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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 11:33

Le 26 novembre 2016

Les libertés numériques dans le monde déclinent pour la sixième année consécutive selon le groupe de réflexion américain Freedom House. Les applications de messagerie sécurisée seraient particulièrement visées.

Les chiffres sur la censure d'internet dans le monde sont loin d'être réjouissants. Le think tank libéral Freedom House a fait remarquer dans son rapport que les libertés sur Internet déclinaient pour la sixième année consécutive.

Deux tiers des pays étudiés par les auteurs pratiqueraient une censure totale ou partielle d'Internet et des outils de communication en ligne.

La Chine en tête des censures

L'association américaine a classé la Chine en tête des régimes les plus censeurs au monde, suivie de l'Iran et de la Syrie (Le rapport ne prend pas en compte la Corée du Nord).

Sur les 65 pays étudiés, l'Estonie, l'Islande et le Canada sont à l'inverse les trois pays où les gouvernement exercent le moins de restrictions concernant les libertés numériques.

Le score de la France  diminue régulièrement depuis 2012 même si elle se place comme le dixième pays le moins restrictif en matière de navigation.

Le classement est établi en fonction d'un indice allant de 1 à 100 qui se base sur un série de 21 questions relatives aux libertés numériques.

La prolongation de l'état d'urgence en question

Pour la France, les auteurs du rapport ont mis l'accent sur la prolongation répétée de l'état d'urgence rappelant à ce propos les déclarations des experts des Nations Unies pour les droits humains :

" Des restrictions excessives et disproportionnées sur des libertés fondamentales en France, comprenant un manque de clarté et de précisions sur des dispositions de l'état d'urgence et les lois de surveillance."

Selon le think tank, la liberté d'expression de quelques activistes aurait été limitée par ces mesures.

"Alors que la France a traditionnellement maintenu un accès à Internet ouvert et accessible, quelques actions de la part des administrations successives ont augmenté concernant des groupes promouvant la liberté sur Internet et des activistes de la liberté d'expression."

Avec son score, la France demeure "avec un accès à Internet libre."

La messagerie sécurisée dans le viseur

Une répression a particulièrement été remarquée sur les réseaux de messagerie sécurisée tels que WhatsApp et Telegram. L'usage de WhatsApp serait bloqué ou restreint dans 12 pays, bien plus que n'importe quelle autre application de messagerie.

Les quelques cas de blocages importants se situent en Ethiopie, au Bangladesh et à Bahrein où les autorités ont suspendu l'application en réponse à des manifestations de civils.

Telegram a dû faire face à des restrictions dans quatre pays comprenant la Chine, où le gouvernement a bloqué ce service en raison notamment du succès rencontré auprès des juristes spécialistes des droits de l'homme.

Telegram avait suscité de nombreuses polémiques.

En effet, l'outil de messagerie sécurisée est employé par de nombreux terroristes. Par la suite, la direction avait annoncé des mesures de blocage contre des comptes liés à l'Etat islamique.

Dans une intervention, la directrice de Freedom House et co-auteur du rapport Sanja Kelly a rappelé que :

"Bien que le blocage de ces outils peut affecter n'importe qui, il peut avoir un impact nocif sur les défenseurs des droits de l'homme, les journalistes, et les communautés marginalisées qui dépendent de ces applications pour outrepasser la surveillance des gouvernements."

L'application Telegram souvent décrite comme l'application préferée des djihadistes sert également à bien d'autres publics.

Un blocage en hausse

Selon Freedom House, 24 gouvernements ont bloqué ou restreint l'accès aux réseaux sociaux contre 15 l'année dernière.

La liberté sur Internet a diminué dans 34 pays sur les 65 étudiés entre 2015 et 2016.

Les statuts du Brésil et de la Turquie ont particulièrement été soulignés dans le rapport. Ils sont passés d'un Internet "partiellement libres" à "pas libre du tout" à cause d'une répression ciblée.

Une augmentation de la censure a également été constatée sur les pétitions en ligne et les appels à protester. Les images caricaturant les dirigeants autoritaires sont particulièrement ciblées par la censure.

En Egypte, un étudiant de 22 ans a par exemple été condamné à trois ans de prison pour avoir publié un montage photo montrant le portrait du président Abdel Fattah el-Sisi avec des oreilles de Mickey comme le relate la BBC.

En Turquie,un homme a été condamné à un an de prison avec sursis pour avoir fabriqué une image comparant le Président Recep Tayyip Erdogan avec le personnage Gollum du Seigneur des anneaux.

"Au lieu d'en sourire, les dirigeants essayent de supprimer ces images et de mettre en prison les auteurs qui les ont mises en ligne," conclut Sanja Kelly.

*****
Méthodologie :
les questions permettant d'établir le rapport sont divisées en trois catégories :

- Les freins à l'accès à Internet

- Les limites imposées pour les contenus

- Les violations des droits des usagers

Source :
http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/deux-tiers-des-internautes-sont-victimes-de-censure-a-travers-le-monde-616156.html

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 11:40

Le 4 novembre 2016

Au moins sept journalistes ont été placés sur écoute par la police du Québec ces dernières années. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a assuré jeudi que cela était contraire aux pratiques de la police fédérale et des services secrets canadiens.

La liste des journalistes dont les données téléphoniques ont été collectées par la police au Québec s'est allongée avec maintenant sept journalistes qui ont eu la confirmation auprès des autorités d'une surveillance de leurs communications.

Après l'annonce lundi de la collecte au cours des premiers mois de 2016 des numéros d'appels entrants et sortants du téléphone de Patrick Lagacé, journaliste au quotidien La Presse, ce sont cinq autres journalistes identifiés qui sont venus s'ajouter à la liste ainsi qu'un septième dont l'identité n'a pas été révélée par son média.

Le groupe audiovisuel public Radio-Canada a annoncé avoir eu la confirmation de la mise sous surveillance par la police des téléphones de trois de ses journalistes à l'automne 2013, dont l'animateur vedette de la tranche matinale Alain Gravel.

Sur la liste figurent également un journaliste du Journal de Montréal et un correspondant parlementaire de La Presse à Québec.

C'est une crise de confiance totale entre l'Etat, la police et le monde médiatique

Dès mardi, le gouvernement du Québec avait annoncé une inspection interne des trois principaux services de police de la province en condamnant la pratique policière autorisée par la magistrature.

Le maire de Montréal Denis Coderre a réitéré sa confiance en son chef de la police Philippe Pichet même si celui-ci a justifié le principe de l'examen des données téléphoniques des journalistes en se réfugiant derrière la nécessité de "faire respecter la loi".

