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24 septembre 2019 2 24 /09 /septembre /2019 17:46

Le 24 septembre 2019

La Cour de justice de l'Union européenne aurait tranché en faveur de Google concernant le droit à l'oubli. La CNIL demandait à ce qu'il soit appliqué partout dans le monde et pas seulement restreint à l'Europe.

La CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) vient de perdre une bataille face à Google. La BBC a révélé ce mardi 24 septembre que la Cour de justice de l’Union européenne a tranché en faveur du géant américain concernant le droit à l’oubli.

Elle estime que Google n’a pas à faire respecter ce droit dans le monde entier.

Cela signifie concrètement que si un citoyen européen demande à Google de faire respecter son droit à l’oubli, la firme pourra n’effacer les résultats de recherche compromettants qu’en Europe. Les informations qui posent problème pourront toujours être visibles sur la version américaine du moteur de recherche par exemple.

Contactée par Numerama, la CNIL nous a fait savoir qu’elle n’avait pas encore reçu la notification officielle de la Cour de justice de l’Union européenne et qu’elle n’était de fait pas en mesure de commenter cette décision.

Nos confrères de Next Inpact ont publié la décision de la CJUE en ligne.
Lire ici :
https://cdn2.nextinpact.com/medias/arret-c_136_17fr.pdf

Le droit à l’oubli est censé permettre à n’importe quel internaute d’obtenir le retrait de références à sa propre personne, dans des articles, publications de blogs ou résultats de recherche Google. Il peut également s’agir d’images. L’entreprise se réserve ensuite le droit d’accéder ou non à la requête.

Elle peut notamment refuser si elle estime que l’information dont on exige le retrait présente un intérêt public important.

Elle jugera alors qu’il vaut mieux pour le public que la donnée reste disponible en ligne.

Une bataille juridique qui dure depuis 2015

La CNIL avait poursuivi en justice Google dès 2015. La Commission ordonnait à ce dernier de faire valoir le droit à l’oubli au niveau mondial, quelle que soit la nationalité de l’internaute, lorsqu’il s’agissait de fausses informations, d’informations diffamatoires ou blessantes.

L’année suivante, Google avait mis en place un système de géolocalisation. Les utilisateurs européens ne pouvaient plus voir les liens et résultats de recherche supprimés en vertu du droit à l’oubli, mais les autres le pouvaient encore.

L’entreprise estimait que rendre le droit à l’oubli mondial pourrait permettre des dérives, notamment de la part de gouvernements autoritaires qui pourraient en abuser pour couvrir des exactions.

Elle était soutenue dans ce combat par d’autres firmes comme Microsoft et la fondation Wikimedia, mais également des organismes de défense de liberté de la presse.

La justice a finalement donné raison à Google sur ce point. Le journaliste Mark Scott, qui travaille pour Politico, a publié une réponse de Google sur Twitter, qui explique se battre depuis 2014 pour le respect du droit à l’oubli des Européens.

«  C’est bien de voir que la justice nous donne raison », se félicite la firme.

Source :
https://www.numerama.com/tech/550280-google-le-droit-a-loubli-des-europeens-se-limite-a-leurope-estime-la-justice.html

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19 septembre 2019 4 19 /09 /septembre /2019 10:16

Le 13 septembre 2019

Relations internationales, entreprises du numérique, vie en ligne... L’onde de choc provoquée par la plus importante fuite de documents de l’histoire des services de renseignements américains se mesure encore aujourd’hui.

Dans la nuit du 5 au 6 juin 2013, le quotidien britannique The Guardian publie sur son site Internet un document secret inédit, le premier d’une invraisemblable archive soustraite à la National Security Agency (NSA).

Derrière cette fuite, la plus importante de l’histoire des services de renseignement américains, un ancien agent de la CIA et sous-traitant de la NSA : l’Américain Edward Snowden.

Devenu le lanceur d’alerte le plus célèbre de la planète, il publie, jeudi 19 septembre, une autobiographie, Mémoires vives (Seuil). Il y détaille les raisons de son passage à l’acte : l’occasion d’un bilan de ce que l’on appelle désormais les « révélations Snowden ».

Les documents extraits par le jeune Américain ont donné un aperçu inédit et détaillé des capacités d’espionnage d’Internet développées par les deux principales puissances occidentales en la matière, les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

Ils attestent de la visée maximaliste de leur collecte de données, signe d’un bouleversement de la logique des services de renseignement : leur but est d’aspirer un maximum d’informations issues de l’écosystème numérique pour ensuite stocker et trier les données utiles à leurs enquêtes.

Les documents Snowden ont également permis de révéler comment les services américains et britanniques, afin de collecter toujours plus de données, n’hésitaient pas à s’en prendre à des entreprises de leur propre pays – en piratant par exemple les liaisons entre les centres de données de Google – voire à affaiblir des standards technologiques utilisés par tous, en influençant la conception de certains algorithmes de chiffrement pour les rendre moins robustes.

La posture américaine affaiblie

Evidemment, depuis, on n’a pas mis fin à la surveillance du Net, et la NSA n’a pas été démantelée. Plusieurs évolutions aux Etats-Unis sur le dossier sont cependant à mettre au crédit des « révélations Snowden ».

En décembre 2013, un tribunal fédéral a qualifié de « quasiment orwellien » l’un des programmes révélés par le lanceur d’alerte.

Quelques mois plus tard, une mission d’inspection indépendante a conclu que ce programme était vraisemblablement inconstitutionnel et devait être réformé, avant qu’une cour de justice ne le juge purement et simplement illégal.

Peu de temps après, les Etats-Unis ont adopté une loi modifiant en profondeur ce programme, une première depuis le 11-Septembre.

Les révélations ont aussi montré que les grandes entreprises numériques, lorsqu’elles n’étaient pas victimes des agences de renseignement, en étaient complices.

Un statut difficile à assumer vis-à-vis de leurs utilisateurs et clients étrangers.

