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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 10:43

Le 12 août 2016

L’application Pokémon Go est la plus téléchargée de l’histoire. Une bonne raison de se pencher sur ce qu’il advient des données personnelles de ses utilisateurs.

The Intercept, le site d’information de Glenn Greenwald, le journaliste à l’origine de la diffusion des révélations d’Edward Snowden aux États-Unis, s’en est chargé. Et les résultats sont inquiétants.

À la différence de Twitter ou Facebook, l’application Pokémon Go nécessite un accès continu au service de localisation et à l’appareil photo des smartphones. Il est donc particulièrement alarmant qu’à la tête de Niantic Labs, l’entreprise l’a développée, se trouve un homme comme John Hanke.

John Hanke, personnage controversé

Avant de fonder Niantic Labs au sein de Google, John Hanke dirigeait le département Geo de l’entreprise, responsable des services de localisation Google. Sous sa houlette, Google Earth a connu l’un des plus grands scandales en matière de collecte de données, lorsqu’il est apparu que les véhicules qui prenaient les photos de rue pour Google Street View collectaient aussi des données des réseaux Wi-fi privés.

À l’époque, Google aurait volé, entre autres, emails, mots de passe, dossiers médicaux et informations financières à des particuliers, jusqu’à être épinglé par une commission de protection de données allemande en avril 2010.

John Hanke et Google ont longtemps nié avoir eu connaissance de cette collecte illégale, pour laquelle l’entreprise est poursuivie dans de nombreux pays. Jusqu’à un rapport accablant de la FCC (l’autorité des communications américaine) publié en 2012, qui prouve que cette collecte avait été réfléchie et discutée par des ingénieurs et cadres au sein même de la compagnie.

L’un des ingénieurs étant identifié par le New York Times comme étant Marius Milner, un hacker reconnu. Il aurait tenté de prévenir sa hiérarchie qui l’aurait ignoré.

Marius Milner travaille aujourd’hui au sein de Niantic (qui notamment développé Ingress) sous la direction de John Hanke. L’ex-filiale de Google est désormais une start-up, détachée du géant Google depuis 2015, à l’aide de 20 millions de dollars de financements provenant de Nintendo (via sa filiale The Pokémon Company) et de Google lui-même.

Faut-il faire confiance à Niantic ?

EPIC (Electronic Privacy Information Center), un centre de recherche qui travaille sur la vie privée et les liberté civiles aux États-Unis, assure qu’il y a de grandes chances pour que “la start-up continue d’ignorer la vie vie privée et la sécurité des utilisateurs” et qu’il n’y a “aucune raison de lui faire confiance compte tenu de son historique avec Google Street View et de son actuelle collecte de données”.

L’autorité décrit Pokemon Go comme “une mine d’or de données personnelles sensibles”.

Selon les conditions d’utilisation de Pokémon Go, Ninantic se réserve le droit d’utiliser les données collectées par l’application tant qu’elles ne permettent pas d’identifier son utilisateur, et ce dans le but de servir la recherche.

La start-up a pourtant déjà commis un faux- pas non négligeable.

À ses débuts, l’application demandait un accès complet au compte Google de ses utilisateurs, bien plus que ce qui est réellement nécessaire.

Une demande qualifiée d’erreur et rapidement rectifiée par Niantic, qui a déclaré avoir “vérifié qu’aucune information personnelle n’avait pu être utilisée”. On a du mal à y croire.

Source :
http://www.lesinrocks.com/2016/08/news/deviennent-donnees-personnelles-collectees-pokemon-go/


Complément d'info
Pokémon Go : l'application mobile de Nintendo peut avoir accès à toutes vos données personnelles
http://gaming.gentside.com/pokemon-go/pokemon-go-l-039-application-mobile-de-nintendo-peut-avoir-acces-a-toutes-vos-donnees-personnelles_art14309.html

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 10:37


La torture au Burundi d’un détenu par des policiers
et par un agent des services de renseignement,
illustrée dans ce cas fictif par un artiste burundais.

Le 7 juillet 2016

(Nairobi) – Des agents du Service national de renseignement burundais ont torturé et maltraité des dizaines d’opposants au gouvernement présumés, à leur siège ainsi que dans des lieux secrets, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

Des membres de la police et de la ligue des jeunes du parti au pouvoir – les Imbonerakure – ont également commis de graves abus, souvent en collaboration avec les services de renseignement.

Des agents du Service national de renseignement (SNR) du Burundi se sont rendus de plus en plus fréquemment responsables d’actes de torture à l’encontre de sympathisants présumés de l’opposition placés en détention.

Ils ont frappé des détenus à coups de marteau et de barres en acier, telles celles utilisées dans la construction, leur ont planté des barres en acier aiguisées dans les jambes, ont versé du plastique fondu sur eux, ont noué des cordes autour des parties génitales des hommes, et leur ont envoyé des décharges électriques.

Certains détenus qui ont été torturés ou blessés se sont vu refuser des soins médicaux et de nombreux détenus ont été maintenus dans des cachots malodorants et dépourvus de fenêtres.

« Les actes de torture infligés par les services de renseignement burundais pour des motifs politiques se sont intensifiés et sont devenus de plus en plus cruels », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique de Human Rights Watch.

« Des agents du Service national de renseignement traitent certains opposants présumés de façon effroyable parce qu’ils savent qu’ils peuvent le faire en toute impunité. Le gouvernement devrait faire cesser la torture immédiatement. »

Lire la suite :
https://www.hrw.org/fr/news/2016/07/07/burundi-des-agents-du-service-national-de-renseignement-ont-torture-des-opposants

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 10:37

Le 8 août 2016

Plus de 300 prisonniers palestiniens désormais en grève de la faim !

En réponse à l’escalade des brutalités et brimades à l’intérieur des geôles sionistes 285 prisonniers politiques du Hamas viennent de rejoindre ceux du FPLP en grève de la faim pour soutenir Bilal Kayed qui entre dans son 52ème jour de grève de la faim.

Après des raids, violences, humiliations à l’intérieur des prisons d’ Eshel et de Nafha, la protestation s’est très largement étendue jeudi.

