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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 14:00

Le 26 avril 2015

Deux manifestants ont été tués par balle dimanche à Bujumbura dans des heurts entre la police et des milliers d'opposants à la candidature pour un troisième mandat du président sortant du Burundi Pierre Nkurunziza.

Alors que la nuit s'apprêtait à tomber, le calme revenait dans la capitale burundaise, mais de nouveaux rassemblements étaient attendus lundi.

Dans plusieurs quartiers de la capitale burundaise, où les forces de sécurité avaient été déployées en masse, des milliers de manifestants se sont réunis, bravant une interdiction du gouvernement qui a récemment multiplié les mises en garde contre toute tentative de "soulèvement".

Des témoins ont rapporté à l'AFP qu'un manifestant avait été tué par balle dans le quartier de Ngagara et un autre dans celui de Musaga, après que la police a tiré à balles réelles pour disperser la foule. L'un des corps a été abandonné sur la chaussée et le second transporté par la Croix-Rouge, selon ces témoins.

L'opposition et de nombreux pans de la société civile jugent qu'un troisième mandat du président Nkurunziza serait inconstitutionnel et contraire aux accords d'Arusha, qui ont ouvert la voie à la fin de la longue guerre civile burundaise (1993-2006). La candidature de M. Nkurunziza à la présidentielle du 26 juin "risque de plonger le Burundi dans le chaos", a même lancé samedi l'un des principaux opposants du pays, Agathon Rwasa.

Eau bleue

Dimanche, les heurts ont éclaté en plusieurs points de la capitale, les forces de l'ordre faisant également usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau, projetant de l'eau teintée de bleu afin de marquer les manifestants.

"Nous avions appelé à des manifestations pacifiques et c'est ce qui s'est passé mais la police et la milice du parti au pouvoir ont tiré à balles réelles sur les manifestants", a dénoncé le président du parti d'opposition Frodebu Leonce Ngendakumana.

Les médias locaux ont rapporté que plusieurs manifestants avaient été blessés ainsi que des policiers anti-émeutes, touchés par des jets de pierre alors qu'ils tentaient d'empêcher des milliers de protestataires, venus notamment du quartier nord de Cibitoke, de converger vers le centre-ville.

La police a procédé à une dizaine d'arrestations tandis que le ministre de l'Intérieur Edouard Nduwimana dénonçait des "soulèvements organisés à l'appel de certains politiciens et de la société civile".

Dans la matinée, Edouard Nduwimana s'est rendu, avec deux autres ministres, dans les locaux de la Radio publique africaine (RPA), surnommée la "radio des Sans-Voix", afin de fermer la station qu'il accuse de favoriser l'insurrection en retransmettant en direct les manifestations. Mais après des discussions, il y a finalement renoncé.

Un répit de courte durée puisque quelques heures plus tard, le gouvernement coupait les émetteurs relais des trois principales radios indépendantes du Burundi, dont la RPA.

"Le gouvernement dit que nous incitons la population de Bujumbura au soulèvement", a expliqué à l'AFP Patrick Nduwiman, le président de l'Association des radios du Burundi, affirmant que depuis la coupure, "nos radios sont écoutées uniquement dans la capitale ; personne ne peut nous capter à l'intérieur du pays".

Plus tôt dans la journée, un des manifestants avait expliqué à l'AFP que les premiers heurts avec la police avaient été provoqués par l'arrestation d'un des leurs.

"Nous avons tenté de libérer notre ami, c'est une manifestation pacifique, nous ne faisions que chanter nos slogans quand la police nous a chargés", avait-il dit, sans vouloir être identifié.

'Nous ne céderons pas'

"Nous ne renoncerons pas, nous ne céderons pas !", avait alors lancé un autre protestataire.

Samedi, sans surprise, le président Nkurunziza avait été désigné par son parti, le Cndd-FDD, candidat à la présidentielle. Ex-chef rebelle, grand sportif et protestant "born again", Pierre Nkurunziza, 51 ans, est à la tête de l’État depuis 2005 et avait été réélu en 2010.

Les États-Unis ont regretté "une importante occasion manquée" pour la démocratie et ont menacé les autorités burundaises de prendre des sanctions si le processus électoral n'était pas régulier.

Pour assurer son investiture à Pierre Nkurunziza, le camp du chef de l’État était allé jusqu'à faire le ménage au sein du parti présidentiel, en évinçant quelque 130 hauts cadres "frondeurs".

Le Burundi, un des pays les plus pauvres de la planète, qui vit sous perfusion de l'aide internationale, se remet à peine de sa guerre civile.

A travers le pays, la population craint désormais une répétition des violences. D'autant que des jeunes du parti au pouvoir, les Imbonerakure, accusés par l'ONU d'être une "milice" et de multiplier les intimidations et exactions à l'approche des élections, n'ont pas caché leur intention d'en découdre si l'on empêchait leur champion, Pierre Nkurunziza, de se représenter.

Plusieurs milliers de Burundais ont d'ailleurs déjà fui au Rwanda voisin, terrorisés par les menaces des jeunes du Cndd-FDD qui, disent-ils, traquent les opposants au président sortant.

Source :
http://information.tv5monde.com/en-continu/burundi-deux-manifestants-tues-par-balles-bujumbura-30333

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 10:26


Jukka Tiihonen a purgé les dernières années de sa peine pour meurtre
dans une prison ouverte de l'île de Suomenlinna

Le 22 avril 2015

Pour trouver les détenus de la prison de Kerava, en Finlande, il faut simplement remonter une allée bordée d'arbres et ouvrir la porte d'une serre.

