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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 23:31

 

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Céline Millet et son avocate


Lire le premier épisode :

http://clap33.over-blog.com/article-abus-bordeaux-la-nuit-en-cellule-n-est-pas-passee-65273907.html

 

La suite piochée sur Le Monde, le 24 janvier 2011

 

L'enseignante interpellée accuse l'agent de violences et viol lors d’une fouille au corps en garde à vue.

Une policière bordelaise a porté plainte pour diffamation publique à l’encontre d’une enseignante qui l’avait accusée de violences et viol lors d’une fouille au corps en garde à vue au mois de mai.

«Elle s’est sentie visée car elle était l’une des deux seules femmes présentes au dépôt cette nuit-là et elle a été choquée par les propos de l’enseignante qui sont totalement infondés», a expliqué Aymed Korbosli, le secrétaire zonal de SGP unité police.

Mardi, Céline Millet, une enseignante en lettres et en espagnol, avait dénoncé auprès de différents médias les conditions de sa garde à vue, affirmant qu’elle envisageait de porter plainte.

Dans la nuit du 8 au 9 mai, vers 3 heures, l’enseignante revenait d’une soirée à bicyclette durant laquelle elle avait bu «deux bières et un petit verre de vin blanc».

A partir de là, les versions divergent. Selon l'enseignante, elle serait tombée en laissant passer la voiture de police puis aurait été insultée par les policiers qui l'aurait alors conduite au commissariat pour la placer en garde à vue.

De son côté, le DDSP affirme que c'est l'enseignante qui, tombée à terre et manifestement en état d'ivresse, «a insulté les fonctionnaires». «Il y avait un délit d'outrage, de rébellion, plus un délit de conduite en état d'ébriété», a-t-il précisé, pour justifier du placement en cellule de dégrisement.


Plainte pour violences

Placée en garde à vue à l’hôtel de police, l'enseignante admet s’être débattue «sans vouloir frapper» les agents, soulignant qu’elle avait «senti une pénétration vaginale», alors qu’elle était plaquée au sol.

Son avocate, Me Christine Maze, affirme que sa cliente «n’a cité personne dans ses déclarations» précisant qu’une plainte «pour violences par agent de la force publique et pour viol sera déposée auprès du procureur lundi après-midi».

Le directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) Pierre-Marie Bourniquel, avait contesté mardi les accusations portées par l’enseignante pour des faits de viol, assurant qu’il «n’y (avait) pas eu de fouilles des orifices naturels lors de la garde à vue».

Céline Millet doit comparaître le 1er février devant le tribunal correctionnel, elle est poursuivie pour outrages, rébellion et violences sur policiers.

Source :
http://www.liberation.fr/societe/01012315594-une-policiere-porte-plainte-pour-diffamation-contre-une-gardee-a-vue

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 19:03

 

http://www.capatv.com/wp-content/uploads/logo-garde-a-vue-def-500x281.jpg

 

Lu dans Sud Ouest du 18 janvier 2011

 

Renvoyée en correctionnelle, une enseignante bordelaise porte plainte contre les policiers après des heurts et une nuit en cellule, au sortir d'une soirée entre amis. L'examen du projet de loi réformant la garde à vue débute aujourd'hui à l'Assemblée nationale

Centre-ville de Bordeaux, nuit du 8 au 9 mai 2010. Il est presque 3 heures du matin. Sur son vélo, Céline Millet regagne son domicile en chantonnant. Ce professeur de 37 ans, qui enseigne les lettres dans un lycée professionnel, vient de passer une soirée en compagnie de deux amies. Elles se sont attablées pendant plusieurs heures dans trois bars. « J'avais bu deux bières. Et peut-être un verre de blanc. Mais je n'étais pas ivre. » La conversation lui a manifestement fait du bien. Cela faisait un petit moment qu'elle n'était pas sortie. Céline Millet est en arrêt maladie depuis plusieurs mois à la suite de difficultés qui la contraignent à consulter régulièrement un psychiatre.

Place de la Victoire, la roue de son vélo heurte la bordure d'un trottoir, et elle tombe. « J'ai fait un écart après m'être aperçue qu'une voiture de police était derrière moi. Les flics m'effraient toujours un peu. Ils sont sortis du véhicule. Je leur ai lancé : "Mon Dieu, tant de bras galants pour voler à mon secours, je n'en demandais pas tant." Ils m'ont répondu : "Ta gueule connasse !" » L'enseignante ne se démonte pas et réplique par le début de la fameuse tirade du nez de « Cyrano de Bergerac» : « Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme ! On pouvait dire… oh Dieu !… bien des choses en somme… »

Un projet de loi sous tensions

À la fin de l'examen du projet de loi sur la réforme de la garde à vue, les faits reprochés à Céline Millet ne seront peut-être plus passibles d'un placement en garde à vue. Les débats débutent aujourd'hui à l'Assemblée nationale, et ils s'annoncent plutôt vifs. Le texte rédigé à l'époque où Michèle Alliot-Marie était garde des Sceaux a une double ambition : réduire le nombre des gardes à vue, qui a connu un accroissement sans précédent en France, sans pour autant mettre en péril l'efficacité de l'enquête. Pour satisfaire les syndicats de policiers, le gouvernement avait prévu la possibilité d'une audition libre hors présence de l'avocat. Au mois de décembre dernier, la commission des lois de l'Assemblée nationale a supprimé cet article et confié, au grand dam du gouvernement, le contrôle des gardes à vue non pas aux procureurs, qui ne sont pas des magistrats indépendants, mais aux juges de la liberté et de la détention.

Versions contradictoires

L'ironie ne servira pas longtemps de bouclier à cette femme fragile et quelque peu excentrique. Elle est emmenée manu militari au commissariat central de Mériadeck sans imaginer qu'elle y restera quinze heures. « Elle présentait les signes d'une ivresse caractérisée et n'était plus maîtresse d'elle-même. Pour sa propre sécurité, il était indispensable de la conduire dans une cellule de dégrisement. C'est ce qui a motivé la mesure de garde à vue », précise le commandant Pallas, l'officier chargé de la communication au sein de la Direction départementale de la sécurité publique.

Céline Millet se souvient pourtant du chiffre qui est apparu sur l'éthylomètre : 0, 19 mg/l. « Ce n'est pas une invention. Je l'ai vu. J'étais en dessous du seuil (NDLR : de 0,25 mg/l). Cela se passait dans une pièce où ils font leur paperasse. Ils n'en ont pas tenu compte, et ils ont écrit que j'avais refusé de souffler alors que je l'ai fait trois fois. » Version totalement démentie par les services de police. « Pour que le dépistage soit valide, il faut expirer fortement et pendant un minimum de temps. Elle n'a pas voulu consentir les efforts nécessaires », soutient le commandant Pallas.

L'enseignante explique aujourd'hui qu'elle n'avait d'autre façon de conjurer son angoisse que de répliquer par des mots et un peu d'ironie. Cette nuit-là, elle a puisé son inspiration chez les grands classiques de la littérature française. « Mais en aucun cas je ne me voulais me foutre d'eux. » Manifestement, ses interlocuteurs ont compris tout le contraire. « On m'a emmenée en cellule et on m'a dit : "À poil." » À partir de là, tout a véritablement dégénéré.

Échange de coups

Le professeur s'est rebellée. « Un homme m'a plaquée au sol et m'a passé les menottes. Ensuite, deux de ses collègues féminines m'ont arraché de force mes vêtements. J'avais le nez en sang. J'ai senti confusément une pénétration vaginale. Comme si je circulais avec une lame de rasoir dans mes parties intimes et que j'allais me suicider ! » Dans les procès-verbaux transmis au parquet de Bordeaux, les policiers reconnaissent qu'ils ont dû faire usage de la contrainte. Deux gardiens de la paix, femmes, font état des coups qu'elles ont essuyés.

