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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 10:16

Le 9 septembre 2016

Condamné pour non-respect de son assignation à résidence à Die (Drôme), Mansour Koudousov avait passé ces derniers mois en prison.

Ce jeune homme d'origine tchétchène de 25 ans a finalement été expulsé en direction de la Russie, vendredi 9 septembre, à une semaine de l'examen d'un recours devant la justice, dénonce son avocat Martin Pradel auprès de franceinfo. L'expulsion est confirmée par une source proche du dossier.

Arrivé en France avec ses parents alors qu'il était encore mineur, Mansour Koudousov avait "obtenu le statut de réfugié" à sa majorité, explique Me Pradel. "Il est en très grave danger à Moscou, assure son conseil. Il n'a plus aucune attache là-bas. Sa famille a été massacrée en Tchétchénie."

Suspecté de liens avec l'islam radical

Les ennuis commencent pour lui en 2012, dans la foulée de l'affaire Merah. Il est alors assigné à résidence. "Le ministre de l'Intérieur de l'époque, Claude Guéant, avait décidé de l'expulser, mais c'était impossible en raison de son statut de réfugié, détaille Me Pradel. On lui reproche d'avoir été proche de l'islam radical quand il était mineur, mais il a toujours expliqué qu'il s'était mis en retrait et il n'y a jamais eu de procédure contre lui."

Plus précisément, Mansour Koudousov a été soupçonné d'être "l'administrateur et le traducteur d'un site internet pro-jihadiste", expliquait Le Dauphiné, en mars. "A l'époque, ce forum relayait des propos incitant au terrorisme", détaillait un magistrat cité par le journal.

"Toutes les procédures de droit ont été respectées"

Le jeune homme est alors jugé pour ne pas avoir respecté son assignation à résidence. Alors qu'il doit pointer quatre fois par jour à la gendarmerie, il ne se présente pas régulièrement, disparaît parfois durant plusieurs jours et poste même une photo de lui à Paris sur sa page Facebook, précise France Bleu.

"Il s'était rendu à Paris pour répondre à une convocation de l'Ofpra", l'organisme en charge des réfugiés, assure Martin Pradel. "Il m'est impossible d'avoir une vie sociale, se plaignait Mansour Koudousov lors de son procès en mars. Cela dure depuis 2012. Cela devient dur d'autant que je ne sais pas quand cela va s'arrêter."

Un recours contre son expulsion devait être examiné le 15 septembre, précise Me Pradel, mais les autorités n'ont pas attendu cette date.

"Tout le monde perd les pédales dans le climat actuel", dénonce l'avocat. "Il n'y a juste pas de sujet, répond à franceinfo une source proche du dossier. Il n'a plus son statut de réfugié depuis plusieurs mois et le recours n'a pas de caractère suspensif. Toutes les procédures de droit ont été respectées."

Mansour Koudousov devait atterrir à Moscou en fin d'après-midi, selon son avocat.

Source :
http://www.francetvinfo.fr/monde/terrorisme-djihadistes/un-tchetchene-assigne-a-residence-en-france-expulse-vers-la-russie_1817693.html

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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 10:19

Le 4 septembre 2016

Jeux policiers 1 – Alliance et Le Figaro font la rentrée

La rentrée se fait concernant Calais sur une annonce du syndicat Alliance Police Nationale relayée par Le Figaro : il y a 10 000 « migrants » à Calais.
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/08/28/01016-20160828ARTFIG00122-calais-le-seuil-des-10000-migrants-franchi.php

http://www.alliancepn.fr/media/jean-claude-delage-nous-ne-sommes-pas-les-gardes-barriere-des-anglais-14764

Ce chiffre n’a rien a priori d’extraordinaire, il rejoint celui du dernier recensement fait par les associations. Mais il est très supérieur à celui donné par la préfecture du Pas-de-Calais (6 900 personnes), qui est en principe basé sur les comptages… de la police.

En clair, soit Alliance bluffe et jette ce chiffre en l’air pour dramatiser son annonce de rentrée. Soit Alliance pense que les recensements faits par les associations sont plus fiables que ceux de la police. Soit les comptages de la police sont convergents avec ceux des associations, et la préfecture dissimule la réalité et ment intentionnellement.

En dehors de ce pavé lancé dans les querelles de chiffres, le syndicat majoritaire de la police nationale reprend les positions de la droite politique concernant la question des exilé-e-s à Calais : destruction du bidonville et remise en cause des accords du Touquet.

Et il s’agit bien d’annonces de rentrée qui précèdent les élections présidentielle et législatives, qui renvoient à la relation complexe entre syndicats policiers et pouvoirs politiques.

Lire l'article :
https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2016/08/29/jeux-policiers-1-alliance-et-le-figaro-font-la-rentree/

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Jeux policiers 2 – l’UNSA motive les troupes

Contrairement à certains clichés, la question n’est pas de savoir si les policiers sont globalement racistes ou enclins à la violence. Ce sont des gens, peut-être parce que motivés pour la loi l’ordre, peut-être parce que la police est l’un des rares corps de fonctionnaires à recruter, qui ont choisi ce métier.

Et par rapport à une situation d’absurdité et de violence comme celle de Calais, comment on la rend assumable pour tout un chacun, comment on arme psychologiquement des personnes à en être les acteurs.

Un tract du syndicat UNSA police, proche du gouvernement, apporte des éléments de réponse, entre autres pour savoir qui participe à cet armement des esprit

Le titre, « Carnet de notes », et la page de garde, reproduisant les motifs des carreaux d’un cahier de classe, le présente comme l’outil des savoirs et des connaissances élémentaires concernant la question abordée, « Calais ».

« La jungle de Calais, ses migrants par milliers, ses espaces d’occupations sauvages, ses incendies et ses meurtres sont pratiquement devenus une particularité culturelle du Pas-de-Calais. »

Le premier paragraphe plante donc le décor.

Suivent trois alinéas suivis d’un carte, sensés expliquer le contexte (« Si vous avez loupé les précédents épisodes… »). En fait, rien n’explique qui sont les personnes en exilé qui se retrouvent bloquées à Calais, les raisons de cette situation, les raison de leur départ et de leur parcours. Sont évoqués les causes de la fermeture du Centre de Sangatte (« Le désordre public est constant »), le choix des exilé-e-s de vivre sur un site classé SEVESO (alors que c’est l’État qui les a contraints a quitter les squats et campements qui existaient alors pour venir sur ce terrain inhospitalier), le camp de Grande-Synthe a été créé par Médecins Sans Frontières et la mairie de Calais (sic : « l’organisation Médecins sans Frontières, contre l’avis de l’Etat, mais avec l’aide de la municipalité de Calais, a installé sur ses fonds un nouveau camp à la Grande Synthe »).

Lire l'article :
https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2016/08/31/jeux-policiers-2-lunsa-motive-les-troupes/

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Jeux policiers 3 : quand Force Ouvrière Police fait Calais anti-migrant

Le 10 mai 2014, Calais Migrant Solidarity met en ligne une vidéo qui fait le buzz. On y voit des policiers sortir violemment des exilés d’un camion, les frapper et les jeter par-dessus la rambarde l’autoroute. Ce n’est ni la première ni la dernière fois que les militants témoignent ainsi des violences policières.

