Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du C.L.A.P33
  • : Collectif bordelais Contre les Abus Policiers
  • Contact

Recherche

LOIS LIBERTICIDES

Contester une amende
pour manif interdite

Juin 2019 : klik !

******

La censure
sur Internet

Avril 2019 : klik !

******
Etat d'urgence


Le cadre légal : klik


****
Kezaco la loi
"Etat d'urgence"



C'est par là : klik !

*****
Notre Facebook

 

C'est par là :
facebook.com/clap33

*****

Agenda des luttes

 En ligne ici : klik !

Et encore...

 



https://a2-images.myspacecdn.com/images04/2/8050b970040d479da3e063184a2bbb9c/full.jpg

 


 

 

https://a4-images.myspacecdn.com/images04/10/085780129eb0413dbdf3961ab6da8567/full.jpg

 

 

23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 11:10

Le 11 juin 2015

Bien sur que vous vous souvenez d’elle ! La Turquie toute entière se souvient d’elle !

Ceyda Sungur, la ‘femme à la robe rouge’ est passée au rang de véritable passionnaria dans la mémoire collective turque. Cette académicienne, militante de la première heure, était dans le parc de Gezi lorsque les flics ont chargé, un beau matin de juin 2013. Comme beaucoup d’autres femmes et hommes présents ce jour là, elle fit rempart de son corps devant les arbres, afin d’empêcher les pelleteuses de Tayyip de faire leur sale boulot.

Fatih Zengin, c’est ce poulet dopé aux hormones complètement enragé que l’on voit donner l’assaut de façon démente à ce moment là, courant derrière les militants pour les gazer et les frapper de toutes ses forces.

La presse était là, et l’incroyable scène fut filmée et photographiée sous tous les angles. Et très vite, les images firent le tour du monde…

La réponse des flics sur les militants pacifistes de Gezi fut tellement disproportionnée, que ce fut la goutte d’eau d’une politique d’austérité qui fit déborder le vase. Le soir même Istanbul se révoltait et descendait dans les rues, et ce fut l’étincelle qui embrasa la Turquie du Nord au Sud et d’Est en Ouest.

Cet instant d’une rare violence de ce flic gazant cette militante pacifiste et ses compagnons de lutte, qu’elle devint très vite “La femme en robe rouge”, icône moderne de la lutte contre la répression policière et le Pouvoir à Gezi, non seulement en Turquie mais un symbole universel et intemporel.

L’ironie de la résistance, le photographe Osman Orsal qui avait fait le fameux cliché, avait lui-même été blessé par la police le lendemain recevant une bombe de gaz lacrymogène en pleine tête.

Depuis toujours présents sur tous les fronts, les résistants se battent aussi bien dans la rue que par voies administratives et judiciaires. Ainsi, comble du dindon de la farce, une plainte a donc été déposée et en décembre 2014 contre Fatih Zengin, qui s’est retrouvé fissa devant le juge. Accusé d’abus de fonction [ce qui peut correspondre en France à violences par personne dépositaire de l'ordre public"], une peine de prison d’un an et demi jusqu’à 3 ans fut requise à son encontre.

Lors de cette première audience, le policier s’était défendu : “Nous avions des ordres insistant pour utiliser du gaz lacrymogène. J’étais pris dans la panique. J’ai aspergé du gaz.”. Quant à Ceyda, elle exprimait l’avis de tous les résistants : “S’il avait eu une arme dans sa main, cet homme aurait pu me tuer, comme le policier qui a tué Ethem Sarısülük”.

Fatih Zengin avait expliqué les conditions difficiles et la pression dans lesquelles les forces de sécurité intervenaient. En précisant : “Dans le parc nous avions en face de nous un groupe illégal”, et avait ajouté, ne craignant rien, pas même le ridicule, vu que les nombreuses images prises ce jour là démontrent le contraire : “Ils résistaient pour nous empêcher de faire notre travail et ils avaient commencé à nous attaquer verbalement et physiquement.”.

Le policier se plaignant du fait que son masque à gaz lui serrait trop, l’empêchant de respirer convenablement, et d’avoir souffert des gaz suite aux fuites, il avait exposé ses conditions de santé à l’époque. “J’ai été opéré trois fois de mon épaule droite, et malgré le rapport de mon médecin qui m’indiquait une quatrième opération, j’avais été obligé de travailler dans la souffrance pour combler le manque de personnel et la charge de travail à cette période.”

Le policier Fatih avait bien insisté que le jour de l’incident, autour de 13h, le groupe de résistants bien que sommés de se disperser, résistait; que ses supérieurs hiérarchiques avaient ordonné “d’avancer et d’utiliser les gaz”; et avait donc essayé d’avancer en utilisant le gaz de façon “proportionnelle”.

“Quand j’ai avancé, certains résistants sont tombés par terre dont cette dame. Elle s’est relevée subitement et j’ai continué d’asperger. Il m’était impossible de calculer la distance qui nous séparait”.

Fatih avait raconté qu’un des résistants lui avait donné un coup de pied, dans l’action, et qu’il avait répondu également par un coup de pied “reflexe”. “Comme j’ai déjà exprimé dans l’état de santé où j’étais, et dans la panique, malgré le fait que j’ai essayé d’intervenir de façon correcte,  j’ai pu avoir des gestes involontaires.”

“Notre supérieur Mesut Karabıyık nous avait autorisé d’utiliser les lacrymogènes, mais nous ne l’avions pas fait. Nous l’avons fait sur l’ordre donné par Ramazan Emekli, Sous Directeur de la Sécurité d’Istanbul.” Suite à cette déclaration de Fatih, cette première audience s’était terminée afin de prendre les témoignages des responsables hiérarchiques au 10 mars 2015.

Lors de la seconde audience, comme attendu, la responsabilité des ordres donnés concernant les répressions violentes devint une balle de ping pong que chaque responsable se renvoyait à son supérieur hiérarchique.

Mesut Karabıyık, le supérieur du policier Fatih, avait déclaré qu’il n’avait pas donné d’ordre pour l’usilisation de gaz, et qu’il navait pas vu Fatih en faire usage.

Zeki Bayrak, le responsable de l’équipe d’intervention avait apporté son témoignage à son tour : “Celui qui tient un talkie walkie derrière Fatih [sur les images] c’est moi. Je n’ai pas donné d’ordre à Fatih. Par contre j’ai bien entendu l’ordre d’asperger les résistants de gaz donné par notre sous Directeur Ramazan Emekli comme d’autres policiers autour de moi l’ont également entendu.”

Le Sous Directeur Ramazan Emekli avait alors à son tour catégoriquement nié l’accusation du policier Fatih, en déclarant : “Nous ne pouvons donner aucun ordre, c’est le responsable des équipes spéciales qui le fait. Je n’ai aucune idée sur les raisons pour lesquelles des gaz lacrymogènes ont été utilisées sur le peuple.” Il avait par la suite affirmé : “Après avoir regardé les vidéos de l’intervention dans les médias, je ne vois aucune raison pour que la police puisse utiliser des gaz.”

*****

Aujourd’hui, le 10 juin 2015, 2 ans après l’événement, le verdict est tombé.

Ironique, cette décision donne le sourire :
Le policier Fatih Zengin a été condamné à 20 mois de prison avec sursis.
Le Tribunal d’Istanbul a également condamné Fatih, à planter 600 arbres !