« En aucun cas il n'y a eu de fouille à corps, affirme le commandant Pallas. Seule une fouille de sécurité a été pratiquée par deux collègues femmes. On vérifie si la personne gardée à vue n'est pas porteuse d'objets qu'elle pourrait utiliser pour mettre fin à ses jours. On lui demande d'enlever ses lacets, d'ôter son soutien-gorge. Mme Millet n'a pas voulu se laisser faire. Elle s'exprime peut-être très bien, mais, cette nuit-là, son comportement a été horrible. »

L'enseignante, en état de choc, n'a été entendue par un officier de police que dans l'après-midi. « Je suis enfin tombée sur quelqu'un d'humain. Je lui ai dit que j'étais bipolaire, c'est-à-dire que je passais facilement d'un état d'euphorie à un état de profond abattement ; et il a tout de suite compris. J'ai pu sortir. Jusqu'alors, ses collègues n'avaient pas voulu m'entendre. » L'expert psychiatre désigné pour l'examiner a conclu qu'elle n'était absolument pas confuse. Au regard de sa description précise des faits, le médecin a jugé que toute interaction entre son traitement médicamenteux et la prise éventuelle d'alcool était à exclure.

« Geôle putride »

Poursuivie pour violences, outrage et refus de se soumettre à un dépistage alcoolémique, l'enseignante comparaîtra devant le tribunal correctionnel le 1er février prochain. Elle devrait produire les témoignages des deux amies qui l'accompagnaient ce soir-là, attestant qu'elle avait peu bu. Ce sera leur parole contre celle des policiers. Avec une question en toile de fond : le placement en garde à vue de Céline Millet était-il justifié ? À l'époque où il était ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy avait signé une circulaire rappelant que la mesure devait être proportionnée à la gravité de l'infraction supposée.

« C'est ahurissant. Une femme qui n'est pas en état d'ébriété rentre tranquillement à vélo chez elle, et elle est victime d'un truc invraisemblable qui coûte un fric fou au contribuable », fulmine son avocate, Me Christine Maze. Les services de police répondent qu'ils n'ont fait que suivre à la lettre les procédures en vigueur. « Si elle était repartie et s'était fracassé le crâne un peu plus loin, notre responsabilité aurait été engagée, assure le commandant Pallas. Rappelez-vous ce qui s'est passé à Nantes, où des fonctionnaires ont été condamnés pour avoir remis en liberté après un contrôle une personne en état alcoolique. Celle-ci s'était ensuite noyée. »

Me Christine Maze, qui a mis des mois pour obtenir copie du dossier du parquet de Bordeaux, s'apprête à porter plainte contre les fonctionnaires concernés, pour violences. « Je vais demander au procureur de saisir l'Inspection générale de la police nationale. Céline Millet a été jetée dans les geôles putrides du commissariat de Mériadeck, où on s'est permis de lui imposer une fouille à corps. C'est inadmissible », tonne l'avocate, dont la cliente, cette nuit-là, a perdu son vélo. Obligée de le laisser place de la Victoire, elle ne l'a pas retrouvé à sa sortie de garde à vue.

 

Source :

http://www.sudouest.fr/2011/01/18/la-nuit-en-cellule-n-est-pas-passee-293424-755.php

Garde à vue : une enseignante porte plainte pour viol - Vidéo TF1

http://videos.tf1.fr/infos/2011/garde-a-vue-une-enseignante-porte-plainte-pour-viol-6227705.html

 

Garde à vue : une femme porte plainte pour viol - Le Monde

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/01/18/garde-a-vue-une-femme-porte-plainte-pour-viol_1467426_3224.html#xtor=RSS-3208

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 01:20

 

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Son décès survenu dans des conditions mystérieuse le dimanche 13 novembre 2005 au bâtiment D1 de Fleury-Mérogis est hélas un exemple parmi beaucoup d’autres de morts en détention restées sans explications…

 

Eric Blaise a été arrêté le mercredi 9 novembre 2005 à EPINAY en compagnie d’un de ses frères et de deux copains pour avoir tiré sur des canettes de bière à l’aide d’un simple pistolet à billes.

Eric fut condamné à 4 mois de prison dont 2 ferme et 18 mois de soins pour alcoologie.

Après sa condamnation Eric a été transféré à Fleury- Mérogis.

Il y serait arrivé le samedi 12 novembre à 0 h 40. Le samedi après midi, il n’aurait pas voulu regagner sa cellule et aurait été remis de force dedans. Là il aurait tout cassé. Un médecin et les pompiers seraient intervenus selon les déclarations du substitut.

Dans une lettre écrite samedi Eric déclare : " (…) Le juge m’a dit que j’étais là pour 4 mois, mais si je ne fous pas le bordel j’en ai pour 2 mois… je ne bois plus une goutte d’alcool et je ne m’en porte pas plus mal. En prison, aujourd’hui samedi, il me donne des médicaments pour que ça continue (…)".

Ses parents ne comprennent toujours pas le ton plutôt calme et raisonné de cette lettre qui ne cadre pas avec la suite des événements.

Eric est retrouvé mort le dimanche 13 novembre à 7 heures du matin au quartier disciplinaire (QD) où il avait été placé. Ses parents sont avertis vers 17 heures par un appel téléphonique leur apprenant que leur fils va être autopsié.

Malgré ses demandes, la famille ne sera admise à voir le corps que le mercredi 16 novembre à 11 heures au funérarium de Ste Geneviève-des-Bois. Les vêtements d’Eric seront remis à sa tante le jeudi 17 après avoir été lavés consciencieusement et pliés.

Le substitut déclarera à la famille qu’Eric est mort d’un oedème cérébral après s’être cogné seul dans sa cellule.

La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) a rendu il y a plus de deux ans son rapport d’investigations au sujet de la mort d’Eric. Ce document, mélange de versions contradictoires toutes aussi horribles les unes que les autres, faisait froid dans le dos : les médecins et l’administration pénitentiaire se renvoyant mutuellement la responsabilité. La CNDS mettait à jour la manière dont on traite les vies humaines dans les quartiers disciplinaires, c’est déjà une bonne chose. Mais cela n’expliquait toujours pas les traces de coups sur le corps d’Eric… Cela ne dit pas pourquoi le substitut du procureur a dit à la famille que les pompiers s’étaient déplacés plusieurs fois alors que, renseignements pris auprès d’eux, ils n’ont jamais été appelés à Fleury cette nuit-là. Et lorsque l’on apprend comment les uns et les autres, du fait de leurs versions contradictoires, sont capables de mentir pour se couvrir, tous les doutes sont largement permis. sur les véritables causes de la mort d’Eric. En tout cas, la famille et les proches ne se suffisaient pas de ces premières conclusions.

