Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du C.L.A.P33
  • Le blog du C.L.A.P33
  • : Collectif bordelais Contre les Abus Policiers
  • Contact

Recherche

ETAT D'URGENCE

Le cadre légal : klik

****
Kezaco la loi
"Etat d'urgence"



C'est par là : klik !

*****

Non à la loi renseignement

Infos : klik !

****
Retrouvez toutes

les brochures du C.L.A.P33

****
"Résistons Ensemble"


http://resistons.lautre.net/

****
Agenda des luttes

 En ligne ici : klik !

Et encore...

Notre flux Rss




https://a2-images.myspacecdn.com/images04/2/8050b970040d479da3e063184a2bbb9c/full.jpg

http://blog.cgtbayard.org/public/solidar.jpg


 

31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 10:29

Transmis par Libérons Les le 22 août 2016

[Oaxaca] Lutte communautaire et répression politique à Eloxochitlán de Flores Magón, le cas de Miguel Betanzos

Traduction collective

(Télécharger librement ce livre)

Ce bulletin a pour but de diffuser l’un des cas de répression qui ravagent le territoire dénommé Mexico, il a été réalisé dans le cadre de la Semaine Internationale de Solidarité avec les Prisonnier.e.s Anarchistes, qui a eu lieu du 26 au 30 août 2015.

Ce bulletin a été réalisé par des personnes solidaires de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca, alors que 12 de ses membres sont toujours emprisonnés pour avoir défendu leur territoire et les décisions politiques prises par l’Assemblée.

Ce bulletin a été créé sans aucun but lucratif.

Nous encourageons toute forme de solidarité envers nos compagnons et compagnonnes prisonnier.e.s.

Miguel Peralta Betanzos est un jeune indigène mazatèque, anarchiste et membre de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca.

Le jeudi 30 avril 2015, vers 5 heures et demie de l’après-midi, Miguel, membre de l’Assemblée Communautaire, a été arrêté au centre-ville de Mexico.

Cette arrestation a été perpétrée avec une grande violence par trois personnes en civil sans identification ni mandat d’arrêt, accompagnées de plus de vingt policiers. T

outes ces irrégularités concernant l’arrestation de Miguel constituent une attaque de plus contre l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán, dans la continuité de celles qui ont été perpétrées depuis cinq ans par l’ex-président municipal qui siégea à la Présidence municipale après s’y être imposé de façon autoritaire, piétinant ainsi le système communautaire basé sur les « us et coutumes indigènes » dont l’Assemblée Générale est l’organe de prise de décisions en s’opposant aux partis politiques soutenus par les caciques locaux.

Vous pouvez reproduire totalement ou partiellement ce bulletin.

Répands et étends librement ces idées.

Solidarité et camaraderie avec nos compagnon-n-e-s prisonnier.e.s

À bas les murs des prisons !

Destruction de la société carcérale !

Bonne lecture !

Les trois passants

****
Télécharger librement ce livre sur :
https://liberonsles.wordpress.com/2016/08/22/oaxaca-lutte-communautaire-et-repression-politique-a-eloxochitlan-de-flores-magon-le-cas-de-miguel-betanzos-telecharger-librement-ce-livre/

Plus d’infos sur :
https://liberonsles.wordpress.com/eloxochitlan-de-flores-magon/

Repost 0
31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 10:05

Le 17 août 2016

La Chine a pris une longueur d’avance dans la maîtrise des technologies de cryptage en lançant, mardi 16 août, un satellite de communication quantique.

Pékin se démarque ainsi en mettant à l’essai, au niveau spatial, une technique de transmission de clés d’encodage réputée inviolable, fondée sur les lois de la physique quantique. Le projet est suivi de près par les physiciens mais aussi par les militaires.

Une fusée Longue Marche 2-D tirée mardi à 1 h 40 de la base de Jiuquan, dans le désert de Gobi, a placé en orbite un satellite d’expérimentation quantique à échelle spatiale (Quess, selon l’acronyme anglais).

Egalement surnommé Mozi, du nom du philosophe et scientifique chinois du Ve siècle avant J.-C., il permettra, sur une mission de deux ans, de tester l’envoi de clés hypersécurisées.

« De tels moyens en disent long sur les ambitions de la Chine. Elle n’hésite pas à investir des sommes colossales dans ces recherches », commente Hoi Kwong Lo, chercheur en cryptographie quantique à l’université de Toronto (Canada).

La recherche quantique est l’une des priorités du treizième plan quinquennal, feuille de route présentée en mars et qui guidera l’économie chinoise jusqu’à la fin 2020.

Clés de chiffrement

De son côté, le Conseil national américain des sciences et technologies note dans un rapport rendu public le 26 juillet que si les Etats-Unis dépensent actuellement 200 millions de dollars (177 millions d’euros) par an dans ce domaine de recherche, leur rythme de progression dans le domaine de l’information quantique a souffert de « l’instabilité » des financements.

Le protocole du satellite chinois utilise des propriétés quantiques des photons qui peuvent être corrélés de telle manière que modifier l’un modifie immédiatement son jumeau, trahissant donc une intervention non désirée.

Si les signaux transitant entre le satellite et la Terre sont interceptés par un espion, la source s’en rendra compte immédiatement et n’utilisera pas les informations envoyées.

Des clés de chiffrement de messages pourront ainsi être transmises sans risque, assurant alors la sécurité des communications.

Derrière ce projet se trouve un scientifique chinois, Pan Jianwei. A la fin des années 1990, M. Pan a effectué sa thèse à l’université de Vienne, sous la direction d’un chercheur en physique quantique, Anton Zeilinger.

Ce dernier raconte avoir demandé un peu plus tard à l’Union européenne (UE) d’appuyer un programme de développement d’un satellite quantique sans jamais avoir obtenu les financements.

De leur côté, les Chinois ont perçu les applications stratégiques d’une telle technologie, y voyant un intérêt national. M. Pan, devenu vice-président de l’Université chinoise des sciences et technologies, a pris, en 2011, la tête de ce nouveau programme.

« Beaucoup de gens pensent que les communications quantiques joueront un rôle, notamment, dans le futur d’Internet. C’est à double usage, on pourra aussi bien crypter une communication militaire que commerciale, ce ne sera qu’une question d’applications », résume par téléphone le professeur Zeilinger, qui assiste Pan Jianwei sur le projet chinois et était présent lors du lancement de la fusée.

« Usage à l’échelle planétaire »

En mai, M. Pan se référait aux fuites de dossiers de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine pour justifier le développement par la Chine de nouvelles technologies de cryptage. « Le cas Edward Snowden nous a appris que, dans les réseaux de transmission, l’information est exposée au risque d’être surveillée et attaquée par des hackers », déclarait-il à la presse officielle.

