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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 09:33

Le 16 juillet 2016

Chasse aux migrants à Mayotte : le symptôme d’un archipel colonial en voie de désintégration.

Une chasse aux migrants aux cris de « la France aux Français ».

Partout ailleurs en France, des tels événements auraient provoqué un émoi considérable et une réaction vigoureuse des pouvoirs publics.

Mais ils ne sont pas arrivés près de chez nous – en Corrèze, dans le Pas-de-Calais ou les Alpes Maritimes – mais loin de la Métropole, à Mayotte, une île de l’archipel des Comores dans l’Océan Indien possession de la France depuis 1841… Loin des yeux, loin du cœur.

Les faits sont pourtant sidérants : de janvier à juin 2016, des collectifs informels de villageois mahorais se sont constitués pour « chasser » de chez eux leurs voisins, le plus souvent Comoriens, avec ou sans papiers, pour la seule raison qu’ils sont étrangers et occupent, au sein de bidonvilles, des terrains qu’on leur loue.

Plus largement, les étrangers sont collectivement accusés d’être responsables de tous les maux de la commune et de l’île : « voles [sic], agressions et meurtres [sic] au quotidien, climat de psychose installé, image de notre ile souillée, une économie meurtrie… », selon un des tracts diffusés.

À une autre époque et dans d’autres lieux on aurait appelé de telles violences xénophobes des « pogroms ».

Mais dans le 101ème département français ces événements se sont déroulés en toute impunité et dans l’indifférence (métropolitaine) quasi générale3.

Le mode opératoire a été systématiquement le même : ces collectifs établissaient d’abord une liste d’hébergeurs identifiés comme louant ou hébergeant à titre gratuit des étrangers, réguliers ou non.

Sur cette base, un courrier était ensuite adressé aux propriétaires ou gérants des lieux leur donnant injonction de faire « partir les clandestins de leurs maisons ». Le collectif communiquait alors aux autorités la liste des « hébergeurs » afin que des poursuites soient engagées contre elles.

Enfin, si celles-ci ne se pliaient pas à ces injonctions, des « marches » et « actions d’expulsions pacifiques [sic] contre l’immigration clandestine » se déroulaient – sans aucune déclaration préalable en mairie ni arrêté d’interdiction.

Celles-ci aboutissent presque systématiquement au « décasage » des intéressés, souvent de manière violente : incendie volontaire des cases, destruction de biens, menace avec des armes par destination comme des marteaux, des pierres, des pieds de biche, etc., insultes à caractère raciste, etc. etc.

Parfois, même, un événement « festif » traditionnel - un « grand voulé » (= barbecue sur la plage) – a marqué le succès de l’opération.

Lire la suite/Notes :
http://revdh.revues.org/2479

***
Complément d'info
A Mayotte, la «chasse aux étrangers» se poursuit
http://www.liberation.fr/france/2016/05/18/a-mayotte-la-chasse-aux-etrangers-se-poursuit_1453410

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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 10:44

Le 23 juillet 2016

2.628 personnes ont été évacuées vendredi du site qu'elles occupaient sous le métro aérien, dans le nord de la capitale. C'est la plus grosse opération de ce type depuis un an.

L'opération a duré pas moins de 14 heures, vendredi 22 juillet : de 6h30 à 20h30, les forces de l'ordre ont procédé à l'évacuation de 2.628 migrants qui s'étaient regroupés dans un campement sauvage sous le métro aérien, boulevard de la Villette, dans le nord de Paris.

Il s'agit de la plus grosse opération de ce type depuis le début de la crise migratoire.

C'est la 26e opération de "mise à l'abri" lancée dans la capitale depuis les premières évacuations de juin 2015 par les autorités, confrontées à l'afflux de migrants.

La plus grosse opération jusqu'à maintenant s'était déroulée en juin dernier aux jardins d'Eole, dans le 18e arrondissement, avec 1.855 personnes prises en charge.

Comme souvent, les chiffres se sont révélés supérieurs à ceux des recensements préalables : alors que 1.200 à 1.400 personnes – pour la plupart des hommes, originaires d'Erythrée, de Somalie ou d'Afghanistan – avaient été comptabilisées ces derniers jours, près du double ont été évacuées.

Bombes lacrymogènes

Dès le petit matin, les migrants se sont pressés pour monter dans les bus.

Les forces de l'ordre ont dû les contenir et les repousser, faisant usage à plusieurs reprises de leurs bombes lacrymogènes, a constaté une journaliste de l'AFP. La suite des opérations s'est déroulée dans le calme.

Parmi les migrants, 158 personnes vulnérables (femmes, enfants) ont été pris en charge, a précisé la préfecture de police de Paris (PP).

Les autorités ont dû mobiliser des moyens supplémentaires. La RATP a mis à disposition des bus.

Pour les accueillir, la Ville de Paris a notamment ouvert trois gymnases. Une maison de retraite désaffectée de Sarcelles (Val-d'Oise) a également été réquisitionnée pour recevoir 316 personnes.

