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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 12:48

Le 2 juin 2016

Intervention musclée de la police à Saint-Malo ce jeudi pour évacuer l'entrée du collège Surcouf, occupée par des élèves, des parents et des enseignants, qui menaient une action depuis le matin, pour manifester leur opposition à la décision de fermeture de l'établissement à la rentrée 2017.

Action musclée de la police ce jeudi matin au collège Robert Surcouf de Saint-Malo. Sans sommation, les forces de l'ordre sont intervenues pour faire évacuer l'entrée de l'établissement, occupée par des parents, élèves et enseignants depuis tôt ce matin.

L'entrée bloquée par des chaînes

En colère, déçus, écoeurés... Les parents d'élèves du collège ne digèrent pas en effet la décision du Conseil départemental de fermer l'établissement à la rentrée 2017.

Ce jeudi matin, ils ont donc bloqué les grilles du collège avec des chaînes, empêchant la tenue des cours.

Une centaines de personnes, élèves, parents et enseignants s'est ainsi retrouvée devant l'entrée dans une ambiance bon enfant.

Onze élèves blessés

C'est en milieu de matinée que la police, présente, est intervenue sans sommation, fonçant sur le regroupement et bousculant violemment les enfants et les adultes, dans la pagaille et la bousculade, onze enfants ont été blessés.

Des élèves qui ont été pris en charge par les pompiers, arrivés sur les lieux, trois de ces collégiens ont été transférés à l'hôpital.

Toutes les personnes présentes ont été très choquées.

Le principal a demandé une cellule psychologique à l'Education nationale.

Dans un communiqué, le maire de Saint-Malo déplore "cet état de fait et demander des explications sur cette intervention sans concertation préalable.

L'évacuation par la police nationale a été diligentée à la demande de l'Education Nationale par les services de l'Etat.

Claude Renoult "regrette vivement cette situation et assure aux élèves, parents d'élèves et équipe pédagogique de son soutien après cet évènement."


La réaction ce jeudi soir du rectorat

"Ce jeudi 2 juin 2016 à 8h, l’accès du personnel et des élèves au collège Robert Surcouf à Saint-Malo était rendu impossible par la présence de chaînes sur les grilles de l’établissement. Les collégiens étant sur la voie publique, les autorités académiques ont demandé aux forces de police l’ouverture de la grille, afin de permettre à nouveau l’accès à l’établissement et pouvoir garantir la sécurité des élèves mineurs.

Le Recteur s’émeut que, lors de l’ouverture des grilles du collège, trois élèves aient été légèrement blessés. Il a pris des nouvelles des enfants, nouvelles qui sont rassurantes. Une cellule psychologique a par ailleurs été mise en place dans l’établissement.

L’académie de Rennes se montrera extrêmement attentive au maintien des bonnes conditions d’enseignement faites aux élèves du secteur d’affectation du collège Robert Surcouf à Saint-Malo au moment de sa fermeture en 2017."

Source :
http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/ille-et-vilaine/saint-malo/saint-malo-des-parents-d-eleves-occupent-le-college-robert-surcouf-1012531.html

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 10:30

Le 31 mai 2016

Le joueur a été interpellé à la suite d'une altercation à la sortie d'une boîte de nuit lundi matin. Il se dit victime de violences policières.

Serge Aurier passera devant la justice dans trois mois après son interpellation hier. Son audience en correctionnelle pour violences sur personne dépositaire de l'autorité publique a été fixée au 26 septembre.

Sa garde à vue dans le commissariat du 8e arrondissement de la capitale a été prolongée de 24 heures ce mardi.

Le joueur du PSG a été arrêté par des agents de la BAC hier, lundi 30 mai, devant une boîte de nuit proche des Champs-Élysées.

Après une altercation verbale au petit matin, il est accusé d'avoir donné un coup de coude à un policier.

C'est en raison de cet outrage présumé à agent que l'arrière-droit parisien est maintenu en détention provisoire.

Selon la version des forces de l'ordre, le footballeur était en état d'ébriété lors de son interpellation.

Il a été placé en garde à vue vers 5 h 50 pour « violences volontaires sur personne dépositaire de l'autorité publique », a précisé une source judiciaire.

Une confrontation avec des policiers a eu lieu lundi soir et des auditions des trois personnes qui se trouvaient dans la voiture avec Serge Aurier étaient également prévues, a ajouté une source proche de l'enquête.

Une version contestée

Selon une source policière, la version donnée par le joueur aux enquêteurs est différente.

L'Ivoirien conteste avoir volontairement porté un coup de coude au thorax de l'un des policiers qui l'ont interpellé.

Il affirme avoir lui-même reçu des coups et a fait constater une blessure au front et à la lèvre inférieure, a précisé son entourage. Il a aussi porté plainte pour violences policières.

Source :
http://www.lepoint.fr/faits-divers/serge-aurier-la-garde-a-vue-du-footballeur-est-prolongee-de-24-heures-31-05-2016-2043224_2627.php

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1 juin 2016 3 01 /06 /juin /2016 10:01

Le 27 mai 2016

Avocat arrêté puis interné pour avoir dévisagé un magistrat : une intimidation inquiétante

L'avocat d'Action directe Bernard Ripert a été placé en garde à vue puis interné d'office parce qu'il ne s’était pas présenté à une convocation dans le cadre d’une procédure pour "menaces ou actes d’intimidation envers un magistrat". S'il a depuis été libéré, les méthodes employées à son égard questionnent Laure Heinich, elle aussi avocate.

Insolent certainement, probablement provoquant, le verbe haut, Bernard Ripert est un avocat. Il aurait "dévisagé" un magistrat, ce qui a conduit à l’ouverture d’une enquête préliminaire à son encontre des faits de "menaces ou actes d’intimidation".

Ne s’étant pas rendu à la convocation policière, une dizaine de policiers est venue l’interpeller dans sa chambre à son domicile, pour l’en ressortir menotté et le placer en garde à vue, puis – sur ordre du préfet après avis du psychiatre – l’interner en hôpital psychiatrique. Rien de moins.

Lire la suite :
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1520378-avocat-arrete-puis-interne-pour-avoir-devisage-un-magistrat-une-intimidation-inquietante.html

***
Le 27 mai 2016

Me Ripert, cambriolé durant son internement d'office, dénonce "un acte d'intimidation"

L'avocat "historique" d'Action Directe, Me Bernard Ripert, dont l'internement d'office en début de semaine avait suscité l'émoi de ses confrères, dénonce "un acte d'intimidation" après que son domicile savoyard a été cambriolé en son absence.

