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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 13:52

Le 16 mai 2020

La police suisse a dispersé samedi des manifestants venus près du siège du gouvernement à Berne pour protester contre les mesures anti-coronavirus dans le pays.

La police suisse a dispersé samedi des manifestants venus près du siège du gouvernement à Berne pour protester contre les mesures anti-coronavirus dans le pays.

En Suisse, où l’épidémie de Covid-19 a fait plus de 1.600 morts pour quelque 8,5 millions d’habitants, tout rassemblement, même spontané, de plus de cinq personnes est interdit en raison de la pandémie.

Mais depuis début mai, les appels à manifester se multiplient, à l’instar de ce qui se déroule dans d’autres pays. Deux manifestations similaires ont déjà eu lieu à Berne.

Samedi, des manifestations se sont déroulées dans plusieurs villes suisses.

A Berne, les accès à la Place fédérale, près de laquelle se trouve le siège du gouvernement et du Parlement, avaient été bloqués par la police, a constaté un photographe de l’AFP.

Des manifestants, dans leur ensemble plutôt d’un âge mûr, se sont approchés de la Place fédérale, non loin des terrasses de café très fréquentées en dépit de l’épidémie. Ils étaient entre 200 et 300 selon l’agence de presse suisse ATS.

« La dictature n’est pas solidaire », pouvait-on lire notamment sur les quelques pancartes brandies par les manifestants qui estiment que les mesures de restriction violent leurs droits fondamentaux.

Une dizaine d’entre eux ont été interpellés par la police, et placés dans des fourgons, a constaté un photographe de l’AFP.

Des dizaines d’autres manifestants ont tenté de se rassembler dans les environs de Berne.

Une vingtaine de personnes qui refusaient d’obtempérer ont été encerclées et leur identité a été contrôlée, selon l’ATS.

La police n’a pas pu confirmer dans l’immédiat les chiffres des interpellations.

A Zurich, ils étaient une centaine à vouloir manifester, avant d’être dispersés par la police.

A Bâle également, plus d’une centaine de personnes se sont réunies devant la mairie, avant de défiler dans les rues où la police a procédé à des contrôles d’identité, selon l’ATS.

La Suisse, qui n’a pas instauré de confinement aussi strict que d’autres pays européens, a entamé le 27 avril l’assouplissement des mesures extraordinaires prises face au coronavirus.

Ecoles, magasins, restaurants et musées ont rouverts leurs portes. Des mesures de distanciation physique et d’hygiène restent toutefois en vigueur.

Dans les restaurants, chaque table ne peut ainsi accueillir que quatre personnes ou des parents avec leurs enfants. Les clients doivent rester assis et les tables espacées de deux mètres ou isolées avec un élément de séparation.

Source :
https://www.mediapart.fr/journal/fil-dactualites/160520/la-police-suisse-disperse-des-manifestants-anti-restrictions-berne

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 13:40
Jimmy Lai Chee-Ying

Le 17 mai 2020

Lundi 18 mai, alors que la presse de la région chinoise semi-autonome se dit de plus en plus entravée, Jimmy Lai Chee-Ying, fondateur du groupe Next Digital, sera sur le banc des accusés aux côtés de 14 autres figures du mouvement pro-démocratie.   

Pour la seconde fois en moins de deux semaines, Jimmy Lai Chee-Ying, fondateur du groupe de presse Next Digital et pourfendeur de longue date du Parti communiste chinois, se retrouve lundi 18 mai sur le banc des accusés.

Libéré sous caution après son arrestation le 18 avril, l’influent homme de presse de 71 ans comparaît aux cotés de 14 autres figures du mouvement pro-démocratie de Hong Kong, dans un procès éminemment symbolique à l’heure où la presse de la région chinoise semi-autonome se dit de plus en plus entravée.  

Jimmy Lai est poursuivi pour avoir participé à des manifestations antigouvernementales le 18 août et le 1er octobre. La police avait accordé une autorisation de se rassembler, mais pas de défiler.

Or le rassemblement en une foule compacte de dizaines de milliers d’opposants à Causeway Bay s’est mué en procession, avant de dégénérer en affrontements avec la police, particulièrement violents le 1er octobre, jour de la fête nationale chinoise.

Pour ces dates, comme pour les autres rassemblements massifs contre le projet d’extradition vers la Chine qui a déclenché la révolte populaire en juin 2019, Jimmy Lai était en première ligne du cortège et les appels à se mobiliser en gros caractères dans les pages d’Apple Daily.

« Les alarmes devraient retentir fort après l’arrestation de Jimmy Lai, commente dans un communiqué le directeur adjoint de l’Institut international de la presse, Scott Griffen.

Sa détention est un signe que, pendant que le monde est distrait par la pandémie de coronavirus, la Chine s’apprête à réprimer les médias indépendants à Hong Kong, dans le sillage du mouvement pro-démocratie. »

Selon l’organisation, « les autorités de Hong Kong devraient abandonner les accusations contre Lai et protéger la libre circulation des informations indépendantes, par ailleurs fondamentales pour la réputation du centre financier international ».

En 1997, lors du retour dans le giron chinois, l’ex-territoire britannique s’est vu garantir pendant 50 ans la préservation de ses systèmes judiciaire, législatif et économique.

La région doit aussi conserver ses libertés, dont celle de la presse, inscrite dans l’article 27 de la loi fondamentale, sorte de mini-Constitution locale.

Or, l’indépendance de la presse s’érode d’année en année.

Selon le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, Hong Kong occupe la 80e place sur 180 pays. Il était à la 18e position en 2002.

Et selon l’Association des journalistes de Hong Kong (HKJA), principal syndicat de la profession, 9 titres sur 26 sont aujourd’hui détenus par des capitaux rouges.

L’emblématique quotidien anglophone South China Morning Post a par exemple été racheté fin 2015 par le puissant entrepreneur Jack Ma et la chaîne TVB compte comme principal actionnaire le tycoon Li Ruigang. Les deux hommes sont encartés au Parti communiste chinois.

Dans ce contexte de rapprochement économique grandissant avec la Chine, et de pression proportionnelles sur la presse, le groupe Next Digital et surtout le quotidien Apple Daily qu'il publie, fait figure de résistant.

Apple Daily compte plus de 3 millions de lecteurs inscrits sur son site internet, pour une population de 7,5 millions d’habitants et vendait en moyenne 102 000 copies papier par jour en 2018.

Le tabloïd mordant est un mélange de presse à scandales, d’actualités locales et de farouche opposition au gouvernement central de Pékin.

