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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 11:16

 

http://www.sudouest.fr/images/2011/07/29/462756_17375394_460x306.jpg
Pioché sur Sid-Ouest

Le 29 juillet 2011

Responsable des Jeunes écologistes girondins, Christopher Nunes est un étudiant comme beaucoup d'autres. Il lui arrive de sortir le soir, notamment dans le quartier de Paludate à Bordeaux. Le 16 juillet, il s'est trouvé confronté, au sein d'un groupe, à une agression d'une autre bande de jeunes.

« La police est arrivée et alors que nos agresseurs s'étaient enfuis, elle ne s'est pas posée de questions, elle a tapé sur ceux qui restaient. L'un de nous a pris un bon coup de matraque sur la tête, un autre dans les côtes et un troisième s'est fait tirer au Flash-Ball dans le torse. Je ne suis pas anti-policier, je sais que leur travail est usant mais ils auraient pu au moins prendre le temps d'écouter avant de nous frapper. C'est une attitude inacceptable en démocratie. »

Tutoiement et fouille totale

Si Christopher Nunes a pris le risque de témoigner de cet incident, c'est aussi parce qu'il est révélateur, selon lui, d'un contexte général défavorable aux jeunes. « Une fois, en revenant de cours à Talence, la police m'a arrêté à un rond-point et j'ai eu droit à une fouille totale de ma voiture. Quand j'ai demandé qu'on s'excuse pour le temps perdu, on m'a répondu : ''Et tu veux qu'on te cire les pompes en plus ?'' C'est typique d'une attitude verbale où le tutoiement est la règle et la violence des mots fréquente ».

Le jeune écologiste reconnaît que la bagarre de Paludate était exceptionnelle sous cette forme mais il constate que la violence s'installe le soir à Bordeaux : « En général, elle est réglée par les videurs à coup de bombes lacrymogènes ».

Phénomène urbain ? Christopher Nunes, citoyen de Pauillac, ne se sent pas plus à l'aise chez lui, en zone rurale. Il s'en prend aussi aux gendarmes : « Ils m'ont arrêté un jour et m'ont demandé si je fumais du shit. J'ai dit non et ils m'ont ri au nez. »

D'aucuns ne verront pas matière à s'indigner de ce comportement policier. Christopher Nunes refuse toutefois de le banaliser. En bon militant, il fait des propositions : « À Europe Ecologie-Les Verts, nous demandons un programme de retour à la police de proximité, la fusion de police et gendarmerie et l'accentuation des moyens pour lutter contre la petite délinquance parce que ce sont ces jeunes qui trinquent en premier. Comme le dit Eva Joly, la gauche s'est trop longtemps cachée derrière le problème des banlieues pour ne pas bouger. Or, la colère des jeunes ne cesse de monter et si elle n'est pas entendue, les émeutes de 2005 se reproduiront. »

La version des faits de la police

Interrogés pour connaître leur version des faits rapportés par Christopher Nunes, les services de police ont fait parvenir le communiqué suivant : « Le 16 juillet 2011, aux environs de 3 h 50, la brigade cynophile intervient quai de Paludate à Bordeaux pour une rixe opposant plusieurs individus. À leur arrivée sur les lieux, ces fonctionnaires de police constatent que les antagonistes se séparent. Un des groupes paraît excité, état qui va motiver le contrôle de police. Les individus ne voulant pas obtempérer dans un premier temps, les fonctionnaires utilisent un de leurs chiens pour une frappe muselée. Le contrôle peut avoir lieu, tout le monde finit par obtempérer. Les individus de ce groupe ayant été blessés lors de la rixe précédente demandent l'intervention des sapeurs-pompiers qui les transportent au Tripode. Tout le monde quitte les lieux en mentionnant ne vouloir donner aucune suite pénale à la rixe. Ces éléments s'appuient sur les différentes mentions rédigées par les équipes intervenantes. »

Source :
http://www.sudouest.fr/2011/07/29/le-jeune-ecologiste-critique-la-police-462756-736.php

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 14:35

 


Expulsion Mercredi 13 juillet 2011 à 15hs des... par -tb33

 

Transmis par m.
Communiqué des Indigné-e-s de Bordeaux

Le 21 juillet 2011

Expulsion des indigné.e.s de la place Saint-Michel

Mercredi 13 Juillet, le campement des indigné.e.s de bordeaux s'est fait expulser par une cinquantaine de représentant.e.s des forces de l'ordre (CRS, police municipale, Brigade anti-criminelle...), sous injonction de la mairie ; un déploiement disproportionné devant notre résistance pacifique et peu nombreux-ses.

Face à cet excès de zèle, nous nous sommes opposé.e.s en chanson.

Nous contestons cette expulsion pour au moins deux raisons.

Premièrement, selon nous, cette expulsion est illégale et attentatoire aux droits de la défense : requête de la mairie envoyée le week-end pour empêcher toute défense, absence d'audience publique, injonction du tribunal reçue le surlendemain de l'expulsion, dénonciation sans preuve... Sans compter la pression mise aux gens du quartier pour qu'ils signent une pétition en notre défaveur !

La deuxième raison et la plus importante à nos yeux est la légitimité de notre mouvement.

L'un des axes principaux de notre lutte est l'ouverture de lieux de libre expression et la réappropriation des espaces publics par tou-te-s et pour tou-te-s, ce que nous avons mis en pratique à Saint Michel sous la flèche pendant un mois et trois jours.

Nous rappelons que ce campement avait aussi vocation à informer la population et à créer un foyer de résistance dans cette belle endormie que nous essayons de réveiller.

La mairie a déclaré qu'elle enverrait les services sociaux pour nous aider.
Nous ne sommes pas là pour mendier l'aide d'un système que nous combattons sous toutes ses formes.

Les journalistes nous ont taxé.e.s de « marginaux/marginales».
Qu'est-ce que la marge ? Si user de sa liberté d'expression et de son esprit critique c'est être à la marge alors nous revendiquons notre statut de marginaux haut et fort !