“C'est vraiment reposant d'être ici, dit Hannu Kallio, condamné pour trafic de drogue. Nous avons des lapins.”

Les soixante-dix détenus de cet établissement vont travailler tous les jours dans la serre. Aujourd'hui, ils mettent des jeunes plants en pot en vue d'une importante vente de printemps. Et oui, il y a un enclos à lapins à caresser et avec qui passer du temps. Il y a aussi des moutons.

Mais il n'y a aucune porte, serrure ni uniforme : c'est une prison ouverte. Tous ont postulé pour y être.

Ils gagnent environ 7,40 euros de l'heure, ont des téléphones portables, font leurs courses en ville et obtiennent trois jours de vacances tous les deux mois. Ils paient un loyer à la prison. S'ils choisissent d'étudier pour un diplôme universitaire en ville au lieu de travailler, ils reçoivent une subvention. Parfois ils partent en séjour surveillé de camping et pêche.

Ces détenus savent qu'il ne serait pas difficile de s'évader. “Vous pouvez partir si vous voulez, dit Kallio. Mais si vous vous évadez, vous retournez en prison. Vous êtes mieux ici.”


A chaque printemps, des centaines de gens viennent à la prison ouverte de Kerava pour y pique-niquer, caresser les animaux et acheter les plantes cultivées par les détenus.

En Finlande, il y a des prisons ouvertes depuis les années trente. A cette époque, elles ressemblaient plutôt à des camps de travail. Maintenant, elles sont la dernière étape d'une peine de prison, avant que les détenus ne retournent à une vie normale.

“Il n'y a pas l'idée que nous enfermons les gens pour le restant de leur vie, explique Tapio Lappi-Seppälä, responsable de l'Institut de criminologie de l'université de Helsinki, parce que si c'était le cas, il faudrait vraiment investir et s'assurer qu'il existe une possibilité de réhabilitation.”

Ça n'a pas toujours été ainsi. Il y a quelques dizaines d'années, la Finlande avait l'un des taux d'emprisonnement les plus élevés d'Europe. Puis, dans les années soixante, des chercheurs scandinaves ont commencé à examiner l'efficacité de la punition sur la réduction de la criminalité. Conclusion : cette efficacité est nulle.

“Ce fut la première fois qu'une recherche aussi cruciale eut lieu et qu'elle montra que l'emprisonnement ne sert à rien”, dit Lappi-Seppälä.

Pendant les trente années qui ont suivi, la Finlande remodela sa politique pénale petit à petit. A la fin de cette période de “décarceration,”, la Finlande avait le taux d'emprisonnement le plus bas du continent. Lappi-Seppälä indique que la criminalité n'a pas augmenté en conséquence.

“La leçon finlandaise est qu'il est parfaitement possible de diminuer le recours à l'emprisonnement [de deux tiers], dit-il, sans influencer la courbe de criminalité du pays.”

En revanche, ce qui a fonctionné fut une réintroduction graduelle à la vie normale, comme ce qu'offrent les prisons ouvertes.

Environ un tiers des détenus finlandais vivent dans des prisons ouvertes, et selon l'Agence pour les sanctions criminelles de Finlande, ceux-ci sont moins susceptibles d'être à nouveau arrêtés. Le taux de récidive chute d'environ vingt pour cent.

Les prisons ouvertes sont également moins chères. Esa Vesterbacka, responsable de l'Agence pour les sanctions criminelles, explique que le coût par individu diminue d'un tiers en éliminant les besoins en personnel et systèmes de sécurité, ainsi qu'en logeant les détenus dans des dortoirs.  “Ce n'est pas la raison principale pour créer ce type de prison, dit Vesterbacka, mais bien entendu, de nos jours, ce n'est pas plus mal de pouvoir faire moins cher.”

Il y a même une prison ouverte dans l'attraction touristique majeure de Helsinki, l'île de Suomenlinna. L'île est un site classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO et dans lequel les touristes affluent chaque été. Pourtant, seule une clôture jaune sépare la prison d'une zone résidentielle et des musées.


Les détenus de la prison ouverte de Suomenlinna vivent dans des dortoirs bleus.
Une clôture est tout ce qui sépare la prison du reste de l'île, qui est une destination touristique populaire.

“On ne se rend vraiment pas compte qu'on se promène au milieu d'une prison ouverte, dit Lappi-Seppälä. Personne n'y pense. Mais je ne crois pas que même les touristes américains trouvent cela effrayant.”

Les riverains ont l'air d'être d'accord. La plupart des résidents proches des prisons ouvertes de Kerava et Suomenlinna ont l'air perplexe quand je leur demande s'ils sont inquiets de partager la ville avec des condamnés. Certains me répondent que les prisonniers améliorent la commune en restaurant des sites historiques ou en nettoyant les espaces publics.

Il est tentant de se demander si un tel système pourrait fonctionner dans d'autres pays, notamment aux Etats-Unis, pays qui incarcère le plus de gens au monde. Heather Thompson est professeure d'histoire à la Temple University : elle étudie l'incarcération de masse et les populations carcérales, et explique que c'est difficile à dire car les Etats-Unis n'abordent pas ce sujet.

“Nous en arrivons tout juste à reconnaître que nous incarcérons bien trop de gens. Nous n'avons pas encore eu de débat sur les conditions de détention, sur ce que les gens vivent vraiment en prison, pour qu'ils en sortent comme des êtres humains entiers.”