« La liberté », voilà le plus beau salaire offert aux journalistes, expliquait en mai 2019 Jimmy Lai lors d’une conférence au Club des correspondants étrangers (Foreign Correspondents Club, FCC).

« Nos journalistes savent qu’ils ne seront pas soumis à l’autocensure, qu’ils peuvent écrire la vérité et ce qu’ils pensent, librement. Ils peuvent être la voix de l’opposition à Hong Kong et même à Taïwan, où les médias sont muselés par des tycoons, car c’est l’une des façons les plus faciles d’obtenir les faveurs du gouvernement central », assurait alors le patron de presse, également implanté à Taïwan.

Jimmy Lai a basculé dans la dissidence en 1989, après les massacres place Tian’anmen. Millionnaire autodidacte arrivé clandestinement à Hong Kong à l’âge de 12 ans depuis sa Chine natale, il avait vendu la marque de textile Giordano, qui avait fait sa fortune, pour ne se consacrer qu’à la presse.

Il est depuis diabolisé sur les réseaux sociaux chinois, accusé d’être « un agent de la CIA » et le « cerveau des émeutes » de 2019 à Hong Kong.

Le gouvernement central l’a dans le collimateur. « J’ai été approché à plusieurs reprises pour espionner et rendre compte des activités du journal aux autorités chinoises.

Mais, pour protéger le journal et mes proches en Chine, j’ai démissionné », raconte, sous le couvert de l’anonymat, un ancien photographe d’Apple Daily. Le journal se dit par ailleurs la cible d’une campagne de boycott des annonceurs publicitaires.

C’est « la pression invisible de Pékin, difficilement perceptible pour le public », mais qui touche l’ensemble de la presse hongkongaise, relève HKJA.  

Parfois, la main de Pékin se fait plus visible.

Pendant des mois, par exemple, de nouveaux médias récemment fondés et critiques à l’égard des autorités – parmi lesquels Hong Kong Free Press, HK01 ou Stand News – ont été empêchés de couvrir les conférences de presse du gouvernement local, au prétexte que les médias en ligne n’étaient pas considérés comme des médias professionnels.

Plus récemment, fin mars, une interview du directeur adjoint de l’Organisation mondiale de la santé a créé la polémique. Interrogé par le média hongkongais RTHK sur la possibilité que l’OMS reconsidère une adhésion de Taïwan, Bruce Aylward a feint de ne pas entendre la question.

L’entretien a déclenché l’ire de Pékin et les autorités hongkongaises ont vertement sermonné le média public pour avoir « bafoué le principe d’une Chine » et ne « pas avoir respecté sa mission de média public ».  

Ces derniers mois, la pression s’est par ailleurs faite plus évidente encore sur le terrain.

Depuis juin 2019, « la violence de la police et de citoyens contre des reporters en direct devant des caméras a reflété la réalité sur la suppression de la liberté de la presse », notait mi-mai le syndicat HKJA.

Dans le dernier incident en date, le dimanche 10 mai, la police a infligé un traitement « brutal et humiliant » à des reporters qui « couvraient légalement » une manifestation, dénonce le comité de rédaction du journal Ming Pao.

« Ils ne gênaient pas le travail de la police » mais ont été encerclés par des agents, sommés de s’agenouiller et ont été aspergés d’une grande quantité de gaz au poivre, « alors même qu’ils étaient en train de coopérer et de suivre les instructions de la police et avaient cessé de filmer ».

Sept organisations de presse se sont scandalisées de cet incident, dénonçant le fait qu’« au cours des 300 derniers jours environ, la police a vu les médias comme des épines dans son flanc […] et [que] la violence contre les journalistes sur le terrain a été accablante ».

Journalistes mis en joue, arrêtés : « les cas de violence policière se sont accumulés depuis juin dernier, montrant clairement qu’il ne s’agit pas de cas isolés », dénonce HKJA. Le syndicat s’est même pourvu en justice à l’automne pour dénoncer ces « violations collectives de la loi par des policiers anti-émeutes et visant des journalistes », dont des dizaines ont été blessés et une éborgnée.

Dans certains cas, les données personnelles de journalistes ont été rendues publiques. Selon un sondage réalisé par HKJA auprès de 222 journalistes, 65 % des personnes ayant répondu affirment avoir été la cible de violences physiques et verbales pendant leur travail.

« La liberté de la presse à Hong Kong est tombée à un niveau record », s’alarme HKJA.

Dans ce contexte, l’arrestation et les procès de Jimmy Lai visent « manifestement à nuire à sa réputation », estime dans un communiqué Cédric Alivani, directeur du bureau Asie de l’Est de Reporters sans frontières, et à « dissuader les médias de couvrir les manifestations pro-démocratie ».

Source :
https://www.mediapart.fr/journal/international/170520/hong-kong-un-proces-pour-serrer-davantage-le-baillon-de-la-presse

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 15:31

Le 7 mai 2020

En pleine pandémie, une cinquantaine de migrants naufragés ont été repoussés alors que leur embarcation avait déjà pénétré la zone de secours relevant de cet État membre de l’UE. Une enquête pénale est ouverte à la suite d’une plainte visant le premier ministre.

L'opération s’est déroulée en toute discrétion durant le mois d’avril. D’après une enquête détaillée du New York Times, publiée il y a quelques jours, le gouvernement maltais aurait affrété trois navires privés pour intercepter des migrants en Méditerranée et les renvoyer vers la Libye, malgré la crise sanitaire mondiale.

Le gouvernement maltais avait prévenu, début avril : « Il est de l’intérêt et de la responsabilité des personnes [migrantes] de ne pas se mettre en danger avec un voyage risqué vers un pays qui n’est pas en position de leur offrir un port sûr. » Il ne pouvait plus garantir de porter secours aux naufragés ou de leur permettre de débarquer sur l’île, ses ressources étant déployées dans la lutte contre le Covid-19.

Mais difficile d’imaginer que des stratagèmes de ce genre seraient mis en œuvre pour empêcher les migrants d’atteindre ce pays membre de l’Union européenne, au risque de mettre leur vie en danger et de les renvoyer vers une zone en guerre, alors que les techniques dites de refoulement (ou « push back ») des demandeurs d’asile sont interdites par la Convention de Genève, jugées illégales par nombre d’experts.

En l’occurrence, c’est dans la nuit du 12 avril que les chalutiers Dar al Salam 1, Salve Regina et Tremar ont quitté le port de La Valette (la capitale) à la demande des autorités maltaises, à une heure d’intervalle, rapporte le New York Times, qui a pu joindre le capitaine du troisième bateau, Amer Abdelrazek.

Deux des navires devaient intercepter une embarcation de 51 migrants qui émettait des appels de détresse depuis deux jours.