Les révélations Snowden ont donc écorné la relation entre l’administration américaine et les géants américains du numérique, creusant un fossé qui n’a toujours pas été comblé.

Dans certains pays, comme l’Allemagne et le Brésil, les révélations Snowden ont provoqué un véritable débat politique, voire dans le cas allemand, un examen minutieux des pratiques de leurs services de renseignement.

Les documents de la NSA ont aussi largement pesé sur les relations internationales : au-delà de la crispation passagère entre les Etats-Unis et certains de leurs alliés, ils ont durablement affaibli la posture américaine sur les questions numériques.

Difficile de se présenter comme champion de l’Internet libre lorsqu’on a mis Internet sous surveillance.

Les révélations sont ainsi intervenues alors que les Etats-Unis accusaient la Chine d’espionnage économique, fragilisant ainsi nettement leur posture dans ces âpres négociations.

Ces révélations ont parfois servi de levier dans certaines discussions internationales, en particulier au niveau européen. Le règlement général sur la protection des données (RGPD), entré en application fin mai, a été sorti de l’ornière à la suite du débat occasionné par les documents Snowden.

Le Safe Harbor, un accord transatlantique sur les données personnelles, a été annulé par la justice européenne sur la base des révélations Snowden.

Pour les utilisateurs du Web et ses bâtisseurs, les changements techniques intervenus sur Internet sont, eux, beaucoup plus importants.

Les mesures techniques destinées à protéger les données des utilisateurs sont devenues beaucoup plus courantes.

Le chiffrement des communications s’est généralisé : une part croissante du trafic sur Internet est désormais illisible par des tiers, tout comme les messages de certaines applications de messagerie, tel WhatsApp, protégeant ainsi les communications contre les velléités d’écoute des services de renseignement ou des pirates.

« L’année 2016 a été une année pivot dans l’histoire de l’informatique, la première année depuis l’invention d’Internet où il y a eu davantage de trafic Internet chiffré que non chiffré. Internet est clairement plus sécurisé aujourd’hui qu’il ne l’était en 2013 », écrit Snowden dans ses Mémoires.

« Service public »

Les révélations du lanceur d’alerte ont surtout permis une prise de conscience, selon le principal intéressé. « Les gens disent que rien n’a changé parce qu’il y a encore de la surveillance de masse.

Mais ce n’est pas comme ça que vous mesurez le changement. Tout a changé [depuis 2013] », expliquait-il en 2018. « Au niveau international, les divulgations ont contribué à raviver les débats sur la surveillance.

Pour la première fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les gouvernements de toutes les démocraties libérales de la planète ont débattu du droit à la vie privée », précise-t-il dans ses Mémoires. Il n’est pas le seul.

« Je pense qu’il a rendu un service public en soulevant ce débat », a affirmé, en 2016, Eric Holder, qui était ministre de la justice lorsque le lanceur d’alerte est sorti du bois.

Cela alors qu’Edward Snowden continue de peser sur le sujet, même s’il est exilé à Moscou. Après avoir révélé au monde son identité depuis un hôtel à Hongkong, Edward Snowden, devenu l’homme le plus recherché de la planète, a embarqué dans un vol en direction de l’Amérique latine.

Il n’y parviendra jamais : son passeport annulé par les autorités américaines l’a contraint à ne jamais quitter la Russie, où il devait effectuer une correspondance.

Il y a depuis établi résidence et obtenu un permis de séjour.

Mais il intervient régulièrement, par vidéoconférence, aux quatre coins de la planète. Avant la sortie de son livre, Edward Snowden avait déjà fait l’objet d’un documentaire, Citizenfour (2014), de Laura Poitras, et d’un film, Snowden (2016), réalisé par Oliver Stone.

Du côté des agences de renseignement, dont certains des documents les plus secrets ont été publiés, on a eu de cesse de l’accuser d’avoir causé d’irréparables dégâts à la sécurité nationale.

« Ce qu’Edward Snowden a fait a compromis notre capacité à protéger le Royaume-Uni, causant des dommages graves à notre sécurité. Il doit en être tenu responsable », a déclaré en juin 2018 Jeremy Fleming, le chef du Government Communications Headquarters (GCHQ) britannique, l’une des deux agences au cœur des révélations.

« La NSA a servi toutes sortes de rhétoriques alarmistes et irréfléchies sur les prétendus dégâts que les documents Snowden auraient causés, mais jamais de preuve ne serait-ce que d’une seule vie mise en danger », a rétorqué l’année dernière Glenn Greenwald, le journaliste vers qui s’est tourné en premier Edward Snowden.

Martin Untersinger

Source :
https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/09/13/ce-que-les-revelations-snowden-ont-change-depuis-2013_5509864_4408996.html

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17 septembre 2019 2 17 /09 /septembre /2019 10:10

Le 16 septembre 2019

Edward Snowden « aimerait beaucoup » qu’Emmanuel Macron lui accorde l’asile.

Le lanceur d’alerte, qui réside en Russie, a réitéré lundi matin son souhait d’être accueilli par la France. Il assure avoir demandé en vain l’asile à Paris dès 2013, sous la présidence de François Hollande.

Le lanceur d’alerte Edward Snowden, réfugié en Russie après avoir dénoncé le système de surveillance massive des services secrets américains en 2013, « aimerait beaucoup » que le président français, Emmanuel Macron, lui accorde le droit d’asile, a-t-il déclaré dans une interview à France Inter enregistrée vendredi 13 septembre et diffusée lundi matin.

« On ne veut pas que la France devienne comme ces pays que vous n’aimez pas. Le plus triste dans toute cette histoire, c’est que le seul endroit où un lanceur d’alerte américain a la possibilité de parler, ce n’est pas en Europe, mais c’est ici [en Russie] », déclare l’ancien espion américain.

Dans cet entretien, Edward Snowden rappelle avoir demandé en vain l’asile en France dès 2013, sous la présidence de François Hollande.