"J'ai été libéré mercredi soir et en arrivant chez moi vers 21H00, je constate que mon domicile a fait l'objet d'un faux cambriolage. Trois personnes cagoulées ont tout retourné" et auraient dérobé seulement deux albums de timbres et quelques pièces de ses collections, a expliqué l'avocat à l'AFP.

Lire la suite :
http://information.tv5monde.com/en-continu/me-ripert-cambriole-durant-son-internement-d-office-denonce-un-acte-d-intimidation-109812

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 17:03

19 mai 2016

Un reportage de Télé Bocal

Plusieurs centaines de policiers se sont rassemblés place de la République pour dénoncer la «haine anti-flics», alors que des manifestants tentent, à quelques mètres, de faire entendre leur voix dans la contre-manifestation interdite par la préfecture de police.

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 10:52

Le 5 avril 2016

L’un des plus célèbres lanceurs d’alerte vient de lancer un gros « chiche ? » au chef de l’Etat français. Tôt ce mardi, Edward Snowden a commenté sur Twitter les propos de François Hollande, relayés par la chaîne d’info iTélé.

En français dans le texte, s’il vous plaît :
Vraiment ? https://t.co/HjtaLOOa8s

Après les révélations massives des « Panama papers » sur l’évasion fiscale organisée par la société panaméenne Mossack Fonseca, François Hollande a adressé ses remerciements aux lanceurs d’alerte, appelant même à leur protection :

« C’est grâce à un lanceur d’alerte que nous avons maintenant ces informations. Ces lanceurs d’alerte font un travail utile pour la communauté internationale, ils prennent des risques, ils doivent être protégés. »

La France refuse sans arrêt l’asile

Forcément, cette déclaration d’amour soudaine à l’adresse des Snowden, Assange, Hervé Falciani (affaire SwissLeaks/HSBC) et compagnie sonne bizarrement au vu des dernières années.

Les deux premiers ont explicitement sollicité l’asile politique de la France :

- dès le premier wagon de révélations Snowden, à l’été 2013, le ministère de l’Intérieur a éconduit le jeune Américain.

Soucieuse de ne surtout pas froisser ses alliés outre-Atlantique, la France a fini par s’embourber dans un imbroglio diplomatique sur cette histoire, en interdisant le survol de son territoire à l’avion du président bolivien Evo Morales, dans lequel certaines rumeurs avaient placé Edward Snowden.

Et, malgré de nombreux soutiens politiques, elle n’est jamais revenue sur sa position ; François Hollande restant dans un équilibre précaire, entre reconnaissance de l’utilité des documents Snowden, et refus de l’asile ;

- l’été dernier, le fondateur de WikiLeaks a transformé sa demande d’asile en une tribune au Monde. Mais là encore, sans succès.

Une future loi, mais très partielle

Alors certes, comme le rappelait récemment Daniel Schneidermann, un texte est en préparation sur le sujet. :

« Disons, quelques articles d’un projet de loi, présenté au Conseil des ministres ce mercredi, et qui porte le nom de Sapin 2. »

La rénovation de cette protection dans la loi (qui n’est pour le moment garantie qu’aux agents publics), dont il est vainement question depuis des années, est déjà une avancée.

Mais elle demeure incomplète : la loi sur la transparence et la lutte contre la corruption ne servira de bouclier qu’aux « whistleblowers » du secteur économique.

Sans compter qu’au niveau européen, un projet de directive sur le secret des affaires risque de fortement diluer cette garantie, plaident collectifs et journalistes.

Quant aux dérives d’une autre nature, portant par exemple sur les dossiers police/justice, elles ne rentrent tout simplement pas là-dedans.

Il y a quelques mois, le gouvernement avait même dézingué une disposition de la loi renseignement visant précisément à mieux protéger des agents de renseignements constatant une violation de la loi.

***
Complément d'info :
La France peut accorder l'asile politique à Snowden
http://rue89.nouvelobs.com/2013/07/01/prism-france-peut-accorder-lasile-politique-a-edward-snowden-243849

Humiliation diplomatique : la France finit par s’excuser auprès de la Bolivie
http://rue89.nouvelobs.com/2013/07/03/lavion-president-bolivien-interdit-survol-a-peur-france-243909

Julian Assange demande l’asile à la France. Non merci, répond l’Elysée
http://rue89.nouvelobs.com/2015/07/03/julian-assange-a-francois-hollande-accueillez-260092

Loi Renseignement : comment le gouvernement a trucidé les lanceurs d’alerte
http://www.nextinpact.com/news/95554-loi-renseignement-comment-gouvernement-a-trucide-lanceurs-d-alerte.htm

Economie : transparence, lutte contre la corruption et modernisation
http://www.assemblee-nationale.fr/14/dossiers/transparence_lutte_corruption_economie.asp

Code de procédure pénale - Article 40
https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006574933&cidTexte=LEGITEXT000006071154

Journalistes et lanceurs d’alerte sont-ils menacés par la directive sur le secret des affaires ?
http://www.lemonde.fr/evasion-fiscale/article/2015/06/17/journalistes-et-lanceurs-d-alerte-sont-ils-menaces-par-la-directive-sur-le-secret-des-affaires_4655743_4862750.html

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 10:15

Le 20 avril 2016

L’Intérieur a organisé une simulation d’attentat à la gare Montparnasse dans la nuit de mardi à mercredi. Les attentats de novembre dernier ont ravivé les rivalités historique et géographique des trois forces d’intervention. L’objectif de Bernard Cazeneuve était de montrer aux Français que le RAID, la BRI et le GIGN parvenaient à se coordonner pour faire face à la menace terroriste. Une entente de façade et forcée.

Les éléments de langage : "coordination", "travail en commun", "mutualisation des forces". Mardi soir, les unités d’élite de la police nationale, gendarmerie et préfecture de police se sont retrouvées à la gare Montparnasse pour une simulation d’attaque armée et de prise d’otage. L’apogée d’une séquence médiatique maîtrisée par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a, dès le matin, occupé l’espace médiatique avec la présentation de son nouveau schéma d’intervention.

Ce dernier vise à mieux répartir les forces sur le territoire national et adapter la riposte à l’évolution de la menace.

L’exercice commence à 1h du matin.