En juillet 2008, le juge d’instruction en charge de ce dossier rendait une notification de conclusions d’expertise médicale concernant « le décès d’Eric Blaise ». : « La cause très probable du décès est un delirium tremens, complication du syndrome de sevrage alcoolique. (…) Eric Blaise n’a pas été hospitalisé alors que l’hospitalisation en soins intensifs s’imposait, sans aucun doute possible. Il n’a pas reçu sur place l’attention et les soins que nécessitait son état. Les soins donnés par le docteur F. Mehareb ont été très insuffisants et n’ont pas apporté à M. Blaise l’assistance que nécessitait son état. (…) Les soins donnés par le docteur N. Miquel à M. Blaise témoignent de graves carences, négligences et erreurs d’appréciation, non pas ponctuelles mais répétées sur plusieurs heures, du début d’après-midi à la survenue du décès dans la nuit. Ils n’ont pas été conformes aux règles de l’art. Ces manquements sont à l’origine du décès de M. Blaise. »

En octobre 2010, deux “expertises” ont conclu à la non-responsabilité des médecins : son décès serait dû à son état physique, et ils n’hésitent pas à inventer pour cela un prétendu “alcoolisme” et une pathologie psychiatrique lourde (la schizophrénie) pour se dédouaner. La famille n’a même pas été entendue, alors qu’elle sait très bien qu’Eric est arrivé en pleine possession de ses moyens en prison et qu’il n’en est pas sorti vivant…Il s’est passé quelque chose que la justice et l’administration pénitentiaire laissent dans l’ombre. Il ne faut pas oublier que sans la ténacité des parents et proches, la version officielle serait toujours celle donnée sur le moment : un suicide… comme d’habitude, alors que le nombre de morts suspectes derrière les morts ne cessent d’augmenter et nombreuses sont les familles qui ont perdu un enfant en détention

Aujourd’hui ses parents, sa famille, ses proches, ses amis refusent de brader la vie d’Eric, ils ne baissent pas les bras et veulent toujours connaître la vérité : de quoi et pourquoi Eric BLAISE est-il mort ? Ils font toujours appel à des témoignages de codétenus qui auraient des éléments de nature à expliquer ce qui s’est vraiment produit.

Contacts : envolée radio, 43 rue de Stalingrad 93100 Montreuil.

envoleeradio@yahoo.fr

Tél. direct pendant l’émission tous les vendredis de 19h à

20h30 sur 106.3 au 0140050610


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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 20:06

 

http://media.paperblog.fr/i/176/1769500/demandeurs-dasile-conditions-materielles-dacc-L-2.jpeg

 

Communiqué transmis par la LDH Bordeaux 

Ce matin du 3 novembre 2010, la famille georgienne Aloyan, a subi les conséquences de la politique française en matière d’immigration.

Le père Marat et son fils Aziz (3 ans) ont été arrêtés et envoyés au centre de rétention administrative de Toulouse, probablement en vue d’une expulsion vers la Pologne.


Cette intervention a provoqué une tentative de suicide de la mère, Nelly, qui se retrouve à l’hôpital et sous garde policière.

La fille, Maryam (8 ans) scolarisée à l’école, est désormais séparée de sa famille et livrée à elle-même.

En dépit du fait que cette famille s’est vue déboutée par le Tribunal administratif à l’issue de son recours en août dernier et se trouvait donc expulsable au regard des dispositions prévues par la directive européenne « Dublin II », les conditions dans lesquelles s’est déroulée cette arrestation sont humainement scandaleuses et indignes d’un état de droit.

Les associations réunies au sein du « collectif asile » dénoncent vivement ce qui relève d’une atteinte grave aux droits fondamentaux et aux règles les plus élémentaires de respect des individus.

Elles appellent Monsieur le Préfet de la Gironde a faire acte de clémence en libérant puis régularisant les membres de cette famille, menacée de nouvelles persécutions face au risque important de renvoi vers son pays d’origine.

 

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 13:13

 

http://www.sudouest.fr/images/2010/09/07/179164_manif.jpg

 

Transmis depuis le journal Sud-Ouest

 

Le 16 octobre 2010

 

Manifestations lycéennes : neuf interpellations à Bordeaux.


Neuf interpellations ont eu lieu à Bordeaux et deux à Villeneuve-sur-Lot à l'issue des manifestations d'hier. Une policière a été légèrement blessée à Villeneuve, une personne a été légèrement blessée dans un lycée bordelais.

A Bordeaux, entre 500 et 600 lycéens, venus de plusieurs établissements bordelais (Brémontier, Les Menuts, Gustave-Eiffel, François-Mauriac…) ont manifesté par groupes de 50 à 100 personnes dans le centre-ville. Notamment sur le cours Victor-Hugo devant le lycée Montaigne, sur la place Pey-Berland, sur le cours d'Alsace-Lorraine et dans différentes rues du centre-ville. Certains qui voulaient accéder rue Vital-Carles, où se trouve la résidence du préfet, ont été tenus à distance.


Parmi les lycéens toutefois, il y avait, hier, des casseurs. La police a procédé à neuf interpellations. Huit adolescents de 15 et 16 ans, et un jeune majeur de 18 ans ont été arrêtés et placés en garde à vue dans différents services au commissariat central de Bordeaux.


A 10h35, cinq élèves ont été interpellés alors qu'ils venaient de commettre un vol et des dégradations dans la confiserie « Glups », rue Sainte-Catherine. A 11h40, un jeune de 15 ans a été appréhendé alors qu'il venait d'agresser une vendeuse du magasin « New Look », rue Porte-Dijeaux.


Deux élèves qui avaient lancé, la veille, dans la foule, une bouteille d'acide chlorhydrique, ont été identifiés et également arrêtés. Un policier qui surveillait la manifestation hier a aussi été pris pour cible par un tir de fumigène. L'auteur n'a pas été interpellé. Un autre a été victime d'un outrage. Le jeune de 18 ans a été conduit au poste pour ces paroles déplacées.


Le parquet, dans un communiqué, a indiqué qu'il se montrerait « particulièrement attentif à la commission de tous nouveaux méfaits » et fait part de sa ferme détermination à déférer les auteurs devant les juridictions compétentes.

Par ailleurs, une personne aurait été légèrement blessée au lycée professionnel des Menuts. Il ne s'agirait pas de la proviseur adjointe, comme indiqué dans un premier temps par plusieurs médias. Cette personne aurait été légèrement blessée à la tête hier matin quand des élèves extérieurs à l'établissement ont tenté de pénétrer à l'intérieur en marge de la manifestation.


Le lycée se refusait hier après-midi, à toute communication. Aucune plainte n'a été enregistrée par les services de police.


Devant ce même établissement, des jeunes ont endommagé à coups de pieds les portes d'entrée, ainsi que quelques véhicules garés à proximité.

A La Rochelle, la manifestation lycéenne est repartie de plus belle, hier matin. Le cortège des élèves rochelais, encadré par la police, s'est rendu devant la Maison du département. Ils ont  rejoint le rassemblement unitaire interprofessionnel, organisé par l'intersyndicale. Plusieurs centaines de personnes (syndicats et lycéens réunis) ont ainsi manifesté toute la matinée devant le Conseil général. A la majorité, les syndicats ont rejeté la proposition de rencontre de Dominique Bussereau, président du Conseil général et secrétaire d'État, au prétexte que ce dernier avait annulé la session du Conseil général de ce vendredi matin. Les lycéens ont décidé d'une nouvelle manifestation cet après-midi, à 14 h 30, place de Verdun. Ils devaient se rendre devant la préfecture avant de rejoindre les axes menant au port et soutenir ainsi le blocus du dépôt de carburants de La Pallice.

A Angoulême, la mobilisation lycéenne se poursuit. Une centaine d'élèves du lycée Marguerite-de-Valois ont bloqué l'accès à l'établissement vendredi. Une élève a été légèrement blessée vendredi matin, après qu'une voiture lui ait roulé sur le pied. Par ailleurs, les pompiers sont intervenus pour un feu de poubelle allumé à l'intérieur de l'établissement. Ils se sont également rendus route de Bordeaux, au lycée de Sillac, où des palettes ont été enflammées. Concernant le lycée professionnel Jean-Caillaud, à Ruelle, un feu de poubelle a été signalé.