Quand j'ai discuté avec Hannu Kallio à la prison ouverte de Kerava, il s'apprêtait à déménager pour passer les derniers mois de sa peine chez lui, à travailler dans un centre de recyclage et à vivre avec sa femme, ses filles et son Jack Russel Terrier.

Un de ses camarades de prison, Juha, qui ne veut pas donner son nom de famille, va avoir son premier enfant. Il purge une condamnation à perpétuité mais en Finlande la plupart de celles-ci sont commuées en peines de dix ou quinze ans. “C'est vraiment beaucoup, dit Juha. Je ne sais pas quand je vais sortir. En fait, c'est sa mère qui va l'élever.”

Juha ne sait pas quand il sera capable de rentrer chez lui dans sa nouvelle famille, mais il sait que ce moment arrivera. Et pour quelqu'un qui a commencé avec une condamnation à perpétuité dans une prison de haute sécurité, cela veut dire beaucoup.

Source :
http://fr.globalvoicesonline.org/2015/04/22/184796/

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 10:52

Le 20 avril 2015

Israël a délibérément pris pour cible des enfants à Gaza l’été dernier, d’après un nouveau rapport de l’organisme international de défense des enfants palestiniens (DCI – Palestine).

Parmi les 2220 palestiniens tués au moins 1492 etaient des civils incluant au moins 547 enfants.

Un total de 535 parmi ces enfants, ont été tués à cause d’attaques directes provenant d’Israël. De plus, 68% des enfants tués par Israël à Gaza avaient moins de 12 ans d’après le rapport.

3374 enfants de plus ont été blessés, incluant plus de 1000 qui se retrouvent désormais handicapés à vie, plusieurs d’entre eux ont besoin de soins médicaux, ce qui est inaccessible à Gaza, à cause d’un siège israélien dévastateur qui doit d’abord être levé. Encore 373 000 enfants souffrent de traumatismes profonds et ont désespérément besoin d’un soutien psychologique qui est sévèrement en manque dans la bande de Gaza.

Il n’y avait aucun lieu de sécurité pour les enfants

En terme de politique, Israël a délibérément et sans distinction, cibler des espaces où les enfants sont supposés être le plus en sécurité. De tels actes violent les lois internationales et relèvent de crimes contre l’humanité d’après le rapport.

Les enfants ont été écrasés jusqu’à la mort alors qu’ils étaient à l’abri chez eux, démembrés alors qu’ils dormaient dans leurs lit, et découpés en morceaux alors qu’ils jouaient dans leur jardin. Au moins 18 enfants ont été tués par des attaques israéliennes ciblant des écoles. Pour les enfants de Gaza, il n’y a aucun lieu de protection contre la violence israélienne.

Ce qui est aussi troublant que l’endroit où les enfants ont été tués, c’est l’assortiment d’armes qu’Israël a déployé contre eux.

Répartition des morts infantiles durant l’offensive « Opération de protection des limites » en fonction du type d’attaque.

Lire la suite :
http://www.agencemediapalestine.fr/blog/2015/04/20/israel-a-cible-directement-des-enfants-lors-dattaques-de-drones-contre-gaza-affirment-les-groupes-de-defense-des-droits/

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 09:32

Depuis BastaMag le 24 avril 2015

Au moins 116 militants écologistes ont été assassinés en 2014. Soit une augmentation de 20 % par rapport à l’année précédente. C’est le bilan très inquiétant tiré par l’ONG Global Witness, spécialisée dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles des pays du Sud et la corruption politique.

Dans un nouveau rapport How many more ? (Combien de plus ?) publié en avril 2015, l’ONG relève que trois quarts de ces assassinats ont eu lieu en Amérique centrale et en Amérique du Sud. « 40 % des victimes étaient des autochtones, tués dans le cadre de conflits liés à la construction de barrages hydroélectriques, de mines ou de luttes contre l’agro-industrie », précise le rapport.

Une infographie réalisée par Global Witness recense, pays par pays, le nombre d’assassinats de militants écologistes entre 2002 et 2014. 17 pays sont concernés, en tête desquels se situent le Brésil, la Colombie, les Philippines et le Honduras. « Il est probable que le véritable nombre de morts soit plus élevé », précise l’ONG. « Plusieurs des meurtres que nous connaissons ont eu lieu dans les villages reculés ou au plus profond de la jungle, où les communautés n’ont pas accès aux communications et aux médias. »


Cliquer sur l’image pour accéder à l’infographie dynamique

Le rapport de Global Witness attire l’attention sur le cas du Honduras. « C’est le pays le plus dangereux pour les militants écologistes, si l’on compare au nombre d’habitants », relève l’ONG, qui a recensé 101 victimes dans ce pays entre 2010 et 2014.

Dans le rapport, la militante Berta Cáceres apporte son témoignage sur le décès de trois de ses collègues depuis 2013, dans le cadre de la lutte contre l’usine hydroélectrique Agua Zarca au Honduras, qui menace de priver d’eau des centaines d’indigènes du peuple Lenca. L’ONG rappelle que ces militants sont souvent « jugés comme des terroristes » et « dépeints comme des ennemis d’État ». Global Witness appelle les gouvernements et la communauté internationale à enquêter et à punir ces crimes.

