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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 14:50

Le 20 septembre 2016

Il n’était pas armé, il avait les bras levés, et une nouvelle fois, un homme noir a été tué par un policier américain.

Cette fois, l’incident s’est déroulé à Tulsa, dans l’Oklahoma, vendredi dernier. Et une vidéo rendue publique par les autorités lundi a provoqué l’indignation. Alors qu’une enquête sur la mort de Terence Crutcher a été ouverte, le chef de la police promet de faire « toute la lumière » sur un incident « troublant ».

« Il a l’air d’être un mauvais type »

La police répondait à un appel signalant un véhicule arrêté au milieu de la chaussée. Sur deux vidéos rendues publiques, on voit Terence Crutcher, un père de famille de 40 ans sans casier judiciaire, marcher lentement vers sa voiture, les bras levés. Il est suivi par une policière, Betty Shelby, rejointe par trois autres officiers.

« Il a les bras levés et continue de marcher », dit un officier dans l’hélicoptère. « Je crois que c’est le moment de sortir le Taser », répond un autre. « Il a l’air d’être un mauvais type (bad dude), il a sans doute pris un truc », ajoute le premier.

Et puis Crutcher s’effondre. « Shot fired », crie un policier.

Les vidéos, même la vue aérienne, ne permettent pas de voir avec exactitude l’instant fatal. La question principale : les mains du suspect étaient-elles sur son véhicule ou a-t-il tenté d’attraper quelque chose, comme l’affirme la policière.

« Il n’était pas armé et n’avait pas d’arme dans sa voiture », a indiqué le chef de la police Chuck Jordan, qualifiant la vidéo de « très difficile à regarder ».

Il ne semble y avoir qu’une fraction de seconde entre le déclenchement du taser par un policier et celui du pistolet de Betty Shelby.

« Un meurtre de sang-froid », selon l’organisation ACLU

L’organisation de défense des droits civils, ACLU, a dénoncé « un meurtre de sang-froid ». La famille de la victime, elle, a exigé des poursuites contre la policière, pour l’instant suspendue. « Ce mauvais type était mon frère, un père, un fils. Il venait de se réinscrire à l’université. Il chantait à l’église chaque semaine », a déclaré Tiffany Crutcher.

Elle a également appelé au calme, alors que des dizaines de manifestants se sont rassemblés lundi soir, brandissant des pancartes « Don’t shoot ».

Source :
http://www.20minutes.fr/monde/1928163-20160920-noir-tue-police-tulsa-organisation-denonce-meurtre-sang-froid

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 10:09

Le 118 juillet 2016

Technologie : Parties intégrantes du big data, les bad data sont de faux amis qui se cachent dans les vastes gisements de données et qu’il faut absolument éviter. Il s’agit de données incomplètes, fausses ou inexploitables, qu’il convient de repérer avant qu'elles ne nuisent aux prises de décisions.

« La bonne information, à la bonne personne, au bon moment, pour prendre les bonnes décisions ». Cette célèbre phrase du professeur d’université américain Michael Porter sur les enjeux de l’intelligence économique est plus que jamais d’actualité aujourd’hui. Car si tout le monde parle des promesses que nous réservent les gisements de données internes ou externes, structurées ou non, de plus en plus de voix s’élèvent pour nous mettre en garde contre les risques liés aux bad data, ces données fausses, incomplètes ou susceptibles d’être mal interprétées.

Le danger ? Prendre pour argent comptant ces mauvaises données qui se cachent dans les big data, et en tirer des conclusions erronées qui risquent de mener l’entreprise dans la mauvaise direction.

Nombreux sont les articles qui rappellent qu’au cours d’une analyse, une petite erreur d’interprétation sur un mot au départ peut générer une grande différence de résultat à l’arrivée.
Lire ici :
http://www.techpageone.fr/business-fr/big-data-peut-tromper/

On ne compte plus les incidents boursiers engendrés par une interprétation hâtive ou erronée de certains chiffres ou les problèmes posés par des bases de contacts incomplètes ou obsolètes.

“Toute donnée est potentiellement mauvaise si elle est regardée sous le mauvais prisme.”

Des analyses plus poussées

« Du big data au bad data, le pas est vite franchi et le paradoxe évident : si la granularité des données est aujourd’hui beaucoup plus forte, la fiabilité finale des chiffres ne s’est pas forcément accrue », écrit par exemple Didier Le Menestrel, président de La Financière de l’Echiquier, société française spécialisée dans la gestion de fonds, dans un billet de blog.

Il invite les investisseurs à privilégier « les fourchettes », plutôt que les « chiffres exacts », et à relativiser les indicateurs toujours plus nombreux en les comparant à d’autres statistiques « moins prisées mais parfois plus pertinentes ».
Lire ici :
https://www.lfde.com/2016/04/04/bad-data/

D’un point de vue technologique, les solutions sont multiples : elles passent principalement par de nouveaux outils d’analyse des données, l’intégration des données stockées jusqu’alors dans des silos distincts, l’optimisation du stockage de ces données et la mise en place d’infrastructures évolutives, qui vous garantiront un accès à la demande à toute la puissance de calcul utile pour traiter en temps réel de très larges corpus de données.

Ces changements aideront à conduire des recherches ad hoc et à identifier plus facilement les « bonnes » questions.

Bad un jour, bad toujours ?

Face à la croissance exponentielle des data, l’éradication pure et simple des bad data semble illusoire. D’une part, toute donnée peut être mauvaise si elle est regardée sous le mauvais prisme. Et d’autre part, une bad data est parfois aussi une « B.A.D. Data » (« Best Avalailable Data »), qui s’ignore.

Autrement dit, cette dernière a peut-être simplement besoin d’être enrichie et vérifiée par un « data scientist » pour devenir « la meilleure info à disposition ». Pour le cabinet français Jems Research, « la solution consiste à fiabiliser ces mauvaises données en supprimant les doublons, en redressant celles qui sont mal formées ou incomplètes pour les amener au même niveau de qualité que les autres ».

Même une bad data peut avoir bon fond.

Source :
http://www.zdnet.fr/actualites/bad-data-le-faux-ami-dissimule-dans-vos-donnees-39839454.htm

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 10:31

Le 13 septembre 2016

Un homme noir est mort vendredi sous les balles de la police, en Floride. Deux officiers auraient sommé l'homme, qui se trouvait dans son propre jardin avec un couteau de poche, de se mettre au sol, avant d'ouvrir le feu.

La police du sud de la Floride a mortellement tiré sur un homme noir qui était en train de dîner dans son jardin, rapportent plusieurs médias américains, dont le quotidien local The Miami Herald.

Les hommes du bureau du shérif du comté de Broward se sont rendus au domicile Gregory Frazier, à Pompano Beach, non loin de Miami, après un appel pour signaler des violences domestiques vendredi soir, impliquant un homme avec un couteau.

C'est la soeur de la victime, Deborah Frazier, qui a appelé les autorités, expliquant que sa fille et son frère étaient en train de se disputer.

