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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 16:56
Une enfant photographiée dans le camp de Moria. ARIS MESSINIS/AFP

Le 10 décembre 2019

Depuis le début de l’année, une dizaine de mineurs, certains âgés de moins de 10 ans, ont tenté de mettre fin à leurs jours dans ces camps insalubres.

Dans les camps de migrants des îles grecques, la vie des enfants bat au rythme de la survie.

Au milieu des immondices, près des petites tentes où s’entassent des familles entières, les réfugiés s’attardent à ramasser du petit bois pour tenter de résister au froid qui frappe l’île de Lesbos. Pour eux, le seul horizon consiste à survivre jusqu’au lendemain dans des conditions indécentes.

Depuis l’accord signé entre la Turquie et l’Union européenne en mars 2016, des dizaines de milliers de réfugiés se retrouvent pris au piège pendant des mois sur les îles grecques, dans l’attente de l’examen de leur dossier.

Dans le seul camp de Moria, sur l’île de Lesbos, plus de 17.000 migrants s’entassent dans le centre de réception et d’identification, prévu pour à peine 3 000 personnes.

Parmi eux, les plus vulnérables sont les enfants. Ils représentent 36% des réfugiés, dont un millier sont des mineurs non-accompagnés venus principalement de Syrie et d’Afghanistan pour fuir les atrocités de la guerre. C

ette surpopulation entraîne chez ces enfants des problèmes de santé, notamment des troubles mentaux. Une situation accentuée par l’insécurité à l’œuvre dans ces camps où quatre personnes sont mortes depuis janvier - dont un mineur de 15 ans, poignardé.

« Un tiers des enfants s’automutilent, d’autres ont des idées suicidaires. Depuis le début de l’année, une dizaine de mineurs ont fait des tentatives de suicide. C’est extrêmement rare de voir des enfants vouloir se suicider. Certains avaient moins de dix ans », relève auprès du Figaro Aurélie Ponthieu, conseillère sur les questions migratoires pour Médecins sans frontières (MSF), qui est allée à plusieurs reprises dans les camps des îles grecques.

« Il y a également des enfants qui deviennent agressifs, alors qu’ils ne l’étaient pas à l’origine. Ou certains qui ne veulent plus jouer ou s’alimenter, qui recommencent à faire pipi au lit à 10, 12 ou 14 an s», poursuit-elle.

« Une situation d’urgence »

Dans le camp de Moria, à Lesbos. ARIS MESSINIS/AFP

Dans les camps de Lesbos, comme dans celui de Moria, les conditions d’hygiène sont très rudimentaires. Il y a une toilette pour 65 personnes, une douche pour 90 personnes.

« Aucun être humain ne vivrait de manière sereine dans ces conditions, et c’est au sein de l’Union européenne que cela se passe », tempête Aurélie Ponthieu.

« Les directives européennes obligent les États à mettre en place un accès aux soins minimum pour les demandeurs d’asile. Mais avec ces “hotspots”, les gens sont placés dans de véritables camps de rétention avant de les renvoyer en Turquie. On ne peut pas traiter ces personnes comme des biens en échange d’une protection de nos frontières. »

À Lesbos, comme sur les autres îles égéennes frappées par la nouvelle crise migratoire, « les enfants se trouvent dans une situation d’urgence (...) qui doit être prise à bras-le-corps », a déclaré en novembre le chef du HCR Filippo Grandi, appelant la Grèce et l’Europe à « agir rapidement » pour trouver « une solution collective ».

Selon lui, le sort des enfants migrants, qui courent un risque d’exploitation sexuelle, par le travail et de violences, doit être une « priorité » dans la politique de l’asile.

Médecins sans frontières et d’autres ONG demandent « l’évacuation d’urgence » des enfants et autres migrants vulnérables survivant dans ces camps dans des conditions « inhumaines » et « misérables ».

La Grèce est redevenue en 2019 la principale porte d’entrée des demandeurs d’asile venant de la Turquie voisine à destination de l’Europe.

Plus de 37.000 personnes - dont 5 000 mineurs - s’entassent actuellement dans les camps insalubres à Lesbos et sur quatre autres îles de la mer Égée, alors que leur capacité n’est que pour environ 6 300 personnes.

Athènes, qui a durci ces derniers mois la procédure d’octroi d’asile, a promis de transférer prochainement dans des camps du continent 20.000 personnes vivant sur les îles, dont 4 000 mineurs.

Le pays ne cesse de réclamer le partage du fardeau migratoire avec les autres pays membres de l’UE et souhaite un nouveau plan européen visant à faciliter le renvoi en Turquie des migrants qui n’ont pas droit à l’asile.

Que prévoit l’accord Turquie-Union européenne ?

La Grèce procède à des renvois de réfugiés déboutés vers la Turquie en s’appuyant sur deux accords. Premièrement, un accord bilatéral entre la Grèce et la Turquie, qui existait déjà avant 2016, permet le retour de personnes auxquelles l’asile est refusé.

Deuxièmement, l’accord entre Bruxelles et Ankara prévoit la «réadmission» des personnes situées dans les centres « hotspot » sur les îles grecques dont la demande d’asile n’est pas refusée sur le fond - le fait que ces personnes ont besoin de protection - mais sur le fait qu’elles peuvent être en sécurité en Turquie.

Cela s’applique pour la majorité des réfugiés syriens qui demandent l’asile aujourd’hui en Grèce.

« Nous demandons aujourd’hui l’évacuation pure et simple des personnes les plus vulnérables - malades, femmes et enfants - des îles grecques. Ces populations sont en situation de vie ou de mort, rien de moins que cela. Les enfants, qui n’ont rien demandé, sont sous la garde des autorités grecques. La solution ne peut pas être de renvoyer tout le monde en Turquie sous le couvert de procédures accélérées et arbitraires », juge Aurélie Ponthieu.

« On ne peut maintenir ces personnes dans des petites îles d’où elles n’ont pas le droit de partir alors que le sens commun voudrait que ce soit juste des lieux de transit et qu’on fasse la procédure ailleurs, dans un endroit où il y a des conditions d’accueil dignes, où les enfants peuvent aller à l’école ».

Source :
https://www.lefigaro.fr/international/des-enfants-tentent-de-se-suicider-pour-echapper-a-l-enfer-des-camps-de-migrants-de-lesbos-20191210

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 14:47

Le 9 novembre 2019

L’Union européenne a décidé vendredi de renforcer l'agence Frontex, qui comptera d’ici 2027 un contingent de 10 000 gardes-frontières et gardes-côtes. Jamais l’UE n’avait investi autant pour la protection de ses frontières extérieures.