Sophie Chapelle

Télécharger le rapport How many more ? (en anglais)
http://www.bastamag.net/IMG/pdf/how_many_more_pages.pdf

Sur le même sujet :
- Après la chasse aux communistes, les États-Unis se lancent dans la traque aux écologistes
http://www.bastamag.net/Apres-la-chasse-aux-communistes

Source :
http://www.bastamag.net/Multiplication-inquietante-des-assassinats-de-militants-ecologistes

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27 avril 2015 1 27 /04 /avril /2015 11:29

Transmis par S. le 23 avril 2015

Indignation, révolte, colère, une nouvelle journée s'ouvre sur ces sentiments inspirés par le monde tel qu'il devient.

L'Union Européenne se décide à agir contre les catastrophes humanitaires qui se multiplient en Méditerranée, pour sauver ces milliers d'êtres humains qui périssent régulièrement en mer, fuyant leurs pays en quête d'un avenir moins sombre

Bel élan de générosité pourrait-on dire ! Et pourtant, la réalité est tout autre.

Non ! Les dirigeant/e/s européen/ne/s ne se préoccupent pas du sort de « migrants », terme générique désormais utilisé pour masquer la qualité d'hommes, de femmes et d'enfants en souffrance extrême en parlant de passeurs de « migrants », trafiquants de « migrants » comme l'on parlerait d'importation d'une banale marchandise prohibée.

C'est d'une opération militaire dont il s'agit. Ainsi donc, bombarder, détruire, massacrer va améliorer le quotidien de ces personnes désespérées au point de prendre le risque de perdre leur vie dans un ultime désespoir.

Encore une fois, la guerre - car c'est de ça dont il s'agit - les armes, les bombes et les militaires nous sont présentés comme au service de la paix, de la vie, de l'humanisme. Qui peut encore le croire, s'il l'a déjà crû ?

Encore une fois, les forces spéciales, assassins patentés, vont nous être présentés en héros sauveur de l'humanité au service de la liberté et de la fraternité………..Sinistre farce !

Faut il être dupe ou déjà complètement endormi pour ne pas voir que c'est de la militarisation totale d'une région dont il est question, sous prétexte, une nouvelle fois de lutte contre le terrorisme ?

Les causes de l'exil forcé d'hommes et de femmes sont, elles, passées sous silence. Trop gênantes peut être, trop dérangeantes. Admettre qu'ils/elles fuient des zones de conflits, militaires ou économiques, provoqués et entretenus par les mêmes qui apportent leurs solutions, des zones pillées de leurs ressources par ceux là, au nom d'une idéologie capitaliste triomphante, est un aveu bien trop difficile.

Et l'on nous présente un nouvel axe du mal, comme en son temps et toujours d'actualité les pirates somaliens. « Pirates » dont on oublie de rappeler que leurs premiers combats étaient contre la transformation de leurs côtes en poubelle nucléaire, bactériologique, chimique, contre le pillage des ressources halieutiques (voir le documentaire de Paul Moreira « Toxic Somalia, l'autre piraterie » https://www.youtube.com/watch?v=ebdErftdDbA).

Cette fois, les commandos militaires, les drones et avions de combat vont détruire les embarcations qui pourraient servir à d'éventuels exploiteurs de la misère humaine. Le leurre est bien trop énorme pour masquer la continuité d'une politique idéologique qui interdit un droit de circulation aux êtres humains, ce droit n'étant réservé qu'aux multinationales et aux capitaux, appuyés par l'armée

Une nouvelle étape se franchit dans la protection de frontières que seuls les pilleurs exploiteurs peuvent franchir.

Après la construction d' une forteresse accessible uniquement aux nantis avec Frontex, l'élaboration de plan de surveillance des frontières de cette forteresse avec des opérations comme Triton, la traque de celles et ceux qui auraient pu s'introduire, avec des moyens policiers colossaux - opération Mos Maiorum - C'est maintenant l'étape de l'armée et de la guerre ouverte aux déshérité/e/s.

Dans un temps pas si lointain, les dirigeant/e/s européen/ne/s traitaient avec un Kadhafi, à l'époque présentable et respectable, pour l'instauration de camps de détention et de concentration en Libye. A coup de milliards d'euros - comme celles de promesses d'armement et de nucléaire sur d'autres dossiers -, il s'engageait à détenir les volontaires au départ et à emprisonner celles et ceux que nous lui renvoyions .
http://fortresseurope.blogspot.fr/2006/01/frontire-sahara-les-camps-de-dtention.html

Si la franchise était de mise, une seule affirmation vaudrait. Les passeurs n'existeraient pas si le droit de circulation de tou/te/s était respecté et universel, et non défini par quelques élites, les migrants ne migreraient pas si on les laissaient vivre en paix et en harmonie là où ils/elles habitent, si le droit et la facilité d'asile étaient reconnus à celles et ceux qui ne le peuvent, si l'on ne s'accaparait pas toutes les ressources de leurs territoires, si les multinationales ne migraient pas, transformant les populations locales en esclaves

Mais ce n'est pas la volonté réelle. La seule volonté qui existe est celle de maintenir des troupes d'occupation en Afrique pour protéger l'exploitation et le pillage des ressources, d'entretenir des guerres pour maintenir des troupes.

Du Biafra au Rwanda en passant par le Zaïre, colonisation et Françafrique ont porté leurs fruits
De l'Irak à la Syrie en passant par la Libye, impérialisme et contrôle des ressources continuent leurs ravages.

Une nouvelle étape est donc franchie dans la protection des frontières européennes, un nouveau mur militarisé va se dresser, à l'instar de ceux séparant les États Unis et le Mexique ou les territoires occupées palestiniens de l'Israël, un nouveau mur pour contenir les plus défavorisé/e/s, les plus spolié/e/s, les plus humilié/e/s.

