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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 12:52

Lu sur retention


A Varsovie, 32 personnes ont été arrêtées samedi lors d'émeutes qui font suite à l'assassinat par la police d'un Nigérian de 36 ans, Max. 25 sont poursuivies pour « attaque d'un officier de police »



Photos ici :

http://zspwawa.blogspot.com/2010/05/police-murder-riots-and-protest-


http://zspwawa.blogspot.com/

 

 

 

Dimanche 23 mai, la police a lancé une rafle contre les biffins nigérians, qui vendent des chaussures au bazar du stade (quartier de Prague, à Varsovie). Un gars a été menotté et poussé au sol. Un de ses collègues, Max, Nigérian de 36 ans a essayé d'intervenir pour que la police cesse de le brutaliser. Max a alors été tué d'une balle dans le ventre. Ensuite, les problèmes ont commencé avec la police [sic], qui a essayé de poursuivre les autres Africains, qui étaient paniqués. Quand les renforts de police sont arrivés, une émeute a éclaté. Les gens ont jeté des chaussures et des briques contre les flics et 4 cars de police ont été détruits. 32 personnes ont été arrêtées.

La police a immédiatement envoyé son porte-parole pour inventer une bonne histoire médiatique : « la police a été encerclée et attaquée » par un gang d'Africains agressifs, donc il ont été obligés de tirer sur Max. Comme nous l'avons su par des témoins directs, l'histoire est bien différente.

ZSP (?) a écrit un communiqué et appelé à une action le lendemain. Pendant la journée, la télé a inteviewé la femme de max, Monica et Akai de ZSP et laissé entendre une autre version des évènements.


Dans la soirée, les gens se sont rassemblés sur les lieux du meurtre et il y a eu ensuite une manif sauvage jusque devant le commissariat où étaient emmenés les 32 arrêtés


Nous demandons la libération de toutes les personnes arrêtées pendant l'émeute. Ils ne sont coupables de rien, les flics sont les agresseurs et meurtriers. Nous demandons aussi l'arrêt du constant harcèlement des immigrés qui veulent s'arrêter vivre ici (?).


Komenda Rejonowa Policji Warszawa VII
> 04-007 Warszawa, ul. Grenadierów 73/75
> tel.: 022 603 76 55, fax.: 022 603 75 44


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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 16:22
Perquisition au domicile du rédacteur de Gizmodo qui a dévoilé l'iPhone 4G 
Perquisition au domicile du rédacteur de Gizmodo qui a dévoilé l'iPhone 4G 
 Jason Chen, rédacteur de Gizmodo, qui a présenté l'iPhone 4G 
© Captrue d'écran lepoint.fr / Gizmodo.com

Jason Chen, rédacteur de gizmodo.com, est devenu une star du Web en présentant au monde le prototype du prochain iPhone d'Apple . Mais les autorités ont certainement considéré qu'il avait trop "fait le malin" : une unité spéciale de la police californienne a perquisitionné chez lui et a saisi 4 ordinateurs, 2 serveurs, des disques durs externes, des clés USB, des appareils photo ou encore des téléphones. La question se pose aujourd'hui de savoir si le rédacteur du site spécialisé est considéré comme un journaliste, car la loi californienne pourrait alors rendre la perquisition illégale. Gizmodo publie tous les documents : mandat du juge, liste des objets saisis et témoignage du rédacteur.

Vendredi 23 avril, à 21 h 45, Jason Chen, employé du site gizmodo.com, rentre chez lui après un dîner avec sa femme. Il trouve la porte de son garage entrouverte et il est immédiatement encerclé par les policiers de la force spéciale "nouvelles technologies" de la Silicon Valley (REACT). Ceux-ci lui montrent un mandat signé par un juge et refusent de stopper leur perquisition lorsque Jason Chen explique qu'il est journaliste et que son domicile est son lieu de travail. Les policiers embarquent tout son matériel informatique et leur chef, l'officier Matt Broad (un ancien des services secrets) , l'invite à demander le remboursement de sa porte d'entrée, qu'ils ont dû défoncer pour entrer.

Une perquisition légale ?

Plusieurs questions se posent après cette perquisition. Tout d'abord, le statut du rédacteur de Gizmodo est incertain. Sa contribution à plein temps à un blog spécialisé, multirédacteur et financé par une entreprise (Gawker Media), fait-elle de lui un journaliste au sens de la loi ? Si la réponse est positive, comme le laisse supposer un arrêt de la cour d'appel de Californie de 2006, alors la perquisition pourrait être illégale , car la loi californienne protège les sources des journalistes. Mais seulement dans certaines limites : si le délit devient un crime (et aux États-Unis, on ne rigole pas avec le secret industriel), alors cette protection pourrait être outrepassée. Mais personne ne sait aujourd'hui si c'est le rédacteur qui est visé par l'enquête ou plutôt l'informateur anonyme qui a vendu l'iPhone 4G/HD pour (au moins) 5.000 dollars à Gizmodo. La maison-mère du site, Gawker Media, qui a pour habitude d'offrir de fortes récompenses pour des informations, pourrait aussi être la cible des policiers, surtout si l'enquête montre que l'iPhone a été volé et pas simplement oublié sur un tabouret de bar .

Autre question : la perquisition pouvait-elle se dérouler la nuit ? D'après le mandat du juge, non, et Jason Chen est rentré chez lui à 21 h 45. Enfin, les interrogations liées au rôle d'Apple dans la perquisition font aussi le tour de la Toile. L'entreprise siège en effet dans le comité de pilotage de la police spéciale REACT , tout comme vingt-cinq autres géants de la Silicon Valley. De là à penser que la Pomme a influencé le travail de la police, il n'y a qu'un pas.

 

Par Guerric Poncet

Source :  http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/2010-04-27/perquisition-au-domicile-du-redacteur-de-gizmodo-qui-a-devoile-l/1387/0/448316

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 10:02

 

slam-main.jpg

Lu sur http://www.agendakar.com/

 

Note de la rédaction :

« Les Vendredi Slams » sont des soirées de déclamation poétique. Etant un Projet itinérant, les soirées slam se tiennent depuis un an dans des restaurants différents à Dakar. La session du Vendredi 16 Avril se tenait au restaurants-bar « le capitaine géographe ». Elle a été interrompue dés le début par un groupe de policiers « pour cause de tapage nocturne ».  Suite à cet évènement nous avons  reçu ce billet de Diofel animateur et initiateur des Vendredis Slam.