Il est présenté comme "inédit", jamais, nous dit-on, le RAID (police nationale), le GIGN (gendarmerie) et la BRI (préfecture de police), n’avaient travaillé conjointement sur une simulation de tuerie de masse à Paris.

Au premier étage, un centre de commandement est monté.

Des tentes accueillent les journalistes. L’assaut est retransmis sur six écrans. Les huiles de la Place Beauvau sont là.

Le scénario ? Neuf "terroristes" viennent de faire irruption dans la gare, tuant plusieurs voyageurs. Trois sont dans le hall des billets, six autres vers les quais. Deux d’entre eux ont pris des usagers en otage. D’autres se sont retranchés dans des rames de TGV.

Le RAID prend en main les opérations

Un exercice censé évaluer la capacité de collaboration des trois forces. Ou plutôt de leurs chefs. "Les hommes dans les colonnes d’assaut, eux, se connaissent. Ils ont l’habitude de travailler ensemble. Le problème, c’est qui va diriger et commander l’opération", souffle un policier.

Là, il est décidé que le chef du RAID, Jean-Michel Fauvergue, prenne en main l’intervention.

Le GIGN, lui, passe sous son commandement. Tout comme la BRI.

Face au ministre, pas une tête ne dépasse. Les consignes ont été entendues.

Car depuis les attentats du 13 novembre, Bernard Cazeneuve n’a cessé de répéter à l’occasion de plusieurs déplacements que la sécurité des Français ne pourrait souffrir de rivalités historiques ou de compétences de territoires entre les trois forces.

Sa volonté d’effacer ces différends n’empêche pas qu’ils soient toujours présents. Et réels. Surtout, entre la BRI, implantée à Paris et le RAID, ailleurs en France dans les zones "police".

Le chef de l’unité d’élite parisienne, Christophe Molmy au caractère bien trempé et son adjoint, Georges Salinas, faux airs de Sean Connery, comptent bien défendre leur territoire parisien contre les velléités du RAID, plus prestigieux dans l'imaginaire collectif, à s'implanter dans la capitale.

"Le GIGN met un pied dans Paris"

Les effectifs de la BRI, en formation anti-commando, vont être doublés cette année. Une manche que le commissaire Molmy, présent en personne dans la colonne d’assaut au Bataclan, a gagnée auprès du préfet de police, Michel Cadot.

Dans le même temps, le RAID oppose sa spécialisation exclusive dédiée à l’intervention, contrairement à la BRI qui fait aussi du judiciaire. "C’est à qui aura la plus grosse entre le RAID et la BRI. Entre-temps, le GIGN met un pied dans Paris et fait sa com’. Bravo la police nationale !", s’offusque un gradé.

Car si "inédit" il y avait, mardi soir à Montparnasse, c’était bien la présence du GIGN, unité d’élite de la gendarmerie, dans Paris. Les militaires n’ont généralement qu’une compétence en zone rurale ou péri-urbaine.

Mais l’échec du RAID lors de l’assaut à Saint-Denis pour ouvrir la porte de l’appartement où se réfugiait Abaaoud a donné des arguments de poids à la maréchaussée.

Et surtout, a fait jaser.

Car les gendarmes, eux, revendiquent une maîtrise inégalée en matière d’explosifs.

Autre couac, la longueur de l’intervention de la BRI au Bataclan, l’assaut final ayant eu lieu 2h30 après le début de l’attaque. Alors qu’un détachement du GIGN était prêt et disponible - ce sont les gendarmes qui le disent - à quelques centaines de mètres à la caserne des Célestins.

Vers une seule unité ?

Le problème avec le GIGN ne vient pas du chef. Le colonel Hubert Bonneau est plutôt apprécié de ses homologues civils. En revanche, c’est son supérieur, Denis Favier, qui cristallise le gros des critiques.

Les policiers soupçonnent la direction générale de la gendarmerie nationale d’avoir orchestré dans l’ombre le flot de critiques visant le RAID et la BRI après les attentats du 13 novembre.

Des allégations sans doute teintées de jalousie autour du personnage de Denis Favier. Ce général était à la tête du GIGN lors de l’assaut réussit sur un avion Air France pris en otage en décembre 1994 à Marignane. C’est lui aussi qui a été aux manettes du double assaut coordonné en janvier 2015 à l’imprimerie de Damartin-en-Goële et dans l’épicerie hyper-casher de Vincennes. Deux prises d’otages simultanées. Aucun blessé. Propre.

La balance du commandement pèse du côté des gendarmes.

La BRI, elle, est au plus mal. Les promesses de doublement de ses effectifs peinent à se traduire dans les faits. "Ils ont du mal à recruter. Peu de monde se bouscule au portillon", observe un syndicaliste.

Jean-Michel Fauvergue, le chef du RAID, qui approche la soixantaine, ne devrait pas tarder à laisser sa place. Qui pour lui succéder ? Pourquoi, à l’image de la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la France ne s’est-elle pas dotée d’une unique force d’intervention directement reliée à Beauvau ?

Finies les "querelles de territoires" ou les "chicaillades" de spécialisations, s’agace auprès de metronews Jean-Louis Fiamenghi*, un ancien patron du RAID.

"L’unique solution, la plus rationnelle, la plus logique, serait de supprimer les trois unités. Et d’en créer une seule, la force d’intervention du ministère de l’Intérieur", préconise-t-il.

Une piste que refuse, pour l’heure, d’explorer le politique. Tout du moins, pas avant l’élection présidentielle de 2017.

Source :
http://www.metronews.fr/info/raid-bri-et-gign-a-montparnasse-c-est-a-qui-aura-la-plus-grosse/mpdt!d8Wn54KPeY16I/

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 11:39

Le 24 avril 2016

L'ancien président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré a tenté de forcer un barrage policier le 9 avril dernier à Paris.

« Je suis de la maison ! ». Ou comment un ancien ministre de l’Intérieur, Jean-Lous Debré, a tenté d’intimider un policier pour pouvoir passer un barrage.

Vendredi, la petite histoire est remontée dans les bureaux du ministère.

« Il est quand même gonflé, commente un haut fonctionnaire ! Debré fait la morale à tout le monde dans son bouquin (« Ce que je ne pouvais pas dire », nldr), écrit que « Au sommet de l’Etat, certains se croient tout permis et traite Rachida Dati de  «petite fille gâtée » !

Les faits ont eu lieu le 9 avril.