La Chine testera d’abord des communications sécurisées entre Pékin et Urumqi, grande ville de l’ouest du pays distante de 2 400 kilomètres, puis entre la capitale chinoise et celle de l’Autriche.

La technologie de cryptage quantique est déjà utilisée au sol, par exemple à l’essai entre des banques reliées par fibre optique, mais sur des distances très limitées.

« On sait depuis plusieurs années faire du cryptage quantique dans une même ville, mais pas entre des régions éloignées. L’emploi du satellite permet d’envisager un usage à l’échelle planétaire », résume Alexander Ling, professeur au Centre de technologies quantiques de l’université de Singapour.

Le président chinois, Xi Jinping, avait regretté en mai la « faiblesse » de son pays, « toujours sous le contrôle d’autres pour ce qui est des technologies fondamentales dans les secteurs clés ».

Il avait détaillé les objectifs fixés par l’Etat : s’imposer comme « l’un des pays les plus innovants en 2020 » puis comme une puissance technologique incontournable en 2049, pour le centième anniversaire de la fondation de la République populaire.

Source :
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2016/08/17/la-chine-fait-un-saut-quantique-dans-le-cryptage-de-ses-communications_4983720_3216.html

Repost 0
30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 09:37

Transmis par ACAT(Action des chrétiens pour l’abolition de la torture)
Le 10 juillet 2016

Familles décimées - Un web-documentaire comme pièce à conviction

Une plainte contre une entreprise française accusée de complicité de crime de guerre à Gaza.

Gaza, 17 juillet 2014. Au cours de l’offensive israélienne « Bordure protectrice » dans la bande de Gaza, un missile s’abat sur le toit de la maison des Shuheibar, où cinq enfants nourrissaient les pigeons.

Une petite fille de 8 ans, Afnan, et deux petits garçons de 9 et 10 ans, Wassim et Jihad sont morts. Deux autres garçons de 15 et 9 ans, Udai et son cousin Bassil, ont été grièvement blessés.

Le 29 juin 2016, deux ans après l’offensive israélienne, la famille Shuheibar, soutenue par l’ACAT, a porté plainte en France pour complicité de crime de guerre et homicide involontaire contre l’entreprise française Exxelia Technologies.

Un composant de fabrication française a en effet été trouvé parmi les débris du missile tiré sur la maison.

Pourtant, aucune cible militaire n’était présente dans la maison au moment de l’attaque, ni à aucun autre moment.

La famille Shuheibar accuse l’entreprise française de s’être rendue coupable de complicité de crime de guerre ou, a minima, d’homicide involontaire, s’il est établi qu’elle a vendu le capteur à une entreprise militaire israélienne.

Un web-documentaire inédit et poignant
Véritable plongée dans la réalité glaçante de Gaza au cours de l’été 2014, le web-documentaire « Familles décimées » relate l’histoire de dix familles dont les vies ont été détruites lors de l’offensive israélienne de juillet 2014.

Le format du web-documentaire permet - grâce à une combinaison de textes détaillés, de photos et de vidéos - d’offrir non seulement une puissante reconstitution des attaques, mais aussi des portraits intimes des victimes et des survivants.

A partir de cet outil interactif dont elle est partenaire, l’ACAT espère susciter une prise de conscience pour une mobilisation réelle, et redonner ainsi une voix aux victimes de Gaza.

Voir le web-doc :
http://www.obliteratedfamilies.com/

Source :
http://www.acatfrance.fr/actualite/sortie-du-webdocumentaire-familles-decimees

Repost 0
25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 10:51

Le 12 juillet 2016

La Commission européenne a annoncé mardi le lancement officiel d'un nouveau cadre juridique pour protéger les données personnelles de citoyens européens transférées vers le sol américain, après des mois d'incertitude juridique.

Il aura fallu plus de deux ans de négociations avec Washington pour y parvenir. La Commission européenne a annoncé mardi 12 juillet le lancement officiel d'un nouveau cadre juridique pour mieux protéger les données personnelles de citoyens européens transférées vers le sol américain, après des mois d'incertitude juridique pour les entreprises recourant à ce type d'échanges.

Le "Privacy Shield" ("bouclier de protection des données", en français) va "protéger les données à caractère personnel des Européens et procurer une sécurité juridique aux entreprises", a assuré la commissaire européenne à la Justice, Vera Jourova.

"Ce nouveau cadre rétablira la confiance des consommateurs dans le contexte du transfert transatlantique de données", a plaidé Vera Jourova.

Les données en question englobent toutes les informations pouvant permettre d'identifier un individu, de manière directe (nom, prénom ou photo) ou indirecte (numéro de sécurité sociale ou même numéro de client).

Plusieurs milliers d'entreprises, allant de PME à des géants d'internet, transfèrent ce type de données recueillies sur le sol européen vers des "data centers" (centres de données) aux Etat-Unis.

Application immédiate

Elles faisaient face à une situation d'incertitude juridique depuis que la justice européenne a invalidé avec fracas, en octobre 2015, le précédent cadre juridique qui régissait ces transferts, connu sous le nom de "Safe Harbour".

La Cour de justice de l'UE avait alors estimé que "Safe Harbour" n'offrait plus de garanties suffisantes aux Européens pour leurs données personnelles, à la lumière des révélations de l'ancien consultant Edward Snowden sur l'ampleur des programmes de surveillance aux Etats-Unis.

Début février, la Commission européenne avait annoncé avoir trouvé un "accord politique" avec les Etats-Unis, esquissant le nouveau "Privacy Shield", qu'elle a ensuite continué de peaufiner jusqu'à la nouvelle étape franchie mardi.

Formellement, l'exécutif européen a adopté mardi une "décision d'adéquation", qui garantit aux 28 Etats membres que les Etats-Unis garantissent désormais une protection suffisante aux Européens, grâce à une série d'engagements de Washington.

Cette décision "sera notifiée aujourd'hui aux Etats-membres et entrera en vigueur immédiatement", a indiqué la Commission. L

es autorités américaines devront de leur côté rapidement ouvrir la possibilité pour les entreprises d'obtenir une certification sur leur sol, qui vaudra engagement de respecter les nouvelles règles.

Le nouveau "bouclier" prévoit notamment des obligations pour les entreprises et l'installation d'un médiateur ("ombudsman") au sein du département d'Etat américain, pour suivre les éventuelles plaintes de ressortissants européens concernant un accès abusif à leurs données.

