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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 02:31

 

http://www.hns-info.net/local/cache-vignettes/L199xH194/arton24455-8b167.jpg

 

 

 

Transmi depuis le Parisien

La soirée de clôture du squat du 13, rue d’Enghien (Xe) a dégénéré samedi soir. Les policiers ont évacué un immeuble de cinq étages où plus d’un millier de jeunes faisaient la fête.
 

Ce devait être juste « une très grosse fête de départ », avec bars, sonos, DJ et performances artistiques à tous les étages… Mais la soirée organisée samedi soir dans le squat d’artistes du 13, rue d’Enghien (Xe), que le collectif Ô XIII s’apprête à quitter, a très rapidement dégénéré.

Trop de monde, trop de bruit, trop de tensions. Dès 1h30 du matin, les policiers avaient tenté d’évacuer les centaines de « teufeurs » qui essayaient de rentrer dans le squat. Leur arrivée a transformé l’affaire de tapage nocturne en une petite scène d’émeute dans la rue d’Enghien.

Les premières patrouilles ont été accueillies par des jets de canettes. Des renforts ont été aussitôt appelés. La tension est montée d’un cran. Pris à partie par des fêtards, les policiers ont répliqué avec des bombes lacrymogènes et, selon plusieurs témoins des faits, par des tirs de flash-ball. Finalement, l’intervention policière s’est soldée en milieu de nuit par l’évacuation très mouvementée des 5 étages du squat, au terme de plusieurs heures de tensions.

Selon la préfecture de police, trois fonctionnaires ont été légèrement blessés lors de l’opération. Dix fêtards ont été interpellés pour « incitation à l’émeute » et « jets de projectiles ».

« On a été victime de notre succès », soupire Bruno, l’un des artistes-squatteurs, à la fois étonné et attristé que la fête se soit si mal terminée. Avec une trentaine d’autres artistes, le jeune homme habitait l’immeuble de bureaux vide du 13, rue d’Enghien depuis août. Le collectif d’artistes doit libérer les lieux cette semaine pour laisser la place à Greenpeace qui va y implanter son siège parisien.

« Pour notre dernier rendez-vous, on avait prévu du lourd », reprend Bruno en soulignant que tous les membres du collectif n’étaient pas d’accord avec l’organisation de cette soirée de départ. « D’après les retours sur Facebook, on s’attendait à recevoir 1200 personnes. Il y en a eu plus du double! » Le service d’ordre (7 personnes) que le collectif d’artistes avait exceptionnellement recruté pour l’occasion a donc rapidement interdit l’accès du squat aux nouveaux venus, et, dès le début de nuit, plus d’un millier de jeunes s’agglutinaient dans la rue, totalement bloquée.

« C’est vrai que cet attroupement posait un problème, reconnaît un des participants. Mais on n’a pas compris comment cela a pu conduire aussi rapidement à l’évacuation violente de tout le bâtiment. » Selon les premiers éléments de l’enquête, quelques projectiles jetés du haut de l’immeuble auraient motivé l’intervention de la police dans le bâtiment.
« Ça a tout de suite été la panique », rapporte un jeune étudiant en droit qui se trouvait sur le dance floor du 4e étage. « Des fenêtres, on avait vu les policiers qui encerclaient l’immeuble. Et soudain, les CRS casqués sont entrés, boucliers à la main. Il y a eu des coups de donné, des nuages de lacrymo dans le bâtiment... »

Selon divers participants à la fête, plusieurs jeunes auraient été blessés durant l’évacuation. L’un d’entre eux aurait même été atteint par un tir de flash-ball au visage. Hier, à la préfecture de police, on indiquait avoir simplement utilisé des bombes lacrymogènes pour « disperser les attroupements hostiles ».

Source :
http://www.leparisien.fr/paris-75/la-fete-du-squat-d-artistes-tourne-a-l-emeute-29-11-2010-1169605.php?xtor=EREC-109

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 02:24

 

 

Transmis par B.Bec depuis le Grand Soir

 

Une voiture de police qui poursuivait un automobiliste blesse un policier. Sept policiers impliqués (et assermentés) imputent l’accident au conducteur qu’ils viennent d’arrêter (et de frapper. Ah, ça, quand un saigne, tous ont les nerfs…).

Le mensonge éventé, les policiers sont condamnés à six et douze mois de prison ferme.

Pour avoir blessé un policier, le conducteur (pas innocent pour autant) risquait une condamnation à perpétuité.

Devant le palais de justice de Bobigny, les passants ne la ramènent pas : 200 policiers manifestent, certains en tenue. Ils ont le droit ? Ils embouteillent la rue. Ils ont le droit ? Sirènes hurlantes pour troubler le tribunal. Ils ont le droit ? Ils contestent une décision de justice. Ils ont le droit ? Le ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux et le Préfet de Seine-Saint-Denis font de même. Ils ont le droit ?

A ces questions un démocrate, un juriste, un gardien, non pas de l’ordre (sic), mais de la Constitution, répondent non. Le parquet de Bobigny (adepte des trois petits singes) laisse couler, puis fait appel de la condamnation. Le ministre de la Justice se tait devant ces violations répétées de la loi de la base au sommet.

On parie que les sept mercenaires finiront par écoper d’un sursis, d’un blâme, d’un avertissement, de la suppression d’une prime, de six mois de retard dans l’avancement, d’une mutation à Bagnolet ou au ministère, de 3 points de moins au permis ou de l’interdiction d’acheter des huîtres* au commissariat ?

On parie que, inspirés par cet exemple, leurs collègues feront monter la crainte (et la haine) du flic dans la République ?

Théophraste R. (anti-John Wayne).

* Je ne cite que les huîtres, pour ne pas alourdir la peine qui aurait pu s’étendre au foie gras, chocolat, Bourgogne, etc.