Cinq cadavres ont été retrouvés à son bord, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), et sept passagers sont portés disparus.

Masoud Abdalsamad, qui supervise les opérations internationales au sein des garde-côtes libyens, a assuré au quotidien américain que les autorités maltaises ont fait passer le Dar al Salam 1 pour un navire maltais appelé le Maria Cristina.

L’équipage du bateau aurait même peint ce nom par-dessus le vrai pour semer la confusion.

Tandis que celui-ci transportait les migrants, le Salve Regina contenait des denrées alimentaires et de l’aide matérielle à destination des centres de détention libyens.

Les deux navires ont rejoint Tripoli le 15 avril, tandis que le Tremar est resté dans les eaux internationales.

L’embarcation fragile des migrants avait atteint la zone SAR maltaise (zone de recherche et de secours), d’après le collectif militant Alarm Phone, qui gère une assistance téléphonique à destination des personnes en détresse en mer et avait pu les géolocaliser.

D’après le droit maritime international, Malte en avait donc la responsabilité.

Mais depuis, pour sa défense, le gouvernement affirme que les décès seraient survenus avant que l’embarcation n’atteigne sa zone SAR.

Contacté par Mediapart, Neville Gafa, un ancien responsable du cabinet du premier ministre maltais, confirme avoir participé à l’opération.

« J’ai été sollicité ce soir-là par le cabinet pour aider à coordonner l’opération avec la Libye et ses garde-côtes, car j’avais tous les contacts nécessaires. Cela a aussi été possible parce que les ports libyens étaient ouverts », confie-t-il, ajoutant avoir réitéré ces affirmations sous serment, alors qu’une affaire a été engagée au pénal par l’ONG de défense des droits civils Repubblika.

Durant trois ans, il a coordonné les opérations dans la zone de recherche et de sauvetage maltaise pour le cabinet du premier ministre et assure qu’aucun refoulement n’avait été réalisé.

Il insiste : sa mission était de porter secours aux migrants en mer.

« Ce qu’il s’est passé en avril n’était pas un push back, tempère Neville Gafa. Le contexte de la crise sanitaire a fait qu’il était impossible de les secourir ou de les accueillir, c’est d’ailleurs la version qui a été donnée par le gouvernement maltais devant le juge d’instruction. »

Depuis cette opération controversée, le premier ministre maltais a fait l’objet d’accusations de la part de plusieurs ONG, qui lui reprochent d’avoir commandité le refoulement de ces migrants vers une zone de guerre, occasionnant la mort de cinq d’entre eux.

« Certes, c’est une zone de guerre. Mais pourquoi les migrants acceptent de passer par là si c’est dangereux ? Ils utilisent bien la Libye pour fuir leur pays et gagner l’Europe », lâche Neville Gafa.

« Nous sommes consternés que le gouvernement n’ait pas tenté d’expliquer sa relation avec le navire de pêche privé qui renvoyait les migrants vers les atrocités en Libye », ont écrit 28 associations dans un communiqué, dont la fondation Aditus qui milite pour le respect des droits humains à Malte.

« Le gouvernement est pleinement conscient que le renvoi des migrants en Libye constitue une violation claire et sans équivoque du droit international, confirmée en 2013 par une décision de la Cour européenne des droits de l’homme contre Malte », poursuivent-elles.

Visé par une enquête à la suite d’une plainte déposée par l’association Repubblika et un député de l’opposition, le premier ministre maltais a récemment déclaré lors d’une conférence de presse « avoir la conscience tranquille ».

Et de défendre la décision de son gouvernement de fermer ses ports pendant la pandémie : « Nous ne pouvons pas garantir le sauvetage en mer des immigrants irréguliers. »

Alors que les naufragés avaient sans doute l’intention de demander l’asile dans l’UE.

Repubblika a également saisi la Cour européenne des droits de l’homme afin d’obtenir de Malte et de l’Italie qu’elles ne laissent pas des migrants ayant fui la Libye abandonnés à leur sort en mer.

Dans un tweet, l’envoyé spécial du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) pour la Méditerranée centrale, Vincent Cochetel, a estimé que des zones d’ombre persistaient.

« Il est certain que des vies auraient pu être sauvées, que le sauvetage n’aurait pas dû être retardé, que les personnes “secourues” n'auraient pas dû être renvoyées en Libye », a-t-il tout de même déclaré, ajoutant que ces derniers doivent maintenant être sauvés des risques sérieux qui pèsent sur leur vie.

Lors d’un débat au sein de la commission des libertés civiles du Parlement européen fin avril, en présence de représentants du HCR, de l’agence Frontex, du Conseil de l’Europe et d’ONG, des députés ont rappelé que la Libye n’était pas un « port sûr » (où le droit maritime impose de déposer tout rescapé secouru en mer), soulignant que « le système d’asile européen commun devait être remanié en mettant l’accent sur la solidarité entre les États membres et le respect de la législation internationale ».

Demandant que la coopération avec les garde-côtes libyens cesse, certains ont critiqué la fermeture actuelle des ports, à l’image de Sophie in ’t Veld (Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe), estimant que « laisser pourrir et se noyer les gens n’est pas une option ».

« En Méditerranée, des êtres humains continuent à se noyer et nos États continuent à les laisser mourir. Pire : le gouvernement maltais enrôle des bateaux de pêche pour les repousser dans les eaux libyennes », a dénoncé le député européen Raphaël Glucksmann (Place publique, groupe des socialistes et démocrates), à l’heure où le Parlement européen s’apprête à examiner le nouveau Pacte sur la migration et l’asile proposé par la Commission européenne.

Dans un courrier récemment adressé à Margarítis Schinás, le commissaire européen chargé du portefeuille « Promouvoir notre mode de vie européen » et des questions migratoires, le président socialiste de la commission « libertés » du Parlement estime, au nom d’une majorité de ses membres, que « la mise en place de voies légales et sûres pour les migrations liées au travail est essentielle pour réduire l’immigration irrégulière ainsi que les risques encourus par les personnes qui tentent d’atteindre l’Europe ».

Source :
https://www.mediapart.fr/journal/france/070520/malte-enrole-des-chalutiers-prives-pour-repousser-des-migrants

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 15:08

Le 21 avril 2020

Mardi 21 avril 2020 à 20h55 a été diffusé, sur la chaîne Arte, un documentaire consacré à la ruée des grandes puissances mondiales (Chine, Etats-Unis, Union Européenne,...) vers les technologies de surveillance.

