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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 14:29


John Nuttall et son épouse Amanda Korody, avant leur arrestation (AP/SIPA)

Le 30 juillet 2016

Quand la police canadienne "crée" un couple de terroristes.

La Cour suprême de Colombie-Britannique estime que la police a manipulé et piégé un couple de marginaux.

La Cour suprême de Colombie-Britannique a estimé, vendredi 29 juillet, que la police a manipulé et piégé un couple de Canadiens, déclarés coupables en 2015 d'activités terroristes, et a ordonné leur remise en liberté immédiate.

Dans un jugement inédit, la haute juridiction de la province de l'ouest canadien a vivement blâmé la police fédérale qui a instrumentalisé deux marginaux pour les présenter comme des djihadistes. John Nuttall, 41 ans, et son épouse Amanda Korody, 33 ans, ont été accusés l'an dernier d'avoir préparé des engins explosifs avec l'objectif de faire le maximum de victimes lors des célébrations de la fête nationale canadienne en 2013.

Sauf que la juge Catherine Bruce de la Cour suprême affirme que la police a piégé le couple pour l'inciter à commettre un attentat, ajoutant que ces deux personnes ne disposent pas de capacités intellectuelles suffisantes pour seules organiser un attentat.

En 2013, la Gendarmerie royale du Canada (GRC), alertée par les services de renseignement, a placé sous surveillance John Nuttall, soupçonné de vouloir acheter du nitrate de potassium. Ce dernier, un marginal et ancien toxicomane, a ensuite été contacté par des agents infiltrés.

Pendant cinq mois, l'opération policière a "monté 28 scénarios allant d'un simple appel téléphonique à des rencontres complexes sur plusieurs jours", a raconté la Cour suprême.

Cette opération s'est terminée au matin du 1er juillet 2013 avec la pose de trois autocuiseurs avec des détonateurs désactivés devant le Parlement provincial, et l'arrestation du couple.

"La police n'a pas le droit d'ouvrir une enquête [...] à moins d'avoir une suspicion raisonnable", a rappelé la Cour suprême.

"La police avait très peu de preuves au début de l'opération d'infiltration pour soutenir tout soupçon raisonnable que M. Nuttall avait déjà été engagé dans des activités criminelles."

"Ni la capacité, ni la motivation suffisante"

En donnant raison au couple, la juge Catherine Bruce a qualifié de "circonstances exceptionnelles" l'abandon de charges en raison d'un abus de procédure "au motif que l'écart de conduite de l'Etat porte atteinte à l'intégrité de la justice".

"On ne peut pas dire que la police a fait preuve de mauvaise foi", a ajouté la juge de la Cour suprême tout en précisant que les enquêteurs "n'ont cependant pas agi de bonne foi".

"Le monde a assez de terroristes, nul besoin de la police pour créer davantage de marginaux qui n'ont ni la capacité, ni la motivation suffisante d'agir par eux-mêmes", a conclu la juge.

A la sortie de l'audience de la Cour suprême, la mère de John Nuttall a estimé n'avoir aucune raison de "haïr la police".

"Dans la police, il y a des brebis galeuses comme celles auxquelles mon fils a eu affaire et j'espère que ces individus auront ce qu'ils méritent", a-t-elle ajouté.

Dans un communiqué, le Service des poursuites pénales du Canada, représentant du parquet fédéral, a indiqué avoir immédiatement fait appel de cet arrêt.

La GRC a pris acte de cette décision en rappelant sa mission de "détecter, perturber et prévenir les menaces contre la sécurité nationale".

John Nuttall et Amanda Korody ont déjà passé trois ans en détention. Ils ont été libérés, mais demeurent soumis à un contrôle judiciaire.

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160730.OBS5562/quand-la-police-canadienne-cree-un-couple-de-terroristes.html

***
Ces pratiques sont déjà connues

Envoyé Spécial , comment le FBI fabrique des faux terroristes

Les services secrets algeriens le vrai cerveau des attentats de paris 1995

Spécial Investigation - Terreur 16 mai 2016

Services secrets: La part d'ombre de la République - Special Investigation

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1 août 2016 1 01 /08 /août /2016 10:33

Le 27 juillet 2016

No justice, no peace. Le cri des manifestants afro-américains face à la violence policière va sans doute à nouveau résonner à Baltimore, avec l’abandon des poursuites, mercredi, contre tous les policiers impliqués dans l’homicide de Freddie Gray, un Noir mortellement blessé l’an dernier dans un fourgon de police.

"Les services du procureur de la ville de Baltimore ont décidé d’abandonner les poursuites dans les dossiers restants liés à l’arrestation et à la mort de Freddie Gray", a indiqué une cour du Maryland, dont dépend Baltimore, dans un bref communiqué. Pour la procureure Marilyn Mosby, il s’agit d’un revers cinglant.

Des procès précipités

Le premier procès dans cette affaire avait débouché sur un non-lieu surprise, les jurés n’étant pas parvenus à se mettre d’accord sur un verdict. Les deux procès suivants, y compris celui de Caesar Goodson, le chauffeur de la fourgonnette qui faisait face aux chefs d’inculpation les plus graves (« meurtre par indifférence », passible de 30 ans de prison), avaient débouché sur des acquittements.

Marilyn Mosby, une jeune procureure de 36 ans, en poste depuis seulement quatre mois, a expédié la procédure. Les six policiers ont été inculpés moins de deux semaines plus tard, le 1er mai. Le premier procès a suivi huit mois plus tard. Il a révélé qu’il y avait peu de preuves matérielles sur ce qu’il s’est passé dans le fourgon.

Le chauffeur, acquitté en juin, a-t-il volontairement conduit le véhicule brutalement pour secouer Freddie Gray, menotté mais pas attaché avec une ceinture de sécurité ? « Je ne peux pas me prononcer », a conclu un expert médical pourtant mandaté par le bureau du procureur.

Enquête des affaires internes

Après un premier procès devant un jury populaire, les deux autres policiers avaient choisi de comparaître devant un juge, qui se concentre davantage sur les preuves matérielles que sur l’émotion autour d’un tel procès médiatique.

Les officiers ne sont cependant pas complètement sortis d’affaire. Une enquête des affaires internes de la police est en cours et pourrait déboucher sur des sanctions. Mais celles-ci sont extrêmement rares : les policiers sont dédouanés dans neuf cas sur dix en moyenne.

