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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 13:15

Le 27 février 2016

Le sous-préfet Hugues Malecki, secrétaire général aux affaires régionales (SGAR) de Normandie depuis le début de l’année, vient d’être mis en examen par un juge d’instruction et placé en détention provisoire dans le cadre d’investigations portant sur du vol de mobilier national.

Une chape de plomb.

À la préfecture de Normandie, à Rouen, personne ne souhaite s’exprimer sur le départ précipité du sous-préfet Hugues Malecki. Nommé le 31 décembre secrétaire général aux affaires régionales (SGAR), le haut-fonctionnaire de 50 ans a déjà fait ses valises de l’ancien Hôtel-Dieu.

Il devait rester en poste trois ans si l’on en croit l’arrêté de nomination pris par le Premier ministre...

« Faire ses valises », l’expression est galvaudée puisque le haut-fonctionnaire n’a en réalité pas eu le temps de les faire.

Il y a une dizaine de jours, des policiers, agissant sur commission rogatoire d’un juge d’instruction du Puy-en-Velay (Haute-Loire), ont débarqué de bon matin à son domicile de fonction pour l’interpeller.

Placé en garde à vue, Hugues Malecki a ensuite été rapidement transféré au siège de l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC), à Nanterre (Hauts-de-Seine).

« Un tableau de grande valeur qui a déjà été vendu chez Sotheby’s »

Depuis de longs mois, ces enquêteurs, compétents en matière de vols de biens artistiques ou historiques appartenant au patrimoine culturel national, s’intéressent à lui.

Selon nos informations, Hugues Malecki est soupçonné d’être impliqué dans le vol de mobilier national, « notamment un tableau de grande valeur qui a déjà été présenté chez Sotheby’s pour plusieurs dizaines de milliers d’euros », confie une source judiciaire.

Ces agissements auraient été commis lors de l’une de ses affectations précédentes, lorsqu’il était sous-préfet de l’arrondissement de Brioude (Haute-Loire) entre 2006 et 2007.

Pour ces faits présumés, à l’issue de sa garde à vue, le sous-préfet de Normandie a été mis en examen par le magistrat-instructeur du Puy-en-Velay en charge de l’affaire et placé en détention provisoire sur décision du juge des Libertés et de la Détention (JLD).

Contacté par téléphone ce vendredi, Jacques Louvier, procureur de la République du Puy-en-Velay, confirme nos informations : « Sur les faits présumés, je ne peux rien dire puisque l’affaire est couverte par le secret de l’instruction. Toutefois, je peux vous préciser que la détention provisoire sera limitée dans le temps, le temps simplement de réaliser quelques investigations supplémentaires. »

La justice veut notamment savoir si le sous-préfet aurait pu commettre des faits similaires dans d’autres affectations.

« C’est un homme de défi et de bon sens »

Avant de bénéficier de cette belle promotion en début d’année à Rouen, Hugues Malecki occupait le poste de secrétaire général de la mairie de Nouméa en Nouvelle-Caledonie dans le cadre d’une mobilité professionnelle obligatoire.

Après avoir fait ses débuts dans l’armée comme officier vétérinaire, ce nordiste d’origine a fait toute sa carrière dans la fonction publique d’État, comme sous-préfet ou directeur des services vétérinaires.

Ses différentes affectations l’ont conduit en Ille-et-Vilaine, en Corrèze, en Haute-Loire, à la Réunion, mais aussi en Nouvelle-Calédonie (une première fois), dans les Vosges et dans les Alpes-Maritimes.

Dans les Vosges, à la fin des années 2000, Hugues Malecki, alors secrétaire général de la préfecture, avait travaillé sous les ordres du préfet Dominique Sorain.

Lors de son pot de départ, à Epinal, l’ancien préfet de l’Eure, aujourd’hui en fonction à la Réunion, avait déclaré à propos de son collaborateur : « C’est un homme de défi et de bon sens, aux analyses pertinentes, accordant une grande attention à l’humain. »

En ordonnant la mise en examen d’Hugues Malecki, le juge d’instruction considère qu’il existe des indices graves et concordants dans le dossier.

Toutefois, le sous-préfet rouennais demeure présumé innocent ; nous n’avons pu entrer en contact avec son avocat.

Dans l’attente des suites judiciaires données à cette affaire, la préfète de Seine-Maritime et de Normandie, Nicole Klein (qui ne souhaite pas s’exprimer sur le sujet), a décidé de le suspendre à titre conservatoire.

Dans les prochains jours, un nouveau SGAR sera nommé en Normandie.

Baptiste Laureau

*****
L’ex-préfète de Lozère condamnée

Des fauteuils Louis XVI, une travailleuse Charles X, des chaises Napoléon III mais aussi un couteau à pamplemousse, une balance avec ses poids et un pare-feu en métal doré...

Si, à ce stade des investigations, le sous-préfet de Normandie Hugues Malecki demeure présumé innocent, Françoise Debaisieux ex-préfète de Lozère, a, elle, été condamnée en 2012 à 3 ans de prison, dont un ferme, par la Cour d’appel du Gard en 2012.

La Cour a également prononcé à l’encontre de la fonctionnaire une privation des droits civiques, civils et familiaux d’une durée de cinq ans et enfin une interdiction définitive d’exercer une fonction publique.

Françoise Debaisieux, en poste à Mende entre 2007 et 2009, avait dû répondre du sort de quelque 14 000 euros de biens détournés puis restitués et d’une dizaine d’objets sans grande valeur, dont un manteau qu’elle avait volé à sa directrice de cabinet.

Au procès, comme durant toute la procédure, l’ancienne préfète avait assuré de sa bonne foi et de son ignorance des règles de la préfectorale, carrière qu’elle avait embrassée tardivement après un parcours sans tache comme médecin, puis à la Ddass et la Drass des Ardennes.

Françoise Debaisieux avait fait valoir qu’elle croyait que les biens achetés avec l’argent public, et dont elle avait gardé les factures, étaient attachés à la fonction et non à la préfecture, et qu’elle pouvait les emmener à son domicile.

***
C’est quoi un « SGAR » ?

Collaborateur direct du préfet de région, le secrétaire général pour les affaires régionales (SGAR) suit les principaux dossiers de la région et veille à la bonne articulation de l’action des services régionaux et celle des services départementaux, en lien avec les directeurs régionaux et les directeurs des opérateurs de l’État, d’une part, et les préfets de département, d’autre part.

Il assure la mise en œuvre de la stratégie des politiques publiques en région.