Billet écrit par Diofel   / Lundi, 19 Avril 2010

Vendredi 16 avril 2010,23h15 GMT, une soirée de déclamation poétique est qualifiée de tapage nocturne, prétexte lorsqu'ils disent qu'il s'agissait d'un contrôle pour vérifier la licence du Capitaine géographe qui s'est avéré être conforme. Il fallait alors créer un événement : provoquer la clientèle grâce au seul langage qu'ils connaissent : la violence. Comme si nous n'avions pas le droit d'expliquer le pourquoi de ce pour quoi nous étions tous rassemblés. Comme s'ils ne pouvaient pas nous expliquer pourquoi ils devaient emporter le matériel , pourquoi il fallait que tout le monde dépose son verre ,oublie de payer sa facture , et sorte "calmement " des lieux. Aucun dialogue, ils devaient seulement exécuter les ordres. Mais les ordres de qui ?  

« Calmement » ont-ils dit, ceux là même qui quelques minutes après se sont montrés d’une violence verbale et physique totalement inaccessible ! Et que ça crie, et que ça insulte, et que ça frappe…. au nom de qui, au nom de quoi ?

Messieurs de la police, Je tiens à dire que toute la famille du vendredi slam respecte ce pays et sa loi .En fait , nous respectons le système et nous vous pardonnons votre affront parce qu'entrer dans votre jeu ne fera que nourrir vos abus. Je sais que c'est également à cause de ce type d'agissements que l'on qualifie les soirées hip hop de soirées violentes et de bien d'autres mots amers. Cependant, nous tenons à noter qu'il ne s'agit en aucun cas de toute la famille des forces de l'ordre de ce beau Sénégal et aucun jugement à notre niveau ne sera porté en attendant les décisions des hautes instances; par ailleurs, étant dans un pays démocratique et Vendredi Slam étant une scène libre, le thème de la prochaine soirée slam au Point E sera dédié aux avis que nous portons aux forces de police. Rassurez-vous, nous sommes en règle! A bon entendeur, SLAM !

http://www.agendakar.com/les-chroniques/78-divers/3330-descente-indecente-au-vendredi-slam.html?q=slam

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 00:24

 

Comme si les radars automatiques placés sur les bords des routes et derrière les feux n’étaient pas suffisants, des satellites sont actuellement testés pour prendre en flagrant délit des voitures en excès de vitesse. Je sens que vous allez aimer les journées nuageuses…

 

Le système SpeedSpike est testé dans deux lieux de Londres et fonctionne un peu différemment des radars traditionnels : des caméras au sol sont assistés par des satellites qui sont capables de calculer votre vitesse moyenne entre deux points. Avant, on freinait quand on voyait le radar, puis on accélérait de nouveau. Maintenant, on ralentira entre deux point d’une ville avant d’accélérer de nouveau.

 

La société affirme que les caméras peuvent prendre les numéros des plaques minéralogiques peu importe le temps. Le système serait peu coûteux à l’utilisation et à l’installation.

Ce système pourrait être utilisé afin de réguler la vitesse dans certaines zones, par exemple aux abords des écoles, et permettrait également de s’affranchir des gendarmes couchés.

 

Donc, vous l’avez compris, les nuages ne serviront à rien. Votre seul espoir ?

Que la trousse à outils d’un astronaute percute enfin ce satellite.

 

[Telegraph UK via Jalopnik]

http://www.gizmodo.fr

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 22:44


http://my.opera.com/diakok/homes/albums/41774/Pitbull.jpg

Transmis depuis Libération.fr

26/03/2010

Un pitbull a été remis en liberté conditionnelle sur ordre d'une juge aux Etats-Unis après avoir passé deux semaines en «prison» pour avoir démantibulé le pare-choc d'une voiture de police, rapportent vendredi les médias locaux.

Le chien Winston a passé deux semaines enfermé dans un chenil de Chattanooga (Tennessee) après son attaque, qui avait été filmée par une caméra de surveillance de la police.

L'animal, qui avait réussi à échapper à son enclos en rognant deux clôtures, s'est attaqué à quatre voitures différentes.

La bande vidéo de la police, diffusée notamment sur la chaîne CNN et disponible sur le site internet du journal, montre Winston en furie en train d'arracher le pare-choc du véhicule de police et refusant de lâcher prise malgré les efforts du conducteur faisant avancer puis reculer la voiture pour essayer de le déloger.


Le pare-choc finit par se détacher complètement et un autre chien s'en empare. Winston et son complice à quatre pattes, ainsi qu'un troisième, qui a assisté à la scène en aboyant, poursuivent ensuite la voiture de police dans la rue.

Winston, que l'usage de gaz lacrymogène et d'un pistolet à impulsion électrique Taser n'avait pas réussi à calmer, est finalement revenu à la raison sous le contrôle d'un officier armé d'un bâton.

Après ses deux semaines de prison, où sa conduite irréprochable a été notée, il a été remis en liberté conditionnelle. Une juge a décidé que le chien ne serait plus qualifié de «potentiellement dangereux» s'il se tenait à carreau pendant six mois et participait à un programme de dressage.

(Source AFP)

Source :
http://www.liberation.fr/monde/0101626916-quinze-jours-de-trou-pour-le-pitbull-arracheur-de-pare-choc-de-voiture-de-police


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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 21:55

 

http://2.bp.blogspot.com/_2XqRgM-3v_E/S5WHViHUDcI/AAAAAAAAHMQ/1yu0wnUy5P4/s400/garbage.jpg

LONDRES - La guerre des ordures va-t-elle être déclarée en Grande-Bretagne? C'est en tous cas le dernier épisode en date de la société sous haute surveillance d'Outre-Manche: des puces électroniques installées dans les poubelles pour surveiller, voire taxer, les pratiques en matière de recyclage des citoyens.