Or, la dispute avait pris fin au moment où les forces de l'ordre sont arrivées sur place.

Les deux officiers ont trouvé l'homme de 55 ans dans son jardin, avec un couteau de poche. Tous deux ont ouvert le feu et le décès a été prononcé sur place.

"En moins de deux minutes il est mort"

Réagissant à la mort de son frère, Deborah Frazier a regretté d'avoir appelé la police et dénoncé une réaction disproportionnée.

"Je ne peux pas exprimer ce que je ressens avec des mots parce que je me dit que si je n'avais pas appelé les flics, il serait toujours ici. Je ne pense pas que ce soit juste. Il n'avait qu'un couteau et je ne pense pas qu'ils auraient dû lui tirer dessus et le tuer", dit-elle, citée par NBC Miami.

"D'un coup je les entends dire 'mets-toi au sol, mets-toi au sol' et en moins de deux minutes, il est mort".

Une enquête est en cours et les officiers impliqués ont été suspendus temporairement.

Source :
http://www.bfmtv.com/international/floride-la-police-abat-un-homme-noir-qui-dinait-dans-son-jardin-1036584.html

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 10:32

Transmis par Libérons les le 6 septembre 2016

Depuis la Prison Nord de la ville de Mexico

Le compagnon anarchiste Fernando Bárcenas Castillo appelle à se solidariser avec les prisonnier-e-s qui vont commencer une grève de la faim aux États-Unis le 9 septembre 2016.

Lettre ouverte aux compagnon-ne-s

Note : L’utilisation du mot prison dans ce texte, se réfère à tout les endroits artificiels dans lesquels on nous domestique pour nous insérer de force dans le système de production capitaliste. C’est une contribution pour approfondir la réflexion de tous les être vivants aux mains des puissances économiques et du projet technologique…

Compas, je vous salue d’un amour insurrectionnel pour vous faire parvenir ces paroles de guerre, tout en saluant aussi les jours de l’insurrection qui vient, parce que les idées fleurissent dans les champs comme les fleurs que nous ne devons pas arrêter de cultiver…

Nous ne savons pas si la victoire existera, mais ce que nous savons c’est qu’ils n’occuperont pas nos rêves et nos vies…

Le seul vrai moment de liberté c’est lorsque nous nous battons pour la liberté, parce que nous préférons mourir plutôt que d’accepter cette façon de vivre. Sans nous en rendre compte, nous sommes déjà libres, parce que rien n’occupe nos têtes sinon le seul désir d’incendier la réalité…

Mais qu’est qui se cache derrière la guerre destructrice, derrière la sombre obscurité de l’esprit humain ? Ne serait-ce pas le reflet et la manifestation poétique d’êtres se réappropriant leurs vies et influençant de manière active l’organisation de la vie quotidienne ?

Si chaque individu se vantait d’être “libre”, il se rendrait compte de sa condition, ce serait le début de la dernière guerre, notre dernière opportunité.

J’ai appris que c’est au cours de la vie quotidienne des peuples que les postulats d’une force réelle se concrétisent, capable de s’opposer et de nier le capitalisme.

Ceux sont de simples articulations d’idées et d’actions. Nous ne voulons pas être attirants pour les masses modernes consommatrices, c’est pour cela que je crois qu’il peut exister une forme réelle d’auto-organisation uniquement entre les gens les plus mal-traités et marginalisés, ceux qui vivent quotidiennement en guerre mus par l’instinct et le sentiment, plus que par la raison…

Puisqu’une conscience vierge est plus sauvage et n’est pas tant manipulée par les systèmes éducatifs, elle est toujours plus propice à prendre une orientation anarchique…

Comme son instinct lui en donne l’intuition, ils se sentent poussé-e-s vers la désobéissance. Il faut seulement provoquer « l’étincelle » qui allumera l’incendie…

Mais généralement, pour faire réfléchir, un prisonnier-e, par exemple, nous nous trouvons dans la situation que les simples paroles ne suffisent pas parce que c’est quelqu’un-e qui vit quotidiennement la guerre et qui connaît les scénarios, même beaucoup mieux que nous et cela n’arrive pas par des paroles, sinon par des actions et des attitudes réelles, cohérentes avec ce que nous pensons et ce que nous disons.

Beaucoup questionnent les « tactiques » et les « méthodes » comme s’il s’agissait d’une compétition et quand je dis cela je ne dis pas qu’il faille s’isoler et éviter la critique consciente, sinon bien au contraire. Le seul problème est qu’il faut que nous arrachions, tel un collier autour du cou, les influences bourgeoises qui historiquement contaminent les formes d’organisation de ceux qui se nomment libertaires…

Radicalement opposé, je pense qu’il n’est pas nécessaire de penser tout les aspects de la vie. La révolution sociale se construit quotidiennement, sans manuels, sans dogmes, tant dans la coexistence sociale, que dans l’ombre et pas parce que ça doit être ainsi par décret révolutionnaire, mais bien parce que le mot révolution signifie pour moi et pour beaucoup d’autres aussi, je le sais, prendre activement part dans cette guerre. Mais toujours à notre façon et c’est pour cela même que nous ne pouvons laisser passer aucune doctrine, idéologie scientifique ou religieuse, vu que l’apprentissage et les connaissances s’acquièrent dans les tranchées populaires, dans l’expérimentation dans la confusion, dans la spontanéité, dans la confusion. Nous ne voulons pas de normes, ni de buts fixes, vu que ce serait notre propre condamnation à l’ignorance et à l’esclavage….

Le problème des grandes civilisations qui ont existé jusqu’à présent, c’est que toutes ont basé leur vision du monde sur des sciences exactes et quantifiables…

L’humain se sent si antagonique face à l’insignifiance de son existence face à l’abandon absolu de vivre dans un régime pénitencier dans les villes et les prisons qu’il cherche alors refuge et soulagement en essayant de donner un « ordre » fictif à la vie. Il cherche à comprendre tout et à le réduire à son monde et à sa taille. Si nous ne nous focalisons pas uniquement à profiter de l’exquise existence, nous trouverons le soulagement de tous les maux générés en nous par la domestication des civilisations. Toutes les guerres et les catastrophes, que l’humain a amené à cette terre en voulant naïvement rompre l’ordre naturel de la vie, auraient pu être évitées.

Et c’est pour cela que dans cette guerre imposée, dans laquelle nous vivons et souffrons esclavage et misère aux mains de quelques uns qui, au nom du capital, s’arrogent le droit de diriger notre existence, il n’est pas encore trop tard pour se rendre compte que les siècles d’histoire qui nous précédent nous ont enseigné que peu importe la forme de gouvernement c’est toujours la même chose : la justification du droit de limiter et de punir pour exploiter…

Même le plus primitif des organismes vivants sait de manière instinctive que s’il n’est pas capable de s’adapter à son environnement, il finira par s’éteindre. Et la question serait donc : l’humain sera-t-il capable de s’adapter aux conditions de vie artificielle que lui impose l’environnement techno-industriel ?