Un maire en colère

Au total, les migrants ont été répartis dans une soixantaine de centres d'hébergement en région parisienne et onze en province, selon la PP.

A Saint-Mard (Seine-et-Marne), où 200 migrants ont été relogés dans un gymnase, le maire Daniel Dometz (Les Républicains) s'est indigné d'un "abus du droit de réquisition" des préfets de région et du département.

L'édile estime que les services de l'Etat "mettent en péril l'équilibre sécuritaire" de sa commune :
"Au-delà du fait que les populations de migrants ont droit à un minimum de décence et de bon traitement [...], il est totalement irresponsable d'installer aussi précipitamment quelques 200 migrants au sein d'une commune de 3.800 habitants", affime ainsi Daniel Dometz dans un communiqué.

"Je dors sur un carton"

Ces dernières semaines, les réfugiés s'étaient installés sur le terre-plein central du boulevard de la Villette, progressivement recouvert de centaines de tentes et de matelas, au milieu des détritus et des flaques d'urine.

A quelques mètres se trouvent des locaux de l'association France Terre d'asile, où les migrants font d'ordinaire leur première demande d'enregistrement.

Dans ce camp, "c'est très difficile, on n'a pas de couvertures, de douches, de toilettes. Moi je dors sur un carton, ma capuche sur la tête", a ainsi témoigné Mahamat Moussa, un jeune homme de 19 ans originaire du Tchad, en France depuis dix mois.

Le week-end dernier, des rixes avaient éclaté entre migrants, nécessitant l'intervention de policiers et de CRS.

"Epuisement"

Côté associatif, Pierre Henry, directeur général de France Terre d'asile, confie son "sentiment d'épuisement" :
"Il faut, dans toutes les capitales régionales, des centres pour accueillir et orienter les migrants, pour arrêter d'attirer les gens à Paris et à Calais. Si ce n'est pas fait, c'est que la décision politique n'est pas prise".

Depuis plus d'un an, les campements se reconstituent régulièrement dans le nord de Paris, au gré des évacuations.

Un centre humanitaire attendu à la rentrée

La Coordination française pour le droit d'asile (CFDA), qui regroupe des associations d'assistance aux migrants, a déploré un "harcèlement policier et administratif", alors que "la France a l'obligation d'accueillir dignement et d'héberger l'ensemble des personnes qui demandent une protection sur son territoire".

Mais "en dépit de créations importantes de places d'hébergement (+20.000 en deux ans), les capacités demeurent insuffisantes", ajoute la coordination.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé la création à la mi-septembre d'un centre humanitaire de réfugiés dans le nord de la capitale.

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/migrants/20160723.OBS5170/a-paris-la-plus-grosse-evacuation-de-migrants-depuis-un-an.html

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 23:14

Le 13 juillet 2016

De nombreuses personnes ont relayé leurs interrogations autour de la mort de Djamal, un Comorien de 20 ans, après son arrestation. D’après nos informations, l’homme se serait suicidé en prison.

En plus de deux vidéos de proches, l’article précise :

« Un jeune Comorien originaire de la ville d’Ikoni est mort après son arrestation. Il était en bonne santé, il a été arrêté par la police chez lui.

C’est au commissariat qu’il est mort après quelques heures d’interrogations.

La famille du jeune de 20 ans n’a eu aucune explication.

Il n’est pas impliqué dans les trafics.

Le silence des médias français sur cette affaire est suspect. La police n’a pas souhaité répondre aux questions de la famille. »

Suicide par pendaison d’après l’autopsie

Rapidement, l’article sur Djamal, qui s’appelle en réalité Harouna Attoumani, a été repris sur les réseaux sociaux.

Mais d’après nos informations, confirmant celles de La Provence, l’individu est décédé dans la prison des Baumettes.

Et l’autopsie réalisée lundi confirmerait qu’il s’agit d’un suicide.

Contactée par BuzzFeed News, la procureure adjointe de Marseille précise :

« Il s’est suicidé à la prison des Baumettes le lendemain de son incarcération, le 8 juillet. Il s’est pendu dans sa cellule avec les lacets de ses baskets au montant de son lit alors qu’il était seul en cellule. C’est moi-même d’ailleurs qui me suis rendue sur les lieux.»

Harouna Attoumani devait purger une peine de trois ans d’emprisonnement (jusqu’au 7 décembre 2018) pour des faits de vol avec violence après avoir été jugé en appel par la cour d’Aix-en-Provence.

Jointe par BuzzFeed News, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône confirme cette version.

La famille, elle, n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Source :
https://www.buzzfeed.com/davidperrotin/la-mort-suspecte-dun-homme-dans-un-commissariat-de-marseille

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 10:35

Depuis Passeurs d'hospitalités, le 19 juillet 2016

Aux environs de midi, environs 150 policiers et gendarmes accompagnés d’un canon à eau ont investi le quartier des restaurants, y entrant pour confisquer la nourriture et les boissons.