"Il a ma confiance et on ne fera pas de lynchage public", a assuré M. Coderre.

Le groupe public Radio-Canada a vivement réagi en révélant que ses trois journalistes qui avaient fait l'objet de cette surveillance étaient des journalistes d'un magazine d'investigation à l'origine des révélations d'un gigantesque scandale de corruption entre les entreprises de BTP et les partis politiques.

"C'est une crise de confiance totale entre l'Etat, la police et le monde médiatique", a déclaré Michel Cormier, directeur de l'information, sur l'antenne de Radio-Canada.

Mercredi soir, le ministre québécois de la Sécurité publique a annoncé une enquête administrative sur le processus qui a mené en 2013 à cette surveillance des journalistes par la Sûreté du Québec, "le seul cas en 20 ans à (sa) connaissance".

Aucune activité de ce type au niveau fédéral

"Les Canadiens sont évidemment préoccupés par toute cette histoire qui sort de ma ville, de ma province (natale), parce que la liberté de presse, c'est essentiel pour une démocratie qui fonctionne bien", a déclaré le Premier ministre canadien Justin Trudeau lors d'une conférence de presse.

Aussi, a-t-il dit, dès que l'information est sortie, "j'ai communiqué avec les patrons du Service canadien du renseignement de sécurité et de la Gendarmerie royale du Canada pour m'assurer qu'il n'y a aucune activité de ce type au niveau fédéral".

"Nous nous devons d'être responsables dans notre fonctionnement, mais c'est fondamental (pour) nos valeurs, notre identité en tant que pays libre et juste, que les journalistes puissent faire leur travail, d'informer les Canadiens et donc de protéger leurs sources confidentielles".

Jeudi, le gouvernement du Québec a annoncé qu'un groupe d'experts chargé de faire toute la lumière sur les agissements des corps policiers aurait le pouvoir de contraindre des personnes à témoigner.

Ce groupe sera composé d'un juge, d'un représentant de la presse et un autre de la police.

Source :
http://www.parismatch.com/Actu/International/Le-scandale-des-journalistes-mis-sur-ecoute-au-Quebec-s-allonge-1110083

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 10:55

Depuis ACAT - Le 09 novembre 2016

Où en est la peine de mort aux États-Unis ? Comment fonctionne le système judiciaire qui aboutit à la peine capitale ? A quelle procédure pénale sont soumis les condamnés à mort ? En quoi leurs conditions de détention sont-elles très dures ?

Ce manuel, conçu prioritairement pour les correspondants avec les condamnés à mort américains mais susceptible d'intéresser un large public, répond à toutes ces questions.

Les États-Unis sont la seule démocratie, avec le Japon et l’Inde, qui conserve encore la peine de mort dans ses lois.

En 2015, les États-Unis étaient au 5e rang mondial en nombre d’exécutions, derrière la Chine (chiffres maintenus secret d’État), l’Iran, l’Arabie Saoudite et l’Irak.

Trois types de juridictions pénales peuvent appliquer la peine capitale aux États-Unis : la juridiction pénale militaire, la juridiction pénale fédérale et les juridictions pénales de chacun des États fédérés.

Même si le processus est lent, la peine de mort ne cesse de céder du terrain. En 2015, le District de Columbia (capitale Washington) et 19 des 50 États étaient abolitionnistes.

Le Nouveau Mexique conserve malgré tout un couloir de la mort pour les condamnés avant la date de l’abolition parce que la loi d’abolition n’y est pas rétroactive.

En août 2015, les 11 condamnés encore dans le couloir de la mort du Connecticut ont gagné en justice le droit de bénéficier de la loi d’abolition de 2012.

Trois états ont adopté des moratoires sur les exécutions : l'Oregon, Washington et la Pennsylvanie. D’autres états, comme la Californie ou la Caroline du Nord, sont dans un moratoire de fait : ils n’exécutent plus depuis plusieurs années mais conservent des couloirs de la mort très importants.

En 2013, le gouverneur du Colorado a annoncé qu’il ne signerait aucun mandat d’exécution pendant son mandat.

Parmi les 31 Etats qui n’ont pas formellement aboli la peine de mort, en 2015, 18 états n’ont prononcé aucune condamnation à mort et « seuls » 6 états ont procédé à des exécutions.

Fin 2015 :

- Les exécutions (28) et les nouvelles condamnations à mort (49) ont atteint leur plus bas niveau depuis le milieu des années 90.

- 6 Etats ont procédé à des exécutions : le Texas (13), le Missouri (6) et la Georgie (5) étaient responsables de 86 % des exécutions. Il y a eu 2 exécutions en Floride, 1 en Virginie et 1 en Oklahoma.

Au premier juillet 2016, il y avait 2 905 condamnés dans les couloirs de la mort dont 55 femmes.

Il est intéressant de noter qu’avant la suspension de la peine de mort par la Cour suprême des États-Unis en 1972, il y avait moins de 500 condamnés à mort dans le pays, toutes juridictions confondues.

Télécharger le manuel sur la peine de mort aux Etats-Unis :
http://www.acatfrance.fr/public/manuel-pdm-pp-hd-web-v2.pdf

Si ce n'est pas encore le cas, vous pouvez aussi vous renseigner pour correspondre avec un condamné à mort.
http://www.acatfrance.fr/agir-pour-condamne-a-mort

Source :
http://www.acatfrance.fr/actualite/manuel-peinedemort-etatsunis

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 11:03

Le 6 novembre 2016

Le lanceur d'alerte réfugié à Moscou, dont Oliver Stone dresse le portrait au cinéma cette semaine, se connecte tous les jours à Internet. Voici comment il s'assure de ne pas être espionné.

Après avoir affronté en 2013 le Big Brother prophétisé par Orwell dans "1984", Edward Snowden n'a pas fui Internet.

Au contraire. Réfugié à Moscou, l'ancien employé de la National Security Agency (NSA) qui a révélé les détails de plusieurs programmes de surveillance de masse américains et britanniques en 2013, garde le contact avec les médias et reste politiquement actif grâce au Web.
Lire ici :
http://www.lesechos.fr/tech-medias/dossiers/affaire_snowden_fbi_nsa/index.php

Visioconférences, usage quotidien du réseau social Twitter... Le lanceur d'alerte - dont le réalisateur Oliver Stone fait le portrait au cinéma cette semaine - utilise des outils sécurisés pour continuer de faire entendre sa voix sans être inquiété, Barack Obama refusant toujours de lui accorder son pardon.

Des services qu'il n'hésite pas à recommander à ceux qui se soucient de leur vie privée en ligne.