URL de cette breve 1436
http://www.legrandsoir.info/+Maintenant-c-est-la-police-qui-veut-qu-on-relache-des-coupables+.html

 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 00:02

 

http://lesinfos.com/dotclear/images/sncf.gif

 

Transmis par Tuk en Vrac

http://www.bbec.lautre.net/www/spip_truks-en-vrak/

 

Un contrôleur de trains de la SNCF se trouve sous le coup d'une mise à pied de cinq jours. L'un de ses collègues est dans l'attente d'une sanction identique. La faute qu'ils ont commise ? « La direction de Toulouse estime que ces agents sont en échec commercial. On leur reproche de ne pas contrôler suffisamment de billets, mais aussi de ne pas délivrer assez de PV », explique Julien Lassalle, secrétaire régional Sud Rail, dont le syndicat s'est saisi de ce dossier et portera, s'il le faut, l'affaire devant la justice. Car aux yeux de Sud Rail, les deux contrôleurs sont l'objet de procédures abusives. « Légalement, ces agents ne sont soumis à aucun objectif commercial.


Les textes qui encadrent leurs missions sont d'ailleurs parfaitement clairs : accueil et sécurité des voyageurs, renseignements et contrôle », souligne Julien Lassalle, en dénonçant « un excès de zèle de la direction toulousaine. La preuve : les collègues de Sud Rail que nous avons interrogés un peu partout en France n'ont pas relevé chez eux d'autres exemples dont la répétition pourrait trahir une évolution de la politique d'entreprise », indique le représentant syndical, qui conteste la fiabilité de la méthode employée par la direction pour mesurer la performance commerciale de ses agents. «

 

Aujourd'hui, les cartes d'abonnement sont scannées par un lecteur optique à mémoire, mais la majorité des usagers continue d'utiliser des titres de transport classiques que les personnels SNCF poinçonnent à la pince mécanique. Le nombre de contrôles effectués est invérifiable », considère Julien Lassalle, en s'indignant enfin « de méthodes visant à enfermer le contrôleur dans un rôle répressif, au service du chiffre d'affaires de l'entreprise ».


Interrogée par « La Dépêche du Midi », la direction n'a pas souhaité « commenter des sanctions émises envers des agents SNCF dans le cadre de leur mission ».

 

Source :

http://www.ladepeche.fr/article/2010/12/10/967199-SNCF-il-ne-verbalise-pas-assez-il-est-mis-a-pied.html#xtor=EPR-1

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 22:59

 

http://d.yimg.com/i/ng/ne/lepost/20101130/15/2748078580-fouille-des-halls-d-immeubles-par-les-policiers-illegales.jpg?x=309&y=232&q=75&wc=394&hc=295&xc=1&yc=13&sig=UW_l2C5iuKJ5m26KcMCiCw--

 

Transmis par Gérard

 

Ces fouilles d'immeubles, faites par la police à Sevran (Seine-Saint-Denis), sont illégales. C'est en tout cas ce qu'estime le tribunal correctionnel de Bobigny, selon une information de RTL  mardi. La semaine dernière, le tribunal correctionnel a ainsi annulé une saisie d'armes au motif que la fouille des halls et des caves d'immeubles n'avait pas été faite dans les règles à Sevran.

Le tribunal estime que les policiers doivent avoir au préalable l'autorisation écrite du propriétaire de l'immeuble ou du bailleur. Du coup, toute la procédure a été annulée. La police dit regretter que certains magistrats n'aient pas la notion de ce qui se passe réellement dans les cités.
 

5 600 fouilles policières illégales ?

Début juillet dernier, un nouvel échange de coups de feu éclate dans une cité de Sevran. La préfecture décide de réagir et investi le quartier. Le 16 juillet, les policiers contrôlent de nombreuses personnes, pénètrent dans des immeubles et découvrent notamment un pistolet 9 mm. Les expertises réalisées sur l'arme permettent d'isoler deux ADN, deux suspects sont identifiés.

Interpellés la semaine dernière, ils sont jugés en comparution immédiate. Mais leur avocat fait valoir que nul part au dossier ne figure l'autorisation écrite du bailleur ou des propriétaires pour investir les parties communes, considérées en droit comme des lieux privés.

Les deux prévenus, renvoyés devant la justice pour détention d'arme, ont donc été relaxés. Ils sont libres. Résultat : une épée de Damoclès se balance aujourd'hui au-dessus de toutes les procédures engagées suite à ce type de fouilles. Le préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert, se félicitait d'en avoir mené près de 5600 depuis le mois d'avril.

Le tribunal a donné droit à l'avocat. Le PV de saisie de l'arme annulé, annulant tout le reste de la procédure. Une brèche ouverte pour tous les autres dossiers initiés après des saisies du même type. Le parquet a décidé de faire appel de cette décision.

 

Source :

http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/les-fouilles-d-immeubles-par-la-police-seraient-illegales-30-11-2010-1171917.php?xtor=EREC-109

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 02:04

 

http://pajol.eu.org/IMG/rubon133.jpg

 

CRA vincennes  violences évasions et plaintes

25/11/2010 à 22:17 AFP Des étrangers en rétention déposent plainte contre des policiers

Cinq plaintes pour violence ont été déposées contre des policiers par des étrangers enfermés dans le centre de rétention de Vincennes (Cra), a indiqué dans un communiqué jeudi l’Association Service Social Familial Migrants (ASSFAM).

"Ces deux dernières semaines, l’ASSFAM a été amenée à transmettre au procureur de la République cinq plaintes de retenus", a déclaré l’association autorisée à intervenir au Cra de Vincennes pour apporter une assistance juridique aux étrangers sans papiers qui y sont retenus.

Interrogé par l’AFP, un porte-parole de l’association, Christian Laruelle, a précisé que ces plaintes visaient des faits de violences imputés à des policiers. Il n’a pas donné de précisions sur la nature de ces violences ni sur l’identité des victimes.

Selon lui, ces plaintes illustrent une « dégradation du climat » dans le Cra de Vincennes d’où plusieurs sans-papiers se sont enfuis la semaine dernière après des incidents. Lundi, ils restaient introuvables.

"Ces derniers jours, la tension est montée au sein des centres de rétention jusqu’au moment où des retenus n’ayant pas pu accéder au service médical ont dégradé les sanitaires et cassé une fenêtre avant de s’échapper", a observé l’ASSFAM qui dit avoir « alerté la préfecture lors d’une réunion le 17 novembre 2010 ainsi que le Contrôleur général des lieux privatifs de liberté le 19 novembre ».