A Agen, les actions lycéennes se multiplient. Au quatrième jour de leur mobilisation, les lycéens agenais sont repartis dans les rues, dès vendredi matin, après quelques brefs blocus à Palissy, De Baudre ou encore Lomet. Quelque 300 d'entre eux sont ensuite allés à la rencontre des cheminots grévistes pour partager leurs points de vue avant d'envahir, durant une vingtaine de minutes, les voies ferrées en gare d'Agen.

A Villeneuve-sur-Lot, des débordements ont eu lieu en centre-ville et ont donné a deux arrestations vendredi matin. Les jeunes manifestants, partis de Georges-Leygues, ont notamment pris pour cibles un bus et une voiture de police. Des dégradations ont aussi été commises dans des commerces du centre-ville : jets de chaise, bennes à ordures renversées. Des policiers d'Agen y ont été envoyés en renfort. Deux lycéens ont été interpellés suite aux dégradations commises. Selon l'AFP, qui cite le Rectorat, une policière a été légèrement blessée.
 
"Une voiture de police a été caillassée et une fonctionnaire de police a été légèrement blessée", a indiqué le rectorat à l'AFP.

A Marmande, entre 300 à 400 lycéens ont manifesté en centre-ville vendredi. La vitre arrière d'un véhicule de police a été touchée. Le calme est ensuite rapidement revenu et rendez-vous a été pris pour lundi.

A Pau, l'entrée du lycée Saint-John-Perse a été bloquée par les élèves vendredi matin, au moyen de containers à poubelle qu'ils étaient allés chercher dans les alentours dès 6h30. Peu avant 8 heures, le personnel administratif s'est présenté ainsi que les enseignants mais personne n'a pu entrer. Le proviseur du lycée Saint-John-Perse qui loge dans le lycée ne pouvait que constater "avec lassitude" la situation. "C'est désormais tous les ans". La situation était quasi-équivalente au lycée Saint-Cricq à Pau mais les enseignants et le personnel pouvaient entrer.

A Orthez, "Les élèves du lycée Francis-Jammes et du lycée professionnel agricole, ont reconduit vendredi le blocus initié la veille. Ils étaient "plus de 200", selon les comptages réalisés vendredi matin par les porte-parole du lycée Francis-Jammes. "Nous sommes là pour bloquer, mais pas pour empêcher ceux qui veulent travailler d'aller en cours, précisent-ils. Chacun fait comme il veut." Des pancartes et banderoles ont également été installées au rond-point de la route de Mont-de-Marsan, devant la cité scolaire. Du côté du lycée Fébus, le blocus de l'établissement s'est poursuivi également.

En Dordogne : deuxième jour de blocage pour les lycéens de la cité scolaire Giraut-de-Borneilh, à Excideuil. Les élèves de l'établissement ont de nouveau barré vendredi matin l'accès de leur lycée pour protester contre la réforme des retraites. Ils décideront ce week-end de reconduire ou non leurs actions.

A Cognac, deux cents lycéens de Louis-Delage et Jean-Monnet ont manifesté vendredi matin contre la réforme des retraites. Vers 10 heures, ils ont bloqué le rond-point de la Trache, à Châteaubernard. Le blocus d'une heure et demie environ a fortement gêné la circulation.

A Biarritz, une trentaine de lycéens empêchaient, vendredi matin, leurs camarades de pénétrer dans le lycée Malraux.

A Dax, le cortège semblait moins fourni que jeudi, mais ils étaient 900 ce vendredi matin d'après les renseignements généraux, à arpenter les rues de Dax au plus fort de cette nouvelle manifestation des lycéens.
Parmi eux, une trentaine de professeurs du lycée de Borda qui ont voté une grève reconductible et tournante jeudi soir en assemblée générale intersyndicale. Une nouvelle assemblée, "interprofessionnelle et inter-générationnelle", est prévue lundi matin.

A Bayonne, conformément à leur décision à l'issue de la manifestation de jeudi, les lycéens n'ont pas manifesté vendredi contre la réforme des retraites. Ils ont préféré bloquer les lycées.

A Oloron, le premier coup est parti du lycée Jules-Supervielle mercredi. Il a été rejoint vendredi matin par les lycées Guynemer et du IV-Septembre. Après avoir procédé à un blocus filtrant, les lycéens, qui étaient entre 350 et 400, se sont engagés dans une manifestation à travers les rues de la ville. Après une halte à la sous-préfecture, les élèves se sont rendus dans le calme à la mairie.

A Mourenx, un cortège de 250 jeunes s'est rendu à la mairie où ils ont été reçus par David Habib, député-maire de la ville qui a voté contre cette réforme et soutient donc leur mouvement. Il leur a donc proposé de louer un bus pour qu'ils puissent se rendre à la manifestation prévue samedi à Pau. Les lycéens ont rejoint leur établissement mais n'ont pas repris les cours.

Source :

http://www.sudouest.fr/2010/10/15/manifestations-lyceennes-nouvelle-journee-de-mobilisation-dans-la-region-212784-3.php

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 01:36

Yep !

C'est officiel. Le contrôleur général Albert Doutre, récemment décoré des Palmes Académiques (!!) quitte Bordeaux pour s'installer à la tête de la sécurité publique de Lyon.

Ce que les bordelais/es ignoraient, c'est que c'est un grand humaniste qui nous quitte.

Il déclare en effet dans le Sud-Ouest en date du 3 septembre dernier que "l'injustice [lui] est insupportable".

Les cylcistes mis abusivement en garde à vue, les gamins de Floirac embarqués au commissariat à la sortie de l'école pour un vol de vélo qu'ils n'avaient pas commis, les crs de Toulouse renvoyés de Bordeaux parce qu'ils n'étaient pas assez répressifs seront sans doute ravis de l'apprendre.

Quant à moi, j'avoue que la bonté de ce haut personnage m'était complètement passée à côté quant à la suite des violences policières que j'ai subies le 19 mars 2009, il écrivait dans un courrier en réponse à une député qui l'avait interpellé sur mon cas que mes "éventuelles blessures" étaient vraisemblablement dûes à une chute.

 

http://c2.ac-images.myspacecdn.com/images02/89/l_4a8fea5e2ae24d54a478ed1f567286f9.jpg

Blessures éventuelles dûes sans doute à une glissade sur une peau de banane mal placée...


Autant vous dire que Monsieur Doutre ne nous manquera pas malgré son grand coeur.

Bon courage aux camarades lyonnais/es.

Quant à nous, nous héritons de monsieur Pierre-Marie Bourniquel qui nous vient directement de Nice, ville où un certain Estrosi exerce les fonctions de maire et où fleurissent à chaque coin de rue de belles caméras de vidéo-surveillance... euh... de vidéo-protection !

Pas sûr qu'on y gagne au change...

m.

 

*******

Albert Doutre : « L'injustice m'est insupportable »


Le contrôleur général Albert Doutre s'apprête à partir pour Lyon après plus de cinq ans passés à la tête de la DDSP de la Gironde.

http://www.sudouest.fr/images/2010/09/03/175214_14115387_460x306.jpg

 

« Sud Ouest ». Vous êtes directeur départemental de la sécurité publique depuis avril 2005. Quel bilan tirez-vous de votre action ?

