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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 10:22

Le 9 mai 2016

Même en flambant 8 millions de dollars, les lobbyistes ne gagnent pas toujours  : à Austin, la capitale du Texas, un référendum a eu lieu samedi 7 mai autour des entreprises de transport avec chauffeur Uber et Lyft. La question revenait à être pour ou contre la prise obligatoire des empreintes digitales pour les chauffeurs de VTC (déjà appliquée aux conducteurs de taxi) par le FBI.

La vérification des antécédents criminels basée sur les empreintes digitales est une mesure qui avait été prise par une ordonnance de décembre 2015 du conseil municipal d’Austin, qui impose aussi un signe distinctif sur les véhicules des entreprises de VTC.

Uber et Lyft ont combattu ces nouvelles exigences en expliquant avoir leur propre contrôle des chauffeurs, et lancé une pétition qui a recueilli plus de 20 000 signatures.

Campagne tous azimuts

Elles ont ainsi obtenu qu’une nouvelle ordonnance, la «  proposition 1  », soit présentée aux votes des électeurs d’Austin. Si elle avait été adoptée, elle aurait empêché la ville d’obliger à enregistrer les empreintes digitales et à avoir des signes distinctifs sur les voitures.

Pour soutenir sa proposition, Uber a envoyé des messages aux numéros de ses clients pour leur demander de voter pour le maintien de ses services – Uber comme Lyft ayant menacé de quitter Austin si le vote leur était défavorable. Lyft a de son côté offert une réduction de 10 dollars aux électeurs qui voudraient aller voter en utilisant une de ses voitures.

Les deux compagnies ont dépensé plus de 8 millions de dollars, via un comité d’action appelé Ridesharing Works for Austin («  le covoiturage ça marche pour Austin  »)  : achat de publicités TV et internet, distribution de brochures, porte-à-porte par des volontaires, elles n’ont pas lésiné.

10 000 chauffeurs Uber

Raté  : les électeurs ont rejeté, à 56%, la proposition 1 samedi.

En conséquence, Uber et Lyft annoncent qu’ils suspendent leurs services à Austin à compter de ce lundi. Le directeur général d’Uber à Austin, Chris Nakutis, déclare : «  La déception n’est pas un mot suffisant pour décrire ce que nous éprouvons à fermer nos opérations à Austin.  »

Uber indique que depuis ses débuts à Austin en octobre 2014, 10 000 chauffeurs ont signé avec elle, et que 500 000 clients ont utilisé son appli pour demander une course.

Lyft déclare de son côté que «  les règles adoptées par le conseil municipal ne permettent pas au vrai covoiturage de fonctionner  », et faire «  une pause  » dans ses opérations d’Austin.

Austin, une ville très tech

La capitale texane est considérée depuis longtemps comme une des villes importantes de la tech aux Etats-Unis, note USA Today, qui rappelle aussi que la cité héberge le festival SXSW, «  qui marie la musique et les innovations tech  ».

Plusieurs villes des Etats-Unis ont eu ce débat sur la prise d’empreintes digitales, qu’Uber a accepté à New York et à Houston à contrecœur.

En Californie, Uber a été mise en cause en 2015 pour le passé criminel de plusieurs de ses conducteurs, malgré ses prétentions de contrôle inégalable.

Plusieurs affaires de harcèlement sexuel par des conducteurs ont été rapportées, contribuant à ce que la vérification interne ne soit pas jugée suffisante.

Source :
http://rue89.nouvelobs.com/2016/05/09/controle-biometrique-uber-lyft-prennent-claque-texas-263978

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 10:46

Transmis par le Collectif Opposé à la Brutalité Policière de Montréal

Le 27 avril 2016

Bien triste mois pour plusieurs familles... 4 personnes sont décédées aux mains des bourreaux assermentés de l’État.

Aux quatre coins du Québec, les policiers-ères font porter le deuil sur les familles de victimes de la police de Montréal-Nord au Lac Simon et maintenant de Hochelaga-Maisonneuve à Saint-Joseph-de-Lépage.

Ces deux nouveaux morts sont tombés suite à des réactions dites normales pour les policiers-ères.

Une Manœuvre d’urgence mal effectuée pour arrêter un chauffeur roulant trop vite cause des « dommages collatéraux » dramatiques sur l’autoroute 132, ainsi qu’un appel de détresse qui fini en meurtre inutile à Hochelaga-Maisonneuve.

Malheureusement, les policiers-ères continuent d’agir impulsivement et impunément en utilisant des tactiques dangereuses.

André Benjamin fut malheureusement une victime de ces tueurs.

Cet homme « d’une gentillesse infinie », qui était préposé aux bénéficiaires, s’est fait tuer en quelques secondes.

Selon un voisin présent, la police assassine aurait crié d’ouvrir la porte sans s’identifier et les coups de feu ont suivis.

Pourtant, selon les policiers-ères, il y aurait eu utilisation du Taser (?).

C’est à se demander si André Benjamin n’était pas déjà mort lorsque les policiers-ières ont utilisé leurs fusils à décharge électrique.

Simon Rioux fut aussi victime du corps policier.

Les policiers-ères en cause auraient fait une manœuvre dangereuse pour rattraper un autre automobiliste qui roulait trop vite.

L’impact a eu lieu sur le côté donc nous pouvons supposer que les agents-es faisaient «U-Turn» sur la route 132 pour partir à la course d’une autre personne.

Il est extrêmement difficile d’imaginer que l’interception d’un chauffard peu justifier des gestes mettant en danger la vie des citoyens-ennes.

Il est dramatique de constater que les agents-es de l’État soient si mal formés-es pour aider et trop pour tuer.

Ils-elles sont toujours protégés-es par la loi lors de bavures ou de tristes interventions et ils-elles s’en sortent trop souvent indemnes.

En échange, ils-elles font bien leur travail de chiens de garde, en distribuant des tickets, brisant des manifs et protégeant les banques et la mafia accompagnée de leurs moutons politiciens-ennes.

Nous sommes solidaires et nous offrons nos plus sincères condoléances et sympathies aux familles victimes de la police.

Reprenons-leurs le pouvoir qu’ils s’accaparent, désarmons la police. Nous ne saurons pas en sécurité tant qu’il y aura des milices policière dans la rue!