La préfecture de police de Paris (PP) a elle, dans un communiqué transmis à l’AFP, contesté cette version des faits qui n’ont selon elle « aucun rapport avec une prétendue restriction dans l’accès au service médical ».

La PP a par ailleurs rappelé que « chaque allégation de violence relayée par l’ASSFAM auprès du Parquet fait l’objet d’une saisine de l’inspection générale des services » (la police des polices).

179 étrangers étaient enfermés au Cra de Vincennes au 23 novembre, a indiqué l’ASSFAM.

En juin 2008, de violents incidents avaient éclaté au Cra de Vincennes au lendemain du décès d’un Tunisien de 41 ans considéré comme suspect par les étrangers retenus. Le Cra avait été la proie des flammes. En mars 2010, dix sans-papiers ont été condamnés pour ces faits à des peines de prison ferme, allant de 8 mois à 3 ans.

***

AFP 24-11-2010 19:25 Évasions et tensions au centre de rétention de Vincennes

Depuis lundi, les associations de soutien aux sans-papiers se voient refuser l’accès au Centre de rétention de Vincennes. Selon elles, dont SOS Soutien ô sans-papiers, ces mesures auraient été prises après les évasions survenues le week-end dernier.

Une première évasion a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi vers 2h30, provoquant des incidents au sein du CRA. Cinq autres personnes se sont enfuies le lendemain vers 4h30 du matin. Trois d’entre eux ont pu être interpellés et les trois autres sont toujours en fuite. Ni l’âge ni l’identité des évadés n’ont été communiqués.

"Des dégradations ont eu lieu dans plusieurs bâtiments et il y a encore de nombreuses tensions", selon une source policière. Selon le témoignage d’un sans-papiers retenu, un des évadés, rattrapé par la police aurait subi des violences. « Il a été tapé au visage et au poignet, dans le noir bien sûr pour que rien ne soit enregistré par les caméras. Le médecin, lui, ne lui a remis que du paracétamol, précise ce témoin. Une plainte a été déposée ». La préfecture de police de Paris n’a pas confirmé cette information.

"Nous avons eu plusieurs échos de la mauvaise ambiance à l’intérieur du centre mais nous n’avons pu la constater, a indiqué SOS Soutien ô sans-papiers. Tous les jours, l’accès nous est refusé pour des raisons diverses, mais peu crédibles. Comme la venue d’un soi-disant consul lundi".

Les retenus, dont certains ont entamé une grève de la faim, ont appelé au rassemblement mercredi et chaque soir pour dénoncer "les conditions de rétention et la privation de soin".

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174 : C’est le nombre de retenus au Centre de rétention de Vincennes. La capacité d’accueil est de 280 personnes. Le 21 juin 2008, deux bâtiments du CRA avaient été détruits dans un incendie et les personnes qui étaient retenues à Vincennes avaient été transférées au cours de la nuit dans d’autres centres de rétention. En janvier et février dernier, dix étrangers en situation irrégulière avaient été jugés fin janvier et début février pour cet incendie ainsi que pour le saccage du centre. Ils ont été condamnés en mars à des peines allant de huit mois à trois ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Paris. Début novembre, deux nouveaux centres de rétention (Vincennes 2 et 3), d’une capacité d’une soixantaine de places chacun ont ouvert à Vincennes.

Source :

http://www.parisseveille.info/des-etrangers-en-retention,2559.html

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 03:12

 

http://4.bp.blogspot.com/_bS-5VKkMG1g/TN03SoR7gXI/AAAAAAAACyc/VgG7RhczVY4/s1600/crochet+Tarnac.jpg

 

Pioché sur Libération
 
Tarnac : l’engagement en procès
02/12/2010

Procès . Hier, trois participants aux manifestations de soutien à Julien Coupat, en janvier 2009, ont été jugés à Paris.

Par PHILIPPE BUTTGEN, BARBARA CASSIN


«Vous avez tous les trois une forme de philosophie de l’engagement […]. Jusqu’où va votre philosophie de l’engagement ?» Les trois prévenus questionnés hier par une juge de la Xe chambre correctionnelle de Paris ont participé à la manifestation du 31 janvier 2009, à l’appel des comités de soutien aux inculpés de Tarnac. Agés de 25 à 32 ans, ils répondent de «violences en réunion sur personnes dépositaires de l’autorité publique». Jets de bouteilles, tirs de fusées devant la prison de la Santé, cinq CRS blessés. Ils nient les faits.

«Symbolique». Ils ont été interpellés quand la manifestation se dispersait, sur le témoignage de trois policiers en civil, dont deux mêlés au cortège (le chef était trop vieux pour être pris pour un jeune). Qui était camouflé ? Tous, prévenus et policiers, portaient des masques blancs, percés aux yeux, avec «TERRORISTE» écrit dessus : «Symbolique», disent les prévenus, pour signifier que «n’importe qui aujourd’hui peut être terroriste».

Photos, vidéos : personne n’est reconnaissable au moment des tirs. Pourtant, malgré masques et capuches, les policiers infiltrés sont formels : c’est cette jeune fille-là, métisse à lunettes, c’est ce jeune homme-ci, mat aux cheveux bruns, qui entourent le grand qui lance la fusée. On ne retrouve pas le tube ? «Il a dû s’en débarrasser» : «Je m’étais éloigné par discrétion», dit le policier qui les filait… Le droit à manifester est un droit essentiel, proclament juges et procureure. «On ne parle pas de Jérôme [Julien, ndlr] Coupat ni de Tarnac aujourd’hui. Là, on est sur la manifestation du 31 janvier.» Mais, peu après : «Vous en saviez quoi, de cette affaire de Tarnac ?» Et y a-t-il eu des «violences policières» ? Il n’y en a pas eu, on le fera dire aux prévenus, plus d’une fois. Police irréprochable, même infiltrée.

Etape suivante : les prévenus doivent dire qu’ils condamnent, qu’ils regrettent. Question : «A quel moment est-ce que ça dérape et pourquoi ?»Réponse : «Je n’ai pas à répondre de violences que je n’ai pas commises.»La juge : «Soit on se sent solidaire, soit on quitte la manifestation.» Réponse : «Je suis solidaire des raisons quimotivent la manifestation.»Solidaire des motifs ou des violences ? «Vous n’avez participé à rien ?» - «A une manifestation, mais à aucune violence.» L’autre juge est philosophe : «Vous vous désolidarisez effectivement, au sens philosophique du terme ?» «Il m’est impossible d’entrer dans des considérations morales pour des faits que je n’ai pas commis», dira un prévenu. Et l’autre : «La prise de la Bastille, on m’a appris à l’école que c’était bien.»