Selon Big Brother Watch, une organisation de défense de la vie privée contre les intrusions des autorités, plus de 2,6 millions de ces puces auraient été installées, en toute discrétion. Il s'agirait d'une première étape en prévision de l'instauration de systèmes d'amendes pour les mauvais recycleurs, ceux qui jettent trop et mal...

Les «pro» estiment que c'est une manière d'inciter au recyclage. Mais les «anti» trouvent que l'affaire sent bien mauvais.

Big Brother Watch a découvert, via une série de réclamations dans le cadre de la loi sur le libre accès aux informations, que plusieurs conseils municipaux de Grande-Bretagne avaient installé ces puces électroniques dans les poubelles, mais sans les activer encore, se doutant bien que la mesure serait fort impopulaire.

«Ils attendent que le climat politique change avant de les utiliser», explique Dylan Sharpe, directeur de campagne chez Big Brother Watch, prédisant que les foyers produisant beaucoup de détritus seraient ensuite pénalisées.

«Flicage»

L'affaire des «micros dans les poubelles» vient se rajouter à un dispositif de «flicage» déjà écrasant en Grande-Bretagne, où les caméras de télésurveillance sont omniprésentes pour surveiller la population, dans les lieux publics et particulièrement les transports en commun.

«C'est encore un nouvel instrument du dispositif de surveillance qui vient empiéter sur notre vie quotidienne», dénonce M. Sharpe. «Avec ces informations, ils peuvent aussi savoir si nous sommes chez nous ou pas et l'information est enregistrée dans la base de données (des conseils municipaux, NDLR), qui n'est pas si sécurisée que cela».

Quant à d'éventuelles surtaxes pour trop plein d'ordures, estime Big Brother Watch, elles risqueraient de pénaliser les familles nombreuses et d'être à terme contre-productives, car susceptibles de pousser les usagers à brûler leurs ordures ou à les jeter illégalement, plutôt que d'avoir à payer plus cher.

Mais Gary Hopkins, élu local à Bristol, ne voit pas les choses du même œil. Pour lui, ces «puces de poubelle» seraient plutôt un instrument utile dans le cadre d'un programme innovant destiné à récompenser les efforts des bons gestionnaires de détritus, et pas l'inverse.

«C'est volontaire, pas obligatoire. La contrainte ne fonctionnerait pas. Nous avons convaincu les habitants de Bristol de participer à ce programme de recyclage. Et nous voulons inciter ceux qui n'en sont pas encore à s'y mettre aussi», explique-t-il.

Mais nombreux sont ceux qui s'inquiètent de voir se développer encore les projets gouvernementaux en matière de collecte de renseignements et de surveillance de la population.


«État-nounou»

La Grande-Bretagne possède déjà la plus importante base de données ADN au monde. Les responsables de l'antiterrorisme font pression pour pouvoir traquer toutes les communications, par courriel, SMS ou appel téléphonique.

Et il y a aussi ce que les Britanniques surnomment «l'État-nounou», une série d'initiatives utilisant la loi pour tenter de modifier les comportements sociaux : en janvier, le gouvernement a notamment interdit certaines promotions dans les bars pour tenter de faire baisser l'alcoolisme et finance la mise au point d'un verre à bière incassables, pour éviter que les bagarres d'ivrognes ne se terminent dans le sang à coups de verre brisé...

Selon l'étude de Big Brother Watch, l'installation des puces électroniques dans les poubelles a débuté il y a huit ans. Et le débat sur la légalité de surveiller les ordures des citoyens revient régulièrement depuis sur le devant de la scène.

En 2006, le ministre de l'Environnement de l'époque, Ben Bradshaw, avait évoqué l'idée d'une taxation au volume des détritus produits, estimant que la pratique populariserait le recyclage et réduirait la pression sur les décharges.

Son successeur David Miliband a fait lever l'interdiction pour les responsables locaux d'offrir des incitations financières pour leurs administrés pratiquant le recyclage, ouvrant ainsi la voie à l'activation des puces de surveillance des poubelles.

La nature de ces puces varie : certaines servent à évaluer le poids des ordures entassées dans le réceptacle. D'autres vérifient si la poubelle a été vidée, ou encore le lieu où elle se trouve.

Et si aucune de ces puces ne sert pour l'instant à la mise en œuvre d'un système d'ordures payées au poids, Big Brother Watch craint le pire pour l'avenir, notant que l'installation de ces mouchards des poubelles s'est accélérée au cours de l'année écoulée.

Source :
http://fr.canoe.ca/infos/international/archives/2010/03/20100306-115349.html

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 03:17

http://www.geoinweb.com/wp-content/uploads/2007/WindowsLiveWriter3/ExclusifGoogleLocationGooglepeutvousgolo_CB94/google_watching_you_independent_newspaper_24_may_20071.png

Pioché sur Le Monde
| 04.03.10 |

On savait déjà Google capable d'adapter ses publicités aux pages consultées par les internautes. Mais le géant californien peut aller bien plus loin. Ainsi, dans les réponses du moteur de recherche de Google, un résultat sur cinq est un élément spécifiquement adapté à l'usager, révèle une étude publiée mercredi 3 mars par le site spécialisé The Register.

En analysant la localisation de l'utilisateur, son historique de navigation, et ses contacts en ligne sur Gmail ou de service de messagerie instantanée Google Chat, Google fournit des résultats spécifiques à chaque internaute. "Avec ces trois éléments, la grande majorité de ceux qui utilisent les services de Google est concernée", explique Bryan Horling, ingénieur du groupe de Mountain View.

Finalement, d'un usager à l'autre, les variations dans les résultats sont "relativement mineures", nuance l'employé de Google. "En général, on ne touche pas à l'essentiel de la page", poursuit M. Horling.

De fait, en tapant le mot "automobile", avec des comptes Google différents, les résultats diffèrent légèrement. Avec un premier compte, les liens commerciaux pointent plus souvent vers des sites de ventes d'occasion. D'une manière plus générale, l'ordre des résultats affichés varie, y compris dans le service "Google Actualités". En revanche, les variations sont moindres lorsqu'on utilise deux navigateurs différents, que l'on soit connecté ou pas à un compte Google.

Depuis 2005, Google expérimente différents moyens de personnaliser au mieux les résultats de son moteur de recherche. Mais cette personnalisation ne fonctionnait que si l'internaute était connecté à l'un des services de Google.