Mais il existe une autre marge, celle des exclu.e.s, des cassé.e.s de la vie, des désespéré.e.s...

Cette misère là, le campement l'a accueillie, nourrie et hébergée rendant visible aux yeux de tou.te.s une réalité qui dérange.

C'est cela aussi qui a choqué et a été le prétexte à notre expulsion.

Bordeaux patrimoine mondial de l'Unesco ne sait qu'accueillir les touristes et la mairie pense qu'il suffit de mettre quelques meubles dans des bennes pour museler notre indignation et cacher de nouveaux la pauvreté grandissante.

Et quand bien même nous aurions quitté la place, la misère, elle, est partout.

Nous remercions l'ensemble du quartier et de ses habitants pour leur intérêt et leur soutien. La lutte continue, rejoignez-nous !

Les Indigné-e-s de Bordeaux

Asseemblées Générales :
les mercredis et samedis à 19H00 place Saint Michel

Mail :
democratiereelle.bordeaux@gmail.com

Site :
http://www.bordeaux.indigne-e-s.fr/

Source :
http://www.bordeaux.indigne-e-s.fr/actualites/expulsion-des-indigne-e-s-de-la-place-saint-michel
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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 17:06

 

http://3.bp.blogspot.com/_BaE24An60Xw/TR9SDNKJLYI/AAAAAAAAEIY/xzJ1YzjvHXE/s1600/foie-gras.jpg
Pioché sur le collectif anti-réprsesion du Périgord

Le 10 juillet 2011

Récidiviste, l’homme était accusé d’avoir volé des boîtes de foie gras à Saint-Laurent-sur-Manoire (Dordogne) 

À première vue, on ne peut s’empêcher de penser que c’est cher payé pour une tentative de vol de quelques boîtes de foie gras. Mais c’est ce que l’on peut appeler l’effet « peine plancher ». Un Périgourdin, onze condamnations à son casier judiciaire, était hier accusé de s’être introduit dans la nuit de samedi dans la conserverie Pierre Champion à Saint-Laurent-sur-Manoire pour voler des boîtes de foie gras. Il a été condamné par le tribunal correctionnel de Périgueux, dans le cadre d’une comparution immédiate, à 4 ans de prison ferme.

Vigile alerté

Cet homme de 24 ans, sans ressources, sorti de prison en février et domicilié à Périgueux, était samedi soir avec un copain de Périgueux, âgé de 26 ans. Ils se rendaient en scooter à Lalinde.

Dans la soirée, sur la route du retour, ils ont expliqué qu’ils étaient tombés en panne à Saint-Laurent-sur-Manoire et se sont garés sur le parking de la conserverie. Selon leur version, ils auraient commencé par chercher un moyen de réparer le scooter. Puis voyant une vitre cassée, ils se seraient « bêtement », selon leurs avocats, introduits dans la conserverie avant de ressortir sans rien prendre.

Le vigile, de son côté, a été alerté par l’alarme. À son arrivée dans le local, il a constaté que les boîtes de foie gras étaient à terre. C’est à ce moment-là qu’il voit les deux hommes dans une voiture. Une amie serait venue les chercher après la panne de scooter selon les prévenus. Mais les deux Périgourdins ont alors été interpellés par les gendarmes et placés en garde à vue. Les faits ont finalement été qualifiés de « vol avec deux circonstances aggravantes ».

« C’est la loi »

« Il y a beaucoup de coïncidences, mais pas beaucoup de faits », a plaidé Me Ramos, l’avocate de l’homme de 24 ans. Estimant qu’il y avait des « doutes sérieux » sur la culpabilité de son client, elle a plaidé la relaxe. Les juges l’ont finalement condamné à quatre ans de prison pour tentative de vol car l’homme était en état de double récidive, quatre mois après être sorti de prison. C’est donc la peine plancher qui a été appliquée.

« C’est effectivement très lourd pour une tentative de vol de boîtes de foie gras, mais c’est la loi. Les juges sont aussi soumis à la loi », a commenté la présidente du tribunal face à l’homme oscillant entre désespoir et colère, lorsqu’il a été menotté pour partir en prison. Il envisage de faire appel de la décision. Son acolyte, pour qui la récidive n’avait pas été retenue, a été condamné à 210 heures de travaux d’intérêt général.

Source :
http://www.sudouest.fr/2011/06/21/quatre-ans-de-prison-pour-avoir-tente-de-voler-du-foie-gras-431578-2084.php

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 08:00

 


Communiqué Collectif Antifa Bordeaux

 20/05/2011 - 14:12

Nous tenions, par ce courrier, à attirer votre attention sur une situation intolérable qui tend à se pérenniser dans la ville de Bordeaux. Depuis maintenant plusieurs mois il n'est pas rare de pouvoir assister à des manifestations de diverses natures, organisées par différents groupuscules d'extrême droite radicaux. Pas moins de six évènements liés à ces mouvements auront lieu ce mois-ci à Bordeaux.

Nous nous demandons sérieusement ce qui a pu permettre à ces militants de la haine raciale et du fascisme de réapparaître dans la sphère publique Bordelaise. Quelques éléments d'actualité troublants ont attiré notre attention et nous souhaitons les mettre en lumière dans ce courrier.

Après des années de mutisme, les pouvoirs publics pensaient certainement avoir réussi à faire croire à la disparition de l’extrême droite avec l'affaire de l'église ST Eloi. Mais ces révélations politico-médiatiques n'ont pas eu l'effet escompté, aujourd'hui encore les intégristes disposent de cet espace.

Dans leur sillage, les groupuscules fascisants se sont multipliés depuis et deviennent de plus en plus actifs. En quête de respectabilité, ils font le pari de sortir du trou noir auquel ils étaient condamnés depuis des années.