«Bons». La procureure requiert huit mois avec sursis : «Il y a eu la prise de la Bastille, mais il y a eu aussi le Comité de salut public et les femmes tondues à la Libération.» La défense demande : «A-t-on attrapé les bons ?» On juge un délit de violence, pas un délit d’opinion : tous l’auront dit, mais si différemment. «Philosophie de l’engagement» ? Décision le 5 janvier.

Source :
http://www.liberation.fr/societe/01012305676-tarnac-l-engagement-en-proces

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 02:08

 

http://photo.parismatch.com/media/photos2/actu/societe/usage-flash-ball-controverse-cnds/1530048-1-fre-FR/usage-flash-ball-controverse-cnds_articlephoto.jpg

 

Le flash ball a tué ? Il faut s'attendre malheureusement à d'autres drames. Communiqué de la famille de Pierre.


Communiqué de la famille de Pierre, lycéen de 17 ans blessé à l'oeil à Nantes dans une manifestation le 27 novembre 2007.

Après le décès survenu ce matin d'un homme victime d'un tir de flash-ball à Marseille, la famille de Pierre réaffirme que :

1 – Quelque soit le débat sur la légitime défense dans cette affaire, ce drame montre que le Flash ball ne peut plus être considéré comme arme « non létale » ou même à « létalité atténuée. »

2 – Alors que les circulaires successives de la Police tendent à généraliser l'emploi du nouveau Flash-ball « Lanceur de balles de défense » au lieu de le restreindre, comme l'indique le site de journalisme numérique Owni,
http://owni.fr/2010/11/24/application-flash-ball-15-ans-de-documents-reveles-police-leaks-upian-davduf/

il faudra malheureusement s'attendre prochainement à une augmentation sensible du nombre de drames causés par cette arme, proportionnellement à la distribution massive en cours de Lanceurs de balles de défense qui arrivent actuellement en dotation (avec une formation insuffisante) dans les commissariats, brigades et compagnies d'intervention.

Note 1 : Il ne faut pas confondre l'ancien flash-ball fabriqué par Verney-Caron et le nouveau Lanceur de balles de défense/LBD, plus précis et plus dangereux, actuellement en dotation massive dans la police, fabriqué par Brugger & Thomet, et qui a été expérimenté discrètement in vivo sur des manifestants, y compris parfois des enfants, comme à Nantes, et cet automne encore à Montreuil, etc.

Note 2 : Le « Groupe de travail du 27 novembre » rassemblé à Nantes autour de la famille de Pierre est en contact coopératif avec les autres personnes mutilées au visage ces dernières années (à Paris, à Toulouse, à deux reprises à Montreuil, etc) et publie un site remis à jour régulièrement :

http://27novembre2007.blogspot.com/

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 00:28

 

http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L499xH386/image-181_La_nouvelle_police_de_proximite-78b9c.jpg

 

Transmis par Gérard

Rhône

Vaulx : le collège des Noirettes vote contre à la permanence policière

publié le 08.12.2010 02h01


Depuis la rentrée, comme dans 53 collèges de France, le collège des Noirettes accueille un policier-référent dans son établissement

Les enseignants des Noirettes ont organisé un « référendum » : 89 % des votants ont réclamé le départ du policier référent. Une motion votée et approuvée par le Conseil d’administration

Depuis la rentrée, le collège des Noirettes de Vaulx-en-Velin (*) teste un nouveau dispositif : la permanence d’un policier-référent une après-midi par semaine (lire nos éditions du 13 octobre). Une présence qui suscite doutes et interrogations chez les enseignants. Pour en avoir le cœur net, ils ont organisé en salle des professeurs les 22, 23 et 24 novembre un référendum, où pouvaient voter les 40 professeurs titulaires et plus globalement l’ensemble du personnel (une petite centaine de salariés). Sur les 35 votes exprimés, 31 se sont prononcés en faveur du texte qui demande « la fin de la présence de ce policier ».

Forts de ce vote, les enseignants ont lu le texte quelques jours plus tard au Conseil d’administration, et ont souhaité qu’il y ait un vote sur cette motion. Les membres de la direction ont refusé de prendre part au scrutin à bulletin secret. Les élèves, les parents et les enseignants qui se sont exprimés ont donné une courte majorité au texte, qui dénonce un « dispositif contraire aux missions de l’école ».

Ces deux votes, sans vraie valeur officielle, ne changeront rien. mais ils en disent long sur les débats qui agitent le collège. « La présence d’un policier dans l’école est de plus en plus mal perçue. Et les collègues qui étaient plus hésitants que nous au départ, se rendent bien compte maintenant qu’il serait bien plus utile dans la rue », affirme Marc Jampy, enseignant (Snes). « C’est un changement philosophique qui n’est pas anodin. Et derrière ce mélange des genres, il y a des enjeux terribles. On préférerait avoir un surveillant supplémentaire. Ou mettons un policier dans le bus qui dessert le collège : on sait que c’est du grand n’importe quoi dans ce bus et qu’il y a du vol, du racket, des bagarres.
Beaucoup d’élèves évitent de le prendre », affirme Jeanne Navarro, enseignante. « Il y a de gros problèmes de violences dans le bus, et on nous dit que ce n’est pas son travail. Une partie des parents se demandent pourquoi elle est là. Et franchement, moi, une arme à l’intérieur du collège, ça me dérange », affirme Christèle Lairy, parent d’élève élue au CA. De nombreux parents sont plus partagés, et pensent que le dispositif doit être essayé.


« Elle travaille surtout dans le cadre de la prévention, et on est en train de construire sa place », explique la Principale, Mme Béjean. « Elle a un bureau et se tient disponible pour les relations avec les personnels et les élèves. Elle participe au Comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté et nous lui demandons de faire des rappels à la loi, pour certains élèves ».