Depuis décembre, n'importe quel usager peut en bénéficier grâce à un simple cookie – un petit fichier envoyé par le site sur votre ordinateur lors d'une connexion – qui enregistre un certain nombre d'informations, qui pourront être relues et modifiées ultérieurement par le site.

Le Monde.fr


Source :

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/03/04/quand-les-recherches-google-s-adaptent-a-l-internaute_1314561_651865.html#xtor=RSS-3208

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 18:21

http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L300xH204/twitter-airport-78f22.jpg

Pioché sur Bellaciao

mercredi 20 janvier 2010


Un jeune homme britannique a été arrêté et placé en garde à vue après avoir publié sur Twitter une mauvaise blague. Par excès de paranoïa, justement recherchée par les terroristes, les services antiterroristes ont cru sérieuse une fausse menace d’attentat des plus grotesques.


Paul Chambers, un Britannique de 26 ans, a été arrêté et interrogé durant près de sept heures par les services antiterroristes britanniques. Son forfait ? Avoir exprimé avec humour noir son intention de faire sauter l’aéroport de Doncaster-Sheffield si son vol pour l’Irlande programmé le 15 janvier est annulé à cause des chutes de neige. "Vous avez un peu plus d’une semaine pour mettre de l’ordre dans votre merdier, autrement je fais exploser cet aéroport", avait-il menacé dans un tweet envoyé le 6 janvier. C’est le genre de mauvaise blague innocente que l’on peut facilement sortir entre amis autour d’un verre, mais qui devient publique et visible aux yeux de tous lorsqu’elle est faite sur Twitter.

 

Deux jours avant son vol, la police a débarqué au bureau de Chambers pour le placer en garde à vue. "Ils ont dit que j’étais arrêté au titre de la Loi Antiterroriste (Terrorism Act, ndlr) et m’ont produit une feuille de papier. C’était une impression de ma page Twitter", raconte l’internaute à The Independant. Apparemment alertés par un civil, les policiers ne comprennaient pas ce qu’était Twitter, mais pensaient voir un dangereux terroriste.

 

Chambers a été remis en liberté une heure après l’interrogatoire, mais sous caution. Il saura le 11 février si des charges seront retenues contre lui, pour fausse alerte à la bombe. Il s’est également fait confisquer iPhone, ordinateur portable et ordinateur de bureau.

 

Avec les réseaux sociaux où beaucoup de nos mauvaises blagues deviennent publiques, ce genre d’interpellation pose question sur le respect de la liberté d’expression. Mais plus globalement, n’est-ce pas totalement contreproductif dans la lutte contre le terrorisme ?


Le terrorisme fait beaucoup moins de morts qu’il ne fait de paranoïaques. C’est l’origine-même du mot "terrorisme", et son objectif : qui cherche à faire peur.

 

Les terroristes auront gagné lorsque les démocraties qu’ils entendent apeurer se mettront à suspecter tous leurs citoyens. "Celui qui est prêt à sacrifier un peu de sa liberté pour plus de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux", disait Benjamin Franklin.

 

Source : Numerama

 

Source :

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article97185

 

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 04:19

http://www.hottyspot.org/style/corelli.gif

Transmis par Résistons Ensemble via Hacktivismes

Le 17 janvier 2010

Hier à Milan se tenait le procès de 4 retenus de la via Corelli emprisonnés suite à un mouvement de protestation qui avait eu lieu en novembre dernier.

Poour rappel,voir traduction française suite au texte en italien
http://www.autistici.org/macerie/?p=22043

Accusés de coups et blessures et résistance à la force publique, ils ont pris entre 7 mois et 1 an, l'un des 4 ayant tout de même été remis en liberté conditionnelle. Apparemment ce dernier a alors éclaté en sanglot dans le tribunal demandant à échanger sa place contre un de ses camarades.

Des personnes étaient présentes en solidarité et il y a eu évacuation de la salle d'audience après les protestations qui ont suivi la réquisition du procureur qui avait demandé 1 an pour tous. Suite à cela, des banderoles ont été déployées et la solidarité s'est bruyamment exprimée dans le tribunal.

***

Cet été suite à l'allongement de la durée de rétention qui en Italie est passée de 2 à 6 mois, les prisonniers des centres d'identification et d'expulsion (centres de rétention italiens) se sont révoltés :
de gradisca, à Milan en passant par Rome ou Turin, les grèves de la faim, les tentatives d'évasions collectives et les émeutes se sont multipliées... ainsi que la répression contre les retenus en lutte.

Ainsi suite, à une émeute qui a eu lieu  au centre de rétention de la via Corelli à Milan le 13 aout dernier, 14 personnes sans-papiers, 5 femmes et 9 hommes, ont été emprisonnés et condamnés à des peines de prison.

Mohammed El Abbouby, un de ces  14 sans-papiers condamnés pour la révolte est mort dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 octobre dans sa cellule de la prison de San Vittore à Milan.

Il avait beaucoup témoigné contre l'inspecteur chef Vittorio Adesso, celui qui a commis des agressions sexuelles contre Joy, une autre retenue de la via Corelli emprisonnée suite à l'émeute. Il avait aussi avec ses camarades dénoncé l'existence des centres de rétention lors de son procès.

L'administration pénitentiaire parle d'un suicide au gaz (en italie les prisonniers ont droit à des petites bonbonnes de gaz pour la bouffe) ou d'un incident avec la bouteille de gaz.

Mohammed avait 25 ans. Il devait sortir le mois prochain. Sortir.... c'est à dire quitter la prison pour retourner au centre d'identification et d'expulsion puisque pour un sans-papier sortir de prison ça signifie cela.

Voilà la lettre que fin décembre il venait d'envoyer à ses camarades du comité de solidarité de milan

La lettre de Mohamed El Abbouby, condamné et emprisonné lui aussi suite à une révolte qui a eu lieu dans le centre de rétention de la via Corelli et trouvé mort dans sa cellule dans la nuit de vendredi à samedi, a été diffusée à l'intérieur et autour du tribunal.

«Très chers,

  Aujourd'hui même j'ai reçu la lettre et la feuille du journal, ça m'a fait très plaisir, comme ça au moins je réussis à être au courant de ce qu'il se passe. Je vous remercie d'avoir rendu public mon cas.