Le Collectif Opposé à la Brutalité Policière

(1)http://www.journaldemontreal.com/2016/04/25/enquete-independante-a-la-suite-dune-intervention-du-spvm-dans-lest-de-montreal

(2)http://www.lavantage.qc.ca/Faits-divers/2016-04-25/article-4508721/Collision-avec-un-vehicule-de-la-SQ%3A-la-victime-est-Simon-Rioux/1

Source :
https://cobp.resist.ca/documentation/encore-des-morts

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 10:03

Le 10 mai 2016

Twitter n’est peut-être pas aussi utilisé que Facebook mais il attire tout de même des millions d’utilisateurs chaque semaine. Ils ne sont malheureusement pas tous bien intentionnés et les terroristes utilisent ainsi la plateforme pour faire leur propagande.

Le service était donc très surveillé par les autorités américaines mais le géant du micro-blogging a finalement décidé de leur tourner le dos en les privant d’un logiciel d’analyse dédié.

Analyser chaque tweet indépendamment les uns des autres relève de l’impossible et les autorités américaines ont donc fait le choix de s’appuyer sur une solution dédiée pour surveiller la plateforme : Dataminr.
https://www.dataminr.com/

Cet outil n’a pas été directement développé par Twitter mais ce dernier a investi dans le capital de son éditeur et il détient ainsi 5 % de son capital.

Twitter détient 5 % de Dataminr

En échange, le géant américain lui offre un accès direct à tous les messages publiés sur la plateforme, sans limitation d’aucune sorte.

Dataminr est d’ailleurs la seule compagnie à avoir un accès illimité à toutes ces données et c’est d’ailleurs ce qui lui a permis de s’imposer sur le secteur.

Cela veut aussi dire que la société est très dépendante de Twitter.

Et tout le problème est là. Selon le Wall Street Journal, le réseau social aurait en effet demandé à ce que l’outil ne soit plus mis à la disposition des services de renseignement américains. Cette information n’a cependant pas été confirmée par le principal intéressé et elle est donc à prendre avec la plus extrême des prudences.

Là, vous devez sans doute vous demander ce qui aurait pu motiver Twitter à prendre cette décision, non ? En réalité, selon la célèbre publication, le géant du micro-blogging n’aurait pas envie de paraître trop proche du gouvernement américain.

Twitter n’aurait pas envie de paraître trop proche du gouvernement américain

Il faut rappeler que les relations entre les entreprises high-tech et les autorités américaines ne sont pas au beau fixe en ce moment. Nous en avons encore eu la preuve récemment avec le bras de fer qui a opposé Apple au FBI sur l’affaire du tueur de San Bernardino.

Ceci étant, en agissant de la sorte, Twitter prive aussi les services de renseignement d’une arme de choix pour lutter contre le terrorisme et contre la propagande de tous ces groupuscules.

En outre, il ne faut pas oublier que les contenus publiés sur la plateforme sont partagés par les utilisateurs eux-mêmes et pas par l’entreprise. Quelque part, il serait plus logique que cette décision leur revienne.

Source :
http://www.fredzone.org/twitter-tourne-le-dos-aux-autorites-americaines-637

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 16:35

Transmis par La Lime le 6 mai 2016

Bonjour,

deux moments de rencontres à venir sur Bruxelles se rapportant à la tentative de la part de l'Etat belge d'intenter un procès en anti-terrorisme contre 12 anarchistes.
(pour plus d'info : https://lalime.noblogs.org)

N'hésitez pas à faire passer le mot !

La lime.
Assemblée autonome d'auto-défense et de solidarité pour faire face à la répression

***
Le 10 mai à 19h à la "biblibre", discussion autour de :

LA SOLIDARITE EN PRATIQUE FACE A LA JUSTICE

Ce mardi 10 mai, la chambre du conseil décidera de la tenue – ou non – d’un procès anti-terroriste contre des anarchistes en Belgique. Cette date n’est qu’une étape supplémentaire dans le processus répressif mis en place par l’Etat belge à l’encontre de ceux qui mettent en question son existence… un bon prétexte pour se réunir, et tenter de poser des jalons pour mettre en place une dynamique bien nécessaire : la solidarité.

En commençant tout simplement par se demander ce que signifie pour nous ce joli mot si souvent prononcé…

Quel est l’objectif concret de la solidarité ? à qui s’adresse-t-elle ? aux compagnons inculpés ? au « monde militant » ? à « l’opinion publique » ? aux politiciens ? aux juges ? est-ce qu’elle vise à infléchir le verdict d’une manière ou d’une autre, ou à renforcer les luttes et les réseaux anti-autoritaires ?

Est-on solidaire de personnes, des idées qu’elles portent, ou des actes qu’elles posent ?

Quel lien maintenir entre les inculpés et les différentes initiatives ? Comment les différentes réponses des inculpés, de leurs soutiens et de ceux qui se sentent solidaires face à la répression peuvent se renforcer ?

Rendez-vous le 10 mai à 19h pour en parler !

Autrement, la BibLibre est ouverte tous les mardis de 17h à 21h.
131 avenue Buyl à Ixelles
labiblibre@riseup.net

****
Mercredi 11 mai - à partir de 19h

RESTO DE SOUTIEN

Suite à la chambre du conseil du 10 Mai concernant l’enquête antiterroriste contre des anarchistes, vous êtes invitées à venir manger et à prendre des infos lors d'un resto de soutien.

Celui-ci aura donc lieu le 11 Mai à partir de 19h
A l’Eau Chaude,
rue des renards 25 – 1000 bxl

Si vous envoyez un mail à l’avance sur : lalime@riseup.net

Les cuisiniers sauront mieux estimer le nombre des plats.

L’argent récolté ira à la lime, caisse de soutien pour contrer la répression.

Bienvenue !!!

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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 10:49

Le 21 avril2016

Liberté de la presse : La France tombe à la 45e place du classement mondial

Selon le classement de Reporters Sans Frontières (RSF) publié mercredi, cette chute de 7 places serait due à "une poignée d'hommes d'affaires".

