:49

Le 31 juillet 2019

Le nouveau gouvernement est en train de mettre en place une offensive sans précédent contre le mouvement libertaire et autogestionnaire, devenu gênant et réputé au fil des années.

GRÈCE : LA CHASSE AUX ANARCHISTES EST OUVERTE !

 Le premier ministre fraichement élu et chef de la droite, Kyriakos Mitsotakis, a promis de « nettoyer Exarcheia » durant l’été et d’ « en finir avec Rouvikonas ».

Au-delà du célèbre quartier libertaire et de l’insaisissable groupe anarchiste, c’est toute la nébuleuse révolutionnaire et le réseau squat qui sont visés, au moyen de divers outils et procédés répressifs.
 
Une fois de plus, ce qui se passe en Grèce donne à réfléchir sur ce qui se prépare également ailleurs en Europe, tant l’exemple grec a clairement montré la voie, par le passé, du nouveau durcissement du capitalisme sur le continent et d’une société toujours plus autoritaire.
 
Le gouvernement va commencer par réactiver des lois scélérates déjà mises en place durant les années 20, qui visaient alors tout autant le parti communiste grec que les anti-autoritaires.
 
Cette fois, le but est, tout d’abord, d’entraver la propagande anarchiste en considérant littéralement son projet politique révolutionnaire comme une menace immédiate, donc passible en ces termes de poursuites judiciaires.

Bref, une censure, non pas de la propagande anarchiste en tant que telle, mais en tant que « parole menaçante » à chaque fois qu’elle représentera un « danger pour l’ordre social et la paix civile ».
 
Il s’agit également, notamment dans le cas précis de Rouvikonas, de classer ses actions directes pourtant sans effusion de sang dans la catégorie des « actions terroristes » (article 187A du code pénal en Grèce), avec de graves conséquences juridiques pour tous les membres du groupe.
 
Pire encore, l’État grec va systématiquement considérer tous les membres de Rouvikonas responsables de la moindre action effectuée ne serait-ce que par un seul des membres du groupe.

Autrement dit, si demain matin, le bureau rassemblant les fichiers des personnes surendettées (Tirésias) était à nouveau détruit, par exemple, par cinq membres du groupe, la centaine d’autres membres seraient également poursuivie, remettant en question la subtile stratégie juridique du groupe qui, jusqu’ici, procédait habilement par rotation.
 
Non seulement le code pénal est en train de changer pour durcir cette offensive imminente, annoncée depuis un mois, mais les moyens de l’État sont également en train de se renforcer pour frapper Exarcheia puis tout le milieu squat et anti-autoritaire en Grèce.
 
2000 voltigeurs sont en train d’être recrutés (1500) ou réaffectés depuis une autre fonction dans la police (500) pour participer à des opérations de répression puis de surveillance des fameuses zones à reconquérir par l’État, à commencer par le célèbre quartier rebelle et solidaire d’Athènes.
 
Du matériel de renseignement made in France serait également en train d’être mis à disposition des services grecs (merci Macron), comme souvent ces dernières années dans tout le bassin méditerranéen.

On se souvient, entre autres, du soutien des dirigeants politiques et économiques français au régime tunisien à la fin des années 2000, ce qui n’avait pas empêché la chute de Ben Ali début 2011, malgré l’arrivée d’un matériel important.

Michèle Alliot-Marie avait même proposé par la suite, le 12 janvier 2011* d’envoyer les CRS et gardes-mobiles français aider la police tunisienne à mater les manifestants, alors même qu’elle commençait à tirer à balles réelles sur les opposants.
 
La zone de repli qu’est l’École Polytechnique, à l’ouest d’Exarcheia, connue pour son rôle historique dans l’insurrection contre la dictature des Colonels en 1973 et à plusieurs reprises depuis (notamment en 2008 et 2014) va passer sous contrôle policier avec la promulgation de la fin de l’asile universitaire et le début de travaux pharaoniques pour transformer les lieux en musée antique, en annexe du musée voisin.
 
Un signal fort vient également d’être envoyé par l’État en direction de sa police, un véritable encouragement à frapper violemment dans les jours qui viennent : Epaminondas Korkoneas, le policier qui avait assassiné froidement avec son arme de service Alexis Grigoropoulos, un jeune anarchiste âgé de 15 ans, le 6 décembre 2008 dans le quartier d’Exarcheia, vient d’être libéré hier soir (alors qu’il était condamné à la prison à perpétuité).

Ce meurtre avait provoqué trois semaines d’émeutes retentissantes en décembre 2008, frôlant l’insurrection sociale, et des affrontements chaque année depuis, tous les 6 décembre.

Bien sûr, il ne s’agit pas ici de cautionner le système carcéral, mais pleine promulgation de lois scélérates anti-anarchistes et de lourdes menaces contre Exarcheia et Rouvikonas, cette libération est perçue en Grèce comme une provocation et un message d’impunité diffusé à tous les policiers qui se préparent à frapper.
 
Ce soir, les libertaires encore présents à Athènes malgré la période (l’une des rares qui procure un peu de travail, notamment dans le tourisme et souvent dans les îles), et au-delà tout le mouvement social révolutionnaire, vont se rassembler à 20 heures à Exarcheia, à l’endroit précis où a été assassiné le jeune anarchiste le 6 décembre 2008.
 
Après le crépuscule, la nuit sera chaude au centre d’Athènes, de Charilaou Trikoupi à Stournari et tout autour d’Exarcheia, des affrontements auront certainement lieu.

Et encore, Athènes est à trois-quart vide, comme chaque année en cette saison.