S'il y a un bien un reportage à voir absolument en cette période de confinement, c'est cette enquête réalisée par Sylvain Louvet et intitulée : Tous surveillés - 7 milliards de suspects.

Quand la réalité dépasse la fiction

Pendant une durée de 90 minutes, le journaliste et enquêteur Sylvain Louvet invite les téléspectateurs à découvrir pourquoi les grandes puissances du monde telles que la Chine, les Etats-Unis ou encore la France sont amenées à s'équiper de technologies pour surveiller massivement leurs populations.

Cette investigation au cœur du nouveau « totalitarisme numérique » mondial nous mène notamment du côté de Nice où, suite aux attentats du 14 juillet 2016, Christian Estrosi (maire de la capitale du département des Alpes-Maritimes) veut faire de sa ville une safe city et ce, malgré la présence de 2 000 caméras de surveillance déjà présentes dans la commune.

Au programme de cette passionnante enquête : caméras de surveillance, reconnaissance faciale, détecteurs à émotions, système de notation des citoyens (crédit social) ou encore drones tueurs autonomes.

Source :
https://www.clubic.com/technologies-d-avenir/actualite-892123-surveilles-7-suspects-documentaire-arte-absolument.html

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 15:01

Le 20 avril 2020

L'intelligence artificielle va-t-elle remplacer l'humanité ?

Ce documentaire prend la mesure de l'emprise des algorithmes sur nos vies. Il donne la parole à ceux qui débattent de l'IA (sociologues, avocats des droits de l'homme, scientifiques ou journalistes d'investigation) et à ceux qui l'inventent, comme Jürgen Schmidhuber et Ilya Sutskever, à la posture ambivalente.

"La création d'une intelligence artificielle serait le plus grand événement de l'histoire de l'humanité. Mais il pourrait être aussi le dernier", disait Stephen Hawking.

Le célèbre cosmologiste avait prévu la croissance infinie de l'informatique mais partageait avec certains pionniers la crainte qu'elle ne devienne incontrôlable.

Aujourd'hui, l'IA promet d'aider à guérir des maladies, de faire face aux changements climatiques ou de combattre la pauvreté.

Mais elle menace aussi d'influer insidieusement sur nos comportements, de mettre à mal l'idée même de sphère privée ou d'aider les dictatures à asseoir leur pouvoir. En proie à une surveillance algorithmique, notre identité peut dorénavant se réduire… à des données.

Toute-puissance L'IA sera vite dépassée.

On parle aujourd'hui d'une intelligence artificielle générale (IAG), capable de s'adapter et d’apprendre seule, qui égalerait, voire dépasserait les capacités humaines. De quoi allécher les firmes qui font commerce des données numériques (les célèbres Gafam).

Le documentaire dresse l'état des lieux de l'IA en donnant la parole à ceux qui en débattent (sociologues, avocats des droits de l'homme, scientifiques ou journalistes d'investigation) mais aussi à ceux qui l'inventent, comme Jürgen Schmidhuber et Ilya Sutskever, deux grands chercheurs et initiateurs, à la posture ambivalente : conscients de la toute-puissance de leur création mais déterminés à poursuivre leurs travaux.

Réalisation :
Tonje Hessen Schei

Pays :
Norvège

Année :
2019

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 14:16

Le 21 avril 2020

Dans son alarmiste Classement mondial de la liberté de la presse 2020, Reporters sans frontières (RSF) estime que la pandémie du Covid-19 amplifie les crises qui pèsent déjà sur le journalisme.

L’organisation a déposé plainte auprès de l’ONU pour les violations de la liberté de la presse constatées pendant la crise sanitaire

« La décennie à venir sera décisive pour l’avenir du journalisme », prévient l’organisation Reporters sans frontières (RSF), qui chaque année évalue la situation du journalisme dans 180 pays et territoires.

Dans l’édition 2020 de son Classement mondial de la liberté de la presse, la liberté de l’information est jugée « bonne » (8 %) ou « assez bonne » (18 %) dans seulement un quart des États, et se dégrade sur tous les continents.

Avant la propagation de l’épidémie, RSF avait identifié cinq menaces pesant sur l’avenir du journalisme : une crise géopolitique (impulsée par des modèles autoritaires de plus en plus répressifs vis-à-vis des journalistes), technologique (manque de régulations numériques avec des garanties démocratiques), démocratique (médias discrédités par le pouvoir en place, politiques de répression), de confiance (suspicion, attaques de journalistes) et économique (appauvrissement du journalisme de qualité).
Une sixième crise, sanitaire

« La pandémie de Covid-19 met en lumière et amplifie les crises multiples qui menacent le droit à une information libre, indépendante, pluraliste et fiable », estime RSF.

L’organisation établit « une corrélation évidente entre la répression de la liberté de la presse à l’occasion de l’épidémie et la place des pays au Classement mondial ».

En Chine (177e), la répression envers les journalistes et les lanceurs d’alertes a contribué à ce que l’épidémie se propage, à Wuhan puis dans le monde. L’Iran (173e, – 3), autre foyer de l’épidémie, a mis en place « des dispositifs de censure massifs ».

En Irak (162e, – 6), la licence de l’agence de presse Reuters a été suspendue après une dépêche remettant en cause les chiffres officiels des cas de coronavirus.

La « doctrine du choc »

Pour Christophe Deloire, directeur général de RSF, « la crise sanitaire est l’occasion pour des gouvernements autoritaires de mettre en œuvre la fameuse “doctrine du choc” : profiter de la neutralisation de la vie politique, de la sidération du public et de l’affaiblissement de la mobilisation pour imposer des mesures impossibles à adopter en temps normal ».

Au Brésil (107e, – 2) comme aux États-Unis (45e), les présidents Bolsonaro et Trump redoublent d’hostilité vis-à-vis des journalistes, accusés de propager la peur. En Hongrie (89e, – 2), le premier ministre Viktor Orbán a fait voter une loi dite “coronavirus” prévoyant des peines de cinq ans de prison pour diffusion de fausses informations.

Des journalistes ont été arrêtés en Jordanie (128e, + 2) ou au Zimbabwe (127e, + 1).

En Algérie (146e, – 5), le correspondant de RSF Khaled Drareni a été emprisonné à la faveur de l’épidémie. Hong Kong (80e, – 7) a profité de sa crise sanitaire pour arrêter quatorze leaders du mouvement pro-démocratique.

RSF s’inquiète aussi de la vulnérabilité face au virus des journalistes maintenus en détention en Turquie (154e, + 3) ou en Arabie saoudite (170e, + 2).