Au cours de l’été 2014, un policier, délégué syndical de Unité SGP Police Force Ouvrière, met à son tour en ligne des groupes d’exilé-e-s, notamment lors de tentatives de passage dans le port, avec un commentaire en voix off qui dit ce qu’il faut voir. Au cop-watching succède le migrant-watching.

La différence est que le cop-watching est l’activité de citoyen-ne-s qui surveillent l’activité d’un service public dans un contexte où celui-ci risque de dysfonctionner, et notamment lorsqu’il y a des abus, des violences ou des violations de la loi commis par les agents qui sont censés empêcher les abus et les violences et assurer le respect de la loi. Et que la police, si elle assiste à des actes délictueux est censée intervenir, c’est son rôle, elle n’a pas besoin de mettre des vidéos sur internet, sauf à considérer qu’elle est une bande en confrontation avec une bande rivale à laquelle elle réplique ainsi.

(...)

Le 13 octobre 2014, le syndicat Unité SGP Police Force Ouvrière organise une manifestation anti-migrants, avec des commerçants, des agriculteurs, des tenanciers de bar, des chasseurs, appelant la population à se mobiliser. On peut lire dans le tract d’appel que « les migrants continueront inexorablement à s’amasser aux portes de l’eldorado britannique » ou « le flux continuel de migrants entraine l’économie locale dans une crise sans précédent et les entreprises sont menacées. »

Cette manifestation a été un moment important, dont l’onde de choc s’est propagée à plusieurs niveau. Elle a été suivi d’une focalisation médiatique sur le « ras-le-bol des Calaisien-ne-s », avec des éléments de langage récurrents sur le nombre de « migrants » devenu trop grand, et le fait « qu’ils aient changé », « avant ils étaient polis, maintenant ils sont agressifs ».

Lire l'article :
https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2016/09/03/jeux-policiers-3-quand-force-ouvriere-police-fait-calais-anti-migrant/

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 10:08

Le 2 juillet 2016

Avec seulement 15 votants, l’Assemblée nationale a rejeté le 23 juin un amendement défendu par la députée Eva Sas, qui proposait l’inégibilité des élus condamnés pour violences, et notamment pour agressions sexuelles. La nouvelle a provoqué un tollé sur Twitter.

Quelques semaines après les révélations de plusieurs femmes politiques, qui accusent Denis Baupin d’agressions et de harcèlement sexuel, Georges Tron, en instance de jugement aux Assises pour viols, a été investi candidat aux législatives de 2017 par son parti, Les Républicains.

Afin de mettre un terme à l’impunité qui semble régner sur la classe politique en matière d’agressions et de harcèlement à caractère sexuel, un groupe de députés a présenté le 23 juin dernier un amendement prévoyant l’inégibilité pour les élus condamnés pour violences. Ce qui englobe notamment les violences conjugales et les agressions sexuelles.

15 votants seulement

Sur Twitter, la députée écologiste Eva Sas, qui défendait cet amendement, a fait part de sa déception, devant le rejet de l’Assemblée nationale. "Encore un vote qui va dégoûter les citoyens", a-t-elle écrit sur son compte, elle qui préside Elues contre les violences faites aux femmes.

Mais si le sujet a fait réagir, c’est aussi parce qu’elle a publié les chiffres de ce vote : 15 députés seulement ont participé, alors que les rangs de l'Assemblée en comptent 577 au total, dont un petit nombre qui n'est pas habilité à voter.

Neuf voix contre et six voix pour

Dans le détail, neuf élus du groupe socialiste, écologiste et républicain ont voté contre, et six élus des autres groupes (Républicains, UDI, gauche démocrate et républicaine, non inscrits…) ont voté pour.

Plusieurs hommes et femmes politiques ont donc été interpellés par les internautes, appelés à se justifier sur leur absence ou leur vote.

Le député écologiste François de Rugy, pris à partie, a rappelé qu’en tant que président de séance, il n’était automatiquement pas comptabilisé parmi les votants.

De même que Claude Bartolone, en sa qualité de président de l’Assemblée nationale.

L’amendement présenté visait "à rendre obligatoire la peine complémentaire d’inégibilité" en cas de condamnation pour violences. Obligatoire, "mais pas automatique", car il prévoyait aussi de laisser au juge la possibilité de ne pas prononcer l’inégibilité. Une caractéristique qu’Eva Sas n’a d’ailleurs pas manqué de souligné auprès de ceux qui considéraient cet amendement comme anticonstitutionnel, s'il avait obligé le juge à prononcer l'inégibilité.

Source :
http://www.bfmtv.com/politique/l-assemblee-nationale-rejette-l-inegibilite-des-elus-condamnes-pour-violences-999950.html

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 10:48

Transmis par La Cimade le 25 août 2016

Interpellation à domicile d’une famille avec deux enfants en bas âge, suivie de son placement en rétention administrative, d’un tentative d’embarquement puis de la séparation du père et de la mère avec les enfants… Voilà le traitement inhumain et contraire aux droits fondamentaux qu’ont subi Monsieur et Madame K. et leurs enfants en moins de 24 heures. Une nouvelle performance de la préfecture de Moselle en matière d’enfermement et d’éloignement.

Le 23 août 2016, deux enfants (de 8 ans et 19 mois) et leurs parents ont été interpellés à leur domicile et enfermés au centre de rétention administrative (CRA) de Metz, en violation des droits fondamentaux des enfants et leur famille sous le coup d’une expulsion.

Arrivés en fin de journée au CRA, ils n’ont même pas eu le temps d’y exercer leurs droits.

En effet, quelques heures plus tard, ils sont réveillés en pleine nuit, pour être emmenés à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle où ils doivent embarquer pour l’Allemagne.

La famille parvient à refuser de monter dans l’avion.

La préfecture décide alors de séparer la  famille et de ne replacer que le père en rétention, à des centaines de kilomètres de son domicile, au CRA du Mesnil-Amelot.

Dès le refus de vol, Monsieur K. est pris à part et amené au CRA, privé d’information quant au destin de sa femme et de ses enfants, sans savoir s’ils ont embarqué sur un autre vol ou s’ils sont toujours en France.

Ce n’est qu’après plusieurs heures d’angoisse qu’il parvient à joindre sa femme : les policiers les ont relâchés  à proximité de l’aéroport de Roissy-CDG.

Il faut dire que l’administration n’était plus responsable de leur sort, ils n’étaient plus sous le coup d’un arrêté de placement en rétention, alors laisser une mère et ses enfants de 8 ans et 19 mois au milieu d’une zone inconnue, à pied avec leurs bagages, à des kilomètres de chez eux quoi de plus normal ?

De retour en Moselle, Madame K. et les enfants ont perdu leur hébergement du fait de leur interpellation et se retrouvent donc à la rue et sans argent le 24 août au soir.

En 24 heures, la préfecture de Moselle a réussi à faire preuve d’une inhumanité et d’une violence inouïes : la famille est actuellement séparée, le père est en rétention et peut être expulsé à tout moment tandis que la mère et les enfants, bien que remis en liberté, restent aujourd’hui sans domicile et totalement isolés.

La Cimade demande la remise en liberté immédiate de Monsieur K. pour permettre son retour auprès de sa femme et de ses enfants.

