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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 18:55

Le 17 mars 2020

Le pays avait déjà mis en place des mesures de confinement pour toute personne qui revenait de l’étranger.

Depuis le 9 mars dernier, l’Etat israélien a fait savoir que toute personne rentrant sur le territoire devrait se plier à un confinement de 14 jours.

Peu importe l’endroit d’où elle vient, toute personne qui présente de la fièvre doit rester chez elle.

Le ministère a ensuite listé les zones à risque qui impliquent un confinement strict, symptômes ou non.

Désormais, le gouvernement a mis à disposition des formulaires en ligne pour signaler tout manquement à ces règles. Sur le site du ministère de la Santé israélien, une interface a été créée à cet effet.

Le formulaire est indiqué par un onglet rouge, situé en haut à droite de la page d’accueil du site internet du ministère. Il suffit de cliquer dessus pour être renvoyé vers l’interface dédiée.

Celle-ci se présente comme une série de questions.

La personne qui rapporte la violation des mesures de confinement doit décliner son identité, indiquer son adresse mail, ainsi que son numéro de téléphone.

Elle doit ensuite renseigner des informations similaires concernant la personne en infraction, ainsi que son lieu de résidence.

Il est également demandé de rédiger quelques détails à propos de l’incident, ainsi que de donner la date de retour en Israël de la personne concernée.

Mesures de confinement strictes

Les mesures de confinement sont également valables pour les personnes qui ont été en contact avec une personnes contaminée.

Une fois encore, le ministère de la Santé israélien se base sur une température égale ou supérieure à 38 degrés, assorties des autres symptômes du coronavirus Covid-19, comme la toux.

Comme en France, il est déconseillé aux personnes fiévreuses de se rendre aux urgences.

Elles doivent plutôt contacter un numéro dédié, le 101, et attendre les consignes données par les services hospitaliers.

Quant aux personnes qui n’ont pas voyagé en dehors du pays mais présentent des symptômes de gêne respiratoire ou de fièvre, elles sont également concernées par les règles édictées par le gouvernement.

Celui-ci préconise un confinement au moins deux jours après que la fièvre ne soit tombée.

Source :
https://www.capital.fr/economie-politique/en-israel-on-peut-denoncer-en-ligne-ceux-qui-violent-le-confinement-1364961

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 17:52

Le 3 mars 2020

Chaque année près de 1.000 français de 16 à 18 ans passent leur été sur une base militaire israélienne. Au programme, tâches ingrates et cours de maniement d’armes.

« En soit ça ressemble à une colonie de vacances un peu spéciale… ».

Posée à la terrasse d’un café du 11e arrondissement de Paris, Julie (1) évoque son expérience de volontariat en Israël l’été dernier. La vingtenaire est partie dans une base militaire israélienne pendant deux semaines.

Chaque année, un millier de Français et de francophones l’imitent, surtout des jeunes de 16 à 18 ans.

Ils sont bénévoles au sein de Tsahal via le programme Sar-El, abréviation de Shérout Le Israël, « service pour Israël ».

Là-bas, ils y font les tâches ingrates – préparer les repas des soldats, les trousses médicales ou nettoyer et ranger le matériel militaire – visitent le pays, manient des armes ou pratiquent le Krav Maga. Une « colo » au milieu des chars et des mitrailleuses.

Lire la suite :
https://www.streetpress.com/sujet/1583232148-jeunes-francais-qui-partent-vacances-dans-armee-israelienne-tsahal-propagande-sionisme

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 17:29

Le 24 mars 2020

« Plus la situation semble s’améliorer et plus la ville renforce les contrôles. »

Notre correspondante vit dans la province du Shandong, à l’est de la Chine. Elle raconte comment, deux mois après le début de la quarantaine et grâce à un contrôle social et technologique, le continent entend endiguer l’épidémie.

Le Covid-19 est devenu une épidémie mondiale, selon l’Organisation mondiale de la santé. Comment les autres États tentent-ils d’endiguer la propagation du virus ? Comment les habitants vivent-ils la crise au quotidien ?

Reporterre a mobilisé ses correspondants à l’étranger pour vous le raconter.

Lire la suite :
https://reporterre.net/En-Chine-le-virus-maitrise-au-prix-d-un-controle-total-de-la-population

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 14:47

Le 22 mars 2020

Drones, amendes, prison, couvre feu …

Les droits sociaux sont pulvérisés pendant que nous sommes assignés à résidence. La police et ses drones quadrillent les villes.

La répression s’intensifie. Nous y sommes : la pandémie donne l’occasion au gouvernement de franchir plusieurs paliers vers un régime aux allures de dictature.

PRISON FERME

L’assemblée Nationale vote aujourd’hui une loi qui va durcir considérablement les peines réservées à celles et ceux qui sortent de chez elles « sans attestation ».

En cas de non respect du confinement, les « récidivistes pourront être condamnés à 3.700 euros d’amende et jusqu’à six mois de prison ferme ».

Alors que l’urgence est de faire sortir les prisonniers pour éviter une propagation éclair du coronavirus dans les lieux d’enfermement, le gouvernement veut donc envoyer plus de monde derrière les barreaux.

Un avocat analyse : « ce délit donne un pouvoir considérable et arbitraire à la police : c’est elle qui décidera a priori si une personne a violé ou non son confinement à plusieurs reprises, c’est elle qui placera en garde-à-vue. »

La justice peut d’ors et déjà utiliser le qualificatif délirant de « mise en danger de la vie d’autrui » contre les personnes contrôlées en extérieur, ce qui expose également à des peines de prison.

Au Mans, un jeune homme contrôlé par la police en possession d’une attestation de déplacement « non datée, ni signée » a été embarqué. Pour « outrage » et non respect du confinement : 3 mois derrière les barreaux !

A Béthune, dans le Nord-Pas-de-Calais, un jeune de 20 ans a déjà été condamné à six mois de prison ferme pour être sorti sans attestation et avoir insulté les policiers.

DRONES

Le capitalisme de crise teste ses innovations les plus effrayantes.