Zoom sur cinq outils utilisés et approuvés par Edward Snowden.

Lire la suite :
https://www.crashdebug.fr/informatik/93-securite/12620-vie-privee-5-outils-utilises-et-approuves-par-snowden

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 11:02

Transmis par Libérons les le 16 novembre 2016

[Ville de Mexico] Depuis la prison préventive Sud de la ville de Mexico

Lettre de Luis Fernando Sotelo: Au accros du pouvoir, mais plus à ceux qui ont été « pourris par ce pouvoir »

Vraiment ? personne ne se rend compte que je ne me manifeste pas en faveur de la loi d’amnistie ?

5 Novembre 2016

Il est de mon devoir de défendre la position que j’ai prise pour résister, que vous le vouliez ou non. Je sais que cela peut paraître difficile, mais je vois que ça l’est uniquement parce que vous ne pouvez négocier mes décisions, ni mes actions.

Alors, que veulent de moi ou de mes proches les gens des partis politiques ? Simplement parce qu’ils ont réussi à obtenir une photo qui virtuellement me rapproche de leur position.

Vraiment ? personne ne se rend compte que je ne me manifeste pas en faveur de la loi d’amnistie ?

Auparavant, j’ai essayé d’être critique, maintenant je veux être direct : je ne veux pas que quiconque, membres de partis politiques ou non, mette la pression ou sollicite la promulgation d’une loi d’amnistie ou de « pardon » pour me libérer.

Si vous continuez à le faire, n’espérez de moi que mon désaccord.

Et si vous l’obtenez, c’est-à-dire, si réellement il est possible qu’à travers la séparation des pouvoirs – législatif, exécutif, fédéral – on me libère  : sachez qu’ils m’auront donné raison de dire que pour la totalité des organismes instances gouvernementales, une solution réelle et transformatrice ne présente aucun intérêt.

Pourquoi ? puisqu’ils savent dans quel état, ou plutôt, dans quelle situation se trouve la structure de l’État ? On favorise l’instauration de politiques policières, il y a autour de celles-ci des courants de « néo-fascisme » et de « néo-conservatisme ».

Et tous veulent oublier comment cela a commencé ? C’est-à-dire qu’ils veulent oublier que déléguer à un juge la vie (ou des vies) est la première erreur ? Oublier que déléguer c’est aliéner ? et plus… Ils veulent encore plus de délégation de responsabilités ?… Plus d’autels pour la politique d’en haut ? Cette politique qui normalise ma séquestration ?

Cela a déjà été dit et je l’assume : si je voulais m’asseoir pour parler ( ou si quelqu’un le faisait à ma place…) je le ferais par mes propres moyens. Mais en attendant, la position merdique de parler à ma place, me « représente » déjà comme une image du désespoir.

C’est pourri de dire que la seule chose que je veuille soit sortir de prison. J’ai confiance en la défense juridique ( qui est menée par de vrais compagnons ), j’ai complètement confiance dans la stratégie qui consiste à épuiser toutes les voies [juridiques] possibles.

C’est pour cela que je ne vais pas favoriser la paresse de véritables parasites sociaux, qu’ils soient députés ou ministres.

Si leur « travail » est de me libérer, qu’ils arrêtent d’empêcher ma libération.

Que les premiers cessent de chercher ma famille et mes compagnon-ne-s ?

Et les seconds, qu’ils n’essaient pas de nous tromper : nous savons qui tire les ficelles de la répression, nous savons que si la volonté de me libérer existe, elle se concrétisera par la pression des personnes solidaires, de compagnons réels, et cette volonté sera due à l’existence de ces personnes et parce que la vérité et la raison seront de mon côté.

Assez de spéculation sur la « cause » des prisonniers !

Je ne vais pas me prêter au jeu de la mode ou de la conjoncture. Personne, membre d’un parti ou d’un gouvernement ne se préoccupe de moi.

La preuve en est que cela fait 2 ans que je suis en prison accusé, et maintenant même plus cela, de quelque chose que je n’ai pas fait, parce que je suis considéré comme un ennemi de l’ordre répressif, parce que je suis de trop à cause de mes idées dans un monde pratique gouverné par la finance, parce que je n’ai pas honte mais que j’ai beaucoup de dignité. A

rrêtez d’utiliser mon image pour vos « télé-novela » du système.

Et si je ne me suis pas vendu, si je ne me suis rendu, si je n’ai pas renoncé, c’est parce que je ne suis pas comme vous. Je ne veux pas que vous vous battiez pour moi, je sais très bien que vous vous battez contre moi – parce que vous savez que je ne suis pas de votre famille.

Arrêtez de chercher ma famille et arrêtez de vous prononcer pour une sortie politique de la prison, faible ou feinte. Comprenez que votre conception du droit n’envie en rien la conception qu’en a , n’importe quel policier, dont le travail est de frapper le faible ou celui qui est différent… Vous êtes les complices et les co-auteurs de cette expérimentation de vie sociale.

C’est pour cela que je déclare :

Alejandro Lugo, Rosa Isela Martínez, Luna Flores et Francisco Estrada NE SONT PAS mes compagnons. Ils mettent la pression, proposent et appuient l’élaboration d’une loi d’amnistie en faisant semblant de se préoccuper pour ma libération.

Et, concernant la campagne pour ma libération, ils ne font que mentir et harceler ma famille et mes compagnon-ne-s pour qu’ils assistent à des réunions qui n’ont aucun sens (meeting « pro-amnistie », interview, etc.) malgré le fait que j’ai clairement donné mon point de vue sur l’amnistie.

Rosa Isela a submergé d’appels téléphonique une compagnonne de la campagne [Ndt : pour la libération de Fernando Sotelo].

Elle voulait qu’elle participe avec ma mère à une réunion, à base de mensonges, disant à ma mère que le collectif de la campagne pour ma libération était au courant de la dite réunion et mentant à la compagnonne en lui disant que ma mère était déjà présente à la réunion.

Luna Flores : Tu te vantes de dire que tu me rends visite pour gagner des « like » ou des amis ?

Alejandro Lugo et Francisco Estrada, arrêtez de supplanter ma parole… ou au moins, Avez-vous lu ma dernière lettre où je parle de votre foutues amnistie ?

Mort à leur système d’oppression !

5 Novembre 2016

Luis Fernando Sotelo Zambrano

Traduit par les Les trois passants, correction Amparo

****
- Luis Fernando Sotelo, étudiant âgé de 20 ans, adhérent à la Sixième Déclaration zapatiste, a été arrêté le 5 novembre 2014 suite aux manifestations et aux actions pour la présentation en vie des 43 étudiants disparus depuis le 26 septembre 2014.