Plusieurs personnes ont aussi été arrêtées.

Il semble que les policiers se soient particulièrement acharnés contre le restaurant pour les enfants du collectif britannique Junglebooks, qui aussi créé une bibliothèque, une école et une radio dans le bidonville.

Il s’agit d’une opération médiatique, puisqu’une conférence de presse l’a conclue à 17h.

Le bidonville est depuis ses débuts le quartier le plus dynamique de Calais, avec une vie associative, une vie économique, de bric et de broc certes, mais une créativité et une vitalité malgré les conditions matérielles, malgré la violence, malgré les destructions successives de parties entières de ce qu’on a aussi appelé la New Jungle (voir ici et ).

Ne nous y trompons pas, c’est bien cette vitalité que ne supportent pas les autorité.

Source :
https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2016/07/19/razzia-policiere-sur-les-restaurants-du-bidonville/

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 10:35

Le 7 juillet 2016

Un agent municipal de la ville d'Evry a été révoqué mardi pour avoir partagé une image injurieuse envers Manuel Valls.

Un employé municipal d'Evry, fief de Manuel Valls, a été révoqué mardi de son poste d'animateur pour avoir partagé sur son compte Facebook une image injurieuse envers le Premier ministre, a-t-on appris jeudi auprès du maire PS Francis Chouat, confirmant une information du Parisien.

L'image en question. Le cliché, initialement posté sur la page Facebook "Tu sais que tu viens d'Evry quand...", et partagé en mai par l'agent, imitait une question du code de la route dans laquelle Manuel Valls apparaissait au milieu de la chaussée, devant une voiture.

Parmi les choix proposés au conducteur : "J'accélère" ou "je marque l'arrêt sur sa tête et je fais patiner mes pneus".

Le quadragénaire, en poste depuis de nombreuses années, a été démis de ses fonctions à l'issue d'un conseil de discipline engagé par la mairie, composé d'élus et de représentants du personnel à parts égales et présidé par un magistrat du tribunal administratif de Versailles.

Une décision "rare et grave".

L'agent, qui fait déjà l'objet d'une suspension jusqu'en septembre, peut faire appel de cette décision.

"J'ai estimé qu'on n'était pas dans une faute professionnelle classique, même lourde. C'était un appel au meurtre, ce n'était pas de l'humour potache", a réagi Francis Chouat, successeur de Manuel Valls, maire de 2001 à 2012. 

Cette décision "rare et grave" vient sanctionner un agent qui a un "devoir d'exemplarité" comme animateur, a-t-il ajouté.

Le photomontage de l'employé municipal avait également été relayé par un élu d'opposition (Les Républicains, LR), Stéphane Le Personnic, qui avait ensuite partagé une autre photo comparant Valls à Hitler.

Ces deux clichés ont fait l'objet d'un signalement du préfet de l'Essonne auprès du parquet d'Evry où une enquête est toujours en cours.

Source :
http://www.europe1.fr/faits-divers/un-agent-municipal-devry-revoque-apres-avoir-partage-une-image-injurieuse-envers-valls-2794048

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 10:28

Le 29 juin 2016

Crimes de guerre : une famille palestinienne va porter plainte contre une entreprise française.

Une famille palestinienne ayant perdu trois enfants en 2014 lors d’une frappe israélienne va porter plainte mercredi pour « complicité de crimes de guerre » et « homicide involontaire » contre un fabricant français de composants électroniques.

Une famille palestinienne ayant perdu trois enfants en 2014 lors d’une frappe israélienne va porter plainte mercredi pour « complicité de crimes de guerre » et « homicide involontaire » contre un fabricant français de composants électroniques pouvant avoir des usages militaires, a annoncé une association qui l’assiste.

Il s’agit de la société Exxelia Technologies, a précisé l’ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) dans un communiqué détaillant cette initiative.

L’ACAT soutient la famille Shuheibar, dont trois enfants âgés de 8, 9 et 10 ans ont été tués le 17 juillet 2014, lorsqu’un missile s’est abattu sur le toit de leur maison de Gaza, où ils nourrissaient des oiseaux.

C’est dans les débris de ce missile qu’a été retrouvé un petit capteur, portant l’inscription « Eurofarad - Paris - France », selon l’ACAT.

L’entreprise française Eurofarad, rattachée au groupe Exxelia, a été récemment rebaptisée Exxelia Technologies.

C’est cette découverte qui permet selon l’association et ses avocats de porter l’affaire devant la justice française.

Par ailleurs, toujours selon les plaignants et leurs soutiens, l’attaque du 17 juillet 2014 contre la maison, survenue pendant l’opération « Bordure protectrice » de l’armée israélienne, relève du « crime de guerre » puisqu'« aucune cible militaire n’était visée.