Albert Doutre (1). Positif. Grâce à un travail d'équipe, nous sommes arrivés à faire chuter la délinquance et à augmenter le taux d'élucidation des affaires, en particulier sur Bordeaux. À mon arrivée, j'ai fait fermer 12 bureaux de police pour multiplier le nombre de patrouilles. Ce n'était pas pour faire de la « bâtonnite » mais pour justifier de l'activité policière au bénéfice de la population. À l'époque, dans chaque conseil de quartier, on m'interrogeait beaucoup sur l'insécurité. Aujourd'hui, les questions portent sur le bruit, l'environnement… En Gironde, j'ai eu la durée pour moi et faire aboutir les orientations que je m'étais fixées.

« Sud Ouest » Votre nom est associé à plusieurs affaires qui ont défrayé la chronique : des cyclistes en garde à vue, les vélos de Floirac. Comment avez-vous vécu ces tempêtes médiatiques ?

Albert Doutre  Très mal mais l'histoire nous a donné raison. Pour les cyclistes, il faut savoir que 60 % des accidents corporels impliquent des deux-roues. Nous avons été beaucoup critiqués mais la ville de Paris nous a suivis quelques semaines plus tard. La police est là pour rappeler la règle. Trop souvent, les gens n'ont plus de notion de droit, ni de devoir. Quant à l'affaire de Floirac, j'ai vécu une véritable chasse à courre médiatique. Ce fut très éprouvant mais j'y ai gagné la confiance de mes personnels et l'enquête administrative a conforté notre action.

« Sud Ouest » Mais quand même, des écoliers de 6 et 10 ans, embarqués au poste pour des vélos volés…

Albert Doutre Cette affaire est devenue une affaire d'État qui a laissé des blessures profondes chez les fonctionnaires. L'un d'eux a demandé une mutation exceptionnelle car il n'en pouvait plus. J'ai soutenu mes policiers car ils ont agi dans le strict respect des textes et parce qu'il n'y avait pas, sur l'instant, d'autres moyens d'intervenir alors que la victime nous sollicitait. Je ne suis pas un directeur à géométrie variable. L'injustice m'est insupportable. J'ai assumé. Le préfet de région et le parquet nous ont soutenus. Aujourd'hui, je sais que tout ce qui ne détruit pas rend plus fort.


« Sud Ouest » Vous avez l'image d'un directeur à poigne, de tempérament. On vous surnomme parfois « le Bulldozer ». N'avez-vous pas le sentiment d'en faire trop ?

Albert Doutre Je suis commissaire depuis 1975 et j'ai toujours essayé d'avoir le souci du service public. Cela demande beaucoup de rigueur. Les choses sont claires : je suis un homme de principes, un technicien de la sécurité, qui travaille avec une équipe de commissaires et ceux qui ne sont pas dans la ligne s'excluent d'eux-mêmes. Au niveau de l'encadrement et des personnels de base, c'est pareil. Je pense être carré. Je ne fais aucun cadeau à celui qui porte atteinte au corps. La police a besoin de sentir qu'elle est dirigée mais je n'ai jamais considéré une personne comme un numéro. La majorité des personnels a d'ailleurs adhéré puisque, pendant 3 ans, 1 300 fonctionnaires ont été récompensés par une prime exceptionnelle conséquente pour les excellents résultats obtenus.


« Sud Ouest » Pourquoi avoir cherché à ouvrir la police vers le monde extérieur en organisant, par exemple, les rencontres de la Sécurité publique et du film policier ?

Albert Doutre Un commissariat doit être une maison de verre. Il est important de montrer notre savoir-faire. Nous n'avons rien à cacher. C'est pour cela que nous avons signé beaucoup de partenariats avec les municipalités, le rectorat, La Poste, etc.

(1) Albert Doutre, 56 ans, est promu inspecteur général à la Direction départementale de la Sécurité publique du Rhône à partir du 13 septembre. Son successeur est le DDSP de Nice, Pierre-Marie Bourniquel.

 

Source :

http://www.sudouest.fr/2010/09/03/albert-doutre-l-injustice-m-est-insupportable-175214-2780.php

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 19:51

math

Logique répressive démontrée !

Arrestation intempestive d’un mathématicien. Images des Mathématiques, CNRS, 2010.

Lu en ligne http://images.math.cnrs.fr/Arrestation-intempestive-d-un.html

par Christine Huyghe, Chargée de recherche au CNRS Université de Strasbourg, le 29 juin 2010

Je viens de participer à la log conference qui s’est tenue à Bordeaux du 22 au 25 juin 2010, conférence dédiée aux avancées récentes en géométrie logarithmique. La conférence fut par ailleurs à la fois intéressante et réussie et l’accueil de nos collègues mathématiciens bordelais tout à fait chaleureux.

Ce qui aurait dû être une conférence tranquille et plaisante s’est transformé pour l’un d’entre nous (les participants) en grave désagrément : en cause le comportement très choquant de certains policiers bordelais.

Ce genre de conférences internationales réunit des mathématiciens du monde entier. Ces scientifiques sont là pour apprendre, échanger leurs connaissances sur le sujet. Etaient ainsi présents des japonais, des indiens, des américains, des français, des allemands, des italiens et j’oublie sans doute des nationalités. Or, nous avons appris vendredi 25 à 14h que l’un des participants indiens venait de passer la nuit au poste.

Que s’est-il passé ? Notre collègue indien a été interpellé à la gare de Bordeaux le soir du jeudi 24 -la couleur de sa peau y était-elle pour quelque chose ? [1] par deux policiers en civil. Ne comprenant pas un mot de français, et s’imaginant qu’il était agressé, puisque les policiers n’étaient pas en uniforme, il ne s’est dans un premier temps pas laissé faire, avant d’obtempérer. N’ayant, en plus, pas son passeport sur lui [2], il est plaqué à terre en pleine gare, fouillé, et c’est menotté, que le dangereux mathématicien indien, armé de ses notes d’exposé et de son stylo, a été amené au poste.

Là, les choses s’éclaircissent, du moins c’est ce qu’il pense puisqu’au poste de police l’un des policiers sait parler anglais. Le mathématicien a sur lui sa carte d’identité indienne et explique que son passeport est à l’hôtel. Il suggère même d’aller à l’hôtel accompagné des policiers pour enfin pouvoir prouver qu’il n’est pas un émigré clandestin, car il a l’impression que les policiers pensaient plutôt avoir arrêté un sans-papier qu’un scientifique assistant à une conférence à l’université de Bordeaux. Les policiers refuseront de procéder à cette simple vérification, jusqu’au vendredi matin 25 juin. Après avoir donc passé la nuit au poste, le mathématicien sera libéré, sans excuses, quitte pour quelques marques de menottes au poignet, et pour avoir raté les exposés du vendredi matin.

Nul ne devrait être traité de la sorte dans notre pays, ni les noirs, ni les blancs, ni les jaunes, ni les détenteurs de visa en règle, ni les sans-papiers. Inutile de dire qu’à la Log conf de Bordeaux, la mésaventure du mathématicien indien jeta un froid glacial.

Notes

[1] On pourra au sujet de cette interrogation consulter ce rapport

[2] ce qui est semble-t-il contraire à une loi récente.

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 15:45

A propos de l’envoi de la police sur les marchés populaires, à la demande de la Mairie


Les Collectifs pour une politique de paix et d’amitié entre les habitants du pays

Toulouse, le 12 Juin 2010

A l’attention de M. Pierre COHEN Maire de Toulouse Place du Capitole, Toulouse


Monsieur le Maire,

Nous venons vers vous suite aux incidents répétés qui ont lieu depuis une semaine sur deux marchés importants de la ville de Toulouse, tous deux situés dans des quartiers populaires du Mirail, l’un à La Faourette, l’autre à Reynerie.

