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ETAT D'URGENCE

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 17:32

MANIFESTATION-CARNAVAL POUR LA VICTOIRE DE LA ZAD DE NOTRE-DAME-DESLANDES ET CONTRE L'ÉTAT D'URGENCE.

RDV 12H00 Place du parlement pour le banquet
14H pour le départ du carnaval !!

Depuis l’automne, les menaces d’expulsions de la ZAD de Notre-Dames-des-Landes se multiplient : déclarations de Valls, procès de la nouvelle conserverie (la Noë Verte), appel d’offre pour le barreau routier, convocation au tribunal des habitants et exploitants historiques, réservation d’hôtels pour la police.

Au lendemain des élections régionales et du basculement à droite des Pays de la Loire, son nouveau président Bruno Retailleau annonce ses velléités visant l’évacuation de la Zone.

Nous répondons de concert avec lui que « cela fait des années que ce projet est enlisé, que les entreprises et les collectivités attendent que l’État se décide une bonne fois pour toutes » (ouest-france 15 décembre 2015) !

l est temps de forcer le gouvernement à retirer définitivement le projet d’aéroport, de l’empêcher d’expulser la ZAD.

Face à ces menaces, un appel circule depuis la ZAD à bloquer la région, à se rassembler partout et à occuper les lieux de pouvoir en cas de tentative d’expulsion. Nombreux sont les comités et les collectifs de l’ouest et de toute la France à répondre à cet appel.

Trois ans après l’échec de l’opération César, une nouvelle défense de la Zone est bel et bien en marche. La réponse sera ferme et de grande ampleur. Nous ne laisserons pas le gouvernement et Vinci écraser la ZAD.

D’une, parce que leur projet est stupide ; de deux parce que la ZAD est le symbole que les luttes refusant un monde dominé par l’économie peuvent être victorieuses ; et de trois parce qu’elle est une zone d’expérimentations prodigieuses de nouvelles manières de vivre et de s’organiser.

Depuis le comité ZAD de Rennes, nous avons décidé de ne pas attendre l’arrivée des gendarmes mobiles sur la Zone. Nous donnons rendez-vous le 6 février. Pour empêcher les expulsions, prenons dès maintenant les devants, lançons une contre-offensive !

Cette journée sera également l’occasion de nous opposer à l’État d’Urgence. Car sortir dans la rue est une façon de vaincre la peur et la paralysie que tente d’imposer le gouvernement. La clique à Hollande n’a pas trouvé d’autre manière pour continuer à gouverner que d’instrumentaliser les attentats du 13 novembre.

En imposant l’État d’Urgence, il a voulu faire taire son opposition pendant la COP21. Ils ont procédé à des arrestations massives, des assignations à résidence et des interdictions de manifester. Il s’agissait d’un test et si nous ne réagissons pas dès maintenant, ils essaieront d’appliquer cette répression pour l’expulsion de la ZAD et les prochains conflits sociaux, ils normaliseront cette situation « d’exception ».

Et tout comme nous nous opposons à l’aéroport, nous refusons le tournant sécuritaire et réactionnaire qu’impose l’État d’Urgence, la stigmatisation des personnes musulmanes et assimilées et le pouvoir quasi-total donné à la police, les exactions qu’elle commet.

Nous proposons de faire du 6 février une grande journée :

– pour la fin de l’aéroport et la victoire de la ZAD !

– donnant suite à la manifestation du 14 novembre à Landivisiau qui a réuni les collectifs en lutte contre les projets d’infrastructures dans le Finistère et la Bretagne

– contre l’État d’Urgence

Nous invitons tous les collectifs, groupes, personnes de Bretagne et de l’ouest qui se reconnaissent dans cette proposition à la rejoindre, se l’approprier, la signer et la diffuser.

Nous invitons toutes et tous à venir à cette journée de discussions, de banquet, de manifestation-carnaval fort de ses chars, musique, masques, peinture, affiches, banderoles, ou tout autre surprise pouvant égayer ce 6 février.

Et pour préparer les festivités, construire les chars, confectionner les masques etc. rendez-vous tous les week-ends à partir du 9 janvier de 10h à 20h. (lieu à définir)

http://comitezadrennes.noblogs.org

Email de contact : comitezadrennes@riseup.net

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 10:01
[Bordeaux - 6 février] Mobilisation - Contre l’état d’urgence ! Pour nos libertés !

Mobilisation - Contre l’état d’urgence ! Pour nos libertés !

Attention -  Pour cause de braderie ! Changement de lieu !

Samedi 6 février 2016
14 h – Place Fernand Lafargue
Bordeaux

Stop au coup d’état d’urgence ! Nous ne braderons pas nos droits !