Dans son classement annuel publié mercredi 20 avril, l'organisation Reporters Sans Frontières (RSF) souligne tout d'abord pour 2016 un recul général de la liberté de la presse dans le monde. C'est le cas en particulier pour le continent américain, qui passe pour la première fois derrière l'Afrique.

"Tous les indicateurs du classement témoignent d'une dégradation. De nombreuses autorités publiques essaient de reprendre le contrôle de leurs pays, craignant de trop grandes ouvertures du débat public", a commenté auprès de l'AFP Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.

Pour RSF, cette tendance serait due à une avancée des nouvelles technologies, qui favoriserait les intérêts privés, ou publics en haut-lieu :
"On entre dans une nouvelle ère de la propagande où les nouvelles technologies permettent à bas coûts de diffuser sa propre communication, son information, sous la dictée. Face à eux, les journalistes sont des empêcheurs de tourner en rond", précise Christophe Deloire.

Depuis sa création il y a quatorze ans, le classement de RSF porte sur 180 pays et se fonde sur des indicateurs-clés tels que pluralisme, indépendance des médias, environnement et autocensure, cadre légal, transparence, infrastructures et exactions.

Par rapport à 2015, la France est toujours loin d'occuper le Top 15. Elle perd 7 places, et se situe à la 45e place mondiale en termes de liberté de la presse.

RSF attribue cette mauvaise note au concours d'une " poignée d'hommes d'affaires ayant des intérêts extérieurs au champ des médias finissent par posséder la grande majorité des médias privés à vocation nationale".

D'après RSF, l'Europe reste le continent où la presse est la plus libre, mais tend à la baisse en raison du "détournement du contre-espionnage et de la lutte contre le terrorisme, [de l'] adoption de lois permettant une surveillance à grande échelle, [de l'] augmentation des conflits d'intérêts, [de la] mainmise de plus en plus grande des autorités sur les médias publics et parfois privés. Le continent ne s'illustre pas par une trajectoire positive", note le rapport 2016.

En Amérique du Nord, la cyber-surveillance confère la 41e place aux Etats-Unis. Le Canada a perdu 10 places (18e) "pendant la fin du mandat de l'ancien Premier ministre Stephen Harper", selon RSF.

En partant de la fin du classement, la plus mauvaise place revient à l'Érythrée (180e), suivie de la Corée du Nord (179e), du Turkménistan (178e), de la Syrie (177e) et de la Chine (176e).

En haut du podium, la Finlande se situe toujours à la première place pour la sixième année consécutive, suivie des Pays-Bas (2e) et de la Norvège (3e).

Source :
http://www.atlantico.fr/pepites/liberte-presse-france-tombe-45e-place-classement-mondial-2671241.html

Voir le rapport de Reporters Sans Frontières :
http://rsf.org/fr/ranking

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 10:15

Transmis par le C.O.B.P - Collectif Opposé à la Brutalité Policière

Montréal, le 15 avril 2015

Communiqué

Au lendemain de la manifestation à Montréal-Nord visant à dénoncer le meurtre de Jean-Pierre Bony par le SPVM, ce dernier et Anie Samson, responsable de la sécurité publique, ont choisi de prendre la voie de la diffamation.

Sur toutes les tribunes médiatiques, on se questionne sur la provenance des casseurs et des casseuses, on parle de manifestant-e-s ayant infiltré la manifestation pour venir « faire la fête », on pointe du doigt le COBP.

Ces allusions nous choquent pour plusieurs raisons.

Premièrement, parce que le COBP n’a ni le pouvoir ni la volonté d’imposer la façon de vivre et d’exprimer une souffrance et une colère, plus que légitime, vécues par une communauté vivant sous l’oppression du racisme systémique.

Ensuite, parce que l’attention est complètement détournée des problèmes de racisme, de pauvreté, d’exclusion et d’inégalités que ces communautés endurent.

Conséquemment, le SPVM ne répond pas de son profilage racial, de l’impunité policière ainsi que de son recours à des armes dangereuses et mal utilisées qui sèment la mort.

Se faisant, le tandem Média-Pouvoir politique continue de manipuler l’information et de mépriser la capacité de la communauté de Montréal-Nord d’exprimer par elle-même sa colère face aux injustices sociales qu’elle subit.

Dans une vague de solidarité, le rassemblement du 6 avril 2016, réunissait des individus et des groupes alliés de différents milieux socio-économiques, de différents âges et de différentes origines.

Soulignons par exemple la présence de la famille de Brandon Maurice, un adolescent de 17 ans abattu par des policiers de la SQ, qui a fait quatre heures de route en provenance de Maniwaki pour participer à la manifestation ainsi que celle de Lilian Villanueva qui a elle aussi a perdu son fils Fredy, tué par le policier du SPVM le 9 aout 2008.

On se rappellera que c’est le lendemain de cette intervention, lors de laquelle deux autres jeunes ont aussi été blessés par des balles de la même arme à feu, qu’une manifestation spontanée s’est transformée en émeute dans les rues de Montréal-Nord.

Les médias auront beau parler d’un début de manifestation calme et pacifique, la colère était présente tant dans les discours que dans les cris de rage exigeant justice.

Des gens du quartier, des proches de Jean-Pierre Bony et des manifestant-e-s ont exprimé clairement leur ras-le-bol face à l’impunité policière. Ils et elles ont aussi dénoncé les enquêtes et les recommandations ne menant à aucun changement significatif, comme celles faites par le Coroner André Perreault suite au décès de Fredy Villanueva aux mains du SPVM.

La démonisation de certains groupes ou de certaines actions souvent basés sur une manipulation tordue de l’information est une tactique utilisée depuis longtemps pour diviser et discréditer les mouvements de solidarité, notamment ceux qui dénoncent le meurtre de gens racisé-e-s par les flics, ici comme aux États-Unis.

Ironiquement, les médias cachent très mal leur quête d’images « sensationnelles » et prennent aussi la voie de la manipulation de l’information en occultant ce qui se cache derrière une vitre brisée ou sous la fumée du « feu » de Montréal-Nord.

Si le COBP représente le bouc émissaire de choix pour le SPVM et Anie Samson, nous ne contribuerons pas à détourner l’attention de la douleur et de la colère d’une communauté.