Comment expliquer que ces derniers puissent désormais bénéficier d'une tribune légale et de moyens d'expression réguliers ?

Simplement parce que la mairie met régulièrement à leur disposition des structures municipales (au Grand Parc, à l'Athénée Municipal...) pour qu'ils puissent déverser leurs idéologies nauséabondes en compagnie d'invités sulfureux.

La liste est longue mais rien que sur ce mois de mai la ville de Bordeaux, avec le consentement de la mairie aura le plaisir d'accueillir M. Alain Soral, polémiste, philosophe de dépotoir et théoricien de la pensée d’extrême droite, mais également M. Le Gallou, vieux baroudeur du fascisme français au passé politique et pénal chargé.

D'autre part, ce samedi 14 mai avait lieu une marche aux flambeaux organisée par le groupuscule «renouveau français» au départ de la place Pey Berland. Nous nous étonnons de voir que la mairie et la préfecture ont autorisé la tenue de ce rassemblement. Nous sommes encore plus étonnés de voir qu'ils l'ont favorisé.


Un dispositif policier très important a été mis en place pour assurer la sécurité des militants d’extrême droite. Il semble contradictoire qu'un état de "droit" mobilise des moyens pour protéger des gens qui se réclament ouvertement contre le système démocratique, électoral et républicain. Les pires ennemis de la "démocratie" en somme.

La ballade aux flambeaux a donc eu lieu sous escorte policière. Ces derniers ont pu apprécier l’exhibition de drapeaux frappés de la croix celtique dans la manifestation. Symbole qui est interdit en Allemagne et qui peut être juridiquement puni en France pour «provocation à la discrimination nationale, raciale et religieuse». Il serait intéressant de savoir pourquoi les forces de l'ordre n'ont procédé à aucune arrestation parmi les responsables de cet affront aux lois "républicaines".

Plus étonnant encore, lorsque des antifascistes ont tenté de s'opposer à la tenue de ce rassemblement, ils ont été matraqués et violentés par les forces de l'ordre alors que leur groupe était immobile sur la place Pey Berland. Ils seront ensuite chargés sur plusieurs centaines de mètres au milieu des passants, certains seront frappés alors qu'ils ne participaient pas au rassemblement. Quelques blessures, une cote cassée et cinq arrestations. Les mêmes forces de l'ordre déclareront ensuite «on leur en a mis plein la gueule, ils vont s'en souvenir».

Cette démonstration de force s'inscrit dans le contexte d'une répression systématique, ciblée sur les militants antifascistes et les acteurs des mouvements sociaux.

A l'heure où les tensions communautaires ont la part belle dans le débat médiatique, nous sommes affligés par le comportement des autorités politiques et judiciaires de la ville de Bordeaux qui ont sans complexe ouvert un boulevard aux idées d’extrême droite, mettant à leur disposition les moyens techniques nécessaires à l'expression de la haine.


Les antifascistes bordelais

Source :
http://indybordeaux.org/node/591

******

Complément d'infos/photos

Manifestation inquiétante, photos et récupération
http://www.nicofoto.fr/nicofoto/Photo-blog/Entrees/2011/5/15_Manifestation_dextremistes.html

 

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Publié par C.L.A.P33 - dans Divers faits locaux
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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 13:34


http://www.itraque.fr/documents/annonces/2009062020252029fa.jpg
Transmis depuis Paris s'éveille

Un prévenu en état de manque gazé au tribunal

barbarie quotidienne 


Publié le 9 mai

 

Le jeune homme devait passer au tribunal. En état de manque, il posait problème semble-t-il aux gendarmes chargés de sa garde... Ceux-ci ne trouveront pas autre chose à faire que de le frapper et de le gazer… 

 

C’est la nouvelle mode : gazer à outrance. Les flics appuie sur le bouton de leur bombonne de gaz, king size, avec une facilité déconcertante. 

 

On les voit, en toutes situations, le doigt sur la « gâchette », et là, encore moins « léthale » qu’un taser, ils s’en donnent à cœur joie. 

C’est tellement amusant, de disperser les gens comme par magie d’un coup de pschitt…

 

Là, dans la cellule de la « souricière » du tribunal, ils ont tant et tant arrosé que le jeune homme, bien que torse nu, délesté de vêtements qui auraient pu en retenir plus, était si imprégné de gaz quand il est arrivé dans la salle d’audience que pour un peu il aurait fallu l’évacuer !

 

Paris s’éveille


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Un prévenu en état de manque gazé dans sa cellule avant de comparaître devant tribunal

 

Un toxicomane de 18 ans, très agité parce qu’il était en état de manque, a subi en cellule des pulvérisations de gaz lacrymogènes à la demande du président du TGI de Bayonne, Alain Tessier-Flohic. Le jeune homme devait comparaître pour des vols à l’arraché, a-t-on appris vendredi 6 mai de sources judiciaires.

 

Selon le journal Sud-Ouest, qui a révélé l’affaire, le toxicomane, torse nu, hurlait dans la salle des comparutions immédiates et se tordait de douleur en s’épongeant les yeux lorsqu’il a pénétré dans la salle, contraignant la magistrate présidant l’audience, Marie-Hélène Ville, à la suspendre et à appeler le service d’aide médicale d’urgence.

 

Le prévenu « hurlait et se tapait la tête contre les murs », explique le président du TGI, Alain Tessier-Flohic, précisant que la scène durait depuis « deux ou trois heures » quand il a donné l’ordre de le gazer. On « ne pouvait pas imaginer qu’il était en état de manque », a-t-il ajouté.

 

Selon Alain Tessier-Flohic, on pouvait « soit le ramener à la raison », « soit lui faire administrer une piqûre » de tranquillisants « par un médecin, mais, en ce cas, il n’aurait plus été en mesure de se défendre. Nous avons choisi une autre solution pour qu’il puisse comparaître : le gaz pour le neutraliser », a indiqué le magistrat. « Il s’est débattu, a retiré ses vêtements (...). Lorsqu’il a été transféré en salle d’audience, il était dans un état de grande excitation », a-t-il expliqué.