Outre Bilal Kayed dans un un état critique, qui refuse la décision sadique de prolonger sans motif sa détention après 14 ans et demi de prison, les frères Mahmoud et Muhammad al-Balboul, qui sont en grève de la faim depuis le début juillet, Malik al-Qadi et Ayyad Hreimi, qui les ont rejoint le 15 juillet, le journaliste Omar Nazzal, s’y est mis ce jeudi.

Ils dénoncent la détention "administrative" pratiquée à outrance par Israël.

Quatre autre prisonniers : Ahmad al-Barghouthi, Mahmoud Sarahneh, Ziyad al-Bazzar, et Amin Kamil, refusent quant à eux toute nourriture pour dénoncer la récente annonce par la Croix Rouge Internationale de la réduction des visites familiales à une par mois.

Et Walid Malluh Masalmeh est en grève de la faim depuis le 18 juillet pour protester contre sa détention en cellule d’isolement depuis plus de 10 mois.

De nombreux sit-in ont lieu actuellement dans toute la Palestine occupée, en solidarité avec tous ces prisonniers.

Des appels à l’unité entre tous les mouvements de la résistance sont lancés, et tous demandent à l’Autorité Palestinienne de mettre un terme à sa "coordination sécuritaire" avec Israël.

CAPJPO-EuroPalestine

****
Le 5 août 2016

Georges Abdallah en grève de la faim, par solidarité avec les prisonniers palestiniens

Georges Ibrahim Abdallah, ainsi qu’une dizaine de détenus politiques et sociaux, basques et arabes de la centrale de Lannemezan, ont entamé une grève de la faim de 3 jours en solidarité avec les centaines de prisonniers politiques palestiniens incarcérés dans les geôles de l’occupant israélien.

Lire la suite :
http://europalestine.com/spip.php?article12117&lang=fr

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Le 12 août 2016

Juillet-août 2016: des centaines de prisonniers palestiniens se sont mis en grève de la faim contre le système de la détention administrative israélienne.
Interview de Sahar Francis, directrice d'Addameer, association palestinienne de défense de prisonniers avec images de manifestations de soutien aux grévistes.
Réalisation: chris den hond
Durée: 5 min.

-- COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN Facebook -
Twitter: @palestine69 - Tel : 06 01 91 52 18 -
courriel : palestine69@orange.fr
Agenda et actions : http://collectif69palestine.free

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 10:13

Le 10 août 2016

La police de Baltimore, ville de l’Etat du Maryland, discrimine les Afro-Américains au quotidien, fait un usage excessif de la force et n’est pas tenue pour responsable de ses abus, selon un rapport particulièrement accablant du département de la justice américain, rendu public mercredi 10 août.

L’enquête fédérale sur la police de Baltimore a été ouverte en avril 2015, à la suite de la mort de Freddie Gray, un Afro-Américain de 25 ans, qui a eu la nuque brisée dans un fourgon de police lors de son transport vers le poste. Sa mort a provoqué les plus graves émeutes que la ville ait connues depuis des décennies et a contribué à un mouvement plus large de protestation contre les violences policières, Black lives matter (« les vies des Noirs comptent »).

Depuis le début de l’année 2016, selon un décompte du Guardian, 651 personnes ont été tuées par la police aux Etats-Unis.

Mais, plutôt que de se concentrer sur les circonstances de la mort de Freddie Gray, le rapport examine un ensemble de pratiques possiblement contraires à la Constitution américaine.

Les enquêteurs ont passé plus d’un an à interroger des habitants de Baltimore, des policiers, des procureurs, des avocats commis d’office et des élus locaux.

Ils ont également assisté à des patrouilles de police et consulté des documents et dépôts de plainte. Des enquêtes similaires sont en cours à Chicago, San Francisco et Ferguson (Missouri), où le meurtre d’un jeune Noir par des policiers avait aussi provoqué une vague de protestations à l’été 2014.

Lire aussi :   Après les polices de Baltimore et Chicago, celle de San Francisco visée par une enquête

Les accusations du rapport concernant les pratiques de la police sont accablantes, dans ses fonctions les plus élémentaires, des contrôles routiers au respect de la liberté d’expression, censément protégée par le premier amendement de la Constitution.

Mais ces accusations pourraient également servir de moteur au changement : le ministère de la justice entend faire adopter un décret de consentement qui forcerait la police à s’engager à améliorer ses pratiques, sous peine de poursuites fédérales.

Mercredi, Vanita Gupta, responsable de la division des droits civiques au ministère de la justice, a annoncé que la police de Baltimore avait accepté d’engager des négociations sur les réformes à adopter.

Contrôles injustifiés, fouilles et représailles

Les agents s’arrêtent régulièrement, en particulier dans les quartiers afro-américains pauvres, pour des motifs douteux, et interpellent sans véritable raison des citoyens accusés d’« outrage à agent ».

A Baltimore, 84 % des contrôles policiers visent des Afro-Américains, lesquels représentent 63 % de la population.

De même, 95 % des quatre cent dix personnes contrôlées au moins dix fois par la police entre 2010 et 2015 étaient des Afro-Américains.

Le rapport précise qu’aucun individu d’une autre couleur de peau n’a été contrôlé plus de douze fois.

Un homme interrogé par les enquêteurs leur a dit avoir été contrôlé trente fois en moins de quatre ans.

Aucun de ces contrôles n’a mené à des poursuites judiciaires. Dans vingt-six contrôles sur vingt-sept, aucune poursuite n’est engagée.

La force physique est utilisée hors de toute proportion, y compris contre des personnes souffrant de handicaps mentaux, des jeunes gens, des passants qui ne sont pas dangereux ou ne représentent pas une menace immédiate.

L’usage de la force devient en fait une technique de représailles lorsque les agents « n’aiment pas les réponses » des individus qu’ils contrôlent. Des arrestations non justifiées sont également de plus en plus nombreuses.

Dans un cas cité par le rapport, un homme s’enfuit à l’approche d’une patrouille de police dans un quartier dit « à risques ». Un policier lui assène plusieurs coups de Taser pour l’immobiliser, puis procède à une fouille.

L’homme n’est pas armé, « et il n’y avait aucune raison de penser [qu’il l’était], d’après le rapport du policier ».