C’est une excellente nouvelle mais n’oublions pas que 5 jeunes personnes on été tuées par la police, dans les mêmes circonstances que Rémi à Sivens et leur meurtriers ne sont pas condamnés, ou jugés,  parfois leur identité n’a pas été révélée, les procédures judiciaires sont volontairement traînées. Ce dossier est sans doute tombé dans les mains d’un Juge qui a du bon sens, le verdict reste donc exceptionnel et symbolique.

Source :
http://kedistan.fr/2015/06/11/un-flic-de-gezi-condamne-a-planter-des-arbres/

Partager cet article
Repost0
22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 12:06

Le 13 juin 2015

Depuis deux jours, des gendarmes français les empêchaient de franchir la frontière. La police italienne est intervenue samedi 13 juin, en fin d’après-midi, pour disperser les quelque 200 migrants rassemblés à Vintimille, à quelques encablures de la frontière franco-italienne.

Equipés de casques, visières et boucliers, les policiers italiens tentaient sans ménagement de repousser les migrants en direction de la ville italienne de Vintimille, à 5 km du poste-frontière.

Selon un responsable local de la police italienne, les forces de l'ordre souhaitaient éloigner les migrants de la frontière pour les emmener en bus vers des centres d'accueil de la province d'Imperia.

Les voisins de l’Italie ont bouclé leurs frontières

Une cinquantaine d'hommes, qui souhaitaient passer la frontière, refusaient d'obtempérer et s'étaient réfugiés sur des rochers. « Où sont les droits de l'homme ? » criaient certains, après avoir été bousculés par les policiers italiens.

La majorité des migrants s'est finalement pliée aux ordres de la police et est partie à pied en direction d'un tunnel sur la route conduisant à Vintimille. Ces 150 à 200 migrants, pour la plupart en provenance d'Afrique, bloqués depuis jeudi par les autorités françaises à la frontière franco-italienne, demandaient pacifiquement qu'on les « laisse passer » pour qu'ils puissent gagner le pays européen de leurs rêves.

Plus de 50 000 personnes ont débarqué depuis le début de l'année sur les côtes de l'Italie. La plupart souhaitent se rendre dans d'autres pays d'accueil, mais se retrouvent face à des frontières de plus en plus infranchissables. Voisines de l'Italie, la France, la Suisse et l'Autriche ont toutes bouclé leurs frontières. Seul le passage par la Slovénie reste parfois possible.

Source :
http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2015/06/13/les-migrants-rassembles-a-la-frontiere-franco-italienne-disperses-par-la-police_4653690_1654200.html

Partager cet article
Repost0
22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 11:58

Reçu le 8 juin 2015

Ce mercredi 10 juin 2015 un peu avant 6h du matin, différentes équipes de l'anti-terrorisme ont perquisitionné 4 domiciles où habitent des compagnon.e.s ainsi que le local de lutte contre la maxi-prison "le passage". Ces perquisitions ont été effectuées dans le cadre d'une opération nommée "cavale".

6 compagnon.e.s ont été embarqué.e.s aux bureaux de la police fédérale, puis relâché.e.s autour de 13h après avoir été auditionnées...

Auditions auxquelles personne n'avait rien à dire.

Au-delà de l'informatique et des téléphones, l'attention des flics a spécialement été portée sur tout ce qui était propagande (revues, journaux, affiches,...) qui était épluchée et souvent emmenée.

Pour ce qu'on en sait pour le moment, ces arrestations font suite à une enquête ouverte en 2013 pour "incitation à commettre des actes terroristes" et "participation à une organisation terroriste".

Cette enquête est dirigée par le juge d'instruction De Coster.

LA PERMANENCE DU PASSAGE SERA ASSURéE ce mercredi à partir de 17h, et un POINT INFO est prévu à 19h.

Toujours en lutte contre la prison et le monde qui va avec.

La Lime

***

Depuis Indymedia Bruxelles le 12 juin 2015

Incitation ? INVITATION !

Il y a quelques jours des compagnonnes en lutte contre la construction de la plus grande prison de Belgique ont été perquisitionnées par la brigade anti-terroriste. Dans la bouche du pouvoir ce qu’on leur reproche s’appelle « incitation à commettre des actes à visée terroriste ».

Ces manœuvres judiciaires sont une attaque évidente aux idées et aux pratiques de lutte qui ne se contentent pas des miettes laissées par le pouvoir pour s’attaquer à l’Etat et au système qu’il consolide.

C’est une attaque aux luttes qui avancent la possibilité de s’organiser de manière directe face aux humiliations quotidiennes. Sans syndicats, sans partis ou autres petits chefs qui veulent gérer le système.

Ce à quoi l’État vise à travers ses lois (et ici celles plus spécifiques de l’« anti-terrorisme ») c’est qu’il n’y ait plus de contestation qui puisse s’exprimer en-dehors du cadre prévu par la démocratie pour calmer les insatisfactions inhérentes à un monde où le profit de quelques uns n’est possible que grâce à l’exploitation et à la domination des autres.

Ce à quoi l’État aspire c’est qu’il n’y ait plus de conflit qui s’oppose à lui sur des bases qui remettent en cause sa propre existence.

Et pourtant, en ces temps où de plus en plus de gens sont traités comme de vulgaires déchets de la machine capitaliste. En ces temps où le pouvoir met un coup d’accélérateur et que nos conditions de vies ne cessent de s’empirer ; ce ne sont pas les raisons de se révolter qui manquent !

Que ce soit à l’office des Etrangers, dans les bureaux de l’Onem, à l’école, au boulot, en taule ou psychiatrisées, il est assez clair que nos vies nous sont volées et que le conflit est inévitable si nous désirons les reprendre en main.

Alors quand des esprits rebelles décident de s’opposer à la construction d’une nouvelle prison à Haren. Que ces individus proposent de s’organiser ici et maintenant avec les gens qui se sentent concernés. Qu’ils et elles se donnent les moyens qui leur semblent bons pour enrayer les plans de l’Etat...

Nous nous reconnaissons dans leur lutte et nous sommes solidaires.

Laissons donc les accusations d’« incitations » à l’État et propageons partout et de différentes manières l’invitation à partager notre révolte contre la maxi-prison et le monde qui en a besoin ainsi que contre tout ce qui nous empêche de vivre librement.

Pour un monde sans fric ni flic.
Sans Etat ni patron.
Sans facho ni macho.

Solidarité dans la lutte.

Et bisous…

Source :
http://bxl.indymedia.org/spip.php?article7794

***
Un autre article sur le site de la lutte anti-prison
Aux incontrôlables
http://www.lacavale.be/spip.php?article228

Partager cet article
Repost0
22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 10:40

Le 9 juin 2015

La police est intervenue, vendredi, contre des adolescents qui faisaient la fête dans une piscine résidentielle. Selon des témoins, la situation a dégénéré après une altercation causée par des insultes racistes.

Alors que les Etats-Unis sont encore marqués par les récents cas de violences policières sur des Noirs, une nouvelle vidéo a choqué le pays. Sur les images, on peut voir un policier blanc plaquer violemment au sol une adolescente noire en bikini, vendredi 5 juin à McKinney (Texas), avant de menacer avec son pistolet deux amis de la jeune femme venus à son secours. L'agent a été suspendu "en attendant les résultats de l'enquête", a annoncé dimanche le chef de la police locale. Depuis, des détails, qui en disent long sur les tensions raciales aux Etats-Unis, ont émergé sur les origines de cette scène violente.