Dans la nature sauvage et en nous-même existent les composants qui rendent possible la vie telle que nous la connaissons et c’est pour cela qu’il est absurde que nous pensions à posséder toutes les ressources naturelles et matérielles que nous rencontrons dans notre entourage. C’est une vision coloniale et anthropocentriste de voir la vie et c’est pour ça que sa reproduction mènera sous peu à l’édification du principe d’autorité et de pouvoir, avec pour conséquence l’esclavage et la guerre…

Notre participation à la guerre doit être donc radicalement différente aux méthodes impérialistes de guerre… Ce n’est pas la guerre pour la guerre, ce n’est pas la guerre pour elle-même sinon notre défense sauvage…

C’est un appel à la solidarité révolutionnaire contre l’esclavage et l’extermination que nous impose le pillage économique… en Amérique du nord, Amérique latine, Moyen-orient, Europe et dans tous les endroits qui sont atteints par la civilisation, à l’intérieur des prisons mexicaines, qu’ils sachent que nous nous préparons, mais les actions le démontreront…

En guerre aux côtés de nos frères prisonniers, esclaves des État-Unis qui sont en train de mettre en place et de coordonner une grève nationale dans les prisons d’Amérique du nord pour le 9 septembre 2016 et avec tou-te-s les autres prisonnier-e-s et esclaves dans les prison extérieures….

Jusqu’à ce que nous soyons tou-te-s libres.

Fernando Bárcenas Castillo

*****
Traduction Les trois passants / correction Amparo
https://liberonsles.wordpress.com/2016/09/06/mexico-fernando-barcenas-castillo-appelle-a-se-solidariser-avec-les-prisonnier-e-s-qui-vont-commencer-une-greve-de-la-faim-aux-etats-unis-le-9-septembre-2016/

Source en espagno l: Croix Noire Anarchiste de Mexico
http://www.abajolosmuros.org/index.php/noticias-anticarcelarias/478-fernando-barcenas-llama-a-solidarizarse-con-los-presos-en-eu-que-iniciaran-huelga-de-hambre-el-9-de-septiembre

***
Appel à l’action anarchiste internationale en solidarité avec la grève des prisonnier-e-s aux États-Unis
Le 9 septembre [45eme anniversaire de la rébellion de la prison d’Attica], des prisonnier-e-s à travers les États-Unis entameront une grève qui consistera en un arrêt général du travail contre l’esclavage pénitencier.

Pour faire court, les prisonnier-e-s refuseront de travailler ; illes refuseront de continuer à faire tourner les prisons par leur propre labeur.

Les prisonnier-e-s ne luttent pas juste pour de meilleures conditions ou pour un changement du règlement des conditionnelles, mais contre l’esclavage pénitencier.

Lire ici :
http://clap33.over-blog.com/2016/09/etats-unis-9-septembre-greve-du-travail-massive-dans-les-prisons.html

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 10:45

Le 31 août 2016

L'Arcep pourra surveiller les pratiques des opérateurs en matière de gestion du trafic Internet.

C'était l'autre décision majeure à Bruxelles ce mardi. Après l'annonce de l' amende record infligée à Apple, l'Europe a entériné les nouvelles règles de neutralité du Net.

Le Berec, l'organisme qui coiffe les régulateurs européens des télécoms, a présenté la dernière version des lignes directrices qui serviront à appliquer la loi votée en novembre par le Parlement européen dans les différents pays.

Les principales orientations avaient été présentées début juin . Elles avaient ensuite été soumises à consultation publique.

En six semaines, le Berec a reçu quelque 480.000 contributions. Du jamais-vu ! Habituellement, l'organisme en reçoit moins d'une centaine... « Cela prouve l'importance du sujet, avec beaucoup d'arguments en faveur d'une régulation plus stricte et d'autres pour une régulation plus faible », a commenté Wilhelm Eschweiller, le président du Berec.

Du côté des promoteurs d'une neutralité du Net pure et dure, on retrouve les associations de défense des droits des citoyens, comme La Quadrature du Net.

Elles s'étaient regroupées sous une plate-forme baptisée « Save the Internet ». Les géants du Net, comme Netflix et Facebook, se sont aussi prononcés en faveur de ces règles.

De l'autre côté, les opérateurs télécoms plaidaient pour une application moins stricte. Une vingtaine d'entre eux, dont Orange, avaient d'ailleurs publié en juillet un texte baptisé « Manifesto 5G », dans lequel ils menaçaient de ne pas pouvoir investir suffisamment si les règles édictées par le Berec et l'Europe restaient en l'état.

Aucune modification majeure n'est à constater dans cette dernière version.

Les fondements restent inchangés, à savoir interdire aux opérateurs et aux fournisseurs d'accès tout blocage ou détérioration du trafic Internet en fonction des services utilisés.

Les opérateurs pourront proposer des services spécialisés en utilisant des capacités de réseau dédiées, à la condition qu'ils soient jugés «  objectivement nécessaires ».

C'est déjà le cas pour la voix sur mobile (VoLTE) et la télévision en direct sur internet.

Une marge de souplesse

La réglementation reste souple au sujet du « zero-rating », cette pratique qui consiste à proposer aux consommateurs des applications gratuitement, sans impact sur la consommation data. Des associations demandaient son interdiction pure et simple. Ce ne sera pas le cas.

« Les règles s'appliqueront au cas par cas, selon différents critères, précise Sébastien Soriano, président de l'Arcep et vice-président du Berec. Cette souplesse laissée aux régulateurs nationaux est très importante ».

Si ces lignes directrices satisfont les activistes du Web, ce n'est pas le cas des opérateurs, dont les dernières revendications n'ont finalement pas été prises en compte.

« Espérons que l'implémentation des règles de la neutralité du Net n'empêchera pas la naissance de nouveaux services et applications », a réagi l'ETNO, l'association des opérateurs européens. En France, c'est l'Arcep qui sera le gendarme du Net.

Le régulateur va lancer plusieurs chantiers afin de recenser les pratiques des opérateurs et voir si elles sont conformes aux nouvelles règles.

L'adoption de la loi numérique dans les prochaines semaines lui conférera un pouvoir de sanction sur le sujet.

Source :
http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0211241356210-neutralite-dunet-leurope-valide-2023785.php

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 10:00

Le 26 août 2016

WhatsApp annonçait hier dans ses nouvelles conditions d’utilisation et sa politique de confidentialité que votre numéro de téléphone serait partagé avec Facebook.
Lire ici :
http://www.frandroid.com/android/applications/373581_whatsapp-veut-partager-vos-donnees-facebook

Si vous les avez déjà acceptées, il n’est pas trop tard pour faire machine arrière.

***
Présentée comme une façon d’améliorer votre expérience utilisateur, la dernière mise à jour de WhatsApp l’autorisera à fournir vos informations à Facebook. Le tout dans l’optique de vous proposer des publicités mieux ciblées, des suggestions d’amis ou même permettre à des entreprises de vous contacter sur la messagerie. Vous pourriez alors y recevoir des informations sur votre réservation de vol, par exemple.