Étapes après étapes, militarisme et impérialisme s'ancrent irrémédiablement.

Dans notre pays, dans la foulée de « l'esprit du 11 janvier », comme il y eût « l'esprit du 11 septembre » aux États-Unis, l'autoritarisme devient une réalité évidente, l'état policier et militaire s'affirme, l'armée patrouille dans nos rues et bientôt dans nos campagnes - il faudra protéger les églises -, la police surveille ou interdit les possibles contestations, lorsqu'elle ne blesse ou ne tue les manifestants, la justice politique condamne

Dans l'apathie et l'indifférence quasi générale, perte de libertés premières, contrôle, surveillance et répression… le panoptisme devient la nouvelle doctrine.
http://www.franceculture.fr/2014-06-13-la-societe-de-surveillance-de-foucault

Croire que des alternatives seront possibles dans une telle société, qu'il sera possible de s'en extraire relève de la naïveté. Des illusions d'alternatives seront possibles si elles ne sont pas dérangeantes et si elles ne remettent rien en question, si elles contribuent à alimenter le système établi, si il trouve un intérêt. Telle la grenouille dans la marmite, elles ne serviront qu'à s'accommoder d'une eau toujours plus chaude

La seule vraie émancipation ne passera que par une prise de conscience et un réveil, par le refus et la résistance, par un réel engagement à dire « stop ! ce n'est pas le monde dont nous voulons ».

C'est le choix entre la liberté et la soumission, il demande de la volonté et du courage, de sortir de la facilité et du confort, mais cet autre monde dont nous rêvons, de paix, de justice sociale, d'égalité et de respect deviendra une réalité.

"No one can be free until all are free... "
M.L King

"Celui qui combat peut perdre, celui qui ne combat pas a déjà perdu…"
B.Brecht                                                                                                       

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 13:30

Le 1er avril 2015

Amnesty International a publié ce mercredi 1er avril son rapport 2014 sur la peine de mort dans le monde. L'ONG de droits de l'homme s'alarme de la hausse du nombre de condamnations à mort, notamment en Egypte et au Nigeria, sous prétexte de lutte contre le crime et le terrorisme.

Dans un rapport dévoilé mercredi, Amnesty International annonce qu'il y a eu près d'un tiers de condamnations à mort de plus en 2014 qu'en 2013. Ainsi l’an dernier, un nombre inquiétant de pays a recouru à la peine de mort pour répondre aux menaces réelles ou présumées contre la sûreté de l’État que représentent le terrorisme, la criminalité et l’instabilité interne, note l’ONG dans son rapport annuel.

Une hausse de près de 500 condamnations à mort en 2014 par rapport à 2013 a été observée, principalement en raison du pic constaté en Égypte et au Nigeria, où les tribunaux ont prononcé des condamnations collectives dans un contexte de conflit interne et d’instabilité politique. « Les gouvernements qui recourent à la peine de mort pour lutter contre la criminalité se leurrent. Aucun élément convaincant ne vient étayer l’idée que la menace d’exécution a un effet plus dissuasif sur la criminalité que d’autres formes de châtiment », a déclaré Salil Shetty, secrétaire général d'Amnesty International.

« Il est honteux qu’un si grand nombre d’États dans le monde jouent avec la vie des gens : ils se fondent sur l’hypothèse erronée de la dissuasion pour exécuter des citoyens reconnus coupables de "terrorisme" ou pour combattre l’instabilité interne », a-t-il poursuivi.

Une nouvelle fois, la Chine a procédé, à elle seule, à un plus grand nombre d’exécutions que tous les autres pays réunis.

Selon Amnesty International, des milliers de personnes y sont condamnées à mort et exécutées chaque année mais il est impossible d’établir le chiffre réel, car ce type de statistiques y est classé secret d’État.

Les quatre autres pays ayant exécuté le plus grand nombre de prisonniers dans le monde en 2014 sont l’Iran (289 exécutions reconnues officiellement et au moins 454 non reconnues par les autorités), l’Arabie saoudite (au moins 90), l’Irak (au moins 61) et les États-Unis (35).

Légère baisse aux Etats-Unis

Sur le continent américain, les Etats-Unis sont le seul pays qui ait exécuté, avec en tête les Etats du Texas, de Floride et du Missouri, même s'il y a eu globalement une légère baisse du nombre d'exécutions et de condamnations. « En 2014, il y a eu 35 exécutions alors qu’il y en avait eu 39 en 2013, analyse Anne Denis, responsable de la commission Abolition de la peine de mort à Amnesty International France. Et il y a eu 72 condamnations à mort alors qu’il y en avait eu 80. Donc effectivement pour les Etats-Unis, il y a une baisse qui est marquée. On peut se demander si la baisse est effectivement due à une volonté de moins exécuter ou due aux problèmes d’approvisionnement en produits pour l’injection létale puisqu’il y a eu trois exécutions ratées aux Etats-Unis, et ô combien ratées !. Il y a eu aussi les problèmes de discriminations raciales. Et surtout, il y a eu sept nouvelles personnes innocentées aux Etats-Unis en 2014. Ce qui fait que maintenant bon nombre de procureurs, bons nombre d’anciens juges disent que le système est complètement cassé, qu’il se fonctionne plus. Donc ils appellent de plus en plus à un moratoire sur les exécutions, voire à une abolition ».