Pour l’ACAT, au-delà de la plainte, il s’agit de dénoncer «l’impunité criante des crimes de guerre commis à Gaza », mais aussi de lancer un « appel à la responsabilisation de l’industrie militaire. ».

« S’ils portent plainte en Israël, cela ne servira à rien. Nous avons trouvé une voie de droit pour contourner le blocage », a expliqué à l’AFP Me Joseph Breham, qui conseille la famille.

Pour les plaignants, il faudra déterminer si le composant d’Exxelia Technologies, qui peut aussi avoir un usage civil, a été vendu directement et en toute connaissance de cause à un fabricant d’armes israélien et si oui, à quelle date.

« Il est incontestable que dès 2009, au plus tard, le grand public était informé de ce que les forces armées israéliennes étaient soupçonnées de commettre des crimes de guerre », peut-on lire dans la plainte, que l’AFP a consultée.

« La question est donc de savoir si la société Exxelia Technologies a mis en place des procédures lui permettant de limiter le risque de vendre du matériel entrant dans la composition d’armes à l’origine de crimes de guerre (...). A défaut de mise en place de tels processus d’évaluation des risques, il semble incontestable que la société (...) aurait fait preuve d’une indifférence coupable à la vie », lit-on encore.

Source :
http://www.liberation.fr/planete/2016/06/29/crimes-de-guerre-une-famille-palestinienne-va-porter-plainte-contre-une-entreprise-francaise_1462796

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 22:55


Des camions de CRS devant le siège de la Métropole de Lyon.

Le 6 juillet 2016

Quelques heures après l’adoption en seconde lecture de la loi travail, en ayant recours au 49-3, Manuel Valls se rendait au siège de la Métropole de Lyon, dans le quartier Part-Dieu (3ème arrondissement).

Attendu à 18 heures, le Premier ministre était invité à signer le « Pacte État-Métropole », élaboré par l’Association France urbaine (qui représente les communautés urbaines) et dont le président est Gérard Collomb.

Un comité d’accueil était prévu, à l’initiative des militants de Nuit Debout, sous la forme d’un concert de casseroles, soit une « casserolade ».

Mais de casseroles, il n’y en a point eu. En revanche, le dispositif était conséquent pour contenir les manifestants éventuels : 47 camions de CRS, des policiers en civil, des motards mais aussi des agents de la police municipale.

La rue du Lac a été fermée, comme tous les accès menant au siège de la communauté urbaine bunkerisé.

Manuel Valls, accompagné de Jean-Michel Baylet, craignait peut-être d’être aussi mal reçu qu’à Montpellier où il avait inauguré une nouvelle ligne de tram sous les huées des opposants à la loi travail, CGT en tête.

Le dispositif de sécurité était ce jour à Lyon visiblement disproportionné, d’une part parce que l’intersyndicale locale n’appelait à aucun rassemblement : seul le mouvement Nuit Debout Lyon avait imaginé une action, or ces casserolades ne rassemblent généralement qu’une trentaine de personnes.

D’autre part, car aucune prise de parole de la part du Premier ministre n’était prévue devant une foule, sur une place publique.

Tous les discours se sont tenus devant une assistance triée sur le volet, à l’intérieur du siège de la Métropole.

Le bouclage du quartier par les forces de l’ordre a dû dissuader les plus motivés. Résultat : 0 manifestant.

Le coût d’un tel dispositif de sécurité n’est pas communiqué par la préfecture.

Source :
http://www.rue89lyon.fr/2016/07/06/manuel-valls-a-lyon-47-camions-de-crs-0-manifestant/

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 10:25

Le 5 juillet 2016

Le tribunal de Montpellier a demandé que cette brigade imaginée par le maire de Béziers ne soit pas mise en place. La préfecture l'avait aussi dénoncée.

Il avait dénoncé une décision politique après les protestations préfectorales sur sa « garde biterroise », Robert Ménard ne va donc probablement pas apprécier la décision rendue par le tribunal administratif de Montpellier ce mardi.

Les magistrats ont réclamé l'abandon de cette brigade qualifiée de « milice » par les opposants du maire proche du Front national.

La création de cette « garde », composée de volontaires censés patrouiller dans les rues de Béziers dans « un contexte marqué par l'état d'urgence », avait été annoncée par le maire le 1er décembre 2015, quelques jours après les attentats qui avaient frappé Paris et Saint-Denis.

« Vous êtes ancien policier, ancien gendarme, ancien militaire, ancien pompier, rejoignez la garde biterroise », proclamaient les affiches placardées à Béziers en décembre.

Robert Ménard avait affirmé que quelque 80 futurs membres de cette « garde » avaient été présélectionnés.

Dans son jugement rendu mardi, le tribunal administratif « a annulé la délibération du 15 décembre 2015 par laquelle le conseil municipal de Béziers avait décidé la création d'une garde », indique l'instance dans un communiqué.