Pour protéger vos informations, vous avez la possibilité de refuser ce partage au moment de la validation des nouvelles conditions d’utilisation. N’acceptez pas trop vite et déroulez le volet “En savoir plus” : vous y trouverez la case à décocher.

D’après TheVerge, vous avez encore 30 jours pour protéger votre numéro de téléphone si vous avez déjà accepté les conditions. La même case serait apparue dans les paramètres de l’application, au niveau du menu “Mon Compte”.

Cependant, elle n’est pas (encore) visible chez tout le monde. Cette procédure étant aussi décrite sur le site de WhatsApp, l’option ne devrait pas tarder à arriver chez tous les utilisateurs de la messagerie.

Des alternatives à WhatsApp

Si vous cherchez des alternatives plus respectueuses de votre vie privée, la plus connue reste Telegram, qui se veut ultra-sécurisée grâce à ses conversations chiffrées et des messages pouvant s’auto-détruire, le tout sans faire l’impasse sur le partage de GIF, de liens avec un aperçu de contenu ou de messages vocaux.

Certains pourront tout de même lui reprocher le fait de ne pas être entièrement open source et des problèmes de sécurité.
https://play.google.com/store/apps/details?id=org.telegram.messenger

Pour les plus soucieux du respect de leur vie privée, il existe Signal, qui gère les SMS en plus des messages instantanés. Tous les messages sont chiffrés de bout en bout, aussi bien les SMS que les messages par Internet. À l’instar de Telegram, il est possible d’envoyer des messages vocaux, des vidéos et même passer des appels chiffrés. Edward Snowden avait d’ailleurs déclaré l’utiliser quotidiennement.
https://play.google.com/store/apps/details?id=org.thoughtcrime.securesms

Source & notes :
http://www.frandroid.com/android/applications/373717_whatsapp-nest-tard-empecher-facebook-dacceder-a-vos-donnees

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 09:59

Le 2 septembre 2016

Ramsey Orta a été arrêté à de nombreuses reprises depuis sa vidéo virale et s'apprête à passer quatre ans en prison.

« Presque tous mes rêves sont en bordel. Je ne me rappelle pas la dernière fois que j’ai eu un beau rêve », explique Ramsey Orta, au journaliste du Huffington Post.

Le jeune activiste anti-police de 24 ans ne dort presque plus. Interviewé à Las Vegas, où il a obtenu le droit de résider auprès de son épouse jusqu’à son incarcération en octobre, il se dit plus serein.

Car à New York, sa ville d'origine, il est devenu presque paranoïaque, toujours sur le qui vive, à regarder par la fenêtre pour voir si quelqu’un l’observe.

« Quand je suis dehors, merde, tout le monde me regarde, et je suis sûr que tout le monde sait qui je suis. J’ai droit à des regards partout où je vais, surtout dans le train », raconte-t-il.

Orta se sent observé voire harcelé depuis qu’il a filmé la mort d’Eric Garner, le 17 juillet 2014, sur un trottoir de State Island. Ce jour-là, l'homme de 44 ans, refuse d’être arrêté par la police venue l’interpeller pour vente illégale de cigarettes.

Pour l’obliger à se mettre au sol, Daniel Pantaleo, officier de police, lui fait une clé d’étranglement, pourtant interdite.

Asmathique, Garner se plaint à plusieurs reprises de ne « pas pouvoir respirer » avant de perdre connaissance. À l’hôpital, il est déclaré mort « par étranglement ».

La vidéo fait le tour des médias du pays et soulève l’ire des populations. La phrase «I can’t breathe» (je ne peux plus respirer), prononcée par Garner, devient un slogan scandé par le mouvement Black Lives Matter. Mais, elle a aussi changé la vie de Ramsey Orta.

Nombreuses arrestations

Depuis qu’il a sorti son téléphone pour filmer la scène, le jeune homme a fait l’objet d’arrestations à de nombreuses reprises. Pour lui, c’est bien la preuve que la police de New York (NYPD) veut sa peau. En août 2014, quelques semaines après la vidéo, il est arrêté pour port illégal d’arme.

D’après le NYPD, Orta aurait tenté de cacher un pistolet dans la ceinture d’une jeune fille de 17 ans. « Faux », déclare le jeune homme, qui plaide n’avoir jamais possédé d’arme à feu.

Il est ensuite arrêté une première fois chez lui en février 2015 pour avoir vendu de la drogue à des policiers sous couverture, puis à de nombreuses reprises la même année. Suite à cela, il passe sept jours en prison avant que les charges contre lui ne soient abandonnées.

Orta a porté plainte à de nombreuses reprises: en 2015, il accuse ses matons d’avoir empoisonné sa nourriture (dix-neuf autres détenus feront de même de leur côté).

À l’été 2016, il poursuit en justice la ville de New York pour arrestations abusives et demande dix millions de dollars (près de 9 millions d’euros) en réparation.

Finalement, il signe un accord avec la justice concernant le port d’arme et la première arrestation pour vente de stupéfiants, accord qui va le conduire en prison d’ici le mois d’octobre.

Ramsey Orta n’est pas non plus un saint. Il a été arrêté à de nombreuses reprises au fil des années pour des faits de violence, de cambriolage et même de « mise en danger du bien-être d’un enfant » après avoir entretenu à 18 ans des relations sexuelles avec une enfant de 12 ans. Ses accusations envers la police de New York restent difficile à vérifier.

Cela n'empêche pas l'activiste et ami Josmar Trujillo d'être intimement persuadé que les arrestations à répétition d'Orta ne sont pas le fruit du hasard :

«  Il faut être naïf pour penser que Ramsey ne serait pas ciblé par un département de police qui s'est retourné contre les dénonciateurs qui se sont élevés dans ses propres rangs. Pensez à Franck Serpico et Adrian Schoolcraft [deux officiers de police ayant subi des représailles après avoir dénoncer la corruption du NYPD]. Est-ce que quelqu’un croit sérieusement que la mafia qu’est le NYPD n’irait pas après quelqu’un comme Ramsey? Sa vidéo a aidé à mettre en berne la légitimité des policiers et du système de justice. Il est une cible. Le mouvement devrait se rallier à lui .»

Lettre ouverte

Le harcèlement par la police commence à être pointé du doigt par d'autres. Au début du mois d’août 2016, le réalisateur David Sutcliffe publie une lettre ouverte, soutenue par des dizaines de documentaristes dont la réalisatrice oscarisée Laura Poitras (Citizenfour), demandant à la justice d’enquêter sur le harcèlement et le ciblage que subissent ceux qui filment les violences policière.

Sutcliffe note un détail plutôt marquant: ceux qui ont filmé ou mis en ligne ces scènes ont automatiquement affaire à la police quelques jours après.

Chris LeDay, qui a mis en ligne la vidéo de la mort d’Alton Sterling, est arrêté 24 heures après par une dizaine de policiers et de militaires pour des charges diverses et troubles – de violence à amende non payée–, avant de sortir après vingt-six heures de garde à vue.