Les États membres de l’Union européenne ont donné leur feu vert vendredi 8 novembre au renforcement de Frontex. L'agence chargée du contrôle des frontières extérieures de l'UE disposera d'ici 2027 d'un contingent permanent de 10 000 gardes-frontières et gardes-côtes, dont 700 agents recrutés directement par Frontex. Une première puisqu’il s’agira du tout premier service en uniforme propre à l’Union européenne.

Ces agents travaillant pour Frontex auront l’habilitation pour "contrôler les documents d’identité, surveiller les frontières et effectuer les renvois des personnes en situation irrégulière sur le territoire européen", indique l’agence sur son site Internet.

Ils auront pour rôle d’assister les pays confrontés à une forte pression migratoire. "Le nombre de gardes-frontières était jusqu’ici insuffisant. Ce renforcement va servir à mieux prévenir. Nous pourrons également nous concentrer sur une meilleure prévision des événements susceptibles d’affecter nos frontières et réagir plus rapidement qu’avant. Cela va nous permettre d'intervenir au moment des pressions migratoires saisonnières, l’été par exemple, durant lequel les passages aux frontières augmentent systématiquement. Cela peut permettre d‘éviter des situations de crise à gérer en urgence", indique l'agence Frontex, jointe par France 24.

L’accent est également mis sur le démantèlement des réseaux de crimes organisés et les retours de migrants irréguliers aux frontières.

"Les nouvelles règles permettront à Frontex de jouer un rôle plus important dans le soutien aux États membres pour le contrôle aux frontières, les retours [des migrants irréguliers] et la coopération avec les pays tiers", a ainsi déclaré Maria Ohisalo, ministre finlandaise de l'Intérieur, dont le pays assure la présidence de l'UE.

Un déploiement sans précédent

L’agence, créée en 2004 et dont le siège se trouve à Varsovie, avait déjà vu ses ressources augmentées en 2016 après l'afflux migratoire de 2015, mais cette fois le renforcement est d'une tout autre ampleur.

Elle compte actuellement 700 employés permanents au siège et déploie aux frontières extérieures en Italie, en Grèce, en Espagne et dans les Balkans occidentaux entre 1 200 et 1 500 agents mis à disposition par les pays membres et associés à l'espace Schengen.

Frontex dispose en outre d'une réserve de 1 500 agents fournis par les États membres et mobilisables en cas d'urgence.

Ce renforcement des effectifs, qui s'accompagne d'un mandat élargi, avait été approuvé par le Parlement européen en avril. L’adoption par les États membres valide ce projet d’envergure. La décision pourrait entrer en vigueur avant la fin de l'année.

Frontex a d’ores et déjà lancé sa campagne de recrutement. Le contingent de permanents sera mis en place progressivement à partir de 2021 et sera composé de membres du personnel opérationnel de Frontex (3 000 à l'horizon 2027), ainsi que de personnes détachées par les États membres pour de longues et de plus courtes durées.

Une force de réserve de réaction rapide sera maintenue jusqu'à fin 2024.

Les plus gros contingents seront fournis par l'Allemagne avec plus d'un millier d'agents à l'horizon 2027. Parmi les trente pays participants, la France prêtera près de 800 agents et l'Italie près de 600.

Critiques sur les violences à l'encontre des migrants

L’agence européenne est fréquemment critiquée pour fermer les yeux sur les mauvais traitements infligés aux migrants par des policiers d’États membres. Plusieurs enquêtes ont révélé que des agents de Frontex étaient au courant de tels abus en Hongrie, en Bulgarie et en Grèce.

Pour Chloé Peyronnet, doctorante en droit public et spécialiste de la gestion des frontières extérieures de l'Union européenne, le renforcement du personnel de Frontex ne s’attaque pas du tout à cette entorse aux droits de l’Homme, bien au contraire. "

Le nouveau règlement permettra pour la première fois à des agents employés par Frontex elle-même de recourir à la force. Cela pose une nouvelle fois la question de la responsabilité.

En effet, les agents des États membres prenant part aux opérations menées par Fontex sont responsables dans le cadre des lois de leurs pays.

Rien ne dit qu'il en ira autrement s'agissant du personnel de Frontex, avec tous les problèmes que cela pose déjà quant à la possibilité réelle de poursuivre les personnes effectivement impliquées", regrette la chercheuse.

L’un des États qui pose notamment problème est la Croatie, où les ONG, dont Médecins du monde et Médecins sans frontière, dénoncent des cas de traitements inhumains et dégradants.

Interrogée par France 24 sur ce point, l’agence européenne répond que son rôle se cantonne à contrôler les frontières.

"Frontex n’a pas le pouvoir de surveiller les institutions nationales", ajoute la communication de l’agence. Elle assure toutefois "veiller à ce que le respect des droits fondamentaux soit assuré dans toutes les opérations coordonnées par Frontex".

Source :
https://www.france24.com/fr/20191108-europe-ue-augmente-gardes-frontieres-cotes-frontex-police-migrants-uniforme

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 14:25

Le 18 novembre 2019

Lendemain du 17 novembre 2019 à Athènes : un goût de sang dans la bouche
par Yannis Youlountas

Très dure nuit pour qui aime Exarcheia et la lutte révolutionnaire en Grèce.

Beaucoup de nos compagnons ont passé la nuit entre quatre murs, après des passages à tabac systématiques. D’autres ont été blessés, dont trois à la tête et transférés en ambulance à l’hôpital.

D’autres encore ont dû se terrer durant une bonne partie de la soirée, voire toute la nuit, pour ne pas se faire rafler et tabasser par des policiers qui semblaient très excités, comme en plein jeu vidéo de guerre dans tout le quartier.

Au total, plus de 5000 policiers, un hélicoptère et des drones transmettant en permanence la position des insurgés résistant depuis les toits, des policiers anti-terroristes, des policiers anti-émeutes, des policiers en civil, des voltigeurs, des blindés munis de canons à eaux…

L’armada qui a convergé vers Exarcheia, pendant les deux manifs successives (1), était beaucoup trop nombreuse et suréquipée pour les irréductibles du quartier rebelle et solidaire.

Exarcheia n’a pas tenu longtemps. Déjà en partie occupée depuis des semaines, elle a rapidement basculé sous le contrôle de la soldatesque prétendument gardienne de la paix.

Rares sont les lieux en son sein qui sont encore à l’abri. Ce matin, alors que le soleil n’est pas encore revenu, Notara 26 est encore debout, de même que le K*Vox ou encore la structure autogérée de santé d’Exarcheia (ADYE).

Mais ces lieux et quelques autres font figures de derniers bastions dans un quartier hors norme minutieusement dévasté par l’État grec au fil des semaines, dans le but de faire disparaître l’une des sources d’inspiration du mouvement social dans le monde entier.