Source :
http://www.lacimade.org/papa-ou-tes/

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 10:24

Transmis par Ban Public le 5 septembre 2016

60ème suicide ou mort suspecte connu(e) en détention en 2016

Le nombre de suicides ou de morts suspectes en prison ne diminue pas. Un suicide ou mort suspecte tous les trois jours en prison, 10 fois plus qu’en milieu libre.
Observatoire des suicides et des morts suspectes
http://prison.eu.org/spip.php?rubrique69

Manquement grave de l’administration pénitentiaire. L’omerta [1] continue sur la réalité des chiffres quant aux conditions et lieu réel du décès.

Nous exigeons, les familles et proches exigent la vérité de la part de l’administration pénitentiaire et des autorités judiciaires afin que toute la lumière soit faite sur ces nouveaux décès.

Les familles et proches souhaitent une vraie prise en compte de leurs souffrances et une aide directe de la part de l’administration pénitentiaire.

Les autorités judiciaires doivent assumer toutes leurs responsabilités sur ces nouveaux décès.

Déjà 60 suicides et morts suspectes connus entre le 1er janvier et le 21 août 2016

Nous savons que ces chiffres ne reflètent pas la réalité. La création de l’Observatoire des suicides et des morts suspectes sur le site banpublic.org a permis d’interpeller l’opinion publique.

« L’ensemble des études pointent comme des périodes de particulière vulnérabilité, outre l’entrée en détention, certains moments particuliers : la période correspondant au jugement ; le placement au quartier disciplinaire ; la période postérieure à une tentative de suicide ou à une automutilation. ». Circulaire du 26 avril 2002 NOR JUSE0240075C sur la Prévention des suicides dans les établissements pénitentiaires.

« Le droit à la vie : il est nécessaire de montrer que l’administration pénitentiaire doit tenir compte de cette obligation dans la mise en place de certaines procédures (quartier disciplinaire, isolement...). ». Conclusion du 20 octobre 2003 du Rapport de la CNCDH sur les droits de l’homme en prison.

Contact Presse : redaction@banpublic.org
***
La liste des 60 suicides connus au 21 août 2016

21/08/16 - C.P. Bapaume
Suicide de David Leroy 38 ans par pendaison à quelques semaines de sa sortie
Source : La Voix du Nord

21/08/16 - M.A. Bordeaux-Gradignan
Suicide par pendaison de Jean-Pierre Jourda, 55 ans
Source : La Dépêche

20/08/16 - M.A. Borgo
Suicide d’un homme de 46 ans incarcéré depuis un mois
Source : France 3

12/08/16 - M.A. Charleville-Mézières
Suicide par pendaison d’un homme de 45 ans en détention provisoire depuis plusieurs mois
Source : France 3

09/08/16 - M.C. Saint Martin de Ré
Mort suspecte, par arrêt cardiaque, au quartier disciplinaire, d’un homme de 32 ans quelques heures après une altercation avec des surveillants
Source : BFMTV

08/07/16 - C.P. Marseille - Les Baumettes
Suicide d’un homme de 20 ans, par pendaison
Source : La provence

08/06/16 - M.A. Puy-en-Velay
Suicide d’un homme, 50 ans, par pendaison
Source : La Montagne

02/06/16 - M.A. Villefranche sur Saône
Suicide d’une personne détenue, date, sexe et âge inconnus
Source : Information Ban Public

02/06/16 - M.A. Vannes
Décès de Corentin O., jeune homme de 26 ans, d’un infarctus
Source : Le Télégramme

30/05/16 - M.A. Varces
Suicide d’un homme, 44 ans, par pendaison, incarcéré depuis deux mois, au quartier disciplinaire
Source : Le Dauphiné

26/05/16 - M.A. Rouen
Suicide d’un homme, 48 ans, par pendaison
Source : Normandie actu

23/05/16 - C.P. Béziers
Suicide d’un homme, 50 ans, par voie médicamenteuse
Source : InfosH24

19/05/16 - M.A. Bayonne
Suicide d’un homme, 42 ans, par voie médicamenteuse
Source : France 3 Aquitaine

19/05/16 - M.A. Bayonne
Suicide d’un homme, âge inconnu, par pendaison
Source : France 3 Aquitaine

19/05/16 - M.A. Seysses
Suicide d’un homme, 47 ans, au quartier arrivants, par pendaison
Source : La Dépêche

15/05/16 - M.A. Seysses
Suicide d’un homme de 60 ans à l’UHSA (Unité hospitalière spécialement aménagée) de Toulouse, par pendaison
Source : La Dépêche

15/05/16 - M.A. Varces
Suicide d’un homme, 53 ans, au quartier arrivants
Source : France 3 Alpes

10/05/16 - C.P. Lille-Annoeullin
Décès d’un séxagénaire dans sa cellule
Source : La Voix du Nord

09/05/16 - M.A. Saint-Brieuc
Suicide d’un jeune homme de 24 ans, par pendaison
Source : Ouest France

09/05/16 - C.P. Nancy-Maxéville
Décès d’Abdel Gani, 34 ans, retrouvé mort dans sa cellule
Source : France 3 Lorraine

03/05/16 - M.A. Moulins-Yzeure
Suicide d’un homme, âge inconnu, par pendaison
Source : La Montagne

28/04/16 - M.A. Seysses
Suicide de Kader Mahi, 26 ans, au quartier disciplinaire, par pendaison
Source : France 3

27/04/16 - M.A. Tours
Suicide d’un jeune "mineur isolé" de 17 ans, en détention provisoire, par pendaison
Source : L’Express

21/04/16 - M.A. Seysses
Suicide d’un homme, 26 ans, au quartier d’isolement, par pendaison
Source : La Dépêche

21/04/16 - M.A. Angers
Suicide d’un homme, 29 ans, en détention provisoire, par pendaison
Source : Ouest France

19/04/16 - M.C. Poissy
Mort suspecte d’un homme de 57 ans suite à un incendie
Source : Metronews

18/04/16 - M.A. Seysses
Suicide d’un homme, 47 ans, en détention provisoire, moins de 24h après son arrivée en cellule arrivant
Source : Le Parisien

15/04/16 - C.P. Marseille - Les Baumettes
Suicide d’un homme, 44 ans, par pendaison, en détention provisoire au quartier disciplinaire
Source : Le Figaro

13/04/16 - C.P. Nantes (ouvert depuis juin 2012)
Suicide par pendaison de Sébastien Sarron, 37 ans, au quartier d’isolement
Source : Le Figaro

13/04/16 - M.A. Fleury Mérogis
Suicide d’un homme, âge inconnu, par pendaison
Source : OIP

12/04/16 - C.P. Bapaume
Suicide d’un homme, âge inconnu
Source : Information Ban Public

12/04/16 - M.A. Lille Sequedin
Suicide de Jacky Leturgez, âgé d’une soixantaine d’années, incarcéré depuis trois jours, par pendaison
Source : Le Figaro

11/04/16 - M.A. Nanterre
Suicide d’un homme, 30 ans, par pendaison
Source : Le Parisien

05/04/16 - M.A. Lyon-Corbas
Suicide de Romain F. 46 ans par pendaison
Source : Le Figaro

05/04/16 - M.A. Lille Sequedin
Suicide d’une femme d’une quarantaine d’année, par pendaison
Source : Le Figaro

04/04/16 - C.P. Bapaume
Suicide de Michel C., âge inconnu, par pendaison
Source : Information Ban Public

01/04/16 - M.A. Fleury Mérogis
Suicide d’un homme, âge inconnu, par incendie de sa cellule
Source : Le Parisien