Tout d’abord, nous tenons à vous faire part de notre étonnement à propos du traitement que vous avez décidé d’apporter à un problème, somme toute mineur, et qui pouvait trouver une résolution plus sereine et plus respectueuse de la vie et du travail des gens concernés. En effet, déployer dés le petit matin une grande partie de la Police Municipale, appuyée par un demi compagnie de CRS, ayant tous pour mission d’encercler et de filtrer les accès de ces quartiers, pour empêcher à quelques vendeurs des marchés en plein vent de s’installer, tout cela nous semble disproportionné. Nous sommes donc en droit de nous demander, avec de nombreux habitants, quels sont les buts recherchés par votre équipe municipale dans cette affaire. Pour notre part, nous tenons à vous faire connaître notre point de vue, point de vue que nous ferons aussi connaître à la population et à la presse, par le biais d’une lettre ouverte.

1) L’extension des marchés dans de nombreux quartiers correspond à un réel besoin, qui est double : celui de gens qui travaillent honnêtement en proposant à de nombreux habitants des produits qui leurs conviennent, à des prix bas et abordables. Pour une population qui petit à petit connaît les difficultés de la misère et de la pauvreté, cela correspond à un véritable besoin. Misère et pauvreté, dont, vous en conviendrez, ils ne sont nullement responsables. Cette extension des marchés de plein vent, en dernier ressort, s’inscrit dans le classique développement économique, qui par ailleurs est vanté partout pour ses mérites, et qui correspond à "l’offre et la demande".

2) On ne règle pas les effets de la misère par les CRS ! Ce n’est pas parce que des gens sont pauvres qu’ils sont des délinquants. Bien au contraire, les gens contre lesquels vous déployez la police sont précisément des gens qui tentent de survivre en travaillant honnêtement. Ce n’est pas parce que le gouvernement actuel explique que tout se règle par la police que vous êtes obligé de le croire et de le suivre. La misère ne se règle ni par la violence, ni par la force. Les gens, quelle que soit leur situation, doivent être pris en considération et au sérieux. C’est le début du respect.

3) De nombreuses personnes sur les marchés (vendeurs et acheteurs) nous ont dit qu’ils voulaient vivre et faire vivre leur famille honnêtement,et que les marchés, entre autre, le leur permettent (savez-vous combien de gens vendent leurs propres habits et affaires pour survivre, et combien de gens habillent leurs enfants ainsi ?) D’ailleurs, beaucoup de vendeurs, qui par ailleurs pour beaucoup paient leur patente, disent : "On veut travailler, le rôle de la mairie n’est pas d’empêcher les gens de gagner honnêtement leur vie".

4) La façon que vous avez choisie pour traiter le problème, c’est-à-dire le bouclage du quartier par un dispositif policier massif, et militarisé, n’est pas sans conséquence sur l’image des habitants de ces quartiers, traités en danger public ! Est-ce bien le rôle de la mairie de stigmatiser les habitants des quartiers populaires, de les traiter en ennemis, de contribuer à l’amalgame : "pauvre égale délinquant" ?

Pour notre part, nous affirmons que la ville de Toulouse, comme le pays dans son entier, doit être pour tous ; cela veut dire qu’il faut considérer que chaque habitant compte et mérite le respect.Si des difficultés apparaissent, comme celle de l’extension des marchés, nous sommes persuadés qu’elles peuvent être résolues, non par la tension et la répression policières et la division des gens, mais en prenant vraiment en compte ce qui arrive aux gens, quelle que soit leur situation sociale.

Monsieur le Maire, nous espérons vraiment que votre politique actuelle sur l’extension des marchés correspond à une méconnaissance de vos services de ce qu’est la vie des gens aujourd’hui, et non à une politique généralisée contre les habitants qui fréquentent les marchés des quartiers populaires. Nous voulons croire que vous n’êtes pas de ceux qui pensent que pour régler la question de la misère, il suffirait de la cacher (y compris par la force au besoin) et que telle n’est pas l’option qui sous-tend votre actuel programme de rénovation urbaine des quartiers populaires.

Nous sommes disponibles pour discuter de ces points avec vous.

Veuillez agréer, Monsieur le Maire, nos sincères salutations.

PS : Ce courrier est envoyé en copie à M. le Préfet de la Haute-Garonne, à la presse, il est aussi diffusé sous-forme de lettre ouverte.

 

 

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 15:49

Un gendarme intègre le Service du renseignement aux côtés des policiers bordelais. Une première.

 

« C'est une vraie révolution culturelle », admet le commissaire divisionnaire Didier Adam, à la tête du Service départemental de l'information générale (Sdig) à l'hôtel de police de Bordeaux, où il supervise le renseignement sur l'ensemble des 20 départements de la zone de défense Sud-Ouest.

En effet, un gendarme ayant son bureau dans un commissariat de police n'était pas imaginable il y a quelques années.

http://francaisdefrance.files.wordpress.com/2009/11/bisou-francais.jpg

Depuis huit jours, c'est chose faite à Bordeaux. Le 10 mai, un lieutenant qui était chef du Centre opérationnel de renseignement de la gendarmerie (Corg) vient de rejoindre le Sdig. Cet officier a reçu auparavant le feu vert du commandant de groupement pour rejoindre sa nouvelle affectation. « Nous travaillons en cousinage, il s'agit d'une synergie totale », précise Albert Doutre, directeur départemental de la Sécurité publique de la Gironde, sous l'autorité duquel travaille le Sdig. « Nos services ont un intérêt à mutualiser le renseignement pour une meilleure fluidité de l'information. »

 

Depuis 2008, on ne parle plus des Renseignements généraux (RG) ni de la DST (Direction de la surveillance du territoire), mais de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), née de la fusion de ces deux services.

 

Éviter la concurrence

Pour le ministère de l'Intérieur, il importe que le renseignement remonte très vite au plus haut niveau de l'État. Qu'il s'agisse d'un mouvement social, d'une manifestation de voie publique, de violences urbaines, d'économie souterraine, de sectes, d'intelligence économique ou encore d'une organisation susceptible de porter atteinte à la sécurité de la nation, le Sdig constitue l'ossature du renseignement. « Nous sommes en relation avec les autres services de police : la police aux frontières et la police judiciaire », confie Didier Adam. L'arrivée d'un officier de la gendarmerie devrait permettre d'améliorer la qualité et la réciprocité des échanges et, selon le ministre Brice Hortefeux, « d'organiser la complémentarité dans la recherche des informations en évitant toute concurrence ».

Les notes de synthèse des Sdig sont transmises à la fois aux responsables départementaux de la police et à ceux de la gendarmerie. Le dispositif va renforcer les « grandes oreilles » au service de l'Information générale.

 

Ce « cousinage » est toutefois diversement apprécié par les hommes de terrain des deux forces.

 

Source :

lu dans sud ouest du 17 mai 2010, Par Jean-Michel Desplos

http://www.sudouest.fr/2010/05/17/policiers-et-gendarmes-cousinent-a-bordeaux-93763-2780.php

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 07:00

SIR

NB : ce n'est pas une nouvelle police, c'est la même police nationale (qui intervient sans excès...)

116 supporters bordelais ont déposé plainte à Lyon pour violences policières, Jeudi 15 avril 2010 [article1], publié par Reuters le 16/04/2010

La SIR arrive au stade  Bordeaux samedi 17 avril 2010 avec gadgets audio-video [article2], publié par Sud Ouest le 16/04/2010

 

 [1]Plainte de supporters bordelais contre la police à Lyon

Une centaine de supporters bordelais ont déposé plainte à Lyon pour violences volontaires présumées commises par des policiers le 30 mars lors du quart de finale aller de Ligue des champions entre l'Olympique Lyonnais et Bordeaux.