Il exerce également une responsabilité de gestion et de modernisation des moyens de l’État et d’animation sur les questions de ressources humaines, ainsi que de coordination interministérielle des politiques de déconcentration, de modernisation et de mutualisation des moyens.

Le secrétaire général pour les affaires régionales peut être appelé à exercer la suppléance du préfet de région, en cas d’absence ou d’empêchement de celui-ci.

Source :
http://www.paris-normandie.fr/detail_communes/articles/5188341/exclusif--un-sous-prefet-de-normandie-mis-en-examen-et-incarcere-pour-du-vol-de-mobilier-national#.VtHCrtwwD6k

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 10:11

Le 18 février 2016

La contrôleure Adeline Hazan dénonce la «discrimination» subie par les femmes.

Ne représentant que 3,2% de la population carcérale, elles bénéficient d'une prise en charge moins adaptée que les hommes.

Minoritaires en nombre, les femmes privées de liberté sont l’objet de discriminations importantes dans l’exercice de leurs droits fondamentaux, dénonce la contrôleure des prisons, Adeline Hazan. Dans un avis publié jeudi, elle recommande des modifications dans leur prise en charge.

Maintien difficile des liens familiaux, hébergement insatisfaisant, accès réduit ou inadéquat aux activités, la contrôleure générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) dresse un portrait critique de la prise en charge des femmes dans les établissements pénitentiaires, mais aussi dans les commissariats, les centres de rétention et les établissements de santé.

Parmi ses recommandations, elle propose d’introduire une forme de « mixité » contrôlée dans les établissements pénitentiaires pour notamment « accroître et diversifier l’offre des activités pour les femmes ».

Son avis, déjà transmis aux ministères de la Justice, de l’Intérieur et des Affaires sociales et de la Santé, est publié jeudi au Journal officiel.

Eloignées de leurs proches

Les femmes ne représentent que 3,2% de la population carcérale et 5% à 6% pour les centres de rétention administrative.

Les jeunes filles constituent 6% des mineurs des centres éducatifs fermés et 38,21% des patients admis en établissement de santé mentale sont des femmes, selon le texte.

« Il serait loisible de penser que ce faible nombre de femmes privées de liberté faciliterait la prise en charge et permettrait un strict respect des droits fondamentaux mais il n’en est rien et la réalité est que les femmes ne bénéficient pas des mêmes droits que les hommes privés de liberté », constate la contrôleure.

La première discrimination pointée est géographique : la France ne compte que 43 maisons d’arrêt ou centres pénitentiaires dotés d’un quartier hébergeant des femmes et seuls deux établissements, à Fleury-Mérogis et Rennes, sont entièrement réservés à l’accueil de femmes.

La situation est particulièrement sensible dans le sud de la France, la plupart des établissements étant implantés dans la moitié nord.

« Du fait de ce maillage territorial déséquilibré, les femmes sont souvent éloignées de leurs proches, ce qui porte atteinte à leur droit au maintien des liens familiaux. Cette situation alimente aussi la surpopulation carcérale », souligne Adeline Hazan.

Reproduction de certains stéréotypes

Ce problème d’accueil se pose aussi dans les centres de rétention administrative (CRA), les établissements psychiatriques et pour l’accueil des mineures.

Si ces dernières doivent, selon la loi, être hébergées dans des unités spécifiques, elles se retrouvent la plupart du temps, faute de place, « dans le quartier des femmes majeures, sans aménagement au regard de leur âge ».

Ce déséquilibre général se traduit par une limitation de l’accès des femmes aux aménagements de peine ou à une gestion individualisée de leur détention : peu de places sont réservées aux arrivantes et peu de quartiers d’isolement sont consacrés aux plus vulnérables.

L’interdiction légale de côtoyer les hommes, même brièvement lors d’un déplacement, a pour conséquence de restreindre l’accès des femmes aux unités sanitaires, aux zones socioculturelles, aux terrains de sport ou bibliothèques.

« D’une manière générale, le CGLPL constate que les locaux réservés aux femmes sont souvent plus réduits que ceux des hommes, les intervenants moins nombreux et les équipements plus sommaires. »

Adeline Hazan pointe aussi « la reproduction de certains stéréotypes dans l’univers carcéral ».

« Les hommes ont accès à des activités professionnelles de production, pratiquent le sport en extérieur tandis que les femmes ne peuvent souvent que travailler au service général : cuisine, buanderie, entretien des locaux », souligne-t-elle.

Mais la recherche d’un traitement plus égalitaire ne doit pas empêcher une prise en charge spécifique des femmes, souligne la contrôleure, qui recommande que les détenues puissent accéder plus facilement aux soins gynécologiques ou disposer de « kits hygiène » spécifiques.

Quant aux mesures de sécurité, elle les juge parfois « attentatoires à leur dignité ».

« Les examens gynécologiques doivent avoir lieu sans menottes et hors présence du personnel pénitentiaire », rappelle la contrôleure, qui dénonce aussi la pratique consistant à retirer systématiquement les soutiens-gorge des femmes gardées à vue.

Source :
http://www.liberation.fr/france/2016/02/18/prisons-la-controleure-adeline-hazan-denonce-la-discrimination-subie-par-les-femmes_1434194

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 09:54

Depuis Bastamag le 22 fébvrier 2016

Quand les prisons, les détenus et la politique carcérale deviennent des produits d’investissements.

En France, plus d’un tiers des prisons sont en partie gérées par des grands groupes privés. Le mouvement de privatisation du système carcéral, entamé il y a trois décennies, prend toujours plus d’ampleur.

De la gestion des repas à l’accueil des familles, de la construction des maisons d’arrêt au travail pénitentiaire, une poignée d’entreprises se sont saisies de ce nouveau marché lucratif.

L’Etat débourse près de six milliards d’euros par an pour payer leurs services, sans que les bénéfices d’une gestion privée soit démontrée.

Cette privatisation rampante pose une autre question : les entreprises privées ont tout intérêt à ce que les prisons ne désemplissent pas.

**
Cela doit devenir la plus grande prison de Belgique.

Près de 1 200 détenus dans un « village » pénitentiaire à proximité de Bruxelles, avec trois unités pour hommes, deux unités pour femmes, un établissement d’enfermement psychiatrique et un pour les jeunes.

Surdimensionné, trop cher, construit sur des terres agricoles : le méga-projet suscite des oppositions.

Cette nouvelle prison est aussi controversée parce qu’elle doit être bâtie et gérée en partenariat public-privé (PPP).