Aux Etats-Unis, il y a 18 Etats abolitionnistes, mais il y a huit Etats qui n’ont pas exécuté depuis dix ans. « Ce qui fait qu’il y a plus de la moitié des Etats fédérés qui n’exécutent pas. C’est quand même intéressant », se réjouit Anne Denis.

Le rapport d'Amnesty :
https://www.amnesty.org/fr/death-sentences-and-executions-2014/

Source :
http://www.rfi.fr/afrique/20150401-rapport-amnesty-international-peine-mort-forte-hausse-monde-2014-chine-etats-unis/

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 11:21

L'an dernier, l'exécution de Clayton Lockett avait tourné à l'agonie

Le 19 mars 2015

La cour d’appel de l’Etat d’Oklahoma vient de rendre public le rapport sur l’exécution controversée d’un condamné à mort l’an dernier. Clayton Lockett avait survécu 43 minutes après l’injection de produits létaux. Une très lente agonie due à l’usage de produits de remplacements, depuis que les laboratoires européens ont cessé de livrer les drogues appropriées à l’administration pénitentiaire américaine. Une pénurie qui pousse certains Etats à envisager le rétablissement des pelotons d’exécutions.

Après l’agonie de Clayton Lockett, un journal local avait porté plainte pour demander que soient rendues publiques les procédures d’exécution. Un rapport de 5000 pages, édifiant sur le manque de préparation et les conséquences de la pénurie de drogues létales jusque-là importées d’Europe, vient d’être publié.

L’infirmière et le médecin chargés d’administrer la dose mortelle étaient inexpérimentés. Ils n’avaient jamais posé d’intraveineuse fémorale, l’aiguille utilisée était inappropriée, l’artère n’a pas tenu, le liquide s’est répandu dans les tissus, l’agonie a duré trois quarts d’heure au lieu de dix minutes.

Une procédure catastrophique selon certains témoins, mais cela a eu jusque-là peu d’influence sur l’application de la peine de mort aux Etats-Unis.

L’assemblée de l’Utah vient en effet de voter une loi qui rétablit le peloton d’exécution. Puisque les produits habituels ne sont plus disponibles, les élus de cet Etat estiment que la mort par balle rendra les exécutions « plus humaines ».

Le dernier recours reste un veto du gouverneur, auquel les associations anti-peine de mort ont fait appel. Celui-ci n’a pas encore pris sa décision.

Source :
http://www.rfi.fr/ameriques/20150318-etats-unis-rapport-accablant-rates-peine-mort-clayton-lockett-lente-agonie/

***
Le 30 avril 2014

Longue agonie pour Clayton Lockett, exécuté dans l'Oklahoma.

Aux Etats-Unis, dans l'Oklahoma, l'exécution d'un condamné à mort, mardi soir 29 avril, ne s'est pas déroulée comme prévu. Le condamné a succombé au terme d'une quarantaine de minutes d'une violente agonie, après l'expérimentation d'un nouveau type d'injection létale. Ce qui a provoqué le report immédiat d'une seconde exécution prévue juste après.

Clayton Lockett est mort mardi soir à 19h06 dans la prison de McAlester. Il a succombé à un infarctus, et non, comme prévu, suite à l'injection létale qui lui était destinée. Clayton Lockett, détenu dans le couloir de la mort pour le viol et le meurtre d'une adolescente en 1999, devait « expérimenter » une nouvelle procédure. Ce nouveau mélange de barbituriques a dû être employé suite au refus des fabricants européens de fournir l'anesthésiant le plus courant, du pentobarbital.

Une dizaine de minutes après le début de l'injection, l'homme s'est agité, manifestement en proie à de violentes souffrances. Selon la presse locale, Clayton Lockett se serait cabré de douleur sur la table d'exécution, le corps pris de tremblements intenses. Les autorités ont très vite fermé le rideau qui séparait la scène de la salle des témoins.

Le médecin chargé de superviser l'exécution a tout de suite ordonné l'arrêt de la procédure. Le prisonnier a succombé une quarantaine de minutes après.  Un porte-parole de la prison a expliqué « qu'une veine avait éclaté et que les drogues n'ont pas fait le travail escompté ». En conséquence, le directeur a décrété le report de 14 jours de l'exécution du deuxième condamné Charles Warner, prévue à 20h.

Lire la suite :
http://www.rfi.fr/ameriques/20140430-condamnation-mort-injection-letale-etats-unis-fiasco-agonie-violence-etat-lockett/

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 10:10

Le 19 avril 2015

Le FBI reconnaît des manquements par le passé dans ses analyses scientifiques qui ont conduit à condamner à mort et faire exécuter plusieurs prisonniers.

Le FBI sur le grill. Le bureau d'investigation a admis que certains de ses experts ont mal analysé des preuves dans de nombreux cas, dont certains menant à des condamnations à mort, a-t-on appris dimanche dans un communiqué. Fustigé par l'Inspecteur général du ministère de la Justice (OIG), le FBI promet que cela n'arrivera plus et s'engage à réparer ses erreurs chaque fois que c'est possible.

Selon un rapport de l'OIG, publié en juillet, la condamnation à mort d'au moins 60 prisonniers, dont trois ont été exécutés, pourrait avoir reposé sur des analyses scientifiques erronées et autres témoignages douteux. La police fédérale admet des "erreurs de scientifiques du FBI dans l'analyse de cheveux au microscope ou de rapports de laboratoires" dans des affaires criminelles.