29/03/16 - M.A. Grasse
Suicide d’un homme de 24 ans, par pendaison
Source : 20 minutes

26/03/16 - C.P. Baie-Mahault
Suicide d’un homme, âge inconnu, par pendaison
Source : France-Antilles

20/03/16 - C.P. Mont de Marsan
Suicide d’un homme, 41 ans, par pendaison
Source : Sud Ouest

19/03/16 - M.A. Fleury Mérogis
Suicide d’un homme de 40 ans
Source : Le Parisien

16/03/16 - C.P. Fresnes
Mort suspecte de Raymond B, 30 ans
Source : Information Ban Public via l’Envolée

10/03/16 - C.P. Nantes (ouvert depuis juin 2012)
Suicide d’un homme de 20 ans, par pendaison
Source : BFMTV

07/03/16 - C.D. Casabianda
Décès homme d’une cinquantaine d’année

06/03/16 - C.P. Béziers
Décès de Thierry Baptiste, 26 ans
Source : Le Parisien

05/03/16 - M.A. Nice
Suicide d’un homme de 20 ans, par pendaison
Source : Nice Matin

03/03/16 - M.A. Osny
Suicide d’un homme, 40 ans, par pendaison
Source : Le Parisien

01/03/16 - M.A. Arras
Suicide d’un jeune homme, 24 ans, par pendaison
Source : La Voix du Nord

22/02/16 - C.P. Bapaume
Suicide d’un homme, âge inconnu, par pendaison
Source : France 3

22/02/16 - C.P. Liancourt
Suicide d’un homme de 25 ans, par pendaison
Source : Le Parisien

15/02/16 - M.A. Villefranche sur Saône
Suicide d’un homme, 34 ans, par pendaison
Source : Le Progrès

14/02/16 - M.A. Lille Sequedin
Mort suspecte d’Adil Taychi, homme de 36 ans
Source : Le Parisien

11/02/16 - C.P. Nantes (ouvert depuis juin 2012)
Suicide d’un homme, âge inconnu, par pendaison
Source : Breizh Info

08/02/16 - M.A. Beauvais
Suicide par pendaison d’un jeune homme d’une trentaine d’années, 48 heures après son arrivée
Source : Europe 1

08/02/16 - C.P. Nouméa
Suicide d’un jeune homme de 25 ans par pendaison
Source : Le Figaro

02/02/16 - C.P. Nouméa
Suicide d’un jeune homme de 24 ans par pendaison
Source : Ouest france

26/01/16 - C.D. Mauzac
Décès de Claude Duviau, 68 ans
Source : Sud-Ouest

21/01/16 - Prison non déterminée
Suicide de Daniel Gervinet, 47 ans
Source : Le Parisien

21/01/16 - M.A. Nice
Suicide d’un homme, 88 ans, par pendaison
Source : Nice Matin

11/01/16 - C.P. Chateauroux
Suicide d’un homme de 36 ans par pendaison
Source : Le Figaro

***
Notes

[1] Omerta : Par extens. Loi du silence imposée par un groupe. (Le nouveau Littré, 2006) Le véritable problème posé par ces statistiques est qu’elles sont globales : l’administration pénitentiaire se garde bien de communiquer le détail de son décompte macabre.

Elle "omet" de publier la date, l’âge, le lieu dans la détention (quartier disciplinaire, quartier d’isolement cellule d’arrivant etc...), et cultive l’opacité la plus absolue lorsqu’il s’agit d’obtenir des explications précises quant aux conditions dans lesquelles ces femmes, ces enfants, ces hommes sont décédés.

Ces statistiques, transmises par l’Administration Pénitentiaire, ne disent rien sur les souffrances des proches, leur prise en charge psychologique, leur prise en charge financière, et sur la manière dont l’information leur est transmise ou pas.

Contact Presse : redaction@banpublic.org
--
BAN PUBLIC
Association pour la communication sur les prisons
et l'incarcération en Europe

Adresse postale
22 rue Breguet - 75011 Paris
Mail Association : redaction@banpublic.org
Site : http://www.banpublic.org

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 10:45

Le 26 août 2016

Direction le centre pénitentiaire de Beauvais, première maison d'arrêt en France où est expérimenté le module "respect", un programme dans lequel, entre autres choses, les détenus volontaires et admis, ont les clés de leur cellule.

Le programme Respect est testé depuis 2014 dans le centre de détention Pémégnan, à Mont de Marsan.

A Beauvais est expérimenté pour la première fois en France en Maison d’arrêt un régime de détention « plus souple », inspiré du modèle du centre de détention de Mont de Marsan, inspiré lui-même du « MODULO RESPETO » espagnol, deux programmes mis en place pour lutter contre les suicides et la violence carcérale qui ont rencontré de vifs succès…

Désormais, au « MH3 » de Beauvais, l’un des bâtiments de la prison, les détenus ont les clés de leur cellule…

Passés les moult portiques de sécurité, passé le MH1 : le quartier au régime de détention « classique » donc fermé, passés les cris des détenus cloitrés qui s’apostrophent d’une fenêtre à l’autre, passées aussi les façades colorées et le mur végétal qui les sépare… on arrive au bâtiment MH3 : au régime RESPECT.

Respect envers les surveillants, ses codétenus, les locaux communs, sa cellule, soi-même aussi, respect surtout envers les termes du contrat dont le détenu est signataire : tout le monde est volontaire (personnel et détenus) mais ces derniers ont une sorte de permis à point, on part de zéro et on est évalué quotidiennement par les surveillants : une bonne action spontanée (nettoyer la coursive de son étage par exemple) vaut un point, se balader en short dans la même coursive en fait perdre un. Moins 10 points et l’on risque l’exclusion.

Mais si l’on observe chaque règle de la vie en collectivité façon maison d’arrêt : politesse, discipline, obligation de se rendre aux activités culturelles, sportives ainsi qu’aux formations scolaires et / ou professionnelles alors oui, les détenus jouissent d’un peu plus de liberté.

C’est le cas de Quentin*, placé sous le régime respect depuis ses prémisses, en janvier dernier.

Au centre pénitentiaire de Beauvais, pour chaque quartier « fermé » ou « respect » il y a en moyenne un surveillant pour 40 détenus, mais l’autonomie accrue des détenus change un peu le métier de maton….

Florent*, surveillant, a fait l’expérience des deux régimes, il compare. Ce programme, il rompt aussi, le temps carcéral souvent synonyme d’oisiveté… Dans le but de favoriser l’après : la réinsertion dans la société.

Si tous les détenus du régime classique ont droit aux activités proposées dans la prison. Les détenus du module respect ont, eux l’obligation, de les exercer, c’est le contrat.

Walid*, ici depuis 9 mois aussi, se réjouit d’être davantage responsabilisé.

La grande nouveauté ici c’est que le programme RESPECT est expérimenté en maison d’arrêt c'est-à-dire dans un établissement où cohabitent prévenus et condamnés, des établissements réputés très surpeuplés, où les suicides & dépressions de détenus sont fréquents et où la violence carcérale est un fléau.

C’est pour lutter contre ces maux que le module RESPECT est né.

Si les premiers détenus admis étaient en bonne voie de réinsertion, l’objectif de l’expérience est bien à terme de favoriser la réadaptation à la vie en société de TOUS.

C’est pourquoi des individus au PROFIL ‘plus compliqué » sont peu à peu admis à condition, bien sûr de ne pas présenter de risque majeur pour la société. Pas de candidat au djihad ou suspect de terrorisme dans les locaux.