Que faisaient ces jeunes dans le quartier ?

Les adolescents participaient à une fête, vendredi, organisée autour d'une piscine réservée aux habitants de cette zone résidentielle de McKinney, à l'occasion de la fin de l'année scolaire, a expliqué à Buzzfeed (en anglais) l'auteur de la vidéo, un Blanc âgé de 15 ans. Une image faisant la promotion de l'évènement avait circulé sur les réseaux sociaux, promettant baignade et pique-nique.

La fête était organisée par deux jeunes habitantes d'un lotissement privé et leur mère. L'accès à la piscine était réservé aux résidents, qui pouvaient inviter deux personnes extérieures, explique une chaîne locale. Mais, selon un témoin, qui affirme avoir appelé la police, les jeunes "sautaient par-dessus les barrières" entourant la fête et "s'échangeaient des cartes d'accès". Une information confirmée par l'auteur de la vidéo, Brandon Brooks, à Buzzfeed. Lundi, le riverain en colère a placé sur les grilles entourant la piscine une pancarte pour remercier la police de McKinney "de garantir notre sécurité".

Face à ces affirmations, la mère des deux jeunes organisatrices assure que la règle limitant le nombre d'invités n'est jamais appliquée dans ce genre de fête : "Il y a deux poids, deux mesures", déplore-t-elle, estimant que l'on ne fait du zèle que parce que certains des adolescents invités étaient noirs.

Pourquoi la situation a-t-elle dégénéré ?

Tatyana Rhodes, une des deux jeunes organisatrices de la fête, a expliqué, dans une vidéo publiée sur YouTube, qu'une riveraine avait lancé des insultes racistes à plusieurs de ses amis, avant de lui demander de "retourner dans son logement social".

Des propos qui montrent que "la ségrégation raciale est toujours vivante en Amérique", estime le site Vox. The Atlantic explique que la piscine résidentielle est située dans la moitié ouest de McKinney, qui est à 86% blanche, contre 49% dans l'autre moitié de la ville, où sont concentrés les logements sociaux.

Grace Stone, une jeune fille blanche de 14 ans, explique à Buzzfeed que quand elle a répondu à ces insultes avec ses amis, leur auteure est devenue violente. Sur une vidéo diffusée sur Twitter, on peut ainsi voir ce qui semble être cette première altercation durant laquelle une adolescente noire et une femme blanche d'âge moyen se tirent les cheveux avant d'être séparées par leurs amis respectifs.

Comment s'est déroulée l'intervention policière ?

Les officiers de police sont alors arrivés sur les lieux. Ils étaient douze, selon la chaîne locale WFAA. Dans un message posté dimanche sur Facebook, la police de McKinney explique avoir répondu à un appel mentionnant des troubles causés par "plusieurs jeunes qui ne vivaient pas dans la zone, n'avaient pas la permission d'être là et refusaient de partir".

"Une bagarre a éclaté entre une mère et une fille, et quand les policiers sont arrivés, tout le monde a couru, même ceux qui n'avaient rien fait", confie Brandon Brooks, qui raconte que les agents ont ordonné aux jeunes de se mettre à terre avant d'en menotter certains. "Tous les gens qui étaient mis à terre étaient noirs, mexicains, arabes. (...) C'est un peu comme si j'étais invisible", a assuré le jeune adolescent blanc.

Sur les images filmées par Brandon Brooks, on peut voir ainsi un des policiers, Eric Casebolt, manifestement très énervé, lancer des insultes et ordonner à un groupe de jeunes filles de quitter les lieux, avant de s'en prendre à l'une d'elles, Dajerria Becton, 14 ans. "Il m'a attrapée, a tordu mon bras pour le mettre dans mon dos, et m'a poussée dans l'herbe en tirant sur mes tresses", détaille l'adolescente.

Autour d'elle, ses amis tentent d'intervenir, avant qu'Eric Casebolt ne pointe son arme de service sur deux d'entre-eux, qui prennent alors la fuite en courant. L'un d'eux semble être ramené menotté par d'autres policiers, quelques minutes plus tard. La police a expliqué qu'un jeune homme avait été interpellé pour avoir "interféré" dans l'action d'un agent et tenté "d'échapper à une arrestation", sans que l'on sache s'il s'agit du jeune de la vidéo. Menottée et détenue, Dajerria Becton est relâchée dans la soirée.

Que s'est-il passé depuis l'incident ?

Après la diffusion de la vidéo, la police de McKinney a annoncé, dimanche, avoir suspendu Eric Casebolt, le temps qu'elle enquête sur les images. Lundi, des centaines de personnes ont manifesté dans cette ville du Texas, pour demander plus de justice et le renvoi du policier. Les manifestants ont défilé en criant "let's go swimming" ("allons nous baigner"), mais aussi des slogans déjà entendus à Ferguson ou Baltimore.

https://vine.co/v/eO7A9puEIZd

Source :
http://www.francetvinfo.fr/monde/ameriques/texas-ce-que-ne-montre-pas-la-video-de-l-adolescente-en-bikini-frappee-par-un-policier_943297.html

Partager cet article
Repost0
18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:48

Le 30 août 2014

En vous observant, Facebook peut deviner quand vous tombez amoureux, Google sait quelles langues vous parlez ou si vous avez l’habitude de fréquenter un lieu de culte.

Depuis les révélations d’Edward Snowden, on ne cesse de vous bassiner de données et métadonnées. Les entreprises les captent, les Etats les soutirent, les citoyens les fuitent, tout le monde surveille tout le monde.

Dans ce débat qui confine à la paranoïa, les internautes se rassurent comme ils peuvent. Après tout, je suis un être complexe, ce n’est pas en espionnant mon profil Facebook et mes recherches YouTube qu’on va me cerner. Et puis, quand bien même, « je n’ai rien à cacher ».

Certes, il n’est pas question ici de tout savoir sur vous, citoyen lambda, pour vous faire chanter ou vous extorquer quoi que ce soit. Les buts sont bien plus pratiques : marketing, publicité, développement de services, faire de l’argent.

Pourquoi, malgré tout le travail de sensibilisation réalisé sur l’importance du droit au respect de la vie privée, y a-t-il si peu d’inflexion dans nos usages numériques ? Probablement la « donnée » est-elle un concept trop abstrait.

Dans ce cas, donnons-lui un corps.

1 - Vos e-mails
Amis, collègues, proches...

On peut en apprendre beaucoup sur vous en regardant vos courriels. Au risque de surprendre, ce n’est pas tant leur contenu qui est révélateur que les métadonnées qui y sont associées : avec qui vous correspondez, quand, où...

Si vous êtes l’heureux détenteur d’une messagerie Gmail, troisième service e-mail en France, ou d’un compte Yahoo, vous pouvez faire le test vous-même grâce à des chercheurs du MIT (Massachussetts Institute of Technology) qui ont mis en ligne une application se synchronisant avec votre compte : Immersion.


Capture d’écran d’Immersion (Philippe Vion-Dury)

Qu’est-ce qu’on y découvre ? Le nombre d’e-mails échangés, de contacts, la temporalité des communications. On peut identifier ses cercles relationnels : famille, travail, université, école.

On peut encore repérer la date de leur création, donc la date de rencontre ou de début de contrat, les lieux où l’on a travaillé, étudié, vécu, et combien de temps.

2 - Vos réseaux sociaux
« Likes », statuts, relations...