Piétons et automobilistes afro-américains subissent des fouilles prolongées. En plus des palpations, les policiers les obligent à ôter des vêtements en public, ce qui est contraire à la Constitution.

Une mentalité du « eux contre nous » qui vient de la hiérarchie

La police de Baltimore « recourt à des pratiques agressives », selon le rapport. « La formation de la police de Baltimore instille une mentalité du “eux contre nous”, dont nous avons vu des agents faire preuve envers des habitants, s’aliénant les civils qu’ils sont censés protéger. »

La plupart des pratiques contraires à la Constitution seraient liées à l’instauration d’une politique de « tolérance zéro » au début des années 2000, qui a généré des arrestations en masse pour des faits mineurs comme simplement de « traîner » dans la rue.

Des abus qui viennent directement de la chaîne de commandement. Le rapport cite le cas d’un supérieur ordonnant à un policier d’« inventer quelque chose » après que celui-ci se fut plaint d’avoir dû contrôler et interroger un groupe de jeunes Afro-Américains sans raison.

La procureure générale de l’Etat du Maryland, Marilyn Mosby, a réagi à la publication du rapport, disant qu’il « confirmait des choses que nombre d’entre nous savent déjà, et dont nous avons une expérience de premier plan ».

Elle a écrit dans un communiqué : « Même si la grande majorité des policiers de Baltimore sont de bons agents, nous savons aussi qu’il y en a de mauvais et que la police a de nombreuses fois échoué à repérer, entraîner et responsabiliser ses agents. »

Six policiers ont été accusés du meurtre de Freddie Gray. Trois d’entre eux ont été acquittés, un a bénéficié d’un vice de procédure, et les charges contre les deux derniers ont été abandonnées.

Lire aussi :   Aucun policier impliqué dans la mort de Freddie Gray, aux Etats-Unis, n’aura été condamné

Source :
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/08/10/violences-policieres-le-departement-de-la-justice-accable-la-police-de-baltimore_4980818_3222.html

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 05:30

Le 11 août 2016

Le ministère équatorien des Affaires étrangères a annoncé mercredi qu’il fixera « dans les prochaines semaines » la date à laquelle une procureure venue de Suède pourra voir le fondateur de WikiLeaks.

Julian Assange devrait bientôt être interrogé par la justice suédoise dans le cadre d'une enquête pour viol, après une plainte déposée en 2010. Le ministère équatorien des Affaires étrangères a en effet annoncé mercredi qu'il fixera « dans les prochaines semaines » la date à laquelle une procureure venue de Suèd pourra voir le fondateur de WikiLeaks, réfugié dans l'ambassade d'Equateur à Londres depuis 2012.

L'interrogatoire se déroulera dans les locaux de l'ambassade équatorienne dans la capitale britannique, a précisé la Chancellerie dans un communiqué.

L'Australien de 45 ans est sous le coup d'un mandat d'arrêt européen.

En février, il avait remporté une victoire importante devant le groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire, qui avait estimé que la Suède et la Grande-Bretagne enfreignaient ses droits fondamentaux.

Mais la juge suédoise en charge de l'affaire de viol, qui veut entendre Assange, et la police britannique, tenue d'exécuter le mandat d'arrêt européen dès que l'homme sortira de l'ambassade, ont rejeté cet avis.

Appel contre le maintien du mandat d'arrêt européen

Le fondateur de WikiLeaks a fait appel de la décision d'un tribunal suédois de maintenir le mandat d'arrêt européen à son encontre en dépit de l'avis du comité de l'ONU. Ce tribunal de Stockholm avait estimé en mai que « Julian Assange reste soupçonné de viol (...) et qu'il existe toujours un risque qu'il fuie ou se dérobe d'une manière ou d'une autre à un procès ou une condamnation », d'où la nécessité du mandat d'arrêt.

L'appel de Julian Assange a été formellement déposé mardi devant la justice suédoise, a annoncé mercredi à l'AFP son avocat Tomas Olson.

Julian Assange a créé en 2006 avec d'autres le site WikiLeaks qui a diffusé à partir de novembre 2010 plus de 250.000 câbles diplomatiques révélant les dessous de la diplomatie des Etats-Unis.

Il craint une extradition vers les États-Unis, où il encourrait la peine de mort ou une très longue peine de prison s'il était poursuivi.

Source :
http://www.lesechos.fr/monde/europe/0211198376414-assange-interroge-dans-les-prochaines-semaines-a-lambassade-dequateur-a-londres-2020129.php

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 14:29


John Nuttall et son épouse Amanda Korody, avant leur arrestation (AP/SIPA)

Le 30 juillet 2016

Quand la police canadienne "crée" un couple de terroristes.

La Cour suprême de Colombie-Britannique estime que la police a manipulé et piégé un couple de marginaux.

La Cour suprême de Colombie-Britannique a estimé, vendredi 29 juillet, que la police a manipulé et piégé un couple de Canadiens, déclarés coupables en 2015 d'activités terroristes, et a ordonné leur remise en liberté immédiate.

Dans un jugement inédit, la haute juridiction de la province de l'ouest canadien a vivement blâmé la police fédérale qui a instrumentalisé deux marginaux pour les présenter comme des djihadistes. John Nuttall, 41 ans, et son épouse Amanda Korody, 33 ans, ont été accusés l'an dernier d'avoir préparé des engins explosifs avec l'objectif de faire le maximum de victimes lors des célébrations de la fête nationale canadienne en 2013.

Sauf que la juge Catherine Bruce de la Cour suprême affirme que la police a piégé le couple pour l'inciter à commettre un attentat, ajoutant que ces deux personnes ne disposent pas de capacités intellectuelles suffisantes pour seules organiser un attentat.

En 2013, la Gendarmerie royale du Canada (GRC), alertée par les services de renseignement, a placé sous surveillance John Nuttall, soupçonné de vouloir acheter du nitrate de potassium. Ce dernier, un marginal et ancien toxicomane, a ensuite été contacté par des agents infiltrés.

Pendant cinq mois, l'opération policière a "monté 28 scénarios allant d'un simple appel téléphonique à des rencontres complexes sur plusieurs jours", a raconté la Cour suprême.