Même si je me sens physiquement déprimé je vais bien.

Comme vous je lutterai pour la juste cause jusqu'à mon dernier souffle contre les exploiteurs de nous les prolétaires. Un jour ou l'autre la vérité éclatera. Nous ne pouvons que vaincre sachant que le prix à payer sera salé. Mais cela en vaut le sacrifice.

Que dire de tout ce gouvernement raciste sans idée pour la jeunesse qui en toute logique est le futur de chaque nation.
Sans jeunes travailleurs on ne peut pas encaisser des impôts et sans impôts adieu les retraites.

De toute façon dans ma prochaine lettre je serai beaucoup plus explicite et détaillé à propos de mon passé et de ma personne.

Bonne fêtes à tous les amis et  meilleurs voeux. »
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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 04:01


Transmis par Hacktivismes

18/01/2010 à 18h14

TEMOIGNAGE

Sophie Bouillon, journaliste française installée depuis peu en Afrique du Sud, prix Albert Londres 2008, raconte son arrestation vendredi dernier pour un simple contrôle de papiers. Elle a passé la nuit au poste, vu son ami zimbabwéen brutalisé, et sera jugée dans la semaine.


Voici le témoignage envoyé par Sophie Bouillon, journaliste française installée en Afrique du Sud. Agée de 25 ans, elle a reçu le prix Albert Londres 2008 pour un reportage au Zimbabwe publié par la revue XXI.


«L’apartheid n’est pas mort. Il n’est pas vivant. Comme un cheval souffrant, ce système raciste de cinquante ans d’âge, convulse, donne des coups. Inattendus.


Vendredi soir, 22h00, envie de sortir. J’embarque Tendai, mon ami zimbabwéen, avec moi pour un concert au centre-ville de Johannesburg. Barrage de police. J’étais assez fière: moi qui mets rarement ma ceinture et qui oublie toujours mon permis de conduire, j’étais parfaitement en règle. Un policier blanc nous fait signe de nous arrêter. C’est idiot, mais dans ma tête, je me suis dit qu’heureusement que je n’avais rien à me reprocher, car les Blancs n’acceptent pas les pots-de-vin. Les «cool drinks», comme on les appelle ici.

 

Mais il a quand même trouvé quelque chose. Une Blanche avec un Noir, Zimbabwéen de surcroît, l’occasion était trop belle :

- Tu n’as pas de numéro d’enregistrement pour étranger qu’il faut obtenir au commissariat, me dit-il.
- Un quoi ? Jamais entendu parler. Mon visa est en règle, mon permis est accrédité par l’ambassade… Vous voulez dire que tous les touristes qui arrivent dans ce pays doivent faire la queue au commissariat avant d’aller au parc Kruger pour obtenir un numéro ?


2010 n’est décidément pas mon année. Je pars, résignée, récupérer mon amende.


- Oui. C’est 1000 rands d’amende (environ 100 euros). La procédure est longue.

 

Tendai vient jusqu’à la voiture de police pour comprendre ce qui se passe. Je lui glisse que le flic me donne une amende de 1000 Rands.
- T’inquiète pas… on va la faire annuler en Cour de justice, me rassure Tendai. Ce numéro, ça n’existe pas.


La phrase de trop. La seule. Le policier s’énerve


- Parce que toi ZIMBABBOUEN tu crois que tu connais mieux la loi sud-africaine que moi ? Puisque t’es si sûr, j’embarque ta copine. Elle passe en Cour de justice lundi. En attendant elle va passer le week end en cellule.

 

Il me pousse dans le fourgon. J’ai d’abord cru que c’était une blague. Je rigolais encore de l’absurdité de la situation. Je scrutais à travers la fenêtre pour chercher des caméras de télévision. Marcel Beliveau de Surprise Surprise était devenu mon seul sauveur.

 

Je plaisante :
- Attendez c’est une blague. Je vois bien que vous souriez.
- Je ne souris pas.
- Alors, c’est que vous voulez me faire peur ? Vous voulez montrer que vous avez du pouvoir ? je demande en souriant. 

 

Il se retourne. Me jette des yeux exorbités :
- Tu veux que je te montre mon pouvoir ?, crache-t-il entre ses dents. 


Ce n’est donc pas une blague. C’est un cauchemar.


Après une demi-heure, toujours assise dans le fourgon de police, Tendai vient voir comment je vais. Il tente de me faire sortir de là. Il s’énerve. 


- Je ne veux pas que vous l’emmeniez. Vous êtes fou.
- Ah ouais, je suis fou ? Eh ben tu vas passer la nuit avec elle. 


Il se jette hors de la voiture, claque la porte à faire trembler tout Johannesburg. Se jette sur Tendai pour lui passer les menottes. 


- C’est bon ! hurle Tendai, j’ai pas besoin de menottes. Fuck you ! 


Il le jette à terre. Sa tête claque contre le trottoir. Il l’asperge de spray au poivre. Tendai hurle. 


- Sophie regarde, regarde, c’est de la brutalité policière. Regarde ! 


Assise dans le fourgon, je ne peux plus bouger. Je suis paralysée. 


- Tu vas voir ce que c’est la brutalité policière, you ZIMBABBOUEN.


Il le frappe à coups de pieds au sol. Dans le dos. Coups de poings dans le visage.
Tendai hurle. Son blouson est plein de sang. Je suis paralysée. 


- De l’eau, s’il vous plait, apportez-moi de l’eau… Je vais mourir. Je peux plus respirer. Sophie, apporte moi de l’eau, je vais mourir.
- Tu veux de l’eau ? Tiens.

 

Le flic l’asperge encore plus de spray au poivre. Dans le visage, dans la gorge. Dans le caleçon. 


Tendai hurle de douleur. Il pleure comme un enfant. Je sors finalement du fourgon et m’approche pour le calmer. Je prends sa tête entre mes mains. 


- Toi tu dégages, me crie le policier. T’as pas honte ?

 

Il m’asperge à mon tour de spray. Je ne vois plus rien. Je ne peux plus bouger. Je m’assieds sur le trottoir. Je suis paralysée. Je bouche mes oreilles pour ne plus entendre les hurlements de Tendai.