Nous suggérons plutôt aux élu-e-s de tous les paliers de gouvernement d’avoir le courage politique d’entendre le message des gens de Montréal-Nord qui luttent au quotidien pour leur survie et dignité et d’agir en conséquence, notamment en accédant à la demande de Montréal-Nord Républik pour la tenue d’une commission publique sur le racisme systémique au Québec.

Par le fait même, nous croyons qu’Anie Samson, représentante du pouvoir politico-policier blanc, devrait adresser des excuses publiques à la famille de Jean-Pierre Bony exécuté par le SPVM.

Le COBP tient à réitérer son engagement de toujours en dénonçant la brutalité et l’impunité policières partout où elle existe et en soutenant les victimes.

Nous tenons aussi à saluer les gens de Montréal-Nord qui, ayant pris la rue le 6 avril 2016, ont ainsi écrit une autre page de l’histoire d’une révolte irréversible à Montréal-Nord.

Il n’y aura pas de paix tant qu’il y aura des inégalités et des injustices.

COBP

https://cobp.resist.ca/documentation/tant-qu-il-y-aura-de-la-mis-re-il-y-aura-de-la-col-re

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24 avril 2016 7 24 /04 /avril /2016 10:39

Le 6 avril 2016

Une augmentation qui frise l'explosion. Les exécutions de condamnés à mort ont bondi de plus de 50% dans le monde l'année dernière, atteignant leur plus haut niveau depuis 1989, s'alarme ce mercredi Amnesty International.

« Au moins 1 634 » personnes ont été exécutées l'année dernière, note l'organisation de défense des droits de l'Homme dans son rapport annuel, soit une hausse de 54% par rapport à 2014.

Ces exécutions, recensées dans 25 pays, sont concentrées à 89% dans trois d'entre eux: l'Iran avec au moins 977 exécutions, le Pakistan avec 326 et l'Arabie saoudite avec au moins 158 (87 en 2014).

Viennent ensuite les États-Unis avec 28 peines capitales réalisées. Il manque la Chine, comme chaque année, puisque ces statistiques sont classées secret d'État. Mais selon Amnesty, ce pays, où « des milliers » de personnes seraient exécutées chaque année, « reste le premier bourreau mondial ».

« La hausse des exécutions que nous avons observée l'année dernière est profondément inquiétante. Le nombre des exécutions judiciaires en 2015 a été le plus élevé de ces 25 dernières années », a dénoncé dans un communiqué Salil Shetty, secrétaire général de l'ONG.

« L'Iran, le Pakistan et l'Arabie saoudite ont fait exécuter un nombre impressionnant de condamnés à mort, à l'issue bien souvent de procès d'une iniquité flagrante. Ce massacre doit cesser », a-t-il demandé.

En Iran, depuis l'accord historique sur le nucléaire conclu en juillet, les discussions diplomatiques sont intenses mais « les droits de l'Homme ont été complètement laissés de côté », regrette James Lynch, directeur adjoint pour le Moyen-Orient et l'Afrique du nord chez Amnesty.

Au Pakistan, le moratoire sur la peine capitale en vigueur depuis 2008 a été levé suite à l'attaque perpétrée par des talibans dans une école de Peshawar en décembre 2014.

Quant à l'Arabie Saoudite, la moitié des personnes exécutées depuis le milieu des années 1980 seraient des étrangers, qui, bien souvent, ne maîtrisent pas l'arabe.

Heureusement, en 2015, quatre nouveaux pays ont aboli la peine capitale. La République du Congo, les îles Fidji, Madagascar et le Suriname ont rejoint les 98 autres pays abolitionnistes, si bien que la majorité des Etats du monde ne procèdent plus à des exécutions. Dans les faits, 140 pays n'ont pas procédé à une exécution au cours des dix dernières années. Lorsque Amnesty international a commencé à faire campagne contre la peine capitale, en 1977, seuls 16 pays l'avaient abolie.

Condamnées pour meurtre, affaires de drogue, adultère, viol, apostasie, kidnapping, insultes au prophète de l'Islam ou encore pour des infractions liées au terrorisme, 20 292 personnes se trouvaient, selon l'estimation de l'organisation, dans le couloir de la mort fin 2015.

Source :
http://www.leparisien.fr/international/la-peine-de-mort-au-plus-haut-depuis-25-ans-06-04-2016-5690179.php

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 10:55

Le 19 avril 2016

Autre front, mêmes belligérants. A New York, le FBI requiert l’aide d’Apple dans une affaire de drogues pour accéder aux données du téléphone d’un trafiquant. Débouté une première fois, le FBI a fait appel de la décision. Apple vient de présenter sa réponse au gouvernement (le Département de la Justice – DoJ – en l’occurrence).

Comme un gout de déjà vu ? Oui et non. Si le Bureau d’investigation, représenté par le Département de la Justice (et donc le gouvernement) poursuit toujours Apple sur la base du All Writs Act pour contraindre la firme à coopérer, l’enjeu de ce procès est tout autre que celui de San Bernardino.

Créer un précédent judiciaire. C’est un jeu dangereux et un pari risqué, mais celui qui remporte la mise pourrait simultanément porter l’estocade finale à son adversaire.

Le FBI est donc déterminé à poursuivre la procédure et a fait appel.

Ce lundi, Apple a donc répondu à l’injonction du FBI.

Cupertino n’est pas convaincu que le FBI a épuisé toutes les techniques à sa portée pour cracker le téléphone et appelle à revenir sur la précédente décision du juge new-yorkais.

« À titre préliminaire, le gouvernement a totalement échoué à s’acquitter de la charge de démontrer l’absolue nécessité de l’assistance d’Apple dans cette affaire – condition préalable à l’assistance d’une tierce partie en vertu du All Writs Act », indique Apple.

All Writs Act datant de 1789 et qui permet à un tribunal d’exiger la collaboration d’une tierce partie pour aider les autorités dans leurs affaires en cas de force majeure et lorsqu’aucun autre outil juridique n’est disponible.

Pour la firme, le gouvernement fait donc une mauvaise interprétation de cette loi.

Pour les associations de défense des libertés civiles et numériques, le FBI joue son va-tout pour créer un précédent, quitte à aller devant la Cour Suprême.