« Evidemment, j’aimerais beaucoup que monsieur Macron m’accorde le droit d’asile », ajoute-t-il, tout en précisant :

« Ce n’est pas seulement la France qui est en question, c’est le monde occidental, c’est le système dans lequel on vit. Protéger les lanceurs d’alerte, ça n’a rien d’hostile. Accueillir quelqu’un comme moi, ce n’est pas attaquer les Etats-Unis. »

M. Snowden a demandé leur protection à plus de vingt pays, dont la France et l’Allemagne, qui ont tous refusé pour une raison ou une autre.

« C’est quelqu’un qui a rendu service à l’humanité »

Dimanche, la ministre de la justice, Nicole Belloubet, a affirmé être « pour » que la France accorde l’asile politique au lanceur d’alerte sur le plateau du « Grand Jury » RTL-Le Figaro-LCI. De son côté, l’Elysée a fait savoir à RTL qu’il s’agissait d’une prise de position personnelle.

L’eurodéputée La République en marche Nathalie Loiseau s’est également dite favorable à l’accueil par la France de M. Snowden : « C’est quelqu’un qui a rendu service à l’humanité, quelqu’un qui nous a montré, preuves à l’appui, qu’il y avait un système de surveillance extraordinairement vaste, travaillant avec des entreprises qui acceptaient de donner leurs données dans le dos [des] utilisateurs », a-t-elle déclaré sur France Inter lundi, avant de lancer : « Merci Edward Snowden ! »

« Je serais très heureuse qu’il soit en Europe », a-t-elle ajouté, tout en soulignant qu’aujourd’hui, « aucun pays européen n’a donné l’asile à Snowden. On est en décalage complet par rapport aux valeurs qu’on porte ».

« Notre pays doit honorer ceux qui combattent pour lui », a réagi dans un communiqué le député européen Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), qui avait demandé dès 2013 que l’asile soit accordé à Edward Snowden et a assuré le lanceur d’alerte de son « soutien » dans cette démarche.

Employé de l’agence américaine de renseignement NSA devenu lanceur d’alerte, Edward Snowden avait révélé en 2013 l’existence d’un système de surveillance mondiale des communications et d’internet.

Il s’est réfugié en 2013 en Russie et a vu son permis de séjour renouvelé jusqu’en 2020. Les Etats-Unis l’ont inculpé pour espionnage et vols de secrets d’Etat.

Il sortira le 17 septembre ses mémoires, publiées simultanément dans une vingtaine de pays dont les Etats-Unis, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Brésil ou encore Taïwan.

Source :
https://www.lemonde.fr/pixels/article/2019/09/16/edward-snowden-demande-a-emmanuel-macron-de-lui-accorder-l-asile-en-france_5510890_4408996.html

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15 septembre 2019 7 15 /09 /septembre /2019 09:25

Le 24 mai 2016

Une enquête du magazine ProPublica montre que des juges américains se reposent sur un « logiciel raciste » pour évaluer le risque de récidive ou de commission de crimes et délits d'un individu, lorsqu'il faut décider de le remettre en liberté.

Les États-Unis ont une passion pour la prison. Le pays a le taux d’incarcération le plus élevé au monde, avec 743 prisonniers pour 100 000 habitants (contre 102 en France), et l’on estime que les prisonniers américains représentent près d’un quart (23 %) de l’ensemble de la population carcérale mondiale !

Selon les statistiques officielles, plus des deux tiers des personnes incarcérées aux États-Unis sont des Afro-Américains, alors qu’ils ne représentent que 13 % de la population.

Mais quand il s’agit de libérer un individu ou de lui faire bénéficier d’une peine alternative, une part importante de la décision est de plus en plus mise entre les mains d’un algorithme secret, qui serait lui-même coupable de racisme.

Le magazine ProPublica a en effet publié une longue enquête sur un logiciel utilisé par l’administration judiciaire dans près d’une dizaine d’États aux États-Unis (Arizona, Colorado, Delaware, Kentucky, Louisiane, Oklahoma, Virginie, Washington et Wisconsin), vendu par la société privée Northpointe, dont le slogan est « Faire avancer la justice. Embrasser la communauté ».

Avec ce logiciel, les juges qui doivent décider d’une remise en liberté peuvent consulter une « note de risque » de 1 à 10, calculée selon les réponses à 137 questions complétées par l’administration pénitentiaire ou par le prisonnier lui-même.

La note permet d’évaluer le risque de commission d’un délit ou d’un crime de toute nature après la libération, ou le risque de récidive.

La tentation est grande pour les juges, qui le feraient de plus en plus, de se reposer largement sur ce logiciel « scientifique » pour décider de l’avenir de l’individu.

Un logiciel raciste par préjugés ?

Or les journalistes ont découvert que ce logiciel, inventé en 1989 par un professeur de statistiques et le gestionnaire d’un programme pénitencier, n’avait jamais fait l’objet d’une évaluation sérieuse de son efficacité, et surtout de son éventuel effet discriminatoire.

Pourtant, en examinant les notes de risques attribuées à plus de 7 000 individus dans un conté de Floride en 2013 et 2014, ProPublica a remarqué que le logiciel était tout sauf fiable, et tout sauf impartial :

  • 20 % des personnes notées comme « à risque » de commettre des crimes violents en ont effectivement commis un dans les années suivantes ;
  • Quand l’individu est noir, le logiciel a deux fois plus tendance à juger à tort que la personne est à risque ;
  • Quand l’individu est blanc, le logiciel a davantage tendance à juger à tort que la personne n’est pas à risque.

L’enquête de ProPublica ne va pas jusqu’à accuser NorthPointe de racisme volontaire, d’autant que la « race » (selon la terminologie américaine) ou la couleur de peau ne fait pas partie des 137 questions sur lesquelles l’algorithme se base.