Plainte devant l’ONU

« Pour que cette décennie décisive ne soit pas une décennie funeste, déclare Christophe Deloire, les humains de bonne volonté, quels qu’ils soient, doivent se mobiliser pour que les journalistes puissent exercer cette fonction essentielle d’être les tiers de confiance des sociétés ».

Pour sa part, RSF a déposé une plainte auprès de l’ONU, le 13 avril 2020, pour demander la dénonciation des États « qui violent le droit à l’information malgré, au prétexte ou à l’occasion de l’épidémie de Coronavirus, et mettent ainsi en danger la santé des personnes, sur leur territoire comme dans le reste du monde ».

En France

Concernant la France (34e), qui perd deux points, RSF déplore que des journalistes aient été blessés par les tirs de LBD ou de gaz lacrymogène des forces de l’ordre, et agressés par des manifestants en colère en couvrant le mouvement des Gilets jaunes.

Ce phénomène qui se développe partout en Europe est, selon RSF, « la conséquence des campagnes de haine et de la perte de confiance de la population envers la profession ».

Source :
https://www.la-croix.com/Economie/Medias/Le-coronavirus-nouvelle-menace-liberte-presse-selon-RSF-2020-04-21-1201090391

Le site de Reporter Sans Frontières :
https://rsf.org/fr/classement-mondial-de-la-liberte-de-la-presse-2020-nous-entrons-dans-une-decennie-decisive-pour-le

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 14:06

Le 16 mars 2020

Les hackers n'ont aucun répit malgré la crise épidémique que nous traversons.

Alors que l’épidémie de coronavirus bat son plein à travers le monde, le U.S. Health and Human Services Department, autrement dit le Département américain de la santé et des services sociaux, vient de subir une cyberattaque.

Celle-ci aurait été orchestrée pour ralentir les systèmes informatiques de l’institution. Nous ne savons pas encore qui se trouve derrière cette attaque.

Les États-Unis sont déstabilisés en pleine crise du Covid-19

Ce n’était clairement pas le moment pour subir une cyberattaque, à supposer qu’il y ait un moment plus propice qu’un autre pour de telles attaques. Dimanche soir, le gouvernement a repéré que de fausses informations circulaient.

La diffusion de ces fake news était liée au piratage du Département américain de la santé.

Le National Security Council’s (NSC) a expliqué que dans un tweet que : “les rumeurs circulant par SMS de la part du Département américain de la santé à propos d’une potentielle mise en quarantaine nationale sont fausses. Il n’y a pas de verrouillage national. Le compte @CDCgov continuera de publier les dernières directives sur le Covid-19”.

La Maison Blanche n’a pas souhaité commenter cette nouvelle.

D’après les informations dont nous disposons, l’attaque dont a été victime le Département américain de la santé n’aurait pas engendré de vol des données. Il semblerait que les hackers cherchaient simplement à déstabiliser le système de santé des États-Unis, au plus haut niveau.

On peut lire dans le rapport de Bloomberg que : “l’attaque semble avoir été initiée pour ralentir les systèmes de l’agence, mais ne l’a pas fait de manière significative”.

La panique est à son comble.

Alors que certains peuples sont déjà confinés, comme en Italie par exemple, d’autres craignent que de telles mesures n’arrivent sur le territoire.

C’est notamment le cas en France et aux États-Unis.

À cette heure, le secrétaire d’État Michael Pompeo et d’autres responsables de l’administration Trump sont au courant de l’incident.

Ils affirment que la faille a été repérée et que la cyberattaque concernant le Département américain de la santé est terminée.

Des cyberattaques de plus en plus fréquentes

Crise du coronavirus ou pas, les hackers s’en donnent à cœur joie pour cibler des institutions de haut rang.

En janvier 2020, l’ONU confirmait également avoir été victime d’une grave cyberattaque. Nous apprenions par la même occasion que les données de ses 4 000 employés ont certainement été compromises dans cette attaque.

Malheureusement, l’ONU a attendu la publication du Canadian Broadcasting Corporation pour prévenir ses équipes…

Quelques jours plus tôt, nous apprenions également que le ministre des Affaires étrangères autrichien avait lui aussi été victime d’une cyberattaque.

C’était exactement un an avant que des politiciens ainsi que des personnalités publiques allemandes, dont Angela Merkel, la chancelière, avaient fait les frais d’une fuite de données personnelles, organisée par un groupe de pirates russes.

Source :
https://siecledigital.fr/2020/03/16/covid-19-le-departement-americain-de-la-sante-a-subi-une-cyberattaque/

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 12:48

Le 9 avril 2020

Le fournisseur de messagerie en ligne italien victime d’une importante faille de sécurité.

La semaine passée, le site de la sécurité sociale italienne était visé par des pirates et cela avait valu sa fermeture.

Cette fois, c’est un service de messagerie qui a été touché et les données d’au moins 600 000 utilisateurs d’Email.it seraient actuellement en vente sur le dark web, c’est en tout cas ce qu’indique ZDNet.

Email.it confirme avoir subi une attaque

Email.it s’est exprimé auprès de ZDnet, “Malheureusement, nous devons confirmer que nous avons subi une attaque de pirate informatique”. Il s’avère effectivement que dimanche, les auteurs de l’attaque se sont manifestés sur Twitter, où ils ont fait la promotion d’un site web présent sur le dark web. Ils indiquaient précisément que des données de Email.it étaient en vente sur le site.

Les pirates, qui appartiennent au NN Hacking Group, indiquent qu’ils ont volé ces données il y a maintenant plus de deux ans.

À en croire leur tweet, 44 bases de données sont en leur possession et ils comptent ainsi dans leur récolte, des données de 600 000 utilisateurs avec leurs mots de passe, des SMS et Fax, et le contenu d’emails, avec des pièces jointes.

Selon les propos de ZDNet, le 1er février dernier, une rançon aurait été réclamée à Email.it par le groupe de hackers. Une rançon que la messagerie a refusé de payer, préférant avertir les autorités compétentes.

NN Hacking Group met les données en vente pour pallier le refus de rançon

Face au refus d’Email.it de payer une rançon, le groupe de hackers a mis les données volées en vente sur le dark web. En fonction des données et le volume demandé, les pirates demandent aux acheteurs de débourser entre 0,5 et 3 bitcoins, ce qui fait actuellement un prix compris entre 3 326€ et 20 000€.

Les pirates ont préparés plusieurs forfaits, avec le plus petit, donc le moins cher, il sera possible d’obtenir les mots de passe des 600 000 personnes, tandis que pour le plus cher, c’est l’ensemble des informations volées seront mises à disposition.

Email.it n’a rien nié face aux informations du groupe de pirates. Il serait donc possible que ces derniers soient réellement en possession d’un grand nombre de données privées.