Petit rappel des faits :
Dans sa décision donnant raison à Apple, le juge considère que la firme n’a pas à accéder à la demande des autorités et qu’elles ne peuvent l’y contraindre, le Congrès étant le seul à même de se prononcer sur la question.

La procédure enclenchée par le gouvernement, basée sur le All writs act, à l’instar de celle de San Bernardino, est donc contraire à la constitution US.

Le FBI estime quant à lui qu’il est « nécessaire » de poursuivre ces procédures judiciaires pour forcer Apple à coopérer avec la justice dans d’autres enquêtes.

« Le gouvernement continue de requérir l’assistance d’Apple pour accéder aux données qu’un mandat autorise à rechercher », explique ainsi le DoJ dans un document transmis à une juge de Brooklyn il y a deux semaines.

L’issue finale de cette bataille pourrait se terminer devant la Cour Suprême.

Si la cour donne raison à Apple, alors le gouvernement (le FBI et toute autre agence fédérale) ne pourra plus se fonder sur le All Writs Act pour poursuivre Apple et ses homologues de la Silicon Valley. Il lui reviendra de trouver un autre recours juridique.

Une entreprise qui pourrait se révéler fastidieuse d’autant que le FBI requiert l’aide d’Apple (et de Google) en se fondant sur cette loi de 1789 dans au moins 63 cas.

Mais dans le cas où la Cour Suprême se positionnerait du côté du gouvernement, aucune entreprise ne pourrait refuser de coopérer, et ce, quelle que soit la nature de l’enquête en cours (terrorisme ou droit commun). Pour le FBI, le jeu en vaudrait la chandelle et réglerait une bonne fois pour toutes le problème.

Un peu plus tôt cette année, le FBI a tenté de contraindre Apple à coopérer pour percer la sécurité de l’iPhone d’un des terroristes ayant tué 14 personnes à San Bernardino.

Avant d’abandonner après qu’une tierce partie (des hackers professionnels) l’a aidé à accéder aux données souhaitées.

Ces hackers ont trouvé et utilisé une faille zero days, mais comme le gouvernement n’a pas souhaité acheter cette technique, libre à ces hackers d’exploiter cette faille ou de revendre sa technique à d’autres.

Apple a décidé de ne pas poursuivre le gouvernement pour qu’il lui révèle la méthode employée, mais n’entend pas pour autant plier face à ses injonctions. Jusqu’à présent, le hack du téléphone de San Bernardino semble n’avoir fourni aucune donnée utile.

Source :
http://www.journaldugeek.com/2016/04/19/apple-fbi-reparti/

****

Compléments d'info
[Chronique] Apple Vs FBI, la guerre du chiffrement ne fait que commencer
http://www.journaldugeek.com/2016/03/31/chronique-apple-fbi-guerre-chiffrement-ne-fait-que-commencer/

Révélations sur l’ampleur des demandes formulées par le FBI à Apple et Google
http://www.journaldugeek.com/2016/03/31/apple-google-debloquer-telephones/

[iPhone San Bernardino] Apple ne poursuivra pas le FBI
http://www.journaldugeek.com/2016/04/11/iphone-san-bernardino-apple-fbi/

Le FBI n’en a pas fini avec Apple… loin de là
http://www.journaldugeek.com/2016/04/12/fbi-pas-fini-apple/

Le FBI a payé des hackers pour débloquer l’iPhone de San Bernardino
http://www.journaldugeek.com/2016/04/13/hackers-fbi-debloquer-iphone/

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 13:35

Transmis par Hanoune le avril 2016

« Le procureur de la "République » de Nouakchott a délivré un mandat de dépôt contre Jedna Deida, directeur du site Mauriweb.info et Babacar Baye N’diaye, webmaster du site Cridem org en fin d’après-midi du jeudi 07 avril. »

« Babacar N'diaye et Jedna Deida écroués à la prison civile de Nouakchott »
Lire : http://www.lecalame.info/?q=node/3765

Lien de l’article incriminé « Urgent : Bedr Ould Mohamed Ould Abdel Aziz aurait-il tiré sur un berger ? »:
http://mauriweb.info/node/1674#sthash.EKVgFVB2.dpuf

Article 10  de la constitution Mauritanienne
« L’Etat garantit à tous les citoyens les libertés publiques et individuelles notamment :
• la liberté d’opinion et de pensée ;
• la liberté d’expression ;
• la liberté de réunion ;
• la liberté d’association et la liberté d’adhérer à toute organisation politique ou syndicale de leur choix ; »

C'est cas même terrifiant, Badr Ould Mohamed Abdel Aziz tire à bout portant sur une jeune fille, il paye à demi-mot à peine une amende de  50 milles ouguiyas "100 euros " devant le  procureur parce qu'il est le fils d'un  faux général Aziz au pouvoir.

Pis des journalistes sont mis sous mandat de dépôt à la prison civile de Nouakchott  pour un article rédigé au "conditionnel" comme des délinquants où trafiquants notoirement dangereux parmi les cartels de la drogue que gère le fils du général .

Comment expliquez-vous cela dans un état de droit qui se vante d'être démocrate qui garantit la liberté d'expression, d'opinion et d'association ?

Ce qui est sûr, il y a eu des employés du ranch présidentiel blessés par balles, Badr était présent dans l'endroit où s'est passé l'incident  donc il fallait faire une mise au point, si les journalistes avaient seulement refusés de la publier, de là, on peut parler la diffamation.

Depuis quand la diffamation conduit des journalistes en prison où n'importe qui ?

Qu'ils nous sortent le code pénal mauritanien sur la diffamation maintenant.

Toute la famille du borgne fou général  semble occuper le poste présidentiel comme si lors des  élections présidentielles, c'est toute une famille qui s'est  portée candidate non un candidat.

À notre connaissance c'est Aziz le rebelle  l'usurpateur du poste présidentiel non Badr oui ou non ?

Depuis plus d'un an Biram Dah Abeid et Brahim Rhamdane Ould Bilal sont jetés en prison  victimes du  même cinéma donc des  otages du pouvoir illégalement, injustement sur des accusations fallacieuses : "  rébellion non armée, appartenance à une ong non reconnue blablabla etc..."