Aujourd’hui encore, le sang a coulé, y compris celui d’une jeune femme frappée à la tête au point de peindre sur le sol le vrai visage du régime.

Non seulement la junte ne s’est pas terminée en 1973, mais le nouveau gouvernement, avec ses ministres dont certains sont issus de l’extrême-droite et sa politique toujours plus autoritaire, se rapproche pas à pas de l’exemple du Colonel Papadopoulos et de sa clique.

Avec les nouveaux moyens technologiques achetés notamment à la France, le pouvoir surveille, traque, piste, inquiète, menace, frappe et arrête comme bon lui chante.

Oui, la manifestation en souvenir de l’insurrection de 1973 a eu lieu, nombreuse même, mais encadrée par une quantité impressionnante de flics et de cars de MAT bloquant toutes les issues.

Dans les rues d’Exarcheia, des dizaines de compagnons ont été contraints de s’asseoir par terre ou de se mettre à genoux, mains derrière la tête, sous les coups, les quolibets et les humiliations. Ici, une femme est trainée par les cheveux. Là, un homme est frappé aux testicules.

Et puis des flaques de sang, ça et là, aux coins de la place centrale du quartier meurtri.

Dans les médias, c’est le concert de louanges sur toutes les chaînes : Mitsotakis aurait enfin rétabli « l’ordre et la démocratie » partout en Grèce, y compris dans « Exarchistan », la zone de non droit où sévissent encore quelques centaines de Mohicans.

Les breaking news passent sans transition de la victoire du Grec Tsitsipras au Masters de tennis à l’occupation policière d’Exarcheia, complètement paralysée ou presque après une trop brève résistance.

Mitsotakis salue la victoire de son compatriote tennisman et promet d’en finir avec les derniers squats très bientôt. Selon lui, sa mission dans ce domaine sera bientôt finie.

Il souhaite aussi venger la visite de Rouvikonas, ce dimanche matin, au domicile du ministre de l’économie, Adonis Georgiadis, un ancien du LAOS, un parti d’extrême-droite.

Particulièrement raciste, Georgiadis a notamment déclaré vouloir « rendre la vie encore plus dure aux migrants » pour les dissuader de venir en Grèce.

Par cette action juste avant la manif du 17 novembre, Rouvikonas a voulu montrer, une fois de plus, que si nous sommes vulnérables, ceux qui nous gouvernent le sont aussi : « Nous connaissons vos adresses personnelles, nous savons où vous trouver ! » a menacé le groupe anarchiste dans son communiqué. La levée de boucliers de toute la classe politique a été immédiate.

Par exemple, le PASOK s’est dit choqué que des activistes se permettent d’aller perturber la vie privée des dirigeants politiques, quels que soient les désaccords.

« Cela nous conforte dans notre volonté de classer Rouvikonas parmi les organisations terroristes » a déclaré un autre ministre Nouvelle Démocratie à la télé. Rouvikonas, prochaine cible prévue, « sitôt que le cas d’Exarcheia sera totalement réglé ».

La loi se durcit contre toutes les formes de résistance. Par exemple, l’usage d’un cocktail Molotov coûte désormais jusqu’à 10 ans de prison, et non plus 5 comme auparavant.

Nasser est beaucoup plus facile qu’autrefois grâce à la « neutralisation des sentinelles sur les toits », c’est-à-dire des groupes qui, jusqu’ici, observaient et envoyaient un déluge de feu depuis les hauteurs du quartier sitôt que les rues étaient perdues, notamment autour de la place centrale d’Exarcheia.

Les positions de la police continuent de progresser.

Des employés de la mairie d’Athènes sont envoyés sous escorte policière pour rapidement nettoyer les tags sur les murs.

Chose qui rappelle « Murs blancs, peuple muet » disait l’un des slogans contre la dictature des Colonels, idem à l’autre bout de l’Europe en mai 1968.

Dans la nuit tiède athénienne, des voix s’interrogent sur la suite, des listes de discussions se raniment, des messages circulent pour exprimer la colère, la révolte et la solidarité, mais aussi des idées, des suggestions, des désirs.

Devant le squat de réfugiés Notara 26, la plus grande banderole annonce obstinément : « Vous ne parviendrez pas à évacuer tout un mouvement ! »

Cette nuit, Exarcheia la rebelle a un goût de sang dans la bouche, immobile et silencieuse dans l’obscurité, mais encore est bien vivante.

Yannis Youlountas

Photos : Marios Lolos, Alexandros Katsis, Maria Louka, Radiofragmata, Mimi A Feline, Mimis Oust, Nikolas Georgiou, Alex Aristopoulos…

(1) Comme vous pouvez le voir sur les photos, il y a eu une manif à la mi-journée, puis une autre à la nuit tombée (comme c’est souvent l’usage à Athènes).

À noter : vous trouverez, bien sûr, des séquences vidéos et d’autres explications sur tout cela dans notre prochain film documentaire « Nous n’avons pas peur des ruines ! »

Additif à l’aube : Rouvikonas vient de mener à l’instant deux nouvelles attaques simultanées, à la fois contre Volterra Α.Ε. et contre Elpedison Α.Ε., deux firmes qui sont en train de s’offrir le gaz et l’électricité en Grèce, dans le cadre d’un nouveau plan de privatisation du bien commun qui va très au-delà des étapes précédentes.

Deuxième additif à midi : durant l’invasion policière du centre du quartier, hier soir, par des centaines d’hommes casqués extrêmement violents, un habitant inconnu a ouvert la porte-fenêtre de son balcon à l’étage et a longuement diffusé de la musique d’opéra le plus fort possible.

Un moment surréaliste.

Une tragédie sur un air de tragédie, dans le sang et les bleus, alors que les coups pleuvaient et que les chasses à l’homme se multipliaient.

Les mesures de l’orchestre étaient ponctués des bips et des messages de la hiérarchie dans les talkies-walkies des policiers anti-émeutes.

Les chants des sopranos et des barytons se mélangeaient aux cris des victimes effrayées et frappées au sol dans les rues d’Exarcheia. Le spectacle de la terreur.

Source :
http://blogyy.net/2019/11/18/lendemain-du-17-novembre-2019-a-athenes-un-gout-de-sang-dans-la-bouche/

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 14:20

Le 18 novembre 2019

La police a indiqué lundi 18 novembre avoir arrêté 32 personnes impliquées dans les violences qui ont éclaté dimanche soir après la manifestation monstre marquant le 46e anniversaire du soulèvement étudiant contre la junte militaire en 1973.

« Dans certains cas, des groupes de personnes ont tenté de mener des actions illégales et ont attaqué les forces de police », selon un communiqué de la police publié dans la nuit de dimanche à lundi.