Source :
http://www.20minutes.fr/monde/1900655-20160727-mort-freddy-gray-tous-policiers-dedouanes

**
Complément d'info
Mais pourquoi aucun policier n'est condamné pour la mort de Freddie Gray?
http://www.20minutes.fr/monde/1872223-20160623-pourquoi-aucun-policier-condamne-mort-freddie-gray

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 10:17

Transmis par S. le 10 juillet 2016

États-Unis : manifestations et tensions entre Noirs et policiers
Les forces de l'ordre ont réalisé plus de 200 interpellations. Malgré l'appel au calme, les tensions raciales sont vives après la tuerie de Dallas.
Lire la suite :
http://www.lepoint.fr/monde/etats-unis-manifestations-et-tensions-entre-noirs-et-policiers-10-07-2016-2053521_24.php

***
USA : plusieurs arrestations lors de manifestations
ST. PAUL, États-Unis – Cinq policiers ont été blessés lors d’une manifestation tenue samedi soir à St. Paul, au Minnesota, pour dénoncer la mort d’un homme de race noire, abattu par la police cette semaine dans cette ville.

Vers minuit, des manifestants ont lancé des pierres et des bouteilles aux policiers, alors qu’ils bloquaient l’autoroute 94.

Les policiers anti-émeute ont utilisé du gaz poivre et des bombes fumigènes pour repousser les protestataires, au nombre d’environ 200. Plusieurs arrestations ont été effectuées.
LIre la suite :
http://journalmetro.com/monde/991419/usa-plusieurs-arrestations-lors-de-manifestations/

***
Broyer du noir
Aux États-Unis, les relations interraciales ont empiré au cours de la dernière année, Blancs comme Noirs le reconnaissent. À chaque nouvel incident, il y a des cris d’alarme et des appels à combattre l’injustice.

Non seulement rien ne s’est amélioré, mais en quelques jours cette semaine, des policiers blancs ont abattu des Noirs et un Noir s’est prétendument fait justice en visant des policiers blancs. Ça va mal.
Lire la suite :
http://www.journaldemontreal.com/2016/07/10/broyer-du-noir

***
Etats-Unis : encore deux citoyens noirs abattus par la police sans raison apparente
http://www.marianne.net/etats-unis-encore-deux-citoyens-noirs-abattus-police-raison-apparente-100244255.html

***
Etats-Unis: de multiples cas de brutalités policières envers les Noirs
http://information.tv5monde.com/en-continu/etats-unis-de-multiples-cas-de-brutalites-policieres-envers-les-noirs-116921

***
50 ans de tensions raciales aux États-Unis
Les récents événements de Baton Rouge, de Falcon Heights et de Dallas s'inscrivent dans l'histoire des tensions raciales qui marquent les États-Unis depuis leur naissance.

Plus d'un demi-siècle après la fin officielle de la ségrégation, les violences policières à l'encontre des Noirs demeurent une réalité, malgré les efforts pour y mettre fin.
Lire la suite :
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/international/2016/07/08/010-tensions-raciales-etats-unis-histoire-cinquante-ans-watts-dallas.shtml

***
Etats-Unis : pourquoi les policiers qui tuent des Afro-Américains ne sont (presque) jamais condamnés ?
http://www.francetvinfo.fr/monde/usa/emeutes-a-ferguson/etats-unis-pourquoi-les-policiers-qui-tuent-des-afro-americains-ne-sont-presque-jamais-condamnes_1535993.html

***
"1.000 personnes meurent chaque année sous les balles des policiers"
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20160708.OBS4298/1-000-personnes-meurent-chaque-annee-sous-les-balles-des-policiers.html

***
En plus du record de la population carcérale mondiale (  USA 23 % de la population carcérale mondiale, Chine 16% , Russie 8 %)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_population_carc%C3%A9rale

***
VIDEO. Noirs contre Blancs: les chiffres de la discrimination aux Etats-Unis
La justice .C'est l'un des domaines où les discriminations sont les plus flagrantes. Les Noirs constituent 40% de la population carcérale (pour 13,6% de la population).

Dans le même temps, les Blancs non hispaniques, qui comptent 64% de la population représentent 39 % de la population carcérale, rappelle le site Prison policy project.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-nord/noirs-contre-blancs-les-chiffres-de-la-discrimination-aux-etats-unis_1625824.html

***
Plus d'un adulte sur 100 en prison aux Etats-Unis (2008)
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/plus-d-un-adulte-sur-100-en-prison-aux-etats-unis_470639.html

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 10:20

Transmis par S. le 10 juillet 2016

Le «robot tueur» de Dallas : une première pour la police

Le choix de la police de Dallas d’envoyer un robot télécommandé pour tuer l’homme suspecté d’avoir abattu plusieurs policiers marque une première pour les forces de l’ordre américaines et témoigne d’un usage qui devrait aller en se développant, selon des experts.

À l’aube vendredi, un sniper suspecté d’avoir tiré sur des policiers et retranché depuis des heures dans un bâtiment est finalement tué par un robot télécommandé, utilisé pour faire détoner une bombe.
(...)
Dans l’armée américaine, les robots terrestres transforment le visage de la guerre depuis plusieurs années déjà. Ils sont notamment capables de récupérer et désactiver une charge explosive, à l’aide d’un bras téléguidé par des soldats restés à l’abri du danger.

Ils semblent voués à être désormais de plus en plus employés par les forces de l’ordre.

En Chine, l’université de la défense nationale a conçu un appareil baptisé «AnBot», destiné à avoir «un rôle important à jouer pour renforcer les mesures antiterroristes et antiémeutes», écrit-elle sur son site.

« La caractéristique la plus controversée d’AnBot est bien sûr son +outil intégré antiémeute électrisé+ (ressemblant certainement à un Taser ou à un aiguillon pour bétail). Il ne peut être déclenché que par les humains contrôlant Anbot à distance », écrivait Peter Singer avec un autre spécialiste Jeffrey Lin en avril dans le magazine américain Popular Science.

« Le fait qu’Anbot soit si grand veut dire qu’il a la place d’intégrer d’autres équipements de police, comme des gaz lacrymogènes et d’autres armes moins létales », poursuivaient les auteurs.