Frédéric, est chef adjoint du bâtiment, il gère détenus et personnel pénitentiaire. Il constate une relation apaisée entre personnel et prisonniers.  Pour lui, un tel module ne fonctionne que dans ce genre d'établissement, au régime différencié.

A ce propos, les avis divergent au sein de l’administration pénitentiaire, l’enfermement n’étant pas la panacée y dit-on, on parie sur l’avenir : une autre prison serait possible.

Source :
http://www.franceculture.fr/emissions/itineraire-bis/au-centre-penitentiaire-de-beauvais-mise-sur-le-respect

 

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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 10:07

Depuis Planète BD

Malik Oussekine était un jeune plein d’espoir et de vie. Malheureusement pour lui, il était au mauvais endroit, au mauvais moment. Plus qu’une simple bande dessinée, un devoir de Mémoire parfaitement mis en scène par Bollée et Puchol !

L'histoire :

Paris, vendredi 5 décembre 1986, 19h30. Amphithéâtre de la Sorbonne. Devant une assemblée très garnie, un étudiant prend la parole contre le projet de loi Devaquet.

Un texte qui veut faire la sélection à l’entrée des universités : les recteurs d’université n’auraient plus l’obligation d’inscrire tous les bacheliers dans la filière de leur choix.

Pendant ce temps-là… Les effectifs de police ont reçu des ordres de l’intérieur : les étudiants sont chauds bouillants. Il va falloir répondre.

Les étudiants vont vouloir se défouler tout à l’heure dans les rues du Quartier Latin.

Martin ajuste son nœud-papillon alors qu’il s’apprête à dîner.

Un homme l’interrompt pour lui conformer que Chirac est attendu au 10 Downing Street dans une demi-heure pour dîner avec Thatcher. J

érôme accueille amoureusement Lise, sa compagne, médecin légiste. Son trajet retour a été interminable, tout le quartier est bouclé.

Inspection générale des services. Jean-Luc part récupérer sa fille dont il a la garde ce week-end. Oscar est de bonne humeur, il chante Tombé pour la France de Daho. Il est de garde ce soir à l’hôpital Cochin.

Le petit Hassin dîne avec sa mère qui lui a préparé un beefsteak-purée. 20h03.

René Monory, Ministre de l’Éducation Nationale prend la parole pour rassurer les Français sur le nouveau dispositif que souhaite mettre en place le gouvernement.

Malik Oussekine sort d’une laverie…

Ce qu'on en pense sur la planète BD :

Il y a 30 ans, un jeune homme est mort lors des manifestations étudiantes sous les coups de matraque de la police.

Il était étudiant à l’École Supérieure des professions immobilières.

Il habitait une chambre de bonne dans le XVIIème arrondissement de Paris.

Son nom : Malik Oussekine.

Ce patronyme ne signifie rien pour les moins de 35 ans, à l’heure où les étudiants de 2016 se soulèvent contre le projet de loi El Khomri.

Pour qu’il ne tombe pas dans l’oubli, Laurent-Frédéric Bollée prend sa plus belle plume et rafraîchit notre mémoire.

À l’époque, Bollée était étudiant en AES à l’Université Panthéon Paris II-Assas. Il est devenu depuis lors l’un des scénaristes qui compte dans le monde de la BD et construit un récit poignant.

Que serait devenu Malik Oussekine s’il était encore vivant : un employé de bureau, un agent immobilier, un fonctionnaire ? Serait-il marié ? Aurait-il eu des enfants ? Vivrait-il toujours en Région parisienne ?

On ne le saura jamais. La bêtise humaine en a décidé autrement…

Ce qui frappe, ici, c’est le choix de la construction narrative, à la manière d’un thriller en split-screen.

Sans parti-pris, Bollée raconte par séquences la vie d’anonymes créés de toutes pièces qui, de près ou de loin, auraient pu croiser la route de Malik Oussekine.

Ce choix permet de mesurer l’impact social que cet assassinat en règle par les voltigeurs – la police mobile à moto destinée à réprimer les manifestations étudiantes – a provoqué dans le pays. Jeanne Puchol illustre en noir et blanc, sans détour, cette tragique histoire.

Son trait réaliste et son découpage vif donnent une vraie dynamique au récit et à la narration. Elle signe sans doute ici le meilleur album de sa carrière.

Plongez-vous sans attendre dans cette histoire, vous n’en sortirez pas indemne, comme l’ensemble des protagonistes.

Source :
http://www.planetebd.com/bd/casterman/contrecoups/malik-oussekine/28964.html

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 10:15

Le 28 juillet 2016

Pour chasser ces citoyens roumains à moindres frais, le procureur de la République de Montpellier et la préfecture de l’Hérault ont monté un système de connivence, à base de PV illégaux, qui leur permet de multiplier et d’accélérer les procédures de renvoi.

À l’heure où les immigrés sont pointés du doigt comme un danger, l’État semble prêt à tout pour prouver son inflexibilité vis-à-vis des étrangers. Quitte à flirter avec l’illégalité.

L’Humanité a eu accès à des procès-verbaux de police, que nous reproduisons en partie ici, qui attestent un véritable système de collusion entre le procureur de la République de Montpellier et le préfet de l’Hérault pour expulser des Roms en masse, au mépris de la séparation des pouvoirs et du respect de la loi.

La manœuvre est simple : le procureur de la République établit des réquisitions soi-disant aux fins de rechercher les auteurs de « vols » ou de « recels » pour justifier l’envoi de forces de police dans des camps de Roms, qui procèdent alors à des contrôles d’identité et des vérifications de situation administrative sur place, systématiquement sans avocat.

Au terme de ces auditions groupées, les policiers confisquent les pièces d’identité et convoquent les Roms à venir les chercher quelques jours après au commissariat.

Les procès-verbaux d’audition sont communiqués directement au service des étrangers de la préfecture de l’Hérault.

Au moment où ils viennent récupérer leurs pièces d’identité, on leur délivre alors une obligation de quitter le territoire français (OQTF)…

En vérité, il n’a jamais été question de rechercher les auteurs de « vols » ou de « recels ». Mais de se servir de ce prétexte pour débusquer des étrangers en situation soi-disant irrégulière.

Tout au long de cette chaîne bien huilée, de nombreuses violations du droit apparaissent. À cet égard, les procès-verbaux d’audition, qui remontent jusqu’à 2012, sont éloquents. « L’opération policière autorisée par le procureur de la République est un contrôle d’identité, qui doit répondre à des règles très précises.

À partir du moment où la police commence à poser des questions, ce n’est plus un contrôle mais une audition, donc la police agit hors du cadre des réquisitions », précise Me élise de Foucauld, qui défend une dizaine de citoyens roumains.

Audition qui doit normalement se tenir dans un commissariat avec, si la personne le souhaite, la présence d’un interprète et d’un avocat. « Là, c’est comme si la police procédait à une garde à vue sur le bord de l’autoroute, s’insurge-t-elle.

On ne leur notifie pas le droit à un avocat alors que certaines questions font cinq lignes, sont purement juridiques, et ont des enjeux d’auto-incrimination. Même avec un interprète, ils ne sont pas en mesure de comprendre. »

Depuis quand la PAF rechercheles voleurs et les receleurs ?