Cette opération s'est terminée au matin du 1er juillet 2013 avec la pose de trois autocuiseurs avec des détonateurs désactivés devant le Parlement provincial, et l'arrestation du couple.

"La police n'a pas le droit d'ouvrir une enquête [...] à moins d'avoir une suspicion raisonnable", a rappelé la Cour suprême.

"La police avait très peu de preuves au début de l'opération d'infiltration pour soutenir tout soupçon raisonnable que M. Nuttall avait déjà été engagé dans des activités criminelles."

"Ni la capacité, ni la motivation suffisante"

En donnant raison au couple, la juge Catherine Bruce a qualifié de "circonstances exceptionnelles" l'abandon de charges en raison d'un abus de procédure "au motif que l'écart de conduite de l'Etat porte atteinte à l'intégrité de la justice".

"On ne peut pas dire que la police a fait preuve de mauvaise foi", a ajouté la juge de la Cour suprême tout en précisant que les enquêteurs "n'ont cependant pas agi de bonne foi".

"Le monde a assez de terroristes, nul besoin de la police pour créer davantage de marginaux qui n'ont ni la capacité, ni la motivation suffisante d'agir par eux-mêmes", a conclu la juge.

A la sortie de l'audience de la Cour suprême, la mère de John Nuttall a estimé n'avoir aucune raison de "haïr la police".

"Dans la police, il y a des brebis galeuses comme celles auxquelles mon fils a eu affaire et j'espère que ces individus auront ce qu'ils méritent", a-t-elle ajouté.

Dans un communiqué, le Service des poursuites pénales du Canada, représentant du parquet fédéral, a indiqué avoir immédiatement fait appel de cet arrêt.

La GRC a pris acte de cette décision en rappelant sa mission de "détecter, perturber et prévenir les menaces contre la sécurité nationale".

John Nuttall et Amanda Korody ont déjà passé trois ans en détention. Ils ont été libérés, mais demeurent soumis à un contrôle judiciaire.

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160730.OBS5562/quand-la-police-canadienne-cree-un-couple-de-terroristes.html

***
Ces pratiques sont déjà connues

Envoyé Spécial , comment le FBI fabrique des faux terroristes

Les services secrets algeriens le vrai cerveau des attentats de paris 1995

Spécial Investigation - Terreur 16 mai 2016

Services secrets: La part d'ombre de la République - Special Investigation

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 10:33

Le 27 juillet 2016

No justice, no peace. Le cri des manifestants afro-américains face à la violence policière va sans doute à nouveau résonner à Baltimore, avec l’abandon des poursuites, mercredi, contre tous les policiers impliqués dans l’homicide de Freddie Gray, un Noir mortellement blessé l’an dernier dans un fourgon de police.

"Les services du procureur de la ville de Baltimore ont décidé d’abandonner les poursuites dans les dossiers restants liés à l’arrestation et à la mort de Freddie Gray", a indiqué une cour du Maryland, dont dépend Baltimore, dans un bref communiqué. Pour la procureure Marilyn Mosby, il s’agit d’un revers cinglant.

Des procès précipités

Le premier procès dans cette affaire avait débouché sur un non-lieu surprise, les jurés n’étant pas parvenus à se mettre d’accord sur un verdict. Les deux procès suivants, y compris celui de Caesar Goodson, le chauffeur de la fourgonnette qui faisait face aux chefs d’inculpation les plus graves (« meurtre par indifférence », passible de 30 ans de prison), avaient débouché sur des acquittements.

Marilyn Mosby, une jeune procureure de 36 ans, en poste depuis seulement quatre mois, a expédié la procédure. Les six policiers ont été inculpés moins de deux semaines plus tard, le 1er mai. Le premier procès a suivi huit mois plus tard. Il a révélé qu’il y avait peu de preuves matérielles sur ce qu’il s’est passé dans le fourgon.

Le chauffeur, acquitté en juin, a-t-il volontairement conduit le véhicule brutalement pour secouer Freddie Gray, menotté mais pas attaché avec une ceinture de sécurité ? « Je ne peux pas me prononcer », a conclu un expert médical pourtant mandaté par le bureau du procureur.

Enquête des affaires internes

Après un premier procès devant un jury populaire, les deux autres policiers avaient choisi de comparaître devant un juge, qui se concentre davantage sur les preuves matérielles que sur l’émotion autour d’un tel procès médiatique.

Les officiers ne sont cependant pas complètement sortis d’affaire. Une enquête des affaires internes de la police est en cours et pourrait déboucher sur des sanctions. Mais celles-ci sont extrêmement rares : les policiers sont dédouanés dans neuf cas sur dix en moyenne.

Source :
http://www.20minutes.fr/monde/1900655-20160727-mort-freddy-gray-tous-policiers-dedouanes

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Complément d'info
Mais pourquoi aucun policier n'est condamné pour la mort de Freddie Gray?
http://www.20minutes.fr/monde/1872223-20160623-pourquoi-aucun-policier-condamne-mort-freddie-gray

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 10:17

Transmis par S. le 10 juillet 2016

États-Unis : manifestations et tensions entre Noirs et policiers
Les forces de l'ordre ont réalisé plus de 200 interpellations. Malgré l'appel au calme, les tensions raciales sont vives après la tuerie de Dallas.
Lire la suite :
http://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-manifestations-et-tensions-entre-noirs-et-policiers-10-07-2016-2053521_24.php

***
USA : plusieurs arrestations lors de manifestations
ST. PAUL, États-Unis – Cinq policiers ont été blessés lors d’une manifestation tenue samedi soir à St. Paul, au Minnesota, pour dénoncer la mort d’un homme de race noire, abattu par la police cette semaine dans cette ville.

Vers minuit, des manifestants ont lancé des pierres et des bouteilles aux policiers, alors qu’ils bloquaient l’autoroute 94.