Après 1 an et 9 mois de procès, notre compagnon Luis Fernando Sotelo a été condamné en première instance à 33 ans et 5 mois de prison et à une amende de 519 815,25 pesos (26,000€)

Plus d'infos :
https://liberonsles.wordpress.com/
 

- A lire également : [Mexico] Fernando Barcenas: nous n’avons pas besoin d’amnistie parce que nous n’avons pas besoin de lois qui régentent nos vies sur :
https://liberonsles.wordpress.com/2016/10/26/mexico-fernando-barcenas-nous-navons-pas-besoin-damnistie-parce-que-nous-navons-pas-besoin-de-lois-qui-regentent-nos-vies/

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 11:27

Depuis Amnesty International Le 3 novembre 2016

Les pressions de l’Union européenne (UE) visant à inciter l’Italie à durcir le ton contre les personnes réfugiées et migrantes ont débouché sur des expulsions illégales et des mauvais traitements.

Déterminés à empêcher des réfugiés et des migrants à se rendre dans d’autres États membres, les dirigeants de l’UE ont poussé les autorités italiennes à la limite - voire hors - de la légalité.

Coups, décharges électriques et humiliations sexuelles font partie des nombreux abus recensées dans notre document.

Non seulement l’approche des « hotspots » privilégiée par l’UE pour le traitement des cas de réfugiés et de migrants au point d’arrivée compromet leur droit à demander l’asile, mais elle alimente en outre des violations choquantes.

Des personnes traumatisées, arrivant en Italie au terme de voyages éprouvants, font alors l’objet d’évaluations déficientes et dans certains cas de violations choquantes aux mains de la police, ainsi que d’expulsions illégales.

Lire aussi : la France et la Suisse complices de l'Italie

L'échec des « hotspots »

Le but de la démarche des « hotspots » est d’identifier les nouveaux arrivants et de recueillir leurs empreintes digitales dans les pays frontaliers de l’UE, tels que l’Italie et la Grèce, et d’évaluer rapidement leurs besoins en termes de protection, puis soit de traiter leur demande d’asile soit de les renvoyer dans leur pays d’origine.

Le rapport, s’appuyant sur des entretiens recueillis auprès de plus de 170 réfugiés et migrants, révèle de graves défaillances à chacune de ces étapes.

Dans le but de réduire le nombre de demandeurs d’asile dans les Etats frontaliers, , comme l’Italie, les « hotspots » ont été associés à un programme de relocalisation des demandeurs et demandeuses d’asile dans d’autres États membres de l’UE.

Le volet solidarité de cette démarche s’est cependant avéré en grande partie inexistant : 1 200 personnes ont été relocalisées depuis l’Italie jusqu’à présent, sur les 40 000 promises, alors que plus de 150 000 personnes ont atteint l’Italie par la mer cette année.

Des procédures inadaptées pour identifier les réfugiés

Dans le cadre de l’approche des centres de crise, les nouveaux arrivants en Italie sont évalués, l’idée étant de distinguer les demandeurs et demandeuses d’asile de ceux qui sont considérés comme des migrants en situation irrégulière.

Cela signifie que certaines personnes, souvent épuisées et traumatisées par leur périple et n’ayant pas accès à des informations ni à des conseils adéquats sur les procédures d’asile, doivent répondre à des questions pouvant avoir de profondes répercussions sur leur futur.

"Je ne sais même pas comment nous sommes arrivés ici, je pleurais [...] j’ai vu tellement de policiers, j’avais peur [...] Mon esprit était loin, je n’arrivais même pas à me souvenir du prénom de mes parents."
Une Nigériane de 29 ans

Nos enquêtes révèlent que sur la foi d’un très bref entretien, des policiers n’ayant pas reçu de formation adaptée prennent une décision sur les besoins de protection de la personne concernée.

Les personnes dont il est considéré qu’elles ne peuvent prétendre à l’asile se voient délivrer un avis d’expulsion - notamment par le biais d’un retour forcé vers leur pays d’origine - susceptible de les exposer à de graves violations des droits humains.

Lire aussi : l'égoïsme des pays riches aggrave la crise des réfugiés

Obtenir de force les empreintes digitales

Selon l’approche des hotspots, , l’Italie est tenue de relever les empreintes digitales de tous les nouveaux arrivants.

Cependant, les personnes souhaitant demander l’asile dans d’autres pays européens - peut-être parce qu’elles y ont de la famille - ont tout intérêt à éviter de laisser les autorités italiennes prendre leurs empreintes digitales, afin d’échapper au risque d’être renvoyées en Italie en vertu du système dit de Dublin.

Sous la pression des gouvernements et des institutions de l’UE, l’Italie a introduit des pratiques coercitives pour obtenir des empreintes digitales.

Nous avons reçu des informations concordantes faisant état de détentions arbitraires, d’actes d’intimidation et de recours excessif à la force, ayant pour but de forcer des hommes, des femmes et même des enfants à accepter une prise d’empreintes digitales. Un garçon de 16 ans originaire du Darfour nous a déclaré :

"Ils avaient une matraque électrique et j’ai reçu de nombreuses décharges sur la jambe gauche, puis sur la droite, sur le torse et le ventre. J’étais trop faible, je ne pouvais plus résister et à ce moment-là ils ont pris mes deux mains et les ont mises sur la machine."
Un garçon de 16 ans originaire du Darfour

Des expulsions illégales

Sous la pression de l’UE, l’Italie cherche à augmenter le nombre de migrants qu’elle renvoie dans leur pays d’origine.

Cela a notamment pris la forme d’une négociation des accords de réadmission avec des pays ayant commis des atrocités.

Un protocole d'accord a ainsi été signé entre les autorités policières italiennes et soudanaises en août, favorisant un processus d’identification sommaire qui, dans certaines circonstances, peut même se dérouler au Soudan après que l’expulsion a eu lieu.

Le processus ne permet pas de déterminer de manière individualisée si une personne est exposée ou non à un danger réel de violation grave des droits fondamentaux à son retour.

Cela a déjà mené à des cas d’expulsions illégales.

Le 24 août 2016, 40 personnes identifiées comme des ressortissants soudanais ont été envoyés en avion à Khartoum depuis l’Italie.