Deuxième point d’importance : la réquisition du procureur est de pure forme. Celle-ci est établie sur la base d’une recherche d’auteurs de « vols » ou de « recels » alors que la façon dont est mené le contrôle montre que l’intention n’a jamais été là.

Les PV sont prérédigés avec des questions uniquement orientées sur la situation administrative des personnes.

Et les policiers qui sont mobilisés ne sont pas des officiers de police judiciaire mais de la police aux frontières (PAF).

« Depuis quand le boulot de la PAF est de rechercher les voleurs et les receleurs ? Certaines OQTF sont même datées du jour du contrôle. Ça veut dire que même elles ont été prérédigées ! » dénonce l’avocate, pour qui « les procédures qui découlent de ces opérations sont illégales sur tous les plans ».

Malgré ces entorses multiples au droit, l’espoir de faire annuler ces expulsions reste mince. « À ce stade, aucun juge ne peut vérifier la légalité de ces contrôles », reconnaît Me élise de Foucauld.

Du fait de ces agissements hors cadre, le juge judiciaire ne peut exercer son droit de regard sur la procédure que le parquet a initiée.

Raison pour laquelle l’avocate a décidé d’assigner le procureur de la République de Montpellier devant le tribunal de grande instance pour « violation du principe de séparation des pouvoirs, détournement de pouvoir et détournement de procédure ». Une démarche encore inédite.

Du côté de la préfecture, qui bénéficie de cette manœuvre puisque ces auditions groupées lui permettent d’établir des OQTF massives à moindres frais, on ne semble pas non plus craindre de voir ces décisions retoquées en justice.

« Le préfet se cache derrière la séparation des pouvoirs pour dire que le juge administratif, saisi lorsque l’on conteste une expulsion, n’a pas à se prononcer sur la légalité d’une procédure judiciaire. Il y a un vide juridique dans lequel ils se sont engouffrés, ils y sont à l’abri et peuvent y faire tout ce qu’ils veulent », affirme Me Foucauld.

À l’exception d’une décision du Conseil constitutionnel de 2013 qui juge que l’administration ne peut pas se fonder sur des éléments de preuve récoltés de manière illégale, la jurisprudence a toujours été favorable à cette dernière. De fait, sur la dizaine d’OQTF contestées devant le tribunal administratif, la justice a déjà confirmé la moitié d’entre elles.

Cette manière de tordre et d’enfreindre les procédures interroge d’autant plus que la finalité de la manœuvre semble pour le moins vaine, voire contre-productive.

Non seulement les personnes concernées font état de leur volonté de revenir en France.

Mais, de plus, ces expulsions ont un impact négatif sur le processus d’insertion des migrants, à l’heure où l’État ne cesse de les exhorter à « mieux s’intégrer ».

« Je crois qu’il y a un manque de conscience réel des conséquences sur les parcours d’intégration des Roms », estime un travailleur social de l’association Area, qui accompagne les habitants de deux bidonvilles de Montpellier, en partie financée par la Fondation Abbé-Pierre, mais également par... la préfecture de l’Hérault elle-même.

« Tous les deux-trois mois, la police descend dans les bidonvilles, confisque les pièces d’identité des Roms et les convoque au commissariat pour leur délivrer des OQTF.

Quand on discute avec les agents de la PAF, ils admettent que ça ne sert à rien, mais ça leur fait du chiffre à bon compte », poursuit-il. Le problème, c’est que ces expulsions suspendent les ouvertures de droits de ces personnes.

À leur retour en France, il faut repartir de zéro pour qu’elles se réinscrivent à Pôle emploi, à la CAF, à la Sécu... « Ça devient difficile de motiver les gens, ils ne se sentent pas les bienvenus », insiste notre travailleur social.

« Une OQTF, c’est dix heures de travail social », résume, pour sa part, Catherine Vassaux, directrice de l’association Area, qui se dit dans une démarche de dialogue et de « recherche de solutions » avec les représentants locaux de l’État.

Un sentiment de gâchis d’autant plus fort que la préfecture de l’Hérault – via la direction départementale de la cohésion sociale – investit de manière substantielle dans les dispositifs d’insertion.

Et qu’une partie de ces citoyens roumains expulsés, qui travaillent ou sont inscrits à Pôle emploi, rentrent dans les critères d’un séjour régulier.

Contrairement à beaucoup de croyances, les Roms qui vivent dans les bidonvilles ne sont pas nomades par choix. Dans le campement Pablo-Picasso de Montpellier, qui abrite une trentaine de personnes, nombreux sont ceux qui souhaitent travailler et voir leurs enfants scolarisés. « Même si j’ai travaillé, que j’ai des fiches de paie, que je me suis inscrit dans une formation, quand les policiers sont venus pour nous parler d’OQTF, ils n’en avaient rien à foutre », résume Ionut, tout juste majeur, en France depuis l’âge de 12 ans.

Un jeune Roumain déterminé : « J’ai envie de me battre pour y arriver »

Le jeune Roumain semble tellement intégré qu’il a pris jusqu’à l’accent du Sud et les expressions d’argot des jeunes Français. Il a travaillé dans la restauration, dans la maçonnerie, a cumulé les missions d’intérim.

Il espère pouvoir commencer son CAP des métiers de l’hygiène en septembre, mais la menace d’expulsion qui plane au-dessus de sa tête pourrait compliquer un peu les choses.

Qu’à cela ne tienne, Ionut a la rage de réussir. « J’ai envie de me battre pour y arriver. Si j’avais pu trouver du travail en Roumanie, je ne serais pas venu ici », rappelle-t-il.

Une détermination qui n’est pas forcément représentative du sentiment général dans le campement. « Quand on veut faire quelque chose, on nous bloque, on détruit tout ce qu’on a fait », explique en roumain Elisabeta (1), qui espérait voir ses enfants de 10, 7 et 3 ans faire leur rentrée à l’école en septembre.

En France depuis dix ans, cette maman de 28 ans semble lasse et résignée face au sort qui lui est fait. Pour autant, elle reviendra en France si elle est expulsée. « Je ne veux pas que mes enfants restent dans la même situation que moi, je veux qu’ils étudient, qu’ils trouvent un travail, qu’ils puissent être libres de devenir ce qu’ils veulent. »

Si ces pratiques sont avérées à Montpellier depuis 2012, il semble probable qu’elles soient utilisées au-delà de l’Hérault.

« Dans certains bidonvilles de France, la PAF débarque en minibus et fait venir les Roms un à un pendant cinq minutes pour faire les auditions et remplir le même genre de PV préremplis et cela satisfait les tribunaux », rapporte Manon Fillonneau, déléguée générale du collectif Romeurope, qui fédère une quarantaine d’associations et ONG de défense des droits des Roms.

Si, faute d’accéder aux PV en question, les associations qui suivent ces citoyens roumains ignorent sur quelles réquisitions se fonde l’administration, il paraît clair que ces procédures d’audition sont irrégulières.

Pour Stéphane Maugendre, avocat au barreau de Bobigny (Seine-Saint-Denis) spécialisé en droit des étrangers et président du Groupe d’information et de soutien aux immigrés (Gisti), ce genre de manœuvre relevant de la confusion des pouvoirs est classique.

« Partout en France, les procureurs de la République et les préfets se rencontrent, notamment sur la question de l’immigration clandestine. Si une complicité s’installe, des systèmes comme ceux-ci peuvent se mettre en place », analyse le juriste.