Mais ce dernier est un secret industriel bien gardé, et les journalistes se demandent si certains facteurs de risque n’ont pas un poids excessif dans l’algorithme, alors qu’ils sont sociologiquement plus fréquents chez les Noirs pour des raisons historiques de ségrégation sociale (pauvreté, absence de diplôme, cercle d’amis qui incluent des vendeurs ou consommateurs de drogues, etc.).

Le logiciel serait donc indirectement raciste, et pourrait conforter les juges dans leur propre racisme, voire les conduire à un racisme inconscient qui n’était pas le leur.

Il est en effet possible que certains juges ne remettent pas en cause leurs préjugés erronés sur le risque de récidive ou de crime plus élevés chez les Noirs, en voyant une confirmation de leur racisme par un logiciel « scientifique » qui est pourtant lui-même biaisé.

Source :
https://www.numerama.com/politique/172272-aux-usa-logiciel-aide-juges-a-devenir-racistes.html

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12 septembre 2019 4 12 /09 /septembre /2019 14:25

Le 2 septembre 2019

Ils sont 2,5 fois plus susceptibles de mourir lors d’une rencontre avec des policiers que des hommes blancs

Une étude récente réalisée par l’Académie nationale des sciences des Etats-Unis a révélé qu’un Noir sur mille est susceptible d’être tué par la police américaine.

Le rapport, paru une première fois le lundi 5 août 2019 dans PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America) dresse une liste de probabilités, pour chaque groupe ethnique, de périr lors d’une confrontation avec les forces de l’ordre.

Les Noirs sont les plus vulnérables

Les hommes noirs sont à la tête du classement par rapport à tous les autres groupes avec 2,5 fois plus de risques d’être tués par la police américaine. Un sociologue de l’université Rutgers déclare même, dans un article du Los Angeles Times qui traite du sujet, que les Noirs sont « plus susceptibles d’être tués par la police que de gagner à un jeu à gratter ».

Les chiffres sont effectivement frappants. Les hommes et les garçons noirs ont plus de risques de mourir que leurs congénères blancs en cas de frottement avec les forces de l’ordre. Tandis que les femmes et filles noires sont également plus à risque d’être tuées par la police que les femmes et enfants amérindiens, latinos et asiatiques.

La violence policière, l’une des principales causes de mortalité des jeunes hommes

Selon l’étude, entre 2013 et 2018, les risques pour les hommes et garçons latinos d’être abattus par les policiers étaient de 1,4 fois plus élevés que pour les Blancs. Chez les Amérindiens, ce risque était de 1,2 à 1,7 fois plus élevé.

Une autre étude publiée en 2018 dans la revue médicale The Lancet avait expliqué que cette augmentation des risques était due à l’accroissement du nombre de personnes noires ayant des problèmes de santé mentale comme la dépression ou des désordres émotionnels dans les lieux où ces meurtres avaient lieu.

Les jeunes hommes noirs âgés de 20 à 24 ans sont les plus touchés puisqu’ils baignaient dans l’adolescence et s’exposent ainsi plus au danger.

Les femmes noires ne sont pas à l’abri non plus

Même si les femmes et filles noires avaient 20 fois moins de risques de mourir des mains de la police américaine, elles restent en tête de liste par rapport aux autres femmes issues d’autres communautés.

Les chercheurs ont effectivement révélé que les femmes noires avaient environ 1,4 fois plus de risques d’être tuées par la police que les femmes blanches.

Derrière elles, les Amérindiennes sont 1,1 à 2,1 fois plus à risque de périr de la main d’un agent de police que les femmes blanches.

Néanmoins, constat surprenant, les Asiatiques et personnes venant du Pacifique, qu’ils soient hommes ou femmes, avaient deux fois moins de risques d’être tués par la police américaine que leurs homologues blancs. Les femmes latinos avaient également 12 % à 23 % moins de risques de mourir que les femmes blanches.

Source :
https://dailygeekshow.com/homme-noir-probabilite-abatu-police-etats-unis/

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9 septembre 2019 1 09 /09 /septembre /2019 09:41

Le 2 septembre 2019

Ceux qui se gargarisent à longueur d'édito de leur liberté d'expression, qui scandent d'une même voix qu’« ils sont tous Charlie », se prévalant d'une intrépidité toute relative quand les nouveaux Charlie relèvent autant du monde politique, économique, financier ou people, ceux-là ferment merveilleusement leur gueule quand il s’agit de dénoncer la détention de Julian Assange, dans des conditions qui semblent s’inspirer de ces dictatures que ces mêmes journalistes aiment tant montrer du doigt, enfin surtout celles à qui l’Occident ne vend pas des armes.

Dans un édito vibrant, l’outrecuidante Béatrice Delvaux nous promettait en 2015 de « continuer à l’ouvrir ».

Á l’époque, nous exprimions au contraire « qu'elle l'avait toujours fermée, sauf quand il s'agissait de défendre patrons et capitaines d'industrie »(1).

Comme ses amis des autres médias du plat pays, de l’hexagone ou d’ailleurs, avant et après 2015, ils continuent à vendre leur spectacle d’une société démocratique, ouverte, où la pluralité des positions pourraient se faire entendre… afin de maintenir cette illusion, il leur faut donc occulter, lisser, feindre le dialogue, diaboliser, « feuilletoniser » l’information (cf. la formation du gouvernement fédéral).

Quand les médias du pouvoir ferment leur gueule

De cette dramatique désinformation systémique, nous pouvons toutefois tirer un enseignement qui n’est pas négligeable et s’offre comme un argument imparable à la lancinante rengaine de la « liberté de la presse ».

Car où êtes-vous vaillants journalistes, courageux éditorialistes, alors que celui qui a révélé au monde les pratiques criminelles et mensonges éhontés de nos gouvernements croupi depuis 5 mois dans une prison londonienne, après avoir passé quelques 2.555 jours enfermé dans une pièce à l’ambassade d’Équateur ?

Qu’attendez-vous pour « l’ouvrir » ?