Même chose pour Diamond Reynolds, qui a filmé en direct sur Facebook, la mort de son fiancé Philando Castile en juillet 2016. La jeune femme et sa fille de 4 ans ont été détenues pendant des heures, séparées l’une de l’autre.

Les suites de l’affaire Garner sont encore en cours. Quant à Ramsey Orta, il se prépare à rentrer en prison pour quatre ans. Au Huffington Post, il déclare qu’il restera un activiste à vie, et enseignera aux gens comment se comporter avec  la police et surtout, comment la filmer.

Source :
http://www.slate.fr/story/122963/orta-garner-harcele-police

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 10:49

Le 30 août 2016

Lors de la Rencontre sur les Droits de l'Homme de Via Campesina qui s'est tenue du 18 au 20 août à l'École Nationale Florestan Fernandes (ENFF) dans la commune de Guararema, État de São Paulo, les Avocats populaires, les Mouvements ruraux et les organisations ont débattu de la criminalisation des luttes des mouvements sociaux dans le monde et ont fait émerger de nombreuses propositions d'actions dans l'objectif de renforcer l'activité du Collectif des Droits de l'Hommes de la Via.

Dans l'interview pour la Page du MST Leandro Scalabrin, avocat populaire du Mouvement des personnes subissant les nuisances des barrages (MAB) expose quelques-unes de ces propositions et met en avant l'importance de réaliser une action de cette nature dans la conjoncture actuelle.

« La Rencontre a été positive, nous en sortons très motivés, le Collectif a été renforcé et augmenté. Nous avons réussi à approfondir le thème de nos Campagnes Internationales pour les mettre en œuvre dans chaque pays et nous avons identifié l'enjeu commun de la criminalisation des luttes sociales dans le monde. Ce travail sera diffusé sur tous les continents et nous allons construire un réseau de protection pour nos défenseurs des droits de l'homme. Nous ne nous reposerons pas tant que nous n'aurons pas libéré tous nos prisonniers politiques » affirme-t-il.

Lire la suite :
https://viacampesina.org/fr/index.php/les-grands-ths-mainmenu-27/droits-humains-mainmenu-40/1350-nous-ne-nous-reposerons-pas-tant-que-nous-n-aurons-pas-libere-tous-nos-prisonniers-politiques-affirme-via-campesina

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 10:51

OAXACA : Face à l’assassinat du jeune libertaire punk Salvador Olmos García « Chava »
26 juin 2016
Recueil de textes contre l’oubli (résumé)
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[HUAJUAPAN DE LEÓN- OAXACA]

Salvador Olmo Garcia, LA VENGEANCE SERA ANONYME…

Apprendre qu’un de tes amis a été assassiné par les corps de l’État (police, armée, paramilitaires, narco, peu importe) est une chose que je ne pensais plus jamais entendre.

Savoir que cet ami était un de ces anarcopunk qui existent encore, toujours actif et s’intéressant aux luttes de sa communauté aussi bien qu’à la libération des animaux, ravive la douleur, la rage, l’écœurement. Avoir parlé avec lui à peine quelques jours auparavant de possibles projets.

Se souvenir des projets passés, comme la participation et l’entretien à la Radio Communautaire Tu un Ñuu Savi (Parole du Peuple de la Pluie) qui émet à partir des installations de l’École Normale Expérimentale de Huajuapan, lieu où nous l’avons connu lorsque nous sommes allés jouer de la musique et qui est devenu un point de référence pour tous les punks luttant avec l’humilité et la sincérité des punks locaux.

C’est ce qui aujourd’hui m’étreint la poitrine et me pousse à écrire ces quelques mots et bien que j’aie une terrible envie de pleurer, aujourd’hui je crie : Au diable les larmes !

Tu es parti parce que tu luttais, mais tu n’es pas mort, ils t’ont tué et nous ne t’oublions pas. La meilleure solidarité c’est la lutte ici et là-bas pour ce qui t’a conduit à mettre ta vie en jeu : LA LIBERTE !

Ni dieux, ni maîtres, ni chefs, ni oppression, ni autorité !
___________

HUAJUAPAN DE LEÓN.- Salvador Olmos García, 27 ans, commerçant, journaliste, activiste, défenseur des terres, chanteur et pionnier du mouvement anarcopunk, a été retrouvé gravement blessé au petit matin de ce dimanche [A l’aube du dimanche 26 juin 2016] dans la cité Las Huertas de cette ville.

Vers 4h 40, des secouristes de la Commission Nationale d’Urgences ont été alertés par des membres de la Police Municipale qu’une personne sérieusement blessée se trouvait dans la rue Naranjo, sans numéro, dans ce même quartier. Les secouristes se sont alors dirigés rapidement à bord de l’ambulance 06, de la délégation 020.

A leur arrivée les paramédicaux ont trouvé un individu qui, à première vue, semblait avoir été jeté sur le bord de la rue. Ils lui prodiguèrent immédiatement les premiers soins et le transportèrent sur un brancard. Constatant qu’il souffrait de lésions mortelles à la tête et au torse, ils décidèrent de le transférer au service des Urgences de l’Hôpital Général de Huajuapan Pilar Sánchez Villavicencio, afin qu’il reçoive l’attention médicale nécessaire.

Cependant au bout des quelques minutes pendant lesquelles ils tentèrent de le sauver, les médecins informèrent que “Chava”, nom sous lequel il était connu de ses amis et proches, était mort en raison de la présence et de l’accumulation d’air extérieur ou œdème pulmonaire dans la cavité de la plèvre (pneumothorax), d’une fracture de l’humérus droit et d’une fracture de la cloison nasale.

Suite au décès de Salvador, qui était également animateur de la radio communautaire Tuun Ñuu Savi, des membres de cette fréquence radio ont désigné des personnels de la Police municipale de cette ville comme étant les auteurs matériels et intellectuels présumés. Ils ont affirmé que Chava avait d’abord été détenu et ensuite renversé par une patrouille officielle.

Salvador Olmos García, animateur du programme Pitaya Negra, avait lutté pendant plus de 15 ans pour la défense des terres et des communautés mixtèques*, face à l’exploitation des ressources naturelles et contre la remise de concessions d’exploitation par les autorités gouvernementales aux entreprises minières étrangères.

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Des policiers municipaux assassinent un activiste à Huajuapan, Oaxaca ; il dénonçait les violences régulières sur les ondes de la radio communautaire.

Arrêté par la police lors d’une ronde aux alentours de la radio communautaire Tuun Ñuu Savi”, qui avait lancé un appel à renforcer la protection de ses locaux en danger en raison de la multiplication des rondes de la police, le jeune libertaire participait activement à la défense de la culture mixtèque en diffusant de la musique punk.

Il collaborait également par des annonces et des entretiens dénonçant la constante violence qui ravage la zone sud du pays, visant à réduire au silence la liberté d’expression des différents mouvements sociaux sans cesse agressés par les instances policières qui ont déjà assassiné une dizaine de personnes au cours de la semaine passée.