Source :
http://www.challenges.fr/monde/20160712.CHA1814/le-plan-de-l-ue-pour-proteger-les-donnees-des-europeens-aux-etats-unis.html

Repost 0
24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 10:22

Transmis par Libérons les le 17 août 2016

[Mexique / Chili]: Squat – Okupa Ché : lettre de Pier, après avoir été expulsé du Mexique vers le Chili

Le 31 juillet 2016 aux environs de midi, plusieurs personnes qui se trouvaient aux abords de la Cité Universitaire ont été retenues avec violence par les vigiles de l’UNAM-Université Nationale Autonome du Mexique. Après avoir été brutalement tabassées ont été remises aux Granaderos [CRS].

« Je dois préciser que ce fait n’est pas un fait isolé puisque cela est dû à la persécution constante et au harcèlement que subit l’espace de travail autonome et autogéré Okupa Ché…Les raisons sont plus que claires et évidentes, il s’agissait de criminaliser le fait que j’étais engagé dans un espace anti-autoritaire et autonome, ce qui a été mis en évidence par les questions concernant cet espace et le mouvement Okupa, tant par la police mexicaine que par la police $hilienne [Chilienne] »  – Pier –
Squat – Okupa Che : lettre de Pier, après avoir été expulsé du Mexique vers le Chili
Samedi 6 août 2016

*****
Précisions concernant les faits survenus au Mexique

Ce dimanche 31 juillet, nous sommes 6 jeunes à avoir été détenus à l’intérieur des installations de l’Université Autonome de Mexico [UNAM], après avoir été tabassés et torturés par des fonctionnaires de la sécurité interne de l’UNAM. Je dois préciser que ce fait n’est pas un fait isolé puisque cela est dû à la persécution constante et au harcèlement que subit l’espace de travail autonome et autogéré Okupa Ché.

Après avoir été détenus pendant deux jours à l’intérieur de la préfecture de police Camarones, nous les 6 jeunes avons été remis en liberté à condition de payer la somme de 40.000 pesos mexicains [2000 euros] dans un délai de 15 jours pour obtenir notre liberté définitive.

Pour ma part, étant étranger et n’ayant pas mon passeport sur moi, j’ai été transféré dans les locaux de l’office d’immigration Las Agujas, où je suis resté détenu et sans communication avec mes proches à partir du mardi après midi.

Pendant que j’étais enfermé, mes amis n’ont pas eu le droit de me remettre mon passeport, dans le seul but de retarder les démarches ; dehors, tous les copains étaient inquiets de ma situation car il leur a été dit que j’étais mis en examen, ce qui a contribué à les inquiéter encore plus, toute information me concernant leur étant refusée.

Après m’avoir emmené deux jours de suite à l’hôpital et gardé plusieurs heures sans être pris en charge, dans la nuit du jeudi, alors que l’on me ramenait à l’office d’immigration, j’ai eu la surprise de voir la voiture se diriger vers l’aéroport, pour soi-disant recharger un téléphone portable.

Après plusieurs heures de détention dans une camionnette, des agents de l’immigration sont arrivés pour me dire que j’allais être renvoyé dans mon pays, sans me donner ni les raisons ni les motifs justifiant mon renvoi dans ce pays pourri qu’est le $hili [Chili].

Les raisons sont plus que claires et évidentes, il s’agissait de criminaliser le fait que j’étais engagé dans un espace anti-autoritaire et autonome, ce qui a été mis en évidence par les questions concernant cet espace et le mouvement Okupa, tant par la police mexicaine que par la police $hilienne [Chilienne].

Après 8 heures de vol j’ai été remis à la police (la maudite PDI), qui a continué le harcèlement en raison de mon appartenance à l’espace okupé, me remettant en liberté vers 7 h 30 du matin me relâchant dans l’aéroport sans rien. J’ai donc dû faire la manche pour arriver à Santiago et pouvoir prendre un bus jusqu’à Valparaiso.

Arrivé à Valparaiso j’ai rejoint un lieu sûr et j’ai alors pu retrouver mes amis, mes proches, mes compagnons, tous surpris car personne n’avait rien su de ma situation ni de comment j’allais. Aujourd’hui, ayant retrouvé la tranquillité de mon foyer, je peux me permettre de préciser les faits et remercier tous ceux qui se sont inquiétés de notre situation.

Je peux dire qu’en ce moment je vais bien, j’ai juste été tabassé, mais la douleur n’est pas due aux coup brutaux mais à la séparation d’avec mes compagnons, avec qui j’ai partagé des moments et des sentiments.

Mais nos cœurs rebelles et indomptés ne se laisseront pas soumettre, ni par les coups les plus brutaux ni par les harcèlements incessants dont nous sommes l’objet quotidiennement.

Rien en nous en fera plier ni ici ni ailleurs.

Il ne me reste qu’à remercier toutes les personnes qui constamment se sont inquiétées de notre situation, les copains qui sont restés jour et nuit à l’extérieur de la préfecture sans se soucier de la pluie, de la tristesse, du froid et de l’angoisse.

Merci à tous ceux qui, bien que libérés, n’ont cessé de s’inquiéter pour moi et ont été présents tous les jours où j’étais détenu à l’office d’immigration, sans jamais me laisser seul bien que je ne puisse pas les voir (je ne donnerai pas de noms mais vous savez bien de qui je parle).

Merci de tout cœur à eux tous. Merci aussi à tous ceux qui malgré la distance se sont intéressés à notre situation et se sont mobilisés et continuent à se mobiliser pour nous aider dans tout ce qui était possible.

Cette semaine nous vendrons des bons de soutien pour envoyer de l’argent en solidarité à nos compas mexicains pour ce qu’ils sont en train de subir. Les bons peuvent être achetés soit auprès des compas du Komédor (Kantine) Végétarien(ne) soit à moi-même.

Que la solidarité détruise les frontières !
Assez de répression et de persécution contre les espaces autonomes et okupés !
Feu à toutes les prisons et les universités !
Pour l’insurrection et la rébellion constante de nos vies !
A bas l’autorité !
Sans peur à la mort !

Je vous serre fort dans mes bras et j’envoie des bises humides à tous les compas de l’Okupa Ché, vous me manquerez, mais bientôt nous nous reverrons, vous savez très bien que vous occuperez toujours un coin dans mon cœur indompté.

Pier le punx [punk] maudit
Contester toujours !
Punx [punks]toujours !

Traduit par Amparo / correction Myriam

******
Les violences policières, les montages juridique et médiatique reviennent et s’exacerbent au moment où les autorités universitaires tentent de mettre fin à l’occupation de l’Auditoire Che Guevara [espace de travail autonome et autogéré Okupa Ché], espace qui a été occupé depuis la grève historique de l’UNAM- Université Nationale Autonome du Mexique, en 1999. Pendant 17 ans, les autorités n’ont cessé de provoquer un nombre incalculable d’affrontements et de harcèlements contre les occupant-e-s et sympatisant-e-s de cet espace, créant une atmosphère de persécution et de lynchage médiatique, d’emprisonnement et de répression.