Trop c'est trop, il faut siffler la fin de la récréation pour cette famille des borgnes kleptomanes, délinquants notoirement mouillés dans des affaires graves de crimes de sang, économiques et trafic des produits illicites.

Les journalistes et les abolitionnistes arrêtés  doivent recouvrir immédiatement leur liberté sans condition.

Faites vos sit-in et manifestations devant le palais présidentiel même s'il y aura mort d'hommes et femmes.

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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 08:15

Transmis par le Collectif Opposé à la Brutalité Policière
Le 25 mars 2016

Fredy Villanueva est décédé le 9 août 2008 à Montréal, Québec (Canada), abattu lors d'une intervention policière dans l'arrondissement Montréal-Nord.

La mort du jeune homme de 18 ans sans antécédents judiciaires suscite de vives réactions de la part de certains résidents et organismes locaux, dont une émeute dans le secteur nord-est de Montréal-Nord au lendemain du drame.

Pétition pour un monument à la mémoire de Fredy Villanueva
https://secure.avaaz.org/fr/petition/Conseil_darrondissement_de_la_Ville_de_MontrealNord_Un_monument_a_la_memoire_de_Fredy_Villanueva/Villanueva/

Pourquoi c'est important
Dans la foulée du spectacle de théâtre Fredy, présenté au Théâtre la Licorne, les signataires de cette pétition demandent au Conseil d’arrondissement de la Ville de Montréal-Nord :

- de reconnaître que le décès de Fredy Villanueva fait partie de l’histoire de Montréal-Nord

- d’appuyer le projet de mise en place d’un monument à la mémoire de Fredy Villanueva à l’endroit où il a été abattu.

- d’inclure le visage de Fredy Villanueva dans le projet de murale préalablement prévu par l’arrondissement dans le centenaire de Montréal-Nord et repoussé à une date ultérieure.

- d’inclure la contribution des événements du 9 août 2008 dans l’ouvrage Montréal-Nord, D’hier à aujourd’hui effectué par le Centre d’histoire de Montréal.

Pour plus de détails visitez :
http://www.lacrap.org/pas-de-murale-du-centenaire-sans-fredy-villanueva

Complément d'info :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Fredy_Villanueva

 

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 11:18

Transmis par Libérons Les le 22 février 2016

[France - Mexique] Lettre de Solidarité avec Kamel Bouabdallah depuis plusieurs coins du monde

Il y a plusieurs mois, suite à une rencontre avec le collectif de Kamel, « Le collectif Kamel Libre » un échange sincère autour des conditions en prison et de la survie dans ces centres d’extermination a eu lieu.

À ce moment-là, le journal indépendant, anti- carcéral et de combat « El Canero » faisait son apparition en France, dans sa version française, si on peut dire, il venait d’être traduit.

La proposition de participer à ce journal a été transmise à Kamel, ce qui a permis la publication de plusieurs de ses écrits dans le Journal « El Canero numéro 4 », cette initiative qui est née depuis les entrailles de la prison Nord de la Ville de Mexico a réussi à voler et un petit échange d’expériences partant du cœur, de la rage et des paroles des compagnon-n-e-s prisonnier-e-s a pu avoir lieu.

Fernando Barcenas qui a lancé cette proposition décrit ce journal comme un projet qui contribue à diffuser la lutte anti-carcérale en tissant un lien de communication entre les prisonniers et l’extérieur.

Grâce à ce journal les paroles de Kamel sont arrivées jusqu’au Mexique et aujourd’hui, nous, collectifs signataires de cette lettre, voulons exprimer notre solidarité avec Kamel, sa famille, son collectif et ses ami-e-s, nous voulons vous dire que vous n’êtes pas seuls, que vos pensées, votre rage et votre cœur rebelles ont dépassé les frontières géographiques qu’ils s’obstinent à vouloir nous imposer.

Nous venons d’apprendre et nous nous faisons l’écho de la situation dans laquelle se trouve Kamel; Kamel Bouabdallah, a 28 ans, il a vécu derrière les barreaux depuis l’âge de 15 ans, sa libération est prévue pour 2044. Aujourd’hui Kamel se trouve enfermé à l’Unité Hospitalière Spécialement Aménagée [l’UHSA du Vinatier] unité pénitentiaire au sein d’un hôpital psychiatrique.

Il est actuellement enfermé à l’unité C « d’accueil et de soins intensifs » destinée à la gestion des « crises » et des « malades psychiatriques difficiles »  et/ ou ayant des « troubles importants du comportement » ce qui signifie : vivre dans une chambre d’isolement, camisole, portes des cellules fermées, impossibilité de circuler sans l’accompagnement du personnel soignant…

La « cour » y est semblable à une « cour » de quartier disciplinaire : un cube de béton de 20 m2 avec des grillages au-dessus. Les surveillants pénitentiaires s’occupent des parloirs, du courrier et aussi des « démonstrations de force » quand il s’agit d’intervenir dans la « zone de soins » et ce à la demande des infirmiers de cette institution.

Nous savons que Kamel souhaite que les gens soient nombreux à le soutenir lors de son procès  à la cour d’appel de Grenoble le 20, 21 et 22 juin 2016.

Nous, par ces brèves lignes, voulons te dire, Kamel, que nous sommes nombreux à nous opposer à la perpétuation de ces centres de mépris, de douleur et d’extermination, que notre lutte s’inscrit dans la destruction de ces centres, pour la disparition de ces lieux conçus pour être les poubelles sociales dont l’État se sert pour éliminer des milliers d’hommes, de femmes, de jeunes d’en bas.

Notre lutte s’inscrit jusqu’à ce que nous soyons tous et toutes libres, aujourd’hui, nous voulons te dire Kamel, que nous sommes là, et nous ne pouvons pas faire comme si de rien n’était, nous ne restons pas indifférents.

Depuis plusieurs endroits nous te serrons dans nos bras avec toute notre solidarité.

Ne te décourage pas Kamel, face aux griffes de ce système pénitentiaire, ne te décourage pas… courage, toujours courage !

No decaigas compa ante las garras de ese sistema carcelario, no decaigas… animo, animo siempre !