Celui qui n’occupe plus aucun mandat mais qui fut à l’Intérieur de 1995 à 1997 puis président de l’Assemblée nationale de 2002 à 2007 et enfin président du Conseil constitutionnel jusqu’au 5 mars dernier, se trouve bloqué par un barrage policier.

En cause ? La manifestation anti loi travail place de la République, à Paris.

Debré : « Je suis de la maison. Vous devez me faire passer ! »

Jean Louis Debré, à bord d’une Peugeot 508 banalisée police, fait un demi tour « à l’arrache » et franchit une ligne continue.

Un des policiers sur le dispositif le remarque, le stoppe à un feu rouge et lui explique qu’il ne peut pas passer à cause de la manifestation.

Jean-Louis Debré baisse alors la vitre teintée de sa voiture : « Je suis de la maison. Vous devez me faire passer ! ».

Le brigadier lui demande de présenter sa carte de police.

Debré précise qu’en fait, il n’est « pas vraiment de la police » mais « un ancien ministre de l’Intérieur » et qu’il « roule d’ailleurs avec un véhicule du SPHP » (Service de Protection des Hautes Personnalités, nldr). « Le service est au courant », assure-t-il.

Le policier ne se démonte pas et lui demande les papiers du véhicule.

Jean-Louis Debré n’a ni carte grise ni attestation d’assurance mais sa carte d’identité et son permis de conduire.

L’homme politique téléphone alors à un commissaire de police qu’il connait et tend le combiné au fonctionnaire qui refuse de le prendre et, toujours en ligne, demande au brigadier son RIO (matricule) et le service auquel il est affecté.

« J’ai effectivement téléphoné à l’inspecteur qui me suit, reconnait Jean Louis Debré. Le policier m’avait dit « Je suis contre les privilèges ! ».

Au final, Jean Louis Debré, qui venait de chez ses « petits-enfants » avec la voiture du SPHP « qu’ils m’ont prété pour faire des courses » et se rendait à son domicile, passera le barrage policier.

« C’est bon ! Partez ! », m’a dit le brigadier.

Il sera demandé au policier d’écrire un rapport sur l’incident.

Source :
http://www.leparisien.fr/paris-75/quand-jean-louis-debre-tente-de-forcer-un-barrage-policier-24-04-2016-5741669.php

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 10:52

Le 24 avril 2016

Une journée sur le thème "Où est la violence ?" était organisée ce dimanche par le mouvement Nuit Debout, place de la République à Paris. A l'occasion d'une table ronde, plusieurs collectifs et militants ont appelé à des rassemblements, notamment contre les violences policières.

Le débat a débuté à 15 heures, avec une heure de retard. Mais très vite, le public est venu en nombre pour écouter les témoignages des intervenants participant à la table ronde consacrée aux violences policières.

Ce premier événement dominical donnait le coup d'envoi de la journée organisée par Nuit Debout place de la République à Paris sur le thème "Où est la violence ?".

Assemblée générale, prises de parole et concert, la thématique sera développée au micro par des artistes, des victimes et des militants jusqu'à tard ce soir.

Convoqués au tribunal

Marco, étudiant, a été le premier à raconter sa mésaventure.

Le 17 mars, il s'est rendu à la faculté de Tolbiac pour participer à l'assemblée générale qui devait s'y tenir contre la loi Travail. "Le site était fermé. Il y avait des vigiles avec des chiens. On est rentré dans l'amphithéâtre de façon pacifique, assure le jeune homme. Puis 50 CRS sont arrivés. Ils ont matraqué et gazé tout le monde. Une fille a eu les bras cassés et a passé la nuit aux urgences. Une autre a été grièvement blessée à la tête. Moi, j'ai été plaqué au sol par un policier puis trois. On m'a menotté et tordu les doigts avant de m'embarquer. J'ai été mis au dépôt où j'ai passé des heures dans des conditions inhumaines".

Marco a eu 5 jours d'ITT.

Il comparaîtra le 9 mai devant le tribunal correctionnel de Paris pour "jets de projectiles" notamment.

Baptiste a lui été interpellé le 12 avril devant l'Opéra Garnier après une manifestation organisée gare Saint-Lazare par Solidaire Etudiant-e-s, là encore contre la loi Travail.

"J'ai fait 48 heures de garde à vue. Les policiers m'ont mis une grosse pression psychologique, affirme-t-il. Des centaines de personnes sont venues me soutenir et demander ma libération devant le commissariat du 2e arrondissement jusqu'à tard dans la nuit. Je n'avais rien fait de mal".

Baptiste comparaîtra le 26 mai devant le tribunal correctionnel de Paris pour "violences volontaires" sur les forces de l'ordre.

Autre témoignage, notamment, celui d'Amal Bentounsi, dont le frère Amine a été tué par un policier en avril 2012.

Elle  a demandé au micro que l'on "légalise les vidéos citoyennes, pour que l'on puisse filmer en toute quiétude sans que les portables ne soient réquisitionnés, les vidéos détruites ou que les auteurs des films ne tombent pour outrages et rébellion".

La fondatrice du collectif "Urgence notre police assassine" a fait savoir qu'une partie du cortège qui défilera le 28 avril prochain contre l'état d'Urgence et la loi Travail foulera également le pavé "contre les violences policières".

Un autre rendez-vous sur le même thème a par ailleurs été annoncé, le 4 mai prochain dans l'enceinte de l'université Paris 8 à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Source :
http://www.metronews.fr/info/paris-quand-nuit-debout-se-mobilise-contre-les-violences-policieres/mpdx!op8igR1CFM6lM/

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 10:05

Le 4 avril 2016

L'élu UMP et la députée FN ont multiplié, jeudi devant l'Assemblée nationale, les affirmations chiffrées sur les policiers tués et blessés en service, en s'emmêlant allègrement les pinceaux dans les stats.