Voir également :
Halte à la diffamation et à la persécution de nos compagnon‑e‑s anarchistes Mario González…

Rubrique-Répression/prison :
https://liberonsles.wordpress.com/repressionprison/

Sources :
Kehuelga
https://kehuelga.net/diario/spip.php?article4569&lang=es

La Cruz Negra Anarquista reporta
http://mexico.indymedia.org/spip.php?article4087

Mexico.indymedia
http://mexico.indymedia.org/spip.php?article4093

Okupa Ché
http://www.auditoriocheguevara.org/

Sexta-azcapotzalco
https://sexta-azcapotzalco.blogspot.com/2016/08/mexicohile-okupache-carta-de-piere.html

Repost 0
22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 09:30

Le 12 juillet 2016

PAROLES DU COMMANDEMENT GENERAL DE L’EZLN, PAR LE SOUS-COMMANDANT INSURGE MOISES, LORS DE L’OUVERTURE DE LA PARTICIPATION ZAPATISTE AU CompARTE, AU CARACOL D’OVENTIK, ETAT DU CHIAPAS, MEXIQUE. MATINEE DU 29 JUILLET 2016.

Au nom des compañeras et compañeros des bases d’appui de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale, je veux vous parler de ce qu’on ressent à propos de ce qu’on nous fait à nous femmes et hommes des peuples originaire du Mexique.

Je pense que c’est la même chose dans le monde entier.

Nous voulons vous dire, vous expliquer, une fois de plus, les nombreuses douleurs que nous a déjà fait subir ce système capitaliste pourri.

Compañeras et compañeros de la Sexta nationale et internationale, soeurs et frères du monde, NE vous sentez PAS mal de tout ce que je vais vous dire, car il ne s’agit pas de vous.

Il s’agit de ce que nous fait ou de comment le système capitaliste nous tient, particulièrement nous LES PEUPLES ORIGINAIRES de ce pays nommé Mexique.

Je parlerai de comment on se sent femmes et hommes zapatistes, de ce qu’ils ont fait à nos soeurs et frères indigènes du village de San Juan Chamula, le 23 juillet dernier de cette année.

Nous femmes et hommes Zapatistes, ça nous fait mal ce qu’il s’y est passé.

Ce qui s’y est réellement passé, pas ce que les médias commerciaux qui se vendent pour quelques centimes ont dit.

On sait bien bien qu’ils ont tué le maire appartenant au Parti Vert Ecologiste. Et comme c’est le parti du contremaître Velasco, alors les médias commerciaux sont en train de pleurer et de se lamenter. Ils ne disent rien des autres morts, de ceux qui sont partis mourir ailleurs, ou dont les corps ont été sortis par leurs proches blessés ou déjà morts.

Pour le gouvernement et les journalistes, ces morts ne comptent pas. Et ce sont des dizaines de morts, pas seulement 5 qui étaient des autorités corrompues.

Tous à Chamula, et dans toutes les zones indigènes des Altos du Chiapas, savent ce qu’il s’est passé. Ils savent que c’est la garde du maire corrompu du Parti Vert qui a lancé la fusillade, tué et blessé pleins de gens qui étaient sur la place.

Et que ce n’est qu’ensuite qu’un autre groupe armé est parvenu à achever ces autorités.

Achever oui, car elles étaient déjà mortes sous les coups de bâtons et de machette.

Le gouvernement et ses employés journalistes veulent présenter ça comme s’il s’agissait d’un petit problème, ils parlent du “pauvre” maire, auprès duquel le peuple formulait de nombreuses demandes et que lui ne voulait que les solutionner, mais les “sauvages” chamula, comme disent les médias, l’ont tué.

Lire la suite :
http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2016/08/05/paroles-du-commandement-general-de-lezln-par-le-sous-commandant-insurge-moises-lors-de-louverture-de-la-participation-zapatiste-aucomparte-au-caracol-doventik-etat-du-chiapas-mexique-matin/

Repost 0
21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 10:06

Le 10 août 2016

" Ce collectif a entamé un vaste travail de re-signification et de ré-appropriation de la vie à partir de la résistance culturelle, ignorant les espaces institutionnels pour mettre concrètement en place des ateliers, des discussions, une bibliothèque alternative pour construire de la sorte une vie communautaire en marge du temps et des restrictions de la prison…" (Fernando Barcenas)

La CIPRE (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) étant une organisation informelle s’est dissoute et aujourd’hui s’efface non sans laisser toute une expérience organisationnelle derrière elle. Désarmé, Fernando lance une nouvelle proposition donnant lieu au collectif des prisonniers CIMARRON, le nom « cimarron » signifie « s’échapper, fuir ».

****
Texte lu lors de la rencontre Anti-carcérale du Bajío – Mexique.
Juillet 2016

Caché dans ce qui aujourd’hui est un semblant de campement (une loge), je me connecte à ce dialogue intime par lequel j’approfondis mon essence et c’est précisément ce moyen par lequel je peux dénuder mon âme et l’offrir, au moins tant que je me trouve dans cet endroit… C’est d’ailleurs la raison pour laquelle je ne peux être prisonnier de mes émotions si je veux pouvoir survivre… je reste vivant et en alerte, parce qu’il suffit d’une étincelle pour que la vie s’achève lorsque tu vis entassé, supportant une routine incessante de jours, semaines, mois, années et pour certains plus malheureux que moi : de décennies…

Le conflit est inévitable. Il est évident que nous tous reclus ici, nous sommes une bombe à retardement… T

u ne peux jamais savoir quand explosera une de ces bombes et d’une certaine façon cette sensation d’agressivité ne me déplaît pas ; ce qui me déplaît c’est la résignation de la grande majorité ; parce que cela signifie renoncer à attaquer les puissants et si nous renonçons à les attaquer alors nous nous attaquerons entre nous…

C’est ce qui me bouleverse parce que dans certaines situations nous devons aussi maltraiter des enfants du peuple…je suis conscient que chaque fois que je sors de cette cellule, c’est l’instinct sauvage qui me guide pour me conduire comme n’importe quel bête sauvage le ferait ; avec son intelligence, son instinct et sa force physique…

C’est ainsi que peu à peu je me gagne la sympathie des autres animaux, non pas pour mon argent ni mes relations ou mes influences, mais par ma détermination à ne permettre à personne de s’approprier mon existence, et de vivre toujours en marge des rapports de pouvoir…