Un jeune homme de 23 ans originaire du Darfour, qui était à bord de ce vol explique que les forces de sécurité l’attendaient à Khartoum :

"Ils nous ont emmenés dans une zone spéciale de l’aéroport, J'ai vu un homme se faire battre [...] Un par un, nous avons tous subi un interrogatoire [...] Maintenant, j’ai peur, car si les forces de sécurité me recherchent ou si elles me trouvent, je ne sais pas ce qui va m’arriver."
Un jeune homme de 23 ans originaire du Darfour

Les autorités italiennes doivent assurer que :

• Les réfugiés et les migrants ne subissent pas la torture ou mauvais traitement par les forces de l’ordre italiennes

• Toute personne qui arrive en Italie a la possibilité de demander l’asile et a acces à des procédures juste et équitable pour déterminer si elle a besoin de la protection internationale.

• Nul ne soit renvoyé dans un pays où cette personne court un risque de persécution ou de torture.

Source :
https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/actualites/italie-coups-decharges-electriques-et-humiliations-sexuelles-contre-les-refugies

***
La France doit faire le choix de l'accueil

Interpellez le Président de la République. La crise des réfugiés est l’affaire du monde, de tout le monde. Au nom de la France, il doit faire le choix de l’accueil.

Signer la pétition :
https://www.amnesty.fr/null/petitions/refugies--la-france-doit-faire-le-choix-de-laccueil

***
I Welcome
Accueillons les réfugiés

Découvrir la campagne :
https://www.amnesty.fr/campagnes/i-welcome

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 11:07

Transmis par le  C.O.B.P. le 31 octobre 216
Collectif Opposé à la Brutalité Policière  

Nous apprenions mardi que le Service de Police de la Ville de Québec (SPVQ) a utilisé un pistolet à décharge électrique (Taser) sur un enfant de 9 ans dimanche dernier lorsque ce dernier aurait été en crise et se promenait dans la maison avec deux couteaux.

Selon ce qui est rapporté dans les médias, ‘’ au moment de tirer, les policiers ne savaient pas que la cible était âgée de neuf ans. Par son apparence physique, elle pouvait paraître un peu plus vieille, indique la police’’.

Et ils en rajoutent une couche en disant ‘’ qu'il n'y a pas de contre-indication du pistolet en vertu de l'âge’’ et que ‘’ la décharge électrique a été coupée après deux secondes plutôt que les cinq secondes habituellement nécessaires.’’(1)

Différentes sortes de pistolets

Il existe une grande variété de pistolets à décharges électriques : le Taser classique, qui se vend à différents niveaux de voltages ; le Shocker qui se vend sous différentes forme et qui envoie une décharge électrique entre 2,000,000 et 3,500,000 volts ; le Iphone Taser qui envoie une décharge entre 2,400,000 et 5,000,000 volts (c’est un téléphone……..) ; le Taser Lampe de poche à 2,000,000 volts ; la bague Taser à 2,000,000 volts ; le poing américain Taser à 2,000,000 volts ; la matraque Taser à 800 000 volts et il y a même une catégorie spéciale pour les femmes avec un Taser de couleur rose, ou bien encore en forme de rouge à lèvre (2) !!

Et ceci n’est que pour nommer quelque uns d’entre eux....

Ici à Montréal, le SPVM se sert d’un Taser X2 qui envoie une décharge de 2000 volts par secondes et qui doit être utilisé pendant 5 secondes selon sa réglementation; donc si on fait le calcul la personne reçoit au total 10 000 volts de décharge.

L’information nous est manquante quant à savoir quel sorte de pistolets à décharges électriques utilise le SPVQ mais nous doutons que ca doit être le même modèle que celui du SPVM.

Une formation obligatoire de 3 jours est donnée à l’école de police pour apprendre aux flics à se servir de cet outil meurtrier…. 3 jours !!!! 3 jours de formations pour avoir une arme meurtrière entre les mains est complètement ABERRANT.

Chiffres

À Québec, le SPVQ compte 44 Tasers au total ; à Montréal le SPVM en possède 75, Toronto en compte 600, 400 à Ottawa, 200 à Vancouver, 168 à Calgary, 2700 à New York et 1400 à Chicago !

Et le nombre d’utilisation pour Québec est de 35 utilisations en 2012, 32 en 2013, 25 en 2014 et 47 en 2015.

Du côté de Montréal, les flics du SPVM aurait utilisé le pistolet à 32 reprises entre 2008 et 2010, en 2013 34 fois, en 2014 61 fois et en 2015 82 fois !

Nous pouvons donc constater que l’utilisation du Taser est de plus en plus fréquente chez nos bourreaux militarisés.

D’année en année plus de ces machines rentrent dans l’artillerie des flics.

Le Taser, une arme ''non-létale’’ ?

Les différents services de police se défendent à dire que le pistolet à décharge électrique est une arme non-létale. Peut être qu’ils réussissent à en duper quelques uns-es avec ces conneries, mais la vérité et la réalité sont toute autre !!

Le Taser tue ! C’est indiscutable !

Et surtout si la personne qui reçoit une décharge de la sorte et qui a un problème de santé au niveau cardiaque ou au niveau des poumons, c’est pratiquement une mort garantie.

Il y a eu plus de 500 décès par le Taser en Amérique du Nord depuis sa création selon un rapport d’Amnistie Internationale.

Quilem Registre a été tué par le Taser à Montréal en 2007 après avoir reçu 6 décharges électriques en moins d’une minute (soit l’équivalent de 300 000 volts); Robert Dziekanski est mort le 14 octobre 2007 à l'aéroport international de Vancouver, après avoir reçu deux décharges de 50 000 volts d'un pistolet Taser ; Donald Ménard a subit le même sort en novembre 2013 avec non moins de 15 décharges électriques qui paralysent instantanément le système nerveux ; Aron Firman est décédé suite au Taser en 2010 à Collingwood en Ontario ; En mars 2009, aux États-Unis, un gamin de 15 ans est mort suite à une décharge de 50 000 volts ; En aout 2013 à Miami, un jeune de 18 ans a perdu la vie à l’hôpital suite a une décharge de Taser reçue ; En février 2015, toujours aux États-Unis, une détenue de 37 ans est décédé d’un arrêt respiratoire suite à la réception de plusieurs décharges électriques.

À 500 décès, cette triste liste pourrait se continuer sur plusieurs pages, mais le but aujourd’hui est de dénoncer l’utilisation du Taser que le SPVQ a appliqué envers un gamin de 9 ans.

Ceci est un manque de jugement outrageant de la part des flics.

La police se défend toujours en disant que le Taser est une bonne alternative au gun.

Mais ce que nous voulons ce n’est pas une alternative ; ce que nous voulons c’est le désarmement COMPLET de la police ; ce que nous voulons c’est l’arrêt complet de la militarisation des corps policiers ; ce que nous voulons c’est l’arrêt de l’impunité policière.