Des chercheurs de l’université de Floride travaillent eux au développement de «Telebot», comparé dans certains articles au célèbre « Robocop » imaginé au cinéma

Lire l'article complet :
http://www.journaldemontreal.com/2016/07/08/le-robot-tueur-de-dallas-une-premiere-pour-la-police

***
Quel est ce robot-tueur utilisé pour la première fois par la police américaine pour éliminer un tireur ?

Le robot a donc été utilisé tel un robot-bombe, et la ville de Dallas en a trois en sa possession depuis le mois d’octobre 2015.

Cet événement sordide est une première aux États-Unis, tandis que ce type de robot sert habituellement à désamorcer des bombes justement sans risquer de vies humaines.

Selon Peter Singer, de la fondation New America, seul un appareil baptisé Marcbot « a été employé de la même façon par les troupes en Irak ».

L’arrivée de robots armés pouvant causer la mort d’être humains n’est absolument pas au goût de tous.

En effet, certaines organisations s’en inquiétaient déjà en 2014. C’est le cas de l’ONG Human Rights Watch et d’International Human Rights Clinic (Université d’Harvard), qui motivent leur campagne contre les robots-tueurs en expliquant que ces machines « ne sont pas dotés de qualités humaines, telles que le jugement et l’empathie, qui permettent à la police d’éviter de tuer illégalement dans des situations inattendues ».

Lire l'article complet :
http://sciencepost.fr/2016/07/quel-robot-tueur-utilise-premiere-police-americaine-eliminer-tireur/

***
Pour aller plus loin...

10 raisons pour lesquelles il faut interdire les «robots tueurs»
https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2015/11/time-to-get-serious-about-banning-killer-robots/

Bientôt, des robots tueurs pour le maintien de l’ordre ?
http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Crises-et-conflits-armes/Actualites/Bientot-des-robots-tueurs-pour-le-maintien-de-ordre-14861
https://www.amnesty.org/fr/press-releases/2015/04/ban-killer-robots-before-their-use-in-policing-puts-lives-at-risk/

Systèmes d'Armes Létales Autonomes (SALA) et Non-Droit à la Vie
https://blogs.mediapart.fr/bonneau-alain/blog/190215/systemes-darmes-letales-autonomes-sala-et-non-droit-la-vie

Robots tueurs : Il faut conserver un contrôle humain de ces armes
https://www.hrw.org/fr/news/2016/04/11/robots-tueurs-il-faut-conserver-un-controle-humain-de-ces-armes

Faut il interdire les robots tueurs autonomes ?
http://abonnes.lemonde.fr/culture/visuel/2015/10/17/faut-il-interdire-les-robots-tueurs-autonomes_4790497_3246.html

« Il faut interdire les armes autonomes capables d’échapper au contrôle des hommes »
http://rue89.nouvelobs.com/2015/07/29/faut-prendre-serieux-menace-robots-tueurs-260497

Le bouleversement du droit des conflits armés par les armes autonomes
http://www.lepetitjuriste.fr/droit-international/bouleversement-droit-conflits-armes-armes-autonomes/

Les ONG face aux robots tueurs : un enjeu vital
http://robots.blog.lemonde.fr/2015/11/24/les-ong-face-aux-robots-tueurs-un-enjeu-vital/

***
Ce n'est plus de la science fiction...

Escadrons de drones autonomes : le nouveau projet fou de la DARPA
https://humanoides.fr/drones-aeriens-collaboratifs-darpa/

RoBattle le mini-tank autonome de l’armée israélienne
https://humanoides.fr/robattle-tank-autonome-israel/

Voici Dogo, un système autonome armé d’un calibre 9mm de l’armée israélienne
https://humanoides.fr/dogo-drone-tueur-armee-israelienne/

L’armée américaine développe des drones saboteurs
https://humanoides.fr/armee-americaine-developpe-drones-saboteurs/

Un Terminator opérationnel d’ici vingt ans : les ONG s’alarment
http://rue89.nouvelobs.com/2012/11/23/un-terminator-operationnel-dici-vingt-ans-les-ong-salarment-237239

Les robots tueurs bientôt en action près de chez vous?
http://www.swissinfo.ch/fre/politique/arm%C3%A9e-du-futur_les-robots-tueurs-bient%C3%B4t-en-action-pr%C3%A8s-de-chez-vous-/38723030

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 09:57

Le 21 juillet 2016

Une nouvelle vidéo diffusée mercredi montre comment Charles Kinsey, au sol, les mains en l'air et non armé, a été froidement pris pour cible par la police de Miami alors qu’il ne représentait aucun danger.

Blessé par balle à la jambe, il essayait simplement de raccompagner un patient autiste égaré.

Son histoire vient s’ajouter aux dizaines d’autres qui alimentent la polémique sur les bavures policières racistes à l’encontre des Africains-Américains aux États-Unis. Lundi, Charles Kinsey, un thérapeute noir de Miami, s’était porté à la rescousse d’un de ses patients, un autiste égaré dans les rues de la mégalopole floridienne.

Comme ce dernier venait de s’échapper du centre où il était hébergé et bloquait la circulation, le médecin avait pris l’initiative de le ramener lui-même à demeure.

Il était alors loin de se douter de la mésaventure qui allait en découler.

Il essaie de rassurer les policiers

En effet, le comportement étrange de son patient, qui tient un objet difficilement identifiable entre ses mains, inquiète les passants et les automobilistes qui préviennent la police.

L’un d’entre eux, et c’est important pour la suite de l’histoire, a heureusement l’idée de filmer la scène dans une vidéo parue mercredi.

Quand les forces de l’ordre interviennent, Charles Kinsley est déjà aux côtés de son patient. Il se met alors à terre, les mains bien en évidence, pour bien signifier qu’ils ne représentent aucun danger pour la patrouille venue les appréhender.

Charles Kinsley crie même : « Tout ce qu’il a dans les mains, c’est un camion-jouet pour enfant », de manière à rassurer les policiers, cachés derrière des lampadaires à quelques dizaines de mètres de là.

Face au silence, le thérapeute tente une nouvelle fois de calmer la tension naissante en hélant les policiers : « Pas besoin de vos armes ! »

Mais quelques secondes plus tard, on entend trois déflagrations, trois coups de feu en guise de réponse.

L’une des balles se loge alors dans la jambe gauche de Charles Kinsey.