Le marché a été confié à un consortium composé de deux entreprises de BTP et d’une banque d’investissement australienne (Macquarie). Un champ d’activité comme un autre pour cette banque qui investit dans les transports, les infrastructures d’eau, les hôpitaux… et les cellules.

Ce projet belge de privatisation d’une prison s’inscrit dans la droite ligne d’un mouvement entamé au début des années 1980.

Parti des États-Unis, le modèle des prisons en gestion privée s’installe de plus en plus en Europe.

En France, cette privatisation a débuté en 1987. Avec l’intention de reproduire à l’identique le modèle d’outre-Atlantique : une privatisation intégrale, de la construction jusqu’à la surveillance des détenus.

Les parlementaires de l’époque en ont décidé autrement : seules les fonctions autres que celles de direction, de surveillance et de greffe peuvent être déléguées à des entreprises privées.

Lire la suite :
http://www.bastamag.net/Quand-les-prisons-les-detenus-et-la-politique-carcerale-deviennent-des-produits

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28 février 2016 7 28 /02 /février /2016 09:27

Le 19 février 2016

La totalité des détenus qui devaient se former à un métier dans dix établissements pénitentiaires sont concernés. Le conseil régional d'Ile-de-France, présidé par Valérie Pécresse, a subitement interrompu ce programme jugé "illégal".

Début novembre, à un mois des élections régionales, l'ancienne vice-présidente de la région Ile-de-France en charge de la formation franchissait les portes de la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis avec quelques journalistes.

Au programme, une visite des ateliers où les détenus mettent à profit leur peine pour apprendre un métier.

Une fierté pour la région, qui a repris à l'Etat la compétence sur la formation des prisonniers il y a un an : les détenus apprécient de quitter leur cellule pour préparer l'après, le personnel pénitentiaire juge que la formation "apaise" la détention et les autorités espèrent lutter contre la récidive.

Les ateliers de mécanique, d'électricité ou de couture tournent pourtant à vide depuis mi-février.

Les programmes viennent d'être arrêtés par la nouvelle majorité au conseil régional d'Ile-de-France.

"Tel que mis en oeuvre, le dispositif était illégal car il aurait dû passer par un marché public", justifie auprès de L'Express un porte-parole de la collectivité, désormais présidée par Valérie Pécresse.  

LIRE AUSSI >> En prison, passer par la case formation

Les organismes de formation qui devaient opérer en 2016 avaient été choisis par l'ancienne majorité socialiste à la suite d'un appel à projets passé l'automne dernier.

Le conseil régional avait opté pour l'octroi d'une subvention aux formateurs sélectionnés, somme plafonnée à 50 000 euros par action.

Cette procédure avait été approuvée par les élus lors d'une délibération du 10 juillet.

Or pour leurs successeurs, elle fait courir le risque d'une requalification en marché public.

"Les détenus comptaient dessus"

Problème : les formations auraient dû débuter ces jours-ci dans dix établissements pénitentiaires: Fleury, Fresnes, Bois d'Arcy, Villepinte, Meaux...

Leur suspension brutale embarrasse l'administration pénitentiaire.

En tout, "500 personnes devaient bénéficier d'une formation et d'une rémunération [2,26 euros de l'heure, NDLR] au premier semestre", apprend-on auprès de ses services.

"Il a fallu recruter les détenus et préparer les déplacements entre les bâtiments, c'est tout un protocole", rappelle Patrice Gazziero, formateur aux métiers du nettoyage industriel à Fleury-Mérogis.

Leur annoncer la nouvelle promet d'être "compliqué à gérer, assure-t-il, car ils comptaient énormément dessus". Tant pour se former que pour gagner un peu d'argent ou obtenir un aménagement de peine...

Selon Patrice Gazziero, l'annulation subite de dizaines de cursus, qui devaient courir jusqu'à l'été, place aussi les centres de formation en difficulté. "Beaucoup avaient engagé des frais en achat de matériel ou ont mobilisé des formateurs vacataires qui se retrouvent sans travail", pointe-t-il. Le programme pourrait ne pas reprendre avant six à huit mois.

Source :
http://www.lexpress.fr/emploi/formation/prison-la-region-ile-de-france-annule-toutes-les-formations-des-detenus_1765511.html

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27 février 2016 6 27 /02 /février /2016 09:20

Le 24 février 2016

Grâce à deux jeunes avocats, le tribunal de police de Paris invalide 10 ans de contraventions pour stationnement.

Ils ont encore frappé ! Allan Schinazi et Yohan Dehan, les jeunes juristes qui avaient déjà fait parler d'eux en octobre 2015 avec leur appli pour téléphone mobile permettant aux automobilistes de contester facilement leurs PV, ont obtenu, le 19 janvier dernier, une décision du tribunal de police de Paris qui devrait ravir les propriétaires de voiture, lassés de se faire verbaliser.

Les deux jeunes avocats ont en effet obtenu que les amendes infligées pour stationnement irrégulier en zone résidentielle aux détenteurs de véhicule ne disposant pas du petit autocollant prouvant qu'ils sont du quartier... soient annulées au motif que l'arrêté de 2005 qui les régit est incohérent.

La différence de traitement entre « résidents » et « non-résidents » n'a, de fait, plus lieu d'être depuis deux arrêts de la Cour de cassation de novembre 2014 et mai 2015.

« Cette décision ouvre une première brèche dans ce dossier que nous explorons depuis deux ans. Elle ne concerne, pour l'heure, que les contraventions dressées avant le 1er janvier 2015 », explique l'avocat Yohan Dehan, qui a plaidé l'affaire.


Allan Schinazi et Yohan Dehan

Dix ans de PV à rembourser ?

La Mairie de Paris devra-t-elle rembourser les contraventions indûment dressées, pendant dix ans ? « Non. Cette décision ne profitera qu'à ceux qui ont laissé traîner le règlement de leurs prunes », nuance Allan Schinazi.

L'élève avocat, qui terminera sa scolarité à l'École de formation du barreau dans quelques mois, espère que la Cour de cassation se prononcera bientôt sur cette épineuse question pour clarifier les choses.

« Pour l'heure, la Mairie de Paris n'a pas souhaité se pourvoir », semble-t-il regretter.

Contactée, la Ville de Paris ne fait aucun commentaire sur cette décision. « Notre collectivité dispose d'un statut particulier qui délègue les pouvoirs de police municipale à la préfecture de police de Paris. L'objet de la réforme territoriale que nous portons est de restituer à la Ville cette compétence pour permettre à la préfecture de se consacrer pleinement à ses missions de sécurité et de protection de l'ordre public », confie un porte-parole de la maire.