Ce rassemblement dans notre espace public est le fruit  de quatre rencontres créatives d’individu-e-s, de collectifs et d’associations. Nous souhaitons qu’il soit informatif, ludique, solidaire et unitaire, en toute autonomie et autogestion.

**
Venez échanger avec nous et partager :

-    Un concert de casseroles (débutant-e-s accepté-e-s !!!)
-    Une auberge espagnole
-    Une soupe
-    Des stands associatifs
-    Des lectures de témoignages
-    Des lectures d’œuvres littéraires
-    Une zone de libre expression (profitez-en, ça risque de ne pas durer !!!)
-    Une zone de gratuité
-    De la musique
-    Du théâtre de rue
-    Un photomaton
-    Un atelier « casseroles »
-    Et toutes les idées que vous aurez à partager …

En cas d‘averses, amenez vos parapluies, le concert de casseroles sera maintenu !!!

Pour en savoir plus sur "L'opération Casseroles"
http://clap33.over-blog.com/2016/02/etat-d-urgence-a-vos-casseroles-faisons-du-bruit-pour-nos-libertes.html

**
Logistique

-    La soupe se prépare le samedi matin au Samovar, 18 rue Camille Sauvageau, Bordeaux. A partir de 10h30.
-    AC !Gironde met sa photocopieuse à disposition si vous amenez vos ramettes. C’est au 21 rue Saincric, Bordeaux - 05 56 81 88 91
-    Tables, chaises, moquettes, tréteaux sont les bienvenus au rassemblement.
-    Les clés U.S.B avec de la musique sont aussi invitées.
-    Les musicien-e-s seront bien reçu-e-s.

**
Créer c'est résister

Pour alerter sur un état d’urgence qui s’instaure durablement, se pénalise, se constitutionalise, s’islamophobise, un état d’urgence qui criminalise les idées, les pensées, les appartenances,…un état d’urgence qui présume coupables, nie la diversité, divise jusqu’aux libertés publiques…un état dangereux dans lequel on s’épie, se méfie, se désigne, se dénonce, s’autocensure, un état dangereux qui simplifie les raisons sérieuses de penser que notre comportement constitue une menace pour la sécurité et l'ordre publics, un état d’urgence qui crée du silence, celui du fascisme ordinaire.

Pour faire taire les bruits des bottes, la solidarité est notre arbre !

***
S'informer

http://clap33.over-blog.com/
https://etatdurgence.fr/
http://www.stopetatdurgence.org/

Merci de faire suivre dans vos réseaux !

NOUS !

--
collectif Contre Les Abus Policiers - Bordeaux [Fr]
http://clap33.over-blog.com/

Pour nous écrire, pour témoigner :
collectif.clap33@gmail.com

[Bordeaux - 6 février] Mobilisation - Contre l’état d’urgence ! Pour nos libertés !
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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 09:42

Opération CASSEROLES contre l’état d’urgence permanent
Mobilisation visuelle et quotidiennement bruyante

Au choix et à volonté

Batterie d’interventions dans le non-débat public


) ) ) contre la mise sous état d’urgence permanent !

ACCROCHER votre CASSEROLE
depuis maisons, fenêtres, balcons, jardins, …
se rendre VISIBLE contre état d’urgence , avec ou sans slogan


TAPER votre CASSEROLE Tous les soirs 20H ! Partout !
pour marteler « Stop au coup d’état d’urgence ! »

) ) ) Du bruit pour nos libertés !
pour s’indigner, fustiger, se solidariser, ne pas oublier, ne pas s’habituer


PARTAGER la mobilisation comme vous l’entendez ,
jouons collectif pour propager l’opération Casseroles afin de ne pas basculer !


Pour approfondir vos choix sur votre style de casserole et votre style de coups

) ) ) Style de casseroles :

  • Évasée, comme la loi renseignement légalisant la surveillance de masse (promulguée le 24 juillet 2015)
  • Pour usage intensif, comme le régime d’exception de l’état d’urgence, qui suspend l’état de droit, voté jusqu’au 26 février, prolongé jusqu’au 26 mai 2016 (Loi du 20 novembre 2015  ayant pris le soin d’épargner la censure de la presse déjà contrôlée par les subventions ou capitalisations)
  • Percée, comme un pays des droits de l’homme  qui déroge à la Convention européenne des droits de l'homme (24 novembre 2015 : la France informe le Conseil de l'Europe qu’elle va « déroger » à la Convention européenne des droits de l'homme)
  • Extérieur poli, comme une révision de la constitution donnant un fondement incontestable aux mesures de police administrative (sans contrôle de la justice) prises par le ministère de l’intérieur pendant l’état d’urgence.
  • Tous feux, comme une loi post-état d’urgence réformant la procédure pénale qui vise à rendre permanents et ordinaires les outils et moyens de l’état d’urgence, et permet de ne plus se faire gauler par les exigences constitutionnelles et européennes (loi renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l’efficacité et les garanties de la procédure pénale  - recours à la procédure accélérée)