Dans un endroit comme celui-ci, quelqu’un de marginal comme moi n’a d’autre moyen que ses bras et son cerveau soutenus par son courage et la rage de l’instinct de préservation pour faire respecter ses opinions, ses idées…

La vérité c’est que j’ai toujours des envies que tout explose, que j’imagine les maton-e-s , les honnêtes citoyens et leurs institutions de représentation brûlant dans les flammes…

Si j’ai appris quelque chose tout au long de ce projet d’insurrection de mes idées c’est de valoriser cette sensation qui consiste à garder le contrôle sur ma vie ; une sensation que j’expérimente très souvent lorsque je me confronte au maton, lorsque je décide de ne pas être victime du système et que je retrouve ma dignité en rendant le coup de poing dans la gueule, à l’estomac, parce que cela constitue en soi un acte de guerre qui rappelle celui des animaux en cage, du compagnon bastonné, du prisonnier réduit à moins que rien, des pauvres et de tous les marginalisés du monde qui ont posé le pied dans les entrailles de la prison, tous ces être formidables qui résistent quotidiennement aux ravages de la guerre contre l’humanité et la nature, menée par l’économie globale dans les états du monde et qui de par leur politique ont condamné à mort la planète sur laquelle nous vivons.

C’est dans ce contexte que l’individualisme d’un rebelle solitaire se transforme en organisation ; car souvent il suffit juste d’impulser une légère expression de désobéissance pour contaminer les autres êtres qui se savent eux aussi humiliés, piétinés, c’est ainsi que petit à petit des actes spontanés de résistance quotidienne se reproduisent (le refus des contrôles, les agressions contre les gardiens, les insubordinations collectives, les grèves de la faim etc.) et bien que nombre d’entre elles ont été étouffées sur le champ et que nombre de ceux qui ont participé en tant que coordination informelle des prisonniers en résistance (CIPRE) ont choisi de négocier et d’obtenir certaines commodités, on ne peut ignorer que ces faits n’existaient pratiquement plus dans les prisons au moins dans la dernière décennie, surtout depuis la prolifération de ceux qu’ici nous appelons « les mules » ou « prisonniers au service des autorités ».

Cependant, depuis ces actions qui ont agité l’intérieur de la prison pendant quelques mois, un petit groupe de personnes s’est formé, qu’ils ont décidé eux-mêmes d’appeler « cimarrón »… cimarrón pouvant être tout animal domestiqué qui échappe à ses maîtres et redevient sauvage.

Ce collectif a entamé un vaste travail de re-signification et de ré-appropriation de la vie à partir de la résistance culturelle, ignorant les espaces institutionnels pour mettre concrètement en place des ateliers, des discussions, une bibliothèque alternative pour construire de la sorte une vie communautaire en marge du temps et des restrictions de la prison…

En effet, la majorité de ceux d’entre nous considérés comme des « criminels » nous avons démontré que nous sommes capables d’assurer la subsistance avec intelligence, instinct et force physique en les combinant parfaitement entre eux, c’est ce qui fait de nous un ennemi en puissance à écarter par ceux qui nous dominent.

C’est d’ailleurs pour ce motif qu’ils nous enferment dans des cages et qu’ils nous combattent de façon si brutale…

Nombreux sont les « criminels » qui ne sont pas conscients de cela, mais d’autres comme nous l’ont perçu et sont prêts à livrer bataille contre le monstre carcéral et contre tout forme de domination….

Jusqu’à ce que nous soyons tous libres !

– Fernando Barcenas –

*****
Le compagnon anarchiste Fernando Barcenas Castillo a élaboré plusieurs projets à l’intérieur de la prison Nord de la Ville de Mexico où il est incarcéré depuis le 13 décembre 2013.

Il a créé des ateliers d’écriture, de réflexion, de musique; avec d’autres prisonniers et prisonnières écrit et diffuse le journal anticarcéral Indépendant et de combat « El Canero »; dernièrement il a mis en place une bibliothèque gérée par les propres prisonniers.

Fer a également encouragé et lancé l’organisation des prisonnier-e-s en résistance, tout d’abord il encourage la formation du C.C.P.R (Coordination Combative de Prisonniers en Résistance) plus tard il participe à la coordination des grèves de la faim avec d’autres prisonniers anarchistes de la ville de Mexico.

Par la suite Fer lance et encourage la formation de la C.I.P.RE (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) comme forme et espace d’organisation pour tous ceux et celles qui ont été brimés et torturés par la machinerie pénitentiaire.

La CIPRE étant une organisation informelle s’est dissoute et aujourd’hui s’efface non sans laisser toute une expérience organisationnelle derrière elle.

Désarmé, Fer lance une nouvelle proposition donnant lieu au collectif des prisonniers CIMARRON, le nom « cimarron » signifie «s’échapper, fuir».

Le marronnage était le nom donné à la fuite d’un esclave hors de la propriété de son maître.

Traduction Amparo et les trois passants / correction Myriam

Plus d'infos sur :
https://liberonsles.wordpress.com/2016/08/10/ville-de-mexico-presentation-du-collectif-de-prisonnier-e-s-cimarron/

Repost 0
20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 10:23

Le 15 août 2016

La ville de Milwaukee (nord) a connu dans la nuit de dimanche à lundi une deuxième nuit de violences au cours de laquelle sept policiers ont été blessés et 11 personnes arrêtées, deux jours après que les forces de l'ordre eurent tué un suspect noir armé.

La nuit a été marquée par des jets de pierres et des coups de feu après que des policiers, en tenue antiémeute, ont investi le quartier du Sherman vers 23H00 locales (04H00 GMT) pour disperser une foule de manifestants en colère.

Sept policiers ont été blessés et 11 personnes ont été arrêtées, a déclaré lundi le chef de la police Edwards Flynn. Celui-ci a précisé qu'une trentaine de coups de feu avaient été entendus dans la nuit.

Ces tirs et jets de pierre ont visé des véhicules de police. Un agent a essuyé le tir d'un "projectile" non identifié, mais s'en est tiré sans trop de dommages grâce à son casque, a précisé la police.

M. Flynn a tenu à souligner que la police s'est gardée d'ouvrir le feu, dans un souci d'apaisement.

Malgré ces incidents, le chef de la police a considéré que ses hommes avaient davantage maîtrisé la situation que la nuit précédente.

Tout a commencé samedi après-midi lorsque deux policiers ont arrêté deux suspects en voiture qui se sont ensuite enfuis à pied. "Lors de cette course poursuite, l'un des policiers a tiré sur un suspect armé d'un pistolet semi-automatique" qui est mort sur place, selon la police de Milwaukee.

Le suspect de 23 ans, Sylville Smith, avait un casier judiciaire fourni et son arme avait été volée lors d'un cambriolage en mars, avait-elle précisé.