La plupart des incidents ont eu lieu dans le quartier contestataire d'Exarchia, où les forces de police sont aussi accusées d'avoir agressé spontanément des manifestants.

Plusieurs jeunes ont été arrêtés après la découverte de cocktails molotov et de pierres sur le toit d'un immeuble à Athènes, selon la police.

Ils étaient plus de 30.000 Grecs à manifester à Athènes et dans d'autres grandes villes de Grèce pour commémorer le soulèvement étudiant du 17 novembre 1973 contre la dictature des colonels.

Cette manifestation annuelle, l'une des plus importantes dans la capitale depuis des années avec 20.000 protestataires, était la première depuis l'élection du nouveau gouvernement conservateur.

Sous haute protection policière, la manifestation a été cette année influencée par l'opposition de gauche au gouvernement de Kyriakos Mitsotakis, élu en juillet sur la promesse de renforcer la sécurité et l'ordre.

Cette commémoration, qui dégénère souvent en émeutes, marquait le 46e anniversaire du soulèvement des étudiants de l'Ecole polytechnique d'Athènes contre le régime des colonels, soutenu par les Etats-Unis (1967-1974).

L'intrusion de chars dans l'établissement universitaire avait fait au moins 24 morts.

Traditionnellement, la manifestation se termine devant l'ambassade américaine, car les Etats-Unis soutenaient à l'époque la junte des colonels.

Dimanche à Athènes, l'édifice avait été placé sous haute sécurité, entouré de cars de police.

Moins d'un mois après sa prise de fonctions, le premier ministre Kyriakos Mitsotakis a aboli la loi dite de  l'asile universitaire ».

Hérité du soulèvement étudiant de 1973, ce texte, qui interdisait à la police de pénétrer au sein des facultés grecques, était synonyme du retour de la Grèce à la démocratie.

A l'approche de la commémoration, le parlement grec a voté jeudi le durcissement des peines de prison pour violences urbaines.

Le jet d'un cocktail Molotov, pratique très répandue lors des manifestations en Grèce, est désormais passible de 10 ans de prison, contre cinq auparavant.

Source :
https://www.lefigaro.fr/flash-actu/commemoration-du-soulevement-etudiant-de-1973-en-grece-28-arrestations-apres-des-violences-20191118

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 11:29

Le 19 novembre 2019

"Tous les actes d'enquête ont été épuisés [...] sans apporter les preuves requises pour une condamnation."

Mardi 19 novembre, le parquet suédois a annoncé l’abandon des poursuites pour viol contre Julian Assange, le fondateur de Wikileaks accusé par une femme de l’avoir agressée en Suède en 2010.

Si la partie civile ne fait pas appel de cette décision, près de dix années de procédure se concluront par un constat d’échec pour la justice suédoise qui ne sera pas parvenue à faire comparaître Julian Assange, réfugié depuis 2012 et jusqu’à son arrestation en avril dernier à l’ambassade d’Équateur à Londres.

"Beaucoup de temps s’est écoulé depuis les faits avec pour conséquence d’affaiblir les éléments de preuve […] au point que j’ai décidé de classer l’enquête sans suite", a annoncé la procureure en chef adjointe, Eva-Marie Persson, au cours d’une conférence de presse à Stockholm.

"Tous les actes d’enquête ont été épuisés […] sans apporter les preuves requises pour une condamnation" alors que les faits seront prescrits le 17 août 2020, a-t-elle ajouté.

Âgée d’une trentaine d’années à l’époque des faits en août 2010, la plaignante suédoise accuse l’Australien d’avoir engagé un rapport sexuel pendant qu’elle dormait et sans préservatif, alors qu’elle lui avait refusé tout rapport non protégé à plusieurs reprises.

Julian Assange, qu’elle avait rencontré à Stockholm lors d’une conférence de WikiLeaks, a toujours nié les faits de viol, et soutient qu’elle était consentante et avait accepté de ne pas utiliser de préservatif.

L’enquête suédoise avait été classée une première fois en 2017 faute d’entrevoir la sortie du mis en cause de l’ambassade équatorienne avant la prescription des faits, mais rouverte en mai dernier après son interpellation par la police britannique le 11 avril.

500 000 documents confidentiels

Détenu dans une prison de Londres, Julian Assange est sous la menace d’une extradition vers les États-Unis, où il encourt une peine allant jusqu’à 175 ans d’emprisonnement pour espionnage.

Les autorités américaines lui reprochent d’avoir mis en danger certaines de leurs sources au moment de la publication en 2010 de 250 000 câbles diplomatiques et d’environ 500 000 documents confidentiels portant sur les activités de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan.

Le Rapporteur de l’ONU sur la torture, Nils Melzer, a fait part de son inquiétude sur l’état de santé de Julian Assange, affirmant que "sa vie était désormais en danger" et son père, John Shipton, a affirmé début novembre que son fils "risquait de mourir en prison".

Lors d’une audience devant la justice le 21 octobre à Londres, Assange est apparu confus et bredouillant. L’audience sur la demande d’extradition doit se tenir en février.

Source :
https://news.konbini.com/societe/le-parquet-suedois-abandonne-les-poursuites-pour-viol-contre-julian-assange/

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25 novembre 2019 1 25 /11 /novembre /2019 11:23

Le 25 novembre 2019

Le directeur de l’organisation Human Rights Watch pour Israël et les Territoires palestiniens, Omar Shakir, est devenu, ce lundi, la première personne à être expulsée du territoire israélien dans le cadre de mesures controversées contre une campagne de boycottage de l’État hébreu.

Depuis 2017, Israël interdit l’entrée sur son territoire à des étrangers accusés de soutenir la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre le pays. Mais, selon le ministère des Affaires stratégiques israélien, Omar Shakir, citoyen américain, est le premier à être expulsé en vertu de cette mesure.

Israël a refusé de renouveler son visa fin 2018, l’accusant de soutenir le BDS, ce que Omar Shakir nie. Après une série d’appels, début novembre, la Cour suprême israélienne a donné son feu vert à son expulsion.
Une démocration « de plus en plus restreinte »

« Je ne me souviens pas d’une autre démocratie ayant bloqué l’accès à un chercheur de Human Rights Watch, a déploré le directeur de l’organisation Kenneth Roth. Cela démontre le caractèe de plus en plus restreint de la démocratie israélienne. »

Pour Kenneth Roth, Omar Shakir est visé car il a mis « en lumière efficacement » les politiques « discriminatoires » israéliennes.

Mais « en tentant de pénaliser Omar et de l’expulser, Israël met davantage en lumière ses propres manquements », souligne-t-il. « Le monde n’est pas dupe », il va désormais surveiller « plus attentivement » l’occupation israélienne des territoires palestiniens.