) ) ) Style de coups

  • Coups redoublés, répétés, réguliers comme les assignations à résidence, perquisitions, contrôles, abus et violences policières qui bâillonnent  et criminalisent tout autres que les terroristes : musulman-e-s (ou assimilé-e-s), militant-e-s, activistes, syndicalistes, lanceurs d’alerte, zadistes, agitateurs, artistes, profs., Roms, réfugié-e-s, exilé-e-s, sans papiers …
  • Coups qui partent tout seuls comme une police hors contrôle, aux pouvoirs exceptionnels, sous irresponsabilité pénale (pour d’autres pays, on dit Etat Policier)
  • Coups par derrière d’une répression par anticipation s’il existe des raisons sérieuses de penser que le comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre publics : Qui pensent ? les policiers et militaires qui ont voté FN à plus de 50% ? les puissants lobbyings ? les politiciens ?... Qui est ou deviendra la menace ?
  • Coups calculés comme sur un marché juteux de la sécurité (qui corrompt même Monsieur Le Préfet Alain Gardère)
  • Coups sous l’émotion comme un régime autoritaire qui confisque nos libertés et droits, administre les peurs pour sa sécurité, déstructure les liens sociaux, nie la diversité au profit de la haine (pour d’autres pays, on dit totalitaire)
  • Coups qui viennent du cœur pour rester humain et user de ses  libertés !

L’état d’urgence, il faut qu’ça cesse ! L'islamophobie aussi.

Moins on l’ouvre, plus il nous la ferme !

A 20 H, faites du bruit pour briser le brun silence de l’état d’urgence !

Pour ne pas oublier car « Que devient-on lorsqu’on oublie ? On s’habitue au mal. » Pinar Selek

La France avant l’état d’urgence c’était déjà un pays condamné par la CEDH, une « Police au dessus des lois » rapportée par Amnesty et, des politiques sécuritaires et de bâillonnement de la parole publique : contrôles d’identité abusifs, contrôles au facies, discriminations, vies volées, déploiement surdimensionné, violences policières, flashballs, armes de poing, gaz lacrymogènes, grenades, matraques, tonfas, tasers, géolocalisation, fichage et fichiers, surveillance, loi renseignement, prélèvement ADN, délit d’outrage, G.A.V, fouilles, humiliation, amendes, intimidations et harcèlements judiciaires, poursuites abusives, impunités policières …

Se donner de l’énergie pour taper la casserole encore plus fort pour nos libertés :

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https://etatdurgence.fr/
http://www.stopetatdurgence.org/
https://lignesdeforce.files.wordpress.com/2016/01/projet-de-recc81forme-pecc81nale-20161.pdf.www.islamophobie.net/

Salutations solidaires !

Pour télécharger l'appel en pdf :
http://fr.scribd.com/doc/297595587/Operation-Casseroles-A4
--
collectif Contre Les Abus Policiers - Bordeaux [Fr]

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 11:42

Le 22 janvier 2016

L'assaillant tunisien du commissariat de la Goutte d'Or, à Barbès, dans le 18e arrondissement de Paris, le 7 janvier dernier, n'a pas de lien avec un réseau islamiste. C'est la police allemande qui l'affirme.

Tarek Belgacem, 24 ans, avait vécu dans un foyer de réfugiés outre-Rhin. «

Au cours des deux dernières semaines, nous n'avons découvert dans l'entourage de l'assaillant aucun indice indiquant l'existence d'un réseau islamiste (...) Nous excluons dès lors aujourd'hui qu'il y ait pu avoir un réseau islamiste », a déclaré à la presse le chef de la police du Rhénanie du Nord-Westphalie, Uwe Jacob.

« C'est un assaillant isolé. Les services de sécurité français et allemand sont du même avis », a-t-il ajouté au sujet du suspect.

Armé d'une feuille de boucher - sorte de hachoir - et doté d'un fausse ceinture d'explosifs, l'homme aurait crié « Allah Akbar » en s'avançant vers les policiers à l'entrée du commissariat avant d'être abattu.

D'après les enquêteurs français, Tarek Belgacem n'avait pas répondu aux demandes de sommation des des policiers en faction. Ce qui les avait conduits à tirer en légitime défense.

L'homme était également en possession d'un papier sur lequel il revendiquait son appartenance au groupe Etat islamiste, selon la police française.

La famille de Tarek Belgacem, qui soutient que ce dernier n'était pas un terroriste islamiste lié à Daech, doute de la version livrée par le parquet de Paris.

Elle a indiqué par le biais de son avocat qu'elle portait plainte contre X pour « homicide involontaire ».