Une photo de la scène "montre sans aucune hésitation qu'il avait une arme en main, les gens doivent savoir cela", a souligné le maire de Milwaukee, Tom Barrett.

L'agent de police qui a tué Sylville Smith, lui-même noir, a été placé en congés administratifs, comme il est d'usage dans ce type d'affaire, et il loge chez des proches en dehors de la ville par crainte pour sa sécurité, a encore dit M. Flynn.

Les événements ont dégénéré dans la soirée de samedi quand la police a tenté de disperser au moins 200 manifestants exaspérés, certains jetant des pierres et des briques vers les forces de l'ordre. Une adolescente de 16 ans avait été blessée et hospitalisée, ses jours n'étant toutefois pas en danger.

- Véhicule blindé -

Quatre policiers avaient été conduits à l'hôpital et 17 personnes avaient été arrêtées au cours de cette première nuit de violences.

Au moins six commerces avaient été incendiés, dont une station-service, selon la police. Parmi ces commerces figuraient également une banque, une boutique de produits de beauté et un magasin de pièces automobiles, selon le journal local, le Milwaukee Journal Sentinel.

Des policiers ont été pris pour cibles dans plusieurs endroits des Etats-Unis ces dernières semaines, notamment à Dallas (Texas) et Baton Rouge (Louisiane), où plusieurs ont été abattus par des tireurs, dans un contexte de manifestations très tendues après la mort de plusieurs Noirs victimes de violences policières.

"Nous n'avions plus été défiées de cette manière depuis des années", a repris Tom Barrett.

Dans la nuit, le pare-brise d'un véhicule blindé a été touché de plusieurs projectiles, envoyant des bouts de verre dans les yeux de deux policiers.

Les forces de l'ordre ont aussi eu recours à un véhicule blindé pour porter secours à une victime blessée par balle qui a été conduite à l'hôpital.

Environ 125 membres de la garde nationale avaient été réquisitionnés et étaient prêts à intervenir, même s'ils n'ont finalement pas été mis à contribution.

Appelant à l'apaisement, le gouverneur Scott Walker avait rappelé dimanche que le Wisconsin "possède une loi requérant une enquête indépendante à chaque fois qu'il y a des tirs mortels effectués par un officier des forces de l'ordre".

Repost 0
19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 10:43

Le 12 août 2016

L’application Pokémon Go est la plus téléchargée de l’histoire. Une bonne raison de se pencher sur ce qu’il advient des données personnelles de ses utilisateurs.

The Intercept, le site d’information de Glenn Greenwald, le journaliste à l’origine de la diffusion des révélations d’Edward Snowden aux États-Unis, s’en est chargé. Et les résultats sont inquiétants.

À la différence de Twitter ou Facebook, l’application Pokémon Go nécessite un accès continu au service de localisation et à l’appareil photo des smartphones. Il est donc particulièrement alarmant qu’à la tête de Niantic Labs, l’entreprise l’a développée, se trouve un homme comme John Hanke.

John Hanke, personnage controversé

Avant de fonder Niantic Labs au sein de Google, John Hanke dirigeait le département Geo de l’entreprise, responsable des services de localisation Google. Sous sa houlette, Google Earth a connu l’un des plus grands scandales en matière de collecte de données, lorsqu’il est apparu que les véhicules qui prenaient les photos de rue pour Google Street View collectaient aussi des données des réseaux Wi-fi privés.

À l’époque, Google aurait volé, entre autres, emails, mots de passe, dossiers médicaux et informations financières à des particuliers, jusqu’à être épinglé par une commission de protection de données allemande en avril 2010.

John Hanke et Google ont longtemps nié avoir eu connaissance de cette collecte illégale, pour laquelle l’entreprise est poursuivie dans de nombreux pays. Jusqu’à un rapport accablant de la FCC (l’autorité des communications américaine) publié en 2012, qui prouve que cette collecte avait été réfléchie et discutée par des ingénieurs et cadres au sein même de la compagnie.

L’un des ingénieurs étant identifié par le New York Times comme étant Marius Milner, un hacker reconnu. Il aurait tenté de prévenir sa hiérarchie qui l’aurait ignoré.

Marius Milner travaille aujourd’hui au sein de Niantic (qui notamment développé Ingress) sous la direction de John Hanke. L’ex-filiale de Google est désormais une start-up, détachée du géant Google depuis 2015, à l’aide de 20 millions de dollars de financements provenant de Nintendo (via sa filiale The Pokémon Company) et de Google lui-même.

Faut-il faire confiance à Niantic ?

EPIC (Electronic Privacy Information Center), un centre de recherche qui travaille sur la vie privée et les liberté civiles aux États-Unis, assure qu’il y a de grandes chances pour que “la start-up continue d’ignorer la vie vie privée et la sécurité des utilisateurs” et qu’il n’y a “aucune raison de lui faire confiance compte tenu de son historique avec Google Street View et de son actuelle collecte de données”.

L’autorité décrit Pokemon Go comme “une mine d’or de données personnelles sensibles”.

Selon les conditions d’utilisation de Pokémon Go, Ninantic se réserve le droit d’utiliser les données collectées par l’application tant qu’elles ne permettent pas d’identifier son utilisateur, et ce dans le but de servir la recherche.

La start-up a pourtant déjà commis un faux- pas non négligeable.

À ses débuts, l’application demandait un accès complet au compte Google de ses utilisateurs, bien plus que ce qui est réellement nécessaire.

Une demande qualifiée d’erreur et rapidement rectifiée par Niantic, qui a déclaré avoir “vérifié qu’aucune information personnelle n’avait pu être utilisée”. On a du mal à y croire.

Source :
http://www.lesinrocks.com/2016/08/news/deviennent-donnees-personnelles-collectees-pokemon-go/


Complément d'info
Pokémon Go : l'application mobile de Nintendo peut avoir accès à toutes vos données personnelles
http://gaming.gentside.com/pokemon-go/pokemon-go-l-039-application-mobile-de-nintendo-peut-avoir-acces-a-toutes-vos-donnees-personnelles_art14309.html

Repost 0
19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 10:37


La torture au Burundi d’un détenu par des policiers
et par un agent des services de renseignement,
illustrée dans ce cas fictif par un artiste burundais.

Le 7 juillet 2016

(Nairobi) – Des agents du Service national de renseignement burundais ont torturé et maltraité des dizaines d’opposants au gouvernement présumés, à leur siège ainsi que dans des lieux secrets, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui.

Des membres de la police et de la ligue des jeunes du parti au pouvoir – les Imbonerakure – ont également commis de graves abus, souvent en collaboration avec les services de renseignement.