Des drones sont expérimentés dans plusieurs villes.

A Nice, la surveillance est déjà exercée par un drone muni d’un haut parleur qui crie des ordres aux personnes dans la rue.

A Paris, même scénario, avec des engins volants menaçant les passants. Une vingtaine d’engins pouvant voler à 150 m sont entre les mains de la police parisienne.

A Bari en Italie, un drone prend en photo les personnes non confinées pour les poursuivre en justice.

Idem à Commercy, dans la Meuse, où les gendarmes utilisent leurs drones de surveillance : « les militaires ont rappelé à l’ordre les contrevenants depuis les airs » raconte la presse.

Tout aussi flippant, les gendarmes testent un « drone équipé d’une caméra thermique » qui pourra prendre « la température corporelle à distance. »

Il y a fort à parier que ces tests vont se généraliser, y compris après la pandémie pour contrôler la population.

COUVRE FEU

« J’invite les maires à utiliser la totalité de leurs pouvoirs de police », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner.

Aussi, dans plusieurs mairies, les élus ont décidé de décréter un couvre feu.

Une mesure totalement absurde et anxiogène, puisque la population est déjà confinée.

Quel intérêt supplémentaire au niveau sanitaire ? Aucun.

A Vallauris, Menton, Nice, Perpignan, Béziers ou encore Montpellier, il est strictement interdit pour tout le monde de sortir de chez soi à partir d’une certaine heure, jusqu’au lendemain matin.

AMENDES

Samedi 21 mars, le gouvernement annonçait que 900.000 contrôles avaient été effectués depuis mardi, et que 39.994 personnes avaient été verbalisées pour non-respect des règles de confinement.

Des amendes de 135 euros comme s’il en pleuvait, les témoignages d’abus sont nombreux, notamment un père de famille traité de « fils de pute » et menacé physiquement par des policiers à Aigues-Mortes.

En Seine-Saint-Denis, un nombre record d’amende a été distribué, preuve que la police contrôle d’avantage en banlieue que dans les beaux quartiers.

Tout aussi ignoble, jeudi en Normandie, quatre personnes ont été verbalisées pour « non-respect des règles de confinement » après avoir assisté à l’enterrement d’une de leurs proches.

Selon la famille, les gendarmes auraient indiqué que « le motif de déplacement n’était pas valable ».

On verbalise pour enterrement alors qu’on force les ouvriers et le personnels de la grande distribution à aller travailler au péril de leur santé.

Nous subissons une fuite en avant rapide, digne des films de science fiction, sans pouvoir réagir.

Comme pour l’antiterrorisme, nous savons qu’on ne revient pas sur les mesures prises en temps de crise. L’exception devient la norme.

Ce qui s’installe, c’est une répression extrêmement sévère pour celles et ceux qui sortent dehors, et des pressions tout aussi forte pour obliger les travailleurs à faire tourner l’économie.

“Travaille et ferme ta gueule”, un aperçu d’une gouvernementalité fasciste. Parmi les victimes de la pandémie, on trouve les libertés individuelles.

Source :
https://www.nantes-revoltee.com/confinement-dystopie-totalitaire/

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 14:31

Le 18 mars 2020

L'Autriche, la Belgique, Israël ou encore l'Allemagne mettent tour à tour à profit les données télécom pour cerner au mieux la propagation de l'épidémie. Cette piste reste pour le moment écartée en France.

Comment traquer, au plus près, les déplacements d'une personne, et retracer ses interactions sociales sur plusieurs heures, voire plusieurs jours ?

En suivant la localisation de son smartphone, qui reste bien souvent à portée de main.

Pour plusieurs gouvernements, la mise à profit des données télécom s'est ainsi présentée comme une option de choix à l'aune de l'épidémie de Covid-19.

En Allemagne, l'opérateur Deutsche Telekom a rendu accessible une partie de ses données télécom, anonymisées, à un institut de santé, pour mieux modéliser les flux de population, rapporte Der Tagesspiegel ce 17 mars.

En parallèle, les trois opérateurs télécom belges envisagent de recourir à leurs données pour organiser des plans de prévention plus ciblés, s'avance L'Echo.

Aux Etats-Unis, c'est la piste des données Google et Facebook qui est envisagée, relate le Washington Post.

En Chine, une créatrice de podcast ayant voyagé entre Shanghai et Wuxi indiquait récemment avoir donné son consentement à son opérateur pour transmettre aux autorités ses données de déplacement sur les deux dernières semaines, et prouver ainsi ce qu'elle avançait

Suivre les personnes contaminées

L'une des mesures les plus drastiques en matière de surveillance des données télécom provient d'Israël. Le pays a tout récemment approuvé des méthodes de surveillance électronique de masse, jusqu'alors réservées à la lutte antiterroriste, pour endiguer l'épidémie de Covid-19, relevait Le Monde.

Son service de sécurité intérieure, le Shin Beth, pourra traquer les données de localisation des téléphones portables de personnes infectées, sans autorisation préalable de la justice et ce durant trente jours.

Cette surveillance s'étendra également à ceux s'étant trouvés à proximité de personnes contaminées, dans les quatorze jours avant qu’elles aient été testées.

Ces données ont vocation à être transmises au ministère de la santé, qui devra prévenir par SMS les personnes susceptibles d’avoir été contaminées, en leur demandant de se placer en quarantaine chez eux.

À Taiwan, où la surveillance des données télécom s'avère particulièrement stricte, les autorités ont utilisé des données de téléphones portables pour s’assurer que les personnes infectées respectaient bien l’isolement.

"Inenvisageable" en France

Alors que l'OMS a appelé les pays européens à adopter des mesures "plus audacieuses" dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, le recours aux données télécom serait-il envisageable en France ?

Dans l'absolu, il pourrait venir servir deux causes bien distinctes : la contribution à l’effort de recherche scientifique ou des fins de contrôle du respect de l’obligation de confinement.