Depuis la chambre de l’hôpital où il est soigné, le thérapeute, interviewé mardi par une télé locale, est encore sous le choc d’avoir été pris pour cible : « Je pensais qu’il ne m’arriverait rien du moment que je restais les mains en l’air… jamais je n’aurais pensé qu’ils me tireraient dessus. J’avais tort », conclut-il, amer.

« Ils m’ont laissé là, blessé » pendant plus de 20 minutes

Une amertume d‘autant plus grande qu’il affirme avoir été laissé menotté, saignant à même le sol, pendant plus de vingt minutes, avant d’être réellement pris en charge : « Ils m’ont retourné face contre terre, m’ont menotté et m’ont laissé là, blessé, pendant trop longtemps. ».

Des accusations à l’encontre de la police appuyées par cette vidéo, dont l’avocat de Charles Kinsey compte bien se servir pour obtenir réparation : « Il n’y a aucune raison de faire feu sur un homme qui essaye d’aider, et en plus met ses mains en l’air à l’arrivée de la police », a-t-il pesté.

Selon le Washington Post, l’avocat aurait contacté la police pour obtenir la révocation de l’agent incriminé. Et reste affirme que ce dernier est blanc.

De son côté, la police de Miami n’a pas encore identifié le responsable de cette bavure et ne donne pas d’explication sur le comportement de son agent.

Cette nouvelle affaire – heureusement sans mort d’homme – s’inscrit dans une longue lignée de drames policiers aux États-Unis, dont les derniers en date ont abouti à la mort d’Alton Sterling à Baton Rouge le 5 juillet dernier, et à celle de Philando Castile à Falcon Heights, le 7 juillet.

Tous deux, là encore, africains-américains.

Source :
http://www.jeuneafrique.com/343440/societe/etats-unis-police-tire-africain-americain-a-terre-non-arme-leve-mains/

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 10:51

Le 21 juillet 2016

Le vice-premier ministre turc Numan Kurtulmus a annoncé jeudi 21 juillet que la Turquie allait temporairement déroger à la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) pendant l’état d’urgence, proclamé mercredi soir par le président Recep Tayyip Erdogan.

« La Turquie va suspendre la Convention européenne des droits de l’homme dans la mesure où cela ne contrevient pas à ses obligations internationales, tout comme la France l’a fait » après les attentats de novembre 2015, a annoncé M. Kurtulmus.

Le 24 novembre 2015, après les attentats de Saint-Denis et de Paris, la France a en effet informé le Conseil de l’Europe « de sa décision de déroger à la CEDH » du fait de l’adoption de l’état d’urgence.
Lire ici :
http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/27/etat-d-urgence-la-france-envisage-de-deroger-a-la-convention-europeenne-des-droits-de-l-homme_4819057_4809495.html

L’article 15 de la Convention donne la possibilité d’une telle dérogation en « cas de guerre ou d’autre danger public menaçant la vie de la nation ».

La Convention reste toutefois en vigueur, et certains des droits qu’elle garantit ne tolèrent aucune dérogation.

Epuration nationale

Ankara s’efforce de convaincre sa population et la communauté internationale que la démocratie sortira renforcée de la tentative de coup d’Etat du 15 juillet.

Depuis ce putsch raté, qui a fait plus de 300 morts, environ 55 000 Turcs ont été arrêtés, placés en garde à vue ou démis de leurs fonctions, dans une véritable épuration nationale.

M. Kurtulmus a assuré jeudi que le gouvernement souhaite lever l’état d’urgence « aussi vite que possible ». « Si les conditions reviennent à la normale, nous pensons que cela prendra un mois à un mois et demi au maximum », a-t-il estimé.

Le Parlement turc a entériné jeudi l’instauration de l’état d’urgence, proclamé pour la première fois depuis les années 1980.

L’état d’urgence devrait donner les moyens « d’éradiquer rapidement tous les membres de l’organisation terroriste impliqués », une référence à l’influente confrérie religieuse du prédicateur Fethullah Gülen, désignée comme le cerveau du putsch, a affirmé mercredi le président Erdogan.

« Nous n’avons jamais fait aucun compromis sur la démocratie, et nous n’en ferons jamais », a-t-il ajouté.

La France a réitéré jeudi son appel au respect des libertés fondamentales en Turquie, au lendemain de déclarations du président turc invitant le chef de la diplomatie Jean-Marc Ayrault à se « mêler de ses affaires ».

Source :
http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/07/21/la-turquie-derogera-a-la-convention-europeenne-des-droits-de-l-homme-pendant-l-etat-d-urgence_4972830_3214.html

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 10:23

Le 7 juillet 2016

Il aurait eu 33 ans vendredi 8 juillet, selon sa mère. Philando Castile, un Afro-Américain, a été mortellement blessé par balle par un policier dans la banlieue de Minneapolis au cours d’un contrôle routier, mercredi 6 juillet dans la soirée.

Le contrôle a eu lieu à Falcon Heights, dans le Minnesota, autour de 21 heures locales (4 heures en France), a déclaré la police de St Anthony.

La victime est morte après son transfert à l’hôpital, selon la police, qui n’a pas donné son nom. C’est la mère de Philando Castile qui a révélé son identité à la presse locale. Son fils était gérant de la cantine d’une école Montessori à St Paul, a-t-elle dit.

Les hommages des parents de l’école se multiplient sur les réseaux sociaux et dessinent le portrait d’un homme particulièrement apprécié des enfants, avec qui il était attentionné. « C’était un HOMME BON », « gentil, drôle, patient », peut-on lire.

Le site Heavy.com a recensé cinq éléments d’un portrait de Philando Castile. Une page Facebook créée par des soutiens, nommée « Justice pour Philando Castile », a publié : « Philando Castile a été tué par la police le 7 juillet 2016. Nous demandons justice ! ».

« Ne me dites pas qu’il est mort »

La petite amie de Philando Castile se trouvait aussi à bord du véhicule contrôlé et a filmé avec son téléphone portable les derniers instants de son compagnon qui ont suivi les coups de feu.

« Oh, mon Dieu, ne me dites pas qu’il est mort, ne me dites pas que mon petit ami s’en est allé juste comme ça… Vous lui avez tiré quatre balles dessus, monsieur, » entend-on dire la femme dans la vidéo, diffusée en direct sur Facebook Live, et qui a déjà été vue plus de 1,7 million de fois.