Quoi qu'il en soit, les Parisiens ne brillent pas par leur civisme en la matière : moins d'un automobiliste sur dix règle son stationnement, alors que la moyenne nationale serait plutôt d'un sur trois.

Source :
http://www.lepoint.fr/justice/des-contraventions-illegales-a-paris-depuis-dix-ans-24-02-2016-2020687_2386.php

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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 12:01

Le 17 février 2016

Aidés par des associations, de nombreux migrants ont déposé plainte pour violences cette semaine à Calais. Une partie de ces plaintes concerneraient des policiers.

Six plaintes lundi, une dizaine de plaintes annoncées dans la semaine... Depuis quelques jours, à Calais, plusieurs migrants se font connaître des autorités, en dénonçant les violences dont ils auraient été victimes.

Des policiers mis en cause

Aidés par deux animateurs d'un "centre juridique" ouvert dans la Jungle, ces migrants ont déposé plainte individuellement  auprès du procureur de la République du tribunal de Boulogne-sur-mer contre de civils, mais aussi de policiers.

Les responsables de ce centre, fondé le 4 janvier et qui s'est doté d'un mini-local en dur dans le camp, sont l'avocat bordelais Raymond Blet et sa "chef de mission" Marianne Humbersot.

Tous deux ont déclaré à la presse avoir mené à bien "400 consultations" de migrants destinées à "les informer sur leurs droits légaux".

Source :
http://www.sudouest.fr/2016/02/17/crise-des-migrants-les-plaintes-pour-violences-se-multiplient-a-calais-2276433-6116.php

Migrants à Calais : les policiers accusés de harcèlement et de violences
http://www.sudouest.fr/2015/01/20/migrants-a-calais-les-policiers-accuses-de-harcelement-et-de-violences-1803058-710.php

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 12:08

Reçu sur la boite du C.L.A.P un mail de nouveaux copains/copines sur le front de la lutte contre les violences policières. Allez leur rendre visite sur leur site tout beau, tout neuf !!!

****
Texte d’intention du collectif « Désarmons-les ! »

Nous pensons que le combat contre l’institution policière et ses représentations est fondamentale.

Elle est fondamentale, parce que les forces de l’ordre sont le bras armé de l’État et qu’à ce titre elles constituent une milice apolitique, chargée contre rémunération d’imposer par la force la domination de l’Administration (du Pouvoir) sur le peuple, et cela quelle que soit l’idéologie politique du Pouvoir en place.

La Police (et dans cette notion on inclue les forces militaires de la Gendarmerie et de l’Armée) est et a toujours été l’instrument de la coercition exercée par les élites sur le peuple, afin de le gérer et de le maintenir dans un état de soumission permanente.

Ceci dans l’idée que le choix des élites ne peut souffrir la contestation du peuple : toute l’hypocrisie de la démocratie représentative est de faire croire que les choix des élites SONT les choix du peuple, par le truchement du vote, qui est censé valider le pouvoir et les décisions prises par ces élites.

Bien qu’elle lutte également contre le crime, la Police est essentiellement là pour gérer les conséquences de la misère sociale (délinquance) et empêcher le peuple de s’insurger (possibilité pourtant formulée hypocritement dans les premières ébauches du droit républicain, notamment dans l’article 35 de la Constitution de 1793, avant d’être abolie quelques mois plus tard).

A ce titre, elle n’est en rien différente des forces armées d’ancien régime, qui protégeaient le pouvoir royal de la sédition.

Aujourd’hui et depuis la naissance du capitalisme d’Etat, la Police constitue plus que jamais le rempart entre les aspirations du peuple et les intérêts de la bourgeoisie.

Avec la décolonisation et les crises cycliques du capitalisme, le mythe d’une Police en faveur de la paix sociale ne tient plus : la Police montre son vrai visage, celui d’une force brute au service du Pouvoir de celles et ceux qui ont l’argent.

Les violences à l’encontre du peuple sont quotidiennes, et les prérogatives de la Police en terme de surveillance et de contrôle des populations sont toujours plus étendues.

Chaque loi pour la sécurité engendre de nouvelles entraves aux libertés individuelles et à la Liberté au sens large. Les forces de police se comportent en forces d’occupation et cette domination policière s’impose au peuple par la crainte qu’elle lui inspire.

Avec l’émergence des armes dites « non létales », et notamment le gaz lacrymogène, les flashballs et autres lanceurs de balles de défense, la Démocratie a renoué depuis un demi siècle avec les pratiques des forces armées d’ancien régime, en tirant sur la foule.

Le seul et unique objectif étant de terroriser, d’en blesser quelques uns pour faire peur à touTEs les autres.

Plus récemment, les méthodes proactives, la prévention des risques, l’utilisation des technologies de surveillance, le renseignement et les sanctions administratives appliquées sans l’intervention d’un juge (assignations à résidences, perquisitions, placements en rétention…), sont autant de déclinaisons d’une vision contre-insurrectionnelle du maintien de l’ordre héritée des guerres coloniales.

L’État mène contre son peuple une guerre de basse intensité qui, avec les enjeux politiques contemporains et la mondialisation de l’information, peine de plus en plus à rester discrète. L’utilisation récente de l’État d’urgence, ultime instrument hérité du temps des colonies donne à voir une version radicalisée de la guerre de basse intensité que l’Etat mène habituellement contre ses ennemiEs intérieurEs.

L’État démocratique, comme avant lui la monarchie, tente par tous les moyens de maintenir son pouvoir, tantôt par la violence, tantôt par la ruse, sa Police ayant entre les mains une panoplie extrêmement étendue d’instruments.

L’ensemble de ces moyens, mais également l’assurance décomplexée et les arguments « démocratiques » qui accompagnent leur utilisation, constitue l’armement d’une nouvelle forme de totalitarisme.

Si on veut la paix, on se doit de combattre cet armement, selon le vieil adage « Si tu veux la paix, prépare la guerre ».

Mais le combat, puisque nous ne sommes pas dans la lutte armée, doit d’abord prendre la forme d’une déconstruction morale de la Police. Celle-ci doit cesser d’être sanctifiée comme une force garante de notre sécurité, de nos libertés et de la paix sociale.

Elle doit cesser d’être considérée, appréciée, applaudie, pardonnée pour ses violences, blanchie de ses crimes et protégée par le mensonge et les silences quand elle accomplit sous serment les basses œuvres du Pouvoir politique.

Elle doit être désarmée, au sens propre comme au sens figuré.