« Des barricades ont été érigées suite au lâche assassinat du jeune libertaire journaliste, communicant, musicien et défenseur de la culture mixtéque, Salvador Olmos García « l’Avocat » qui s’était engagé sans relâche aux côtés des différents mouvements sociaux et en défense de la liberté d’expression sur les ondes de la radio communautaire « Tuun Ñuu Savi ». Lors du massacre de Nochixtlán [Oaxaca] le 19 juin passé**, les compagnons de cet espace radiophonique réalisèrent des émissions de grande importance pour informer le peuple mexicain de ce qui était en train de se passer. »
__________

La Radio Comunautaire Tu Un Ñuu Savi, Parole du Peuple de la Pluie, dénonce l’assassinat des mains de la police de Huajuapan, de l’un de ses membres : le compagnon Salvador Olmos García.

Le compagnon a été torturé, écrasé et assassiné par la police municipale de Huajuapan, alors qu’hier soir il avait répondu à l’appel pour renforcer la défense de la Radio Tu Un Ñuu Savi, qui les nuits précédentes avait été l’objet de harcèlement de la part de voitures de police patrouillant sans plaques.

Le compagnon Salvador, « Chava », « l’Avocat », du mouvement punk, était musicien, militant des droits humains et animateur du programme Pitaya Negra de la Radio Communautaire Tu Un Ñuu Savi, média libre et communautaire du mouvement populaire de Oaxaca.

Il s’agit d’une longue histoire de relations entre le mouvement punk et le mouvement des médias libres.

Les punks dissidents ont depuis longtemps pris les médias, en chemin ils ont rencontré d’autres dissident-e-s, participants des mouvements sociaux qui eux aussi ont pris les médias, ils se sont reconnus dans ce regard de défi mais toujours fraternel, dans la révolte et dans la joie quotidienne, dans l’amour et dans la rage, dans les rêves et dans la construction au quotidien.

Aujourd’hui un autre compagnon punk et des médias libres est tombé, on joue les chansons punks sur Radio Tu Un Ñuu Savi en hommage à Chava, « l’avocat », et on joue aussi la chanson « Aux barrikades ».

Dernièrement, les radios libres et communautaires d’Oaxaca ont été menacées, pour avoir retransmis en direct des reportages sur le massacre de Nochixtlán, et avoir rompu le cercle de l’information officielle.

Il faut absolument les faire connaître, les défendre, être attentifs à ce qu’elles ne soient pas muselées, que les émetteurs libres et leurs communicants communautaires cessent d’être agressés.

Aujourd’hui même un autre compagnon est mort, blessé pendant le massacre de Nochixtlán dimanche dernier, ce qui, avec Chava, porte à 13 le nombre de compagnons tombés en une semaine.

Sources en espagnol :
https://kehuelga.net/diario/spip.php?article4434&lang=es
http://mexico.indymedia.org/spip.php?article4034
https://www.centrodemedioslibres.org/2016/06/26/policia-de-nochixtlan-asesina-a-salvador-olmos-companero-punk-de-los-medios-libres/

Traductions : Amparo/les trois passants/correction Myriam
https://liberonsles.wordpress.com/repressionpriso

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*Les Mixtèques constituent un peuple indigène habitant dans les États de Oaxaca, de Guerrero et de Puebla. Cette région est connue sous le nom de La Mixteca. « Mixtèque » (mixteco en espagnol) provient du mot nahuatl Mixtecapan signifiant territoire du peuple des nuages ». Les Mixtèques se désignent eux-mêmes sous le nom de Ñuu Savi, qui peut se traduire par « peuple du pays de la pluie ».

** Le dimanche 19 juin 2016, des éléments de la police fédérale mexicaine sont arrivés dans la localité de Nochixtlán dans l’état d’Oaxaca, en vue d’évacuer le blocage de l’autoroute mis en place par des membres de la C.N.T.E ( la Coordination Nationale des Travailleurs de l’Education ), des étudiants, des pères et mères de famille. Avec une violence extrême, la police a attaqué les manifestants, d’abord avec des gaz lacrymogènes, des tirs de flashball, puis avec des armes à feu. Plus de onze personnes ont perdu la vie dans ces affrontements, des dizaines d’autres ont été blessées par balles.   

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 10:07

Transmis par le C.O.B.P. | Collectif Opposé à la Brutalité Policière (Québec)
Le 27 août 2016

Le 9 septembre, une grève massive du travail débutera dans les prisons américaines.

Un défi : Propager la grève dans chaque centre de détention, centre jeunesse et prison au Canada aussi.

S'il vous plait, diffusez largement.

Si vous êtes intéressés à établir une coordination de solidarité à l'extérieur des prisons pour facilité les luttes des prisonnier.e.s au Canada, répondez-nous.

Lettre originale du IWOC (incarcerated workers organizing commitee)
https://supportprisonerresistance.noblogs.org/post/2016/07/04/appel-a-larret-du-travail-des-prisonnier-e-s-aux-usa/

http://lasolide.info/un-defi-propager-la-greve-dans-chaque-centre-de-detention-centre-jeunesse-et-prison-au-soi-disant-canada/

Ceci est un défi lancé à toute personne appuyant la grève des prisonniér.e.s du 9 septembre, mais qui n'est pas activement impliqué jusqu’à maintenant.

Pour que cette grève ne puisse pas être étouffée par des gardiens violents et par des censeurs qui veulent à tout prix faire passer cela sous silence, sa propagation se doit d’outrepasser leur contrôle.

Puisque la communication entre personnes incarcérées est strictement interdite par les autorités carcérales, c'est notre responsabilité de rendre possible cette contagion depuis l’extérieur.

Lancer l'appel à travers les prisons au Canada alimentera cette contagion et donnera la possibilité de créer et solidifier des liens dans la lutte contre les prisons et le monde qui en a besoin, au-delà des murs et à travers les frontières.

La première étape est clairement de transmettre cet appel dès maintenant. Pour permettre aux gens dans les prisons d'agir de façon significative, il faut qu’illes aient le temps d'en parler à leurs ami.es et de faire des plans. Pour cela, nous suggérons aux complices à l’extérieur d’imprimer l’appel à la grève (ci-dessous) pour l’envoyer massivement aux gens dans les prisons.

Envoyer à qui? À tout le monde! À ton ancien.ne ami.e du secondaire pris.e dans une cellule, à la sœur de ta ou de ton ami.e envoyée  au centre jeunesse, à l'ami.e de ton voisin emprisonné.e dans un centre de détention de l'immigration ou à la personne dont on parle dans le journal pour s’être fait prendre après avoir braqué quatre banques l’an dernier.

Les personnes incarcérées ont besoin de savoir si ielles peuvent compter sur les gens à l'extérieur ou pas dans le futur.

Soyez donc clairs quant à vos intentions concernant la poursuite ou non de soutien avec les gens avec qui vous communiquez et laissez leur savoir si vous utilisez une fausse adresse de retour.