On y voit Philando Castile assis sur le siège conducteur, son tee-shirt blanc maculé de sang. La femme, qui s’identifie comme Lavish Reynolds sur sa page Facebook, explique que son petit ami était en train de chercher ses papiers lorsque le policier lui a tiré sur le bras. Elle dit aussi qu’il avait fait savoir au policier qu’il avait une arme à feu pour laquelle il disposait d’une licence.

Alors que l’homme est en train de gémir, le policier continue de pointer son arme à travers la vitre de la voiture. « Je lui ai dit de ne pas le prendre ! Je lui ai dit de lever ses mains en l’air ! », crie le policier. On l’entend aussi hurler « Fuck ! » (« Putain ! »).

Lavish Reynolds est ensuite priée de sortir du véhicule, tandis que plusieurs policiers continuent de braquer leur arme sur elle. On comprend que sa petite fille était présente à l’arrière du véhicule au moment où la jeune femme demande aux policiers : « Vous avez ma fille ? », et l’on peut entendre les pleurs d’une enfant.

Tensions

Le gouverneur du Minnesota, Mark Dayton, a demandé jeudi matin à la Maison Blanche « que le ministère de la justice commence immédiatement une enquête fédérale indépendante sur cette affaire ». Plus tard dans la journée, il a reconnu que « tout indiquait » que le policier ayant abattu un automobiliste avait eu une réaction « démesurée ».

« Je n’ai pas les mots pour dire à quel point je suis choqué et profondément, profondément, outré que cela puisse arriver dans le Minnesota à quelqu’un qui a été arrêté pour une question de phare défectueux. »

Cet incident survient au moment où le département de la justice vient d’ouvrir, mercredi, une enquête sur la mort d’Alton Sterling, un vendeur ambulant noir qui a été abattu mercredi de plusieurs balles par deux policiers blancs qui l’avaient préalablement plaqué au sol, devant une épicerie de Bâton-Rouge, en Louisiane.

La mort de plusieurs Afro-Américains, tués par la police ces dernières années, a ravivé les tensions raciales aux Etats-Unis et suscité de nombreuses manifestations, qui ont parfois dégénéré en émeutes. Selon le Washington Post, cinq cent cinq personnes ont été tuées par la police depuis le début de l’année 2016. Vox ajoute que les Afro-Américains représentent 31 % des personnes tuées par la police, même s’ils ne représentent que 13 % de la population des Etats-Unis.

Lire aussi :   Où en sont les poursuites dans les principales affaires de violences policières aux Etats-Unis ?
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2015/12/29/ou-en-sont-les-poursuites-dans-les-affaires-de-violences-policieres-aux-etats-unis_4839301_3222.html

Lire aussi : Etats-Unis : les Noirs abattus par la police symbolisent un « grave problème », selon Obama
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/07/07/etats-unis-les-afro-americains-abattus-par-la-police-symbolisent-un-grave-probleme-selon-obama_4965858_3222.html

Source :
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/07/07/un-noir-abattu-par-un-policier-lors-d-un-controle-routier-a-minneapolis_4965544_3222.html

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 10:15

Le 6 juillet 2016

Un policier américain a abattu Alton Sterling, un vendeur ambulant noir qu’il tentait de maîtriser au sol avec un collègue, provoquant, mercredi 6 juillet, une nouvelle vague d’indignation dans un pays régulièrement secoué par des brutalités policières contre les Noirs.

Une vidéo amateur circulant sur Internet montre les deux agents blancs, membres de la police de Bâton-Rouge (BRPD), capitale de la Louisiane, qui tentent d’interpeller la victime sur le parking d’un centre commercial.

Selon cette vidéo, qui montre pas toute la séquence, l’homme semble refuser d’obtempérer. Les policiers lui ordonnent de se mettre au sol.

L’un des agents le plaque, son collègue l’aide à tenter de le maîtriser à terre. « Il est armé ! », entend-on crier.

Les deux policiers dégainent alors leurs armes et plusieurs détonations retentissent.

Le BRPD a confirmé l’identité d’Alton Sterling, âgé de 37 ans. Il vendait des CD sur le parking d’un magasin, avec l’accord du propriétaire, selon sa famille.

Plusieurs balles dans le dos

Les faits ont eu lieu à 0 h 35, mardi 5 juillet (6 h 35 à Paris). La police avait été appelée sur les lieux après un appel anonyme d’une personne disant qu’elle avait été menacée par un homme ayant un pistolet, selon un communiqué des forces de l’ordre.

« Une altercation a suivi entre Sterling et les agents. Sterling a été abattu au cours de l’altercation et est décédé sur place », a écrit la police sur Facebook. Les deux agents ont été suspendus temporairement, conformément à « la procédure en vigueur », a précisé la police.

Le site Vox indique qu’il était connu des services de police pour diverses affaires dans les années 1990 et 2000.

Le médecin légiste qui a pratiqué l’autopsie d’Alton Sterling, cité par The Advocate – le principal quotidien de Louisiane – a indiqué que la victime a été tuée de plusieurs balles, dans le dos et la poitrine.

Le propriétaire du magasin a indiqué que la victime n’avait pas d’arme à la main, ne mettait pas la main dans sa poche pour saisir l’arme (que la police dit avoir récupéré dans une poche de la victime) et que les deux agents du BRPD étaient agressifs dès les débuts de l’altercation.

Plus de 500 personnes tuées par la police en 2016

Une centaine de personnes se sont rassemblées mardi soir devant le magasin où les faits se sont produits. Levant les mains en l’air, ils criaient « Ne tirez pas » et « Black Lives Matter » (« Les vies des Noirs comptent »), du nom du mouvement qui dénonce les abus policiers contre les Afro-américains aux Etats-Unis, après la mort de Michael Brown, à Ferguson, dans le Missouri, en août 2014.

La mort de plusieurs hommes noirs, tués par la police aux Etats-Unis ces dernières années, a avivé les tensions raciales et suscité de nombreuses manifestations qui ont parfois dégénéré en émeutes.

Selon le Washington Post, plus de 505 personnes ont été tuées par la police américaine depuis le début de l’année 2016. Vox ajoute que les Afro-Américains représentent 31 % des personnes tuées par la police, même s’ils ne représentent que 13 % de la population des Etats-Unis.