« L’uniforme ne protège plus. Au contraire, il constitue une cible qui expose celles et ceux qui le portent. Depuis 2004, et pour la seule police nationale, le nombre de fonctionnaires tués et blessés en mission a connu une augmentation continue : 36 tués en mission, 112 tués en service, 52 000 blessés en mission, 123 000 blessés en service. Des chiffres dramatiques qui traduisent malheureusement la réalisation trop fréquente des risques pesant sur les forces de l’ordre. Il est par conséquent urgent de fournir aux forces de l’ordre les moyens leur permettant d’exercer leur fonction dans de bonnes conditions. »
Eric Ciotti député UMP des Alpes-Maritimes, jeudi 2 avril, devant l’Assemblée nationale

« Les policiers tombent sous les balles des terroristes, des criminels, des trafiquants et des bandits. Depuis 2004, cela a été rappelé, pas moins de 112 policiers ont été tués en service, et 123 782 blessés en mission. Ces tristes statistiques s’aggravent depuis 2009, avec un pic en 2014. »
Marion Maréchal-Le Pen députée FN du Vaucluse, lors du même débat à l’Assemblée nationale

INTOX. Pour justifier sa proposition de loi visant à assouplir la définition de la légitime défense des forces de l’ordre, Eric Ciotti, puis Marion Maréchal-Le Pen, ont déploré jeudi devant l’Assemblée nationale que les policiers soient devenus des « cibles ». Et les deux de dégainer une foultitude de chiffres montrant l’inflation des tués et blessés parmi les agents des forces de l’ordre.

DESINTOX. Nul ne niera que l’actualité tragique du début de l’année – qui a vu trois policiers tomber sous les balles des terroristes – a montré que les agents sont parfois pris pour cible. Mais les chiffres que convoquent Eric Ciotti et Marion Maréchal-Le Pen pour étayer leur thèse d’une inflation des victimes sont en revanche assez peu parlants…

Soit parce qu’ils sont faux.

Soit parce qu’ils mélangent des choux et des carottes et disent finalement autre chose que ce que leur font dire ceux qui les emploient.

Maréchal-Le Pen mélange tout

Commençons par Marion Maréchal-Le Pen. Elle évoque 112 policiers tués «en service». Un chiffre censé illustrer, selon la députée FN, l’exposition des forces de l’ordre aux «balles des bandits, criminels, trafiquants et terroristes».

En fait, le chiffre de 112 décédés que Marion Maréchal-Le Pen a pioché dans le rapport Ciotti, correspond au total des morts en service (76) et des morts en mission (36) depuis dix ans. Deux sous-ensembles qui n’ont, dans ce contexte, strictement rien à voir.

Les morts en service se définissent, selon la terminologie employée par l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), comme « l’ensemble des décès survenus pendant les heures de service de diverses manières : par arme lors d’une mauvaise manipulation de son arme de service, en circulation lorsque le policier est victime d’un accident matériel de la circulation alors qu’il est en service, durant les entraînements de sport, sur le trajet domicile travail, ou bien encore de manière fortuite ».

Des morts qui n’ont donc ni à voir avec des agents « pris pour cible »… ni avec les problématiques de la légitime défense.

Selon le rapport de l’ONDRP : « Le plus grand nombre de décès en service est concentré dans la catégorie "trajet", qui regroupe les accidents corporels, matériels ou de circulation, survenus lors du trajet domicile travail ayant entraîné la mort de l’agent de police ». C’est le cas pour 22 morts sur les 31 décès en service survenus entre 2008 et 2013.

Les morts « en mission de police » se définissent, eux, toujours selon l’ONDRP, comme  «l’ensemble des décès survenus soit en opération de police, soit en service commandé, au cours desquels le fonctionnaire met en œuvre les prérogatives attachées à sa fonction ».

Il peut s’agir aussi bien d’une agression que d’un accident survenu pendant lesdites missions.

Ce chiffre a donc davantage à voir avec le sujet évoqué par les deux députés, même si la statistique ne permet pas de faire le tri entre les agressions et les accidents survenus en mission.

Marion Maréchal-Le Pen fait la même confusion à propos des blessés. Utilisant visiblement de manière indifférenciée les termes « en service » et « en mission », elle affirme que 123 782 policiers ont été blessés en mission depuis dix ans. Notons la louable précision, à l’unité près…

Mais déplorons que la benjamine de l’hémicycle ne sache toujours pas de quoi elle parle.

Le chiffre cité correspond aussi, selon le rapport Ciotti, au total des blessés en service (71 608) et en mission (52 174).

Un chiffre qui, là encore, mêle donc des blessures aux causes les plus variées.

Maréchal-Le Pen ignore visiblement, par exemple, que sur les quelque 13 000 blessés enregistrés en 2013, plus de 1 500 agents l’ont été en faisant du sport… tandis que près de 4 000 étaient victimes d’accidents fortuits.

Les blessés par arme en mission étant heureusement bien moins nombreux (moins de 400), quoique en augmentation.

Lire la suite :
http://www.liberation.fr/france/2015/04/04/policiers-morts-en-service-ciotti-et-marechal-le-pen-font-desordre_1234526

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 11:20


Nantes, le 31 mars, lors de la manifestation contre la loi travail.

 

Le 7 avril 2016

La police des polices a lancé un appel à témoin pour identifier le policier qui aurait blessé au visage un manifestant le 24 mars. Furieux, les policiers locaux répliquent.

Des policiers épuisés, des manifs à répétition, des insultes et des heurts au quotidien… Le tout sur fond de grosses bavures dûment médiatisées.

C’est dans ce climat particulièrement tendu que l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) de Rennes a lancé, fin mars, dans les rues nantaises, un appel à témoin qui reste en travers de la gorge des policiers.

Le 24 mars, un homme de 32 ans est blessé au visage à Nantes lors d’accrochages avec les forces de l’ordre, en marge d’un rassemblement contre la loi travail.

La scène est filmée par des riverains.

Une enquête est lancée par l’IGPN… qui dispose dans la foulée, sur un bâtiment et dans plusieurs boîtes aux lettres, des affichettes d’« appel à témoin ».

Réseaux sociaux

Sur ces tracts, on peut lire : « Le 24 mars 2016 à Nantes avait lieu une manifestation contre le projet de loi du travail. Aux alentours de 14 heures, rue Amiral-Courbet, un manifestant aurait été victime de violences de la part de policiers. Si vous avez été témoin de cette action policière, merci de prendre attache avec la délégation de l’IGPN à Rennes.»

Une initiative rare, voire « inédite », disent les syndicats, qui dénoncent dans la démarche et la formulation un « appel à la délation » de la police des polices.

Pour ajouter du piquant à l’affaire, les affiches ont été mises en place à un jet de pavé du commissariat de Nantes, là où les violences se seraient déroulées.

Suivait un numéro de téléphone. Que Stéphane Léonard, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police FO raconte avoir immédiatement composé, d’abord incrédule. « Franchement, je voulais savoir si c’était un canular. » Sauf que non. « C’était bien l’IGPN de Rennes au bout du fil. »

S’en est suivi un échange suffisamment bouillant pour remonter illico à la direction départementale de la police.