Des agents du Service national de renseignement (SNR) du Burundi se sont rendus de plus en plus fréquemment responsables d’actes de torture à l’encontre de sympathisants présumés de l’opposition placés en détention.

Ils ont frappé des détenus à coups de marteau et de barres en acier, telles celles utilisées dans la construction, leur ont planté des barres en acier aiguisées dans les jambes, ont versé du plastique fondu sur eux, ont noué des cordes autour des parties génitales des hommes, et leur ont envoyé des décharges électriques.

Certains détenus qui ont été torturés ou blessés se sont vu refuser des soins médicaux et de nombreux détenus ont été maintenus dans des cachots malodorants et dépourvus de fenêtres.

« Les actes de torture infligés par les services de renseignement burundais pour des motifs politiques se sont intensifiés et sont devenus de plus en plus cruels », a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique de Human Rights Watch.

« Des agents du Service national de renseignement traitent certains opposants présumés de façon effroyable parce qu’ils savent qu’ils peuvent le faire en toute impunité. Le gouvernement devrait faire cesser la torture immédiatement. »

Lire la suite :
https://www.hrw.org/fr/news/2016/07/07/burundi-des-agents-du-service-national-de-renseignement-ont-torture-des-opposants

Repost 0
17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 10:37

Le 8 août 2016

Plus de 300 prisonniers palestiniens désormais en grève de la faim !

En réponse à l’escalade des brutalités et brimades à l’intérieur des geôles sionistes 285 prisonniers politiques du Hamas viennent de rejoindre ceux du FPLP en grève de la faim pour soutenir Bilal Kayed qui entre dans son 52ème jour de grève de la faim.

Après des raids, violences, humiliations à l’intérieur des prisons d’ Eshel et de Nafha, la protestation s’est très largement étendue jeudi.

Outre Bilal Kayed dans un un état critique, qui refuse la décision sadique de prolonger sans motif sa détention après 14 ans et demi de prison, les frères Mahmoud et Muhammad al-Balboul, qui sont en grève de la faim depuis le début juillet, Malik al-Qadi et Ayyad Hreimi, qui les ont rejoint le 15 juillet, le journaliste Omar Nazzal, s’y est mis ce jeudi.

Ils dénoncent la détention "administrative" pratiquée à outrance par Israël.

Quatre autre prisonniers : Ahmad al-Barghouthi, Mahmoud Sarahneh, Ziyad al-Bazzar, et Amin Kamil, refusent quant à eux toute nourriture pour dénoncer la récente annonce par la Croix Rouge Internationale de la réduction des visites familiales à une par mois.

Et Walid Malluh Masalmeh est en grève de la faim depuis le 18 juillet pour protester contre sa détention en cellule d’isolement depuis plus de 10 mois.

De nombreux sit-in ont lieu actuellement dans toute la Palestine occupée, en solidarité avec tous ces prisonniers.

Des appels à l’unité entre tous les mouvements de la résistance sont lancés, et tous demandent à l’Autorité Palestinienne de mettre un terme à sa "coordination sécuritaire" avec Israël.

CAPJPO-EuroPalestine

****
Le 5 août 2016

Georges Abdallah en grève de la faim, par solidarité avec les prisonniers palestiniens

Georges Ibrahim Abdallah, ainsi qu’une dizaine de détenus politiques et sociaux, basques et arabes de la centrale de Lannemezan, ont entamé une grève de la faim de 3 jours en solidarité avec les centaines de prisonniers politiques palestiniens incarcérés dans les geôles de l’occupant israélien.

Lire la suite :
http://europalestine.com/spip.php?article12117&lang=fr

****

Le 12 août 2016

Juillet-août 2016: des centaines de prisonniers palestiniens se sont mis en grève de la faim contre le système de la détention administrative israélienne.
Interview de Sahar Francis, directrice d'Addameer, association palestinienne de défense de prisonniers avec images de manifestations de soutien aux grévistes.
Réalisation: chris den hond
Durée: 5 min.

-- COLLECTIF 69 DE SOUTIEN AU PEUPLE PALESTINIEN Facebook -
Twitter: @palestine69 - Tel : 06 01 91 52 18 -
courriel : palestine69@orange.fr
Agenda et actions : http://collectif69palestine.free

Repost 0
17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 10:13

Le 10 août 2016

La police de Baltimore, ville de l’Etat du Maryland, discrimine les Afro-Américains au quotidien, fait un usage excessif de la force et n’est pas tenue pour responsable de ses abus, selon un rapport particulièrement accablant du département de la justice américain, rendu public mercredi 10 août.

L’enquête fédérale sur la police de Baltimore a été ouverte en avril 2015, à la suite de la mort de Freddie Gray, un Afro-Américain de 25 ans, qui a eu la nuque brisée dans un fourgon de police lors de son transport vers le poste. Sa mort a provoqué les plus graves émeutes que la ville ait connues depuis des décennies et a contribué à un mouvement plus large de protestation contre les violences policières, Black lives matter (« les vies des Noirs comptent »).

Depuis le début de l’année 2016, selon un décompte du Guardian, 651 personnes ont été tuées par la police aux Etats-Unis.

Mais, plutôt que de se concentrer sur les circonstances de la mort de Freddie Gray, le rapport examine un ensemble de pratiques possiblement contraires à la Constitution américaine.

Les enquêteurs ont passé plus d’un an à interroger des habitants de Baltimore, des policiers, des procureurs, des avocats commis d’office et des élus locaux.

Ils ont également assisté à des patrouilles de police et consulté des documents et dépôts de plainte. Des enquêtes similaires sont en cours à Chicago, San Francisco et Ferguson (Missouri), où le meurtre d’un jeune Noir par des policiers avait aussi provoqué une vague de protestations à l’été 2014.

Lire aussi :   Après les polices de Baltimore et Chicago, celle de San Francisco visée par une enquête

Les accusations du rapport concernant les pratiques de la police sont accablantes, dans ses fonctions les plus élémentaires, des contrôles routiers au respect de la liberté d’expression, censément protégée par le premier amendement de la Constitution.

Mais ces accusations pourraient également servir de moteur au changement : le ministère de la justice entend faire adopter un décret de consentement qui forcerait la police à s’engager à améliorer ses pratiques, sous peine de poursuites fédérales.

Mercredi, Vanita Gupta, responsable de la division des droits civiques au ministère de la justice, a annoncé que la police de Baltimore avait accepté d’engager des négociations sur les réformes à adopter.

Contrôles injustifiés, fouilles et représailles

Les agents s’arrêtent régulièrement, en particulier dans les quartiers afro-américains pauvres, pour des motifs douteux, et interpellent sans véritable raison des citoyens accusés d’« outrage à agent ».