"Cela reste inenvisageable dans l'état actuel de notre droit", rappelle le député LREM Eric Bothorel, en ajoutant que le suivi des personnes contaminées sera de fait limité et peu pertinent, en raison du manque de tests de dépistage du Covid-19.

"Pour le moment, un tel dispositif n’est pas évoqué et ne correspond pas à notre culture. Il est même exactement aux antipodes", complète Jean-Michel Mis, député LREM, et co-rapporteur de la mission d’évaluation de la loi renseignement de 2015.

Il est à ses yeux "hors de question de sortir des sentiers battus et il s'agit, au contraire, de garder un peu de sang froid, de méthode".

Une séance de questions au gouvernement devrait néanmoins se tenir demain et aborder la question.

"L’opposition et la majorité vont nécessairement interpeller le gouvernement sur la mise en œuvre de tels dispositifs et de la façon dont elles toucheront à l'exercice des libertés publiques", ajoute-t-il.

A ce stade, en matière d'utilisation des données, seul a émergé un partenariat du gouvernement avec Google pour informer les détenteurs de comptes de la propagation du virus, sur la base de données géolocalisées.

Un cas de figure inédit

En France, le suivi des données télécom, et en particulier de la géolocalisation, se fait au cas par cas, avec autorisation préalable et dans le cadre délimité de la lutte antiterroriste.

Cette technique de surveillance, dite "douce", est prévue par la loi renseignement de 2015.

lI s'agit de récolter "en temps réel" toutes les informations de connexion d'une personne "préalablement identifiée comme présentant une menace", pour mieux déterminer l'identité de ses interlocuteurs et sa localisation.

Cette surveillance a en 2016 été étendue aux personnes susceptibles d'être en lien avec une menace, et à leur entourage.

Le contexte exceptionnel de cette épidémie pourrait-il changer la donne ?

"Pour le moment, les mesures envisagées en France sont loin d'être les plus problématiques au monde en matière de respect de la vie privée", estime Félix Tréguer, cofondateur de la Quadrature du Net, en rappelant que la Chine s'en remet à des QR codes pour réguler les déplacements sur son territoire.

"Nous sommes néanmoins face à un cas de figure inédit. Les propos d'Emmanuel Macron, sur le fait que nous étions "en guerre", laissaient clairement entendre que l'on pouvait s’attendre à des mesures relevant d’un Etat de guerre ou d’un Etat d’urgence.

Il est encore un peu tôt pour déterminer si certains dispositifs de surveillance se montrent réellement contraires à la culture française".

Source :
https://www.bfmtv.com/tech/covid-19-la-geolocalisation-des-smartphones-une-arme-controversee-pour-endiguer-l-epidemie-1877013.html

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24 mars 2020 2 24 /03 /mars /2020 14:17

Le 20 mars 2020

Le Canada n’a toujours pas évoqué la possibilité d’aller jusqu’à prendre de telles mesures. Mais dans une perspective de bien commun, le pays pourrait-il le faire ?

"Les mégadonnées permettent d’identifier les gens avec une précision qui était inimaginable il y a quelques années. C’est d’une puissance incroyable, et les potentiels bénéfices, dans ce contexte de crise, sont hallucinants. La majorité d’entre nous avons toujours notre téléphone dans nos poches", explique le directeur du programme de bioéthique de l’école de santé publique de l’Université de Montréal, Bryn Williams-Jones.

"Mais il faut réfléchir à l’envers de la médaille", nuance celui qui est aussi membre chercheur du Centre de recherche en éthique.

"C’est une question de protection de la vie privée. Peut-être qu’il y a des choses que je ne veux pas partager avec le gouvernement, même si je n’ai fait rien de mal. Ça ne les regarde pas. C’est une valeur fondamentale québécoise et canadienne. On a des droits extrêmement forts ici."

Les données de géolocalisation des appareils mobiles s’avèrent fort utiles en Corée du Sud pour limiter la contagion.

Une mesure extrême

Rares sont les pays qui vont aussi loin que la Corée du Sud en ce qui concerne la recherche de contacts des gens infectés. Mercredi, Israël a adopté une loi d’urgence dans ce but, et les États-Unis ont fait appel aux géants du web pour avoir accès à des données anonymisées, dans le but d’identifier des points chauds de transmission.

"Les acteurs de santé publique peuvent monter un argument assez convaincant pour brimer certaines libertés en disant que c’est justifié pour des raisons de santé publique et de bien commun. C’est justement la justification pour une quarantaine : limiter notre comportement pour protéger le reste de la population", souligne Bryn Williams-Jones.

Les États-Unis et Israël veulent se servir de données de géolocalisation pour limiter la contagion de la COVID-19.

Mais selon le bioéthicien, la problématique principale demeure ce que feront les autorités avec ces données. Idéalement, elles s’en serviraient uniquement à des fins de recherche de contacts en cette période de pandémie, mais rien ne garantit la bienveillance du gouvernement.

"Avons-nous confiance qu’il utilisera ces données à cette fin précise?  Ferait-il comme les douaniers, qui ont outrepassé des limites en fouillant des téléphones qu’ils ont saisis ?", se demande le professeur.

Offrir le choix

L’un des éléments essentiels d’une analyse éthique est la proportionnalité d’une intervention.

Selon ce principe, la sévérité des moyens employés pour arriver à une fin doit être proportionnelle au risque qu’ils représentent. Dans ce cas, on parle bien sûr de brimer la liberté fondamentale du droit à la vie privée et des potentiels dérapages.

La meilleure solution, vu la situation actuelle, serait de trouver le moyen le moins invasif possible, qui limite le moins possible les libertés fondamentales.

Sachant qu’on ne peut pas obliger les gens à donner accès à leurs données de géolocalisation, on peut trouver des moyens un peu moins efficaces qui font quand même la job, estime Bryn Williams-Jones.

Or, le bioéthicien croit que le gouvernement pourrait demander aux citoyens et citoyennes de leur donner accès à ces données sur une base volontaire, en leur assurant qu’elles serviront uniquement à des fins de recherche de contacts de gens infectés.