Viennent les réseaux sociaux et leur alpha mâle incontesté : Facebook. Que révèlent les données liées à votre activité sur ce réseau qui entretient un écosystème subtile où intimité et exhibitionnisme se fondent ?

L’entreprise WolframAlpha met à disposition un outil gratuit pour jeter un œil dans ses données. Il y a des informations peu utiles comme le nombre de publications, la part de statuts, commentaires, liens, photos, mots-clefs...

En revanche, on retrouve, à quelques erreurs et oublis près, les différents cercles d’amis, des personnes marquées d’un code couleur pour leur rôle qu’elles ont joué dans notre vie sociale (proches, entremetteurs, outsider...).

On y trouve aussi les liens postés, donc les musiques « likées », articles de journaux partagés, et par extension on peut deviner aisément certains goûts, intérêts voire penchants politiques.


Capture d’écran de WolframAlpha

On sait aussi que Facebook peut corréler des données et discerner des choses qui nous échappent : évaluer la charge émotionnelle de nos messages par exemple, ou encore deviner si nous tombons amoureux ou démarrons une relation intime.

3 - Vos moteurs de recherche
Passions, achats, régime, vacances, porno...

Le mastodonte des moteurs de recherche, c’est définitivement Google avec près de 95% de parts de marché en France. Lorsque vous tapez une recherche, le moteur va automatiquement vous proposer de compléter votre phrase, vous suggérer des requêtes alternatives, faire remonter certaines réponses et colorer les liens où vous vous êtes déjà rendus en violet.

Pas de mystère sur ce petit miracle algorithmique : les données. Toutes vos errances sur le Web sont enregistrées dans les serveurs colossaux de la firme, des sites d’information aux questionnements sur la perte de poids en passant par les emplettes et la consommation pornographique. Et ça vaut pour YouTube également, propriété de Google.

Un outil maison aux fonctionnalités plutôt limitées permet d’y accéder. On peut retrouver les milliers, les dizaines de milliers de recherches effectuées ces dernières années. On peut aussi y deviner le rythme de travail, des horaires aux jours en passant par les vacances.

Google peut aussi deviner quelles langues étrangères sont parlées, les destinations de vacances, les centres d’intérêt, les sites préférés, les livres lus etc.


Capture d’écran d’un historique Web

Vous pouvez effacer cet historique de manière assez précise, mais ne vous leurrez pas : les données ne sont pas supprimées mais seulement « plus associées » à votre compte. Google a d’autres moyens de suivre votre navigation grâce aux cookies ou au navigateur Chrome, développé par l’entreprise.

4 - Votre navigation

Le cookie, c’est un petit bout de programme placé dans votre ordinateur par un site que vous visitez ou par d’autres sites avec l’accord du premier. Il sert de témoin (pour ne pas dire de mouchard) de votre navigation.

Pour résumer : il ne vous lâche pas d’une semelle et récupère des données sur vous. Mais même sans déposer de cookies, des sites tiers peuvent également être avertis de votre navigation.

Faites le test (et réglez vos paramètres) en installant des modules directement dans votre navigateur, comme Ghostery ou Disconnect. Ce dernier permet de visualiser pour chaque visite le nombre de sites avertis de votre présence.


Capture d’écran de Disconnect

Vous pouvez aussi visualiser et observer toute votre navigation en téléchargeant Cookie Viz, logiciel proposé par la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés), ou plus simplement en installant le module Lightbeam sur Firefox.


Capture d’écran Lightbeam

Chaque triangle représente un site tiers qui sait que vous avez visité le site principal. Certains d’entre eux (liens violets) en ont profité pour déposer un cookie sur votre machine. En deux jours, c’est près de 350 sites tiers qui ont repéré mon activité (non protégée), soit quatre fois plus que les sites visités en première intention.

5 - Votre smartphone

Votre smartphone lui aussi est connecté au réseau. Il est plus difficile en revanche d’estimer où vont les données que vous générez. Si vous utilisez les services populaires comme (Gmail, Chrome, Facebook, Twitter), toutes les données vues précédemment sont pareillement générées et synchronisées sur les serveurs principaux.

Mais d’autres données sensibles sont stockées sur votre téléphone : identité, informations personnelles, carnet d’adresses, textos, photos, etc. Et lorsque vous installez une application, certaines d’entre elles demandent l’accès et se servent.

Pour s’en rendre compte et faire un peu de nettoyage, l’application My Permissions est plutôt pratique. On peut s’apercevoir par exemple qu’une appli « lampe » accède à la position géographique du porteur, ou que des jeux vidéos scannent vos e-mails et vos contacts.


Capture d’écran My Permissions

Difficile ensuite de savoir où vont ces données et quelles utilisations en sont faites.

Reste une donnée générée par votre smartphone, peut-être la plus sensible lorsque liée à votre identité réelle : la géolocalisation. Là encore, Google se taille la part du lion avec son appli Google Maps et son système d’exploitation Android.

Il faut aller sur un outil bien caché : Location History. Une fois activée, cette option vous permet de consulter tous vos historiques de déplacement. Ce qui donne une idée très, très détaillée de votre journée.


Capture d’écran de l’historique de déplacement Google

On se rend compte que celui qui a accès à ces données peut savoir où vous habitez, travaillez, déjeunez, si vous vous rendez dans un lieu de culte, combien de fois vous sortez par semaine, vos habitudes de shopping, votre niveau social, la nature de vos loisirs, où vous voyagez, partez en week-end...

Et pas facile de s’en débarrasser : « La suspension de l’historique des positions ne désactive pas non plus la mise à jour de la position ni les services de localisation de votre appareil », vous rappelle Google.

En se penchant un peu sur les informations obscures que nous donne Google, on se rend vite compte que les données ne sont pas supprimables, que des données seront toujours collectées, et qu’à moins de ne se servir d’aucune appli utilisant la géolocalisation, on ne peut pas échapper au géant si on fait partie des 85% d’individus qui utilisent Android dans le monde.

6 - Et si on croise ces données...

A ce stade, on peut encore se dire qu’après tout, ces données sont de natures variées, que les entreprises qui les récoltent sont nombreuses, et que prises indépendamment, elle ne sont finalement pas si utiles.

Certes. Mais croisez ne serait-ce que trois jeux de données : recherches internet, géolocalisation et e-mails. Vous obtenez une description extrêmement précise de chaque individu, de ses penchants politiques à ses croyances religieuses, de ses loisirs à son travail, de ses habitudes de consommation à ses centres d’intérêt intellectuels, de ses réseaux relationnels à ses aventures extra-conjugales...

Ces trois jeux de données, Google les a. Mais tous les acteurs du Web aujourd’hui tendent à cette centralisation, et tous ambitionnent d’être le « hub » auquel toutes nos activités sont liées.

Cette concentration des données est inquiétante, et l’on peut rapidement se sentir impuissant devant l’omniprésence des géants du Web. Une « hygiène numérique » simple suffit pourtant à limiter fortement ce pouvoir, en protégeant et paramétrant correctement votre smartphone, en changeant quelques pratiques et outils sur votre ordinateur.

Vous pouvez vous tourner vers les guides de défense proposés par les organisations de défense des droits comme EFF ou La Quadrature du Net, et suivre les recommandations et fiches techniques de la CNIL.