« On nous a fait savoir que l’IGPN était offusquée d’avoir reçu des menaces d’un syndicat », raconte Stéphane Léonard.

En signe de protestation, quelques policiers nantais sont immédiatement allés chercher les affichettes qui ont été déchirées.

Une a été reconstituée, et tourne depuis sur les réseaux sociaux et les forums de police, déjà chauffés à blanc par le climat ambiant.

Dans un tract, Unité SGP Police FO dénonce le « deux poids deux mesures » et une démarche de l’IGPN trahissant une volonté d’enquêter à charge : « L’enquête doit participer à la manifestation de la vérité et ne doit pas avoir pour but a priori d’administrer la preuve de la commission d’une faute. »

« Il ne s’agit pas de dissimuler d’éventuels dérapages, mais en ce moment, alors que les collègues sont mobilisés en continu, c’est très très mal venu, et ça a été très très mal perçu », ajoute Stéphane Léonard.

Maladresse

Depuis, l’affaire a provoqué un certain boxon, jusqu’au niveau national.

« On n’a jamais vu ça », dit Nicolas Comte, porte-parole d’Unité SGP Police FO, qui se dit « choqué ».

Du côté de la direction de l’IGPN, en charge d’une petite dizaine d’enquêtes pour violences policières dans le cadre des manifestations contre la loi travail, on se serait bien passé de ce psychodrame breton qu’on essaie de relativiser.

D’abord en insistant sur le petit nombre d’affiches. « Il y a eu un seul papillon affiché sur un bâtiment, et une petite dizaine d’autres a été déposée dans des boîtes aux lettres », affirme Marie-France Monéger-Guyomarc’h, directrice de l’IGPN. Bref, pas vraiment un tractage massif.

Mais c’est surtout le procédé lui-même que défend la patronne de la police des polices : « C’est une technique qui n’est ni illégale ni illégitime. Tous les policiers qui cherchent des témoins font du porte à porte ou laissent des appels à témoin dans les boîtes aux lettres. Cela ne préjuge pas du tout de la nature des témoignages. Nous travaillons à charge et à décharge. »

En revanche, la directrice reconnaît une maladresse dans le libellé de l’appel à témoin, qui acte de fait la thèse de la violence policière, en dépit d’un conditionnel. « Nous comprenons très bien que cela ait pu être mal reçu, dans le contexte où les forces de l’ordre sont l’objet de suractivité, reçoivent des quolibets, des œufs ou même des coups. Mes collaborateurs [de l’IGPN] auraient pu afficher plus de neutralité dans la rédaction. Mais la démarche n’a rien de scandaleux. »

En attendant, le syndicat Unité SGP de Loire-Atlantique réfléchit à une riposte, visant à afficher des tracts appelant les citoyens à témoigner contre les violences des manifestants contre des forces de l’ordre.

Guerre des polices, guerre des affichettes.

Source :
http://www.liberation.fr/france/2016/04/07/a-nantes-petite-guerre-entre-flics_1444728

 

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 10:14

Le 19 mars 2016

"J'ai tout de suite remarqué ce détail. Et je l'ai reconnu, car je suis un grand fan de comics". De quoi parle ce photographe professionnel ? D'un autocollant sur une matraque de policier qui l'a fait sursauter et qu'il a saisi sur le vif lors des manifestations du 14 avril dernier contre la loi travail.

Yann Levy est un photographe de presse habitué des manifestations étudiantes, qui suivait le défilé entre les stations de métro Jaurès et Stalingrad.

Comme Yann Levy - le reporter qui a envoyé ce cliché au HuffPost - d'autres photographes suivant le cortège ont repéré ce détail d'apparence anodine: une tête de mort sur une matraque des forces de l'ordre.

Et par n'importe quelle tête de mort. Il s'agit de l'emblème du Punisher, un personnage controversé de l'univers Marvel.

Le personnage du Punisher est un ancien soldat du corps des Marines, vétéran du Vietnam dans les comics (ou d'Afghanistan et d'Irak dans la saison 2 de "Daredevil" sur Netflix).

Son credo : la vengeance et la justice personnelle.

Le Punisher prône des solutions radicales et préfère exécuter les malfrats qui auraient échappé à la police ou à la justice faute de preuves suffisantes ou grâce à des vices de procédure.

Une philosophie aux antipodes, bien sûr, du code de déontologie de la police nationale.

"Il y a quelque chose d'important dans cette image, a ajouté le photographe au HuffPost. L'uniforme est normalement là pour gommer les différences. Là il y a une volonté de se différencier et de faire passer un message."

Aux Etats-Unis où le personnage du Punisher est plus connu qu'en France, son logo en forme de crane est très populaire au sein de l'armée. En 2015, Time consacrait d'ailleurs un article au phénomène Punisher au sein de troupes américaines en Irak. Pour rappel, en France, un policier n'a pas le droit de modifier ou de décorer son uniforme.

Un logo clairement identifiable

Si au fil du temps - le personnage a été créé en 1974 - l'emblème du Punisher a évolué au gré des dessinateurs et réalisateurs successifs, celui utilisé sur la matraque est clairement reconnaissable :

Il s'agit du logo créé pour le film de 2004, avec John Travolta et Thomas Jane.

" Dans le contexte de violences policières, la photo prend un autre sens "

Pourquoi cette photo a-t-elle surgi seulement ce mardi 19 avril ?

La polémique sur les violences policières, la CGT qui s'est attirée la colère du ministre de l'Intérieur et des syndicats de policiers avec son affiche n'y sont pas étrangères : " Dans ce contexte, la photo de la matraque d'un policier ornée d'une tête de mort un peu particulière prend une autre dimension " analyse Yann Levy qui a fait ce mardi le choix de sortir cette photo de ses cartons.

Sur Twitter ce mardi, les clichés de Geoffrey Froment, un photographe indépendant, qui couvrait lui aussi la manifestation du 14 avril ont été partagées, montrant la même matraque.
Voir ici :
https://stampsy.com/user/19012/latest/24094

Des photos qui ont immédiatement fait réagir certains internautes.

Déjà, dans la manifestation, cet autocollant a créé le malaise : " Le policier s'est vite rendu compte qu'il attirait les photographes après que j'en ai parlé à mes collègues sur le terrain et il m'a semblé mal à l'aise, je l'ai vu cacher l'autocollant ", se souvient Yann Levy.

S'agit-il d'un CRS ?