Toute cette histoire aurait eu une tournure différente si déjà les flics étaient mieux formés-es lorsqu’ils-elles se retrouvent devant une personne en crise (peu importe l’âge), et si les flics n’avaient pas eu d’armes sur eux-elles.

Stéphane Berthomet, ancien flic de France rendu à Montréal en tant qu’ ‘’expert en opération policière’’ raconte dans son livre ‘’enquête sur la police’’ qu’en France, il a déjà fait face à des personnes en crise armées d’un couteau et que les flics réussissent à maitriser ce genre de personne à l’aide d’une serviette et c’est tout !

Pensez-y bien la prochaine fois que la police vous sort l’argument que le Taser n’est pas une arme létale.

Le COBP

(1) http://www.lapresse.ca/le-soleil/justice-et-faits-divers/201610/26/01-5034544-le-spvq-utilise-le-taser-sur-un-enfant-de-neuf-ans.php

(2) http://www.bombe-lacrymogene.fr/7-taser-shocker-matraque-electrique

Informations sur le Taser :
https://cobp.resist.ca/documentation/taser

Source :
https://cobp.resist.ca/documentation/le-taser-tue-un-poing-cest-tout

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 11:31

Le 25 octobre 2016

Des centaines de milliers d’objets sont actuellement connectés et peuvent être utilisés pour lancer des attaques.

On ne sait toujours pas qui a exécuté et commandité la puissante cyberattaque qui a paralysé une partie du Web, principalement aux Etats-Unis, vendredi 21 octobre.
Lire ici :
http://opa-infos.over-blog.com/2016/10/etats-unis-trois-questions-pour-comprendre-la-cyberattaque-massive.html
http://opa-infos.over-blog.com/2016/10/etats-unis-la-cyberattaque-geante-aurait-ete-realisee-par-de-jeunes-pirates-amateurs.html

Des détails ont cependant émergé sur le mode opératoire : une partie du déluge de connexions qui ont mis à genou certains des plus importants sites au monde provenait d’un réseau d’objets connectés piratés.

Selon Dyn, l’entreprise visée par l’attaque, des « dizaines de millions » d’objets ont été détournés de leur fonction première pour saturer son infrastructure, un constat corroboré lundi 24 octobre par le ministre de la sécurité intérieure américain, Jeh Johnson.

Dyn fait partie des entreprises fournissant du DNS (Domain Name System), un service crucial pour le bon fonctionnement du Web : il transforme un nom de domaine (www.siteweb.fr) en instructions techniques qui permettent de se connecter au site désiré.

Sans cet aiguillage, certains sites sont inaccessibles, même s’ils ne sont pas directement attaqués. L’attaque du 21 octobre était une attaque dite de « déni de service » : en saturant artificiellement les infrastructures de Dyn, les pirates ont réussi à rendre une partie du Web difficile, voire impossible, à atteindre.

Après que l’on a accusé ses produits – des caméras connectées et des enregistreurs numériques – d’avoir fourni le gros de cette cohorte d’objets « zombies », le fabricant chinois XiongMai a annoncé le rappel de certains de ses produits vendus aux Etats-Unis et le renforcement de leurs protections.

Failles béantes

Le directeur de la stratégie de Dyn et les chercheurs de l’entreprise spécialisée Flashpoint ont indiqué qu’une partie des objets connectés impliqués dans l’attaque était pilotée par Mirai, un logiciel malveillant déjà utilisé pour mener plusieurs attaques d’ampleur ces dernières semaines.

Cet outil profite de failles béantes présentes dans certains objets connectés – la plupart du temps, le simple fait que le mot de passe, identique et défini lors de la fabrication, n’a pas été changé – pour s’y introduire.

Une fois infecté, l’objet peut être commandé à distance pour envoyer des instructions vers un site : à raison de plusieurs centaines de milliers d’objets en simultané, c’est suffisant pour bloquer des infrastructures extrêmement robustes.

Ce logiciel malveillant dispose par ailleurs de la faculté de se propager de manière autonome à des objets connectés aux vulnérabilités similaires.

Comme si cela ne suffisait pas, le créateur de ce logiciel a publié le code source de son outil sur Internet, permettant à n’importe qui de s’en inspirer et d’en répliquer le fonctionnement.

Intelligents mais dangereux

Cela fait maintenant des années que les experts en sécurité informatique s’inquiètent de voir se multiplier des objets connectés aux défenses informatiques quasiment inexistantes, comme autant de petits soldats pouvant être enrôlés dans des attaques d’ampleur.

Dans l’esprit des fabricants d’équipements, connecter un objet à Internet a le mérite de le rendre intelligent.

Nombreux sont ceux qui semblent avoir oublié que cela le rend également dangereux : de nombreuses entreprises continuent de fabriquer et de vendre des appareils dont les mots de passe d’accès sont connus de tous.

Selon les chercheurs de Flashpoint, un demi-million d’appareils divers et variés comportant des failles informatiques majeures sont actuellement connectés à Internet et vulnérables.

La sécurité n’est certes pas le cœur de métier d’un fabricant de frigo ou de thermostat. Mais les attaques menées grâce à leurs produits exercent un pouvoir de nuisance considérable et croissant.

En théorie, les utilisateurs pourraient être aussi à blâmer pour ne pas avoir changé le mot de passe par défaut de leurs appareils : mais, dans certains cas, le mot de passe n’est pas modifiable sans de complexes manœuvres techniques.

Comment sortir de l’impasse ?

Les autorités peinent pour le moment à s’emparer de ce sujet.

Le 10 octobre dernier, le Centre gouvernemental de veille, d’alerte et de réponse aux attaques informatiques (CERT-FR) français, qui dépend du secrétariat général de la défense nationale, recommandait « la plus grande prudence lors de l’installation d’objets connectés sur Internet » :
« Les logiciels embarqués dans ces objets [connectés] peuvent contenir des vulnérabilités, ou présenter des défauts de configuration permettant d’en prendre le contrôle. Si ces objets sont connectés directement sur Internet, ils peuvent représenter des cibles faciles pour des attaquants qui pourront les utiliser […] comme vecteur d’attaque. »

Un système de labellisation, sur le modèle de celui qui existe pour mesurer la consommation énergétique des appareils ménagers, aurait, selon le site Euractiv, les faveurs de la Commission européenne pour mettre en valeur les objets les mieux sécurisés.

D’ici là, et faute d’une réforme en profondeur, des millions d’appareils intelligents mais dangereux se retrouveront sur le marché, et l’attaque qui s’est abattue vendredi sur le Web américain ne sera que la première d’une longue série.