C’est que vous ne pouvez pas, comme vous ne pouviez pas relayer cette incroyable censure dont fut frappé le magazine Financité de la part du journal La Libre, à laquelle nous avons consacré une enquête conséquente(2) ; alors que toutes les rédactions ont, selon nos sources, largement ouvert le communiqué de presse envoyé à l’époque par la rédaction de Financité, seul un média relaya l’information dans une brève (la RTBF), étonnamment, celle-ci étant habituée à l’obéissance canine comme ses consœurs.

La liberté de la presse est un spectacle, pas une vérité : pour qu’il continue à se jouer, il faut donc alimenter le premier et ne pas rechercher la seconde.

Voilà donc, entre autres, pourquoi ça ne va pas : que vous vous disiez de gauche, de droite, pro-ci, anti-ça, pro-ça, anti-ci, la formation de nos idées ne peut se faire lorsque nous n’avons pas à notre disposition les éléments pour les édifier convenablement.

Alexandre Penasse

Source :
http://www.kairospresse.be/article/tous-assange

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8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 09:42

Le 30 août 2019

La plupart des failles utilisées se trouvaient dans le navigateur Safari. Une fois installé, le logiciel malveillant a pu accéder aux photos, à la géolocalisation des utilisateurs et à d'autres données.

Les experts en sécurité de Google ont découvert qu'une opération de piratage avait ciblé les iPhone pendant au moins deux ans, et implantait, via des sites internet, des logiciels malveillants pour accéder aux photos, à la géolocalisation des utilisateurs et à d'autres données.

Dans un article publié jeudi 30 août sur le blog du Projet Zero de Google, les experts estiment que les sites web qui ont été piratés pour héberger ces attaques reçoivent plusieurs milliers de visiteurs par semaine. Ils n'ont toutefois pas précisé quels sites étaient concernés.

"Une simple visite sur l'un des sites piratés suffisait au serveur d'exploitation pour attaquer votre appareil, et, en cas de succès, installer un programme de surveillance", raconte Ian Beer, du Projet Zero.

Google a informé Apple en février

Une fois installé, le logiciel malveillant "va en premier lieu voler les fichiers et télécharger les données de géolocalisation", ajoute l'expert, précisant qu'il a également pu accéder à des messages cryptés partagés via des applications comme Telegram et WhatsApp.

La messagerie instantanée de Google, Google Hangouts, ainsi que Gmail ont également été affectés, souligne Ian Beer sur le blog Projet Zero, qui fournit des détails sur la manière dont le logiciel malveillant a ciblé et exploité les vulnérabilités de l'iPhone.

La plupart de ces failles se trouvaient en fait dans le navigateur Safari. Selon Ian Beer, Google a informé Apple de ces attaques au mois de février, à la suite de quoi le géant à la pomme a délivré un correctif de sécurité.

Source :
https://www.francetvinfo.fr/internet/google/google-revele-un-piratage-de-plusieurs-annees-sur-les-iphones_3596627.html

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7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 10:10

Le 27 août 2019

Depuis des années, la législation américaine ultralibérale permet un trafic illégal d’armes qui touche fortement les Caraïbes et l’Amérique latine.

lors que le débat sur le contrôle du port d’arme resurgit aux Etats-Unis après chaque tuerie de masse – dont les dernières en date à El Paso et Dayton –, les armes à feu états-uniennes envahissent les pays voisins. Véritable fléau, elles provoquent nombre d’agressions et de meurtres en Amérique latine et aux Caraïbes.

La Jamaïque, où le taux d’homicides est parmi les plus élevés au monde, est l’un des pays les plus touchés par le phénomène, relate le New York Times dans une longue enquête publiée le 25 août. La législation y est pourtant considérée comme relativement restrictive, la licence de port d’arme étant délivrée sous des conditions précises (contrôle d’antécédents médicaux, motif légitime à posséder une arme à feu, armes automatiques interdites…).

Quelque 45 000 armes légales sont en circulation dans ce pays de près de 3 millions d’habitants.

Pourtant, l’île des Caraïbes est submergée par les armes illégales. Les autorités, qui estiment que 200 armes à feu entrent chaque mois illégalement dans le pays, demandent régulièrement aux autorités américaines d’examiner les armes saisies lors de raids de police, sur les routes et dans les ports. Sur les 1 500 armes examinées de 2016 à 2018, 71 % venaient des Etats-Unis.

Une arme achetée en Caroline du Sud retrouvée en Jamaïque

Le parcours d’une arme en particulier a pu être établi, des Etats-Unis à la Jamaïque, grâce à une analyse balistique. Dans un pays où les armes à feu jouent un rôle central dans les crimes, des noms leur sont même donnés pour tenir un décompte des victimes qu’elles font. Celle-ci, appelée Briana, en aura fait neuf.

A l’origine, ce Browning 9 millimètres a été acheté en 1991 par un fermier de Greenville (Caroline du Sud). Il disparaît ensuite des radars pendant vingt-quatre ans avant de subitement être mêlé à plusieurs bains de sang en Jamaïque pendant trois années. Il sera finalement récupéré par la police jamaïcaine àl’issue d’une fusillade.

Le suivi erratique de cette arme est loin d’être une surprise. Une loi ratifiée en 1986 par le président Reagan interdit toute création de registre national d’armes à feu, sous la pression du lobby exercé par la National Riffle Association (NRA).

Si les marchands d’armes agréés enregistrent leurs ventes, ils ne sont généralement pas tenus de les signaler aux autorités.

Si une arme à feu est volée, perdue ou remise à un tiers, des déclarations aux commissariats ne sont pas systématiquement nécessaires. Suivre la trace des 300 millions d’armes à feu en circulation aux Etats-Unis relève dès lors d’une mission impossible.

« C’est le crime à l’arme à feu typique, explique Joseph Blocher au New York Times, professeur de droit de l’université de Duke. Elles sont presque toutes issues d’une vente légale et sont ensuite transmises, volées ou disparaissent d’une autre manière avant de réapparaître dans un crime. »

Mexique, Honduras, Guatemala…

La Jamaïque est loin d’être le seul pays dans cette situation. Au Mexique, une étude balistique des armes à feu trouvées sur des lieux de crimes indique que 70 % d’entre elles sont d’origine états-unienne, expliquait en mai The Economist.