Mais l’automne sera sans doute plus chaud encore que l’été, si les rebelles parviennent à tenir bon face à cette nouvelle attaque historique de l’État.
 
Alors que le monde entier devient fasciste, en Grèce comme en France, les pseudo démocraties surfent sur la vague mondiale d’extrême-droite en durcissant tout autant le capitalisme que son dispositif d’autoconservation.
 
Rien d’étonnant que les pires ennemis du monde autoritaire soient les premiers sur la liste. Face à cela, deux choix sont possibles : soit laisser faire et ne rien dire, en espérant ne pas faire partie des suivants, soit réagir et le faire savoir.

Par exemple, Rouvikonas propose à celles et ceux qui souhaitent nous soutenir de faire diversement pression sur les ambassades, consulats et instituts officiels grecs dans le pays où vous vous trouvez, parmi les nombreuses formes d’actions possibles.

D’autres informations ou suggestions suivront dans les prochains jours, notamment de la part des nombreux squats d’Exarcheia (en cours de discussion).
 
Merci de votre soutien, par delà les frontières et nos différences politiques.
 
Yannis Youlountas

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12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 15:36

Le 31 juillet 2019

Un policier, condamné en première instance à la prison à vie pour avoir tué un adolescent en 2008 dans le centre d'Athènes, a vu sa peine réduite à 13 ans de prison en appel ce lundi, selon une source judiciaire.

En première instance en 2010, le policier Epaminondas Korkoneas avait été reconnu coupable d'avoir tué intentionnellement, le 6 décembre 2008, Alexis Grigoropoulos, mort à l'âge de 15 ans dans le quartier contestataire d'Exarchia.

Ce lundi, le tribunal d'appel de Lamia (centre) a réduit sa peine à 13 ans de prison, soulignant qu'il n'avait pas d'antécédent judiciaire.

Pour Zoé Konstantopoulou, l’avocate de la famille d’Alexandros Grigoropoulos, l’adolescent tué par le policier en 2008, la décision de réduire la peine du meurtrier « arme la main de chaque Koroneas ».

Ayant déjà effectué 10 ans de détention et ayant effectué des travaux en prison, il avait également droit à une remise de peine et a été ainsi libéré de prison ce mardi soir au grand désarroi des avocats de la victime et de ses proches.

« Le meurtre d'un enfant reste pratiquement impuni avec une peine inachevée », a dénoncé l'avocate de la partie civile Me Zoé Konstantopoulou à la radio Skaï lundi.

Vassilios Saraliotis, collègue à l'époque de l'assassin, qui avait été condamné pour « complicité » en première instance, a été acquitté par la cour d'appel de Lamia, qui a évoqué « un bénéfice du doute » et un manque de certitudes sur son implication.

L'assassinat d'Alexis Grigoropoulos avait déclenché à l'époque, pendant plusieurs mois, une série de manifestations et d'émeutes inédites à Athènes et à travers le pays, pour dénoncer les brutalités de la police.

Voir le documentaire ci-dessous : "Remember December" de Clem

Chaque année à la date anniversaire du drame, le 6 décembre, des manifestations sont organisées en mémoire de l'adolescent, en particulier à Exarchia, émaillées souvent d'incidents.

La presse fait remarquer que c’est grâce aux dispositions du nouveau code pénal voté précipitamment avant les élections par le gouvernement précédent que Korkoneas a été mis en liberté. 

Source :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/grece-peine-fortement-reduite-en-appel-pour-un-policier-ayant-tue-un-lyceen-20190729

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12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 15:17

Le 5 août 2019

ROME (Reuters) - Le gouvernement italien a obtenu lundi la confiance du Sénat sur un décret visant les navires qui portent secours aux migrants en Méditerranée, ce qui constitue une victoire pour Matteo Salvini et la Ligue, son parti d'extrême droite.

Le texte mis au point par le ministre de l'Intérieur, qui durcit les sanctions contre les navires humanitaires, a été voté à la chambre haute par 160 voix contre 57.

Déjà approuvé par la Chambre des députés, il entre ainsi en vigueur juste avant la pause estivale du Parlement, mercredi.

Certains membres du Mouvement 5 Etoiles, qui gouverne avec la Ligue depuis juin 2018, avaient émis des réserves sur le décret et certains sénateurs M5S n'ont pas voté pour.

Mais cette défection a été compensée par l'abstention de Forza Italia, le parti de droite s'étant dit d'accord avec l'objectif du texte.

Les votes de confiance sont fréquemment utilisés en Italie pour accélérer l'adoption des textes de loi, raccourcir les débats et éviter l'examen des amendements de l'opposition.

Le décret fixe désormais à 1 million d'euros l'amende maximale dont sont passibles les navires entrant dans les eaux italiennes sans autorisation, contre 50.000 euros auparavant.

Il prévoit également l'arrestation des capitaines ignorant l'ordre de rester en dehors des eaux territoriales et permet la saisie automatique des navires par les autorités navales.

En juin dernier, le navire humanitaire Sea-Watch, dirigé par Carola Rackete, avait été saisi à son entrée sans autorisation dans le port sicilien de Lampedusa, mais l'assignation à résidence de la capitaine allemande avait été levée par la justice, malgré les protestations de Salvini.

La popularité du ministre de l'Intérieur italien se nourrit de son discours anti-migrants.

Selon un sondage publié vendredi dans le quotidien économique Il Sole 24 Ore, le soutien des électeurs à la Ligue atteint désormais 39%, soit le double de son score aux élections législatives de l'an dernier.

 

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