Laurence Loison

(*) Pour cause de travaux, le collège des Noirettes est actuellement hébergé à Villeurbanne, dans les locaux de l’ancien collège Jean-Vilar.

***

A Rillieux, « une présence acceptée » ?


Le collège P.-E.-Victor de Rillieux est le deuxième établissement du département à intégrer ce dispositif. Ici, c’est un gendarme de la brigade locale qui occupe un bureau mis à sa disposition une demi-journée par semaine. Objectif : « Instaurer un climat de confiance avec la communauté éducative », rappelle le lieutenant-colonel Fabre, commandant adjoint du groupement du Rhône. Le militaire en question n’est pas un inconnu puisqu’il était depuis 2004 le « correspondant sécurité » de l’établissement et avait déjà noué des contacts avec la direction.

« Il est à l’écoute et peut recevoir des professeurs et des élèves.
Il apporte aussi des conseils sur l’amélioration de la sécurité dans les bâtiments. Mais il n’intervient pas sur les questions internes de discipline qui sont du ressort de l’Education nationale », précise l’officier. D’après lui, « la présence du gendarme a été globalement acceptée. Même s’il peut y avoir des réticences ».

Jointe hier, la FCPE du collège n’a pas souhaité faire de commentaires, indiquant simplement : « Le dispositif nous a été imposé, nous n’avons pas eu le choix ». Ces derniers mois, certains parents d’élèves s’étaient toutefois interrogés sur l’opportunité d’une telle présence, en réclamant plutôt un renfort de professeurs et de surveillants. Le conseil d’administration du collège s’est d’ailleurs abstenu il y a quelques jours lors du vote prévu pour attribuer une salle au gendarme.


M. T.


Source :

http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/4279636/Vaulx-le-college-des-Noirettes-vote-contre-a-la-permanence-policiere.html

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 00:17

 

http://www.observatoiredessubventions.com/wp-content/uploads/brice-hortefeux-cout-depense.jpg

 

Hortefeux dénonce une peine "disproportionnée"

LEMONDE.FR avec AFP | 10.12.10 |

Sept policiers jugés à Bobigny pour avoir porté de fausses accusations contre un homme ont été reconnus coupables, vendredi 10 décembre, de "dénonciation calomnieuse" et "faux en écritures" et condamnés à des peines allant de six mois à un an de prison ferme.

Trois d'entre eux étaient également poursuivis pour "violences aggravées", l'homme accusé à tort ayant reçu des coups après son interpellation. Ce jugement a suscité la fureur de leurs collègues.

Les faits remontent au 9 septembre, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Un policier avait été blessé à la jambe, percuté par une voiture après une course-poursuite. Lui et ses collègues ont alors menti et accusé, dans leur procès-verbal, le conducteur de la voiture qu'ils poursuivaient. Ce dernier, placé en garde à vue pour tentative d'homicide sur fonctionnaire de police, un crime passible de la perpétuité, a nié les faits.

Au fil des heures, les témoignages des policiers se sont effondrés. En réalité, des collègues à bord d'une seconde voiture étaient à l'origine de l'accident. A la barre, trois policiers ont reconnu avoir menti et affirmé qu'ils s'étaient concertés pour établir un faux procès-verbal. Un policier a accusé un collègue à la barre de lui avoir demandé de rédiger un faux. Ce que les autres n'ont pas reconnu.

MANIFESTATION DE POLICIERS DEVANT LE TRIBUNAL

Vendredi, trois des prévenus ont été condamnés à douze mois de prison ferme, un à neuf mois, un autre à sept et deux à six. Des peines qui vont bien au-delà des réquisitions du substitut du procureur qui, malgré un réquisitoire très virulent, avait réclamé des peines assorties de sursis :  trois mois contre trois policiers et six mois contre les quatre autres.

Dans son jugement, le tribunal a mis en avant "la gravité des faits". Il a expliqué qu'il avait distingué ceux qui étaient poursuivis pour violences aggravées des autres policiers. La victime avait reçu des coups après son interpellation et cinq jours d'incapacité totale de travail lui avaient été prescrits. Le tribunal a expliqué qu'il avait également jugé "selon le degré de participation aux faux en écritures publiques" et selon "l'attitude devant l'IGS [Inspection générale des services, la police des polices] et devant le tribunal".

Entourés de nombreux collègues, les policiers, âgés de 23 à 32 ans, ont accueilli la décision dans l'abattement, certains ne cachant pas leurs yeux rouges. Cette condamnation marque une fin de carrière dans la police pour au moins cinq d'entre eux : les fonctionnaires ont l'obligation d'avoir un casier judiciaire vierge, or le tribunal a demandé l'inscription de la peine au casier pour ces policiers. Juste après le jugement, plus de deux cents policiers en civil et en uniforme se sont rassemblés au pied du palais de justice de Bobigny et ont fait retentir les sirènes d'une quinzaine de voitures de police.

Manifestation de policiers en uniforme et en civil devant le tribunal de Bobigny contre la condamnation de sept des leurs pour "dénonciation calomnieuse".

LE PRÉFET "ÉTONNÉ"

"Ce jugement, dans la mesure où il condamne chacun des sept fonctionnaires à une peine de prison ferme, peut légitimement apparaître, aux yeux des forces de sécurité, comme disproportionné", a jugé dans la soirée le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux. "Notre société ne doit pas se tromper de cible : ce sont les délinquants et les criminels qu'il faut mettre hors d'état de nuire", ajoute Brice Hortefeux.

Le préfet de la Seine-Saint-Denis a reconnu que "la faute commise est indéniable", mais s'est pour autant déclaré "très étonné de la décision du tribunal". Il a toutefois demandé aux policiers d'arrêter leur manifestation. "On leur a dit qu'on comprenait leur émoi, mais que la police devait rester digne dans son comportement et son image, et qu'il fallait savoir raison garder", a-t-il rapporté.

Au contraire, la députée et ancienne garde des sceaux Marylise Lebranchu, s'exprimant au nom du Parti socialiste, a condamné "avec fermeté" la manifestation. "Le ministre de l'intérieur doit prendre des sanctions immédiates contre ceux qui viennent de mettre en cause publiquement la justice alors qu'ils sont dépositaires de l'autorité publique", estime Mme Lebranchu dans un communiqué.