L’Union européenne opposée à cette décision

Omar Shakir a comparé cette expulsion au traitement qu’il a reçu par l’Égypte, la Syrie ou Bahreïn. HRW assure qu’il poursuivra sa mission mais à l’extérieur d’Israël, faute de visa.

« Ni HRW ni moi-même en tant que son représentant n’avons jamais appelé au boycott d’Israël », s’est défendu Omar Shakir.

L’Union européenne a exprimé son opposition à la décision israélienne. L'Onu avait déjà mis en garde en mai contre le « rétrécissement de l’espace accordé aux défenseurs des droits humains pour agir » en Israël.

Les États-Unis ont dit leur « forte opposition à la campagne BDS visant l’État d’Israël », affirmant toutefois leur attachement à la liberté d’expression.

BDS, un boycott économique, culturel ou scientifique d’Israël

Au cœur du conflit opposant Israël à HRW se cache la guerre que mène l’État hébreu contre la campagne mondiale BDS.

BDS appelle au boycott économique, culturel ou scientifique d’Israël afin d’obtenir la fin de l’occupation et de la colonisation des Territoires palestiniens. Ses soutiens s’appuient sur l’exemple de l’Afrique du sud, affirmant que le boycott du pays a permis de mettre fin au régime d’apartheid. Israël accuse le BDS d’antisémitisme, ce que les intéressés nient.

Pour justifier l’expulsion, l’État hébreu a mis en exergue des commentaires d’Omar Shakir défendant le boycott d’Israël avant qu’il ne prenne son poste en Israël en 2017.

Les autorités israéliennes reprochent aussi à HRW sa critique des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, illégales selon le droit international.

Le visa non renouvelé, « une pratique standard »

« Tous ceux qui agissent contre Israël doivent savoir que nous ne leur permettrons pas de vivre ni de travailler ici », avait déclaré après le verdict de la Cour suprême, le ministre israélien de l’Intérieur qui a présenté Omar Shakir comme « un dirigeant du mouvement BDS ».

Israël ne met pas Omar Shakir « dehors, son visa n’est pas renouvelé », estime Gerald Steinberg, de l’organisation NGO Monitor, qui cherche à exposer les autres ONG ou organisations internationales critiques d’Israël. « C’est une pratique standard, toutes les démocraties le font. »

Son organisation a dénoncé devant les tribunaux israéliens « le travail très déséquilibré, et notamment antisémite, d’Omar Shakir », accusations que nie l’intéressé, pointant une « attaque systématique des groupes de défense des droits humains, qu’ils soient israéliens, palestiniens ou internationaux » de la part des autorités israéliennes.

Source :
https://www.ouest-france.fr/monde/israel/israel-expulse-omar-shakir-le-representant-de-l-organisation-human-rights-watch-6624106

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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 14:25

Le 4 novembre 2019

Le 21 octobre, le fondateur de WikiLeaks est apparu devant un tribunal de Londres affaibli, s’exprimant avec difficulté, tandis que des « représentants du gouvernement américain » discutaient ouvertement avec le ministère public, selon un ex-diplomate présent.

L’« exposition continue [d’Assange] à l’arbitraire et aux abus pourrait lui coûter bientôt la vie », alerte le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture, Nils Melzer.

Les conditions de détention de Julian Assange en Grande-Bretagne et son « exposition continue à l’arbitraire et aux abus pourrai[en]t lui coûter bientôt la vie », a alerté, vendredi 1er novembre dans un communiqué, le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture et les traitements humains, Nils Melzer.

Le fondateur de WikiLeaks, interpellé le 11 avril dernier par la police britannique et incarcéré depuis dans l’attente de son extradition vers les États-Unis, « continue d’être détenu dans des conditions oppressives d’isolement et de surveillance qui ne sont pas justifiées par son statut de détention », peut-on lire aussi.

Ce communiqué de Nils Melzer fait suite à une alerte déjà lancée le 31 mai par le rapporteur spécial des Nations unies, qui avait pu alors rendre visite à Julian Assange dans la prison de haute sécurité de Belmarsh, située au sud-est de Londres.

« Il est évident que la santé de M. Assange a été sérieusement affectée par l’environnement extrêmement hostile et arbitraire auquel il a été exposé pendant de nombreuses années », avait déclaré Nils Melzer en référence aux sept années quasiment que l’hacktiviste a passé réfugié dans une pièce sans fenêtre de l’ambassade équatorienne de Londres.

« En plus d’affections physiques, M. Assange montrait les symptômes typiques d’une exposition prolongée à la torture psychologique, dont un stress extrême, une anxiété chronique et un fort traumatisme psychologique », témoignait Nils Melzer.

« Les preuves sont accablantes et claires, poursuivait-il. M. Assange a été délibérément exposé, durant une période de plusieurs années, à des formes de traitements ou de punitions cruels, inhumains ou dégradants à la sévérité progressive, dont les effets cumulés ne peuvent être décrits que comme de la torture psychologique. »

Nils Melzer à Genève, le 31 mai 2019. © Reuters

Dans son nouveau communiqué, le rapporteur spécial de l’ONU indique avoir bien reçu un retour des autorités britanniques.

« Dans une réponse hâtive envoyée près de cinq mois après ma visite, le gouvernement britannique rejette catégoriquement mes conclusions, sans montrer la moindre volonté de considérer mes recommandations, sans parler de les appliquer, ou de fournir les informations additionnelles demandées », indique-t-il.

« En dépit de l’urgence médicale de mon appel et du sérieux des violations présumées, le Royaume-Uni n’a entrepris aucune mesure d’investigation, de prévention ou de rectification requise par le droit international », s’alarme Nils Melzer.

Cela fait plusieurs mois que les soutiens de Julian Assange alertent sur son état de santé présenté comme catastrophique.

Il n’existe quasiment aucune image du fondateur de WikiLeaks depuis son arrestation d’avril, à l’exception d’une vidéo filmée par un co-détenu au mois de juin dernier et diffusée par l’agence de presse russe Ruptly, basée à Berlin.

Le lundi 21 octobre, il faisait sa première apparition publique depuis le mois de mai à l’occasion d’une audience devant un tribunal londonien au cours de laquelle les photos étaient interdites.

L’ex-diplomate britannique Craig Murray, militant des droits humains et ami de Julian Assange, a assisté à cette audience dont il a fait, sur son blog, un compte rendu dramatique.

« J’ai été très choqué de juste voir combien de poids mon ami avait perdu, par la vitesse à laquelle ses cheveux ont disparu et par l’apparition d’un très fort vieillissement prématuré. Il était atteint d’un boitement prononcé que je n’avais jamais vu. Depuis son arrestation, il a perdu plus de 15 kg », raconte-t-il.