Rendre justice aux condamnés victimes d'erreurs

Cela "n'arrive plus et le FBI emploie désormais les analyses ADN mitochondrial (transmis par la mère) des cheveux en plus des analyses au microscope", selon un communiqué conjoint du ministère de la Justice et du FBI dont il dépend.

"Le ministère et le FBI s'engagent à s'assurer de la véracité des futures analyses de cheveux ainsi que de l'application de la plus grande rigueur dans les analyses criminelles" et déploient "des moyens considérables" à cette fin. Dans leur communiqué, "le ministère et le FBI s'engagent à s'assurer que les prisonniers concernés soient notifiés des erreurs passées et que justice soit rendue dans chaque cas".

Un premier rapport dont les leçons n'ont pas été tirées

L'un des trois prisonniers, exécuté au Texas en 1997, n'aurait pas encouru la peine capitale sans les éléments à charge défectueux. Un autre détenu a été innocenté 27 ans après sa condamnation et au moins cinq autres verdicts ont été annulés, après que les "analyses erronées et les témoignages scientifiquement intenables" d'un analyste du FBI ont été mis au jour.

En 1997, un premier rapport de l'OIG avait pointé des irrégularités graves commises dans des enquêtes judiciaires par treize analystes du laboratoire du FBI à Quantico, Virginie (est). Mais 17 ans plus tard, le même OIG a accusé le FBI de ne pas en avoir tiré les leçons et d'avoir traité à la légère les affaires de peine de mort dans les huit années qui ont suivi. Les autorités locales, la défense ou l'accusation n'ont pas été alertés, rendant impossible une révision des peines, et trois hommes ont été exécutés, soulignait le rapport.

Source :
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/etats-unis-le-fbi-admet-des-erreurs-dans-des-condamnations-a-mort_1672812.html

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 11:32

Le 14 avril 2015

La police a fait évacuer mardi sans ménagement les quelque 300 personnes sans abris qui squattaient un immeuble appartenant à l'ex-milliardaire Eike Batista, situé face au célèbre Pain de sucre de Rio.

Les forces de l'ordre ont encerclé l'immeuble d'une vingtaine d'étages où se trouvaient de nombreux enfants, selon des journalistes de l'AFP et a bloqué l'avenue Rui Barbosa, l'une des plus chic de la ville.

L'opération policière, lors de laquelle les policiers ont fait usage de spray au poivre, a fait onze blessés légers et deux des occupants ont été interpellés, ont indiqué les pompiers et la police.

"On avait accepté de sortir pacifiquement, mais au moment où l'on sortait de l'immeuble, un groupe a mis le feu à des matelas et la police est arrivée et a commencé à frapper", a déclaré à l'AFP Bete Araujo, 58 ans, une couturière et cuisinière sans domicile fixe qui était dans l'immeuble depuis le dimanche 5 avril, début de l'occupation.

"La mairie nous a offert un abri municipal à Santa Cruz (zone ouest de Rio) où il y a 130 places, mais nous ne voulons pas y aller, c'est loin de tout. On préfère rester dans la rue", a-t-elle ajouté.

Pendant plusieurs heures, des représentants des droits de l'homme, du parquet et de la mairie avaient négocié avec les occupants leur sortie pacifique.

L'immeuble, qui appartenait au club de football Flamengo, a été cédé à l'ex-milliardaire Eike Batista, qui devait le transformer en hôtel en vue des jeux Olympiques de 2016 à Rio. Mais il était abandonné depuis que le flamboyant entrepreneur, première fortune d'Amérique latine en 2011 selon Forbes, a fait faillite en 2013.

Source :
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/bresil-evacuation-musclee-de-l-immeuble-d-un-ex-milliardaire-squatte-a-rio-14-04-2015-4692701.php

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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 10:22

Le 16 avril 2015

Ces jours-ci, il ne passe pas une semaine sans que les télévisions américaines diffusent des vidéos montrant de façon choquante l’action entreprise par des policiers américains pour neutraliser un suspect. Il y a bien sûr eu l’épisode récent de Walter Scott, un Afro-Américain non armé qui fut abattu de huit balles par un policier blanc alors qu’il fuyait. La scène fut filmé par un jeune originaire de la République dominicaine qui força la police à inculper son agent.

Voici une autre vidéo prise par les caméras installées dans les véhicules de police eux-mêmes.

La scène se déroule à Marana en Arizona, près de Tucson.

Un suspect, Mario Valencia, 36 ans, se promène avec un fusil chargé qu’il aurait volé à Walmart. Il aurait tiré des coups de feu en l’air. Un policier dans une voiture dit le suivre.

Puis soudain, un autre policier dans un autre véhicule fonce sur le suspect. Après cet épisode, la police de Marana insiste.

Son officier a agi correctement et a sans doute sauvé des vies. Le suspect se dirigeait vers un quartier où des centaines de personnes travaillaient. Il aurait pu faire un massacre, avance-t-on.

La vidéo montre cependant un usage totalement disproportionné de la force.

Source :
https://blogs.letemps.ch/etats-unis/2015/04/16/que-fait-la-police/

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 10:03

Le 30 mars 2015

 Le CNI dénonce la vague de répression au Mexique contre les peuples originaires

Correction: Karacole

Aux peuples originaires du Mexique et du Monde,
À la Sexta Nationale et Internationale,
À l'armée Zapatiste de Libération Nationale,

À la mémoire de Don Félix Serdan Najera, Principal Frère.