Nous sommes une poignée à avoir voulu donner un nom à notre combat. Nous avons commencé par réaliser une brochure d’information sur les armements du maintien de l’ordre, afin que chacunE sache ce qui pourrait un jour la/le blesser et puisse trouver les moyens de se prémunir de cette violence légale.

Puis, de fil en aiguille, et après avoir rencontré ici ou là des personnes et collectifs luttant contre les violences policières et sécuritaires, nous avons voulu rendre cette lutte plus visible, contribuer à unir les volontés, et finalement constituer un collectif.

Le collectif s’appelle « Désarmons-les ! »

Il a un site internet, où on peut avoir des nouvelles sur les affaires de violences policières, mais aussi télécharger la brochure sur les armes, des affiches et autocollants, etc.

Le site internet : http://desarmons.net/

Pour nous écrire : desarmons-les@riseup.net

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 16:06

Le 9 février 2016

Ce Saint-Quentinois âgé de 29 ans, poursuivi pour rébellion et violences envers cinq policiers, a affirmé que c’était lui la victime et qu’il s’était fait «tabassé».

Un calme olympien affiché, qui détonne avec l’explosion de violences qui a mené ce Saint-Quentinois de 29 ans devant le tribunal correctionnel de Saint-Quentin, mardi 9 février. Les faits se sont déroulés le 27 décembre.

Les policiers interviennent suite à un différend conjugal. Un couteau aurait été sorti lors de cette dispute.

Arrivés sur place, les policiers interpellent, à l’extérieur, l’homme en question. Ils lui indiquent qu’ils vont procéder à une palpation de sécurité et à un contrôle d’identité.

Hors de question pour ce Saint-Quentinois. Il se débat, donne des coups de pied dans la porte du véhicule de police.

«  Non, non, je n’ai pas été violent. Je n’ai été que verbal. Je ne voulais pas me faire palper, je leur ai sorti toutes mes affaires de ma sacoche. Ils pouvaient le demander aussi d’une autre manière.  »

Rapidement, le prévenu annonce à la barre que c’est lui qui a subi des violences.

Une accumulation de témoignages à charge

«  Ils m’ont plaqué sur le capot de la voiture, ils m’ont menotté et ils m’ont donné des coups sur la tête. Ils m’ont tabassé.  »

La présidente de l’audience du jour reprend les auditions des cinq policiers. «  C’est normal, ils donnent la même version  », commente le prévenu.

Dès lors, la présidente lit à voix haute l’audition de sa compagne, présente au moment de l’arrestation. Elle va dans le sens de celle des policiers et indique des «  petits coups à la tête pour le calmer  ».

Le prévenu hoche de la tête. «  Des petits coups ? Qui peut le dire ? Celui qui les reçoit, non ? Ils m’ont traité de sale singe et m’ont donné un coup de pied dans le thorax. »

Et le tribunal de poursuivre : «  Vous avez vu le médecin et rien n’est rapporté. »

Le prévenu, qui a donné une fausse identité avant d’être trahi par ses empreintes, explique que le médecin lui a ri au nez et a juste signé la feuille. «  Je ne suis pas allé voir un autre médecin, je n’ai pas de Sécurité sociale. Ma parole n’a pas de poids. »

« Quand les policiers vous agressent, vous allez où ? »

La présidente du tribunal souligne qu’il n’y a pas eu non plus de plainte déposée pour ces dires. «  Quand les policiers vous agressent, vous allez où ? À la police… je ne sais pas moi.  »

D’une manière très nonchalante, ce Saint-Quentinois se renferme dans sa version. «  Cette attitude extrêmement calme ne doit pas nous faire oublier l’état d’excitation dans lequel il était ce soir-là  », lance Me  Aude Gilbert-Carlier, l’avocate des cinq policiers.

Elle s’appuie pour sa plaidoirie sur l’audition de la concubine du prévenu, pour éviter «  la logique de la même version des policiers. Elle, elle n’est pas là pour l’enfoncer  ».

Et ce témoin affirme clairement qu’aucun coup de pied n’a été donné dans le thorax. «  Le chien a été appelé en renfort et il s’est senti attaqué. Il était déterminé à ne pas se laisser faire. »

La substitut du procureur ne cache pas sa surprise du temps passé sur ce dossier, dont le déroulé est limpide. «  Présentez-nous des éléments pour y croire. Vous avez été pris en photo, quand quelqu’un est tabassé, il porte les stigmates, les coups…  » Elle requiert des heures de travail d’intérêt général.

«  C’est un manque de justice époustouflant. Je n’ai pas voulu me faire palper et je me fais tabasser. » Il coupe la parole de la présidente de l’audience : «  Dieu, il vous voit  », lâche-t-il, comme pour souligner que peu lui importe la justice terrestre.

Le tribunal l’a condamné à 105 heures de travail d’intérêt général.

Source :
http://m.courrier-picard.fr/region/saint-quentin-il-crie-a-la-bavure-policiere-et-raciste-ia195b0n721455

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:55

Le 9 février 2016

La Cnil s'insurge de la collecte abusive de nos données de navigation par le géant du Web. Facebook a trois mois pour rentrer dans le rang.

Certains internautes roublards adoptent une stratégie pour entraver la traque dont ils font l'objet sur internet : ils ne s'enregistrent pas sur Facebook. Futé.

En théorie, les voilà abrités des algorithmes intrusifs mis en place par le géant de la Silicon Valley, notoirement connu pour puiser dans nos données privées, scruter, collecter et analyser nos comportements en ligne...

Mais l'entreprise de Mark Zuckerberg est bien plus retorse qu'elle n'y paraît de prime abord.

Car même si vous n'êtes pas inscrit sur Facebook, le site dépose à votre insu un "cookie" sur votre machine dès que vous consultez une page Facebook publique (événement, page fan…).

Ce discret petit fichier peut suivre à la trace votre navigation internet, et relever des informations propres à votre identité (localisation, langue, machine utilisée...).

Face à cet abus connu de longue date, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) tente de répliquer.

Dans une décision rendue mardi 26 janvier, l'autorité met "Facebook Inc." en demeure, jusqu'à ce que la société se mette en conformité avec la loi informatique et liberté de 1987.

Elle l'accuse de "collecte déloyale" de données.

Facebook dispose désormais de trois mois pour remédier à cette illégalité.
Lire ici :
http://www.cnil.fr/fileadmin/documents/approfondir/deliberations/Bureau/D2016-007_MED_FACEBOOK-INC.-FACEBOOK-IRELAND.pdf

De nombreux manquements

"Cette mise en demeure est tout à fait normale et traduit certainement un certain ras-le-bol des utilisateurs", corrobore Jean-Baptiste Soufron, avocat spécialisé dans les questions numériques.