La mort d’Alton Sterling est un « lynchage légal. La justice doit l’emporter. #Outré », s’est indigné le révérend Jesse Jackson, célèbre militant pour les droits civiques.

« Il n’a même pas eu une chance », s’est désolée mercredi la tante de la victime, Sandra Sterling, sur CNN. « Si cette personne n’avait pas été là pour filmer cette vidéo sur un téléphone portable, on ne saurait rien aujourd’hui », a-t-elle poursuivi. Ses proches ont appelé les manifestants à garder le calme.

Le département de la justice américain a annoncé l’ouverture d’une enquête fédérale pour violation des droits civiques concernant la mort d’Alton Sterling, rapporte le New York Times, tandis que John Bel Edwards, le gouverneur de Louisiane, appelle au calme les habitants de Bâton-Rouge.

Source :
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/07/06/indignation-en-louisiane-apres-la-mort-d-un-afro-americain-abattu-par-la-police_4965069_3222.html

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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 09:33

Depuis le CSPCL le 5 juin 2016

MAI : ENTRE L’AUTORITARISME ET LA RÉSISTANCE.

Le Calendrier ? Mai 2016.

La géographie ?

Bon, ça pourrait être n’importe quelle partie de ce pays rongé jusqu’au sang par les disparitions forcées, l’impunité faite institution, l’intolérance comme forme de gouvernement, la corruption comme modus vivendi d’une classe politique nauséabonde et médiocre.

Mais ça pourrait aussi être n’importe quelle partie de ce pays rassaini par l’obstination des familles qui n’oublient pas leurs absents, la recherche tenace de la vérité et de la justice, la résistance rebelle face aux coups, aux balles et aux barreaux, l’envie de construire son propre chemin, sans maîtres, sans patrons, sans sauveurs, sans guides, sans chefs ; la défense, la résistance, la rébellion ; la brèche qui,à force de douleur et de rage, se fait plus large et plus profonde.

"Mexique", c’est comme ça qu’on appelle communément ce pays, ce pays qui reflète à sa manière une crise qui secoue le monde entier.

Il semble que, à un moment de la brève et intense histoire du XXe siècle, ce pays fut une référence touristique internationale. On parlait de ses paysages, de sa gastronomie, de l’hospitalité de ses habitants, de combien la dictature parfaite y était parfaite.

Mais avant et pendant cette image de magazine, il s’est passé ce qu’il s’est passé.

Non, je ne vais pas vous surcharger d’informations sur ce qu’il s’est passé dans le passé immédiat, disons au cours des trente dernières années.

Le fait est que, ces dernières années, le "Mexique" est alors devenu référent mondial en matière de corruption gouvernementale ; de cruauté du narcotrafic ; non pas d’infiltration, mais de collusion entre le crime organisé et les institutions ; de disparitions forcées ; d’armée hors des casernes occupant les rues et les chemins ; d’assassinats et d’emprisonnements des opposants, des journalistes, et des gens qu’on ne compte plus ; le "warning" dans les parages touristiques ; le cynisme comme idiosyncrasie dans les médias et sur les réseaux sociaux ; la vie, la liberté et les biens personnels pariés sur la roulette mortelle de la vie quotidienne ("si c’était pas à ton tour aujourd’hui,peut-être demain").

Si vous êtes une femme, de n’importe quel âge, vous multipliez les risques.

Le genre féminin, comme tout ce qui est différent, ne gagne que là-dessus : vous avez plus de chances de souffrir de la violence, de la disparition, de la mort.

Lire la suite :
http://cspcl.ouvaton.org/spip.php?article1196

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 10:10

Le 6 juillet 2016

Le Bureau fédéral américain estime qu'il n'y a pas lieu de la poursuivre pour l'usage de sa messagerie privée alors qu'elle était secrétaire d'État. Un vif soulagement pour la candidate à la Maison-Blanche.

Le FBI a tranché: Hillary Clinton a fait preuve d'une «négligence extrême» en utilisant inconsidérément sa messagerie personnelle, via un serveur privé, lors de son passage à la tête du Département d'État, de 2009 à 2013, mais elle n'avait « pas l'intention de violer la loi ».

James Comey, le directeur du Bureau, ne recommande donc au ministère de la Justice « aucune poursuit e» judiciaire à l'encontre de l'ancienne secrétaire d'État.

Ainsi se clôt formellement l'enquête sur le scandale dit de l'« e-mail gate », qui menaçait de déboucher sur un procès, forcément dévastateur pour la campagne de Hillary Clinton, en pleine course à la succession du président Barack Obama, le 8 novembre prochain.

À l'issue d'un examen fastidieux de plus de 30.000 e-mails échangés par Clinton avec ses proches conseillers, Huma Abedin, Jake Sullivan et Cheryl Mills, et dont 1258 ont tout juste été divulgués par Wikileaks, il ressort que les sujets évoqués - à commencer par l'Irak et la question nucléaire iranienne - auraient dû justifier un traitement « confidentiel ».

Le piratage probable du serveur privé du couple Clinton par des hackers étrangers, notamment russes et chinois, confirmé par des sources anonymes, pourrait avoir entraîné des fuites sérieuses au cœur du pouvoir américain.

Lire la suite :
http://www.lefigaro.fr/elections-americaines/2016/07/05/01040-20160705ARTFIG00329-hillary-clinton-blanchie-par-le-fbi.php

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 09:52

Transmis par Libérons les le 1er juillet 2016

Réflexions sur le journal « El Canero » par Fernando Barcenas
Prison Nord de la ville de Mexico, juin 2016

Le projet « El Canero » est né durant les heures d’ennui, de partage de discussions et réflexions dans les cellules d’isolement, dans la zone 3 du module d’entrée, en observant la routine et comprenant que nous devons toujours recommencer depuis le début ; c’est ainsi qu’a surgi la nécessité de redonner du sens.

Que signifiait réellement lutter contre la domination et l’état ?

Est-ce que croire aveuglément dans mes idées avait encore réellement un sens ?

Bien des questions se bousculaient dans ma tête et j’ai compris alors que je devais trouver une forme pour ne pas me retrouver en proie à l’angoisse et au désespoir…

J’ai d’abord commencé par écrire pour débuter un dialogue avec moi-même et ensuite, lorsque j’ai conçu la façon de matérialiser ma liberté intérieure, je l’ai alors utilisée comme lieu d’introspection depuis celui où je me trouvais avec mes bourreaux, de mes prisons subjectives, de mes attitudes autoritaires et de soumission, un lieu où je n’avais de sens qu’en me cherchant moi-même et qui a en effet fonctionné comme un outil pour reprendre confiance dans mon individualité unique et libre.