 

UNE AFFAIRE « GRAVISSIME »

 

D’après la journaliste de Sud-Ouest présente sur place, « la dose de gaz lacrymogène administrée au détenu n’a manifestement pas été dosée. Ceux qui l’approchent sont pris de picotements des yeux, d’irritations de la gorge. La salle d’audience a des relents de manifestation qui aurait mal tourné. Le grand-père du prévenu a les yeux rougis ».

 

Dénonçant une affaire « gravissime », Marie-Hélène Ville, la juge présidant l’audience, a évoqué des « procédés inhumains et dégradants ». D’après la magistrate, « quand quelqu’un pose un problème médical, on demande l’assistance d’un médecin, on n’utilise pas une mesure de répression ».

 

« On n’a jamais vu cela : sur ordre du président, gazer un prévenu alors que deux escortes policières étaient là ! », s’est insurgée l’avocate du jeune homme, Me Myriam Unal. 

 

Selon elle, si des médecins peuvent intervenir lors des gardes à vue, « rien n’est prévu quand les personnes sont dans les geôles. Il s’agit d’un vide juridique ». 

 

L’avocate a assuré qu’« ils avaient les moyens d’agir autrement » pour calmer son client - en phase de sevrage depuis deux mois et qui n’avait « peut-être pas pris des doses suffisantes » -, estimant que la bombe lacrymogène avait été utilisée « sans retenue ».

[Source : Le Monde.fr]

****** 

Hier, un homme en état de manque a été « calmé » au gaz.

 

Il est des audiences comme des jours en geôle. Interminables. Ainsi, au tribunal de Bayonne, hier après-midi, avec cette affaire de petit trafic de stupéfiants. Mais derrière les débats, on entend très distinctement des coups sourds, et des vociférations. Ils proviennent de la « souricière », cette geôle au sous-sol pour les prévenus en détention provisoire.

 

Une bonne heure et demie plus tard, le vacarme n’a pas cessé. Il est même monté d’un étage et de quelques dizaines de décibels. Dans la salle des comparutions immédiates, un homme jeune, torse nu, se tord de douleur en même temps qu’il crache des insultes au visage des policiers qui l’entourent. « Je vais les crever. Ils m’ont gazé putain. Ils se sont mis à trois sur moi et il y a un c... qui m’a gazé. » Il s’éponge les yeux, et à la fois se débat comme un diable.

 

De la semi-nudité du prévenu, de son état de souffrance évident, de ses cris de bête que l’on égorge, on ne sait ce qui est le plus choquant dans une salle d’audience. Les policiers se tiennent à quelques mètres, les magistrats se sont retirés dans l’arrière-salle. Me Myriam Unal, l’avocate du prévenu ne le quitte pas. Avec Me Colette Capdevielle, elle maintient le contact avec l’homme en crise de nerf, qui vient de se frapper la tête contre les murs pendant trois heures. Elles le touchent pour le rassurer, et lui prodiguent des soins, de fortune.

 

« Inhumain et dégradant »

 

La dose de gaz lacrymogène administrée au détenu n’a manifestement pas été dosée. Ceux qui l’approchent sont pris de picotements des yeux, d’irritations de la gorge. La salle d’audience a des relents de manifestation qui aurait mal tourné. Le grand-père du prévenu a les yeux rougis. Son avocate, après être parvenue à le calmer, s’échappe quelques minutes pour se laver les yeux, bouffis par l’irritation.

 

« Traitement inhumain et dégradant », entend-on dans les rangs des avocats. « Ce n’est pas du gaz dont il a besoin mais d’un médecin », lance Marie-Hélène Ville, la présidente de l’audience de comparution immédiate. Quant au président du tribunal de grande instance, Alain Tessier-Flohic, il confirme que c’est lui qui a donné l’ordre de gazer le prévenu, tout en faisant visiter les geôles. « Quand vous avez un énervé de première, en train de casser la geôle en bas pendant deux heures, au bout d’un moment, on se sent obligé d’employer la force. C’était le gaz ou la piqûre, mais ce n’était pas possible car il allait comparaître. »

 

Nicolas, le prévenu a eu 18 ans en octobre dernier. Il habite le Pays basque intérieur, chez ses grands-parents, présents hier. En détention provisoire depuis lundi soir, il comparaissait pour six vols à l’arrachée, commis depuis le début de l’année, à Biarritz et à Bayonne. Nicolas connaît bien le juge des enfants, et que trop les stupéfiants - cocaïne, résine de cannabis, etc.

 

Encore gosse aux yeux bleus ébahis, déjà un peu boxé par la vie, Nicolas avait demandé hier à comparaître dès 14 heures. Phobie de l’enfermement, envies déclarées de suicide. En sevrage depuis deux mois. « Ils ne m’ont pas donné le bon dosage de cachets à la maison d’arrêt », a t-il dit lorsque l’audience a finalement repris, après intervention des pompiers, et du Samu. 

 

Nicolas comparaîtra mardi a t-il été décidé. 

 

Il a été maintenu en détention. Remenotté. « Je ne peux pas voir mes grands-parents ? Je ne peux rien faire alors ? » Et encore ce regard traqué, sans réponse.

 

[Source : Sud-Ouest]

 

Source :

http://parisseveille.info/un-prevenu-en-etat-de-manque-gaze,2869.html

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 16:57

http://schlomoh.blog.lemonde.fr/files/sans_papier_yannick_lefranois_1.jpg

Communiqué du comité de soutien de la famille Buzhala

Bordeaux, le 27 avril 2011

Comité de soutien,
c/o Mme Mireille Kerbaol,                                      
Hôtel de Ville,
Rue André Dupin                   
33310 Lormont                  

à  Monsieur le Préfet de la Gironde
Hôtel de Préfecture
Esplanade Charles De Gaulle
33000 Bordeaux

A PROPOS DU RENVOI DE LA FAMILLE BUZHALA EN HONGRIE

Monsieur le Préfet

Le 18 avril en matinée vos services ont procédé à l’arrestation en préfecture, au transfert dès l’après-midi au CRA de Toulouse puis à l’expulsion vers la Hongrie le mardi matin 19  de Mme et M. Buzhala et de leurs trois enfants.