Les policiers anti-émeute ont utilisé du gaz poivre et des bombes fumigènes pour repousser les protestataires, au nombre d’environ 200. Plusieurs arrestations ont été effectuées.
LIre la suite :
http://journalmetro.com/monde/991419/usa-plusieurs-arrestations-lors-de-manifestations/

***
Broyer du noir
Aux États-Unis, les relations interraciales ont empiré au cours de la dernière année, Blancs comme Noirs le reconnaissent. À chaque nouvel incident, il y a des cris d’alarme et des appels à combattre l’injustice.

Non seulement rien ne s’est amélioré, mais en quelques jours cette semaine, des policiers blancs ont abattu des Noirs et un Noir s’est prétendument fait justice en visant des policiers blancs. Ça va mal.
Lire la suite :
http://www.journaldemontreal.com/2016/07/10/broyer-du-noir

***
Etats-Unis : encore deux citoyens noirs abattus par la police sans raison apparente
http://www.marianne.net/etats-unis-encore-deux-citoyens-noirs-abattus-police-raison-apparente-100244255.html

***
Etats-Unis: de multiples cas de brutalités policières envers les Noirs
http://information.tv5monde.com/en-continu/etats-unis-de-multiples-cas-de-brutalites-policieres-envers-les-noirs-116921

***
50 ans de tensions raciales aux États-Unis
Les récents événements de Baton Rouge, de Falcon Heights et de Dallas s'inscrivent dans l'histoire des tensions raciales qui marquent les États-Unis depuis leur naissance.

Plus d'un demi-siècle après la fin officielle de la ségrégation, les violences policières à l'encontre des Noirs demeurent une réalité, malgré les efforts pour y mettre fin.
Lire la suite :
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/international/2016/07/08/010-tensions-raciales-etats-unis-histoire-cinquante-ans-watts-dallas.shtml

***
Etats-Unis : pourquoi les policiers qui tuent des Afro-Américains ne sont (presque) jamais condamnés ?
http://www.francetvinfo.fr/monde/usa/emeutes-a-ferguson/etats-unis-pourquoi-les-policiers-qui-tuent-des-afro-americains-ne-sont-presque-jamais-condamnes_1535993.html

***
"1.000 personnes meurent chaque année sous les balles des policiers"
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160708.OBS4298/1-000-personnes-meurent-chaque-annee-sous-les-balles-des-policiers.html

***
En plus du record de la population carcérale mondiale (  USA 23 % de la population carcérale mondiale, Chine 16% , Russie 8 %)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_population_carc%C3%A9rale

***
VIDEO. Noirs contre Blancs: les chiffres de la discrimination aux Etats-Unis
La justice .C'est l'un des domaines où les discriminations sont les plus flagrantes. Les Noirs constituent 40% de la population carcérale (pour 13,6% de la population).

Dans le même temps, les Blancs non hispaniques, qui comptent 64% de la population représentent 39 % de la population carcérale, rappelle le site Prison policy project.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/noirs-contre-blancs-les-chiffres-de-la-discrimination-aux-etats-unis_1625824.html

***
Plus d'un adulte sur 100 en prison aux Etats-Unis (2008)
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/plus-d-un-adulte-sur-100-en-prison-aux-etats-unis_470639.html

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 10:20

Transmis par S. le 10 juillet 2016

Le «robot tueur» de Dallas : une première pour la police

Le choix de la police de Dallas d’envoyer un robot télécommandé pour tuer l’homme suspecté d’avoir abattu plusieurs policiers marque une première pour les forces de l’ordre américaines et témoigne d’un usage qui devrait aller en se développant, selon des experts.

À l’aube vendredi, un sniper suspecté d’avoir tiré sur des policiers et retranché depuis des heures dans un bâtiment est finalement tué par un robot télécommandé, utilisé pour faire détoner une bombe.
(...)
Dans l’armée américaine, les robots terrestres transforment le visage de la guerre depuis plusieurs années déjà. Ils sont notamment capables de récupérer et désactiver une charge explosive, à l’aide d’un bras téléguidé par des soldats restés à l’abri du danger.

Ils semblent voués à être désormais de plus en plus employés par les forces de l’ordre.

En Chine, l’université de la défense nationale a conçu un appareil baptisé «AnBot», destiné à avoir «un rôle important à jouer pour renforcer les mesures antiterroristes et antiémeutes», écrit-elle sur son site.

« La caractéristique la plus controversée d’AnBot est bien sûr son +outil intégré antiémeute électrisé+ (ressemblant certainement à un Taser ou à un aiguillon pour bétail). Il ne peut être déclenché que par les humains contrôlant Anbot à distance », écrivait Peter Singer avec un autre spécialiste Jeffrey Lin en avril dans le magazine américain Popular Science.

« Le fait qu’Anbot soit si grand veut dire qu’il a la place d’intégrer d’autres équipements de police, comme des gaz lacrymogènes et d’autres armes moins létales », poursuivaient les auteurs.

Des chercheurs de l’université de Floride travaillent eux au développement de «Telebot», comparé dans certains articles au célèbre « Robocop » imaginé au cinéma

Lire l'article complet :
http://www.journaldemontreal.com/2016/07/08/le-robot-tueur-de-dallas-une-premiere-pour-la-police

***
Quel est ce robot-tueur utilisé pour la première fois par la police américaine pour éliminer un tireur ?

Le robot a donc été utilisé tel un robot-bombe, et la ville de Dallas en a trois en sa possession depuis le mois d’octobre 2015.

Cet événement sordide est une première aux États-Unis, tandis que ce type de robot sert habituellement à désamorcer des bombes justement sans risquer de vies humaines.

Selon Peter Singer, de la fondation New America, seul un appareil baptisé Marcbot « a été employé de la même façon par les troupes en Irak ».

L’arrivée de robots armés pouvant causer la mort d’être humains n’est absolument pas au goût de tous.

En effet, certaines organisations s’en inquiétaient déjà en 2014. C’est le cas de l’ONG Human Rights Watch et d’International Human Rights Clinic (Université d’Harvard), qui motivent leur campagne contre les robots-tueurs en expliquant que ces machines « ne sont pas dotés de qualités humaines, telles que le jugement et l’empathie, qui permettent à la police d’éviter de tuer illégalement dans des situations inattendues ».