"Si l’on demande le consentement éclairé, on respecte l’autonomie de l’individu, et c’est également un moyen de l’embarquer dans un projet collectif qui vise le bien commun.

On explique pourquoi, on lui assure qu’on prendra au sérieux la protection de la vie privée et l’on établit quels sont les mécanismes de protection et les balises s’il y a un dérapage," dit-il.

Le gouvernement du Québec a imposé plusieurs mesures pour limiter la propagation du coronavirus dans la dernière semaine.

Si la population a confiance en son gouvernement, une forte majorité des gens pourraient bien y adhérer, croit le professeur. Selon lui, le gouvernement du Québec aurait la capacité de mener à bien un tel projet.

"On a un gouvernement qui travaille avec la presse, qui est dans l’espace public en continu, qui nous explique en détail ce qui arrive, qui n’est pas arrogant, qui est conciliateur, qui est ouvert et qui engage les citoyens dans les actes de solidarité. 

On voit de plus en plus d’exemples de gens qui aident leurs proches, qui aident leurs voisins. On vit ensemble une crise, et ensemble, on survivra à cette crise, conclut-il".

Source :
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1676533/geolocalisation-gps-coronavirus-application-moyens-techno-telephone-mobile-cellulaire-recherche-contact-tracing-bryn-williams-jones

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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 18:57

Le 12 mars 2020

L’ex-analyste militaire était attendue, vendredi, devant un juge d’un tribunal de Virginie pour répondre d’un refus de témoigner dans une enquête sur WikiLeaks.

Un juge a ordonné, jeudi 12 mars, la libération de l’ex-informatrice de WikiLeaks Chelsea Manning qui, la veille, avait tenté de se suicider depuis la prison d’Alexandria, en Virginie, où elle était détenue depuis un an en raison de son refus de témoigner devant un grand jury.

Ce grand jury ayant été dissous mercredi, « le tribunal considère que la comparution de Mme Manning n’est plus nécessaire et que son maintien en détention ne répond plus à un objectif de coercition », a décidé le juge Anthony Trenga. Le shérif du comté d’Alexandria a confirmé plus tard dans la soirée qu’elle avait été libérée.

Peine commuée par Obama

Après sa tentative de suicide, mercredi, Chelsea Manning, 32 ans, avait été transférée à l’hôpital, selon son groupe de soutien.

En 2010, le soldat Manning avait fait fuiter plus de 700 000 documents confidentiels ayant trait aux guerres d’Irak et d’Afghanistan, dont plus de 250 000 câbles diplomatiques qui avaient plongé les Etats-Unis dans l’embarras.

L’ex-analyste du renseignement avait été condamnée en 2013 à trente-cinq ans de prison par une cour martiale, mais sa peine avait été commuée par le président Barack Obama. Elle avait été libérée en mai 2017 après sept ans de prison.

De nouveau incarcérée en 2019

En mars 2019, elle avait de nouveau été incarcérée parce qu’elle refusait de témoigner à propos de Julian Assange devant un grand jury. « Ils veulent me poser des questions auxquelles j’ai déjà répondu » lors de mon procès, avait-elle expliqué, en dénonçant une procédure « opaque » uniquement destinée, selon elle, à la renvoyer derrière les barreaux.

Détenu au Royaume-Uni, Julian Assange s’oppose à la demande d’extradition formulée par les Etats-Unis, qui veulent le juger pour espionnage. Les autorités américaines soutiennent qu’il a sollicité les documents auprès du soldat Manning et qu’il l’a aidé à déchiffrer un mot de passe, allant au-delà du rôle de journaliste.

Source :
https://www.lemonde.fr/pixels/article/2020/03/12/un-juge-ordonne-la-liberation-de-chelsea-manning_6032846_4408996.html

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 05:14
Un policier national de Haïti - 2020

Le 25 février 2020

Depuis des mois, la police nationale de Haïti (PNH) dénonce dans la rue ses conditions de travail et réclame la démission du président au pouvoir, Jovenel Moïse.

Les protestations, devenues violentes, ont contraint le gouvernement à annuler le carnaval annuel qui se tient à Port-au-Prince.

Le carnaval de Haïti, événement incontournable pour la population de Port-au-Prince autant que pour l’économie locale, a été annulé, lundi 24 février.

Les festivités devaient se poursuivre jusqu’au mardi 25.

Mais, en raison d’une vague de violences et de protestations dans la capitale, le président Jovenel Moïse a été contraint de les écourter pour éviter « un bain de sang ».

Lundi 24 février, Port-au-Prince a été complètement paralysé par les policiers.

Ils ont barricadé les principaux axes routiers et les principaux commerces de la ville.

La veille, des échanges de tirs avaient éclaté entre les policiers en civil armés et les militaires des forces armées de Haïti (FADH) faisant un mort de chaque côté et une dizaine de blessés.

Des tensions liées à la hausse de la violence

Les policiers, munis de cocktails Molotov et de fusils automatiques, ont pris d’assaut le quartier général des FADH, près du Champ-de-Mars à Port-au-Prince, lieu de parade du carnaval.

Face à cette situation, le gouvernement a publié un communiqué annulant l’événement et invitant les citoyens à attendre les prochaines directives.

Dès dimanche 23 février, lors de l’ouverture du carnaval, des stands ont été incendiés sur la place du Champ-de-Mars par des policiers en civil.

Plusieurs manifestations en marge du carnaval ont aussi été organisées par les forces de police, souvent accompagnées de coups de feu, symboles de leur détermination.

La PNH exige la création d’un syndicat de police, une revalorisation de leur profession et des salaires, ainsi que la démission du président controversé Jovenel Moïse.

Le salaire moyen d’un policier haïtien en début de carrière est de 180 000 gourdes, soit l’équivalent de 180 €. La PNH doit également faire face, depuis janvier 2020, à la recrudescence des violences entre gangs armés du pays, qui n’ont de cesse de s’affronter.