Selon Yann Levy qui a l'habitude de suivre les manifestations, il ne fait aucun doute que le policier en question était un CRS. Néanmoins, aucun plan large parmi les images du photographe ne permet de l'affirmer avec certitude.

Le photographe indépendant qui a également remarqué ce policier à la matraque et le décrit comme "nerveux" a également assuré au HuffPost qu'il s'agit d'un CRS.

De source policière, il peut aussi s'agir d'un membre des compagnies d'intervention de la préfecture de police. Ces policiers sont équipés de casques à liseré bleu, les CRS ont eux des casques à liseré jaune.

Contactée par Le HuffPost, la police nationale n'a pas encore été en mesure d'identifier clairement à quel corps appartient le policier à la matraque Punisher. Mais la préfecture de police de Paris affirme de son côté qu'il s'agit bien d'un CRS.

Ces mêmes sources n'ont pas été en mesure de nous dire les risques encourus par le policier en question.

Dans tous les cas, toutes les sources policières contactées ont été plus qu'étonnées par la présence d'un tel symbole sur une matraque. Pour nos interlocuteurs, "les effets policiers doivent rester neutres et cela irait à l'encontre du code de déontologie de la police nationale".

Le triste précédent du soldat au Mali

Si le cliché fait autant réagir, c'est qu'elle rappelle une autre photographie qui avait fait la une de l'actualité en janvier 2013. Celle d'un soldat français déployé au Mali, le visage recouvert d'un foulard représentant une tête de mort.

L'image avait marqué l'opinion publique et la polémique qui a suivi a poussé le légionnaire à déserter l'armée.

Pour ne pas causer de tort à l'homme à la matraque Punisher, Yann Levy a choisi délibérément de ne pas montrer son visage sur sa photo. "Mon métier est de documenter une situation, pas de faire ni de la délation, ni une généralisation", justifie le photographe.

Source :
http://www.huffingtonpost.fr/2016/04/19/tete-de-mort-photo-matraque-punisher-crs-police-violences-_n_9728566.html

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20 avril 2016 3 20 /04 /avril /2016 12:49

Le 19 avril 2016

Un syndicat de la confédération a publié, sur son site internet, un visuel explicite sur les violences des forces de l'ordre. La démarche, dénoncée par le ministre de l'Intérieur, est défendue par les cégétistes, réunis actuellement en congrès à Marseille.

L’écusson des CRS, une matraque et une flaque de sang : c’est l'affiche que le syndicat Info’Com-CGT (des salariés des métiers de la communication et de l’information) a publiée samedi, sur son site internet, pour dénoncer les violences policières lors de la mobilisation contre la loi travail. Et qui, depuis lundi soir, fait polémique.

L’image est accompagnée d’un texte : « Stop à la violence, la police doit protéger les citoyens et non les frapper ! »

Le dessin était passé quasi inaperçu jusqu’à la réaction de Bernard Cazeneuve, dans une lettre ouverte adressée lundi au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

Pour le ministre de l’Intérieur, cette affiche met « gravement en cause la police nationale », alors que selon lui, 18 000 policiers et gendarmes ont été blessés et huit tués en 2015.

Emboîtant le pas de leur ministre, les syndicats de policiers sont eux aussi montés au créneau.

Unité SGP Police FO s’est dit «indigné» par une affiche « honteuse appelant à la haine du policier ».

Le syndicat d’officiers Synergie (classé à droite) estime, pour sa part, que l’initiative démontre « la connivence intellectuelle existant entre ceux qui mettent les policiers au pilori et les casseurs qui pillent, saccagent et agressent sans relâche les forces de l’ordre ».

Même la fédération « police » de la CGT, appartenant pourtant à la même maison que le syndicat Info’Com, a réagi, jugeant l’affiche « choquante et provocant e». Et regrette la «confusion entre les donneurs d’ordre» et les «policiers sur le terrain».

« Matraqués et gazés »

Contacté par Libération, Stéphane Paturey, secrétaire général adjoint d’Info’Com-CGT, détaille la démarche du syndicat : « C’est à force de voir les personnes qui manifestent contre la loi travail matraquées et gazées qu’on a décidé de faire cette publication. On arrive à un niveau de violence insupportable ! »

Cette polémique intervient au moment où la CGT est réunie en congrès à Marseille depuis le début de la semaine.

Pas un mot, cependant, n’a été prononcé ce mardi matin sur cette affaire, lors des différentes prises de parole des délégués.

Philippe Martinez, secrétaire général de la confédération, a toutefois pris soin, devant la presse, de prendre ses distances avec cette affiche qui « émane d’un syndicat de la CGT et n’apparaît pas sur le site de la confédération ».

« Il fallait la faire »

A l’heure de la pause déjeuner, les cégétistes, sans vouloir en faire toute une affaire, ont fait bloc derrière les auteurs du document. « Face aux violences du gouvernement contre les jeunes mais aussi les syndicats, il faut bien une réponse à la hauteur des attaques subies », pointe Christophe Garcia, secrétaire du syndicat des dockers de la ville.

A ses côtés, un autre docker, Daniel Manca, à la CGT depuis plus de trente ans, explique que cette affiche ne l’a pas étonné, « au vu de ce qui s’est passé pendant les dernières manifestations et comment des gamins d’à peine 15 ans ont été traités ».

Reste un regret : « Maintenant, les médias ne vont parler que de ça et pas du reste, de tout ce que l’on est en train de construire ici », pointe-t-il.

Même constat d’une syndicaliste de la fédération « services publics » : « Cette affiche, il fallait la faire. Lors des dernières manifs, la police n’était pas là pour la sécurité, mais pour provoquer. Il n’y avait aucun "RoboCop" pour empêcher les voitures de traverser le cortège à Paris, par exemple. Peut-être que certains jeunes provoquent aussi, mais ce n’est jamais qu’un tout petit groupe, et certainement pas des manifestants. Je ne suis pas contre la police, mais si c’est pour taper sur les gens, c’est non ! »

« Les CRS ne sont pas responsables, ce sont les exploités du système. La violence et la responsabilité, elle est du côté de Valls et de Cazeneuve », nuance de son côté Sébastien Martineau, secrétaire de l’union départementale du Cher.

Un message livré à demi-mot par Philippe Martinez, pour qui il faut dénoncer « ceux qui donnent l’ordre de taper sur les manifestants et non pas ceux qui appliquent les ordres ».