La seule précision indiquée par Email.it est qu’aucune information financière ou administrative n’aurait été stockée sur les serveurs touchés par l’attaque.

L’entreprise a également affirmé avoir comblé la faille depuis.

Source :
https://siecledigital.fr/2020/04/09/email-it-faille-securite-600000-utilisateurs-dark-web/

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 12:39

Le 20 avril 2020

Le tarif semble plutôt attractif pour le nombre de données en vente.

Il y a quelques jours, plus de 600 000 utilisateurs ayant au recours aux services de Email.it étaient concernés par la vente de leurs données sur le dark web.

Aujourd’hui, c’est au tour de Facebook comme le révèle Bleepingcomputer.

Pas moins de 267 millions de profils d’utilisateurs seraient vendus au prix de 600$, un prix moins qui pourrait ouvrir la porte au phishing.

Les mots de passe des utilisateurs de Facebook ne figurent pas parmi les éléments en vente

Bob Diachenko est chercheur en sécurité, c’est lui, il y a un mois, qui a découvert la mise en vente de plusieurs centaines de millions de profils Facebook, principalement d’utilisateurs américains.

Aucun mot de passe ne faisait partie du lot de données, mais les noms, adresses mail, dates de naissance et même numéros de téléphone des utilisateurs étaient disponibles.

Ces données contiennent suffisamment d’informations pour permettre à des personnes mal intentionnées d’émettre des sms ou mails malveillants, le tout dans le but d’obtenir d’autres données plus privées encore.

Face à cet enjeu, Bob Diachenko a contacté l’hébergeur de la base de données, suite à quoi le serveur a été mis hors ligne.

Il a finalement laissé place à un second serveur contenant les mêmes données ainsi que 42 millions de données supplémentaires.

Sauf que cette fois, les propriétaires du serveur ont reçu des attaques non identifiées leur conseillant de sécuriser leurs contenus en ligne.

Le chercheur pense qu’une organisation criminelle se cache derrière cette vente de données Facebook.

Diachenko pense que les serveurs appartiennent à une organisation criminelle qui aurait volé les données via l’API de Facebook. Cela n’a pas été vérifié, pour le moment.

Plus récemment, la société Cyble, experte en renseignements sur la cybersécurité, a découvert que la base de données faisait l’objet de publicité sur le dark web et via des forums dédiés au piratage.

La société a acheté les données dans l’objectif de les vérifier et à terme, de les considérer, ou non en fonction des résultats, comme une faille dans la sécurité de Facebook.

Bien que la majorité des profils concernés soient ceux d’utilisateurs américains, Cyble recommande malgré tout d’être vigilant en cas de réceptions de SMS ou d’e-mail douteux, et conseille de changer son mot de passe au moindre doute.

Source :
https://siecledigital.fr/2020/04/21/facebook-267-millions-de-profils-vendus-pour-600-sur-le-dark-web/

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 12:13

Le 3 avril 2020

Le site a dû fermer mercredi alors même que les demandes d’aides liées au Covid-19 s’accumulaient.

La pandémie de coronavirus semble être une période particulièrement appréciée par les pirates.

Certains d’entre eux ont attaqués les Hôpitaux de Paris, en pleine crise sanitaire et d’autres le Département américain de la santé.

Aujourd’hui, Reuters nous apprend que c’est le site de la sécurité sociale italienne qui a été visé. Il est désormais inaccessible, car fermé, depuis mercredi.

La sécurité sociale italienne victime d’une panne suite à l’attaque

Pasquale Tridico, le patron de l’INPS, la sécurité sociale italienne, a indiqué que des pirates avaient rendu inaccessibles le site internet de l’agence.

“Au cours des derniers jours, nous avons subi plusieurs attaques de pirates informatiques qui ont provoqué une panne majeure. Jusqu’aujourd’hui, ils ont continué et nous avons dû fermer le site web”.

Plusieurs demandeurs de l’aide ont indiqué que lorsqu’ils avaient tenté de se connecter sur le site web de l’agence, des données privées d’autres personnes étaient affichées.

Le site web de l’INPS était jusque là très fréquenté, accumulant pas moins de 339 000 demandes pour l’aide de 600€.

Cette dernière est une première réponse du gouvernement italien à la crise économique, pour venir en aide aux indépendants ou saisonniers italiens.

Des questions se posent sur la sécurité des services numériques italiens…

Aucune violation des données personnelles n’a été évoqué par le gouvernement ou les autorités italiennes.

Cependant, ces dernières seraient chargées d’enquêter et de retrouver au plus vite les auteurs de l’attaque.

Si des données personnelles se sont effectivement affichées sur les écrans d’autres personnes, alors il y a de véritables questions à se poser sur la sécurité des structures web des sites gouvernementaux italiens.

Cela pourrait leur valoir un rappel à l’ordre, voire une amende de la part du régulateur européen, pour non protection des données personnelles.

En pleine crise de Covid-19, une chose est sûre, les autorités italiennes étaient loin de manquer de travail.

Source :
https://siecledigital.fr/2020/04/03/le-site-de-la-securite-sociale-italienne-visee-par-des-pirates/

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 08:06

Le 17 avril 2020

Les applications de traçage des contacts et d'alerte seront un des outils pour rompre la chaîne de transmission du coronavirus une fois levées les mesures de confinement.

Ces apps soulevant autant d'interrogations que de fantasmes, la Commission européenne et les États membres ont élaboré une boîte à outils commune ainsi que des orientations pour la protection des données.

L'approche commune est un guide pratique pour les développeurs des apps de traçage au niveau de l'UE.

Un certain nombre d'exigences ont été élaborées. Les applications doivent ainsi :

  • être pleinement conformes aux règles de l'UE en matière de protection des données et de la vie privée ;
     
  • être mises en œuvre en étroite coordination avec les autorités de santé publique et approuvées par celles-ci ;
     
  • être installées sur une base volontaire, et devront être démantelées dès qu'elles ne seront plus nécessaires ;
     
  • viser à exploiter les solutions technologiques les plus récentes de protection de la vie privée : elles fonctionneront « probablement » en Bluetooth (la Commission n'écarte manifestement pas d'autres technologies) sans permettre la localisation des personnes ;
     
  • s'appuyer sur des données anonymisées : en aucun cas ces apps ne pourront révéler l'identité de la personne infectée ;
     
  • être interopérables dans toute l'UE afin que les citoyens soient protégés même lorsqu'ils franchissent les frontières ;
     
  • être ancrées dans des orientations épidémiologiques acceptées et correspondre aux meilleures pratiques en matière de cybersécurité et d'accessibilité.