"On a appelé les collègues du département à venir devant le tribunal. L'objectif est de montrer au président du tribunal qu'on n'est pas d'accord", a expliqué Sébastien Bailly, secrétaire départemental adjoint du syndicat Alliance. "On est scandalisés par le jugement. Pour nous c'est une atteinte au métier de policier", a fustigé M. Bailly. Son syndicat s'est déclaré "en colère, atterré et écœuré" par ce jugement, affirmant relayer la "colère de la base".

APPEL DU PARQUET

"Ces condamnations sont totalement disproportionnées", a déclaré Nicolas Comte, secrétaire général d'Unité police SGP-FO (premier syndicat), qui s'est dit "stupéfait". Pour Patrice Ribeiro, secrétaire général de Synergie (deuxième syndicat d'officiers de police), "c'est scandaleux", surtout "venant d'une juridiction exonérant souvent de toute peine de prison des trafiquants de drogue, braqueurs ou des multirécidivistes". "C'est un acte politique", a-t-il assuré.

Le parquet de Bobigny a fait appel de la condamnation des sept policiers, tout comme deux d'entre eux. "Il apparaît nécessaire au procureur de la République qu'un second jugement du dossier soit assuré au niveau de la cour d'appel", écrit dans un communiqué la procureure de Bobigny, Sylvie Moisson. Cet appel est "nécessaire (...) tant au regard des faits que de la personnalité des policiers, qui n'avaient naturellement jamais été condamnés, qu'en considération de la jurisprudence habituelle du tribunal".

Source :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/12/10/sept-policiers-condamnes-a-de-la-prison-ferme-pour-de-fausses-accusations_1451932_3224.html

 

Compléments d'info

Hortefeux "confirme, revendique et assume" ses propos sur les policiers condamnés

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/12/12/hortefeux-confirme-revendique-et-assume-ses-propos-sur-les-policiers-condamnes_1452478_3224.html#ens_id=1444998&xtor=RSS-3208

 

Affaire de Bobigny : « Hortefeux n'est pas ministre de la Justice »

http://www.rue89.com/2010/12/11/hortefeux-defend-les-policiers-de-bobigny-et-recolte-la-tempete-180314

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 15:04

 

http://photo.europe1.fr/infos/france/flashball-pretexte-630420-154060/1875040-1-fre-FR/flashball-pretexte-630420_scalewidth_630.jpg

 

Transmis depuis Le Monde

 

L'homme hospitalisé dans un état critique après avoir reçu un projectile de Flash-Ball, dimanche 12 décembre à Marseille, est décédé. L'individu, dont le nom n'a pas été dévoilé, était âgé de 40 ans. Il a été victime d'un arrêt cardiaque après une intervention policière dont le but était de régler un problème de voisinage.

(Lire ici :

http://clap33.over-blog.com/article-actu-un-homme-dans-un-etat-critique-apres-un-tir-de-flash-ball-62901598.html)

A leur arrivée dans le 15e arrondissement de Marseille, l'homme a eu "une attitude extrêmement violente" à l'égard des trois policiers, selon le directeur départemental de la sécurité publique, Pascal Lalle. Il a blessé l'un d'eux en jetant une tasse en verre sur son crâne, refusant de se séparer d'un couteau avec lequel il avait déjà blessé un voisin. Le policier a alors riposté par un tir de Flash-Ball qui a atteint l'homme au thorax, provoquant un arrêt cardiaque. L'homme a ensuite été ranimé par les marins-pompiers de la ville avant d'être hospitalisé "dans un état critique", selon le parquet.

Une enquête a été confiée à l'inspection générale de la police nationale (IGPN) pour déterminer si le Flash-Ball a été utilisé conformément aux normes d'usage. Pour M. Lalle, la victime a été touchée à un endroit "où il est autorisé de tirer", précisant que le tir avait été effectué à "quelques mètres". Pour le syndicat Alliance, il ne fait pas de doutes que le policier a agi en "état de légitime défense".

Une autopsie doit avoir lieu "le plus rapidement possible" pour déterminer l'origine exacte de sa mort, a précisé à l'AFP le procureur de la République adjoint de Marseille, Jean-Jacques Fagni. Agé d'une quarantaine d'années, il était plongé dans le coma, avec le pronostic vital engagé, avait indiqué M. Fagni un peu plus tôt, ajoutant qu'il ne disposait pas à ce stade de "plus d'éléments sur les circonstances d'usage du flash-ball".

NÉCESSITÉ D'UNE UTILISATION "PROPORTIONNÉE"

Interrogé sur l'affaire, le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, s'est dit "enclin à la plus grande prudence". "J'ai encore en mémoire ce qui s'est produit il y a quelques jours : une personne qu'on avait présentée comme ayant décédé des conséquences d'un tir de [Taser] ; l'analyse médicale a montré que très certainement cela n'était pas le cas", a-t-il dit sur la chaîne iTélé. Le Parti communiste français a demandé "un moratoire de toute urgence" sur cette arme "soi-disant non létale", estimant que cette affaire "démontre […] que son utilisation peut être fatale".

Le Flash-Ball est une arme de quatrième catégorie, qui tire des balles de caoutchouc non perforantes. Selon la terminologie de l'administration française, le Flash-Ball est une arme sublétale ou incapacitante, c'est-à-dire non létale mais avec une puissance d'arrêt suffisante pour dissuader ou arrêter un individu. Ces balles, qui s'écrasent sur la personne visée sans théoriquement la blesser, "provoquent l'équivalent d'un KO technique", selon son fabricant, la société Verney-Carron. D'un calibre de 44 millimètres, elles sont de la taille d'une balle de jokari.

Cette arme est régulièrement critiquée depuis que la police de proximité y a eu accès, en 2002. En mai 2009, la direction centrale de la sécurité publique avait rappelé la proscription de viser "au niveau du visage ou de la tête" et la nécessité d'une utilisation "proportionnée". Son utilisation à courte distance a entraîné de graves blessures sur au moins sept personnes depuis que son utilisation a été généralisée au sein de la police. Au mois d'octobre, un lycéen de Montreuil âgé de 16 ans a eu de multiples fractures au visage et a été touché à un œil après avoir été atteint par un tir de Flash-Ball lors d'un blocus lycéen contre la réforme des retraites.