Car c'est au terme d'une enquête amorcée en mars, après que Facebook ait annoncé avoir modifié sa politique de confidentialité, et au cours de laquelle la Cnil a inspecté les locaux du réseau social, que l'autorité a détecté "des manquements graves" au regard de la loi française, notamment pour ce qui a trait à la vie privée.

"Les géants du web ont très mauvaise presse en matière de protection de la vie privée, et c'est globalement mérité", réagit Tanguy de Caotpont, directeur général du laboratoire de sécurité Kaspersky. "La Cnil ne s'y est pas trompée en attaquant Facebook, qui compte près d'un Français sur deux dans son répertoire."

Des cookies à finalité publicitaire

Outre les cookies déposés sur les navigateurs des non-inscrits, l'autorité protectrice épingle le recueil "sans consentement exprès" des utilisateurs de données "relatives à leurs opinions politiques, ou religieuses, et à leur orientation sexuelle". Facebook n'offre aucune information sur l'usage qui est fait de ces données.

Surtout, le mastodonte du web est sur la corde raide en ce qui concerne sa politique publicitaire :
"Le site dépose sur l’ordinateur des internautes des cookies à finalité publicitaire, sans les en avoir au préalable correctement informés ni avoir recueilli leur consentement", alerte la Cnil.

Le géant américain se sert d'une combinaison de ces données pour afficher des publicités ciblées, "ce qui méconnaît leurs droits et intérêts fondamentaux et porte atteinte au respect de leur vie privée", estime la Cnil. Car derrière chaque internaute, il y a le cyber-consommateur, auquel ces réclames sont destinées.

Une traque invisible

La gestion faite par Facebook des cookies est au coeur des critiques de la Cnil.

Tous les sites internet peuvent coller un cookie sur votre navigateur.

A la manière d'un hameçon, ils "ancrent" dans un fichier des données qu'ils jugent utiles (adresse IP, identifiants, etc) afin de pouvoir les relire lors de vos futures consultations.

En ce qui concerne Facebook, cela inclut l'âge, le sexe, et l'adresse e-mail.

Mais à l'ère de l'hypertexte et des codes embedded, les sites web ne sont plus des entités cloisonnées. Aujourd'hui, internet est sans frontières : les pages web sont truffées de bouts de codes (scripts), de fenêtres (iframes) et autres bandeaux commerciaux qui proviennent de sites extérieurs ou de régies publicitaires.

Incrustés dans les pages, ces éléments fonctionnent comme des balises émettrices : les cookies pré-installés peuvent les détecter et les sonder.

"Facebook enregistre des données qui ne sont pas que des données d’utilisateurs, mais aussi celles de gens qui passent sur des sites où il y a des boutons Facebook ", souligne Jean-Baptiste Soufron.

Lorsque vous naviguez sur un site d'information ("L'Obs", par exemple), Facebook peut, par l'entremise du bouton "Partager", "J'aime" ou "Se connecter", mémoriser vos visites et collecter des comportements en ligne (fréquence de consultation, etc).

Mais si vous fréquentez frénétiquement les annonces de guides de voyages pour la Namibie sur Amazon, il est fort probable que les publicités sur internet vous aiguillent vers un petit billet Ryanair, à destination du sud-ouest africain.

Récupérer les données collectées ?

Le bras de fer entre Facebook et le droit français est loin d'être achevé.

La loi bute encore sur le terrain de la portabilité des données. C'est-à-dire le droit pour les usagers à rapatrier les données collectées sur eux.

Cela s'est apparenté à un véritable parcours du combattant pour Max Schrems, un jeune étudiant autrichien, pour le moins têtu, qui a tenté l'expérience pour récupérer en 2011 les données que Facebook a collectées sur lui.

En bout de course, 1.200 pages reprenant son activité sur le réseau social lui ont été délivrées. Dont des informations qu'il pensait avoir effacées.

"Quand vous quittez Facebook, il ne faudrait pas que vos données privées restent sur le réseau social sans que vous puissiez y avoir facilement accès ou les récupérer. L'entreprise n'est pas très claire sur qui peut récupérer quoi après la fermeture de votre compte", affirme encore Jean-Baptiste Soufron.

La portabilité est l'une des mesures de la fort contestée PJL numérique, votée en novembre à l'Assemblée, et qui doit désormais passer l'épreuve du Sénat.

A l'échéance des trois mois de l'ultimatum fixé par la Cnil, la Commission pourrait alors entamer une procédure de sanction à l'encontre de Facebook.

Au maximum, cette sanction peut s'élever à 150.000 euros.

Il y a deux ans, la Cnil avait condamné Google à une amende de ce type, adjointe de l'obligation de publier sur sa page d'accueil un communiqué relatif à la décision, et ce pendant 48h.

Un coup de force qui avait entamé la com' de Google sur le respect de la vie privée.

Paul Conge

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160209.OBS4319/facebook-vous-espionne-meme-si-vous-n-y-etes-pas-inscrit.html

****
Complément d'info

Vous saurez tout sur l’algorithme de Facebook
http://rue89.nouvelobs.com/2016/01/05/saurez-tout-lalgorithme-facebook-262722

Comment fonctionne l'algorithme de Facebook ?
http://www.lemonde.fr/pixels/article/2014/07/01/comment-fonctionne-l-algorithme-de-facebook_4448781_4408996.html

Ce que Facebook cache derrière sa nouvelle politique de confidentialité
http://lexpansion.lexpress.fr/high-tech/ce-que-facebook-cache-derriere-sa-nouvelle-politique-de-confidentialite_1625838.html

Sites web, cookies et autres traceurs
http://www.cnil.fr/vos-obligations/sites-web-cookies-et-autres-traceurs/

Facebook inquiété par un étudiant autrichien procédurier
http://www.numerama.com/magazine/22283-facebook-inquiete-par-un-etudiant-autrichien-procedurier.html

Loi numérique, dernier jour : le sursaut des lobbies
http://rue89.nouvelobs.com/2015/10/18/loi-numerique-dernier-jour-sursaut-lobbys-261722

La Cnil condamne Google à 150.000 euros d'amende
http://o.nouvelobs.com/high-tech/20140108.OBS1754/la-cnil-condamne-google-a-150-000-euros-d-amende.html

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 12:42

Le 29 janvier 2016

Les faits se seraient produits en 2014. Le Haut-commissariat des droits de l'homme de l'ONU a dénoncé ce vendredi à Genève un nouveau scandale d'abus sexuels présumés sur des enfants commis par des soldats étrangers, notamment français et géorgiens, en mission en Centrafrique, se disant «très alarmé» par ces allégations.
Lire ici :
http://www.leparisien.fr/faits-divers/centrafrique-des-casques-bleus-de-nouveau-accuses-de-viols-sur-enfants-05-01-2016-5423853.php
http://www.leparisien.fr/international/centrafrique-des-soldats-francais-soupconnes-d-abus-sexuels-sur-des-enfants-29-04-2015-4734509.php

Alors que des forces internationales déployées en Centrafrique ont déjà été visées par des accusations de viols d'enfants, les faits révélés par un communiqué du Haut-commissariat n'ont été découverts que ces dernières semaines.