Les applications de traçage et d'alerte devront aussi être « sûres et efficaces ». À l'avenir, cette boîte à outils pourra accueillir d'autres fonctions sur l'information et le suivi des symptômes, par exemple.

Ces recommandations seront très certainement suivies par les autorités françaises qui développent dans l'urgence l'application officielle StopCovid.

En ce qui concerne l'initiative commune d'Apple et de Google, qui vont proposer une API facilitant l'interopérabilité entre les plateformes iOS et Android, son adoption reste encore sujette à caution.

La prudence est toujours de mise en France, tandis qu'au Royaume-Uni où très tôt le service de santé du pays (NHS) a fait part de son intérêt, on s'interroge désormais sur la pertinence de cette solution externe.

Si l'application de traçage anglaise utilise l'API d'Apple et de Google, le NHS ne sera pas en mesure d'obtenir certaines informations utiles, sur les mouvements de population par exemple, ou encore sur les personnes qui ont activé le système de suivi sans avoir vérifié récemment leurs smartphones.

Il ne sera pas non plus possible de collecter de liste de tous les téléphones avec lesquels un utilisateur a été en contact.

Google a précisé que ces restrictions ont été mises en place pour éviter les abus de surveillance. L'API, puis plus tard l'intégration bas niveau dans les systèmes d'exploitation, pourrait toutefois se montrer indispensable chez les utilisateurs d'iPhone.

Sans elle, les applications de traçage doivent être toujours présentes à l'avant-plan, ce qui implique d'avoir l'iPhone allumé en permanence sans qu'on puisse s'en servir.

Les apps exploitant le Bluetooth en permanence ne peuvent fonctionner en arrière-plan, en vertu des règles édictées par Apple pour préserver la batterie et la confidentialité.

Source :
https://www.igen.fr/app-store/2020/04/apps-de-tracage-lue-etablit-ses-regles-le-royaume-uni-plus-si-sur-de-lapi-dapple

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 18:00

Le 6 avril 2020

Par Samidoun

Fedayin : Le combat de Georges Abdallah retrace le cours d’un infatigable communiste arabe et combattant pour la Palestine. Des camps de réfugiés palestiniens qui ont façonné sa conscience aux mobilisations internationales pour sa libération, nous explorerons la situation de l’un des prisonniers politiques les plus longtemps détenus en Europe.

Ce prochain documentaire sur le cas extrêmement important de Georges Ibrahim Abdallah comprend des interviews avec la coordinatrice internationale de Samidoun Charlotte Kates, le coordinateur de Samidoun Europe Mohammed Khatib, le coordinateur de la Campagne pour la libération d’Ahmad Sa’adat Khaled Barakat et bien d’autres, dont Robert et Maurice Abdallah (Georges ‘ frères), Jean-Louis Chalanset (avocat de Georges), Suzanne le Manceau (co-fondatrice du Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (CLGIA)), Bertrand Sassoye (ancien prisonnier politique) et Jean-Marc Rouillan (ancien politique prisonnier).

Synopsis

Depuis plus de 35 ans, Georges Ibrahim Abdallah est emprisonné.

Communiste libanais engagé dans la résistance aux côtés des combattants palestiniens, il est emprisonné depuis 1984 par le système judiciaire français et les gouvernements successifs.

Au-delà du harcèlement judiciaire dont il est l’objet, ce film documentaire retracera le cours politique de Georges Abdallah et cherche à démontrer comment ses idées et sa lutte sont toujours aussi vitales et nécessaires.

Le film nous emmène au Liban, dans les camps de réfugiés palestiniens, où Georges s’est forgé politiquement.

Nous suivons son engagement dans la résistance palestinienne et contre l’occupation israélienne avec les FARL (Lebanese Revolutionary Armed Fractions), un engagement qui le conduira en France dans les années 80, où il sera condamné pour complicité de meurtre.

A travers une série d’entretiens (en France, au Liban, en Belgique et en Allemagne), nous partons à la rencontre de sa famille, de son avocat, de ses soutiens, de ses amis et des personnes qui l’ont côtoyée.

Avec eux, nous traçons une vie de résistance à l’impérialisme et à l’occupation sioniste.

Pourquoi ce film ?

Depuis plusieurs années, nous menons campagne avec de nombreux autres pour la libération de Georges Abdallah.

Certains d’entre nous lui rendent régulièrement visite et ont, au fil des ans, construit une relation politique basée sur la confiance.

Il existe une multitude de mobilisations, d’actions et de campagnes pour exiger la libération de Georges Abdallah et de nombreuses archives vidéo de ces événements.

En revanche, à part un court métrage sur les activités de Georges Abdallah réalisé par le Secours Rouge il y a quelques années, nous ne connaissons pas de film qui permette de mieux connaître son histoire et son engagement politique. (Actuellement, Pierre Carles travaille également sur un projet de film documentaire.)

Il nous a paru essentiel de tenter d’y remédier. Il y a un an, nous avons lancé ce projet de film. Sans prétention, nous voulons apporter une nouvelle pierre à la mobilisation pour la libération de Georges Abdallah.

Afin de mieux comprendre l’environnement dans lequel est née la lutte de Georges Abdallah, nous avons choisi d’aller au Liban, à Berlin, à Bruxelles et dans plusieurs villes de France pour rencontrer ses camarades en lutte, sa famille et ceux qui le soutiennent.

Au Liban, nous avons passé plusieurs jours dans les camps de réfugiés palestiniens de Saida, Beyrouth et Tripoli.

Nous avons été chaleureusement guidés sur les traces de Georges Abdallah jusqu’à Kobayat, son village natal, et vers les lieux qu’il fréquentait.

Participez à la campagne de dons pour aider les réalisateurs, Vacarmes Films, à finaliser le film !
https://www.lepotcommun.fr/pot/9452awzl

Source et notes :
https://www.chroniquepalestine.com/soutenons-le-projet-de-film-fedayin-le-combat-de-georges-abdallah/

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 15:42

Le 1er avril 2020

De nombreux pays ont déjà mis en place des systèmes de surveillance utilisant l'intelligence artificielle afin de lutter contre la pandémie de Covid-19.

Edward Snowden alerte sur leur caractère potentiellement durable une fois la crise terminée.

Edward Snowden, ancien informaticien de la Central Intelligence Agency (CIA) et de la National Security Agency (NSA) exilé en Russie depuis 2013, a une nouvelle fois lancé l'alerte sur la surveillance de masse omniprésente facilitée par les nouvelles technologies liées à l'intelligence artificielle, lors d'une interview par vidéoconférence pour le Festival du film documentaire de Copenhague, le 23 mars.