Ainsi, si vous choisissez de maintenir le contact, soyez créatif.ve, subtile et sécuritaire dans la manière dont vous abordez des sujets délicats. Utilisez différentes adresses de retour pour confondre les screws ou exercez votre créativité pour trouver de nouvelles méthodes pour transmettre de l’information à l’intérieur sans que celle-ci soit reliée à votre nom légal.

N’oubliez pas de diffuser les actions de résistance ayant lieu à l’intérieur des prisons, par exemple, si une grève débute et/ou si  les prisons adoptent des tactiques répressives. Vous pouvez envoyer l’info à des sites web tel que itsgoingdown.org ou supportprisonerresistance.noblogs.org pour permettre aux gens d’organiser des actions de solidarité ciblant des administrateurs des prisons.

« Aujourd’hui, personne ne devrait pouvoir aller dans une université, une pièce de théâtre ou une conférence scientifique sans que quelqu’un.e intervienne dans une pluie de pamphlets, posant les questions : ‘’Qu’arrive-t-il aux prisonniè.re.s en grève’’ et ‘’Quand est-ce que les autorités se plieront à leurs demandes?’’ Personne ne devrait pouvoir marcher dans la rue aux États-Unis sans voir des nouvelles des révoltes dans les prisons sur les murs. Et les chansons qui sont chantées en à leurs propos doivent être entendues par tou.te.s. »

Ceci est un moment historique, une rare opportunité que l’on ne doit pas manquer. On ne peut obtenir un monde libre en restant les bras croisés.

Chacun.e a un rôle à jouer.

Allons-y !

La solide
http://lasolide.info/un-defi-propager-la-greve-dans-chaque-centre-de-detention-centre-jeunesse-et-prison-au-soi-disant-canada/

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 19:19

Le 28 août 2016

Colin Kaepernick, quarterback de l'équipe des 49ers de San Francisco, a déclenché une polémique ce week-end en refusant de se lever durant l'hymne américain. Son geste visait à protester contre les violences policières envers les minorités aux Etats-Unis.

Un geste fort. Vendredi, en marge d'un match de pré-saison entre les 49ers de San Francisco et les Packers de Green Bay au Levi's Stadium, Colin Kaepernick, le quaterback des 49ers, a refusé de se lever de son siège pendant le traditionnel hymne américain joué avant le début de chaque rencontre.

Un geste qui en a surpris plus d'un, mais que le quaterback de 28 ans a ensuite expliqué comme étant une protestation contre les violences policières dont sont victimes beaucoup de minorités aux Etats-Unis.

Black Lives Matter

« Je ne me lèverai pas pour afficher ma fierté envers un drapeau ou un pays qui opprime les Noirs et les citoyens de couleur », a-t-il déclaré plus tard à NFL Media.

« À mes yeux, ça dépasse les cadres du football, et ce serait égoïste de ma part d'agir autrement. Il y a des corps dans les rues et des gens qui obtiennent des congés rémunérés et qui s'en tirent en toute impunité. » a-t-il poursuivi.

La direction de la franchise des 49ers a publié un communiqué dans lequel elle affirme qu'il est de la liberté de tout Américain de chanter l'hymne national, ou au contraire de protester contre.

« L'hymne national est et a toujours été un élément spécial des cérémonies d'avant-match », admet dans un premier temps le communiqué, précisant qu'« il s'agit d'une occasion pour honorer notre pays et réfléchir sur les libertés dont nous profitons à titre de citoyens. Dans le respect de grands principes américains telles que la liberté de religion et la liberté d'expression, nous reconnaissons le droit d'un individu de participer, ou non, à la célébration de notre hymne national. »

La NFL a de son côté rappelé que si les joueurs sont «invités à se lever pendant la cérémonie, ils n'y sont pas obligés».

« Je ne cherche pas l'approbation de qui que ce soit. Je veux seulement élever ma voix pour pour les gens oppressés. Si on me retire l'opportunité de jouer au football ou que des commanditaires se dissocient de moi, je saurai que j'aurai agi de la bonne manière », a martelé Kaepernick qui ne craint visiblement aucune sanction.

Sur son compte Twitter, il s'est maintes fois exprimé sur la question des droits civiques et a affiché son soutien au mouvement « Black Lives Matter ».

Les stars NBA aussi s'étaient exprimés

Kaepernick n'est pas le premier, et n'est sans doute pas non plus le dernier à faire entendre sa voix pour soutenir les opprimés.

En juillet dernier, les stars de NBA LeBron James, Chris Paul, Carmelo Anthony, et Dwayne Wade avaient fait un discours commun sur la scène des ESPYS 2016. Dwayne Wade a lui-même malheureusement été frappé par un drame ce vendredi. Sa cousine Nykea Aldridge, 32 ans, est morte tuée d'une balle perdue.

Source :
http://sport24.lefigaro.fr/le-scan-sport/buzz/2016/08/28/27002-20160828ARTFIG00103-un-footballeur-us-refuse-de-se-lever-durant-l-hymne-americain-pour-protester-contre-les-violences-policieres.php

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 10:26

Le 26 août 2016

Apple vient de corriger en urgence de graves failles de sécurité sur iOS. Un logiciel espion, vendu par une entreprise de surveillance israélienne, les exploite pour transformer les iPhone en mouchards.

Inutile de chercher leur site internet, vous ne le trouverez pas. NSO Group a beau avoir le pouvoir de faire trembler Apple, la firme israélienne tient à sa discrétion. « Un fantôme absolu », disait en 2013 Omri Lavie, l’un de ses trois fondateurs.

Et pour cause, son business est la surveillance. Sa clientèle : des Etats. Ses produits : des mouchards capables d’écouter et de voir ce qui se passe sur un ordinateur ou un téléphone en demeurant indétectables. Jusqu’à maintenant.

Jeudi 25 août, Apple a appelé tous ses utilisateurs à installer une mise à jour développée en urgence pour des raisons de sécurité.

Dix jours auparavant, des experts en cybersécurité alertaient l’entreprise : son système d’exploitation iOS était percé de failles jusque-là inconnues, utilisées par le produit phare de NSO Group, « Pegasus », pour pomper messages, appels, photos et contacts sur des téléphones.

Un SMS suspect envoyé à Emirati

C’est Citizen Lab, laboratoire rattaché à l’université de Toronto qui travaille de longue date sur les logiciels de surveillance, qui a remonté la piste.

Dans un compte-rendu étoffé, les chercheurs expliquent avoir été contactés par Ahmed Mansoor, une figure du militantisme pro droits de l’homme aux Emirats Arabe Unis (EAU).
Lire ici :
http://citizenlab.org/2016/08/million-dollar-dissident-iphone-zero-day-nso-group-uae/

Déjà visé par des cyberattaques, ce dernier s’est méfié d’un même SMS reçu sur son iPhone, les 10 et 11 août derniers. Ce message promettait de révéler « de nouveaux secrets » sur la situation des détenus des prisons émiraties, et proposait à Mansoor de cliquer sur un lien pour y accéder.