D’une manière expéditive, qui ne leur a même pas permis de dire au-revoir aux nombreux amis qui les accompagnaient ni à leur famille, encore moins d’exercer un recours réel contre votre décision.

Nous sommes extrêmement choqués par cette décision et les modalités de sa mise en œuvre.

Cette famille  était en danger réel d’extermination au Kosovo, elle demandait de l’aide à  la République Française.

Vos services l’ont refusée, arguant du fait qu’ils avaient déjà déposé une demande d’asile en Hongrie, pays qui est donc le pays responsable de leur éventuelle protection par les pays signataires de l’accord dit de Dublin 2.

Vos services n’ignoraient pas que les Buzhala n’ont effectué cette démarche que contraints et forcés lors de leur interpellation dans ce pays, et que leur souhait était d’être accueillis en France, où ils ont des attaches familiales..

Ces accords ne vous liaient pas. Ils ne privent pas l’Etat français de son droit souverain d’examiner, sil en décide ainsi, individuellement les situations des demandeurs d’asile. Vous n’avez pas exercé ce droit.

Le CESEDA vous offrait la possibilité de les admettre à titre « humanitaire. ». Vous n’avez pas exercé ce droit.

Pourtant, cette famille, simple, ordinaire, honnête, donnait toutes les garanties d’une intégration réussie dans notre pays et dans notre région. Excellente scolarité des enfants, apprentissage de notre langue par les parents, emploi qualifié pour le père dans un secteur très déficitaire. Ils avaient suscité un élan de sympathie et de solidarité exceptionnels.

Nous avions, spontanément, constitué un comité de soutien composé des personnes très diverses : parents, enseignants, personnels  Atos, employés de vie scolaire, élus, membres d’associations, citoyens ordinaires. Avec le soutien fort et unanime d’associations et d’autorités locales. Ils avaient été secourus, hébergés, vêtus, soignés, entourés.  Les deux enfants aînés avaient pu être scolarisés,  les trois enfants avaient retrouvé un équilibre matériel et psychique, le sourire et les jeux, apprenaient avec enthousiasme le français, étaient très aimés par les personnels de l’école, leurs camarades et les parents de ceux- ci.

Depuis le 18 avril tout s’est arrêté. Ils ont replongé dans le chaos, ont vu leurs parents en pleurs et en crise de nerfs à la Préfecture, des policiers qui les ont conduits de force dans un centre de rétention, leur père embarqué manu militari dans l’avion et depuis lors ils vivent dans  des conditions de vie déplorables au camp en Hongrie, plus d’école...
Tout cela n’a pas infléchi votre décision, prise au nom de l’Etat et du peuple français, donc en notre nom.

Nous, citoyens français, attachés aux fondements de notre République, ne nous reconnaissons pas dans ces pratiques, contraires à la tradition qui l’honore, ici et dans le monde. Nous ne pouvons qu’exprimer notre indignation la plus vive.

Nous avons agi dans le respect de la loi et des autorités. Nous vous avons écrit, deux fois, demandé une audience, sans aucune réponse. Nous restons convaincus que notre action de soutien était juste et nécessaire. Nous répondrez-vous cette fois- ci ? A nous, citoyens ordinaires soucieux de défendre les droits fondamentaux ?

Nous ajoutons que, comme il fallait le craindre, l’état physique et mental des membres de cette famille est très inquiétant, leurs conditions d’ « accueil » en Hongrie étant déplorables ; et pouvant se détériorer  au vu des récents changements institutionnels en Hongrie, sur lesquels des Etats membres de l’Union et l’Union elle-même se sont publiquement inquiétés.
     
Ainsi que la Constitution et la Loi nous y autorisent, nous continuerons à leur apporter notre soutien,  tant individuellement qu’au travers des ONG internationales et hongroises. Nous continuerons à accompagner leurs  efforts pour être enfin admis légalement dans notre pays.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de nos sentiments profondément républicains et humains

Janine Barouillet, Josette Belloq, Gilles Besson, Guy Brunet, Emilie Cartron, Françoise Chaumel, Françoise Cormel, Sandrine Dalouche, Pascal Dalouche, Leslie Deslaveau, Agnès Dubourg, Henriette Dufourg, Michelle Faoro, Denis Faucon, Jean-Claude Feugas, Marie-France Grelaud, Gilles Hermet, Mireille Kerbaol,  Saïda Kerkour, Naïma Khalfi, Marie-Jeanne Mainhagu, Véronique Marie-Magdeleine, Catherine Mazurié, Bernard Michaudet, Marine Rainaud, Nathalie Vigano, Anne-Marie Vilespi

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 17:02

 

http://medias.francetv.fr/cpbibl/url_images/2011/04/06/image_68255743.jpg

 

Transmis par Mathieu Rouveyre, le 6 avril 2011

Après Idrac, on pensait qu'on ne pouvait pas avoir pire pour examiner les demandes de régularisations. Puis, on a a eu Schmitt et là, on s'est mis à regretter Idrac. Vous savez quoi ? On va se mettre à regretter Schmitt ...

Les rumeurs allaient bon train dans le microcosme politique sur l'incompatibilité d'humeur entre Dominique Schmitt et Alain Juppé. Qu'à cela ne tienne, le Ministre des Affaires Étrangères obtient aujourd'hui un préfet qui ne peut que ravir le Maire de Bordeaux.