Des discussions vouées à l’échec

Pour tenter d’apaiser les tensions, le directeur général de la PNH, Rameau Normil, a commencé, vendredi 21 février, une tournée des commissariats du pays pour pouvoir faire remonter les doléances.

Dans la foulée, le président haïtien a réuni les hauts cadres du PNH ainsi que les membres concernés au gouvernement pour trouver des solutions aux exigences des protestataires.

Lors de cette réunion, il a insisté sur l’importance de « poursuivre sans relâche les discussions afin d’adresser de façon sérieuse et urgente les besoins ainsi que les revendications des policiers ».

Jovenel Moïse s’est engagé à créer un Comité de dialogue au sein de la PNH, ainsi qu’un fonds spécial pour une couverture d’assurance prévu dans le prochain budget.

Il a aussi annoncé la modification de la loi de la PNH pour accorder un nouveau statut aux policiers faisant partie des unités spécialisées.

Son premier ministre, Jean-Michel Lapin, a déclaré toutefois que ces propositions ne seraient pas toutes mises en place immédiatement.

En tout état de cause, les déclarations du gouvernement n’ont pas convaincu les réfractaires, entraînant la poursuite des manifestations.

Depuis son élection en 2017, Jovenel Moïse est très contesté par la population.

En 2019, la hausse des prix de l’essence et l’augmentation de 20 % de l’inflation ont été les éléments déclencheurs de manifestations incessantes.

Les Haïtiens dénoncent également la corruption généralisée des hautes sphères gouvernementales.

Les affrontements entre membres de la police nationale de Haïti (PNH) et forces du gouvernement font suite, de fait, à plusieurs mois de protestations et de revendications.

Source :
https://www.la-croix.com/Monde/Ameriques/Haiti-escalade-violence-entre-police-gouvernement-2020-02-25-1201080335

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 04:52

Le 20 février 2020

Il n’est que temps : depuis quelques semaines, en France et ailleurs, de plus en plus de personnes, d’organisations, de syndicats, de médias et de politiques se mobilisent pour soutenir Julian Assange.

Lors de son arrestation par la police britannique dans l’ambassade d’Équateur à Londres le 11 avril 2019, nous avons condamné le choix de la justice des États-Unis de poursuivre le journaliste pour espionnage, alors qu’il allait purger une peine de 50 semaines de détention dans une prison britannique de haute sécurité.

Désormais Assange est accusé par les États-Unis d’avoir enfreint l’US Espionage Act, cette loi sur la révélation d’informations sensibles transmises à des puissances ennemies.

Le 24 février 2020 débutera le procès en extradition de Julian Assange. Ce jour-là, des dizaines de rassemblements auront lieu un peu partout dans le monde et en particulier à Londres. En France se tiendra le 20 février à Paris une réunion publique en soutien à Julian Assange et aux lanceurs d’alerte.

Julian Assange, rappelons-le, risque une peine de prison de 175 ans aux États-Unis pour avoir révélé au monde des faits. Des faits repris par des dizaines de médias, dont les directeurs ne risquent pas, eux, de se retrouver derrière des barreaux…

Si quelques organisations comme FreeAssange le soutiennent avec constance depuis qu’il s’est réfugié dans l’ambassade d’Équateur, d’autres prennent le train en marche : tant mieux ! Reporters sans frontière – toujours prompte à s’indigner des atteintes à la liberté de la presse dès lors qu’elles ont lieu en dehors de l’occident – se réveille enfin et vient de lancer une pétition ici : signons-la des deux mains !

Il n’est que temps : en décembre 2018, le silence des médias qui avaient profité des révélations de Wikileaks était ainsi inquiétant et nous le dénoncions.

Les actions de soutien étaient rares – mais non inexistantes : c’est ainsi qu’en février 2019, Acrimed a pu participer à une soirée de soutien à Julian Assange aux côtés de son ancien avocat Juan Branco [3].

Dans le pays natal de Julian Assange, ainsi que le relate le site du Grand Soir, « le député Andrew Wilkie, élu indépendant de la circonscription fédérale australienne de Clark, a déposé une pétition au Parlement australien demandant que l’extradition américaine de Julian Assange soit abandonnée et que M. Assange retourne en Australie. »

Cette pétition compte plus de 270 000 signatures et « est l’une des plus importantes jamais déposées au Parlement australien ».

Félicitons-nous de ces mobilisations et des appels à soutien ! Et pour que demain, il soit encore possible d’enquêter sur une nation – fut-elle la plus puissante du monde – ou de révéler des mensonges de grande ampleur, Julian Assange doit être libre.

Mathias Reymond
Pour Acrimed

Source :
https://www.acrimed.org/Pour-la-liberation-de-Julian-Assange

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16 février 2020 7 16 /02 /février /2020 15:05

Le 11 février 2020

Les 9 applications infectées avaient cumulé plus de 470.000 téléchargements sur le Play Store

Dans leur rapport, les chercheurs de Trend Micro ont indiqué avoir découvert la présence d’un virus particulièrement nuisible au sein de plusieurs applications disponibles sur le Play Store.

Ces applications vérolées prenaient l’apparence d’apps parfaitement normales, notamment des VPN, des outils d’optimisation système, ainsi que des logiciels de nettoyage des fichiers superflus.

En réalité, ces applications dissimulaient des logiciels malveillants qui pouvaient télécharger jusqu’à 3.000 maliciels à l’insu des propriétaires des smartphones infectés, une fois qu’elles étaient installées.

Parmi les logiciels malveillants, on retrouvait des malwares, mais également d’autres maliciels plus pervers.

Il était également question de pirater les comptes Facebook et Google de leurs victimes afin de poster des faux commentaires sur Internet ou de noter positivement les apps sur le Play Store.

Vérifiez la présence de ces applications sur votre smartphone

Les maliciels dissimulés dans les applications pouvaient également pousser leurs victimes à leur donner davantage d’accès, et ce, dans le but de désactiver la protection Android (Play Protect), histoire de télécharger d’autres logiciels malveillants.

Bien que Google ait supprimé les applications malveillantes du Play Store, il se peut qu’elles soient toujours installées sur votre smartphone.