En Solidarité :
Groupe de Travail « Nous ne sommes pas tous et toutes là » Chiapas, Mexique
Croix Noire Anarchiste de Mexico, Mexique
La Voix de prisonniers Zapotèques Xiches en Prison, Oaxaca, Mexique
Depuis la prison d’Ixcotel : Alvaro Sebastián Ramírez, prisonnier Loxicha, Oaxaca, Mexique
Mère du jeune prisonnier Luis Fernando Sotelo Zambrano. Mme. Celia Zambrano, Mexique
Les Trois Passants, Toulouse, France

Info sur la situation de Kamel-collectif-Kamelibre :
http://lenvolee.net/

Infos sur le journal indépendant, anti- carcéral et de combat « El Canero » :
https://liberonsles.wordpress.com/

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 14:37

Le 20 février 2016

En refusant avec fracas la demande du FBI de cracker un de ses téléphones, Tim Cook lance une bataille judiciaire qui pourrait durer des années. Pourquoi le patron d'Apple choisit-il de s'embarquer dans un tel débat ?

Question : jusqu'où peut aller la justice pour obliger une entreprise privée à collaborer à la surveillance ? C'est le débat qui occupe les esprits aux Etats-Unis depuis que Tim Cook a décidé de s'opposer à un mandat du FBI.

Ce dernier lui demande d'écrire un logiciel ad hoc afin de permettre à la police fédérale d'accéder au contenu de l'iPhone du terroriste Syed Farook, auteur de l'attentat de San Bernardino.

Le patron d'Apple a développé ses arguments dans une longue lettre et prévenu qu'il allait déposer un recours.

Pourtant, ces dernières années, la firme a collaboré à de nombreuses reprises avec la justice et les services secrets.  

Un "non" pour au moins 70 "oui"

La dernière fois qu'Apple a été confrontée à une telle demande de la part de la justice américaine, c'était fin 2015, dans une affaire de drogue.

La société avait alors également refusé de "cracker" un de ses iPhones, au motif que cela ternirait sa réputation s'il était démontré qu'elle compromettait la sécurité des données de ses clients.

A l'époque, Tim Cook n'a pas rendu l'affaire publique comme il l'a fait cette semaine.

Pour autant, depuis 2008, Apple est intervenu dans 70 cas pour casser la sécurité de ses iPhones, rapporte le Daily Beast.

Apple fait également partie des entreprises qui ont collaboré au programme de surveillance PRISM, dont les détails ont été révélés par Edward Snowden. Apple a participé à PRISM à partir d'octobre 2012.
Prism :
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/espionnage-de-l-europe-par-la-nsa_1262529.html


Extrait de la lettre publiée par Tim Cook pour expliquer son refus d'appliquer
la décision de justice demandée par le FBI.Apple

Ne pas remettre le doigt dans l'engrenage

A cet égard, on peut s'étonner de son empressement, tout à coup, à défendre la vie privée. L'argument du "dangereux précédent" n'est sans doute pas suffisant.

"Une fois que l'information est connue, ou qu'un moyen d'outrepasser le code est révélé, le chiffrement peut être cassé par toute personne qui en a connaissance, se justifie Tim Cook.

Le gouvernement suggère que cet outil ne serait utilisé qu'une seule fois, sur ce téléphone en particulier.

Mais c'est tout simplement faux.

Une fois créé, il pourrait être réutilisé à l'infini, sur n'importe quel appareil", explique le patron d'Apple.

On peut comprendre qu'après l'affaire Snowden, Apple ne veuille pas remettre le doigt dans l'engrenage car par la suite, il est difficile de fixer la limite. Collaborer seulement pour les affaires de terrorisme? Seulement avec les Etats-Unis ? Etc.  

Régler le problème une bonne fois pour toute

Mais pourquoi en faire une affaire d'Etat ?

Il semble que Tim Cook veuille régler le problème pour de bon.

Selon la presse américaine, l'affaire peut aller jusqu'à la Cour suprême, ce qui prendra des années de procédure, avec une issue très incertaine.

La question à laquelle elle devra répondre est: la loi permet-elle d'obliger une entreprise à changer la façon dont elle fabrique son produit pour faciliter le travail de la justice ?  

Ce faisant, Tim Cook oblige aussi les autorités à mettre cartes sur table. En effet, le FBI joue lui aussi un double jeu.

Le Daily Beast explique que, fin 2015, la dernière fois le FBI aurait finalement trouvé un moyen de cracker un iPhone sans l'aide d'Apple, selon le procureur.

Un juge avait par ailleurs évoqué un témoignage qui attestait que le Département de la sécurité intérieure était en possession d'une technologie capable de cracker un iPhone sous iOS 8.1.2.

Si les "services" sont capables de développer ces logiciels, la raison pour laquelle ils confrontent Apple en justice n'est pas claire.  

Apple, la seule entreprise à pouvoir tenir tête à l'Etat

Certains observateurs avancent aussi que le patron d'Apple est un vrai défenseur de la vie privée dans l'âme. Dans une communication de 2014, c'est ce qu'il affirme.

On peut en outre voir dans le fait qu'Apple ait été la dernière grande entreprise à rejoindre le programme PRISM une tentative de Steve Jobs d'échapper le plus longtemps possible à la pression pour participer à la surveillance de masse. L'engagement d'Apple en faveur de la vie privée ne serait pas feint.

Il faut aussi avoir à l'esprit qu'Apple est peut-être la seule grande entreprise high-tech américaine à pouvoir se permettre ce coup d'éclat.

Le combat autour des données personnelles montre à quel point elles sont aujourd'hui au coeur de tous les business models.

Mais pour Apple, c'est moins le cas. Il vend ses produits, et il les vend cher. L'adage "Si c'est gratuit, c'est que c'est vous, le produit" ne s'applique pas à Apple.

Et, à la différence d'un Microsoft qui noue beaucoup de contrats avec les pouvoirs publics, Apple n'a pas à faire autant de compromis.

Il a donc une carte à jouer vis-à-vis de l'opinion, comme le dit Edward Snowden quand il tweete que les citoyens s'en remettent désormais à Apple pour défendre leurs droits, plutôt qu'à l'Etat. 

Mais cette carte est à double tranchant.

A défaut d'être considéré comme un défenseur des libertés, l'entreprise pourrait être accusée, comme le regrette l'oncle d'une victime d'extrémistes islamistes, de "protéger la vie privée d'un meurtrier aux dépens de la sécurité publique".  