A Baltimore, 84 % des contrôles policiers visent des Afro-Américains, lesquels représentent 63 % de la population.

De même, 95 % des quatre cent dix personnes contrôlées au moins dix fois par la police entre 2010 et 2015 étaient des Afro-Américains.

Le rapport précise qu’aucun individu d’une autre couleur de peau n’a été contrôlé plus de douze fois.

Un homme interrogé par les enquêteurs leur a dit avoir été contrôlé trente fois en moins de quatre ans.

Aucun de ces contrôles n’a mené à des poursuites judiciaires. Dans vingt-six contrôles sur vingt-sept, aucune poursuite n’est engagée.

La force physique est utilisée hors de toute proportion, y compris contre des personnes souffrant de handicaps mentaux, des jeunes gens, des passants qui ne sont pas dangereux ou ne représentent pas une menace immédiate.

L’usage de la force devient en fait une technique de représailles lorsque les agents « n’aiment pas les réponses » des individus qu’ils contrôlent. Des arrestations non justifiées sont également de plus en plus nombreuses.

Dans un cas cité par le rapport, un homme s’enfuit à l’approche d’une patrouille de police dans un quartier dit « à risques ». Un policier lui assène plusieurs coups de Taser pour l’immobiliser, puis procède à une fouille.

L’homme n’est pas armé, « et il n’y avait aucune raison de penser [qu’il l’était], d’après le rapport du policier ».

Piétons et automobilistes afro-américains subissent des fouilles prolongées. En plus des palpations, les policiers les obligent à ôter des vêtements en public, ce qui est contraire à la Constitution.

Une mentalité du « eux contre nous » qui vient de la hiérarchie

La police de Baltimore « recourt à des pratiques agressives », selon le rapport. « La formation de la police de Baltimore instille une mentalité du “eux contre nous”, dont nous avons vu des agents faire preuve envers des habitants, s’aliénant les civils qu’ils sont censés protéger. »

La plupart des pratiques contraires à la Constitution seraient liées à l’instauration d’une politique de « tolérance zéro » au début des années 2000, qui a généré des arrestations en masse pour des faits mineurs comme simplement de « traîner » dans la rue.

Des abus qui viennent directement de la chaîne de commandement. Le rapport cite le cas d’un supérieur ordonnant à un policier d’« inventer quelque chose » après que celui-ci se fut plaint d’avoir dû contrôler et interroger un groupe de jeunes Afro-Américains sans raison.

La procureure générale de l’Etat du Maryland, Marilyn Mosby, a réagi à la publication du rapport, disant qu’il « confirmait des choses que nombre d’entre nous savent déjà, et dont nous avons une expérience de premier plan ».

Elle a écrit dans un communiqué : « Même si la grande majorité des policiers de Baltimore sont de bons agents, nous savons aussi qu’il y en a de mauvais et que la police a de nombreuses fois échoué à repérer, entraîner et responsabiliser ses agents. »

Six policiers ont été accusés du meurtre de Freddie Gray. Trois d’entre eux ont été acquittés, un a bénéficié d’un vice de procédure, et les charges contre les deux derniers ont été abandonnées.

Lire aussi :   Aucun policier impliqué dans la mort de Freddie Gray, aux Etats-Unis, n’aura été condamné

Source :
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/08/10/violences-policieres-le-departement-de-la-justice-accable-la-police-de-baltimore_4980818_3222.html

Repost 0
16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 05:30

Le 11 août 2016

Le ministère équatorien des Affaires étrangères a annoncé mercredi qu’il fixera « dans les prochaines semaines » la date à laquelle une procureure venue de Suède pourra voir le fondateur de WikiLeaks.

Julian Assange devrait bientôt être interrogé par la justice suédoise dans le cadre d'une enquête pour viol, après une plainte déposée en 2010. Le ministère équatorien des Affaires étrangères a en effet annoncé mercredi qu'il fixera « dans les prochaines semaines » la date à laquelle une procureure venue de Suèd pourra voir le fondateur de WikiLeaks, réfugié dans l'ambassade d'Equateur à Londres depuis 2012.

L'interrogatoire se déroulera dans les locaux de l'ambassade équatorienne dans la capitale britannique, a précisé la Chancellerie dans un communiqué.

L'Australien de 45 ans est sous le coup d'un mandat d'arrêt européen.

En février, il avait remporté une victoire importante devant le groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire, qui avait estimé que la Suède et la Grande-Bretagne enfreignaient ses droits fondamentaux.

Mais la juge suédoise en charge de l'affaire de viol, qui veut entendre Assange, et la police britannique, tenue d'exécuter le mandat d'arrêt européen dès que l'homme sortira de l'ambassade, ont rejeté cet avis.

Appel contre le maintien du mandat d'arrêt européen

Le fondateur de WikiLeaks a fait appel de la décision d'un tribunal suédois de maintenir le mandat d'arrêt européen à son encontre en dépit de l'avis du comité de l'ONU. Ce tribunal de Stockholm avait estimé en mai que « Julian Assange reste soupçonné de viol (...) et qu'il existe toujours un risque qu'il fuie ou se dérobe d'une manière ou d'une autre à un procès ou une condamnation », d'où la nécessité du mandat d'arrêt.

L'appel de Julian Assange a été formellement déposé mardi devant la justice suédoise, a annoncé mercredi à l'AFP son avocat Tomas Olson.

Julian Assange a créé en 2006 avec d'autres le site WikiLeaks qui a diffusé à partir de novembre 2010 plus de 250.000 câbles diplomatiques révélant les dessous de la diplomatie des Etats-Unis.

Il craint une extradition vers les États-Unis, où il encourrait la peine de mort ou une très longue peine de prison s'il était poursuivi.

Source :
http://www.lesechos.fr/monde/europe/0211198376414-assange-interroge-dans-les-prochaines-semaines-a-lambassade-dequateur-a-londres-2020129.php

Repost 0

Documentation

ACTIONS C.L.A.P33 & Co...

Guides juridiques - C.L.A.P33
Porter plainte contre la police
Garde A Vue, manifs - Conseils

*****
Violences Policières

France - Quatre rapports
ACAT : klik !

Amnesty International : klik !
Paris Luttes Infos : klik !
Bastamag :  klik !

 

*****
L'impact disproportionné
de l'état d'urgence

Un rapport d'Amnesty  : klik !

****
Retrouvez toutes nos vidéos

klik là !

****
Hommage aux victimes

21 Mars 2015

 
15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

****

" Vétérante "

O.P.A

******
Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
 le 19 Mars 2009 à Bordeaux !
 
Infos :  klik !
 

 

L'oeil de Pancho

D'autres dessins de Pancho : klik

Retour à la page d'accueil