« Mais son apparence physique n’était pas aussi choquante que sa détérioration mentale. Quand on lui a demandé son nom et sa date de naissance, il a visiblement lutté durant plusieurs secondes pour se rappeler des deux. […] Articuler les mots et suivre le fil de sa pensée était un vrai combat pour lui. »

« Pour avoir assisté en Ouzbékistan aux procès de plusieurs victimes de tortures extrêmes et avoir travaillé avec des survivants de Sierra Leone et d’ailleurs, poursuit Craig Murray, je peux vous dire que […] Julian présente exactement les symptômes d’une victime de torture. »

L’ex-diplomate décrit un Julian Assange le regard perdu, peinant à articuler et à comprendre ce que la présidente du tribunal lui demandait.

L’audience du 21 octobre avait pour but d’examiner une requête des avocats du journaliste visant à reporter l’examen de la demande d’extradition formulée par les États-Unis, programmé au 25 février 2020.

Julian Assange s’est vu, en effet, confisquer l’ensemble de son matériel informatique et de ses documents de travail, ce qui l’empêche, selon ses conseils, de préparer correctement sa défense.

Cette tentative a été finalement balayée par le tribunal.

Un dessin de Julian Assange durant l'audience du 21 octobre. © Reuters/Julia Quenzler/Handout

Dans son compte rendu Craig Murray décrit une audience à charge, marquée par la présence de « cinq représentants du gouvernement américain […] assis derrière les avocats dans le tribunal », et discutant ouvertement avec les avocats du ministère public avant de répondre aux questions de la présidente du tribunal.

Officiellement, Julian Assange a été interpellé par les autorités britanniques pour avoir violé, en 2012, sa libération conditionnelle en se réfugiant dans l’ambassade équatorienne à Londres alors qu’il était sous le coup d’un mandat d’arrêt lancé par la justice suédoise, qui l’accuse d’agressions sexuelles.

Jugé au mois de mai pour ces faits, il a été condamné à cinquante semaines de prison.

Dès son arrestation, la justice américaine avait annoncé l’ouverture de poursuites pour « conspiration en vue d’une intrusion informatique ».

Le 23 mai, le Département de la justice ajoutait pas moins de dix-sept autres charges, dont la violation de l’« Espionage Act », punissables au total de 175 années de prison.

L’acte d’accusation vise explicitement le rôle de Julian Assange dans la diffusion en 2010 par WikiLeaks des documents fournis par l’ex-soldate Chelsea Manning détaillant, notamment, des exactions de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan.

« Assange, les affiliés à WikiLeaks ont partagé l’objectif commun de subvertir les restrictions légales sur des informations classifiées et de les disséminer publiquement », accuse notamment le document du Département de la justice.

Ces motifs d’inculpation, visant le travail journalistique de WikiLeaks et la diffusion d’informations reprises par les journaux du monde entier, avaient suscité de nombreuses inquiétudes aux États-Unis.

« Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, le gouvernement a invoqué des charges criminelles contre un éditeur pour la publication d’informations véridiques », soulignait ainsi Ben Wizner de l’association américaine de défense des libertés publiques American Civil Liberties Union (ACLU).

Plusieurs journaux américains, pourtant habituellement peu enclins à exprimer leur soutien à WikiLeaks, s’étaient indignés de ce que le Los Angeles Times qualifiait « d’attaque contre la liberté de la presse ».

La lanceuse d’alerte Chelsea Manning a, de son côté, été sommée en février 2019 par la justice américaine de comparaître devant un jury afin de témoigner contre Julian Assange.

À deux reprises, elle a refusé et s’est vu infliger des peines de prison, une première purgée du 8 mars au 8 mai et l’autre, de 18 mois, prononcée en mai 2019.

Elle est actuellement incarcérée à la prison d’Alexandria en Virginie du Nord.

Dans un communiqué diffusé le jour de l’audience du 21 octobre, la section britannique de l’ONG Amnesty International avait enjoint aux autorités de « reconnaître le risque sérieux de violation des droits humains auquel Julian Assange ferait face s’il était envoyé aux États-Unis » et les appelaient à « rejeter la demande d’extradition ».

Source :
https://www.mediapart.fr/journal/international/041119/julian-assange-en-danger-de-mort-selon-un-rapporteur-special-de-l-onu

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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 13:29

Le 13 novembre 2019

Ces armes ont été récupérées dans une université de Hong Kong, désormais occupée par les étudiants.

Flèches enflammées et javelots sont les nouvelles armes de choix des manifestants à Hong Kong contre la police, comme le montre notre vidéo en tête d’article.

Après une longue nuit d’affrontements avec la police à l’Université chinoise de Hong Kong (CUHK), des manifestants ont saisi des flèches, javelots et bâtons de bambou de l’université avant d’improviser un campement de collecte sur le campus ce mercredi 13 novembre.

Des entraînements au combat avec la police y sont même proposés.

“Nous utilisons des flèches et des éclaboussures d’huile près des barricades”, explique Kin, étudiant de 22 ans. “Nous utilisons également la “magie du feu” (bombes à essence) et des flèches avec du feu qui élargiront notre distance avec la police et nous permettront de nous retirer en toute sécurité.”

Nouvelles stratégies

Les manifestants ont aussi intensifié leurs actions tous azimuts à Hong Kong en application d’une nouvelle tactique, “l’éclosion généralisée”, qui vise à paralyser au maximum l’ex-colonie britannique, théâtre depuis trois jours de scènes d’une rare violence.

Cette nouvelle stratégie, qui se traduit par une multiplication des foyers de protestation, a entraîné la fermeture de centres commerciaux, d’écoles et de nombreuses stations d’un métro vital au fonctionnement de la ville.

Au point qu’un responsable de la police a estimé que cette mégapole de 7,5 millions d’habitants était “au bord de l’effondrement total”. Elle est aussi le théâtre depuis trois jours de scènes d’une rare violence.

Cela fait cinq mois que Hong Kong traverse sa pire crise politique depuis sa rétrocession à Pékin en 1997.

Et la détermination des manifestants réclamant des réformes démocratiques trouve en écho l’intransigeance de l’exécutif local et du gouvernement central chinois.

Ils n’ont cessé d’affirmer qu’ils ne céderaient pas à la pression de la rue.

Source :
https://www.huffingtonpost.fr/entry/a-hong-kong-javelots-et-fleches-enflammees-sont-les-nouvelles-armes-des-manifestants_fr_5dcc6572e4b0a794d1f9e5ca

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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 16:13

Transmis par O. Le 11 novembre 2019

Des affrontements entre étudiants et policiers anti-émeute ont éclaté lundi à l'Université économique AOSEE du centre-ville d'Athènes.