Le taux d’homicide par arme à feu au Mexique est passé de 16 % en 1997 à 66 % en 2017. Durant ces deux décennies, plus de 16 000 Mexicains ont été tués par une arme fabriquée aux Etats-unis, contre 14 542 Américains au cours de cette même période. Pour résumer : une arme états-unienne est plus susceptible de tuer au Mexique que chez elle.

Comment ces armes se retrouvent-elles au-delà des frontières des Etats-Unis ? Elles viennent principalement de ports de Floride, dissimulées au milieu d’autres biens importés.

Au Honduras, où la moitié des armes non enregistrées proviennent également des Etats-Unis, il est connu que des passeurs emballent les armes à feu dans du papier aluminium et les immergent dans de la peinture pour éviter toute détection par les appareils à rayons X, quand ils ne soudoient pas simplement des agents des douanes.

Une fois au Mexique, les armes se retrouvent entre les mains de cartels de drogue ou sont expédiées à des gangs au Honduras, au Guatemala et au Salvador. Des pays confrontés à une épidémie de violence armée, poussant chaque année des milliers de personnes à fuir leur pays natal. Avec comme principale destination les Etats-Unis.

Source :
https://www.lemonde.fr/big-browser/article/2019/08/27/la-circulation-des-armes-aux-etats-unis-provoque-aussi-des-tueries-dans-les-pays-voisins_5503462_4832693.html

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6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 10:11

Le 21 août 2019

Et de trois ! Avec la commande du El Capitan, un super-ordinateur de la classe « exascale », que vient de passer le ministère de l’énergie du gouvernement américain, c’est le troisième « croqueur de nombres » de cette nouvelle catégorie acheté par les pouvoirs publics des Etats-Unis.

Il promet de réaliser un milliard de milliards d’opérations (ou 1018) par seconde. Contre un chèque de 600 millions de dollars au constructeur Cray.

Il sera destiné aux recherches sur les armes nucléaires. Livraison promise fin 2022.

Même constructeur pour pour que les deux précédents, Aurora qui sera installé à l’Argonne National Laboratory et Frontier au Oak Ridge National Laboratory (ORNL), qui seront livrés dès 2021.

Lire la suite :
https://www.lemonde.fr/blog/huet/2019/08/21/les-usa-relancent-la-course-aux-super-ordinateurs/

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4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 10:08

Le 9 août 2019

Quelques écoles chinoises utilisent des casque conçus par une startup américaine, BrainCo, pour évaluer la concentration des écoliers.

On ne lira jamais assez de romans dystopiques... Des écoles chinoises vont utiliser des casques pour mesurer la concentration des élèves, d’après le South China Morning Post. Ces appareils sont conçus par la startup américaine BrainCo.

Les casques en question utilisent des électroencéphalogrammes pour détecter les signaux envoyés par les cerveaux des écoliers. Ces signaux sont ensuite convertis par un algorithme, en temps réel, pour évaluer la concentration de l’élève.

Non seulement les résultats sont transmis sur un écran en direct, mais en plus, chaque casque dispose d’un voyant lumineux à l’avant.

Si la lumière est bleue, cela veut dire que l’élève est relâché, si elle est jaune, il est concentré, et si elle est rouge, il est très concentré.

La startup BrainCo explique que ses casques sont seulement utilisés à titre d’essai dans quelques écoles, et que leur unique but serait d’aider les élèves à augmenter leur concentration.

On imagine déjà le bulletin de classe avec un code couleur pour indiquer si l’enfant était suffisamment attentif.

Source :
https://www.huffingtonpost.fr/entry/des-casques-pour-surveiller-la-concentration-des-eleves-en-chine_fr_5d4d7a68e4b0066eb710ad66

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3 septembre 2019 2 03 /09 /septembre /2019 10:38

Le 13 août 2019

Londres, Royaume-Uni - Investig'Action

La tribune libre ci-dessous a été proposée par le professeur Nils Melzer, Rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, pour être publiée à l’occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, le 26 juin 2019, au Guardian, au Times, au Financial Times, au Sydney Morning Herald, à The Australian, au Canberra Times, au Telegraph, au New York Times, au Washington Post, à Reuters et à Newsweek. Tous ont refusé de la publier.

Je sais, vous pensez peut-être que je me leurre. Comment la vie dans une ambassade avec un chat et un skateboard peut-elle être assimilée à de la torture ? C’est exactement ce que j’ai pensé, moi aussi, quand Assange a demandé protection à mon bureau.

Comme la plupart des gens, j’avais été inconsciemment intoxiqué par la campagne de diffamation incessante, qui avait été menée au fil des ans. Il a donc fallu qu’on frappe une deuxième fois à ma porte pour attirer mon attention, vu ma réticence.

Mais une fois que j’ai examiné les faits de cette affaire, ce que j’ai trouvé m’a rempli de répulsion et d’incrédulité.

C’est sûr, avais-je pensé, Assange doit être un violeur ! Mais ce que j’ai découvert, c’est qu’il n’a jamais été accusé d’une infraction sexuelle.

Certes, peu après que les USA eurent encouragé leurs alliés à trouver des raisons de poursuivre Assange, les procureurs suédois ont informé la presse de boulevard qu’il était suspecté d’avoir violé deux femmes.

Curieusement, les femmes elles-mêmes n’ont jamais affirmé avoir été violées, ni n’ont eu l’intention de porter plainte pour un crime. Imaginez donc !

De plus, l’examen médico-légal d’un préservatif présenté comme preuve, supposément porté et déchiré pendant les rapports sexuels avec Assange, n’a révélé aucune présence d’ ADN, ni celui d’Assange, ni celui de la femme, ni de qui que ce soit.

Allez comprendre.