Par la suite, sont venues les questions.

Est-ce que cela avait un sens de n’écrire que pour soi ?

De quoi avait-on besoin pour briser les barrières de l’isolement.

Les réponses infinies à de tels questionnements m’ont conduit à une seule réponse : Écrire !

Si la liberté est aussi indispensable, aussi appréciée que la vie elle-même, à un point tel que nous serions capables de donner notre vie plutôt que de la soumettre à l’esclavage et aux chaînes ; alors pourquoi ne pas se battre pour l’étendre et faire en sorte que d’autres puissent expérimenter ici et maintenant la sensation de liberté et de plénitude qu’elle nous procure et qui parcourt notre corps chaque fois que nous nous échappons du périmètre légal, de la norme sociale ?

Nous sommes acteurs de la révolte et pour chacun des actes décidés, nous nous assumons comme des êtres capables de nous autodéterminer, de nous réapproprier nos vies et d’avancer de façon cohérente vers l’expérimentation et la création de nouvelles formes de rapports sans pour autant nous transformer en institutions sociales.

C’est pour cela qu’à l’intérieur comme à l’extérieur des prisons physiques nous devons réfléchir et nous interroger : sommes-nous satisfaits de vivre soumis à de telles conditions ? Avons-nous envie de détruire la réalité ou voulons-nous seulement la transformer ? Mais surtout nous devons savoir si ce choix, c’est bien nous qui le faisons, si c’est bien le nôtre.

FERNANDO BARCENAS
Prison Nord de la ville de Mexico

[Lettre lue et envoyée pour la Journée de Solidarité avec les prisonnier-e-s en lutte au Mexique organisée à Toulouse par les trois passants avec le soutien de la Chapelle, de l’atelier Fandango Mano y Vuelta et de copines et copains solidaires.]

*****
Les couloirs de la ville défectueuse

Par Tonatiuh - Depuis la prison Nord de Mexico
« Reclu Norte » (Canero n°4)

Les couloirs de la ville défectueuse; l’un des couloirs parmi les plus dangereux et effrayants que tu puisses imaginer.

Tu peux tomber sur toutes sortes de surprises; observer l’entrée et la sortie d’objets pointus et tranchants arrachant la vie des corps humains ; rencontrer des gens qui doivent survivre dans la jungle de murs ; voir des « Chineandolos » : étranglements, serrant le cou par derrière, obstruant le passage d’oxygène au cerveau, perdant connaissance, pour enfin tomber par terre à cause des convulsions et devenir ainsi une proie facile à voler par les prédateurs; se battre à cause d’un simple frottement ou d’un coup de pouce reçu au milieu de la surpopulation carcérale, et tout ça, sans compter tous ceux qui ont perdu la vie en raison d’un vol insignifiant, des tennis, par exemple, ou de trucs du « Barco » : des aliments ou des choses sans aucune valeur que les visites apportent aux détenus.

Il y a des tas de façons de survivre dans « el kilometro » la taule : en vendant « rancho » de la bouffe, des médicaments, des produits comestibles, des vêtements, des chaussures, du pain, des livres, des clés USB, des enceintes, des appareils électriques, des matelas, des couvertures, même du viagra…

On dirait un couloir du quartier d’Indios Verdes ou Pantitlan ; une cour de n’importe quelle station de bus, de n’importe quelle cité à Tlatelolco, ou à l’institut polytechnique national IPN, ou bien l’architecture de n’importe quelle école.

Ce sont les couloirs de cette ville défectueuse et quand on transite par la taule « el kilometro » on doit faire face à toutes ces adversités, en faisant semblant, en prenant l’image de chacal « gandalla » pour pouvoir se défendre de toute sorte d’adversité.

Mais nous sommes prudents pour ne pas tomber dans le jeu des autres, pour ne pas devenir une proie de la corruption des matons, pour ne pas arriver à la punition, perdre ses dents, se faire poignarder ou perdre la vie; pour pouvoir sortir de cette petite ville où t’apprends à voler à grande échelle, à extorquer, à séquestrer, à mentir…

Ce sont les prisons de la ville de Mexico ; l’image et le reflet des villes urbaines...

- Téléchargements -

Le Canero n° 4 – EN FRANÇAIS
Pour télécharger le journal, cliquez ici
https://liberonsles.wordpress.com/journal-anti-carceral-el-canero/

Bonne lecture à tous et à toutes !
Les trois passants.

Traductions :
Amparo, Les trois passants
Corrections :
Val, Valérie et Myriam

****
À lire également...
- Voix depuis la prison : Extraits du journal anti-carcéral « El Canero n°4 »
https://liberonsles.wordpress.com/2016/06/30/mexico-voix-depuis-la-prison-extraits-du-journal-anti-carceral-el-canero-n4/
+ de Fanzines, brochures
-  Amour pour la liberté: Fernando Barcenas
https://liberonsles.wordpress.com/2016/06/17/amour-pour-la-liberte-fernando-barcenas/
- [Oaxaca] Qu’est-ce que c’est le temps, en prison : Miguel Betanzos
https://liberonsles.wordpress.com/2016/06/30/oaxaca-quest-ce-que-cest-le-temps-quand-en-prison-miguel-betanzos/

 

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 09:45

Le 23 juin 2016

Un deuxième policier de Baltimore a été acquitté jeudi de l'homicide de Freddie Gray, ce jeune noir américain mort il y a plus d'un an après une interpellation musclée, dans un procès emblématique des brutalités policières aux Etats-Unis.

Caesar Goodson, l'un des six policiers jugés séparément dans la cité portuaire de la côte est américaine, a été reconnu "non coupable" des sept chefs d'accusation retenus contre lui.

L'agent Goodson était au volant de la camionnette dans laquelle le Noir de 25 ans avait été installé le 12 avril 2015 pour être emmené au poste.

Le jeune homme a subi, dans des circonstances qui n'ont jamais été clairement établies, une fracture des vertèbres cervicales lors du transport, les membres entravés, avant de succomber à ses blessures le 19 avril.