Lire l'article complet :
http://sciencepost.fr/2016/07/quel-robot-tueur-utilise-premiere-police-americaine-eliminer-tireur/

***
Pour aller plus loin...

10 raisons pour lesquelles il faut interdire les «robots tueurs»
https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2015/11/time-to-get-serious-about-banning-killer-robots/

Bientôt, des robots tueurs pour le maintien de l’ordre ?
http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Crises-et-conflits-armes/Actualites/Bientot-des-robots-tueurs-pour-le-maintien-de-ordre-14861
https://www.amnesty.org/fr/press-releases/2015/04/ban-killer-robots-before-their-use-in-policing-puts-lives-at-risk/

Systèmes d'Armes Létales Autonomes (SALA) et Non-Droit à la Vie
https://blogs.mediapart.fr/bonneau-alain/blog/190215/systemes-darmes-letales-autonomes-sala-et-non-droit-la-vie

Robots tueurs : Il faut conserver un contrôle humain de ces armes
https://www.hrw.org/fr/news/2016/04/11/robots-tueurs-il-faut-conserver-un-controle-humain-de-ces-armes

Faut il interdire les robots tueurs autonomes ?
http://abonnes.lemonde.fr/culture/visuel/2015/10/17/faut-il-interdire-les-robots-tueurs-autonomes_4790497_3246.html

« Il faut interdire les armes autonomes capables d’échapper au contrôle des hommes »
http://rue89.nouvelobs.com/2015/07/29/faut-prendre-serieux-menace-robots-tueurs-260497

Le bouleversement du droit des conflits armés par les armes autonomes
http://www.lepetitjuriste.fr/droit-international/bouleversement-droit-conflits-armes-armes-autonomes/

Les ONG face aux robots tueurs : un enjeu vital
http://robots.blog.lemonde.fr/2015/11/24/les-ong-face-aux-robots-tueurs-un-enjeu-vital/

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Ce n'est plus de la science fiction...

Escadrons de drones autonomes : le nouveau projet fou de la DARPA
https://humanoides.fr/drones-aeriens-collaboratifs-darpa/

RoBattle le mini-tank autonome de l’armée israélienne
https://humanoides.fr/robattle-tank-autonome-israel/

Voici Dogo, un système autonome armé d’un calibre 9mm de l’armée israélienne
https://humanoides.fr/dogo-drone-tueur-armee-israelienne/

L’armée américaine développe des drones saboteurs
https://humanoides.fr/armee-americaine-developpe-drones-saboteurs/

Un Terminator opérationnel d’ici vingt ans : les ONG s’alarment
http://rue89.nouvelobs.com/2012/11/23/un-terminator-operationnel-dici-vingt-ans-les-ong-salarment-237239

Les robots tueurs bientôt en action près de chez vous?
http://www.swissinfo.ch/fre/politique/arm%C3%A9e-du-futur_les-robots-tueurs-bient%C3%B4t-en-action-pr%C3%A8s-de-chez-vous-/38723030

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 09:57

Le 21 juillet 2016

Une nouvelle vidéo diffusée mercredi montre comment Charles Kinsey, au sol, les mains en l'air et non armé, a été froidement pris pour cible par la police de Miami alors qu’il ne représentait aucun danger.

Blessé par balle à la jambe, il essayait simplement de raccompagner un patient autiste égaré.

Son histoire vient s’ajouter aux dizaines d’autres qui alimentent la polémique sur les bavures policières racistes à l’encontre des Africains-Américains aux États-Unis. Lundi, Charles Kinsey, un thérapeute noir de Miami, s’était porté à la rescousse d’un de ses patients, un autiste égaré dans les rues de la mégalopole floridienne.

Comme ce dernier venait de s’échapper du centre où il était hébergé et bloquait la circulation, le médecin avait pris l’initiative de le ramener lui-même à demeure.

Il était alors loin de se douter de la mésaventure qui allait en découler.

Il essaie de rassurer les policiers

En effet, le comportement étrange de son patient, qui tient un objet difficilement identifiable entre ses mains, inquiète les passants et les automobilistes qui préviennent la police.

L’un d’entre eux, et c’est important pour la suite de l’histoire, a heureusement l’idée de filmer la scène dans une vidéo parue mercredi.

Quand les forces de l’ordre interviennent, Charles Kinsley est déjà aux côtés de son patient. Il se met alors à terre, les mains bien en évidence, pour bien signifier qu’ils ne représentent aucun danger pour la patrouille venue les appréhender.

Charles Kinsley crie même : « Tout ce qu’il a dans les mains, c’est un camion-jouet pour enfant », de manière à rassurer les policiers, cachés derrière des lampadaires à quelques dizaines de mètres de là.

Face au silence, le thérapeute tente une nouvelle fois de calmer la tension naissante en hélant les policiers : « Pas besoin de vos armes ! »

Mais quelques secondes plus tard, on entend trois déflagrations, trois coups de feu en guise de réponse.

L’une des balles se loge alors dans la jambe gauche de Charles Kinsey.

Depuis la chambre de l’hôpital où il est soigné, le thérapeute, interviewé mardi par une télé locale, est encore sous le choc d’avoir été pris pour cible : « Je pensais qu’il ne m’arriverait rien du moment que je restais les mains en l’air… jamais je n’aurais pensé qu’ils me tireraient dessus. J’avais tort », conclut-il, amer.

« Ils m’ont laissé là, blessé » pendant plus de 20 minutes

Une amertume d‘autant plus grande qu’il affirme avoir été laissé menotté, saignant à même le sol, pendant plus de vingt minutes, avant d’être réellement pris en charge : « Ils m’ont retourné face contre terre, m’ont menotté et m’ont laissé là, blessé, pendant trop longtemps. ».

Des accusations à l’encontre de la police appuyées par cette vidéo, dont l’avocat de Charles Kinsey compte bien se servir pour obtenir réparation : « Il n’y a aucune raison de faire feu sur un homme qui essaye d’aider, et en plus met ses mains en l’air à l’arrivée de la police », a-t-il pesté.

Selon le Washington Post, l’avocat aurait contacté la police pour obtenir la révocation de l’agent incriminé. Et reste affirme que ce dernier est blanc.

De son côté, la police de Miami n’a pas encore identifié le responsable de cette bavure et ne donne pas d’explication sur le comportement de son agent.