Le SMS reçu par Ahmed Mansour, et transmis à Citizen Labs
Ahmed Mansour / Citizen Labs

En testant ce lien sur un de ses iPhone, Citizen Lab a pu observer l’attaque en direct, ce qui lui a permis de trouver plusieurs éléments (noms de domaines, mots-clés, adresse...) rattachés à l’infrastructure de NSO Group.

A en croire les chercheurs, c’était la première fois que Pegasus pouvait être disséqué en action.

Jusque-là, précisent-ils, le logiciel faisait surtout l’objet de « rumeurs, de conjectures et de déclarations invérifiables ».

SMS, Gmail, Facebook... visés

Leurs découvertes sont à la hauteur de la réputation du programme.

Cliquer sur le lien du SMS a provoqué l’activation d’un logiciel malveillant, qui a silencieusement transformé le téléphone en mouchard.

Sans que l’utilisateur s’en rende compte (tout juste voit-il que le navigateur plante une fois ouvert, comme cela arrive parfois), ce logiciel va exploiter trois failles jusque là non détectées par Apple – on parle de  « zero-days » car la firme visée par ces vulnérabilités doit les réparer sans délai une fois celles-ci découvertes.

Il va ainsi :

- Débloquer l’iPhone pour modifier son système hors du périmètre autorisé par Apple (on parle aussi de jailbraking, utilisé par exemple pour installer des apps non autorisées).
     
- Modifier les apps installées avec du code malveillant, par exemple en les liant à un service qui permet d’écouter les conversations téléphoniques.
     
- Activer le micro ou la caméra du téléphone.

L’entreprise de sécurité informatique Lookout, à qui Citizen Lab a transmis ses découvertes, écrit dans son rapport [PDF] que ce piratage peut « lire et exfiltrer les messages, appels, e-mails, identifiants, et bien plus » à partir d’apps comme iMessage, Gmail, Facetime, Facebook, Calendar, WhastApp, Viber, Skype, Telegram.

La liste, précise l’entreprise, n’a rien d’exhaustif.

Mécanisme d’auto-destruction

Cette collecte d’information, poursuit Lookout, « est l’une des plus complètes et exhaustives que nous ayons observée dans un logiciel espion ».

D’autant plus redoutable qu’elle n’aurait probalement pas pu être observée si le militant emirati avait cliqué sur le lien infecté. Citizen Lab dit en effet être déjà tombé sur des liens similaires, sans pouvoir en tirer grand chose.

Selon les chercheurs, les prestataires de ces attaques « préfèrent désactiver de tels liens après un unique clic, ou après une courte période de temps », probablement pour éviter de se faire repérer.

Une hypothèse que tend à confirmer une autre perle trouvée dans l’iPhone infecté par Pegasus : un mécanisme « hautement sensible » d’auto-destruction, qui supprime les traces du logiciel malveillant quand ce dernier risque d’être repéré, détaille encore Lookout.

Lire la suite :
http://rue89.nouvelobs.com/2016/08/26/pegasus-larme-dune-firme-israelienne-fantome-fait-trembler-apple-264996

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 10:05

Le 19 août 2016

Alors que l’Italie fait face à un important afflux de migrants ces dernières semaines, L’Espresso s’est penché sur l’impressionnant dispositif déployé par la Suisse pour surveiller ses frontières.

Entre ceux qui arrivent du Sud et ceux qui reviennent après s’être fait refouler à la frontière, Milan accueille ces dernières semaines de très nombreux migrants qui espèrent poursuivre leur route vers le nord de l’Europe.

Idem à Vintimille, à la frontière française, et à Côme, à deux pas de la Suisse, où un camp informel s’est créé à côté de la gare.

Des centaines d’entre eux, indique La Stampa, “ont été transférés (contre leur volonté) vers les hotspots du sud de l’Italie” pour y être enregistrés et “triés”, conformément au plan européen sur les quotas.  

Pour comprendre le phénomène, l’hebdomadaire L’Espresso s’est penché sur “l’imposant dispositif mis en place par la Suisse pour ‘protéger’ la sécurité de ses frontières” et livre un reportage exclusif, documenté par des photos. Il y décrit les 2 000 gardes-frontières, l’inspection quasi systématique des 70 trains qui passent quotidiennement par la ville frontalière de Chiasso.

Il ajoute :  "La nuit, en plus des patrouilles, il y a un drone militaire qui survole le territoire et détecte les traces de chaleur émises par des personnes ou des animaux. Dans la neutre Suisse, l’armée a été dépêchée pour surveiller les frontières."

Le drone, explique le journal, est régulièrement téléguidé selon les indications des gardes sur signalement par des citoyens.

Parfois, les personnes signalées s’avèrent illégales, d’autres fois non.

C’est avec le nouvel afflux de migrants, ces dernières semaines, que l’usage de ce drone par les Suisses a suscité de nombreux commentaires dans la presse italienne, relève le Corriere del Ticino.

Ce recours remonte pourtant à plusieurs années, précise le quotidien helvétique. “Les habitants de la zone connaissent bien le bourdonnement nocturne produit par l’avion sans pilote qui patrouille à la frontière.”   
Efficacité suisse

A la gare de Chiasso, reprend L’Espresso, un ancien magasin a été transformé en “centre de tri” où l’on relève les empreintes des personnes et leur remet un bracelet de couleur.

Aux adultes qui choisissent de demander l’asile, un bracelet jaune. Pour les mineurs, un orange. Quant aux migrants qui ne veulent pas demander l’asile mais poursuivre leur route vers le nord, ils reçoivent un bracelet bleu.

Ceux-là seront renvoyés en Italie, où bien souvent ils ne resteront que peu de temps avant de retenter leur chance.  

"Dans l’ancien magasin, tout est bien ordonné. Les agents enfilent des gants, ils ne haussent pas la voix ; les bagages [qui sont fouillés] sont bien empilés, la pièce est hyperpropre. L’efficacité suisse appliquée à l’espérance des migrants."

Le Corriere del Ticino relève pour sa part que, durant la semaine du 8 au 14 août, le canton du Tessin a connu “une nouvelle semaine record” avec l’arrivée de 1 767 migrants, majoritairement originaires d’Erythrée et d’Ethiopie.

Sur la même semaine, 1 184 personnes ont été “réadmises en Italie”.  

Source :
http://www.courrierinternational.com/article/vu-ditalie-drone-gardes-frontieres-lefficacite-suisse-contre-les-migrants

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Complément d'info

Armes. Des drones israéliens pour l'armée suisse
22 juin 2016
http://www.courrierinternational.com/dessin/armes-des-drones-israeliens-pour-larmee-suisse

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Documentation

ACTIONS C.L.A.P33 & Co...

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Bordeaux - 18 mars 2017

Journée contre

les violences policières

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Violences Policières

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L'impact disproportionné
de l'état d'urgence

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Hommage aux victimes

21 Mars 2015

 
15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

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" Vétérante "

O.P.A

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Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
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