23h30. On nous conduit au poste dans deux voitures différentes. J’ai oublié, en effet, de vous dire, qu’il n’y avait pas un policier, mais trois. Tous de même grade. Mais visiblement, la couleur de peau prime davantage dans ce pays que les étoiles sur l’uniforme. Ils n’ont pas bronché, sauf pour me lancer quelques regards compatissants. 


J’arrive au poste après Tendai. Il est allongé au sol, se tient la tête entre les mains. Il pleure et répète «Donnez-moi de l’eau, s’il vous plaît de l’eau. Je brûle. Donnez-moi de l’eau…»


Devant une quarantaine de personnes, le flic refuse de le conduire aux toilettes pour se laver le visage. Quatre jeunes me font signe qu’ils filment la scène sur leur Iphone. Je ne les reverrai jamais. 


Ce qu’ils n’ont pas filmé, et ce que personne n’a vu, c’est que Tendai a fini par être accompagné aux toilettes. Mais pas pour mettre de l’eau sur son visage. Le flic avait un «truc» pour faire disparaître la douleur. Il lui a soufflé de la fumée de cigarette dans les yeux. «Je fais ça juste pour toi, parce que d’habitude je ne fume pas.», souffle-t-il entre ses lèvres. La douleur se fait plus forte encore. Tendai est rendu. Ses yeux brûlent, pleurent. Il ne peut plus bouger.


Minuit. On finit par nous faire patienter pendant deux heures dans un couloir capitonné. Puis on sort. Le flic est très fier de lui. Nous n’allons pas rester dans le commissariat central. Ses cellules sont sans doute trop «propres» et pas assez «surpeuplées» pour deux criminels comme nous. Il nous a trouvé deux places dans le commissariat de Hillbrow.

 

Johannesburg est une ville dangereuse. Le centre-ville de Johannesburg est dangereux. Hillbrow est le pire quartier du centre-ville de Johannesburg.

 

Au commissariat de Hillbrow, on nous pousse finalement dans nos cellules respectives.

 

Je n’aurais même pas pu récupérer mon sac à main, laissé sur le siège de ma voiture, garée sur le trottoir. Je n’aurais même pas pu aller chercher mon pull dans la voiture. Tout le monde était d’accord dans le commissariat, mais le fameux flic a refusé. Et devant la blancheur de sa peau, tout le monde s’est soumis.

Deux heures. Une cellule de 15m², des murs peints en verre moche, un néon, dix filles couchées sur des couvertures. Que dit-on quand on rentre dans une cellule, que dix regards se braquent sur vous, interloqués? «Euh… Good evening…»


Les filles se mettent à rire.

 

«Ah ben, je savais pas qu’on se disait bonjour quand on rentre en cellule maintenant ! Qu’est-ce que tu fous là ?»
- Je sais pas… je conduisais avec un permis de conduire français. Je suis Française.
- Ben c’est pas grave ça. Elle, elle a poignardé son mec. Il la frappait. Elle l’a poignardé. 


Tête basse, je cherche une couverture poisseuse pour m’allonger parmi les cafards et les mégots de cigarettes. Nous sommes onze. Moi, deux Sud-africaines, et huit Zimbabwéennes.


La fille continue. «T’inquiète pas tu sortiras demain.» 


Ca voulait dire «Bonne nuit». Tout le monde se retourne et tente de dormir. La fille qui a poignardé son mec pleure. Ou elle rêve. Je ne sais pas. Elle dort avec un œil ouvert. 


J’installe ma chaussure, délassée, sous ma tête pour ne pas toucher le sol. Il n’y a pas d’eau dans les toilettes. Elles sont bouchées. La lumière du néon aveugle. Les cafards continuent à se promener autour de moi. Je lis les inscriptions sur les murs, écrites au savon. «Dieu est notre Sauveur.» «Le Seigneur t’aime.» «Les barreaux d’une prison ne nous empêcheront jamais de penser.»

05h30. «SOPHIE !» Un homme hurle mon nom. La délivrance ? L’avocat que j’ai contacté est enfin arrivé ? 


Sans un mot on me conduit dans une pièce. Tendai est là avec cinq autres détenus.

 

«Un ami a payé ta caution, me lance un flic. Vous sortez. Remerciez-le, c’est lui qui nous a convaincu de vous laisser sortir.» 


Je n’en crois pas mes oreilles. J’avais appelé mon ami, un Français, à l’arrestation. Il est resté jusqu’à 6h30 du matin au commissariat pour nous faire sortir. Un ami. 


On me plonge les mains dans l’encre pour récupérer mes empreintes. Mes larmes coulent le long des joues. De joie, de peur, aussi parce que j’ai l’air d’une vraie criminelle tout à coup. 


- Vous passez au tribunal jeudi. Quelle est votre déposition ? 


Moi, puis Tendai, racontons notre histoire à la greffière, devant cinq autres détenus. Devant trois flics. Et devant un homme, habillé dans un uniforme d’éboueur, puant l’alcool. 


C’est l’officier qui était en charge ce soir là. 


Tendai conclut son histoire: «Je vais poursuivre le mec qui m’a fait ça en justice.»


L’officier bourré intervient:
- Mais tu te prends pour qui, piece of shit ? Vas poursuivre Mugabe plutôt. Vas poursuivre tes frères et tes sœurs zimbabwéens dans ton pays de merde. Vous avez même pas de Cour de justice. Vous avez même pas de banques en Afrique de l’Est !
- Le Zimbabwe n’est pas en Afrique de l’Est, j’interviens, ne comprenant toujours pas à qui je m’adresse et pensant que c’est un détenu, comme nous, arrêté pour état d’ébriété. C’est en Afrique australe. C’est votre voisin d’ailleurs.
- Ouais… Ben vous avez quand même pas de banques avec vos «Zimbabwouennes» dollars.
- Ça n’existe plus les dollars zimbabwéens.
- Eh bien, c’est bien ce que je dis. Vous avez même pas de banques ! Nous on a le Johannesburg Stock Exchange, comme New York a Wall Street !