Les victimes âgées de 14 à 16 ans

Une équipe de l'ONU en Centrafrique a interviewé plusieurs filles ayant déclaré avoir été abusées sexuellement ou exploitées par des soldats étrangers.

Selon quatre de ces filles, âgées de 14 à 16 ans au moment des faits présumés, leurs agresseurs appartenaient à des contingents opérant au sein de la force de l'Union européenne (Eufor-RCA).

Trois d'entre elles ont déclaré qu'elles pensaient que leurs agresseurs faisaient partie du contingent géorgien de l'Eufor.

Le ministère de la Défense de Georgie a affirmé qu'il fallait «faire tout ce qui est possible pour s'assurer que ceux qui ont commis de tels crimes soient reconnus responsable», peu importe de quel pays ils viennent.

Environ 150 soldats géorgiens participaient à l'Eufor-RCA, présente de février 2014 à mars 2015 à Bangui où elle avait pour mission de rétablir la sécurité avec 700 hommes au plus fort de son déploiement.

Des incidents répétés impliquant des soldats français

Selon l'ONU, l'équipe des Nations Unies a interviewé également une soeur et un frère respectivement âgés de 7 et 9 ans lorsqu'ils auraient été abusés en 2014 par des militaires de la mission française Sangaris en RCA.

La fillette a déclaré avoir pratiqué des actes sexuels par voie orale sur des soldats français en échange d'une bouteille d'eau et d'un sachet de biscuits.

Elle a déclaré, tout comme son frère, que d'autres enfants avaient été abusés de la même manière lors d'incidents répétés impliquant plusieurs soldats français.

Jean-Yves Le Drian a saisi les autorités judiciaires françaises «dès qu'il a pris connaissance des documents transmis le 19 janvier par le Haut Commissaire aux Droits de l'homme (HCDH)», a précisé l'entourage du ministre de la Défense.

Déjà plusieurs enquêtes ouvertes

Ces six allégations, qui impliquent des forces militaires étrangères n'appartenant pas aux Nations Unies, ont eu lieu dans les environs ou à l'intérieur du camp de déplacés internes de M'Poko, situé près de l'aéroport de Bangui.

Selon un porte-parole du Haut-Commissariat, le niveau de violences en Centrafrique est très élevé. «En 2014, il y a eu plus de 2500 cas de violences sexuelles et viols dénoncés», a-t-il déclaré, en soulignant que les forces armées «ont joué un rôle très important dans ce contexte de problèmes massifs».

Début janvier déjà, l'ONU avait annoncé avoir ouvert une enquête sur des accusations d'abus sexuels portées contre des soldats de trois pays (Le Gabon, le Maroc et l'Egypte selon des sources onusiennes) participant à la Mission des Nations unies en RCA (Minusca). Les victimes présumées étaient quatre fillettes.

L'ONU a aussi dénoncé un autre scandale retentissant de viols d'enfants entre décembre 2013 et janvier 2014 impliquant des soldats participant à Sangaris. Une enquête a été ouverte par la justice française sur ce scandale et cinq militaires ont été entendus mi-décembre 2015.

Cependant, aucun d'entre eux n'a été mis en examen et ces auditions n'ont pas apporté grand-chose, selon une source proche de l'enquête.

Lors de leurs auditions, les soldats ont dit avoir donné aux enfants des rations alimentaires, mais sans rien exiger en retour, a-t-elle indiqué.
Lire ici :
http://www.leparisien.fr/faits-divers/centrafrique-audition-de-quatre-militaires-accuses-de-viols-08-12-2015-5351177.php

D'autres enfants se sont plaints de viols après les premiers témoignages. Enfin, une autre enquête est en cours en France après les accusations d'une jeune femme centrafricaine affirmant avoir été violée à l'été 2014 par un militaire de Sangaris.

Viols en Centrafrique : ce qu'ont raconté les petites victimes
http://www.leparisien.fr/faits-divers/viols-en-centrafrique-ce-qu-ont-raconte-les-petites-victimes-03-05-2015-4741809.php

Source :
http://www.leparisien.fr/faits-divers/centrafrique-nouvelle-accusation-d-abus-sexuels-sur-des-enfants-contre-des-soldats-francais-29-01-2016-5497715.php

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 12:35

Le 2 février 2016

Incroyable, mais pourtant vrai. Au cours de l’assaut de Saint-Denis, qui a vu la mort de deux des terroristes du 13 novembre, seulement 11 coups de feu ont été attribués, par les experts de la police scientifique, aux djihadistes contre 1500 aux policiers d’élite. L’essentiel des tirs essuyés par le groupe d’intervention de la police nationale a été le fait de ses propres hommes.

C’est Mediapart qui fait cette révélation d’autant plus étonnante que les autorités du pays s’étaient toutes félicitées de la réussite de l’opération.

L’assaut à peine terminé, le ministre de l’Intérieur français, Bernard Cazeneuve, déclarait : "Je voudrais féliciter les 110 policiers du RAID et de la BRI. Ils sont intervenus de façon extrêmement courageuse dans le cadre de cette opération, essuyant le feu durant de nombreuses heures dans des conditions qu’ils n’avaient jusqu’à présent jamais rencontrées".

Ce même mercredi 18 novembre 2015, François Molins, le procureur de la République de Paris, allait d’ailleurs dans le même sens : "Il s’est agi d’un assaut d’une extrême difficulté. Dans un premier temps, la porte blindée de l’appartement a résisté à la charge explosive du RAID. Ce qui a permis aux terroristes de préparer la riposte. Des tirs très nourris et quasiment ininterrompus s’en sont suivis pendant près d’une heure".