Les procureurs avaient affirmé pendant le procès que le chauffeur, un policier noir, avait volontairement adopté une conduite brutale afin que Freddie Gray, arrêté quelques minutes plus tôt pour un simple regard, soit percuté contre les parois du fourgon.

Mais faute de preuves, le juge Barry Williams a décidé d'acquitter Caesar Goodson, qui était notamment inculpé pour homicide involontaire.

En rendant son verdict, le juge a affirmé qu'aucune preuve d'une allure excessive du véhicule ni d'"actions ou intentions" malveillantes n'a été apportée.

L'accusation n'a pas non plus été capable de démontrer que l'officier Goodson avait une raison particulière de s'en prendre à Freddie Gray.

Le jeune homme n'était pas attaché par une ceinture de sécurité. Mais là aussi, le juge Williams a considéré que le policier ne porte pas une responsabilité directe.

Les blessures de Freddie Gray, a encore détaillé le magistrat, ne permettent pas d'identifier indubitablement où et quand il a été touché, renvoyant dos à dos les experts médicaux qui ont défilé à la barre.

"Une simple négligence est insuffisante pour établir la culpabilité de l'accusé", a-t-il résumé, ajoutant qu'"aucune preuve crédible n'a été présentée lors de ce procès".

"Il y aura une révolte"

Un an et deux mois après le décès, aucun des six policiers n'a été condamné.

Caesar Goodson, qui faisait face aux chefs d'inculpation les plus graves parmi les six agents, est le troisième policier à être jugé dans cette affaire.

Le premier procès, en décembre, avait débouché sur un non-lieu surprise, les jurés n'étant pas parvenus à se mettre d'accord sur un verdict.

Un deuxième policier, Edward Nero, avait lui été reconnu non coupable le 23 mai dernier.

"Maintenant que l'affaire pénale est finie, le policier Goodson va faire l'objet d'une enquête administrative" de la police, a indiqué dans un communiqué la maire de Baltimore, Stephanie Rawlings-Blake, demandant aux habitants de la ville d'être "patients" et de rester "calmes".

L'affaire Freddie Gray avait déclenché de violentes émeutes dans Baltimore et pris une dimension nationale aux Etats-Unis, devenue pour beaucoup le symbole des violences policières envers la communauté noire.

"Il y aura une autre révolte", promet à l'AFP Lee Patterson, venu manifester devant le tribunal. "Parce que les gens ne vont pas rester les bras croisés et tolérer des policiers tueurs qui abattent comme bon leur semble des personnes noires, métisses, pauvres. Ils pensent que les vies des Noirs ne valent pas un sou".

Des déclarations qui réveillent le spectre des émeutes, pillages et actes de vandalisme qui avaient poussé l'an dernier les autorités à déclarer l'état d'urgence, instaurer un couvre-feu et appeler les militaires de la garde nationale en renfort.

Deux autres policiers doivent être jugés en août et un dernier en septembre.

Outre les quelques dizaines de personnes devant le tribunal de Baltimore jeudi, de nombreux internautes ont exprimé leur déception.

Le twittos @BenJealous s'est par exemple demandé s'il ne valait pas mieux "mettre le van en procès pour la mort de Freddie Gray".

Source :
http://www.voirfilms.org/miss-fisher-enqute-saison-3-episode-4-84737.htm

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 10:28

Le 29 juin 2016

Crimes de guerre : une famille palestinienne va porter plainte contre une entreprise française.

Une famille palestinienne ayant perdu trois enfants en 2014 lors d’une frappe israélienne va porter plainte mercredi pour « complicité de crimes de guerre » et « homicide involontaire » contre un fabricant français de composants électroniques.

Une famille palestinienne ayant perdu trois enfants en 2014 lors d’une frappe israélienne va porter plainte mercredi pour « complicité de crimes de guerre » et « homicide involontaire » contre un fabricant français de composants électroniques pouvant avoir des usages militaires, a annoncé une association qui l’assiste.

Il s’agit de la société Exxelia Technologies, a précisé l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) dans un communiqué détaillant cette initiative.

L’ACAT soutient la famille Shuheibar, dont trois enfants âgés de 8, 9 et 10 ans ont été tués le 17 juillet 2014, lorsqu’un missile s’est abattu sur le toit de leur maison de Gaza, où ils nourrissaient des oiseaux.

C’est dans les débris de ce missile qu’a été retrouvé un petit capteur, portant l’inscription « Eurofarad - Paris - France », selon l’ACAT.

L’entreprise française Eurofarad, rattachée au groupe Exxelia, a été récemment rebaptisée Exxelia Technologies.

C’est cette découverte qui permet selon l’association et ses avocats de porter l’affaire devant la justice française.

Par ailleurs, toujours selon les plaignants et leurs soutiens, l’attaque du 17 juillet 2014 contre la maison, survenue pendant l’opération « Bordure protectrice » de l’armée israélienne, relève du « crime de guerre » puisqu'« aucune cible militaire n’était visée.

Pour l’ACAT, au-delà de la plainte, il s’agit de dénoncer «l’impunité criante des crimes de guerre commis à Gaza », mais aussi de lancer un « appel à la responsabilisation de l’industrie militaire. ».

« S’ils portent plainte en Israël, cela ne servira à rien. Nous avons trouvé une voie de droit pour contourner le blocage », a expliqué à l’AFP Me Joseph Breham, qui conseille la famille.

Pour les plaignants, il faudra déterminer si le composant d’Exxelia Technologies, qui peut aussi avoir un usage civil, a été vendu directement et en toute connaissance de cause à un fabricant d’armes israélien et si oui, à quelle date.

« Il est incontestable que dès 2009, au plus tard, le grand public était informé de ce que les forces armées israéliennes étaient soupçonnées de commettre des crimes de guerre », peut-on lire dans la plainte, que l’AFP a consultée.

« La question est donc de savoir si la société Exxelia Technologies a mis en place des procédures lui permettant de limiter le risque de vendre du matériel entrant dans la composition d’armes à l’origine de crimes de guerre (...). A défaut de mise en place de tels processus d’évaluation des risques, il semble incontestable que la société (...) aurait fait preuve d’une indifférence coupable à la vie », lit-on encore.

Source :
http://www.liberation.fr/planete/2016/06/29/crimes-de-guerre-une-famille-palestinienne-va-porter-plainte-contre-une-entreprise-francaise_1462796

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