Cette nouvelle affaire – heureusement sans mort d’homme – s’inscrit dans une longue lignée de drames policiers aux États-Unis, dont les derniers en date ont abouti à la mort d’Alton Sterling à Baton Rouge le 5 juillet dernier, et à celle de Philando Castile à Falcon Heights, le 7 juillet.

Tous deux, là encore, africains-américains.

Source :
http://www.jeuneafrique.com/343440/societe/etats-unis-police-tire-africain-americain-a-terre-non-arme-leve-mains/

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 10:51

Le 21 juillet 2016

Le vice-premier ministre turc Numan Kurtulmus a annoncé jeudi 21 juillet que la Turquie allait temporairement déroger à la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) pendant l’état d’urgence, proclamé mercredi soir par le président Recep Tayyip Erdogan.

« La Turquie va suspendre la Convention européenne des droits de l’homme dans la mesure où cela ne contrevient pas à ses obligations internationales, tout comme la France l’a fait » après les attentats de novembre 2015, a annoncé M. Kurtulmus.

Le 24 novembre 2015, après les attentats de Saint-Denis et de Paris, la France a en effet informé le Conseil de l’Europe « de sa décision de déroger à la CEDH » du fait de l’adoption de l’état d’urgence.
Lire ici :
http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/27/etat-d-urgence-la-france-envisage-de-deroger-a-la-convention-europeenne-des-droits-de-l-homme_4819057_4809495.html

L’article 15 de la Convention donne la possibilité d’une telle dérogation en « cas de guerre ou d’autre danger public menaçant la vie de la nation ».

La Convention reste toutefois en vigueur, et certains des droits qu’elle garantit ne tolèrent aucune dérogation.

Epuration nationale

Ankara s’efforce de convaincre sa population et la communauté internationale que la démocratie sortira renforcée de la tentative de coup d’Etat du 15 juillet.

Depuis ce putsch raté, qui a fait plus de 300 morts, environ 55 000 Turcs ont été arrêtés, placés en garde à vue ou démis de leurs fonctions, dans une véritable épuration nationale.

M. Kurtulmus a assuré jeudi que le gouvernement souhaite lever l’état d’urgence « aussi vite que possible ». « Si les conditions reviennent à la normale, nous pensons que cela prendra un mois à un mois et demi au maximum », a-t-il estimé.

Le Parlement turc a entériné jeudi l’instauration de l’état d’urgence, proclamé pour la première fois depuis les années 1980.

L’état d’urgence devrait donner les moyens « d’éradiquer rapidement tous les membres de l’organisation terroriste impliqués », une référence à l’influente confrérie religieuse du prédicateur Fethullah Gülen, désignée comme le cerveau du putsch, a affirmé mercredi le président Erdogan.

« Nous n’avons jamais fait aucun compromis sur la démocratie, et nous n’en ferons jamais », a-t-il ajouté.

La France a réitéré jeudi son appel au respect des libertés fondamentales en Turquie, au lendemain de déclarations du président turc invitant le chef de la diplomatie Jean-Marc Ayrault à se « mêler de ses affaires ».

Source :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/07/21/la-turquie-derogera-a-la-convention-europeenne-des-droits-de-l-homme-pendant-l-etat-d-urgence_4972830_3214.html

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 10:23

Le 7 juillet 2016

Il aurait eu 33 ans vendredi 8 juillet, selon sa mère. Philando Castile, un Afro-Américain, a été mortellement blessé par balle par un policier dans la banlieue de Minneapolis au cours d’un contrôle routier, mercredi 6 juillet dans la soirée.

Le contrôle a eu lieu à Falcon Heights, dans le Minnesota, autour de 21 heures locales (4 heures en France), a déclaré la police de St Anthony.

La victime est morte après son transfert à l’hôpital, selon la police, qui n’a pas donné son nom. C’est la mère de Philando Castile qui a révélé son identité à la presse locale. Son fils était gérant de la cantine d’une école Montessori à St Paul, a-t-elle dit.

Les hommages des parents de l’école se multiplient sur les réseaux sociaux et dessinent le portrait d’un homme particulièrement apprécié des enfants, avec qui il était attentionné. « C’était un HOMME BON », « gentil, drôle, patient », peut-on lire.

Le site Heavy.com a recensé cinq éléments d’un portrait de Philando Castile. Une page Facebook créée par des soutiens, nommée « Justice pour Philando Castile », a publié : « Philando Castile a été tué par la police le 7 juillet 2016. Nous demandons justice ! ».

« Ne me dites pas qu’il est mort »

La petite amie de Philando Castile se trouvait aussi à bord du véhicule contrôlé et a filmé avec son téléphone portable les derniers instants de son compagnon qui ont suivi les coups de feu.

« Oh, mon Dieu, ne me dites pas qu’il est mort, ne me dites pas que mon petit ami s’en est allé juste comme ça… Vous lui avez tiré quatre balles dessus, monsieur, » entend-on dire la femme dans la vidéo, diffusée en direct sur Facebook Live, et qui a déjà été vue plus de 1,7 million de fois.

On y voit Philando Castile assis sur le siège conducteur, son tee-shirt blanc maculé de sang. La femme, qui s’identifie comme Lavish Reynolds sur sa page Facebook, explique que son petit ami était en train de chercher ses papiers lorsque le policier lui a tiré sur le bras. Elle dit aussi qu’il avait fait savoir au policier qu’il avait une arme à feu pour laquelle il disposait d’une licence.

Alors que l’homme est en train de gémir, le policier continue de pointer son arme à travers la vitre de la voiture. « Je lui ai dit de ne pas le prendre ! Je lui ai dit de lever ses mains en l’air ! », crie le policier. On l’entend aussi hurler « Fuck ! » (« Putain ! »).

Lavish Reynolds est ensuite priée de sortir du véhicule, tandis que plusieurs policiers continuent de braquer leur arme sur elle. On comprend que sa petite fille était présente à l’arrière du véhicule au moment où la jeune femme demande aux policiers : « Vous avez ma fille ? », et l’on peut entendre les pleurs d’une enfant.