Il est évidemment conseillé de les supprimer.

Voici la liste des applications :

- Shoot Clean – Junk Cleaner, Phone Booster, CPU Cooler
- Super Clean Lite – Booster, Clean & CPU Cooler
- Super Clean – Phone Booster, Junk Cleaner & CPU Cooler
- Quick Games – H5 Game Center
- Rocket Cleaner
- Rocket Cleaner Lite
- Speed Clean – Phone Booster, Junk Cleaner & App Manager
- LinkWorldVPN
- H5 gamebox

Source :
https://www.20minutes.fr/high-tech/2715483-20200210-android-des-virus-piratent-les-comptes-facebook-et-google-de-leurs-victimes

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16 février 2020 7 16 /02 /février /2020 14:45
Michelle Bachelet, haut commissaire aux droits de l'homme des Nations unies.

Le 15 février 2020

La publication par les Nations unies d’une liste d’entreprises impliquées dans la colonisation de la Cisjordanie, en violation du droit international, a provoqué en Israël des réactions violentes, de la gauche à la droite. Qui révèlent l’adhésion de la majorité des Israéliens à la colonisation et à l’annexion des territoires occupés palestiniens.

La haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, Michelle Bachelet, a publié mercredi 12 février un rapport de dix pages contenant la liste des entreprises présentes, en violation du droit international, dans les colonies israéliennes de Cisjordanie.

Colonies dont l’existence, en vertu des mêmes lois et règles, est tout aussi illégale. Attendue depuis 4 ans, annoncée, puis retardée à de multiples reprises, cette liste qui comportait à l’origine plus de 200 noms, puis 188, en compte dans sa version actuelle 112 (lire le rapport ici).

Elle a vocation à s’allonger ou se réduire en fonction de l’arrivée de nouvelles sociétés ou du départ de certaines de celles qui viennent d’être recensées.

Il s’agit en fait d’une base de données dont l’ONU assurera, en principe, une mise à jour régulière.

On y trouve aujourd’hui 94 firmes israéliennes, 6 américaines, 4 néerlandaises, 3 françaises, 3 britanniques, 1 luxembourgeoise et 1 thaïlandaise.

Ce travail est le fruit de vérifications et de recoupements rigoureux fondés sur une dizaine de critères de sélection très précis, qui ont éliminé, au fil des ans, certaines des sociétés désignées à l’origine.

En octobre 2017, un document de travail énumérait ainsi une trentaine de sociétés américaines .

Il en reste 6 dans la version actuelle de la liste.

Et quelques mois plus tôt, plusieurs ONG françaises avaient révélé l’implication de cinq groupes financiers français dans la stratégie israélienne de colonisation.

Aucun de ces groupes ne figure dans la liste de l’ONU.

Entrepris en réponse à une demande formulée en mars 2016 par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le rapport présenté par Michelle Bachelet est un simple constat.

Il rappelle le mandat confié à la haut-commissaire, précise les différentes formes d’implication des entreprises, indique la méthode de travail adoptée par les auteurs du document et expose les formes de contacts entre les auteurs et les entreprises concernées.

On n’y trouve ni analyse du statut juridique de leur présence, ni jugement sur leur rôle – décisif ou non – dans l’entreprise de colonisation, ni appréciation sur la pertinence de leurs activités.

Ni mention de leurs relations avec les communautés palestiniennes voisines.

Et encore moins de suggestions ou propositions d’actions, d’appels au boycott, ou à l’instauration de sanctions contre les entreprises en question ou contre Israël.

Pourtant l’accueil réservé à ce document en Israël par le gouvernement, mais aussi par l’opposition, la majorité de la presse et de l’opinion publique, a été d’une violence inouïe.

Pourquoi ?

Parce que l’annexion des territoires occupés est déjà, et depuis longtemps, un fait accompli dans l’esprit de la plupart des Israéliens.

Et parce qu’en fait le plan de Trump ne fait qu’ajouter l’onction de la première puissance de la planète à la réalité telle qu’elle est vécue tous les jours sur le terrain.

L’occupation et la colonisation sont aujourd’hui des concepts révolus, oubliés chez nombre d’Israéliens.

Le droit international, les résolutions des Nations unies, les droits de l’homme, des mots « du passé », comme dirait Jared Kushner, gendre de Trump et ami de Netanyahou.

Dans ces conditions, dresser une liste de 112 entreprises présentes en Cisjordanie équivaut pour les actuels dirigeants israéliens et la majeure partie de leurs électeurs à désigner 112 cibles aux partisans du « boycott d’Israël ».

Car, à leurs yeux, contester la légalité des colonies c’est contester la légitimité d’Israël.

Par une confusion obstinément entretenue, la condamnation de la colonisation et des firmes qui y contribuent devient condamnation d’Israël.

Donc menace contre le peuple juif.

Renonçant, pour une fois, à accuser l’ONU d’antisémitisme, comme l’ont fait deux de ses ministres Yariv Levin et Gilad Erdan, Benjamin Netanyahou a réagi comme si la liste des entreprises était le dernier outil offert par les Nations unies aux ennemis d’Israël, et s’est engagé à « boycotter tous ceux qui boycotteront Israël ».

Plus étonnant, le président israélien, Reuven Rivlin qui passait jusque-là pour un homme d’État sage, tolérant et modéré, au point d’exaspérer Netanyahou qui appartient au même parti, a qualifié le document de l’ONU de « honteuse initiative, rappelant les heures les plus sombres de notre histoire ».

« En d’autres termes, a commenté le quotidien Haaretz, publier une base de données sur les entreprises qui opèrent dans les colonies – ce qui est illégal selon le droit international et les résolutions de l’ONU – est du même ordre, aux yeux de Rivlin, que l’Holocauste. »

Adversaire principal de Netanyahou aux législatives du 2 mars, l’ancien chef d’état-major Benny Gantz n’a pas voulu paraître moins annexionniste et moins indigné que son rival.