Le très à droite Patrick Stefanini a été nommé ce matin en Conseil des ministres, nouveau préfet de la Région Aquitaine et préfet de la Gironde.

Concepteur du très détestable Ministère de l'identité nationale, c'est lui qui fait le ménage pour le Maire de Bordeaux depuis fort longtemps. Ainsi, en 1995, il est nommé directeur adjoint du cabinet d'Alain Juppé alors Premier ministre et à ce titre, il se charge de l'évacuation illégale et musclée de l'église Saint-Bernard (situé dans l'arrondissement de son patron) occupée par des sans papiers.

C'est lui aussi qui sera condamné avec Alain Juppé dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.  La Cour d'appel de Versailles avait prononcé une peine de 10 mois de prison avec sursis pour recel de prise illégale d'intérêt.

La reformation de ce duo de choc ne présage rien de bon pour un certain nombre de dossiers à venir (sans papiers, questions que devra trancher la nouvelle Commission Départementale de Coopération Intercommunale, …). Mais une chose est sûre : avec cette nomination, Alain Juppé pourra dormir sur ses deux oreilles dans son lit parisien, Bordeaux et le département sont sous contrôle.


Matthieu Rouveyre
Conseiller municipal de Bordeaux, Conseiller général

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 12:48

 

http://www.bordeaux-info.com/wp-content/uploads/bordeaux/2010/06/lacub.png

 

Transmis par Truks en vrak
http://www.bbec.lautre.net/www/spip_truks-en-vrak/

Depuis La Gazette des Commune

Par K. Ménégo

Publié le 23/03/2011

La communauté urbaine de Bordeaux (719.000 habitants) collecte les données publiques des 27 communes qui la composent depuis 2010 dans l'espoir de voir des tiers développer des services nouveaux.

Mais certaines villes sont réticentes à confier leurs données.
Ainsi, la ville centre, Bordeaux (240.000 habitants), souhaite conserver un «droit de regard» sur leur réemploi.

Ce n’est pourtant pas l’esprit de l’ordonnance du 6 juin 2005 …

Le projet lancé par la Cu de Bordeaux, en même temps qu’une réorganisation des services rendant les TIC transversales, est porté par six partenaires principaux :

1. L’association Aquitaine Europe Communication (AEC) est le coordinateur de l’étape de recueil des données ;

2. La Fédération internet nouvelle génération (FING) anime des réunions d’information et des rencontres entre collectivités et porteurs de projets numériques utilisant les données publiques (dont une rencontre le 28 mars) ;

3. Le conseil général de la Gironde assure le stockage des données collectées ;

4. Le conseil régional d’Aquitaine use de ses compétences en développement économique et en formation pour accompagner les tiers jusqu’à l’exploitation des données ;

5. La Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) assure la gouvernance de ce projet collectif ;

6. et les 27 communes de l’agglomération sont les partenaires sollicités pour faire vivre cette démarche en nourrissant une base de données, qui permet d’ores et déjà d’enrichir la cartographie de l’agglomération en 3D lancée l’été dernier.

Dès novembre 2010, iBordeaux Vélo

Une réflexion qui se consolide, alors que certains se sont déjà approprié des données publiques. Ainsi, le 30 novembre 2010, alors que la phase de collecte des données des différentes communes de la CU commençait, un développeur lançait iBordeaux Vélo, une application pour Iphone destinées à faire état du stock de vélos en libre service à un instant et en un lieu donné.


« N’importe quel citoyen doué en programmation peut faire usage de données publiques, libérées ou non : Sébastien Dugué a créé iBordeaux Vélo avec des données non libérées par l’exploitant des vélos en libre service de la CUB, après avoir fait la même appli à Rennes avec des données publiques libérées, cette fois», souligne Sylvain Maire, le chargé de mission mandaté à Bordeaux par la FING.

Des utilisations surprenantes

Le 13 janvier 2011, après une contribution à une conférence sur l’Open data organisée en marge de la remise des 12ème prix «Villes internet», le directeur adjoint de la direction des services informatiques de la communauté urbaine de Bordeaux (DSI de la CUB), explique que « la phase de pédagogie et de récolte des données publiques auprès des collectivités intéressées sera close en mai 2011. Il s’agira alors de se mettre d’accord sur un standard, technique mais aussi d’ordre pratique, pour pouvoir répondre aux personnes qui souhaitent développer des projets d’intérêt collectif à partir de ces données ».


Mais Frédéric Théodore ajoute aussitôt : « Il y a des utilisations de nos données publiques parfois surprenantes : après avoir publié une cartographie des bornes de tri sélectif pour récolter le verre, nous nous sommes aperçus qu’elle avait une incidence sur la côte des parcelles de terrains ou des logements voisins ! ».

Toujours selon ce cadre de la DSI de la CUB, «Rennes a tout libéré rapidement, en mars 2009. Brest a libéré les données relatives à la cartographie et a mis en place un wiki (1), ici ce sera plus lent : nous avons lancé le mouvement avec une ville très volontariste (Mérignac), d’autres sont plus réticentes, par crainte de voir ces données publiques utilisées à des fins commerciales, ou non conformes à leurs valeurs».

3.000 codes 2D apposés en 9 mois par Bordeaux

Et l’os est de taille : parmi ces villes réticentes, se trouve la ville centre, Bordeaux.

Interrogé au sujet de l’intérêt de cette démarche, Alain Juppé affirme une nouvelle fois le 11 février 2011 : l’ouverture des données publiques « est important pour le développement de l’économie créative bordelaise. Mais, je le redis, je souhaite que la ville de Bordeaux reste maîtresse de ses contenus, ce qui suppose effectivement un droit de regard sur les applications et autres utilisations de nos données publiques. Ce souhait n’est pas en contradiction avec l’esprit de la loi. Nous trouverons une solution pour le mettre en place ».