Le tribunal enjoint également « à la commune de Béziers de mettre fin sans délai à compter de la notification du présent jugement à la mise en place opérationnelle de la garde biterroise et à toute mesure d'information et de publicité la concernant ». Sollicité, Robert Ménard n'avait pas encore réagi ce mardi en milieu de journée.

Une mission de service public

Le maire de Béziers avait déjà perdu une première manche contre la préfecture de l'Hérault le 19 janvier, lorsque le juge des référés du tribunal administratif avait suspendu l'exécution de la délibération controversée.

« Aujourd'hui, la garde biterroise n'est pas illégale, seule la délibération est suspendue », avait alors assuré Robert Ménard en janvier.

« C'est une étape... La préfecture a pris une décision politique, nous ce que nous attendons aujourd'hui, c'est un vrai débat au fond pour donner plus de pouvoirs aux maires dans des situations exceptionnelles », avait-il ajouté.

Or, dans son jugement rendu mardi au fond, le tribunal « fait application, à l'instar de son juge des référés, d'une jurisprudence constante, selon laquelle la police administrative constitue un service public qui, par sa nature, ne saurait être délégué », explique-t-il.

Il juge ainsi que « les tâches de surveillance des bâtiments publics et de la voie publique sont partie intégrante, dans les communes, de la police municipale et doivent être exercées par le maire ou par des agents placés sous son autorité, sous le contrôle du représentant de l'État, et que le conseil municipal de Béziers ne pouvait en conséquence légalement confier à des particuliers les missions de surveillance de la voie publique ou des bâtiments publics ».

Pas de « base légale »

Le 23 décembre, après avoir tenté à plusieurs reprises de convaincre Robert Ménard de renoncer à son projet, la préfecture de l'Hérault avait déposé deux recours : un référé en urgence pour s'assurer que la décision ne s'applique pas et un autre référé demandant l'annulation de la décision municipale. La préfecture a soutenu avec succès que la délibération incriminée était « dépourvue de toute base légale ».

Élu maire de Béziers en mars 2014, Robert Ménard, dans la ligne du FN, est coutumier des polémiques très médiatisées, notamment sur les questions de sécurité, sur l'islam, l'immigration ou le passé colonial de la France.

Source :
http://www.lepoint.fr/justice/la-justice-demande-l-abandon-de-la-garde-biterroise-de-robert-menard-05-07-2016-2052099_2386.php

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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 08:53

Le 28 juin 2016

Les CRS surveillant les plages seront armés cet été, en raison de leur exposition « au risque de confrontation avec des individus extrêmement dangereux ».

Dans une note révélée par LCI, le directeur général des CRS indique que « dans un contexte où les forces de l’ordre sont particulièrement exposées au risque de confrontation avec des individus armés extrêmement dangereux, la nécessité d’intervenir pour les neutraliser m’amène à prévoir l’armement des personnels CRS sur les plages pour la saison estivale 2016 », a révélé LCI.

La note précise cependant que seuls le responsable du poste et son suppléant seront autorisés à porter une arme.

Moins de CRS sur les plages cette année

Par ailleurs, cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une mobilisation accrue des CRS.

Nombre d’entre eux sont ainsi détachés sur de nombreux sites stratégique, donc leur nombre sur les plages sera nettement diminué, ils seront ainsi 297 contre 460 l’an dernier.

Leur mission est par ailleurs réduite, s’étendant de fin juillet jusqu’au 22 aout.

Cette décision a bien sur été approuvée par les syndicats de police qui depuis de nombreuses semaines demandaient des moyens supérieurs pour assurer la sécurité des différentes patrouilles.

Nicolas Comte, porte-parole de SGP Police FO s’est notamment exprimé en ce sens : « Les plages peuvent être des cibles potentielles des terroristes. Nous avions donc réclamé que nos collègues qui assurent la sécurité des baigneurs puissent assurer la sécurité de l'ensemble de la plage, ainsi que la leur, en étant doté de leur arme de service ».

Source :
http://www.directmatin.fr/france/2016-06-28/des-crs-armes-sur-les-plages-cet-ete-733090

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 10:39

Le 30 juin 2016

Des associations et syndicats de l'Education nationale alertent sur plusieurs cas de discrimination à l'inscription scolaire à l'encontre d'élèves étrangers.

En cette fin d'année scolaire, l'école deviendrait-elle le terrain de chasse aux étrangers ? Dans le Gers, deux jeune lycéennes semblent, en tout cas, en faire les frais.

La première, Leïla, a 18 ans et est Burkinabé.

Elle fini actuellement sa première littéraire au lycée Alain Fournier de Mirand. Bien que son père soit Français, elle vit sous le coup d'une Obligation de quitter le territoire (OQTF) depuis janvier.

Elle a, un temps, été enfermée au Centre de rétention de Toulouse, et s'est ensuite trouver dans obligation de pointer à la gendarmerie, chaque jour à 12h15.

A plusieurs reprises elle a du quitter les cours en avance.