Source :
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/10/25/la-securite-des-objets-connectes-en-question-apres-une-violente-attaque-informatique_5019784_4408996.html

***
Complément d'info
Une attaque informatique majeure a paralysé une partie du Web pendant plusieurs heures
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/10/21/une-cyber-attaque-massive-perturbe-de-nombreux-sites-internet-aux-etats-unis_5018361_4408996.html

Le code source d’un puissant programme d’attaques informatiques rendu public
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2016/10/03/le-code-source-d-un-puissant-programme-d-attaques-informatiques-rendu-public_5007340_4408996.html

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 11:20

Transmis par H. le 29 octobre 2016

URGENT : Dénoncer l’esclavage est devenu un crime qui peut coûter cher, entre 3 et 15 ans de la prison ferme sous l’ère du général putschiste, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Les antiesclavagistes sont traqués, considérés comme des dangereux qui « divisent » les mauritaniens en séparant le maître de son esclave, qui portent atteinte à la sûreté de l’état ou son pouvoir esclavagiste ; à cette unité nationale qui repose sur la continuité du crime de l’esclavage impunément malgré des lois non accompagnées de décrets d’application.

Pour les extrémistes esclavagistes féodaux qui détiennent l’essentiel du pouvoir, les relations du dominé, dominant « maître-esclave » ne devraient changer ni varier d’un iota et celui qui touche à ça, porte atteinte à l’unité nationale, à la cohésion sociale et à la sûreté de l’état.

Cinq militants de l’ONG IRA-Mauritanie sont séquestrés actuellement au commissariat de police de Dar-Naim pour avoir débusqué et dénoncé un cas d’esclavage domestique sur un mineur à Nouakchott la capitale.

Les autorités arrêtent les militants abolitionnistes pour protéger les bourreaux esclavagistes en étouffant leurs dossiers.

Les militants et militantes IRA sont en Sit-in devant le commissariat de la police ou pleuvent sur eux, les coups de matraques en soutien à leur camarades arrêtés, juste parce qu’ils ont dénoncé un cas d’esclavage domestique sur un enfant mineur de 13 ans.

Nous demandons la mobilisation de tous et toutes et exigeons leur libération immédiate.

Liste des personnes arrêtées :

Boubacar Yatma
Baba Traore
Mahfoud Ould Habib
Hamada Ould Keheil
Yacoub Ould Hmeida

PS : Info-Dernière minute, nous avons appris que la victime mineure est de la nationalité malienne.

Les détenus n’ont pas eu l’assistance d’un avocat ni d’un membre de leur famille comme le veut la loi. Ceci constitue une de plus la violation des procédures judiciaires par les autorités Mauritaniennes comme dans leur habitude.

A noter également l’absence totale du comité contre la torture, la commission des droits de l’homme (CNDH) et du commissariat aux droits de l’homme.

Diko Hanoune/SG : L’association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E)
http://haratine.com/

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 10:51

Le 18 octobre 2016

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a prolongé aujourd'hui de trois mois l'état d'urgence instauré dans le pays il y a presque un an en raison d'une série d'attaques djihadistes sanglantes.

Cette mesure d'exception a été prolongée "sur tout le territoire tunisien pour trois mois à partir du 19 octobre", soit jusqu'à janvier 2017, indique un communiqué de la présidence. La Tunisie est confrontée depuis sa révolution en 2011 à l'essor d'une mouvance jihadiste armée. L'état d'urgence est en vigueur sans discontinuer depuis un attentat contre la garde présidentielle le 24 novembre 2015 en plein Tunis. Douze agents avaient été tués dans cette attaque revendiquée par le groupe extrémiste État islamique (EI).

Le pays avait auparavant été le théâtre de deux autres attaques majeures du groupe EI, en mars et juin 2015, respectivement au musée du Bardo à Tunis ainsi que sur une plage et dans un hôtel de Sousse. Soixante personnes, dont 59 touristes étrangers, sont mortes.

Source :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/10/18/97001-20161018FILWWW00269-tunisie-l-etat-d-urgence-prolonge-de-3-mois.php

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 10:39

Le 21 octobre 2016

Les autorités éthiopiennes ont procédé à l'arrestation de plus de 2 500 personnes depuis l'instauration de l'état d'urgence à la suite de la flambée de violences de ces dernières semaines.

L’ordre règne en Ethiopie. C’est le message qu’a voulu envoyer le « poste de commande » instauré par l’état d’urgence en publiant la très longue liste des arrestations de ces derniers jours.

Mille interpellations à Sebeta, une banlieue d’Addis-Abeba où des entreprises étrangères avaient été prises pour cibles, 1 500 arrestations de plus dans différentes localités de la région Oromo où le poste de commande assure qu’un grand nombre de « bandits » se sont rendus et que des milliers d’armes ont été saisies.

Une cinquantaine d’arrestations ont eu lieu également en région Amhara, l’autre foyer de contestation dans le nord du pays où la police a visé des commerçants « pour déni de service » parce qu’ils refusaient d’ouvrir leurs boutiques et des enseignants qui ont appelé à la grève.

Autant d’actions illégales par l’état d’urgence.

Un état d’urgence pour l’instant efficace puisqu’aucun incident sérieux n’a été signalé dans les régions Oromo et Amhara depuis son instauration il y a 15 jours.

Source :
http://www.rfi.fr/afrique/20161021-ethiopie-oromo-amhara-plus-2500-personnes-arretees-cadre-etat-urgence

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 09:59

Le 10 octobre 2016

Instauré après le coup d’Etat raté du 15 juillet, l’état d’urgence, qui sera prolongé de trois mois à partir du 19 octobre, a déjà permis l’arrestation de 32 000 personnes et la mise à pied de 93 000 fonctionnaires.

La Turquie va prolonger de trois mois l’état d’urgence imposé après le coup d’Etat raté du 15 juillet et poursuivre plus avant la vague de purges qui a déferlé sur le pays. « Nous avons décidé de reconduire l’état d’urgence pour quatre-vingt-dix jours dans le cadre de la lutte contre les organisations terroristes », a déclaré, lundi 3 octobre, le vice-premier ministre Numan Kurtulmus.

Par « organisations terroristes », il faut considérer la confrérie religieuse de l’imam Fethullah Gülen, tenue pour responsable de la tentative de putsch, ainsi que le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit en Turquie), en lutte contre Ankara depuis 1984.

Instauré pour trois mois quelques jours après le coup d’Etat raté du 15 juillet, l’état d’urgence est en vigueur jusqu’au 19 octobre.