"J'ai déposé 116 plaintes contre X devant le parquet de Lyon pour des violences volontaires commises par des personnes dépositaires de l'autorité publique avec usage ou menace d'une arme", a déclaré vendredi l'avocat Christian Blazy à Reuters.

Cette plainte a été déposée jeudi.

Christian Blazy, avocat de l'association de supporters bordelais "Ultramarines", a précisé que les incidents s'étaient produits à la mi-temps de la rencontre, "lorsqu'un supporter a adressé un doigt d'honneur à une personne qu'il ne savait pas être un policier de la Section d'intervention rapide (SIR) de Lyon".

Selon sa version, les membres du SIR ont voulu interpeller immédiatement le supporter. Ils ont été aidés par des CRS qui ont utilisé des matraques et des gaz lacrymogènes au point que "116 supporters ont été blessés durant cette charge violente".

"Il n'y a eu aucun coup porté contre les policiers par les supporters parmi lesquels se trouvaient des enfants et on a même vu des stadiers bordelais protéger une mère de famille", a-t-il dit.

Christian Blazy a souhaité qu'une information judiciaire soit ouverte par le parquet de Lyon.

http://www.lexpress.fr/actualites/2/plainte-de-supporters-bordelais-contre-la-police-a-lyon_885492.html

 

[2]Une nouvelle police dans les virages des stades bordelais

Un nouveau dispositif de sécurisation des matches de foot a été mis en place.

 

La SIR de Bordeaux interviendra pour la première fois demain à l'occasion de la rencontre Girondins de Bordeaux contre Olympique Lyonnais.

Allure sportive, survêtement bleu floqué « Police Nationale », tennis, équipement de protection léger, discret et truffé de gadgets audio-video qui enregistrent les faits délictuels. La Gironde s'est dotée hier d'une nouvelle unité de police destinée à sécuriser les matches de football à Chaban-Delmas. Vingt-six policiers bordelais constituent désormais la Section d'intervention rapide de Bordeaux (SIR).

Il s'agit d'un nouveau dispositif voulu par la direction centrale de la sécurité publique, afin de renforcer la lutte contre le hooliganisme. Des hommes et une femme, sélectionnés sur leur condition physique, leurs compétences, leur capacité de maîtrise de soi, leur grande réactivité et leur discernement dans l'action, qui ont suivi une formation spécifique leur permettant d'identifier et d'interpeller les fauteurs de troubles au stade. Ils seront engagés pour la première fois demain, à l'occasion de la rencontre Girondins de Bordeaux-Olympique Lyonnais.

Rôle crucial

« C'est un nouvel élément décisif de notre dispositif », se félicite Dominique Schmitt. Le préfet se plaît à rappeler que la police girondine « a acquis une véritable expertise dans ce domaine avec les policiers du service d'ordre public et de sécurité routière, du service de sécurité de proximité et le service départemental des informations générales. Et les résultats sont là avec une baisse constante du nombre de fumigènes allumés qui allège d'autant les finances du club ».

Utilisée en complément des dispositifs d'ordre public déjà existants et en parfaite complémentarité avec le service de sécurité du club des Girondins de Bordeaux, la SIR sera amenée à intervenir sur l'ensemble du stade, mais aussi aux abords immédiats et jouera un rôle crucial dans l'identification des supporters à risque.

« Ou plutôt des délinquants qui utilisent le stade et l'environnement du football pour commettre des actes de violence », corrige le commissaire Boutonnet de la direction nationale de lutte contre le hooliganisme.

« C'est une façon de marquer la présence policière au milieu des supporters mais sans excès », résume le contrôleur général Albert Doutre, directeur départemental de la sécurité publique, dont la SIR aura vocation zonale. « Ils arborent clairement les couleurs de la police mais sans casque, ni botte, ni armes létales. L'intérêt n'est pas d'intervenir à chaud, mais plus tard, preuve à l'appui. »

Par Florence Moreau / photo laurent theillet

http://www.sudouest.fr//2010/04/16/un-nouvelle-police-dans-les-virages-des-stades-bordelais-67306-2780.php

 

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 05:08

Les Bleus en force dans les tribunes ? Lu dans Sud Ouest - Mercredi 31 Mars 2010

 

FOOTBALL. Les supporters "Ultramarines Bordeaux" déplorent des incidents avec la police dans les tribunes durant le match Lyon-Bordeaux mardi soir. Ils livrent leur version des faits dans un communiqué

 

Dans un communiqué publié ce jour, les Ultramarines Bordeaux  protestent contre une charge policière dans les tribunes du stade Gerland à Lyon hier soir lors du match OL-Bordeaux en quart de finale aller de Ligue des Champions.

Un responsable de la sécurité du club des Girondins de Bordeaux a confirmé l'incident.

Dans ce communiqué, ce groupe de supporters donne sa version des faits et tient "à réagir suite aux violences subies par les supporters bordelais, à la mi-temps du match de Ligue des champions, à Lyon hier soir, en plein stade, par des forces de l’ordre (...).
Suite officiellement « à un doigt tendu » au milieu d’une foule d’un millier de personnes, la toute nouvelle S.I.R (Section d’intervention rapide) a fait irruption dans la tribune à grands coups de matraques afin d’interpeller sans ménagement ce criminel, provoquant ainsi, outre des contusions, le courroux des supporters, pourtant plus que pacifistes jusqu’alors.
Une compagnie de CRS descend donc en trombe à son tour au milieu du désordre ambiant, gaze à bout portant, et frappe à tout va tout ce qui bouge, avant de se retirer sous la pression des centaines d’Ultras acculés jusqu’alors en bas de la tribune.
Bilan des opérations, deux avant-bras fissurés chez les leaders Ultramarines, beaucoup d’hématomes, des supporters évacués par la pelouse, une mère de famille et trois enfants à l’hôpital."(...)

Confirmant également l'intervention de la police dans les tribunes des supporters bordelais, les responsables de la sécurité du club lyonnais ont indiqué n'avoir, pour l'heure, pas davantage d'informations.

Les forces de l'ordre ont procédé à trois interpellations. Les Bordelais ont été relâchés ce mercredi après-midi.

 

 

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 20:44



Transmis depuis Sud-Ouest


Mercredi 10 Mars 2010

SÉCURITÉ ROUTIÈRE. Un CRS aurait confondu un téléphone portable avec la moustache du conducteur


Le papillon est posé à côté du téléphone mobile, sur la commode de sa maison, à Cestas, près de Bordeaux. François Egea, 53 ans, ne les quitte pour ainsi dire plus des yeux. « Usage d'un téléphone tenu en main par le conducteur d'un véhicule en circulation », indique la contravention.