 

Source :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/12/13/l-homme-blesse-par-un-tir-de-flash-ball-succombe-a-ses-blessures_1452653_3224.html#ens_id=1452654&xtor=RSS-3208

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 02:09

 

http://www.lepoint.fr/content/system/media/1/200810/24156_immeubleune.jpg

 

Transmis par Gérard


Vendredi 26 novembre

 

Maître Yassine Bouzrou est l'avocat d'Abdoulaye Fofana, qui avait été victime des violences des policiers en 2008 à Montfermeil. Il annonce à Nouvelobs.com qu'il va demander, au ministre de la Justice, l'ouverture d'une enquête administrative contre le substitut du procureur qui était à l'audience pour son attitude vis-à-vis des prévenus.

 

 

 

 

Le parquet de Bobigny a requis jeudi entre 3 et 8 mois de prison avec sursis contre les policiers qui avaient été mis en cause dans des violences à Montfermeil, en 2008, lors d'une interpellation qui avait été filmée. Comment s'est déroulée l'audience ?

- L'audience s'est déroulée correctement pour ce qui est des magistrats du tribunal correctionnel. Ils avaient prévu beaucoup de temps, ce qui a permis de visionner la vidéo en intégralité. Ce qui m'a déçu, en revanche, c'est le comportement du substitut du procureur qui, pendant les débats, s'est attaqué à la partie civile en se positionnant clairement du côté des policiers. Il a notamment fait état d'une autre procédure ouverte contre x, faisant comme si la partie civile était poursuivie.

Le plus choquant, pendant les réquisitions, c'est que l'on a eu l'impression que le substitut du procureur se faisait l'avocat des policiers. Au lieu de soutenir une accusation, il a utilisé 90% de son temps à les défendre. Il a ainsi fait valoir qu'il y avait des "circonstances explicatives" des violences policières, à savoir le lieu et la difficulté de la mission des policiers.

C'est du jamais vu. C'est la première fois que je vois un procureur prendre la défense de prévenus. Les avocats de policiers l'ont d'ailleurs eux aussi compris ainsi, puisqu'ils ont déclaré qu'ils s'attendaient, compte tenu de la position affichée par le parquet, à des réquisitions de relaxe.

J'ai été surpris, en outre, de voir que le substitut du procureur n'avait pas versé au dossier le casier judiciaire de l'un des policiers qui a été condamné dans le cadre d'une autre procédure ; il n'en a même pas parlé pendant l'audience.
Il a aussi été fait état à l'audience, pour la première fois depuis le début de cette affaire, de "faux" procès verbaux établis par les policiers (les policiers n'avaient pas mentionné les violences qu'ils ont commises contre Abdoulaye Fofana dans le hall de l'immeuble dans le procès verbal à l'issue de son interpellation, ndlr). Pourtant, ils n'ont pas été poursuivis pour ces "faux".

Enfin, le substitut du procureur a souhaité faire témoigner le maire de Montfermeil à l'audience (Xavier Lemoine, maire UMP, ndlr). Curieux, quand on sait qu'il n'a pas été témoin de ce qui s'est passé. Est-ce alors parce qu'il a écrit une lettre de soutien aux policiers ? Cette demande du parquet semble, là encore, montrer qu'il a pris parti pour les policiers.


Pourtant, vous nous aviez dit mercredi "appréhender sereinement" l'audience…

- Je reste optimiste dans la mesure où les magistrats du siège ont fait leur travail, ils ont donné l'apparence d'une transparence totale. Je ne suis pas non plus surpris, car je sais que les magistrats du parquet sont aux ordres, alors qu'ils sont censés parler au nom de la société. Mais là, c'est flagrant, ils ont bel et bien franchi la ligne rouge.

Que pensez-vous par conséquent des 3 à 8 mois de prison avec sursis requis contre les prévenus ?

- Si les prévenus n'avaient pas été des policiers, les peines requises auraient été beaucoup plus importantes.

Envisagez-vous un recours ?

- Il y a quelques semaines, le garde des Sceaux (Michèle Alliot-Marie à l'époque, ndlr) avait ordonné une enquête administrative au sujet des propos d'un magistrat qui avait, selon la presse, comparé la police française à la Gestapo.
Je vais demander, moi aussi, au ministre de la Justice, l'ouverture d'une enquête administrative contre le substitut du procureur qui était à l'audience pour son attitude vis-à-vis des prévenus.
Je souhaite par ailleurs que l'enquête administrative puisse donner des réponses sur la mystérieuse disparition du dossier concernant l'affaire, en 2008, au parquet de Bobigny. Ce qui avait bien arrangé ce dernier, à l'époque, puisque cela lui avait permis de modifier ses poursuites...

Interview de Me Yassine Bouzrou, avocat d'Abdoulaye Fofana, par Sarah Halifa-Legrand - Nouvelobs.com
http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/societe/20101126.OBS3720/interview-bavure-a-montfermeil-le-parquet-s-est-fait-l-avocat-des-policiers.html

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 01:12

 

http://www.sudouest.fr/images/2010/10/15/212811_flashball_460x306.jpg

 

LEMONDE.FR avec AFP | 12.12.10 |

Un homme est dans un état critique après avoir reçu un tir de Flash-Ball d'un policier qui intervenait pour mettre fin à une rixe dans un foyer de travailleurs, dimanche 12 décembre à Marseille. L'homme âgé d'une quarantaine d'années a été victime d'un arrêt cardiaque. Il résidait dans un foyer situé dans le nord de la ville (15e arrondissement) ; il avait précédemment blessé à l'arme blanche un autre locataire des lieux, qui a pu prévenir la police.

Une patrouille de trois policiers est intervenue. A leur arrivée dans la chambre, l'homme a eu "une attitude extrêmement violente à leur égard, jusqu'à en blesser un" en jetant une tasse en verre sur son crâne, a précisé sur place le directeur départemental de la sécurité publique, Pascal Lalle.