« C’est un jour noir pour les droits de l’homme, a-t-il déclaré. Le bureau du haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU a perdu tout contact avec la réalité. »

Son partenaire Yaïr Lapid est allé plus loin encore, en accusant Michelle Bachelet d’être devenue « le haut-commissaire aux droits des terroristes ».

Oubliant apparemment – ou ignorant ? – qu’en matière de droits de l’homme, elle avait peu de leçons à recevoir : fille du général Bachelet, compagnon de Salvador Allende, arrêté et torturé par les bourreaux de Pinochet, elle a également connu, comme sa mère, la détention et la torture sous la dictature chilienne.

Même le chef de file de la coalition rassemblant les restes de la gauche, Amir Peretz, s’est joint au concert de condamnations du document de l’ONU.

« Nous nous opposons aux boycotts, aux décisions de l’ONU indignes et inutiles, a-t-il affirmé. Nous agirons partout pour faire annuler cette décision et réserver la solidité de l’économie israélienne et les emplois israéliens. »

« Aujourd’hui, constate un observateur politique, l’État d’Israël ne fait pas la distinction entre le droit d’Israël à exister comme pays et le débat sur l’existence des colonies. Au contraire, il cherche même à brouiller les limites entre les deux. Dans l’Israël de 2020, des organismes d’État utilisent le mouvement BDS (Boycott, désinvestissement, sanctions) et l’antisémitisme comme synonymes dans leur campagne de protection de l’entreprise de colonisation. »

À ce jour, le principal enseignement de ce document de l’ONU est peut-être là.

En contraignant les principaux mouvements politiques à sortir du bois pour prendre position sur la présence illégale d’entreprises israéliennes et étrangères dans les colonies non moins illégales de Cisjordanie, il les a aussi contraints à se prononcer clairement sur – en l’occurrence pour – la colonisation et l’annexion d’une bonne partie de la Cisjordanie.

Et il a confirmé le déplacement continu vers la droite, voire l’extrême droite, du centre de gravité de l’électorat israélien.

Confortés par le soutien résolu mais électoralement intéressé de Washington, et par la complaisance silencieuse de la communauté internationale, les dirigeants israéliens s’installent dans un mépris croissant du droit international, un rejet de plus en plus audible de l’ONU et de ses composantes, de l’Unesco à la Cour pénale internationale en passant par l’UNRWA. Le tout en considérant, plus ouvertement que jamais, que la force est la solution à tout.

Avec l’approbation d’une large majorité de l’électorat.

Et d’une société que l’intolérante brutalité des modèles illibéraux ne rebute pas.

Source :
https://www.mediapart.fr/journal/international/150220/israel-la-liste-noire-de-l-onu

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14 février 2020 5 14 /02 /février /2020 11:14

Le 9 septembre 2019

Jetson, ce tout nouveau laser infrarouge peut nous reconnaître grâce à nos battements de cœur, même à travers nos vêtements... enfin une chemise ou un t-shirt, à la rigueur une veste... mais pour l'instant pas à travers une grosse doudoune d'hiver !

Comme on a chacun nos empreintes de doigts, notre propre iris de l’œil, on a notre propre signature cardiaque. Elle est déterminée par la forme, la taille, la position, le rythme de notre cœur et toutes ces données varient en fonction de la personne.

L'avantage par rapport aux autres données biométriques comme le doigt, l’œil, la forme du visage, cette innovation fonctionne à distance, jusqu'à 200 mètres.

Et ni l'accélération, ni le ralentissement des battements du cœur ne changent notre signature cardiaque.

Un des chercheurs qui travaillent sur le sujet estime que la précision atteint aujourd'hui 95%.

Le Jetson est en phase de test et le principal obstacle à son fonctionnement pour le moment est que la mesure prend une bonne trentaine de secondes, sur une personne immobile.

En plus, pour que le système soit vraiment opérationnel, il faudrait constituer une base de données. Elle stockerait les signatures cardiaques de chacun pour qu'on puisse comparer une mesure avec celles qu'on a en stock et ainsi identifier une personne.

L'armée américaine collecte régulièrement des données biométriques en Irak et Afghanistan et pourrait y ajouter la signature cardiaque mais il y a des étapes sur la protection des données à franchir avant d'en arriver à la constitution d'une telle base de données.

D'après les concepteurs, le Jetson pourrait également permettre d'identifier à la volée dans un service d'urgence les personnes ayant des problèmes cardiaques.

Au même titre que nos empreintes digitales ou notre Iris, la signature cardiaque pourrait aussi servir à déverrouiller des portes ou servir de mot de passe. il y a déjà eu des expérimentations.

Source :
https://www.rtl.fr/actu/futur/jetson-le-laser-qui-nous-reconnait-a-nos-battements-de-coeur-7798212726

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10 février 2020 1 10 /02 /février /2020 17:06

Le 7 février 2020

Les eurodéputés polonais ont lancé une pétition pour dénoncer « la violence des autorités de la République française contre les citoyens ».

Malgré les nombreuses condamnations internationales, Paris continue de balayer les critiques, comme le prouve encore la réponse du chef de file des élus macronistes à Strasbourg.

Les eurodéputés polonais n’ont visiblement guère apprécié les leçons d’Emmanuel Macron.

En déplacement à Varsovie et Cracovie les 4 et 5 février, le président de la République avait profité de son discours devant les étudiants de l’Université Jagellone pour pointer du doigt les politiques conduites en Pologne par le parti ultraconservateur de Jaroslaw Kaczynski, Droit et Justice (PiS), depuis 2015.

Évoquant « une résurgence nationaliste en négation des principes politiques européens », il s’était inscrit dans la lignée d’une résolution adoptée mi-janvier par le Parlement de Strasbourg, pour mettre en garde contre la détérioration de l’État de droit dans ce pays – détérioration contre laquelle la Commission européenne avait aussi déclenché la procédure exceptionnelle de l’article 7, en décembre 2017.