Tensions

Le gouverneur du Minnesota, Mark Dayton, a demandé jeudi matin à la Maison Blanche « que le ministère de la justice commence immédiatement une enquête fédérale indépendante sur cette affaire ». Plus tard dans la journée, il a reconnu que « tout indiquait » que le policier ayant abattu un automobiliste avait eu une réaction « démesurée ».

« Je n’ai pas les mots pour dire à quel point je suis choqué et profondément, profondément, outré que cela puisse arriver dans le Minnesota à quelqu’un qui a été arrêté pour une question de phare défectueux. »

Cet incident survient au moment où le département de la justice vient d’ouvrir, mercredi, une enquête sur la mort d’Alton Sterling, un vendeur ambulant noir qui a été abattu mercredi de plusieurs balles par deux policiers blancs qui l’avaient préalablement plaqué au sol, devant une épicerie de Bâton-Rouge, en Louisiane.

La mort de plusieurs Afro-Américains, tués par la police ces dernières années, a ravivé les tensions raciales aux Etats-Unis et suscité de nombreuses manifestations, qui ont parfois dégénéré en émeutes. Selon le Washington Post, cinq cent cinq personnes ont été tuées par la police depuis le début de l’année 2016. Vox ajoute que les Afro-Américains représentent 31 % des personnes tuées par la police, même s’ils ne représentent que 13 % de la population des Etats-Unis.

Lire aussi :   Où en sont les poursuites dans les principales affaires de violences policières aux Etats-Unis ?
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/12/29/ou-en-sont-les-poursuites-dans-les-affaires-de-violences-policieres-aux-etats-unis_4839301_3222.html

Lire aussi : Etats-Unis : les Noirs abattus par la police symbolisent un « grave problème », selon Obama
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/07/07/etats-unis-les-afro-americains-abattus-par-la-police-symbolisent-un-grave-probleme-selon-obama_4965858_3222.html

Source :
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/07/07/un-noir-abattu-par-un-policier-lors-d-un-controle-routier-a-minneapolis_4965544_3222.html

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 10:15

Le 6 juillet 2016

Un policier américain a abattu Alton Sterling, un vendeur ambulant noir qu’il tentait de maîtriser au sol avec un collègue, provoquant, mercredi 6 juillet, une nouvelle vague d’indignation dans un pays régulièrement secoué par des brutalités policières contre les Noirs.

Une vidéo amateur circulant sur Internet montre les deux agents blancs, membres de la police de Bâton-Rouge (BRPD), capitale de la Louisiane, qui tentent d’interpeller la victime sur le parking d’un centre commercial.

Selon cette vidéo, qui montre pas toute la séquence, l’homme semble refuser d’obtempérer. Les policiers lui ordonnent de se mettre au sol.

L’un des agents le plaque, son collègue l’aide à tenter de le maîtriser à terre. « Il est armé ! », entend-on crier.

Les deux policiers dégainent alors leurs armes et plusieurs détonations retentissent.

Le BRPD a confirmé l’identité d’Alton Sterling, âgé de 37 ans. Il vendait des CD sur le parking d’un magasin, avec l’accord du propriétaire, selon sa famille.

Plusieurs balles dans le dos

Les faits ont eu lieu à 0 h 35, mardi 5 juillet (6 h 35 à Paris). La police avait été appelée sur les lieux après un appel anonyme d’une personne disant qu’elle avait été menacée par un homme ayant un pistolet, selon un communiqué des forces de l’ordre.

« Une altercation a suivi entre Sterling et les agents. Sterling a été abattu au cours de l’altercation et est décédé sur place », a écrit la police sur Facebook. Les deux agents ont été suspendus temporairement, conformément à « la procédure en vigueur », a précisé la police.

Le site Vox indique qu’il était connu des services de police pour diverses affaires dans les années 1990 et 2000.

Le médecin légiste qui a pratiqué l’autopsie d’Alton Sterling, cité par The Advocate – le principal quotidien de Louisiane – a indiqué que la victime a été tuée de plusieurs balles, dans le dos et la poitrine.

Le propriétaire du magasin a indiqué que la victime n’avait pas d’arme à la main, ne mettait pas la main dans sa poche pour saisir l’arme (que la police dit avoir récupéré dans une poche de la victime) et que les deux agents du BRPD étaient agressifs dès les débuts de l’altercation.

Plus de 500 personnes tuées par la police en 2016

Une centaine de personnes se sont rassemblées mardi soir devant le magasin où les faits se sont produits. Levant les mains en l’air, ils criaient « Ne tirez pas » et « Black Lives Matter » (« Les vies des Noirs comptent »), du nom du mouvement qui dénonce les abus policiers contre les Afro-américains aux Etats-Unis, après la mort de Michael Brown, à Ferguson, dans le Missouri, en août 2014.

La mort de plusieurs hommes noirs, tués par la police aux Etats-Unis ces dernières années, a avivé les tensions raciales et suscité de nombreuses manifestations qui ont parfois dégénéré en émeutes.

Selon le Washington Post, plus de 505 personnes ont été tuées par la police américaine depuis le début de l’année 2016. Vox ajoute que les Afro-Américains représentent 31 % des personnes tuées par la police, même s’ils ne représentent que 13 % de la population des Etats-Unis.

La mort d’Alton Sterling est un « lynchage légal. La justice doit l’emporter. #Outré », s’est indigné le révérend Jesse Jackson, célèbre militant pour les droits civiques.

« Il n’a même pas eu une chance », s’est désolée mercredi la tante de la victime, Sandra Sterling, sur CNN. « Si cette personne n’avait pas été là pour filmer cette vidéo sur un téléphone portable, on ne saurait rien aujourd’hui », a-t-elle poursuivi. Ses proches ont appelé les manifestants à garder le calme.

Le département de la justice américain a annoncé l’ouverture d’une enquête fédérale pour violation des droits civiques concernant la mort d’Alton Sterling, rapporte le New York Times, tandis que John Bel Edwards, le gouverneur de Louisiane, appelle au calme les habitants de Bâton-Rouge.

Source :
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/07/06/indignation-en-louisiane-apres-la-mort-d-un-afro-americain-abattu-par-la-police_4965069_3222.html

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