Le policier a alors riposté par un tir de Flash-Ball qui a atteint l'homme au thorax. Maîtrisé par un second policier, l'homme a alors été victime d'un arrêt cardio-ventilatoire, mais a pu être ranimé par les marins-pompiers de la ville. Il a cependant été transporté dans un hôpital voisin "dans un état critique", selon le parquet.

Une enquête a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale pour déterminer si le flash-ball a été utilisé conformément aux normes d'usage, tandis que la Sûreté départementale enquêtera sur la rixe elle-même. L'enquête déterminera également si d'éventuels antécédents médicaux peuvent expliquer l'arrêt cardiaque, ou si celui-ci est lié directement au tir de Flash-Ball.

Source :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/12/12/un-homme-dans-un-etat-critique-apres-un-tir-de-flash-ball_1452464_3224.html#xtor=RSS-3208

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 18:00

 

http://4.bp.blogspot.com/_s6xeVjvOMPc/StKylDjXAXI/AAAAAAAACII/CEev42oKFvc/s400/qui+nous+prot%C3%A8ge+de+la+police.jpg

 

Yep !

 

Quel rapport entre une bataille de boule de neige et la répression policière ? A priori aucun.

 

Et pourtant...

 

Témoignage hallucinant pioché sur Indymedia Grenoble.

 

***


A propos d’une bataille de boules de neige, ou comment Grenoble devient une ville sécuritaire invivable

Jeudi 2 décembre 2010 par Un bonhomme de neige

Grenoble. Son maire mégalo Michel Destot, qui poursuit le rêve de transformer sa ville en une technopole pour cadres et ingénieurs à haut revenus. Récemment vexé par les déclarations d’Estrosi (maire de nice et champion national de la videosurveillance) sur la responsabilité des maires en matière de sécurité, il veut prouver à tout prix qu’il peut être plus sécuritaire que ce dernier.


Grenoble. Son adjoint à la sécurité, Jérôme Safar en mal de reconnaissance, qui pense avoir trouvé dans la videosurveillance le moyen de se faire un nom, et de réussir sa vie. Après avoir implanté en douce des caméras intelligentes dans nos rues, après avoir lancé des projets de videosurveillance à la Capuche, au Village Olympique, et au Jardin de Ville, il a présenté lors du dernier conseil municipal son nouveau programme de sécurité urbaine : plus de flics, (extension des horaires, création d’une brigade canine) et implantation de caméras sur tous les batiments municipaux : écoles, bibliothèques, conservatoire, MJC...


Grenoble. Ses habitants, enfin, qui tous les jours font les frais des lubbies sécuritaire, de l’orgueil et de la vanité de leurs dirigeants locaux. Dernier exemple en date : mercredi 1er décembre.

Il est 17 heures lorsque place Felix Poulat, une bataille de boule de neige éclate. Rapidement, la bataille fait boule de neige (!) et ce sont quelques dizaines de personnes qui commencent à s’affronter dans une ambiance très bon enfant. La bataille se déplace vers la place Victor Hugo, où se tient le marché de Noël et continue de plus belle. Quelques passants rejoignent la bataille en cours de route, et le centre de la place devient le lieu d’un joyeux affrontement, rompant avec la monotonie d’un marché où la magie de Noël a depuis longtemps laissé place à la seule magie du fric.

Les vigiles du marché, n’appréciant pas que nos joyeux lurons aient fait de cet espace marchand leur terrain de jeu, interviennent rapidement pour les en déloger. Quelques boules de neige partent dans leur direction. La bataille se poursuit quelques minutes, puis les vigiles devenant violents, les participants à la bataille préfèrent se retirer, et continuer la bataille plus loin.

5 minutes plus tard, la bataille reprend tranquillement place Felix Poulat. C’est à ce moment là que plus d’une dizaine de policiers municipaux arrivent en courant. Ils tentent d’interpeller tous les groupes qui se trouvent sur la place. De nombreuses personnes s’esquivent. D’autres ont moins de chance et se retrouvent plaquées contre un mur, menacées par des gazeuses. 4 personnes arrêtées dans une rue voisines sont menottées entre elles et amenées sur la place Felix Poulat. La police nationale arrive aussi. Au moins 3 véhicules qui arrivent à fond, ce qui porte le nombre de policiers à plus d’une vingtaine. Au moins 2 autres personnes sont arrêtées.

Les passants sont scandalisés. "Pour une simple bataille de boule de neige ? Et ben... On dit de Marseille, mais Grenoble c’est bien pire !" "Si on peut plus jeter des boules de neige, mais où on va ? Ca devient grave".

La police fait venir les vigiles du marché de Noël afin qu’ils identifient les personnes arrêtées, et un des vigiles affirme qu’elles ont toutes participé à la bataille. Les personnes arrêtées subissent un contrôle d’identité. Elles sont visiblement accusées d’avoir arraché une guirlande électrique sur un arbre au cours de la bataille. Après avoir été menotées pendant une heure sous la neige, les personnes sont relâchées. Il semblerait que les policiers aient fortement incité les responsables du marché à porter plainte contre ces personnes.

25 flics et 6 interpellations pour une bataille de boules de neige ! Destot et Safar sont en train de faire de Grenoble une ville invivable. Si nous ne faisons rien pour mettre fin à la politique liberticide de nos technarques locaux, il est probable que la prochaine bataille de boules de neige se passera sous l’oeil des multiples caméras intelligentes qui auront recouvert la ville. Le témoignage des vigiles deviendra inutile, puisque les caméras auront reconnu le visage des participants. Les trublions une fois reconnus automatiquement seront interpellés par les brigades canines, ou par des policiers municipaux équipés de Tazer et de Flash Ball. (Ces fameuses armes non létales qui ont encore fait un mort cette semaine)

Il est d’ailleurs plus probable que dans ces conditions, il n’y ait plus jamais de bataille de boules de neige. Et que jamais plus rien ne vienne troubler la morosité d’un centre ville, transformé en galerie marchande, où les passants n’auront qu’à consommer et circuler, sans s’adresser la parole, sans sortir des rôles qui leur auront été assignés, et en interdisant à leurs enfants de jouer avec la neige.

Des boules de neige, pas des flash ball !

Un bonhomme de neige

 

Source :

http://www.grenoble.indymedia.org/2010-12-02-A-propos-d-une-bataille-de-boules,33244

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