Une femme a même envoyé un texto disant qu’elle voulait seulement qu’Assange passe un test de dépistage du VIH, mais que la police était « très enthousiaste à l’idée de lui mettre la main dessus ».

Encore une fois, allez comprendre.

Dès lors, la Suède et la Grande-Bretagne ont tout fait pour empêcher Assange de faire face à ces allégations sans avoir à s’exposer simultanément au risque d’une extradition vers les USA et donc à un simulacre de procès suivi d’une peine de prison à vie.

Son dernier refuge avait donc été l’ambassade de l’Équateur.

D’accord, me suis-je dit, mais Assange doit sûrement être un hacker !

Mais ce que j’ai découvert, c’est que toutes ses révélations lui avaient été divulguées librement, et que personne ne l’accuse d’avoir piraté un seul ordinateur.

En fait, la seule accusation, contestable, de piratage informatique contre lui a trait à une tentative infructueuse de pirater un mot de passe qui, si elle avait réussi, aurait pu aider sa source à couvrir ses traces.

Bref, une chaîne, spéculative et inconséquente d’événements isolés : un peu comme si on essayait de poursuivre en justice un conducteur qui a tenté sans succès de dépasser la limite de vitesse, mais a échoué parce que sa voiture n’était pas assez puissante.

Bon, alors, me suis-je dit, au moins on peut être sûrs qu’Assange est un espion russe, qu’il s’est ingéré dans les élections usaméricaines et qu’il a causé des morts par négligence !

Mais tout ce que j’ai trouvé, c’est qu’il publiait constamment des informations véridiques d’intérêt public sans aucun abus de confiance, manquement à un devoir ou une allégeance.

Oui, il a dénoncé des crimes de guerre, de la corruption et des violations, mais ne confondons pas sécurité nationale et impunité gouvernementale.

Oui, les faits qu’il a révélés ont permis aux électeurs usaméricains de prendre des décisions en meilleure connaissance de cause, mais n’est-ce pas simplement la démocratie ?

Oui, il y a des discussions éthiques à avoir sur la légitimité de publications de documents secrets non expurgées.

Mais si un préjudice réel avait réellement été causé, comment se fait-il que ni Assange ni WikiLeaks n’ont jamais fait l’objet d’accusations criminelles ou de poursuites civiles pour une indemnisation équitable ?

Mais alors, me suis-je retrouvé à plaider, Assange doit sûrement être un narcissique égocentrique, faisant du skate à travers l’ambassade d’Équateur et étalant des excréments sur les murs ?

Eh bien, tout ce que j’ai entendu du personnel de l’ambassade, c’est que les inconvénients inévitables de son hébergement dans leurs bureaux ont été gérés avec un respect et une considération mutuels.

Cela n’a changé qu’après l’élection du président Moreno, lorsqu’on leur a soudainement demandé de trouver de quoi salir Assange et, quand ils ne l’ont pas fait, ils ont été rapidement remplacés.

Le Président a même pris sur lui d’étaler ses ragots urbi et orbi, et de dépouiller personnellement Assange de son asile et de sa citoyenneté équatorienne au mépris de toute procédure légale.

Mais j’ai finalement réalisé que j’avais été aveuglé par la propagande et qu’Assange avait été systématiquement calomnié pour détourner l’attention des crimes qu’il avait dénoncé.

Une fois déshumanisé par l’isolement, les moqueries et la honte, comme les sorcières que nous avions coutume de brûler sur le bûcher, il était facile de le priver de ses droits les plus fondamentaux sans provoquer l’indignation publique dans le monde entier.

C’est ainsi qu’un précédent juridique est en train d’être établi, par l’entrée de service de notre propre complaisance, qui peut être appliqué, et le sera à l’avenir, aussi bien à des révélations du Guardian, du New York Times ou d’ABC News.

Très bien, me direz-vous, mais qu’est-ce que la calomnie a à voir avec la torture ? Eh bien, c’est une pente glissante.

Ce qui peut sembler n’être qu’une simple “calomnie” dans le débat public, devient rapidement une “intimidation” lorsque c’est est utilisé contre des personnes sans défense, et même de la “persécution” lorsque l’État est impliqué.

Maintenant, ajoutez-y le caractère intentionnel et les souffrances pénibles, et ce que vous obtenez, c’est de la torture psychologique au sens plein du terme.

Oui, vivre dans une ambassade avec un chat et un skateboard peut sembler une bonne affaire quand on croit le reste des mensonges.

Mais quand personne ne se souvient de la raison de la haine que vous endurez, quand personne ne veut entendre la vérité, quand ni les tribunaux ni les médias ne demandent de comptes aux puissants, alors votre refuge n’est vraiment qu’un canot dans bassin de de requins, et ni votre chat ni votre skateboard ne vous sauveront la vie.

Même si c’est le cas, vous direz vous peut-être, pourquoi dépenser autant d’énergie pour Assange, alors que d’innombrables autres personnes sont torturées de par le monde ?

C’est parce qu’il ne s’agit pas seulement de protéger Assange, mais d’empêcher un précédent susceptible de sceller le sort de la démocratie occidentale.

Car une fois que dire la vérité sera devenu un crime tandis que les puissants jouiront de l’impunité, il sera trop tard pour redresser le cap.

Nous aurons abdiqué notre voix à la censure et notre destin à une tyrannie débridée.

Par Nils Melzer

Traduit de l’anglais par Eve Harguindey pour Tlaxcala

Source :
Medium

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 13:24
Affiche des blessés lors de l’acte 9 des Gilets jaunes, le 12 janvier 2019, à Lille.

Le 31 août 2019 / Émilie Massemin (Reporterre)

Indignés par les violences policières contre les Gilets jaunes, des citoyens et des parlementaires suisses cherchent à faire interdire l’exportation de lanceurs de balles de défense vers la France.

Une chaîne humaine de la frontière au siège genevois de l’ONU est prévue ce samedi.