Des dizaines d'étudiants sont entrés dans les locaux de l'établissement afin de protester contre la décision du Sénat de fermer l'université pour une semaine «délibérément et sans raison», comme on dit.

Les étudiants ont commencé à lancer des pierres sur les escouades de police. Ils ont riposté avec des gaz lacrymogènes et des grenades éclair.

À la fin, un groupe d'environ 80 étudiants a pu entrer dans la cour de l'université, où ils ont été encerclés par la police anti-émeute.

Les efforts pour apaiser la tension ont amené les escouades de police à se retirer et à rester à la porte de l'université.

Alors que de plus en plus d'étudiants affluaient à l'université solidairement, la police les repoussa avant d'arriver aux portes.

Selon les médias, certains étudiants auraient été blessés et d’autres auraient des problèmes respiratoires.

Selon les dernières informations, les étudiants sont coincés à l'intérieur de l'université et la police ne permet pas aux ambulances de les atteindre.

Le Sénat a décidé de poser un cadenas à l'université, qui sera fermée du 11 au 17 novembre 2019, date à laquelle les étudiants commémorent traditionnellement le soulèvement des étudiants contre la junte militaire en 1973.

Dimanche, la police a effectué une descente dans une partie des locaux de l’Université économique, où des anarchistes stockaient du matériel qu’ils avaient utilisé pour attaquer la police .

L'une des toutes premières réformes du gouvernement conservateur a été l'abolition de « l'asile universitaire», permettant ainsi à la police de pénétrer plus facilement dans un bâtiment public qui était autrefois une zone interdite.

Peu de temps après 14 h 30, les étudiants pourraient quitter l’université et défiler sur la Patision Avenue en scandant des slogans.

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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 15:35

Le 5 novembre 2019

Les forces d’occupation israéliennes viennent d’arrêter à nouveau Khalida Jarrar, parlementaire féministe et militante pour la défense des prisonniers politiques palestiniens.

Nous avons eu plusieurs fois l’occasion de la rencontrer lors de nos délégations, et son témoignage poignant nous avait éclairé sur la situation des détenus.

L’AJPF se joint à la campagne pour sa libération, et exprime tout son soutien à sa famille dans cette difficile épreuve. L’AJPF exprime aussi son soutien aux plus de 5 000 détenus politiques palestiniens et à leurs familles.

Nous vous informerons des actions qui se mettront en place si la détention de Khalida Jarrar se prolonge.

Jeudi 31 octobre à l’aube, les forces d’occupation israéliennes ont pris d’assaut le domicile de Khalida Jarrar à Ramallah avec plus de 70 soldats et 12 véhicules militaires armés et l’ont arrêtée.

Cette arrestation intervient à peine huit mois après la dernière libération de Khalida, après un emprisonnement de 20 mois en Israël, sans inculpation ni procès sous le régime de la détention administrative.

Les ordonnances de détention administrative peuvent être émises pour une période maximale de six mois à la fois, et elles sont renouvelables indéfiniment.

Des centaines de Palestiniens passent ainsi parfois des années en prison sans inculpation ni procès.

Au sein des prisons israéliennes, elle a joué un rôle de premier plan pour organiser l’enseignement des filles mineures détenues, afin de leur permettre de continuer leur scolarité lorsque l’autorité pénitentiaire les en privait, organisant également des cours sur les droits de l’homme.

Plus de 275 organisations, partis politiques et mouvements sociaux du monde entier se sont unis pour lancer un appel collectif à sa libération.

Source :
https://plateforme-palestine.org/La-deputee-palestinienne-Khalida-Jarrar-a-nouveau-arretee-Communique-de-l-AJPF

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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 14:59

Le 11 novembre 2019

En réponse à la répression sauvage du soulèvement populaire débuté le 18 octobre au Chili, des hackers ont volé la base de données avec les noms, adresses, commissariats, mails, identifiants et parfois même les téléphones de TOUS les policiers du pays et l’ont publié sur internet.

Les chiliens nous donnent depuis des semaines un bel exemple de courage, de révolte et d’autodéfense populaire contre la répression féroce.

Au chili comme en france, la répression brutale se cache derrière la défense de la soi-disant démocratie, de la république et de la légalité.

En réalité, il n’y a pas de réelle démocratie, juste des cliques de mafias capitalistes et d’oligarques sociopathes qui créent la légalité qui les arrangent via leurs lois et leurs meRdias, des blocs bourgeois sans scrupules prêts à dénigrer les légitimes rebelles, à mentir effrontément, à valider les morts et les mutilations faits par la police, à favoriser l’impunité policière, à encaisser toujours plus de profits extorqués, à détruire le vivant et le climat, à voler les pauvres, à appeler à tirer à balles réelles (comme lors de la Commune de Paris), à préférer si besoin le néo-fascisme et la guerre (comme en 39/45) à l’autonomie populaire.

Qu’ils partent tous et qu’il en reste aucun !

Pour l’autodéfense populaire, la démocratie directe, la destitution du régime, la fin du capitalisme et l’autogestion généralisée de nos vies et territoires !

****
CHILI : LES NOMS ET LES ADRESSES DE POLICIERS DIFFUSÉS PAR DES HACKERS

Alors qu’une mobilisation sociale historique est férocement réprimée par l’armée et la police au Chili, une énorme fuite de données vient d’avoir lieu.

Les informations personnelles de tous les policiers chiliens ont été rendues accessibles sur un site. Sur une carte du Chili, chaque petite icône représente un agent chilien et son lieu de résidence.

Il est possible de zoomer pour obtenir l’adresse exacte. En cliquant sur l’icône, le profil du policier apparaît, avec son nom complet, numéro d’identité, matricule, adresse personnelle, mail et portable.

On y trouve aussi parfois un profil facebook, le lieu de travail, le grade, et le détachement.

Sur la page qui dévoile ces informations sensibles, le message : « Partager partout est la seule façon pour les malheureux flics de savoir que le peuple gouverne. Enfin réfléchissez à deux fois avant de tirer dans les yeux. »

Sur la page d’accueil, une barre où chacun peut faire ses recherches par nom, numéro d’identité, matricule ...

Les forces de l’ordre ont tué plusieurs manifestants par balles, et éborgné près de 200 personnes depuis trois semaines dans le pays d’Amérique Latine.

L’objectif affiché par le site "pacolog" : « se venger de la répression criminelle contre le peuple chilien ». Il serait l’œuvre de hackers russes.

En France, où l’anonymat des forces de l’ordre est garanti par l’IGPN et l’usage systématique de cagoules, le fait de dévoiler l’adresse ou des informations personnelles sur un policier est très durement sanctionné.