Quand elle a commencé les démarches pour s'inscrire en terminale, cela lui a été interdit.

La deuxième s'appelle Megi.

Cette Albanaise de 20 ans est actuellement inscrite en seconde pro au lycée du Garros d'Auch. Jeune majeure sans famille, on lui a signifié une OQTF, le 7 juin dernier.

Son établissement a reçu la consigne de ne pas procéder à son inscription pour l’an prochain et à refuser de lui remettre son bulletin scolaire.

Dans les deux cas, le préfet du Gers est intervenu auprès de la Directrice académique des services de l’Education nationale (DASEN) pour l'informer des OQTF dont faisaient l'objet les deux lycéennes.

La DASEN a ensuite contacté les établissements dont elles dépendent pour qu'ils refusent leur inscription.

" L’inscription des élèves doit se faire sur des critères pédagogiques et dans leur intérêt, pas sur instructions de l’administration préfectorale, rappellent dans une déclaration commune la FIDL, L'UNEF, L'UNL, L'UNSA-EDUCATION, SUD-EDUCATION, LE SNES-FSU, LA FERC-CGT, LA CGT-EDUC’ACTION, LA FCPE ET LE RESF. Les fonctionnaires de l’Education nationale, DASEN comprise, sont sous l’autorité de leur ministère, pas sous celle de l’Intérieur. La circulaire n°2002-063 du 20 mars 2002 définit précisément les conditions dans lesquelles les élèves, même sans papiers, peuvent poursuivre leurs études et passer leurs examens."

Dans les Haut-de-Seine, à Asnière, c'est une enfant de six ans à qui la municipalité LR refuse l'inscription en Cours préparatoire, dans l'école où sa sœur est scolarisée.

Sa mère congolaise est sans-papier et s'est retrouvée, en cours d'année, obligée de faire appel au 115 pour se loger.

Elle a obtenu de façon provisoire un hébergement à Argenteuil, dans le Val d'Oise.

« Rien ne dit que dans un mois elle ne sera pas envoyée à Montreuil, Créteil, Bobigny... ou de nouveau à Asnières », précise le texte de la pétition lancée par le RESF, la FCPE et le SNUIPP.

Mais la municipalité entend se servir du prétexte de la carte scolaire pour refuser l'inscription de la fillette.

« L’école est le lieu de l’éducation, de la culture et de l’enseignement des valeurs. Elle ne doit pas devenir celui de l’exclusion, de la délation et des arrestations", assènent les associations et syndicats.

Et d'ajouter : "Nous attendons que la ministre de l’Education nationale le rappelle à ses collègues et à ceux des fonctionnaires de ses services qui l’oublieraient."

Source :
http://www.humanite.fr/quand-leducation-nationale-aide-la-prefecture-expulser-des-eleves-610911

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 09:32

Le 5 juillet 2016

Jugé pour corruption, l'ex-numéro deux de la PJ lyonnaise écope de deux ans et demi de prison. Il ne retournera pas derrière les barreaux, sa peine étant aménageable.

Il était le meilleur flic de France. Il est devenu un paria montré du doigt. Sa réputation et son aura auront volé en éclats, à l'aube du 29 septembre 2011, quand la « police des polices » le cueille à son domicile.

Cinq ans plus tard, Michel Neyret, le superflic adulé puis révoqué, comparaissait ce mardi devant le tribunal correctionnel de Paris.

Jugé pour corruption – pour avoir accepté du « milieu » des séjours de luxe et des cadeaux en échange d'informations confidentielles et de « services » –, l'ex-numéro deux de la PJ lyonnaise a été condamné ce mardi à deux ans et demi de prison. Une peine de quatre ans de prison, dont deux ans et demi ferme, avait été requise à son encontre.

Le jugement souligne la « gravité » des faits reprochés à l'ex-policier, estimant que celui-ci avait « perdu » dans ce dossier « tout sens de la limite légale », entrant dans un fonctionnement où « la fin justifie les moyens ».

L'ancien policier, qui a déjà effectué huit mois de détention provisoire dans ce dossier, ne retournera pas derrière les barreaux, sa peine étant aménageable.

« Je suis soulagé, c'est une parenthèse de cinq ans de ma vie qui s'est refermée aujourd'hui », a déclaré le policier à l'issue du jugement.

L'affaire avait créé un traumatisme dans la police. Après trente-deux ans de carrière, dont vingt à la tête de la prestigieuse brigade antigang de Lyon, Michel Neyret, adulé par ses équipes et ses supérieurs et décoré de la Légion d'honneur pour ses résultats, était une légende au moment de sa chute.

Durant le procès, l'ex-policier a reconnu s'être perdu dans la gestion de ses « indics ».

Selon lui, les cadeaux reçus provenaient d'informateurs devenus des amis qui voulaient lui « faire plaisir ».

Sur les prélèvements de stupéfiants, il a assumé cette pratique pour fidéliser des « indics » tout en affirmant, sans convaincre, n'y avoir eu recours qu'à une seule reprise pour 300 grammes de résine de cannabis.