Il permet au gouvernement de diriger par décrets, sans l’aval du Parlement, et de jouir de pouvoir coercitifs illimités pour mener les purges.

Dans le cadre de l’état d’exception, la durée de la garde à vue a été portée à trente jours, dont cinq jours au secret, sans accès à un avocat.

Non contestables devant la Cour constitutionnelle, ces décrets ont permis jusqu’ici l’inculpation de 32 000 personnes, l’éviction de 93 000 fonctionnaires et la confiscation des biens de centaines d’hommes d’affaires.

« Bande de traîtres »

Le 28 septembre, le Conseil national de sécurité, réuni à Ankara sous la houlette du président, Recep Tayyip Erdogan, avait recommandé la reconduction de l’état d’urgence pour une durée de trois mois à partir du 19 octobre.

Lors de son séjour à New York dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations unies, M. Erdogan avait évoqué une reconduction pour une durée d’un an.

A l’occasion d’une rencontre avec des organisations non gouvernementales turques, actives sur le sol américain, le numéro un turc avait reconnu que son gouvernement avait, par le passé, « donné des terres et des propriétés » aux adeptes de l’imam Gülen.

C’est notamment grâce à ses liens privilégiés avec le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) que la confrérie secrète a réussi à infiltrer les rouages de l’Etat turc.

« Aurait-il été possible pour nous de reprendre ces propriétés dans des circonstances normales ? Grâce à l’état d’urgence, il a été possible de saisir les biens de cette bande de traîtres », avait-il expliqué.

Dimanche 2 octobre, la police turque a interpellé à Izmir (ouest) Kutbettin Gülen, l’un des frères du prédicateur.

Accusé d’avoir participé à une conférence de presse en faveur de son frère imam en 2014 à Istanbul, il risque plusieurs années de prison pour « soutien à un groupe terroriste ».

« Faire taire les opposants »

Samedi 1er octobre, l’écrivain Murat Özyaşar a été interpellé à son domicile à Istanbul. Romancier connu, professeur de littérature respecté, il a été suspendu de son travail pour ses liens présumés avec le PKK.

En réalité, il avait pris part le 29 décembre 2015 à une manifestation organisée par le syndicat de gauche Egitim Sen pour un arrêt des combats dans les régions à majorité kurde du sud-est de la Turquie.

Enfin, ces derniers jours, dix chaînes de télévision « pro-kurdes » ont été suspendues du bouquet satellitaire Turksat.

Vendredi 30 septembre, lors d’une conférence de presse à Istanbul, le chef de l’opposition kémaliste, Kemal Kilicdaroglu, a accusé le président Erdogan de se servir de l’état d’urgence pour « faire taire les opposants ».

Les purges ne touchent pas que les gülenistes, a-t-il déploré, mais aussi des sympathisants de gauche.

Selon lui, 10 000 enseignants – sur les 25 000 suspendus à la suite du putsch raté – sont des personnes syndiquées à gauche ou réputées proches des mouvements de gauche.

Alors que des centaines de milliers d’élèves et d’étudiants sont à l’heure qu’il est privés de fac, de cours, d’enseignants, le gouvernement a annoncé lundi la nomination prochaine (le 9 octobre) de 20 000 nouveaux professeurs.

M. Kilicdaroglu a critiqué l’incroyable concentration des pouvoirs aux mains de M. Erdogan, alors qu’officiellement la Turquie est un régime parlementaire. « Dès qu’il dit quelque chose, tout le monde dit oui et exécute », a-t-il fait remarquer.

Lorsque la demande de prolongation de l’état d’urgence sera présentée au Parlement, « nous nous y opposerons », a promis M. Kilicdaroglu.

Mais, avec 133 députés sur 550 dans l’hémicycle, son parti n’a aucune chance de peser face à l’AKP, le parti fondé par M. Erdogan, majoritaire à l’Assemblée.

Source :
http://www.lemonde.fr/international/article/2016/10/04/la-turquie-veut-faire-durer-l-etat-d-urgence_5007977_3210.html

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 10:48

Transmis par le C.S.P.C.L le 18 octobre 2016

Alors que la grêve de la faim de différents prisonniers libertaires au Mexique est toujours en cours, voici la traduction des dernières lettres de Fernando Sotelo et de Miguel Peralta.

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Lettres de Luis Fernando Sotelo, condamné récemment à 33 ans de prison

Luis Fernando Sotelo Zembrano, étudiant de la UNAM et adhérent à la Sixième déclaration de la Selva Lacandona, est reclus à la prison sud de la capitale depuis novembre 2014, suite à sa détention durant la troisième action globale pour Ayotzinapa, accusé sans preuve d’être le responsable de l’incendie d’une ligne de métrobus.

Le 20 septembre dernier, Luis Fernando Sotelo a été jugé de manière expéditive et condamné à 33 ans de prison ainsi qu’à payer une amende gigantesque pour les dommages occasionnés. Plus bas la traduction d’une lettre et d’un entretien récemment publiés par les médias libres mexicains.

http://cspcl.ouvaton.org/spip.php?article1237

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Dernière lettre de Miguel Peralta, prisonnier libertaire originaire d’Eloxochitlan

Enfermé en préventive depuis maintenant plus d’un an et demi sans que son dossier juridique ne puisse avancer du fait de manoeuvres de bloquages administratives mises en place par les pouvoirs en place, Miguel Peralta est depuis le 28 septembre dernier en jeûne de protestation dans le cadre de la grêve de la faim lancée à l’initiative de différents prisonniers libertaires et anarchistes du Mexique.

Plus bas quelques mots de sa part, à l’occasion des dernières commémorations des massacres du 2 octobre 1968 au Mexique.

http://cspcl.ouvaton.org/spip.php?article1237

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Des lettres de Fernando Barcenas, Abraham Cortes et un point sur la greve de la faim en cours ont également été publiés sur le site Libéronsles.
https://liberonsles.wordpress.com/2016/10/03/mexique-journee-de-lutte-en-prison-luis-fernando-sotelo-fernando-barcenas-abraham-cortes-et-miguel-betanzos/

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Documentation

ACTIONS C.L.A.P33 & Co...

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Bordeaux - 18 mars 2017

Journée contre

les violences policières

Notre appel : klik !

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Violences Policières

France - Trois rapports
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Amnesty International : klik !
Paris Luttes Infos : klik !

 

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L'impact disproportionné
de l'état d'urgence

Un rapport d'Amnesty  : klik !

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Hommage aux victimes

21 Mars 2015

 
15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

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" Vétérante "

O.P.A

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Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
 le 19 Mars 2009 à Bordeaux !
 
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