Lors du lancement de la première «semaine digitale» de la ville en mairie, le 21 mars 2011, la «solution» semble avoir été trouvée : l’usage des codes 2D. En moins d’un an, leur nombre est passé de 600 (juin 2010) à 3000 (février 2011).

Et l’adjoint en charge du numérique, Michel Duchène, ajoute alors : « Nous avons aussi demandé à la CUB la possibilité d’avoir des codes 2D aux stations de transport en commun pour que les personnes en attente équipée de smartphones puissent avoir les prochains passages et les fiches horaires ».

Une demande historique des usagers, pour beaucoup déçus par l’application Iphone mise en ligne le 25 février 2010 par l’exploitant, Kéolis. Un outil qui risque fort de dissuader les développeurs intéressés par ce champs d’application de l’opendata.

A la tête de la direction de l’organisation et de l’informatique de Bordeaux, Pascale Avarguès, enfonce le clou en ajoutant au micro, lors de la « semaine digitale » : « Les codes 2D présentent aussi l’avantage de reconnaître la langue employée par le téléphone. Ceci permet de proposer à l’utilisateur de l’audio, des vidéos ou du texte dans sa langue native ». Pour l’heure, une partie de la soixantaine d’agents de la DSI développe des contenus en Français, en Anglais et en Espagnol.

Ce choix politique pourrait toutefois présenter un intérêt immédiat pour les usagers : le code 2D peut être lu par n’importe quel smartphone doté d’un appareil photo et d’un petit logiciel gratuit. Inutile d’attendre que l’éditeur sorte une version adaptée au système d’exploitation de son téléphone.

Mais on reste loin de l’esprit de l’ouverture des données publiques.

Note 01 :
Une plateforme contributive ouverte à tous, sur le modèle de la net-encyclopédie Wikipédia

Source :
http://www.lagazettedescommunes.com/60371/la-cu-de-bordeaux-pousse-a-louverture-bordeaux-resiste/?utm_source=quotidien&utm_medium=Email&utm_campaign=24-03-2011-quotidien


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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 07:25

sécurité humanitéUne enseignante de 37 ans, poursuivie pour rébellion, outrages et violences sur policiers lors d'une garde à vue pour ivresse à bicyclette, a été condamnée mardi à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bordeaux, a-t-on appris auprès de son avocate.
Céline Millet devra en outre verser 500 euros de dommages-intérêts à chacune des deux policières qui avaient procédé à sa fouille lors de son placement en garde à vue et qui l'accusaient de les avoir insultées et giflées à cette occasion, a précisé Me Christine Maze.
A l'audience du 1er février, la représentante du parquet Catherine Figerou avait affirmé dans ses réquisitions que ce n'était pas "le procès de la garde à vue", demandant deux mois de prison avec sursis contre Céline Millet.
Dans la nuit du 8 au 9 mai derniers, Céline Millet revenait à bicyclette d'une soirée durant laquelle elle avait bu, selon ses dires, "deux bières et un petit verre de vin blanc".
Interpellée par la police et placée en garde à vue à l'hôtel de police, elle admet s'être débattue "sans vouloir frapper" les agents, alors qu'elle était plaquée au sol par ceux-ci.
Suite à cette garde à vue qu'elle jugeait injustifiée, l'enseignante avait porté plainte contre X pour viol, affirmant avoir subi une pénétration vaginale lorsqu'elle était maintenue à terre par les deux policières.
"Ma cliente est heureuse d'avoir été jusqu'au bout, pour que cela se sache", a indiqué à l'AFP Me Maze.
Lu sur leparisien.fr du 01/03/11

http://www.leparisien.fr/imprimer.php?url=http%3A//www.leparisien.fr/bordeaux-33000/garde-a-vue-une-enseignante-condamnee-a-trois-mois-avec-sursis-pour-outrages-01-03-2011-1337977.php

 

"Faut que ça se sache !" :  Appel à Témoins du CLAP33 :

Vous êtes victimes, témoins, proches de victimes, proches de témoins d'abus policiers, le C.L.A.P33 attend vos témoignages.
Ceux-ci sont essentiels pour informer et protester Contre Les Abus Policiers :

- Expérience d’Abus Policiers

- Expérience de Garde à Vue

- Plainte classée sans suite

- Réponse à vos courriers officiels de l’administration

- Procès Verbal de jugement, d’audience …

Ces témoignages doivent permettre :

- l’information de la population en rendant visibles les manquements, transgressions et abus des forces de l’ordre ;

- la dénonciation de ces abus.

Merci de nous envoyer un courrier électronique en joignant témoignages écrits et/ou audios et/ou vidéos à l'adresse :

collectif.clap33@gmail.com  

en précisant le lieu (ville) et la date, votre prénom ou pseudo (ou nom).

Si vous le souhaitez, nous pouvons nous rencontrer pour recueillir, avec les moyens que nous avons à notre disposition, vos témoignages.

Merci de contribuer à enrichir le C.L.A.P 33 en participant à cette tribune.

"Nos vies désormais entre nos mains et du courage"

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 17:01

commandant%20PULu dans les Echos Judiciaires Girondins du 25 février 2011

Démission extorquée… licenciement sans cause réelle et sérieuse

Le salarié a été convoqué par l’employeur suite à un prétendu vol de viennoiseries produites par l’entreprise. Lors de l’entretien auquel a assisté un capitaine de police, qui est une relation des dirigeants de la société et prétendument présent par hasard au sein de l’établissement, le salarié a été menacé de garde à vue s’il ne signait pas la lettre de démission dactylographiée par l’employeur. Deux jours plus tard, le salarié prenait acte de la rupture du contrat à ses torts exclusifs, à la suite de quoi l’employeur interdisait au salarié tout accès à l’établissement. Cette mise à pied conservatoire donnait finalement lieu à un licenciement pour faute grave. Le capitaine de police présent « par hasard » lors du premier épisode venait alors rappeler au salarié les conséquences de poursuites pour vol, ce qui laisse douter du caractère fortuit de sa première intervention. Or, l’employeur qui n’apporte aucune preuve du vol, ne peut pas justifier la rupture du contrat de travail. La prise d’acte produira les effets d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse (C Appel Bordeaux, chambre sociale A, 1er juin 2010).

http://www.echos-judiciaires.com/article.php?id=7933

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 16:36

 

http://www.agoravox.fr/IMG/jpg/Nicolas_Sarkozy_2202.jpg

 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 06:23

 

http://deboires.blogs.liberation.fr/denoe/images/2008/09/30/3009.jpgLundi 14 février 2011

Un jeune homme de 23 ans est décédé dimanche après-midi dans une cellule de dégrisement du commissariat de Cenon, dans la banlieue de Bordeaux.