Source :
http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/protection-de-la-vie-privee-le-trouble-jeu-d-apple-et-du-fbi_1765637.html

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 11:01

Transmis par Libérons Les le 19 février 2016

[Oaxaca] À plus de 9 mois de prison ferme, Miguel Betanzos lutte pour sa liberté et celle de sa commune Eloxochitlán de Flores Magón.

L’audience de Miguel est prévue pour le 22 février 2016, cependant si le Juge en charge retarde encore une fois le procès, l’audience sera reportée à plus tard et il faudra à nouveau attendre qu’un Juge fédéral puisse déterminer si le recours d’habeas corpus [Amparo] est applicable ou non.

« Je sais que cette lutte n’a pas été et ne sera pas facile, nous avons trébuché trop souvent, mais nous avons aussi appris à nous relever. Le gouvernement nous a mis face à de nombreux obstacles parce que nous sommes des gens humbles mais nous avons un grand cœur, un esprit inébranlable et une pensée commune ; je dis « nous » parce que je me sens avec vous qui luttez et résistez depuis votre tranchée : notre peuple… J’espère que cette rage, ce courage, cette nécessité que nous soyons bientôt tou-te-s réuni-e-s ne se perdra pas en simples paroles et que, dans les faits, nous continuerons d’exiger la liberté de tous nos compañeros qui sont en prison ».
– Miguel Betanzos –

Miguel Ángel Peralta Betanzos est un jeune anarchiste membre de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca. Le jeudi 30 avril 2015, vers 5 heures et demi de l’après-midi, Miguel Ángel Peralta Betanzos, membre de l’Assemblée Communautaire, a été arrêté au centre-ville de Mexico.

Cette arrestation s’est déroulée avec une grande violence par trois personnes en civil sans identification ni mandat d’arrêt, accompagnées de plus de 20 policiers « ministériels » de la ville de Mexico.

Toutes ces irrégularités concernant l’arrestation de Miguel constituent une attaque de plus contre l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán, dans la continuité de celles qui ont été perpétrées depuis 5 ans par Manuel Zepeda Cortéz.

Cet ex-président municipal siégea à la Présidence municipale après s’y être imposé de façon autoritaire piétinant ainsi le système communautaire basé sur les «  us et coutumes indigènes » dont l’Assemblée Générale est l’organe de prise de décisions.

Miguel est l’un des 12 prisonniers indigènes membres de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón*, communauté mazatèque de l’État d’Oaxaca, qui se trouvent enfermés dans les différentes geôles de cet état Mexicain.

Plus de 23 membres, hommes et femmes de l’Assemblée d’Eloxochitlán sont sous mandats d’arrêts et ont été criminalisés pour avoir défendu « les us et coutumes communautaires » qui prévoient une autre façon de choisir ses représentants, s’opposant aux partis politiques soutenus par les caciques locaux qui essaient d’imposer à tout prix leur pouvoir afin de mieux contrôler la communauté par la peur et la prison.

Les membres de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán ont dénoncé publiquement et sans relâche les nombreuses mesures arbitraires que le gouvernement de l’État d’Oaxaca et l’ex-président municipal Manuel Zepeda Cortéz leur ont fait subir.

Dans ce sens, Miguel a eu un rôle important, puisqu’il a accompagné, dénoncé et lutté contre les abus de pouvoir commis dans sa communauté.

Depuis 5 ans, Zepeda et ses proches exercent le pouvoir avec autoritarisme, utilisant la torture et la répression afin de mieux contrôler le village et détourner les ressources naturelles et économiques appartenant à la commune (pillage des ressources  comme le sable, le gravier et les roches de la rivière) au bénéfice de ses entreprises personnelles et de celles de ses proches.

C’est dans ce contexte que Miguel a été arrêté. Les délits qui lui sont imputés ainsi qu’à ses compagnon-ne-s de lutte, sont : homicide volontaire avec préméditation et tentative d’homicide volontaire.

Actuellement, Miguel se trouve dans la prison de San Juan Bautista Cuicatlán, Oaxaca. Plus de neuf mois après son arrestation, son procès se trouve dans une impasse.

En octobre dernier la défense a présenté un recours [habeas corpus] contre la décision de prison ferme ; à ce propos, trois audiences ont été reportées du fait de la négligence du Juge.

Depuis le début, les irrégularités de son procès ont été multipliées par tous les moyens possibles afin de prolonger sa détention passant outre les recommandations faites par les juges fédéraux, le manque de défense laissant le cas dans un flou juridique.

Tout ceci montre à quel point le procès juridique de tous les membres arrêtés de l’assemblée communautaire répond aux intérêts politiques du gouvernement d’Oaxaca et du groupe de pouvoir qui bénéficie de sa protection.

L’audience de Miguel est prévue pour le 22 février 2016, cependant si le Juge en charge retarde encore une fois le procès, l’audience sera reportée à plus tard et il faudra à nouveau attendre qu’un Juge fédéral puisse déterminer si le recours d’habeas corpus [amparo] est applicable ou non.

*Wilfrido Salazar, Fernando Gavito, Herminio Monfil, Jaime Betanzos, Rubén Cerqueda, Omar Morales, Alfredo Bolaños, Eleuterio Pineda, Ismael Reyes, Birigida Dominguez sont des membres de l’assemble communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón emprisonnés, leurs compagnons de lutte et amis lancent un appel pour leur libération immédiate, l’annulation des mandats d’arrêts et la tenue sans renvoi de l’audience de Miguel Betanzos ce 22 février 2016 pour ne pas prolonger encore plus son emprisonnement.

Sources :

– Cruz Negra Anarquista – Mexico : Actualización y denuncia sobre la situación de Miguel Peralta, indígena preso, 15/02/2016

– Reprise du contexte l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón, Oaxaca : Une histoire parmi tant d’autres de pillage et de mépris

- Fanzine à télécharger : Miguel Peralta Betanzos de l’Assemblée Communautaire d’Eloxochitlán de Flores Magón sur : https://liberonsles.wordpress.com

Plus d'infos :
https://liberonsles.wordpress.com/eloxochitlan-de-flores-magon/

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