Source :
http://rue89.nouvelobs.com/2014/08/30/grace-a-donnees-peut-tout-savoir-voyez-meme-254336

Partager cet article
Repost0
18 juin 2015 4 18 /06 /juin /2015 10:00

Le 6 juin 2015

Facebook va peut-être empêcher les personnes en retard à un rendez-vous de mentir en disant qu’ils sont « bientôt arrivés ». Le réseau social vient d’ajouter une nouvelle fonctionnalité de géolocalisation à son application Messenger.

Désormais, n’importe quel utilisateur pourra – durant une conversation – envoyer une carte du lieu où il se trouve à son ou ses interlocuteurs. Il est également possible de partager la carte d’un lieu où l’on ne se trouve pas. Cette fonction servira par exemple à fixer des lieux de rendez-vous ou choisir un bar ou un restaurant.

Dans son communiqué, Facebook a également voulu rassurer ses utilisateurs sur la collecte de leurs données de géolocalisation. « Messenger ne collecte pas d’informations de localisation en arrière-plan, seulement lorsque vous sélectionnez un lieu et appuyez sur “Envoyer dans l’application” », indique le post de blog.

Facebook a pourtant créé un petit scandale fin mai quand un étudiant en informatique américain a découvert que Messenger communiquait par défaut les données de géolocalisation de chaque message envoyé.
Lire ici :
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/05/28/comment-facebook-messenger-vous-permet-de-tracer-vos-amis_4642421_4408996.html

Ainsi, cet étudiant de Harvard a développé une extension Google Chrome permettant de suivre à la trace ses amis Facebook en fonction des messages qu’ils envoient sur Messenger.

Cette application, qui a depuis été désactivée à la demande de Facebook, avait pour but de sensibiliser aux intrusions du réseau social dans nos vies privées.

Source :
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/06/05/facebook-messenger-permet-d-envoyer-une-carte-precise-de-sa-geolocalisation_4648091_4408996.html

Partager cet article
Repost0
17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 10:23

Le 13 juillet 2012

Tout ce que vous écrivez sur Facebook – y compris la messagerie privée – est scruté par les ordinateurs de Facebook, à la recherche d’activités criminelles.

Si un comportement suspect – pédophilie, harcèlement... – est détecté par ses algorithmes, le cas remonte à l’équipe de sécurité du réseau social. C’est seulement à cette étape que des yeux humains se posent sur des discussions privées. Le cas échéant, le géant d’Internet se met en relation avec la police.

Toutes les entreprises surveillent ce qui se trame sur leur réseau. Mais une interview accordée à Reuters par Joe Sullivan, responsable de la sécurité à Facebook, est venue donner davantage de détails sur la manière dont Facebook a automatisé le processus de détection et comment, contrairement à d’autres géants, ce dernier est entièrement internalisé.

Une détection intelligente

Facebook se concentre en priorité sur les discussions supposées à risques. Le système accorde moins d’importance aux conversations entre deux membres qui ont l’habitude de discuter ensemble. En revanche, si deux membres ne sont pas amis, ont peu d’amis en commun, discutent pour la première fois et n’habitent pas dans la même zone, Facebook surveillera de plus près leurs échanges. Evidemment, les profils des mineurs font l’objet d’une attention particulière.

Mieux : les programmes de surveillance prennent également en compte des phrases utilisées dans leur chats Facebook par des délinquants interpellés par le passé.

Un sujet délicat

Facebook est généralement très discrète sur la façon dont elle surveille ses utilisateurs. D’abord parce que l’entreprise craint qu’on lui reproche son peu de précaution vis-à-vis de la vie privée (elle en a l’habitude). L’autre raison est avancée par Reuters : avec cette technologie, Facebook ne détecte que très peu de comportements anormaux.

L’interview de Reuters ne donne pas le nombre de cas transmis par Facebook aux services de police. Elle ne mentionne qu’un seul cas où Facebook est intervenu : un homme d’une trentaine d’années qui avait donné rendez-vous à une jeune fille de 13 ans au mois de mars. Mais Reuters cite « une demi-douzaine » d’officiers « louant » la manière dont « Facebook suscite des enquêtes ».

« J’ai l’impression que pour chaque personne que nous arrêtons, dix autres passent à travers les mailles du filet », confirme à Reuters Jeffrey Duncan, de la police de Floride.

Joe Sullivan, le chef de la sécurité de Facebook, est évidemment très prudent :

« Nous n’avons jamais voulu mettre en place un environnement dans lequel nos employés ont accès à des conversations privées, c’est donc très importants que nous utilisions une technologie de détection qui a un taux de faux positifs [fausses alertes, ndlr] très bas. »

Dans sa communication officielle, Facebook ne parle pas de ce sytème : ni dans sa page destinée aux forces de l’ordre, ni dans le document confidentiel à l’intention des autorités de police et de justice, fuité fin 2011.

« La question, c’est la transparence de Facebook »

Raphaël Rault, avocat au cabinet BRM, rappelle que ce type de technologie n’est pas nouveau :

« Les CGU [conditions générales d’utilisation, ndlr] du service utilisé peuvent prévoir ce “scan” des messages, à des fins de détection des comportements violents ou contraires aux bonnes mœurs. Quand on utilise un compte Gmail par exemple, un robot scanne nos e-mails pour proposer de la publicité ciblée. »

Au niveau du droit, la détection automatique ne change pas vraiment la donne :

« Il est possible d’avoir une modération automatique, basée sur des mots-clés par exemple, qui va systématiser le contrôle. Le code pénal, qui définit le statut des correspondances privées, s’applique, mais il faut également prendre en compte les finalités d’un tel traitement.

Cela peut par exemple permettre au prestataire technique [ici, Facebook, ndlr] de ménager sa responsabilité : en France, on doit retirer un contenu manifestement illégal qui lui est signalé, y compris par un moyen automatique.

La question, c’est la transparence, savoir si Facebook a informé ses utilisateurs. »

Source :
http://rue89.nouvelobs.com/2012/07/13/comment-facebook-lit-vos-messages-prives-et-peut-les-montrer-la-police-233828

Partager cet article
Repost0
16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 11:29

Le 5 juin 2015

Les données personnelles de quatre millions d'employés fédéraux ont été piratées dernièrement. Selon le Washington Post, l'attaque aurait été perpétrée depuis la Chine. Pékin proteste contre ces accusations.

C'est la dernière offensive numérique en date contre des intérêts américains. Cette "cyber-intrusion" de grande ampleur a été détectée en avril 2015 par l'Office of Personnel Management (OPM), qui gère les effectifs du gouvernement et attribue des centaines de milliers d'accréditations aux fonctionnaires fédéraux chaque année.

L'OPM affirme que les données personnelles d'environ 4 millions d'employés - actuels et anciens - du gouvernement auraient ainsi été compromises et a annoncé que ces personnes seraient informées à partir du 8 juin. L'objectif des pirates-espionnage ou vol d'identités à des fins crapuleuses- n'est pas encore déterminé avec précision.

La Chine proteste

Le FBI a indiqué dans un bref communiqué enquêter sur cette affaire et "prendre au sérieux toutes les attaques potentielles contre les systèmes du secteur public et privé". La police fédérale a estimé que "tous ceux qui constituent une menace dans le cyberespace" devraient rendre des comptes.

Selon le Washington Post, qui cite des responsables américains sous couvert d'anonymat, l'attaque aurait été fomentée en décembre par des pirates informatiques chinois. Si cela est confirmé, il s'agirait du deuxième piratage majeur de cette agence perpétré depuis la Chine.