En guise de réponse du berger à la bergère, l’eurodéputé polonais Jacek Saryusz-Wolski, qui avait conduit la liste de la coalition PiS-Alliance-Pologne solidaire aux européennes de mai 2019, a envoyé mercredi 5 février un courriel à l’ensemble de ses collègues parlementaires, pour leur enjoindre de « signer la pétition que les anciens opposants au régime communiste ont adressée au Président E. Macron afin de lui demander d’arrêter la violence des autorités de la République française contre les citoyens ».

« Battre des personnes sans défense, leur tirer dessus, utiliser une brutalité injustifiée contre des protestataires qui exercent leurs droits civils à la liberté de rassemblement et d’opposition aux politiques des autorités, violent les droits de l’homme fondamentaux et les principes démocratiques. Tout cela dans son ensemble indique l’abus de pouvoir, la perte de toute mesure, qui transforme souvent révolte légitime en délire destructeur. Ce n’est pas différent du comportement de la police dans les pays totalitaires », peut-on lire dans l’appel publié ci-dessous.

Piqué au vif, Stéphane Séjourné, le chef de la délégation française Renaissance à Strasbourg, a adressé le lendemain une réponse à Jacek Saryusz-Wolski pour « rétablir un certain nombre de faits concernant la situation en France » (voir la reproduction in extenso de son courriel sous l’onglet Prolonger).

Cette réponse a atterri dans la boîte mail de tous ceux qui avaient reçu l’appel de l’eurodéputé polonais.

Revenant sur les expressions « violence des autorités » et « totalitaires », employées dans la pétition, l’ancien conseiller politique du président de la République s’insurge :

« Y a-t-il en France un effort organisé des autorités visant à porter atteinte à l’intégrité physique des citoyens ? Est-il impossible en France pour un citoyen d’obtenir réparation pour un usage disproportionné de la force par les autorités ? La France est-elle gouvernée par des individus non élus ? Le droit de grève, de manifester, de débattre est-il bafoué dans la rue et dans les médias, y compris publics ? Non, bien sûr que non », écrit-il, reprenant la rhétorique d’Emmanuel Macron, qui s’est récemment indigné contre les « discours politiques extraordinairement coupables » laissant penser « que nous ne serions plus dans une démocratie, qu’une forme de dictature se serait installée ».

Sur la scène internationale, les arguments de défense brandis par Stéphane Séjourné ont pourtant été mis à mal depuis longtemps.

En effet, en plein mouvement des « gilets jaunes », nombreux sont ceux à s’être inquiétés des manquements de Paris en matière de libertés publiques et de respect des droits humains.

Le 14 février 2019, le Parlement européen avait d’ailleurs adopté à une large majorité une résolution non contraignante, condamnant « le recours à des interventions violentes et disproportionnées par les autorités publiques lors de protestations et de manifestations pacifiques ».

Sans désigner un État membre en particulier, le texte rappelait que « le recours aveugle à la force contre la foule est contraire au principe de proportionnalité ».

Les eurodéputés français s’étaient tout de même retrouvés au cœur des débats. « Il n’y a qu’en France, en Pologne et en Grèce qu’il y a un usage sans limites de ces instruments qui [...], selon les équipes médicales, causent des blessures de guerre », avait alors dénoncé l’élu écologiste Yannick Jadot, faisant déjà un rapprochement entre Paris et Varsovie.

Quelques jours plus tard, c’était au tour de Dunja Mijatović, la commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, de rendre public un mémorandum accusateur, dans lequel la France était cette fois-ci explicitement visée.

Recommandant la « suspension » de l’usage du lanceur de balles de défense (LBD), l’experte bosnienne avait appelé à « mieux respecter les droits de l’homme lors des opérations de maintien de l’ordre » et « à ne pas apporter de restrictions excessives à la liberté de réunion pacifique à travers la proposition de loi visant à renforcer et garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations ».

Le 6 mars de la même année, devant le Conseil des droits de l’homme à Genève, Michelle Bachelet, la haute-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, s’alarmait de l’« usage excessif de la force » contre les gilets jaunes et demandait à Paris une « enquête approfondie » sur les violences policières.

Des critiques immédiatement balayées par l’exécutif français dans un argumentaire consulté par Le Monde, insistant sur les conditions « particulièrement difficiles » auxquelles étaient soumis policiers et gendarmes, et justifiant l’utilisation d’armes de force intermédiaire par la violence des « attroupements ».

Un an après, ce sont les mêmes arguments que Stéphane Séjourné utilise dans sa réponse aux eurodéputés polonais.

Parlant d’« une violence de plus en plus imprévisible et radicale », le chef de la délégation Renaissance reconnaît que face à celle-ci, « certains dépositaires de l’autorité publique ont commis des fautes ».

« Nous savons nous regarder en face et avons lancé dès mars dernier une révision du schéma national de maintien de l’ordre », écrit-il.

Pour autant, il l’assure, « la France est un État de droit où l’usage proportionné de la force par les forces de l’ordre est strictement contrôlé et réglementé ».

Et de poursuivre : « La justice en France est indépendante et chacun peut y avoir recours s’il considère qu’il y a eu un recours disproportionné de la force ou que ses droits n’ont pas été pleinement respectés. »

Dans les faits tels que rapportés par le procureur de la République Rémy Heitz en novembre 2019, seules 146 des 212 enquêtes confiées à la « police des police » (IGPN) ont été transmises au parquet de Paris.

Et sur ces 146 enquêtes, 54 ont été classées sans suite. Pour ne citer qu’elle, l’affaire de Maria, la jeune femme dont le crâne avait été fracassé à Marseille (Bouches-du-Rhône) en décembre 2018, prouve à quel point l’IGPN protège souvent les siens.

Contacté par Mediapart, l’ancien conseiller politique du président de la République n’a souhaité ajouter aucun commentaire sur la pétition lancée par les eurodéputés polonais.

« Ma réponse suffira en elle-même je pense », nous a-t-il simplement indiqué.

Source :
https://www.mediapart.fr/journal/international/070220/violences-policieres-la-france-de-nouveau-prise-partie-au-parlement-europeen

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