L'inspection générale de la police nationale a été saisie après le décès d'un jeune homme de 23 ans dimanche après-midi dans une cellule de dégrisement du commissariat de Cenon, dans la banlieue de Bordeaux, a-t-on appris lundi de source judiciaire. Accompagné d'un ami, le jeune homme avait été pris en charge par les pompiers en tout début de matinée alors qu'ils déambulaient ivres sur un quai de Bordeaux.

Les pompiers les ont alors conduits au commissariat de Cenon où les deux jeunes ont été examinés par un médecin qui a jugé leur état compatible avec un  placement en cellules de dégrisement, selon la même source. Les policiers sont venus régulièrement constater l'état des deux jeunes, a-t-on souligné. En milieu d'après-midi, ils ont toutefois constaté que l'un des deux avait fait un "malaise" et ont immédiatement appelé les secours qui n'ont pas pu réanimer le jeune homme, a-t-on expliqué de même source. Une autopsie doit être pratiquée pour déterminer les causes de la mort, a-t-on indiqué.


Selon le quotidien Sud Ouest, les policiers ont constaté que le jeune, "inanimé, avait vomi". Le fait qu'il soit mort étouffé par ses vomissements "fait partie des hypothèses" pouvant expliquer le décès, a expliqué la même source judiciaire qui a indiqué qu'un premier examen externe du corps n'avait rien révélé de suspect.

Source :
http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/la-police-des-polices-saisie-apres-un-deces-en-cellule-de-degrisement-6276268.html  


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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 19:29

 

http://www.yakinfo.com/upload/integration/large/prefet_dominique_schmitt.09_63_semaine_21_2009_interview.jpg

Le Préfet de Gironde : Dominique Schmitt (!!!)

 

Communiqué de Presse du Cabinet de La Préfecture

 

Le 4 février 2011

Redéploiement des effectifs Police/Gendarmerie en Gironde

-----------------------------

Le préfet confirme la mise en place de la police d’agglomération en septembre

Dominique SCHMITT, préfet de la région Aquitaine, préfet de la Gironde, a reçu ce jour l’intersyndicale du personnel policier de Libourne.

(Note C.L.A.P : lire ici les raison de leur colère : http://www.sudouest.fr/2011/02/07/fideles-au-poste-311616-652.php)

Il leur a confirmé la décision de mettre en place une police d’agglomération en Gironde et dans ce cadre, la décision de fermer le commissariat de Libourne.


Il a présenté le calendrier prévisionnel de mise en œuvre du projet :

- achèvement du projet par le Directeur Départemental de la Sécurité Publique et le Colonel du Groupement de Gendarmerie (mi février) ;

- dans le cadre du mandat de négociation qu’il aura reçu du Ministère de l’Intérieur, concertation avec les personnels (mi février – mi mars) ;

- rééquilibrage si besoin du projet ;

- présentation du projet et concertation avec les élus (avril) ;

- décision ministérielle de mise en œuvre (fin juin) ;

-mise en œuvre opérationnelle (septembre).

Ce projet de police d’agglomération a pour but d’améliorer l’efficacité opérationnelle et la cohérence des forces de police et de gendarmerie dans leur lutte contre la délinquance et l’insécurité routière.

L’Etat apportera dans le cadre de ces négociations, la garantie :

- vis-à-vis des personnels, des effectifs nécessaires à la mise en place de ce projet et des moyens budgétaires liés à l’immobilier ;

- vis-à-vis des élus, non seulement le maintien de la qualité des services existants mais aussi une amélioration significative de la qualité de ces services.

Precision

Le préfet de la région Aquitaine, Préfet de la Gironde, Dominique SCHMITT, a confirmé hier la mise en place d’une police d’agglomération en Gironde et dans ce cadre la fermeture du commissariat de Libourne. Pour autant, il conteste les chiffres mis en avant par les syndicats à savoir « le remplacement de 69 fonctionnaires libournais par une trentaine de gendarmes ».

En effet, selon le Préfet, « 55 militaires de la gendarmerie qui interviennent aujourd’hui sur l’arrondissement (hors Libourne) deviendront compétents sur la ville chef-lieu dès septembre.

Ces militaires sont notamment répartis au sein de :

- 1 brigade de gendarmerie implantée à Libourne ;

-1 brigade de recherche implantée à Libourne ;

- 1 peloton de surveillance implanté à Libourne ;

- 1 brigade motorisée implantée à Libourne.

Ils seront renforcés dès septembre par une trentaine de militaires supplémentaires. Le nombre définitif de personnels sera confirmé à l’issue de la phase de concertation, sachant que l’Etat garantira des effectifs nécessaires à la mise en place de ce projet.

De même, les 154 militaires qui composent actuellement la compagnie de gendarmerie de Libourne pourront également intervenir sur la ville chef-lieu d’arrondissement en cas de besoin.

Ainsi, en intégrant la commune de Libourne à son dispositif, la gendarmerie renforcera la cohérence du dispositif en matière de lutte contre la délinquance et l’insécurité routière. L’enjeu est de taille puisque la ville de Libourne concentre à elle seule 63% de la population de la circonscription et près de 80% de la délinquance ».
 

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