« Le seul à définir les règles »

« Ce procès n'est pas celui de la PJ, mais d'une philosophie, d'un système qui est celui de Michel Neyret », avait estimé dans ses réquisitions la procureur Aude Duret.

Dans le volet corruption, Neyret s'est transformé, selon sa consoeur la procureur Annabelle Philippe, en « informateur policier » de ses indics.

« Qu'a-t-il obtenu en retour ? Rien... à l'exception d'avantages en nature, de nombreuses rétributions. » « Dix voyages, des séjours dans la villa d'un escroc avec prêts de voitures de luxe et masseuses [...], deux montres de luxe [...], des remises d'espèces [...] et, ultime étape de la corruption, la création d'une société offshore en rétribution des services rendus », a-t-elle énuméré.

Sur la drogue, la magistrate s'était interrogée : « Est-on un grand flic quand on demande à ses subordonnés de commettre des infractions, quand on met le monde judiciaire à l'écart, quand on est le seul à définir les règles ? »

Le tribunal a également prononcé mardi des peines de prison ferme avec mandat d'arrêt à l'encontre de deux hommes considérés comme les corrupteurs de Neyret et actuellement en fuite : 5 ans pour Gilles Benichou et 2 ans pour Stéphane Alzraa, avec 100 000 euros d'amende pour le premier et 250 000 pour le second.

L'épouse du policier, Nicole Neyret, a été condamnée à 8 mois de prison avec sursis pour avoir profité des largesses des « amigos » de son mari, et le capitaine Jean-Paul Marty, ancien subordonné de Neyret à la brigade des stupéfiants de Lyon, a écopé de 3 mois avec sursis pour avoir aidé son supérieur en détournant des scellés de drogue.

Le tribunal a en revanche prononcé la relaxe des quatre derniers prévenus. Il a estimé que les faits reprochés aux anciens policiers de Grenoble, le commandant Gilles Guillotin et le commissaire Christophe Gavat, également soupçonnés d'avoir détourné des scellés de drogue pour Neyret, n'étaient pas caractérisés.

Il a également jugé que le délit de violation de secret professionnel reproché à l'avocat lyonnais David Metaxas et à l'homme d'affaires Cyril Astruc n'était pas constitué.

Source :
http://www.lepoint.fr/justice/michel-neyret-du-grand-flic-adule-au-paria-revoque-05-07-2016-2052006_2386.php

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 10:37

Depuis Questions de Classe, le 19 juin 2016

Une collègue énervée m’a interpellé ce matin : "tu as vu ? Tu as entendu Valls ? Les médias ! Pas un mot sur le million de gens dans la rue... Tout sur le meurtre du commandant de police et les casseurs ! Rien sur le mouvement social etc."

Je n’ai pas fait mon blasé. Bien que j’ai participé à cinq manifs sur les trente derniers jours, dans une ambiance tout aussi tendue et tout aussi délétère, elle a raison de s’émouvoir. Le gouvernement a passé un cran dans l’obscénité.

Dans la salle des profs, j’avais un nouveau témoin qui pouvaient raconter aux autres ce qui se passait sur le "front social". Un nouveau témoin qui pouvait dénoncer les mensonges ; dire combien les média décomplexés véhiculaient une propagande anxiogène et antisociale.

Bien sûr, le meurtre d’un commandant de police et son épouse est une monstruosité. Mais doit-on parler maintenant de terrorisme chaque fois qu’un dingue, voyou déséquilibré prête allégeance à l’EI ?

Si c’est le cas, la démocratie formelle dans laquelle nous continuons à mener nos luttes est déjà morte car aucune loi sécuritaire n’empêchera ces attentats.

Avec Valls, les Français n’ont même plus besoin de voter FN, il organise méthodiquement l’état policier. Ne vient-il pas d’annoncer que dans le cadre de l’État d’urgence il allait interdire le droit de manifester ? Non content de ne pas assumer ses responsabilités, le gouvernement poursuit dans la provocation.

Il ne reste à ce gouvernement que la peur du terrorisme à opposer aux mouvements sociaux de contestation de ses réformes libérales ( à ses lois de régression sociale). A la demande de débats il répond par la rhétorique et l’amalgame en cherchant à délégitimer toute opposition.

Ce n’est pas seulement une question de hiérarchie de l’information, on dirait bien une entreprise brouillonne de propagation de la trouille.

Malgré le ridicule de la posture, les media relaient !

Personne pour contester qu’on puisse mettre sur le même plan les casseurs, les hooligans et les égorgeurs de Daesh ? Personne dans les médias pour dénoncer le choix agressif et provocateur du ministère de l’Intérieur pour encadrer les manifs ? Personne pour dénoncer les nombreuses violences et intimidations policières vis à vis des manifestants ? Comment tous les médias peuvent-ils résumer une des plus grosse manif depuis 2003 aux violences de la place des Invalides (spectaculaires et orchestrées ?) ?
Combien de journaux soulèvent de légitimes questions à propos des mensonges du gouvernement autour de la casse des vitres de l’Hôpital Necker ?