Cette fois-ci, le lanceur d'alerte américain a averti qu'une augmentation de la surveillance de masse par les structures étatiques, dans le cadre de la pandémie de Covid-19, pourrait demeurer après la fin de la crise sanitaire, et ainsi avoir des effets durables sur les libertés civiles.

« L'urgence a tendance à se pérenniser »

« Lorsque nous voyons des mesures d'urgence adoptées, en particulier aujourd'hui, elles ont tendance à rester », a estimé Edward Snowden au cours de cette même interview.

Et de poursuivre : « L'urgence a tendance à se pérenniser. Ensuite, les autorités [étatiques] se familiarisent avec ce nouveau pouvoir [et] commencent à l'apprécier. »

« Ils savent ce que vous regardez sur Internet, où votre téléphone se déplace, et maintenant ils sont au fait de votre rythme cardiaque. »

Le lanceur d'alerte a ensuite déclaré que les gouvernements pourraient étendre l'accès dont ils disposent déjà pour surveiller les informations personnelles des personnes en cas de crise.

Pour éclaircir sa pensée, Edward Snowden a pris comme exemple des trackers de fitness qui peuvent mesurer le pouls et le rythme cardiaque, comme l'Apple Watch.

Selon lui, la peur de la propagation du Covid-19 pourrait persuader des gouvernements à se connecter aux trackers de fitness et smartphones pour obtenir en retour des données sur votre santé.

« Cinq ans plus tard, le coronavirus a disparu, ces données sont toujours disponibles pour [les services de sécurité et agences de renseignements qui] commencent à chercher de nouvelles choses », a ensuite conjecturé Edward Snowden.

Et de prolonger son raisonnement : « Ils savent ce que vous regardez sur Internet, où votre téléphone se déplace, et maintenant ils sont au fait de votre rythme cardiaque. Que se passera-t-il lorsqu'ils commenceront à mélanger [ces données] et à leur appliquer une intelligence artificielle ? »

Plus de sécurité pour plus de liberté... Vraiment ?

Dans le cadre de la pandémie de Covid-19, de plus en plus d'Etats ont émis « des propositions visant à surveiller l'épidémie en suivant les données de géolocalisation des téléphones portables. Cela pourrait s'avérer une méthode puissante pour suivre la propagation du virus et les déplacements des personnes qui en sont porteuses, mais ce sera aussi un outil tentant pour traquer les terroristes, ou tout autre ennemi potentiel des Etats », anticipe le lanceur d'alerte.

« Israël a accordé à ses services d'espionnage le pouvoir de pirater les téléphones des citoyens sans mandat. »

Et pour cause, de nombreux pays sont d'ores et déjà capables de reconstituer les déplacements de personnes contaminées « via des images de vidéosurveillance, de leurs transactions bancaires et du bornage de leur smartphone », d'après Le Parisien.

En Europe, l'Italie, le Royaume-Uni et l'Allemagne « ont conclu des accords avec des opérateurs télécoms pour utiliser des données anonymes agrégées afin de créer des cartes thermiques virtuelles des mouvements des personnes », relaie Business Insider, qui poursuit : « Israël a accordé à ses services d'espionnage le pouvoir de pirater les téléphones des citoyens sans mandat.

La Corée du Sud a envoyé des alertes par SMS pour avertir les gens lorsqu'ils ont pu être en contact avec un patient atteint d'un coronavirus, en indiquant des détails personnels comme l'âge et le sexe. »

Les autorités singapouriennes utilisent également une application pour smartphone permettant de suivre la diffusion du Covid-19 en traquant chaque individu qui pourrait avoir été exposé.

En Pologne, poursuit Business Insider, « les citoyens mis en quarantaine doivent télécharger une application gouvernementale qui les oblige à répondre à des demandes périodiques d'auto-identification. Taïwan a introduit un système de « clôture électronique » qui alerte la police si les patients mis en quarantaine sortent de chez eux.»

En Russie, le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a déclaré vouloir mettre en place un « système de contrôle intelligent », qui sera introduit « dans les prochains jours », après quoi les résidents ne seront plus autorisés à quitter leur domicile sans permis.

L'édile de la capitale russe a assuré que ce système permettra «d'assurer un contrôle quasi-absolu sur les déplacements des gens».

Les autorités tchèques testent quant à elles un système informatique retraçant rapidement, grâce aux données notamment de téléphonie, les contacts qu'ont eus des personnes infectées par le Covid-19, afin d'enrayer sa propagation, a indiqué ce 31 mars une porte-parole du groupe à l'origine de cette initiative selon l'AFP. La solution proposée par un ensemble d'experts en informatique, Covid19cz, utilise les données des téléphones portables et des cartes bancaires des personnes testées positives, pour montrer leurs déplacements, toujours avec leur consentement. Enfin, le gouvernement américain travaillerait avec Facebook et Google pour utiliser les données de localisation pour garder une trace de la concentration des cas de coronavirus, selon le New York Post. «Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre et finit par perdre les deux», déclarait Benjamin Franklin, l'un des pères fondateurs des Etats-Unis. «La sécurité est la première des libertés. C'est pourquoi d'autres libertés pourront être limitées», martelait quant à lui Manuel Valls, alors Premier ministre, le 19 novembre à l'Assemblée nationale.

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/international/73418-selon-edward-snowden-covid-19-pourrait-conduire-une-surveillance-etatique-etendue-durable

Les autorités tchèques testent quant à elles un système informatique retraçant rapidement, grâce aux données notamment de téléphonie, les contacts qu'ont eus des personnes infectées par le Covid-19, afin d'enrayer sa propagation, a indiqué ce 31 mars une porte-parole du groupe à l'origine de cette initiative selon l'AFP.

La solution proposée par un ensemble d'experts en informatique, Covid19cz, utilise les données des téléphones portables et des cartes bancaires des personnes testées positives, pour montrer leurs déplacements, toujours avec leur consentement.

Enfin, le gouvernement américain travaillerait avec Facebook et Google pour utiliser les données de localisation pour garder une trace de la concentration des cas de coronavirus, selon le New York Post.

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre et finit par perdre les deux », déclarait Benjamin Franklin, l'un des pères fondateurs des Etats-Unis.

« La sécurité est la première des libertés. C'est pourquoi d'autres libertés pourront être limitées », martelait quant à lui Manuel Valls, alors Premier ministre, le 19 novembre à l'Assemblée nationale.

Source :
https://francais.rt.com/international/73418-selon-edward-snowden-covid-19-pourrait-conduire-une-surveillance-etatique-etendue-durable

 

 

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