« On a beau s’élever contre ce genre de pratiques, le parquet nous dit qu’il est indépendant et qu’il fait ce qu’il veut », peste-t-il. Malgré nos appels répétés, le procureur de la République de Montpellier n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Tout comme le directeur de la police aux frontières de l’Hérault, Laurent Siam, qui a refusé de communiquer sur le sujet. La préfecture de l’Hérault a, pour sa part, déclaré : « Dans la mesure où l’affaire est portée devant les tribunaux, nous nous en remettons à la décision de justice et ne pouvons nous exprimer sur des cas individuels et tant que la décision n’a pas été rendue. »

Source :
http://www.humanite.fr/roms-letat-sarrange-avec-la-loi-pour-expulser-plus-et-plus-vite-612551

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 10:56

Le 29 juillet 2016

Voilà une erreur humaine mais tellement cocasse qu'elle mérite d'être relayée... Un huissier a, en effet, assigné une détenue de la maison d'arrêt de Lyon Corbas, mais voilà, il s'est trompé d'adresse de résidence... La détenue se retrouvait priée de libérer les lieux!

Alors qu’il intervenait pour le compte de propriétaires privés, pour des loyers impayés, un huissier a envoyé une assignation à une locataire visant à l’expulser de son domicile pour de nombreux arriérés.

Procédure banale pour un huissier, excepté qu’au moment de mentionner l’adresse du dit logement, il a indiqué l'adresse actuelle de la locataire à savoir... la maison d'arrêt de Corbas!  

La détenue a donc reçu, dans sa cellule, son assignation lui enjoignant de libérer les lieux dans les meilleurs délais.

Une situation ubuesque qui n’empêchera pas l’affaire de passer le 23 août prochain devant le tribunal d’instance de Villefranche-sur-Saône, même si l'avis d'expulsion est d’ores et déjà frappé de nullité.

L'histoire ne dit pas si l'huissier a rédigé un nouveau courrier avec la bonne adresse cette fois-ci!

Source :
http://france3-regions.francetvinfo.fr/rhone-alpes/lyon-corbas-quand-l-huissier-veut-expulser-une-detenue-1057007.html

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 10:15

Le 12 août 2016

Les forces de l’ordre ont de nouveau évacué ce jeudi matin une centaine de réfugiés, originaires majoritairement du Soudan, installés Avenue de Flandre, en attendant d’être logés par les pouvoirs publics.

A l’Avenue de Flandre

​Il est à peine 10h, ce jeudi matin. ​Les forces de l’ordre​, au nombre d’une vingtaine, sont déjà présents Avenue de Flandre pour évacuer​ plus d’une centaine de réfugiés, ​qui s’y sont installés, ​en attendant d’être logés par les pouvoirs publics. ​

Leurs soutiens, usés et impuissants, venus nombreux assister à la scène, parlent d"une nouvelle rafle".

Comme d’habitude, les policiers sèment aux réfugiés de se mettre en rang​, puis les ​contraignent à mo​nter dans des bus sans ​pour autant les informer de l​’​endroit o​ù​ ils iront.​

« Ils raflent même les enfants, c’est du délire ! »
Comme dans un mauvais rêve pour les migrants, cela fait maintenant deux semaines que cette scène se répète inlassablement Avenue de Flandre, attisant la colère de ceux qui les soutiennent.

Ces derniers dénoncent des « violences policières quotidiennes contre les réfugiés » et un « harcèlement » ciblé pour les user et les inciter à s’en aller.

« C’est une véritable farce cette répétition des évacuations menées par la police !

La ​​​situation devient au final ridicule​ !  »,​ clame​ Valérie, qui prête également main forte aux réfugiés, estimant « qu’il est important que ces derniers soient au fait de leurs droits pour mieux se défendre ».

A quelques pas, on aperçoit Kim, une autre bénévole, très occupée à prendre des photos pour témoigner de l’évacuation.

Elle aussi ne cache pas son amertume.

« Ils ne veulent plus du tout de campement ici comme ailleu​r​s dans Paris. Maintenant les policiers viennent plus tôt, aux heures où il y a peu de monde, pour ne pas être gêné dans leur évacuation », affirme Kim, qui souligne qu’au moment où elle leur apportait le petit déjeuner, la police était déjà présente.​

​« Vous y​ ​avez​​ pris​ goût !​ », hurle soudainement cette bénévole très en colère, en s’adressant aux policiers.

« Ils raflent même les enfants, c’est du délire ! », réitère-t-elle.

« C’est ​scandaleux le traitement qu’on réserve aux réfugiés en France »

De son côté, Hakima ne comprend pas comment une telle situation peut se produire dans le pays : « C’est ​scandaleux le traitement qu’on réserve aux réfugiés ici. Ce n’est pas digne de la France, qui affirme être un pays de droit ! Elle fait des guerres dans le monde mais refuse que des personnes fuyant ces guerres viennent s’abriter ici  », rouspète-t-elle. ​

Derrière ​elle, les véhicules des éboueurs se mettent déjà en mouvement pour récupérer et jeter ​toutes les couvertures et ​affaire​s​ des réfugiés. ​

« ​Monsieur on peut au moins récupérer leur​s​ sac​s ? Il y a des documents à l’intérieur très importants pour leurs démarches de régularisation ?  »​, demande cette femme à un agent.

Réponse de ce dernier, impassible : « Non madame​ ! » ​

« Mais vous allez en faire quoi de leurs affaires ? Les jete​r ​ ? », renchérit Julian, jeune homme parmi les bénévoles, qui vient tout juste d’arriver pour assister à la scène.​ ​« Oui​, nous allons peut-être les jeter ! », lui rétorque un élément des forces de l’ordre.

Au même moment, Oussam, membre du collectif de soutien La Chapelle debout, attire l’attention sur une urgence qu’il faut traiter.

Une jeune femme soudanaise, enceinte de six mois, dormant aussi dans la rue avec son mari, qui a mal au ventre depuis ce matin, doit absolument être conduite au planning familial, située à 20 minutes de l’avenue, pour obtenir un certificat de grossesse.

« Qui est disponible pour l’emmener ? », s’écrie-t-il, avant qu’une bénévole à côté s’engage à l’accompagner.

Mais là aussi les choses se compliquent, puisqu’elle ne peut pas marcher à pied jusqu’au planning familial et il faut trouver un traducteur qui puisse s’exprimer dans sa langue afin qu’elle explique ses besoins.

« Cette situation témoigne de la désorganisation des forces de l’ordre dans l’accueil des réfugiés sur Paris »

Une énième scène que déplorent les soutiens, pointant du doigt « une cacophonie quotidienne, qui témoigne de la désorganisation réelle des pouvoirs publics dans l’accueil des réfugiés sur Paris ».

«  Si on en arrive là c’est parce qu’il n’y a aucune structure mise en place sur Paris pour accueillir les réfugiés comme il se doit. Chaque jour, la police les évacue, prend leurs empreintes au commissariat, puis les relâche avec des obligations de quitter le territoire français  », dénoncent-ils unanimement.

Certains parlent même de "loterie" car Bien que certains réfugiés soient placés dans des hôtels ou centre d’hébergements, cela ne signifie pas que leur calvaire soit toutefois terminé.

« Beaucoup d’entre eux quittent les centres d’hébergements pour revenir dans la rue parce qu’on les envoie dans des coins perdus où ils sont livrés à eux même  », explique Valérie.