Vingt-deux euros d'amende et deux points en moins. L'homme bisque : « Le jour où j'ai été verbalisé, je n'avais pas de portable sur moi, c'est de l'abus de pouvoir ! »

La version donnée par l'automobiliste diffère quelque peu du texte réglementaire de la contravention. Vendredi dernier, vers 15 h 30, François part faire des courses. Il emprunte la rocade extérieure de Bordeaux. « Je passe tous les jours à cet endroit, je sais que les policiers y sont souvent. »

Une affaire « de principe »

L'homme, qui a l'habitude de porter un appareil auditif, ne l'a pas sur lui, et, machinalement, se gratte l'oreille pendant de longues minutes. « J'avais le coude sur le rebord de la vitre et la main sur l'oreille gauche. J'ai vu des policiers à moto, mais comme je n'imaginais pas qu'ils allaient m'arrêter, je n'ai pas changé d'attitude. »

Mais le CRS à moto ne l'entend pas de cette oreille. « Courtois » mais « ferme », selon François. « Vous étiez en train de téléphoner, je vous ai vu avec un portable noir », lui dit le CRS. Mais, selon François, la seule chose noire qui dépassait de sa main alors qu'il conduisait, c'était... sa moustache ! « Il a confondu ! Pendant qu'il me verbalisait, un autre agent regardait dans la voiture à travers la vitre. Il n'a rien trouvé, et pour cause, il était resté chez moi, mon portable ! »

Désormais, François déclare en faire une affaire « de principe » et demeure résolu à contester la contravention, comme la loi l'y autorise. Cet ancien coursier et chauffeur de personnalités dit d'ailleurs avoir préservé tous ses points jusqu'à vendredi dernier. « Je ne sais pas trop comment faire. C'est parole contre parole. Qui va croire une histoire comme ça ? » Depuis vendredi, François s'est refusé à manipuler son téléphone... « au cas où on voudrait l'expertiser ! »

 Hier soir, le service communication de la CRS (sic) ayant effectué le contrôle n'était pas joignable.

Source :
http://www.sudouest.com/accueil/actualite/france/article/890901/mil/5802663.html

Note :

François est reparti avec une amende de 22 euros et deux points en moins sur son permis.

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 19:18

 

http://static8.sudouest.com/typo3temp/pics/5bca6a7d9f.jpg

Depuis le début de l'année, un important dispositif policier renforce

les contrôles effectués par les stadiers (archives Claude Petit)

 

BORDEAUX.  Les supporteurs du virage sud sont sous surveillance policière. Le préfet reste intransigeant. Pour les Ultramarines, qui espèrent un consensus, il n'y a jamais eu d'incident à Chaban-Delmas

Fumigènes, un sujet brûlant

A la mi-février, Jean-Marc Falcone, préfet délégué à la sécurité, a réuni les dirigeants des Girondins de Bordeaux, la police et un magistrat du parquet pour évoquer la délicate question des fumigènes au stade Chaban-Delmas. À l'issue de cette entrevue, le préfet a reçu Laurent Perpigna, responsable des Ultramarines (lire ci-dessous). Depuis le début de l'année et la rencontre face à Boulogne, le dispositif policier aux abords du virage sud a été considérablement renforcé afin de faire la chasse aux fumigènes. « Parce qu'un accident n'arrive pas qu'aux autres », soutient le contrôleur général Albert Doutre, directeur départemental de la sécurité publique.

Les Ultras n'ont guère apprécié et ont décidé de faire une grève des encouragements la semaine suivante, face à Sedan en Coupe de France. « C'est de la discrimination », se défendent-ils.

Préfecture et police n'ont pas l'intention de baisser la garde et entendent faire appliquer la loi Alliot-Marie qui interdit « l'introduction de fusées ou artifices de toute nature dans une enceinte sportive ».

On devrait donc assister à un jeu du chat et de la souris entre forces de l'ordre et supporteurs lors des rencontres à venir. Car des fumigènes passent encore au travers des mailles du filet malgré les méticuleuses palpations des stadiers et des CRS. La saison dernière, Bordeaux était arrivé derrière Paris et Marseille au nombre de fumigènes allumés avec plus d'une centaine d'engins incendiaires recensés.

Des fusées en vente libre

Un palmarès qui n'est pas du goût du préfet de région Dominique Schmitt qui a pris un arrêté le 17 novembre 2009, à la veille du match Égypte-Algérie lors de la Coupe d'Afrique des nations. Craignant des débordements dans les rues de Bordeaux, le représentant de l'État avait interdit « l'utilisation d'artifices de divertissement et des fumigènes sur la voie publique, dans les lieux où se fait un grand rassemblement de personnes et dans les immeubles d'habitation ou en direction de ces derniers ». Cet arrêté a été prorogé « en tout temps » et invite les commerçants proposant à la vente des artifices et des fumigènes à apposer dans leur magasin de manière visible le dit texte.

Si quelques supporteurs se fournissent en fumigènes sur Internet, la plupart s'équipent auprès de commerces spécialisés en motonautisme. « Tous les articles sont en vente libre mais on essaie de ne pas faire n'importe quoi, confie Francis Lescure, gérant de l'enseigne Accastillage Diffusion, aux Bassins à Flots. Je refuse la vente de feux parachutes et lorsqu'un jeune client, le vendredi soir, achète des torches à main, je le mets face à ses responsabilités en lui montrant l'arrêté. A priori un feu de détresse n'est pas dangereux mais cela reste de la pyrotechnie. »

Les clients ne faisant pas partie du monde de la plaisance sont sensibilisés par les quatre ou cinq sociétés spécialisées dans le milieu de la mer à Bordeaux. Parfois, il arrive que certaines refusent même de vendre. Les Ultramarines se veulent des supporteurs exemplaires et ne comprennent pas pourquoi ils sont traités « comme des hooligans ». Leur porte-parole, Laurent Perpigna, explique que « l'association a une vocation sociale et que le foot doit rester une fête ». Les Ultras ne sont plus responsables d'animations pyrotechniques depuis une dizaine d'années et ils s'interrogent sur « le tapage orchestré autour des fumigènes ».


« En 2006 et 2007, nous avons eu l'autorisation d'organiser ce genre d'animation, raconte Laurent Perpigna. Cela s'était très bien passé. En Belgique, cela existe avant chaque rencontre. » Fouillés, déchaussés, les supporteurs du virage se disent « pris en otage » et dénoncent « la politique du chiffre de la police ». Laurent Perpigna a fait le décompte et explique que « sur 29 procédures judiciaires en cours, 21 concerneraient des fumeurs de shit trouvés en possession de quelques grammes aux portes de Chaban-Delmas ».

Interdictions de stade

 

http://static6.sudouest.com/typo3temp/pics/d08c7b6145.jpg

Laurent Perpigna et Me Blazy, avocat des Ultramarines. (Photo J.-M. D.)


Des lettres d'adhérents sont arrivées au siège de l'association et toutes s'insurgent de ce traitement. « Nous sommes choqués par l'attitude des forces de l'ordre. »

Aux côtés de Me Christian Blazy, avocat des Ultramarines, Laurent Perpigna s'insurge aussi contre les mesures d'interdiction administrative de stade prononcées par le préfet. « C'est une décision complètement arbitraire contraire à la liberté de circuler. »

Pour Me Blazy qui travaille de près le dossier, « le préfet s'octroie le pouvoir de dire qu'un supporteur est un délinquant alors qu'il n'y a pas, le plus souvent, d'infraction constatée ».

Demain, pour la venue de Montpellier, les Ultramarines savent qu'ils seront encore contrôlés à plusieurs reprises avant de pouvoir gagner leur place dans les gradins. Ils savent aussi que des policiers en civil seront dans la tribune pour les surveiller. « Il y en a partout, avec des jumelles, dans les tours, sur les toits, c'est incroyable un tel déploiement. »

Bientôt, la police promet d'infiltrer le kop avec des fonctionnaires en survêtements et la panoplie du vrai supporteur.

Source :
http://www.sudouest.com/gironde/actualite/article/887196/mil/5787854.html

 

 

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Hommage aux victimes

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" Vétérante "

O.P.A

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Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
 le 19 Mars 2009 à Bordeaux !
 
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