Source :
http://www.liberation.fr/france/2016/04/19/cgt-l-affiche-qui-fache-la-police_1447254

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 13:10

Transmis par le Le Collectif Opposé à la Brutalité Policière

L’état policier, l’austérité de nos libertés !

Les politiques d’austérité touchent l’ensemble de la population, plus particulièrement, et plus durement, les personnes démunies de notre système.

L’austérité est directement due au fait que nos élites politiques travaillent fort pour enrichir des compagnies privées choisies, en échange de financement, services, pression ou marchandage des lobbys…

Les Lois spéciales sur les grèves et le code du travail sont des outils mis en place, soit pour éviter d’investir de l’argent dans les demandes de certains groupes, soit pour aider le patronat à contrôler les moyens de revendications des employé-e-s en restreignant le droit de grève afin de préserver la paix sociale (1).

Plus nos gouvernements coupent dans les fonds destinés à aider la population, plus ils adoptent des lois liberticides, plus ils investissent d’argent en effectifs policiers et en « technologies policières » (2) (ce qui consiste à avoir des plus gros guns, des plus gros chars, pis du gaz en masse) pour être sûr de pouvoir faire respecter leurs lois débiles et répressives.

Nous tendons hélas vers un état policier.

La brutalité policière a plusieurs visages.

La violence physique est sans doute la plus visible et souvent la plus saisissante.

Nous pouvons penser à ce père de famille de Châteauguay sans antécédent criminel, intercepté par la police pour avoir utilisé ses feux de détresse sans motif valable, qui s’est fait asperger de poivre de Cayenne alors qu’il se trouvait dans sa voiture avec ses enfants (3).

Le cas de cet homme est un exemple parmi tant d’autres : rage au volant (4), coude cassé pour une ceinture de sécurité non mise dans un taxi (5), répression politique dans les manifestations (6), Mme Villanueva, qui pleure encore son fils, le cœur rempli d’indignation et de colère (7)...

Rappelons-nous aussi que des agents de police en civil et masqués ont essayé d’infiltrer une manifestation le 18 décembre dernier à Montréal.

Ces agents ont fait preuve d’une grande violence physique et psychologique à l’égard des manifestants-es qui les avaient rapidement découverts, l’un d’eux allant même jusqu’à pointer dangereusement son arme à feu sur certains-es manifestant-e-s.

Fidèle à lui-même, Ian Lafrenière, porc-parole du SPVM, donnera ensuite des informations erronées, jouera avec les mots et mentira pour protéger l’image des policier-e-s de Montréal (8).

Et il ne faudrait surtout pas passer sous silence les 102 personnes afro-américaines tuées par la police au États-Unis seulement en 2015 qui mets en relief le profilage racial sous toute sa forme qui vivent les personnes racisées chez nos voisins du Sud et ici au Nord.

Très souvent, quand il y a relation de pouvoir, il y a abus. Les policier-e-s n’échappent pas à ces relations de pouvoir malsaines.

Les dénonciations d’agressions physiques et sexuelles de la part de flics en service sur des femmes autochtones de Val-D’Or et d’autres villes du Québec illustrent les graves ravages de cette culture de pouvoir et d’abus.

Le directeur général de la SQ tente toutefois de minimiser les faits en affirmant qu’il n’y a pas de crise à Val-D’Or (9).

À cela se rajoute le fait que, l’impunité policière n’est plus à prouver. Un simple regard aux performances du comité de déontologie policière et du Directeur des poursuites criminelles et pénales nous permet de le constater.

Les policier-e-s qui perdent leur emploi sont rares et les incohérences dans l’application des sanctions sont nombreuses, devenant ainsi une invitation au policier-e-s de continuer d’exercer des abus et de la brutalité.

La brutalité policière n’est que la pointe de l’iceberg des procédures abusives de la police, dont tout le monde peut être la cible.

Par le profilage (racial, social, politique), certaines personnes subissent au quotidien harcèlement, intimidation et humiliation de la part des policier-e-s.

Par l’utilisation de règlements municipaux, ce sont des centaines de personnes qui se sont vus brimer leurs droits à la liberté d’expression ; heureusement les victoires contre P6 et 500.1 nous rappellent qu’il est important de ne pas se laisser intimider par ces dits règlements.

Plusieurs actions, graffitis, textes, mises en scène, prouvent l’exaspération que la police provoque chez les gens.

Par exemple, ce mannequin déguisé en police qui a été pendu à un viaduc avec une lettre de suicide le 15 mars 2015.

Dans le cadre de la 20e journée internationale contre la brutalité policière, le COBP vous invite à participer aux différents événements organisés au cour de la semaine contre la brutalité policière.

Un BBQ organisé par IWW Montréal aura lieu le mardi, 15 mars au parc Lafontaine, coin Garnier et Rachel à 17h.

Le lieu est choisi de façon à accueillir les familles et les gens de différents milieux qui souhaitent se joindre à nous pour s’exprimer sur la brutalité et la répression policière.

La journée sera clôturée par la manifestation contre la brutalité policière, qui débutera au même endroit, à 20h. Bienvenue à toutes et à tous !

Le Collectif Opposé à la Brutalité Policière

(1)
https://sitt.wordpress.com/
(2)
http://plus.lapresse.ca/screens/9df1b8e0-5df5-4abb-b937-b573c954d24b%7C_0.html
(3)
http://ici.radio-canada.ca/regions/montreal/2015/12/22/006-enquete-policier-chateauguay-poivre-profilage-racial.shtml
(4)
https://cobp.resist.ca/temoignage-de-brutalite-policiere/1448480178
(5)
http://journalmetro.com/local/hochelaga-maisonneuve/901809/7-jours-de-suspension-pour-un-policier-qui-a-casse-le-coude-dune-femme/
(6)
http://liguedesdroits.ca/wp-content/fichiers/rapport_manifestations_repressions_ldl.pdf
(7)
http://journalmetro.com/local/montreal-nord/actualites/903051/lilian-mere-de-fredy-villanueva-tue-par-un-policier-je-ne-peux-pas-pardonner/
(8)
https://cobp.resist.ca/documentation/le-spvm-les-mains-sales-et-ian-lafreni-re-dit-de-la-marde
(9)
http://www.lapresse.ca/actualites/201510/27/01-4914394-il-ny-a-pas-de-crise-a-val-dor-selon-le-dg-de-la-sq.php

Source :
https://cobp.resist.ca/documentation/20e-journ-e-internationale-contre-la-brutalit-polici-re-20th-international-day-against

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