Une autre version des faits

Le problème, c’est que, près de trois mois plus tard, le site d’information Mediapart révèle l’existence de rapports indiquant que tout ne s’est pas vraiment passé comme ils l’ont annoncé.

D’abord, la porte de l’appartement n’était pas blindée.

Ensuite, les tirs nourris sont à relativiser : après analyse scientifique, seuls 11 coups de feu sont attribués aux terroristes contre près de 1500 du côté de la police d'élite.

Cela fait tâche, d'autant qu'aucun des terroristes n'a été tué par les tirs de la police.

Abdelhamid Abaaoud et Chakib Akrouh sont morts par l’effet de blast - effet produit par une explosion sur l'organisme - provoqué par la ceinture explosive et Hasna Aït Boulahcen est morte par asphyxie, sous les décombres.

De plus, dans l'appartement, les services scientifiques n'ont retrouvé qu'un seul pistolet automatique.

On est donc très loin de la version présentée à l'époque.

Les procès-verbaux consultés et révélés démontrent que dès le début de l’opération, c’est la panique totale.

À tel point que des boucliers sont criblés de balles. Des balles tirées par des policiers d’élite.

Pire encore : certains policiers sont blessés par leurs propres collègues.

Même le chien policier, Diesel, aurait été tué par erreur.

D’ailleurs, le mystère restera entier : les juges d’instruction, en charge de l’enquête sur les attentats du 13 novembre, n’ont pas estimé nécessaire de demander qu’une autopsie soit pratiquée sur le malinois.

Voir en vidéo :
http://www.rtbf.be/video/detail_une-autre-version-de-l-assaut-donne-a-saint-denis?id=2080229

Le parquet de Paris n'a pas souhaité faire de commentaire. Des doutes avaient déjà été émis dans les jours qui ont suivi l'assaut.

Mais il est aujourd'hui clair qu'à la lecture des différents rapports, les suites de l'assaut de Saint-Denis ressemblent à de la manipulation médiatique avec un objectif : faire d'une opération hasardeuse un véritable succès.

Source :
http://www.rtbf.be/info/dossier/attaques-terroristes-a-paris/detail_assaut-de-saint-denis-le-raid-s-est-tire-dessus?id=9203121&utm_source=rtbfinfo&utm_campaign=social_share&utm_medium=fb_share

 

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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 09:28

Le 21 janvier 2016

Après avoir été entendu pendant deux jours pour des faits présumés de corruption et de trafic d’influence, le préfet Alain Gardère a été présenté à la justice, jeudi 21 janvier, en vue d’une éventuelle mise en examen, selon une source judiciaire.

Ancien commissaire de police, Alain Gardère, 59 ans, a été placé en garde à vue mardi 19 janvier dans le cadre d’une information judiciaire ouverte le 23 septembre 2015, notamment pour abus de biens sociaux, trafic d’influence, corruption et prise illégale d’intérêts par une personne dépositaires de l’autorité publique.

Il a été entendu, ainsi que quatre de ses proches, par l’inspection générale de la police nationale (IGPN), la « police des polices ».

Lire aussi : Le préfet Gardère en garde à vue pour corruption

Après son placement en garde à vue, Alain Gardère a aussitôt été suspendu de ses fonctions à la tête du Conseil national des activités privées de sécurité (Cnaps), instance sous tutelle du ministère de l’intérieur chargée notamment de l’agrément et du contrôle des agents et entreprises de sécurité privés.

Un autre policier, son directeur de cabinet au Cnaps, a également été déféré.

Proche de la droite, Alain Gardère fait partie de ces policiers proches de Nicolas Sarkozy qui ont été propulsés préfets.

Source :
http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/01/21/le-prefet-gardere-defere-pour-des-faits-presumes-de-corruption-et-trafic-d-influence_4850901_1653578.html

***
Le préfet Gardère mis en examen pour corruption passive
http://www.lepoint.fr/justice/corruption-le-prefet-gardere-presente-a-la-justice-21-01-2016-2011425_2386.php

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 12:44

Transmis par S. le 6 janvier 2016

Reçu sur retention

Depuis deux jours, des migrants hébergés dans le centre d’hébergement du Loiret, dans le 13e arrondissement, étaient en grève de la faim pour protester contre les conditions d’accueil dans ce centre.

– les comportements racistes de la part des membres du personnel et du directeur. – aucune aide et aucun avancement dans les démarches administratives depuis fin juillet.

– plusieurs personnes sont tombées malades à cause des conditions de vie

– les visites ne sont pas autorisées et les sorties et entrées sont réglementées

– pas d’accès à l’eau : une seule fontaine d’eau installée dans le réfectoire. Ils sont obligés d’aller chercher dans les lavabos des toilettes.

– de la nourriture périmée a été servie

– le personnel entre dans les chambres sans frapper et sans prévenir.

– 11 personnes ont été expulsées sans raison.

La seule réponse de la direction a été d’appeler la police. À cette heure, une vingtaine d’entre eux sont enfermés dans les commissariats du 5e et du 13e arrondissement.

Avant d’être emmenés, la police a récupéré les clés de leur chambre.

Depuis quelques semaines, de plus en plus de migrants hébergés dans divers centres depuis la première évacuation de la Chapelle revendiquent pour faire valoir leurs droits et se plaignent des traitements qu’ils subissent.

Avec à chaque fois la question centrale des démarches administratives et les comportements racistes du personnel à leur égard.

Ces situations prouvent une fois de plus qu’en étant pauvre et sans papiers, on a aucun droit, et surtout pas celui de s’exprimer.

Les migrants, lorsqu’après une opération de communication, quittent la rue pour des hébergements d’urgence, n’ont pas accès à leur droit et restent à la merci des directeurs de centre, de la préfecture, de l’Ofpra et de la police.

Le fonctionnement des centres d’hébergement restreint dangereusement la liberté des migrants, les infantilise.

Toute expression personnelle et politique est immédiatement réprimée :

– août : gardes à vue de trois personnes et d’un traducteur venus soutenir les revendications de migrants dans un centre Emmaus ;

– septembre : garde à vue de 3 migrants ayant refusé d’être hébergés dans une unité psychiatrique à Nanterre ;

– ce mois-ci, rafle dans un foyer du 18e où les migrants étaient en grève des loyers (10 sont toujours en centre de rétention)

– arrestation de 116 migrants dormant place de la République à et gardés plusieurs heures au commissariat.

Soyons solidaires des personnes en garde à vue !

Commissariat du 5e : 4, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, 01 44 41 51 00

Commissariat 13e : 144, bd de l’Hôpital, 01 40 79 05 05

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