Tendai se défend :
- Ben si, on a le Zimbabwean Stock Exhange.
- Ah ouais, et c’est où ?
- A Harare, la capitale.
- Dans quelle rue ?
- Je ne sais pas dans quelle rue… je m’en souviens plus.
- Tu sais pas ? Ben tu sais quoi, tu vas t’en souvenir en cellule. Ils m’emmerdent les deux là. Ils viennent dans notre pays, et veulent en plus poursuivre la police sud-africaine! Mais la police sud-africaine, elle travaille pour payer des impôts ! Et toi, t’arrives de France et tu roules sur les routes que j’ai payé avec mes impôts et tu l’ouvres ! Si t’en as rien à foutre de mon pays, rentre en France ! Et toi rentre chez Mugabe. C’est à cause de gens comme toi qu’il y a de la xénophobie ici !

 

Je viens de comprendre à qui j’avais à faire. Ce mec, complètement ivre, peut donc nous renvoyer en prison. Tendai est poussé dans sa cellule puante. Je m’effondre. J’avais plutôt gardé mon calme jusqu’à présent, mais je ne peux plus respirer. Je pleure. Je crie. J’essuie les larmes de mes yeux, et le poivre resté sur mes bras me brûle le visage. Je ne vois plus rien.

Finalement, trente minutes plus tard,
la procédure de sortie ayant été engagée, nous pouvons sortir. Je suis anéantie. Je ne réponds plus aux dernières provocations.

«Une fucking journaliste arrêtée par un fucking policier ! Ça fait un bon article, hein ?»

 

L’officier bourré veut me serrer la main: «Don’t be traumatised».  Je passe devant lui, en le fixant dans les yeux. Il m’insulte. Il est 06h30, nous sortons. Mon ami est là pour nous accueillir. Merci à lui.

Ce soir-là, je voulais écrire un nouvel article sur mon blog, intitulé «L’Afrique du Sud n’est pas l’Angola», pour rappeler que le pays est prêt à accueillir la Coupe du Monde. Finalement, je ne l’écrirai pas.»

 

Source :

http://www.liberation.fr/monde/0101614395-tu-vas-voir-ce-que-c-est-la-brutalite-policiere-you-zimbabbouen?xtor=EPR-450206

 

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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 20:16

 

http://www.saemes.fr/images/Video_surveillance.jpg

 

Vidéosurveillance à Moscou : caméras hors service et images fictives
(AFP) – 13/01/2010

 

MOSCOU — Une société russe chargée de la vidéosurveillance de lieux publics à Moscou a rarement permis à la police d'interpeller des suspects : les images diffusées étaient fictives et plus de la moitié des caméras ne fonctionnaient pas.

Lors de vérifications, les enquêteurs ont constaté que certaines images présentées par la société Stroïmontageservice n'avaient aucun rapport avec les lieux publics et entrées d'immeubles où les caméras étaient installées, rapporte mercredi le quoditien Vedomosti.

D'autres images avaient été enregistrées antérieurement à la date mentionnée, ajoute le journal.

En outre, plus de la moitié des caméras de surveillance censées aider la police à retrouver les auteurs d'éventuelles infractions ne fonctionnaient pas.

Le dirigeant de la société, Dmitri Koudriavtsev, a été interpellé et le montant de l'escroquerie estimé à 30 millions de roubles (environ 700.000 euros), selon les enquêteurs.

Stroïmontageservice avait remporté en 2009 un appel d'offres d'un montant de plus de 80 millions de roubles (1,86 million d'euros) pour assurer la vidéosurveillance des districts nord-est et ouest de Moscou.

La capitale russe est un juteux marché de vidéosurveillance - plus de 80.000 caméras y sont déployées dans des lieux publics et entrées d'immeubles. Plusieurs sociétés se partagent cette manne de 2,7 milliards de roubles (63 millions d'euros).

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 21:56

Transmis par Hacktivismes

Nouvelles d'Italie

Depuis début août les révoltes grondent à l'intérieur et à l'extérieur des centres de rétention italiens, notamment à Milan, Turin et Rome. Ceci faisant suite aux mois de révolte inaugurés au début de l'année par les retenus de l'île de Lampedusa. Cela arrive en réaction au "paquet sécurité" adopté par le gouvernement cet été, qui entre autres munitions sécuritaires porte la durée maximale de la rétention de 2 à 6 mois. Cela arrive contre l'existence même de ces camps d'internement et de stockage d'étrangers indésirables. Voici les dernières nouvelles.
 
 
1 Semaine de luttes et de solidarité à Milan
 
Samedi 7 novembre


Vers 23h, la police a éteint la lumière et a ordonné aux retenus de rentrer dans les cages, anticipant ainsi sur les horaires habituels et limitant un peu plus la vie sociale des prisonniers.
Les retenus ont refusé et la police a fait irruption en frappant avec les matraques et faisant allonger certains prisonniers par terre.
Les retenus ont refusé en protestant énergiquement et dans la zone C des matelas ont été brûlés.
La police a alors coupé le courant et est entrée dans les cellules, profitant de l'obscurité pour frapper davantage encore.
Ensuite, une fois la situation calmée et les ambulances arrivées ils ont pénétré dans la zone B où rien ne s'était produit et ont pris 4 jeunes retenus.. Avant d'être amenés la police les a obligés à se mettre à genoux et à marcher à 4 pattes.
 
Dimanche 8 novembre

Dans la soirée, un groupe de sympathisants est allé sous les murs du centre de la via Corelli, a commencé à faire du bruit en tapant sur les glissières de sécurité de la route jouxtant le centre, puis ils ont illuminé le ciel avec des torches et des feux d'artifice. De l'intérieur les détenus ont répondu, tapé sur les barreaux, hurlé le slogan "Liberta !Liberta !"


Lundi 9 novembre


La Cour a confirmé l'incarcération des garçons arrêtés samedi soir lors de la révolte. L'un d'eux, 24 ans, a dans sa poche un billet de retour vers l'Algérie acheté avec son argent. Le départ était prévu pour mardi. Il ne partira pas, il est maintenant emprisonné à la prison de San Vittore, inculpé de résistance et violences ayant entraîné des dommages.
 