Selon elle, « une maman soudanaise a récemment été envoyée dans un endroit très lointain, en forêt, où elle était totalement perdue !

Elle n’a pas eu d’autres choix que de revenir Avenue de Flandre  ».

Autant dire que les réfugiés de la capitale française ne sont pas au bout de leurs peines...

Source :
http://www.afrik.com/refugies-a-paris-la-police-multiplie-les-evacuations

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Compléments d'info
La traque aux réfugiés à Paris continue, violente évacuation Avenue de Flandre
http://www.afrik.com/la-traque-aux-refugies-a-paris-continue-violente-evacuation-avenue-de-flandre

Evacuations à Paris: où loger les réfugiés ?
http://www.bfmtv.com/societe/evacuation-des-migrants-ou-loger-les-refugies-1022863.html

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 07:21

Le 8 août 2016

La presse quotidienne revient ce lundi sur la surpopulation carcérale qui est de plus en plus dangereuse.

À la Une des journaux ce matin, il y a notamment la surpopulation carcérale.

"Ça déborde" titre Le Républicain Lorrain.

Effectivement, c'est mathématique, 69.375 détenus pour 58.311 places, ça déborde.

Les Dernières nouvelles d'Alsace rappellent que la surpopulation carcérale alimente la violence en détention. "Dangereux trop plein", commente le journal.

Alors le Dauphiné Libéré s'interroge : "Va-t-on construire de nouvelles prisons ?".

Réponse peut-être aujourd'hui de Manuel Valls et du Garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas qui se rendent aujourd'hui à la prison de Nîmes : on vous en a parlé ce matin dans nos journaux.

Le Midi libre rappelle qu'en 2012, François Hollande avait annoncé la création de 6.500 places pour 2016, et que finalement il n'y en a eu que 1500.

Comment vivre sous la menace terroriste ?

C'est la question que se posent, jour après jour, vos journaux.
"L'été sous état d'urgence" : c'est la Une ce matin du Parisien-Aujourd'hui en France, avec cette photo de policiers et gendarmes lourdement armés, patrouillant sur une plage au milieu des familles.

Les vacanciers sont partagés : certains sont rassurés, d'autres se demandent si cette présence des forces de l'ordre découle d'une menace précise, et cela les inquiète.

A La Grande Motte, une retraitée, Jeannette, trouve qu'il y a "beaucoup trop de forces de l'ordre, ça gâche la vue".

Une autre vacancière explique, elle, que s'il n'y avait pas eu ces patrouilles, elle ne serait pas venue sur la plage.

Source :
http://www.europe1.fr/emissions/la-revue-de-presse/surpopulation-carcerale-va-t-on-construire-de-nouvelles-prisons-2815498

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 05:37

Le 8 août 2016

L'homme avait été vu par un médecin à son arrivée en cellule de dégrisement, qui n'avait vu aucune contre indication.

Un sexagénaire placé dimanche soir en cellule de dégrisement au commissariat principal de police de Toulouse a été retrouvé dans la nuit mort d'une fracture du crâne, a-t-on appris lundi auprès du parquet de la ville.

Pas de trace de coups.

L'autopsie pratiquée en présence du procureur de la République a permis de mettre en évidence que la victime "ne portait aucune trace apparente de coups" mais était "décédée d'une fracture du crâne", a-t-on précisé de même source.

Le parquet de Toulouse a indiqué avoir ouvert une enquête pour "recherche des causes de la mort" qu'il a confiée à l'IGPN (Inspection générale de la police nationale).

Des analyses et des examens complémentaires à l'autopsie ont également été demandés, a ajouté le parquet.

Plusieurs chutes en titubant.

Selon une source policière, dimanche en début de soirée, la police municipale a été alertée par des riverains à cause de la présence d'un homme en état d'ébriété sur la voie publique.

Aux dires de ces témoins, cet homme était quasi inerte après avoir déambulé en titubant et chuté à plusieurs reprises.

Sur place les policiers municipaux ont découvert un homme incapable de marcher qu'ils ont aidé à s'installer dans leur voiture où il s'est immédiatement endormi alors qu'ils l'amenaient au commissariat de police le plus proche, a expliqué cette source.

Vu par un médecin.

En application du Code de la santé publique sur "l'état d'ivresse publique et manifeste", l'homme a été placé en cellule de dégrisement et vu par un médecin, lequel n'a formulé aucune contre indication, a-t-on ajouté de même source.

C'est dans la nuit, entre 2 heures et 3 heures, que les policiers de permanence ont découvert l'homme décédé alors qu'ils étaient venus le réveiller pour voir s'il avait dessaoulé, a-t-on encore précisé de même source.

Aucun incident n'a été signalé avec cet homme tant avec la Police Municipale qu'au commissariat de police, ont souligné la source policière et le parquet.

Source :
http://www.europe1.fr/faits-divers/toulouse-un-sexagenaire-decede-en-cellule-de-degrisement-dune-fracture-du-crane-2816107

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 10:38

Le 17 juillet 2015

Des prunes pour recevoir des primes. La politique du chiffre dans la police, dont l’abandon avait été promis par Manuel Valls, est toujours en vigueur.

Les CRS et motards chargés d’assurer la sécurité sur les routes de France sont toujours classés en fonction du nombre d’amendes dressées, selon un document officiel publié ce vendredi par le journal Auto Plus.

Ce document, émanant du « sommet de la police nationale, classe les brigades routières (neuf compagnies autoroutières CRS et 22 unités de motards) en fonction du nombre de PV qu'elles distribuent.

600 euros de prime

Selon le magazine, « pour chaque prune distribuée, les différentes brigades sont créditées d'un nombre de points précis ». A la fin de la période de douze mois, les deux compagnies et les deux unités qui ont accumulé le plus de points sont gratifiées d’une prime annuelle. Avant d’être reversée entre les policiers.

Le journal avance que le gain pour chaque agent est d’environ 600 euros.

« Tout est fait pour faciliter la verbalisation »

« C'est toujours la politique du chiffre qui prime, avec les méfaits que ça engendre: la répression est privilégiée sur la prévention », réagit le secrétaire général du syndicat UNSA Police, Philippe Capon, dans l'hebdomadaire.

« Le PV est ainsi devenu l'un des critères importants de notation et d'évolution de carrière du fonctionnaire. Tout est fait pour faciliter la verbalisation rapide avec le PV à la volée et la généralisation du PV électronique. L'automobiliste ne sait plus pourquoi il est verbalisé, il ne peut pas bien se défendre. Les contentieux augmentent fortement. Cette méthode n'améliore évidemment pas les relations avec la population, elle modifie le comportement des usagers, les pousse à se soustraire au contrôle », ajoute-t-il.

De son côté, la direction générale de la police nationale a tenu à démentir toute politique du chiffre.

« Chaque année, la performance de ces unités est évaluée, comme dans l’ensemble de la fonction publique, afin, le cas échéant, d’entraîner le versement de primes collectives», reconnaît-elle.

Mais, ajoute-t-elle, « il ne s'agit en aucun cas d'une “politique du chiffre” imposée à ces unités mais bien d'une évaluation de leur performance dans ce qui est leur cœur de métier: la sécurité des usagers de la route ».

Source :
http://www.20minutes.fr/societe/1653083-20150717-securite-routiere-600-euros-prime-policiers-verbalisent-plus

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