Pékin a rapidement réagi,en affirmant qu'évoquer "sans enquête en profondeur" sa responsabilité est "irresponsable et sans fondement scientifique".

L'an dernier, des pirates chinois s'étaient en effet déjà introduits dans le réseau informatique de l'OPM et de deux sous-traitants, ciblant en particulier les dossiers de candidature pour une accréditation secret défense de dizaines de milliers d'employés.

Source :
http://lci.tf1.fr/monde/amerique/etats-unis-le-gouvernement-federal-pirate-des-chinois-soupconnes-8618022.html

Partager cet article
Repost0
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 10:50

Le 31 mai 2015

Selon une enquête du « Washington Post », au moins 385 personnes ont été abattues depuis le début de l'année par les forces de l'ordre. Les deux tiers des victimes non armées sont noires ou hispaniques.

Rapports de police, interviews, articles des journaux locaux… Le Washington Post a publié ce week-end une vaste enquête sur les fusillades qui ont éclaté aux Etats Unis en 2015 entre la police et les citoyens. Conclusion : la police américaine a tué au moins 385 personnes depuis le mois de janvier soit, en moyenne, plus de deux personnes par jour.

Ce chiffre est bien plus élevé que celui fourni par les données fédérales officielles puisque les 18 000 agences de police d’Etats ou locales ne sont pas tenues de publier les statistiques sur ce type d’homicides. « Ces homicides sont largement sous évalués », affirme au journal Jim Bueermann, ancien chef de police aujourd’hui à la tête d’une ONG qui cherche à améliorer l’application des lois. « Nous ne réduirons pas le nombre d’homicides par la police si nous ne commençons pas par collecter correctement ces informations .»

C’est donc ce qu’a fait le Washington Post en épluchant tous les détails concernant les victimes, âgées de 16 à 83 ans, abattues par la police : étaient-elles armées ou non ? Dans quelles circonstances sont-elles décédées et quelles sont leurs origines ?

Noirs, pauvres et malades mentaux, bien plus victimes des tirs de policiers

Conclusion : selon le journal, la moitié des victimes de tirs policiers en 2015 sont des Blancs et l’autre moitié est issue des diverses minorités du pays. Parmi les victimes non armées abattues par la police, les deux tiers sont des Noirs ou des Hispaniques. La plupart des victimes sont pauvres, souvent connues des services de police pour des faits mineurs et souffrent souvent de problèmes psychologiques. Dans la moitié des cas, la police est intervenue pour répondre à un appel d’urgence : un SDF instable, un jeune qui tente de se suicider ou un ami menacé de violences. Près d’un quart des personnes tuées souffraient d’une maladie mentale.

A lire aussi : La vidéo amateur d’un SDF tué par la police

Le Post raconte par exemple qu’une mère a un jour appelé la police en Floride parce que son fils, schizophrène, voulait rester dehors en caleçon en plein hiver. Il agitait un manche à balai quand les forces de l’ordre sont arrivées. Après avoir tenté de l'étourdir au moyen d'un taser, la police lui a tiré dessus. Ces homicides sont donc souvent le fruit d’altercations au départ mineures entre la police et des citoyens, explique le Washington Post.

Dans 16% des cas, les victimes n’étaient pas armées

Dans 16% des cas, les victimes ne sont pas armées ou portent un faux pistolet. Souvent, elles sont en train de fuir les forces de l’ordre quand elles sont abattues. Pourtant, un policier n’est autorisé à faire usage de son arme que lorsque sa vie, ou celle d’autrui, est en danger, souligne le Post. Or, sur les 385 cas mortels relevés par le journal, trois seulement ont donné lieu à des poursuites contre le policier auteur des tirs. Le Washington Post avait déjà révélé, dans une enquête réalisée en avril dernier, qu’en dix ans, seuls 54 policiers américains avaient été poursuivis pour homicide dans l’exercice de leur fonction, pour des milliers de morts.

A lire aussi : Aux Etats-Unis, les policiers rarement condamnés pour meurtre

Lorsque l’affaire passe en justice, il y a, dans la plupart des cas, un témoignage à charge, un tir dans le dos, une suspicion de maquillage d’une bavure ou une vidéo de l’incident. Comme c’est le cas de Michael Slager qui a abattu en avril dernier un homme noir en lui tirant dans le dos. Ces vidéos choc jouent de plus en plus un rôle crucial dans les affaires de violences policières. Malgré tout, Michael Slager ne sera peut-être jamais condamné puisque sur les 54 policiers poursuivis en dix ans, seuls onze agents ont été condamnés, révèle le Washington Post. Bien souvent, l’enquête de police conclut à la légitime défense.

Le Washington Post publie cette enquête au moment où le pays est secoué par un débat très vif sur le niveau des violences policières, notamment à l’encontre des communautés noire et latino. Des émeutes urbaines avaient éclaté après la mort en août 2014 de Michael Brown, un Noir de 18 ans, sous les balles de la police, à Ferguson, dans le Missouri.

A lire aussi : Ferguson : le réveil des démons

Une affaire de bavure policière qui a marqué le pays. Depuis, la Maison Blanche a récemment rendu son rapport pour réformer les pratiques de la police. Elle préconise notamment de rapprocher les forces de l’ordre des minorités ou d’équiper les policiers de caméra embarquées. Et cela dans un contexte encore très tendu puisque d’autres manifestations ont éclaté dans le pays après la mort d’un jeune Noir interpellé par la police à Baltimore.

Selon le Post, le gouvernement fédéral devrait déjà systématiquement « analyser les tirs de la police ». Aujourd’hui, le FBI ne recueille les données des personnes tuées par la police que sur la base du volontariat. Les départements de police ne sont pas obligés de les mettre à jour. « Nous voulons faire notre possible pour ne pas ôter la vie de quelqu’un, même dans les pires circonstances », explique le chef de la police d’Oklahoma City au Washington Post, tout en ajoutant que « certaines fusillades sont inévitables ». Mais la police de cette ville a déjà tué quatre personnes depuis le début de l’année, dont un homme de 83 ans.

Cécile BOURGNEUF

Source :
http://www.liberation.fr/monde/2015/05/31/la-police-americaine-a-deja-tue-385-personnes-cette-annee_1320123

Partager cet article
Repost0
12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 12:38

Le 3 juin 2015 - Un article de Nicolas Bourgois

RFID : la police numérique arrive et ses pouvoirs sont illimités.

Vivre avec une puce électronique sous la peau, c’est désormais possible et même recommandé. Les Implant parties fleurissent un peu partout en Europe et l’une est d’ores et déjà prévue à Paris le 13 juin, organisée par le collectif de biohackers suédois Bionyfiken. Au menu : conférences (en anglais) et pose d’implants NFC (garantie indolore).

Festives et hi-tech, ces soirées vantent les mérites de cette dernière folie technologique : plus besoin de badge pour s’identifier, de carte bancaire pour payer ou de code pour déverrouiller son smartphone ou son ordinateur. La puce permet aussi le stockage de données personnelles directement lisibles sur un terminal de lecture.

Selon ses promoteurs, il s’agit avant tout d’améliorer nos capacités d’êtres humains par la biotechnologie et d’optimiser notre rapport à l’environnement, en bref nous faciliter la vie et nous rendre plus efficaces. Il s’agit aussi de préparer l’opinion publique à ce qui sera demain la norme quand les pouvoirs publics rendront le puçage obligatoire.