Source :
https://www.ricochets.cc/Autodefense-populaire-au-Chili-Des-hackers-cartographient-tous-les-policiers.html

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13 novembre 2019 3 13 /11 /novembre /2019 14:49

Le 12 novembre 2019

Une enquête du Wall Street Journal révèle que Google récoltait les données cliniques de millions de patients au travers d’un accord passé avec un immense organisme de santé nord-américain. Une pratique légale, mais à la moralité plus que douteuse.

On savait Google très actif dans le domaine de la santé grâce à sa branche Calico qui s’est donnée pour humble mission de “résoudre la mort”, mais le géant de la recherche est encore plus investi que l’on pensait.

En effet, une récente enquête du Wall Street Journal vient de révéler que l’entreprise avait aspiré les données cliniques de millions de patients et de patientes aux États-Unis, sans leur consentement.

Comme le détaille le journal anglophone, le Projet Nightingale avait pour but de récolter les données issues de plus de 2 600 organisations médicales à travers les États-Unis pour tenter de créer un ersatz de moteur de recherche capable d’aider les médecins et les patients à mieux identifier de potentielles maladies et proposer des traitements plus appropriés.

Petit hic, le contrat passé entre Alphabet (maison mère de Google) et Ascension (le deuxième plus grand organisme de soins aux États-Unis) n’exigeait pas l'information préalable des médecins ou des patients.

Une pratique parfaitement légale

En somme, presque personne dans la chaîne de soin n’était au courant de cette collecte à grande échelle. Et pourtant, le volume de données récolté est assez large.

Étaient transmises des informations de base comme les nom, date de naissance et adresse, mais aussi des données plus pointues comme l’historique de santé, les résultats d’analyses et l’état du patient.

Selon le Wall Street Journal, au moins 150 personnes au sein de Google avaient accès à ces informations.

Le géant du web ne devrait pas être inquiété puisque cette pratique, aussi moralement discutable qu’elle soit, est parfaitement légale selon le Health Insurance Portability and Accountability Act of 1996, une loi qui entend faciliter et réguler “l’échange de données entre les acteurs de la santé”.

Dans un billet de blog, la firme de Mountain View se targue d’ailleurs de respecter toutes les lois en vigueur concernant la sécurisation des données.

De plus, aucune donnée ne sera fusionnée avec celles récoltées au travers des activités plus “traditionnelles” de Google. Ite, missa est.

Et en France ?

On se souvient que Google a mis la main sur Fitbit il y a peu. Le fabricant de bracelets de sport va permettre à Google de récolter les données de santé de plus de 100 millions d’appareils.

Mais là aussi, l’entreprise assure que ces informations “ne seront pas utilisées pour les annonces publicitaires Google” et qu’il sera possible de les supprimer. Google sait bien qu’il marche sur des œufs sur ce thème.

En France, le sujet de la collecte des données de santé est revenu sur le devant de la scène à l’occasion d’une loi promulguée en juillet 2019 qui prévoit l’ouverture automatique du dossier médical partagé pour les personnes nées après juin 2021.

Le dossier médical partagé (ou DMP) est un “carnet de santé numérique” qui centralise un large paquet d’informations telles que les traitements suivis, les résultats d’examens, les allergies, etc.

Facultatif, cet outil fait déjà parler de lui en raison de son coût faramineux (plus de 500 millions d'euros depuis 2004) et du risque potentiel de fichage généralisé qu’il présente.

Source :
https://www.lesnumeriques.com/vie-du-net/vie-privee-google-a-aspire-les-donnees-de-sante-de-millions-de-patients-aux-etats-unis-n143103.html

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11 novembre 2019 1 11 /11 /novembre /2019 10:46

25 septembre 2019

L' implication de la Grèce dans les projets impérialistes des États-Unis et de l' OTAN augmente à la suite de l'accord entre les gouvernements américain et grec qui modernise et étend les installations militaires américaines dans le pays.

Selon un rapport exclusif publié dans " Rizospastis " lundi dans le cadre de l' accord de coopération entre la Grèce et les États-Unis dans le domaine de la défense mutuelle (MDCA) , les gouvernements des États-Unis et de la Grèce ont convenu d'étendre la base navale américaine à Souda, Crète , ainsi que de procéder à la création de nouvelles installations militaires.

L'accord devrait avoir lieu en 2020.

Comme l'écrit « Rizospastis », il y a quelques jours, le secrétaire américain à la Défense, Mark Esper, a présenté au Congrès américain une liste de 127 plans comprenant l'extension, la modernisation et la construction d'installations militaires américaines dans le pays et à l'étranger.

Deux de ces plans font référence à la tristement célèbre base navale de Souda, utilisée par les forces américaines et de l’OTAN dans le cadre de multiples interventions impérialistes, notamment la guerre du Golfe et les attaques impérialistes en Afghanistan, en Irak, en Libye et en Syrie.

Ensemble, les deux projets d’amélioration et d’extension de la base navale de Souda coûtent environ 48 millions de dollars, équipement non compris.

Le « dialogue stratégique» en cours entre la Grèce et les États-Unis a pour objectif d'adapter «l'accord de coopération entre la Grèce et les États-Unis en matière de défense mutuelle » aux plans impérialistes en cours dans la région de la Méditerranée orientale et des Balkans.

Dans ce cadre, les États-Unis s’intéressent à la modernisation des bases militaires existantes ainsi qu’à la construction de nouvelles installations militaires, notamment aux bases de Larissa, Stefanovikio, Araxos (Air Bases) et du port d’Alexandroupolis, dans le nord de la Grèce.

Il convient de noter que le secrétaire d'État américain Mike Pompeo devrait se rendre à Athènes début octobre afin de participer au deuxième cycle des discussions sur la "coopération militaire" entre les deux gouvernements.

Ces discussions - qui ouvrent la voie à une plus grande implication de la Grèce dans les plans dangereux US-OTAN-UE dans la région - ont commencé sous le précédent gouvernement social-démocrate SYRIZA et se poursuivent sous l'administration actuelle du parti conservateur New Democracy .

Dans le cadre de l'Assemblée générale des Nations Unies à New York cette semaine, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et le ministre des Affaires étrangères Nikos Dendias devaient rencontrer des représentants du gouvernement américain.

À cette occasion, le comité grec anti-impérialiste contre « l'accord de coopération entre la Grèce et les États-Unis en matière de défense » a lancé un vaste appel à participer à une manifestation anti-impérialiste le 2 octobre au parc Eleftherias à Athènes.

De nombreuses autres activités contraires à l'accord auront lieu dans tout le pays par des comités de paix.

Publié sur :
http://www.idcommunism.com/2019/09/greece-us-military-installations-in-crete-and-the-mainland-to-be-upgraded-and-extended.html

 

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