Quoi ! 200 hooligans russes et 400 anglais cassent le vieux port de Marseille et le gouvernement n’interdit pas l’Euro-foot au nom de la sécurité et de la lutte antiterroriste ! Soyons cons : exigeons son arrêt au nom de la sécurité !

Un tel mépris du peuple et de l’intelligence demande plus qu’un droit de réponse des organisations syndicales et des mouvements sociaux contestataires.

Éric Z

Source :
http://www.questionsdeclasses.org/?Le-bruit-assourdissant-des-pales-de-l-helicoptere

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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 10:17

Transmis par l'Assemblée des Blessés le 30 juin 2016

La commission des Finances de l’Assemblée a retoqué mardi les amendements socialistes au projet de loi Egalité et citoyenneté au nom de son supposé surcoût. Reste la piste de l'expérimentation.

La nouvelle bataille parlementaire du récépissé de contrôle d’identité n’aura pas lieu. La commission des Finances de l’Assemblée a retoqué mardi les amendements socialistes au projet de loi Egalité et citoyenneté préconisant la mise en place de ce dispositif de lutte contre le contrôle au faciès, a-t-on appris auprès de leurs rédacteurs.

La commission a invoqué l’article 40 de la Constitution qui permet de déclarer irrecevable un amendement qui aurait « pour conséquence soit une diminution des ressources publiques, soit la création ou l’aggravation d’une charge publique ».

En clair, créer l’obligation pour les policiers de délivrer un récépissé à chaque contrôle d’identité coûterait trop cher à l’Etat selon la commission parlementaire.

Un refus qui passe très mal dans les rangs socialistes. « Se faire retoquer politiquement parce que ce ne serait pas le bon moment d’en discuter, je peux presque comprendre mais un refus administratif ce n’est pas acceptable », explique le député de Seine-Saint-Denis Mathieu Hanotin, qui avait corédigé un amendement sur le récépissé avec l’ancienne ministre Marylise Lebranchu.

« Valls n’est pas classe : il se sert de la commission des finances, de l’article 40, pour bloquer le récépissé pour des motifs de fric parce qu’il a toujours été contre », attaque un autre député socialiste, pourtant dans le camp du Premier ministre.

« L’objectif est clairement de poser le débat de façon objective »

Les promoteurs de la mesure ont écrit dans la foulée au président de l’Assemblée pour contester cette décision « sans possibilité de recours politique ».

Ils sont d’autant plus remontés qu’un amendement similaire sur le récépissé avait été accepté et débattu (puis rejeté) dans l’hémicycle lors du débat sur le projet de loi sur la justice du XXIe siècle cet hiver.

Hanotin dénonce donc une « application à géométrie variable de l’article 40 ». Un paravent budgétaire derrière lequel on cache un refus politique.

Pour ses défenseurs, le récépissé a une valeur symbolique forte pour retisser un lien de confiance entre la police et les citoyens.

Une vingtaine de députés (EE-LV, communistes, sans étiquette) ont adressé un courrier au président de l'Assemblée, Claude Bartolone, lui demandant « de bien vouloir revenir sur l’irrecevabilité de [leurs] amendements et de permettre ainsi que cette mesure, que nous croyons vertueuse pour le renforcement de l’égalité et de la citoyenneté, puisse être examinée par la représentation nationale ».

Prévoyant un plan B, une petite poignée de députés socialistes et le rapporteur général du texte, le député Razzy Hammadi, ont rédigé des amendements demandant une expérimentation du récépissé de contrôle d’identité.

De nombreuses villes dirigées par la gauche se sont d’ores et déjà portées volontaires. Des amendements de repli.

« Il nous faut arriver à un débouché qui réponde à ce qui est devenu un symbole, le récépissé, estime Hammadi. L’objectif est clairement de poser le débat de façon objective. Une expérimentation le permettrait ».

Selon un membre du gouvernement, cette expérimentation est la porte de sortie idéale pour Manuel Valls.

« Le dispositif des caméras piéton, c’est très bien, ça apaise, et on l’a su grâce à l’expérimentation. On aurait dû en faire autant pour le récépissé, ça aurait mis fin au débat », explique ce ministre.

Pour un ténor de l’Assemblée, cependant, même ce succédané de récépissé, qui pourrait être examiné dans l’hémicycle dès mercredi, ne passera pas : « L’Intérieur est totalement contre et les syndicats de police totalement sur les dents sur ce sujet. Et Bernard Cazeneuve est plutôt du genre à être gentil avec la police ».

Source :
http://www.liberation.fr/france/2016/06/28/nouveau-coup-fourre-a-l-assemblee-sur-le-recepisse-de-controle-d-identite_1462712

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