Pratiqué aux Etats-Unis depuis une dizaine d’années, le puçage cutané s’étend rapidement en Europe. Certaines entreprises suédoises proposent déjà l’implant de puces à leurs employés afin de les rendre plus productifs et en Espagne elles servent de moyens de paiement dans certaines discothèques. Mais l’affichage promotionnel du procédé cache mal sa finalité réelle. Les volontaires de ce marquage électronique dernier cri sont en réalité les cobayes d’un projet d’envergure qui vise ni plus ni moins qu’à rendre l’individu totalement transparent et à le livrer pieds et poings liés aux dispositifs de surveillance et de contrôle.

Identifier et suivre les objets

La technologie RFID (Radio Frequency Identification) permet d’identifier un objet ou un être vivant, d’en connaître les caractéristiques et d’en suivre le cheminement, le tout à distance et sans contact, grâce à une étiquette émettant des ondes radio, attachée ou incorporée à l’objet. Les informations sont stockées sur le produit où l’étiquette est collée ou implantée, et transmises au lecteur RFID par ondes radio.

La RFID est utilisée pour la traçabilité de certains produits ou objets, l’identification des animaux d’élevage (remplaçant le tatouage) ou des individus (par stockage des données biométriques dans les badges électroniques, passeports, cartes d’identité ou d’assurance maladie, titres de transport ou permis de conduire).

De plus en plus présentes dans la vie quotidienne, leur usage est amené à s’étendre toujours plus car il est encouragé par les pouvoirs publics.

Plusieurs pays européens imposent ainsi la pose de puces sous-cutanés pour l’identification des animaux domestiques et, en France, des maternités proposent des bracelets électroniques visant à prévenir l’enlèvement des nourrissons.

Une technologie à hauts risques

Certains dangers liés à l’usage de la RFID ont déjà été relevés.

Si elle ne permet pas théoriquement la surveillance continue des individus, contrairement aux GPS dont sont pourvus les smartphones, l’ensemble des données à caractère personnel contenues dans les puces RFID que nous utilisons, souvent à notre insu, pourrait permettre par recoupement une identification à distance des personnes et de leur pratiques de consommation.

De plus, le piratage est toujours possible : ces ondes étant rarement cryptées, il est très facile de les intercepter et même de les copier sur un autre support, et ainsi d’usurper l’identité d’autrui.

Et rien n’interdit d’y placer des “cookies”, comme ceux qu’envoient les sites web, afin de suivre à la trace le trajet des objets ou des personnes ainsi identifiés. Le risque de traçabilité des individus et le faible niveau de protection de leurs données personnelles ont suscité l’inquiétude de la CNIL.

L’aspect sanitaire pose également problème, la dangerosité des ondes électromagnétiques émises par ce nouveau procédé s’ajoutant à celle des ondes déjà présentes dans la téléphonie mobile et les systèmes Wi-Fi.

Ainsi, un rapport de l’AFSSET déconseille une exposition continue aux ondes de la RFID et préconise une distance minimale d’au moins 20 centimètres, deux recommandations bafouées par le procédé de l’implantation cutanée.

De fait, de nombreuses études révèlent déjà un lien entre implant et survenue de cancers et au vu de leurs résultats on peut légitimement penser que cette nouvelle technique sera l’un des prochains scandales sanitaires.

La société sous l’oeil des puce

Mais le danger principal est surtout d’offrir aux récents projets de surveillance généralisée des populations un outil parfaitement adapté et efficient. Implanté dans le corps de l’individu, la RFID devient l’instrument de contrôle social sans doute le plus redoutable jamais conçu. Le stockage quasi-illimité des données personnelles permet de l’identifier à distance, de savoir (presque) tout de lui et de le suivre dans tous ses déplacements.

Le gouvernement anglais confronté à la surpopulation des prisons étudie la possibilité de remplacer le bracelet électronique, jugé encombrant, par un implant pour surveiller les personnes sous contrôle judiciaire. La Suède, le pays européen le plus avancé dans le projet d’implantation des puces sous-cutanées est aussi le premier à interdire le paiement en espèces : aucune transaction ne doit désormais échapper au regard intrusif de l’État, aucun individu ne doit s’affranchir de l’emprise du système bancaire.

En France, la surveillance électronique par RFID viendra compléter les dispositifs de surveillance numérique prévus dans la loi sur le renseignement en facilitant le profilage électronique et la géolocalisation des personnes jugées à risque, ainsi que les dispositifs de surveillance de l’espace public, notamment l’usage de la vidéosurveillance intelligente permettant d’identifier les individus dans une foule par reconnaissance faciale et de repérer les comportements « suspects ».

La RFID, une arme de guerre

Utilisée pour la première fois en 1940 à des fins militaires (afin de reconnaître les avions amis ou ennemis), la RFID est aujourd’hui l’une des armes qui permet au pouvoir de gouverner par la guerre.

Fusion progressive de la sécurité intérieure et de la défense nationale sous les auspices du Livre Blanc, explosion des moyens alloués au renseignement préventif dans la dernière loi sur le renseignement, militarisation permanente de l’espace public par les plans Vigipirate sous couvert de guerre sans fin contre le terrorisme (et par amalgames successifs contre toute forme de contestation radicale), traque de l’ennemi intérieur socio-ethnique et des déserteurs de la Grande mobilisation contre le terrorisme (ceux qui ne sont pas « Charlie »), fantasme d’une « cinquième  colonne islamiste » dans les banlieues françaises sur fond de guerre de civilisation…

C’est toute la distinction entre temps de guerre et temps de paix qui vole en éclat et nous plonge dans un état de guerre permanente.

Guerre militarisée ou guerre de basse intensité, l’objectif est toujours identique : par l’usage de la force brute, contraindre l’adversaire à se soumettre à nos propres volontés, comme l’écrivait Carl v. Clausewitz.

Et le moyen aussi : laisser à l’adversaire le moins de liberté possible, ce à quoi s’emploient activement les gouvernements successifs depuis une quinzaine d’années en promulguant une série ininterrompue de lois qui réduisent toujours plus les libertés publiques.

La RFID, comme les autres outils technologiques de surveillance et de contrôle alimentant le renseignement préventif, sert le projet totalitaire d’une société d’individus dans laquelle toute notion de vie privée a été abolie et placée sous la domination totale et permanente de l’appareil d’État.

Voir également sur ce site : un entretien à propos de mon dernier ouvrage « La République contre les libertés ».

Source :
https://bourgoinblog.wordpress.com/2015/06/03/rfid-la-police-numerique-arrive-et-ses-pouvoirs-sont-illimites/

Partager cet article
Repost0
12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 11:21

Transmis par le Collectif Opposé à la Brutalité Policière
C.O.B.P - Québec

COMMUNIQUÉ  - Le 3 juin 2015

Dimanche soir, un appel a été logé au SPVM concernant une dispute entre un homme et une femme dans un appartement rue Papineau. Arrivés sur les lieux, les flics sont entré-e-s dans l'appartement, et ont trouvé l'homme de 46 ans assis sur un fauteuil, les mains dissimulées derrière le dos. Les flics lui auraient alors demandé de montrer ses mains. Obtempérant, celui-ci révéla le couteau qu’il dissimulait. Les policiers et policières ont alors ouvert le feu sur lui, tirant cinq balles en sa direction. L'homme est décédé à l'hôpital plus tard dans la soirée.