Mardi 10 novembre

De nouveau un groupe se réunit en solidarité sous le centre de la via Corelli et de nouveau les battements pour faire du bruit reprennent, ainsi que les pétards et les feux d'artifice. De l'intérieur la réponse est forte, comme toujours. Au bout de 15 minutes la police en tenue anti-émeute sort et rejoint les militaires qui sont postés à l'entrée.
Lorsqu'ils commencent à avancer vers le rassemblement, les manifestants repartent lentement par la route tout en continuant à faire un maximum de bruit. Un peu plus tard, en passant sur la rocade qui surplombe le centre, une pluie de fusées s'abattra dans la cour du bâtiment.


Vendredi 13 novembre


A six heures du matin, 5 étudiants ont été arrêtés et accusés de vol qualifié de dommages, car ils sont soupçonnés d'avoir imprimé sans payer quelques centaines de tracts à la librairie universitaire CUSL et d'avoir avec ce butin magnifique bousculé 2 intrépides employés qui essayaient de les arrêter. L'un d'eux est incarcéré à Saint-Victor, les autres sont mis en résidence surveillée. Leurs habitations ont été perquisitionnées, et pour certains même filmées. Si l'accusation se confirmait ils risquent de 4 à 10 ans de prison.
 
Le soir même, près d'une centaine de personnes se rassemblent là où vivent 2 des personnes arrêtées. On débat, confronte et s'informe sur les personnes interpellées, on parle de la disproportion de ce qui s'est passé, de la multiplication de ce genre de répression brutale.

Puis on décide volontairement d'aller en cortège à la prison de S. Vittore, avec une banderole fraichement peinte disant :: "Sid, Paulino, Celo, libres tout de suite ! Sbires infâmes». Le cortège traverse la Porta Genova, Via Papigno et rejoint ensuite les murs de la prison. Là, bombages, slogans, salutations et pétards la cour de la prison. Les prisonniers répondent en frappant les barreaux et par des cris de joie.

Ensuite, le cortège retourne au point de départ et dévie finalement le trajet vers San Gotard.
Là, quelques poubelles renversées et incendiées. On crie des slogans contre la police, contre les matons, contre les centres de rétention pour les immigrants et en solidarité avec toutes les personnes arrêtées. Une cloche de verre est déplacée et bloque la route.


Samedi 14 novembre


Un 2ème rassemblement sous la prison de San Vittore regroupe environ 200 personnes. Le rassemblement déjà prévu depuis plusieurs jours en solidarité avec les 4 retenus arrêtés la semaine passée via Corelli et dans le cadre de la journée européenne contre les centres de rétention, pour les immigrés, évoque aussi la solidarité envers les étudiants arrêtés. Sur place, musique, discours et salutations en plusieurs langues, à travers les murs de la prison. Egalement quelques pétards et fumigènes.

Ensuite, le rassemblement envahit la chaussée et bloque la circulation jusqu'à 17h pour se transformer en cortège spontané qui bloque encore quelques carrefours, les flics aux talons, puis rejoint les maisons occupées de la rue ripa ticinese où attend un apéritif autofinancé par un groupe de femmes qui se battent contre les centres de rétention.


Plus tard un cortège de voitures viendra saluer les habitations des étudiants placés en résidence surveillée et le tour se termine sous les murs du centres de rétention.
Pour la 3ème fois cette semaine, un rassemblement bruyant mené en commun créera un pont entre dedans et dehors.

Le même jour une grève de la faim de tous les retenus du centre de la via corelli a commencé.

 
2 Dans la nuit de vendredi à samedi, tentative d'évasion collective et affrontements avec les flics au CIE de Caltanisseta (à côté de Pian del lago).
Les mecs ont défoncé un plafond, se sont servis de tables comme de béliers pour péter les grilles. Ils ont lancé ce qu'ils pouvaient sur les flics qui intervenaient pour pouvoir continuer, ils ont brûlé les matelas et ce qu'il leur tombait sous la main... malheureusement ça a pas marché, personne n'a pu fuir.
Une enquête est lancée pour identifier les « responsables de la révolte » disent les journaux.
 
3 Plusieurs RDV devant les tribunaux suite aux révoltes qui depuis plusieurs mois embrasent les centres de rétention italiens :

 - le 17 novembre au tribunal de Milan pour les 4 inculpés de la révolte qui a eu lieu le samedi 7 novembre à Milan.

- le jeudi 19 novembre au tribunal de Turin, procès des 3 inculpés de la révolte qui a eu lieu le 6 novembre au CIE de la via Brunelleschi à Turin. En fait ils seront 3 devant le juge car l'un d'eux, Adel a été expulsé vendredi.

- le vendredi 21 novembre au tribunal de Turin, procès pour une tentative d'évasion ratée qui avait eu lieu en septembre. Adel faisait également partie des inculpés.

Pour leur écrire (en français, en italien et en arabe, comme vous voulez):


Maati Boumesa et Mohammed Ben Alì
CIE
via Mazzarello,

31 - 10142 Torino

* Karim Zitouni
* Toufik Webet
* Samai Bernini
* Saiffedin Sougidi
c/o Carcere di S. Vittore - piazza Filangeri,
2 - 20123 Milano

 
Solidarité avec les retenus de la Via corelli, solidarité avec les inculpés des révoltes pour la liberté !

Fermeture des centres de rétention. Liberté de circulation et d'installation.

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 02:32

Transmis par Antoine

Contre le "terrorisme", les flics de Los Angeles viennent de trouver une parade : "iWatchLA", "un programme communautaire pour protéger votre entourage du terrorisme" dit le site officiel.


"Nous pouvons, et nous devons prévenir les attaques terroristes"... avertit la police de Los Angeles (deuxième ville des Etats-Unis avec 4 millions d'habitants), qui lance ce programme de "sensibilisation pour éduquer le public à détecter les comportements anormaux pouvant cacher des activités terroristes."


Site officiel : http://lapdonline.org/iwatchla/


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Documentation

ACTIONS C.L.A.P33 & Co...

Guides juridiques - C.L.A.P33
Porter plainte contre la police
Garde A Vue, manifs - Conseils

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Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
le 19 Mars 2009 à Bordeaux !

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Violences Policières

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L'impact disproportionné
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Hommage aux victimes

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15 mars 2014
 

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" Vétérante "

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