Une chaîne humaine transfrontalière contre les lanceurs de balles de défense (LBD), fabriqués en Suisse et responsables de graves mutilations en France.

Lire la suite :
https://reporterre.net/La-Suisse-pourrait-interdire-la-vente-de-LBD-a-la-France

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 13:23
Du liquide bleu projeté par un canon à eau lors de la manifestation interdite à Hong Kong, samedi 31 août

Le 31 août 2019

Cette méthode a également été utilisée contre les gilets jaunes en France, il y a quelques mois. Elle est dénoncée par Amnesty International.

Gare à l’eau bleue. Hong Kong a de nouveau été le théâtre d’affrontements entre les manifestants pro-démocratie et les forces de l’ordre ce samedi 31 août.

Des milliers de militants ont bravé l’interdiction de manifester et sont descendus dans les rues de l’ex-colonie britannique, au lendemain de l’arrestation de plusieurs figures du mouvement.

Cocktails Molotov, barricade incendiée et lacrymogènes... La tension est montée en fin d’après-midi, quand un petit groupe de radicaux a attaqué des policiers disposés autour du complexe abritant les institutions hongkongaises et notamment le Conseil législatif (LegCo), le “Parlement” local qui avait été mis à sac le 1er juillet.

Ils ont brièvement réussi à enfoncer les barrières protégeant le bâtiment, avant d’être repoussés par les forces de l’ordre à grand renfort de lacrymogènes, avec l’intervention de canons à eau projetant un liquide bleu, comme le montrent les images des agences de presse et de témoins sur place.

Vers 18h heure locale, des canons à eau se sont mis à cracher de l’eau colorée en bleu. Selon le média indépendant Hong Kong Free Press, les policiers présents ont déclaré par haut-parleurs que cette eau serait utilisée pour identifier les manifestants, ainsi aisément reconnaissables, en vue de leur arrestation une fois la manifestation dispersée.

“Une menace pour la liberté d’expression”

Amnesty International a dénoncé il y a quelques semaines l’utilisation de ces canons à eau, d’une part car la pression de l’eau peut blesser les manifestants et d’autre part, en raison de cet additif bleu qui peut contenir des produits irritants mais aussi conduire à du “harcèlement” policier ou des arrestations “injustifiées”, selon l’ONG.

“L’utilisation de canons à eau contenant des irritants et des colorants dans des zones résidentielles constitue une menace pour la liberté d’expression et le rassemblement pacifique.

En plus des risques de blessures graves, l’utilisation de colorant signifie qu’un grand nombre de personnes, y compris des manifestants pacifiques, des journalistes et des résidents locaux, peuvent être marquées sans distinction.

Cela soulève des inquiétudes en ce qui concerne les droits de l’Homme, quant à ce qu’il adviendra de ceux qui seront marqués une fois la foule dispersée”, a déclaré une porte parole d’Amnesty avant d’ajouter:

“Nous exhortons la police de Hong Kong à faire preuve de la plus grande retenue avant de décider de déployer des canons à eau. Cette puissante arme de police ne devrait être utilisée de manière proportionnée que lorsque le niveau de violence est tel qu’il ne peut être maîtrisé en visant directement les personnes impliquées dans des actes de violence”.

Des canons à eau avaient été utilisés pour la première fois, dans le cadre du mouvement de protestation à Hong Kong, dimanche 25 août dans le quartier de Tsuen Wan.

La France amatrice de canons à eau bleue

Cette technique n’est pas inédite puisqu’en France notamment, les gilets jaunes ont déjà eu affaire à cette même eau bleue lors de certaines de leurs manifestations, notamment lors de leur acte 23 le 20 avril.

Selon les informations de Franceinfo, il s’agit de bleu de méthylène, un marqueur temporaire qui teint les vêtements ou la peau des manifestants et est stocké dans un petit réservoir du canon à eau. Il permet ensuite aux forces de police de procéder à des interpellations.

Une autre technique de marquage des manifestants avait également été évoquée par Christophe Castaner à la suite d’un acte 18 particulièrement violent : les PMC (produits de marquage codés).

Sur France Inter, le ministre de l″Intérieur avait expliqué : “Si vous cambriolez un commerce, vous ne vous en apercevez pas, mais il y a un jet de produit marquant sur vous, qui permet ensuite d’identifier que vous étiez là et que vous êtes responsable du cambriolage.”

“Il y a deux types de marqueurs. Un qui est un marqueur coloré qui fait que si vous êtes marqué, au moment d’une infraction par exemple, et qu’on vous retrouve deux heures plus tard dans le métro, il sera plus facile de faire un lien. (...) Les autres sont appelés ‘ADN’ (...) Ce sont des marqueurs transparents qui font que quelques semaines plus tard, si l’enquête aboutit à penser que c’est vous qui êtes responsable, vous êtes interpellé, on va retrouver des traces. On pourra dire, tel jour à tel heure vous étiez devant tel magasin”.

En 2018, les substances projetées par les canons à eau avaient soulevé de nombreuses questions après que des manifestants ont remarqué que le liquide avait une odeur nauséabonde, notamment lors des manifestations du 1er mai.

Les forces de l’ordre avaient alors démenti avoir utilisé de l’eau sale ou odorante, mais il s’est avéré qu’un ”émulsifiant de type protéinique” avait été déversé sur les militants.

Ce produit est un additif mélangé à l’eau et constitué de sang séché, d’os broyés et de poudre de sabots de bovins servant généralement aux pompiers à éteindre plus rapidement un incendie.

Le canon à eau utilisé avait apparemment servi à éteindre un incendie de barricade, puis été réquisitionné contre les manifestants.

Des résidus étaient restés coincés et avaient été mélangés avec l’eau, lui donnant ainsi une mauvaise odeur.  

Source :
https://www.huffingtonpost.fr/entry/hong-kong-pourquoi-police-teint-leau-de-ses-canons-en-bleu_fr_5d6a66a3e4b09bbc9eefad7f

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