Réunis dans la communauté de Amatlan de Quetzalzoatl, municipalité de Tepoztlan, Morelos, les peuples, nations et tribus qui composent le Congrès National Indigène, nous analysons la vague répressive des capitalistes narcos gouvernants qui prétendent prendre le pouvoir de notre patrie.

L'assaut contre nous n'a rien à voir avec les couleurs des partis qui gouvernent depuis le haut, ni dans la forme,ni dans la façon dont elles sont choisies ou imposées, car tous et chacun d'entre eux ont comme objectif d'administrer la spoliation qu'ils imposent encore plus haut, ça n'a rien à voir avec le mensonge électoral qu'ils appellent démocratie, et qui n'est rien d'autre qu'un reflet de la décomposition que donne le sanglant capitalisme néolibéral et qui engendre ce qu'on appelle les "réformes structurelles", qui sont cause de la survie des peuples qui souffrent dans les champs et la ville; imposé au prix de la douleur, de la liberté et de la vie de nos gens.

La répression que les mauvais gouvernements ont exercé contre nos peuples est une réponse à notre décision de ne pas arrêter notre résistance pour ne pas cesser d'exister par l’œuvre de la cruelle guerre d'extermination. Cela n'a pas à voir seulement avec une persécution politique, mais c'est aussi une réaction de ceux qui en haut dessinent les spoliations pour consolider leurs intérêts qui reposent sur l'exploitation, la spoliations, la répression et le mépris qui peut prendre différents visages et reflets:

Lire la suite :
http://espoirchiapas.blogspot.fr/2015/03/le-cni-denonce-la-vague-de-repression.html

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 13:45

Le 16 avril 2015

Aux États-Unis, un policier blanc a confondu taser et arme à feu, et abattu un jeune noir au terme d'une arrestation particulièrement musclée début avril. Une vidéo diffusée vendredi trahit les conditions de cette terrible bavure.

Le drame était presque passé inaperçu, mais la diffusion d'une vidéo apporte un éclairage particulièrement glaçant sur les faits. Le 2 avril dernier à Tucsa, dans l'Arizona, deux policiers se lancent à la poursuite d'Eric Harris, un jeune noir surpris en train d'essayer de revendre sous le manteau un pistolet semi-automatique de calibre 9 mm. Quelques minutes plus tard l'homme est abattu par l'un des deux officiers.

Une vidéo révélée par la police vendredi 10 avril, et diffusée par Daily News, trahit une bavure de taille.

Robert Bates, 73 ans, policier réserviste, réussit à maitriser le fuyard, lorsque son collègue lui crie "Taser ! Taser !". 

Mais l'officier se trompe, sort son arme à feu et tire avant de constater son erreur : "Je lui ai tiré dessus, je suis désolé."

Au sol, agonisant, Eric Harris hurle de douleur : "Il m'a tiré dessus, il m'a tiré dessus. Oh mon Dieu ! Je perds mon souffle."

Violement maintenu au sol par les policiers, la tête écrasée sous le genou de l'un d'eux, il se voit rétorquer : "J'emmerde ton souffle."

Le jeune homme est finalement mort de ses blessures.

Ce nouveau scandale policier a éclaté la veille des funérailles de Walter Scott, un autre homme noir tué de plusieurs coups de feu dans le dos par un policier blanc au début du mois d'avril.

L'homme avait pris la fuite après un contrôle routier. Une vidéo tournée par un amateur a révélé que le policier lancé à sa poursuite, et responsable des tirs, aurait tenté de modifier la scène du drame, laissant croire que Walter Scott lui avait dérobé son Taser. L'officier aurait alors pu justifier son geste en invoquant la légitime défense.

Concernant la mort d'Eric Harris, aucune investigation n'a été lancée à ce jour selon le Daily News.

Source :
http://lci.tf1.fr/monde/amerique/etats-unis-un-policier-blanc-abat-un-noir-apres-avoir-confondu-8593413.html

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 10:32

Le 6 avril 2015

Des artistes ont imprimé un buste du lanceur d'alerte, et l'ont installé, discrètement, dans un parc new-yorkais, raconte France TV Info.

Une statue du lanceur d'alerte Edward Snowden au beau-milieu d'un parc de Brooklyn, à New-York, alors que l'homme est dans le viseur des autorités ? L'action, menée comme un hommage par des artistes, a bien sûr été menée en toute discrétion. Dans une vidéo, le site Animal raconte cette initiative. Le buste est réalisé dans un moule imprimé en 3D – réutilisable, donc – et on y voit des gens aux visages floutés et aux voix modifiées, ériger cette oeuvre, alors que le jour ne s'est pas encore levé, sur un monument d'hommage aux prisonniers de guerre américains.

« Nous avons choisi de lui donner [au monument, ndlr] un coup de jeune pour honorer celui qui a sacrifié sa sécurité dans la bataille contre les tyrannies modernes. [...] Trop souvent, ceux qui luttent pour cet idéal sont traités comme des criminels plutôt que comme des héros. Notre but est d’apporter un souffle neuf à ce lieu, et d’y attirer encore plus de visiteurs pour susciter une réflexion sur les sacrifices effectués pour leur  », expliquent les artistes dans un communiqué, relayé par France TV Info.

Mise à jour le mardi 7 avril à 8h30 : les autorités ont rapidement fait enlever le buste après l'avoir recouvert de plastique bleu pour le cacher au public.

Source :
http://www.liberation.fr/monde/2015/04/06/edward-snowden-a-sa-statut-illegale-dans-un-parc-a-new-york_1235970

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