Avec la police montréalaise, c’est toujours la même ritournelle. Ces assassinats ne sont ni contextuels, ni excusables : l’institution policière est conçue pour tuer.

Les suspects assassinés - ou plutôt mitraillés, lorsqu’on parle de 5, 10 ou 20 balles tirées en leur direction- se multiplient à chaque année.

La sordide histoire du 31 mai dernier est non sans rappeler les cas de Mario Hamel, itinérant en état de psychose, tué alors qu’il éventrait des poubelles avec un canif, d'Alain Magloire, itinérant fusillé alors qu’il brandissait un marteau, de Vianney Charest, employé d'un motel qui était ''armé'' d'un couteau lorsqu’il s'est fait descendre, ou encore celui de Jean-François Nadreau, citoyen tué à domicile car il était muni d'une machette...

Dans aucun de ces cas, les victimes ne représentaient une réelle menace pour la vie des policiers et policières au moment de l'intervention.

Derrière l’obsession sécuritaire qui motive tous ces assassinats, se profile également un refus de collaboration avec toute institution ou organisme de soutien psychosocial. La police cherche le monopole de l’intervention. Et la police, c’est l’intervention armée. La ville de Montréal possède une cellule d’urgence en intervention psychosociale, qui est constamment négligée par les flics mégalomanes.

L’ultime pouvoir de la policière ou du policier est au bout de son fusil. Un-e mort-e sous les balles de la police de temps à autre cultive la terreur, ce qui, en bout de ligne, renforce le pouvoir policier.

Les flics ne seront pas puni-e-s, ni même blâmé-e-s pour avoir commis ces gestes : cette brutalité cadre parfaitement dans leur travail, tel qu’on le leur apprend.

Peu importe l’arme utilisée et les dommages causés, que ce soit par balles, poivre de Cayenne, chocs électriques, passages ou passages à tabac, les agent-e-s SPVM s’en sortent toujours en parfaite impunité. Les meurtres policiers ne représentent que l’aboutissement de cette impunité systémique. Au quotidien, le SPVM se prête au profilage racial et social, y compris l’intimidation et le harcèlement des jeunes, des marginaliséEs et des membres des « minorités visibles ». Ces meurtres s’inscrivent dans la logique répressive, brutale et militaire de la police de Montréal.

La brutalité policière est cautionnée par les médias, qui perpétuent eux-mêmes une forme de « brutalité » médiatique, en ignorant toutes ces agressions impunies. Le meurtre de René Gallant, l’homme de 46 ans dimanche aura fait couler bien peu d’encre, sinon que de petites rubriques sensationnalistes.

Il est à se demander si l'impunité policière serait aussi présente au sein du SPVM si une véritable commission indépendante serait chargée d'étudier les dossiers des victimes tuées. Peut-être que les flics auraient la gâchette moins facile et y penseraient deux fois avant de tirer et d’assassiner.

Notre police assassine ! Désarmons la police !

Le COBP

Source :
https://cobp.resist.ca/documentation/communiqu-un-couteau-versus-des-robots-arm-s-un-autre-drame

Partager cet article
Repost0
12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 10:12

Le 12 mai 2015

L’Italien Massimo Berruti connaît bien le Pakistan, qu’il photographie depuis 2008.

Cette série de portraits, commencée en juin 2011, est celle de personnes qui ont été touchées par une attaque de drones, pour la plupart dans le nord du Waziristan.

Certaines ont été blessées, d’autres ont perdu un ou plusieurs membres de leur famille.

Ce faisant, il s’est attelé à un sujet particulièrement sensible qui cristallise le ressentiment local contre les Etats-Unis, mais qui reste paradoxalement peu connu dans le reste du monde.

Voir le diaporama :
http://www.courrierinternational.com/diaporama/pakistan-les-victimes-des-drones

Partager cet article
Repost0
11 juin 2015 4 11 /06 /juin /2015 12:32

Le 8 juin 2015

L'épouse de Raef Badawi s'est dit "choquée" par la décision de la Cour suprême saoudienne.

Ensaf Haidar espérait "qu'à l'approche du ramadan", les juges fassent preuve de clémence envers son mari. Ce ne fut pas le cas. La Cour suprême d'Arabie saoudite a confirmé, dimanche 7 juin, la peine de 10 ans de prison et de 1 000 coups de fouet contre le blogueur saoudien Raef Badawi pour "insulte à l'islam". Une décision irrévocable qui s'accompagne d'une amende d'un million de riyals (240 000 euros).

Interrogée au téléphone depuis le Canada où elle s'est réfugiée avec ses trois enfants, Ensaf Haidar s'est dit "choquée" par la décision que la Cour suprême a rendue "trois mois après avoir été saisie de l'affaire". L'épouse du blogueur, qui a fait campagne en Europe pour défendre la cause de Raef Badawi, n'a pas caché sa déception après "cette décision de la Cour suprême, finale et sans appel".

Raef Badawi, condamné en 2014, a subi une première séance de flagellation le 9 janvier, mais les séances suivantes ont été repoussées, d'abord pour des raisons de santé, puis pour des motifs non précisés. Son épouse a indiqué craindre que les séances de flagellation reprennent rapidement, peut-être "à partir de la semaine prochaine".

"Un jugement cruel et injuste"

Animateur du site internet Liberal Saudi Network et lauréat 2014 du prix Reporters sans frontières (RSF) pour la liberté de la presse, Raef Badawi est emprisonné depuis 2012. Farouche défenseur de la liberté d'expression, son site internet avait demandé la fin de l'influence religieuse dans le royaume saoudien, régi par le wahhabisme, une version stricte de l'islam.

Sa condamnation a été critiquée un peu partout dans le monde. Dimanche, Amnesty International s'est insurgée contre la décision de la Cour suprême saoudienne. "Il est odieux que ce jugement cruel et injuste ait été maintenu", a ainsi dit Philip Luther, directeur d'Amnesty pour le Moyen-orient et l'Afrique du nord. En refusant de revenir sur cette condamnation, les autorités saoudiennes "ont fait montre d'un mépris impitoyable vis-à-vis de la justice et des dizaines de milliers de voix qui ont appelé à sa libération immédiate et inconditionnelle à travers le monde", a-t-il ajouté.

Source :
http://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/coups-de-fouet-et-prison-ferme-confirmes-pour-le-blogueur-saoudien_941663.html

***
Complément d'info
Quatre questions sur Raif Badawi, le blogueur condamné à 1 000 coups de fouet en Arabie saoudite
http://www.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/quatre-questions-sur-raif-badawi-le-blogueur-condamne-a-1000-coups-de-fouet-en-arabie-saoudite_800561.html

Partager cet article
Repost0

Documentation

ACTIONS C.L.A.P33 & Co...

Guides juridiques - C.L.A.P33
Porter plainte contre la police
Garde A Vue, manifs - Conseils

*****

******
Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
le 19 Mars 2009 à Bordeaux !

Infos : klik !

******
Violences Policières

France - Quatre rapports
ACAT : klik !

Amnesty International : klik !
Paris Luttes Infos : klik !
Bastamag :  klik !

 

*****
L'impact disproportionné
de l'état d'urgence

Un rapport d'Amnesty  : klik !

****
Retrouvez toutes nos vidéos

klik là !

****
Hommage aux victimes

21 Mars 2015

 
15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

****

" Vétérante "

O.P.A