Son avocat, Me Nasr Azaiez, évoque une réaction « disproportionnée » de la police, expliquant que l'on ne tue pas un individu pour la seule raison qu'il a « exhibé » un couteau de boucher devant des policiers.

Source :
http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-assaillant-du-commissariat-de-barbes-sans-lien-avec-un-reseau-islamiste-22-01-2016-5476019.php

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 11:32

Le 19 janvier 2016

La famille de l’homme qui avait été abattu après avoir attaqué un commissariat de police du 18e arrondissement de Paris, le 7 janvier, compte porter plainte contre X pour homicide volontaire, a annoncé Nasr Azaiez, l’avocat sollicité par le père de Tarek Belgacem. Il met en doute la version livrée par le parquet.

« Ça a tout l’air d’un homicide volontaire. Ils ont tiré pour l’abattre. Si on s’en tient à la thèse du parquet, elle explique qu’il a “exhibé” une hache. Est-ce que le fait d’exhiber une arme justifie de tuer quelqu’un ? Est-ce que c’est proportionné ? D’après les témoins, il n’avait pas de couteau et n’a pas crié “Allah akbar”. Les témoignages sont unanimes. »

D’après le parquet de Paris, l’assaillant s’était rendu devant le commissariat situé au 34, rue de la Goutte-d’Or et avait menacé les policiers en faction avec une feuille de boucher (une sorte de grand hachoir) et un engin explosif factice, avant d’être tué par les agents.

La police a trouvé sur Tarek Belgacem un texte de revendication dans lequel il prête allégeance au chef de l’organisation Etat islamique et un téléphone portable équipé d’une puce allemande. L’incident a eu lieu un an jour pour jour après l’attaque perpétrée dans les locaux de Charlie Hebdo, qui avait fait douze morts.

Source :
http://mobile.lemonde.fr/police-justice/article/2016/01/19/la-famille-de-l-homme-tue-devant-le-commissariat-de-barbes-porte-plainte-pour-homicide-volontaire_4849878_1653578.html

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 14:10

Nos droit, ça {p}urge ! Acte IV

Stop au coup d’état d’urgence ! Bordeaux toujours mobilisée ! Comment… ?

Prochaine rencontre

Jeudi 28 janvier 2016 - 20h - Au Samovar
18 rue Camille Sauvageau - Bordeaux

Dernière ligne droite  ! Battons le rappel !!!

Nous, individu-e-s, collectifs, associations, à l’issue de notre dernière rencontre, avons décidé d'organiser :
une mobilisation "Contre l'état d'urgence permanent, pour nos libertés"
Samedi 6 février à 14h place de La Victoire à Bordeaux.

Cette occupation se veut toujours informative, ludique, solidaire et unitaire.

Nous rappelons que toutes les associations, collectifs, syndicats, individu-e-s qui souhaitent venir poser une table de presse sur leurs activités sont invité-e-s à nous rejoindre ce jour-là.
Baissons nos drapeaux, Activons nos réseaux !

Nous avons posé qu'il n'y aurait pas de communication "officielle" mais que chacun-e était à même de sensibiliser ses contacts avec ses propres arguments. Itou pour affiches, flyers... à faire tourner pour celleux qui ne sauraient pas comment en faire.

Pour ce rassemblement sont envisagés :
- une auberge espagnole (possibilité d'une soupe en attente) ;
- des lectures de témoignages de personnes arrêtées lors de la COP21 (ces témoignages peuvent être mis en forme pour être distribués), d'autres témoignages d'assignations, de perquisitions etc... ;
- un recueil bibliographique autour de l'état d'urgence ou d'oeuvres faisant écho à un état d'urgence (1984, Matin Brun ...), ces textes pourront aussi être lus.
- des cartes postales avec questions ouvertes autour de l'état d'urgence à faire remplir par les badauds
- une zone de gratuité
- un murmure : libre expression sur des panneaux
- de la musique : chorale, musiciens, sons mp3 (à vos contacts !!!!)
- du théâtre de rue
- d’apposer des post-it partout où nous le pourrons avec l'annonce de la mobilisation

Nous avons décidé de faire tinter nos casseroles ce samedi 6 dans le cadre de "l'opération casserole" lancée la semaine dernière.
Opération casserole : Il s'agit de suspendre à nos fenêtres une casserole, avec ou « sans banderole », et de la faire sonner tous les soirs à partir de 20h ! (Changement d'horaire jugé plus pertinent après une semaine de pratique :). Nouveaux visuels en pièces jointes...

Nous sommes à la recherche d'une sono !!!

Pour envoyer vos propositions d'ouvrages pour le recueil bibliographique, vos témoignages, vos propositions d'affiches :
collectif.clap33@gmail.com

Une autre action autour de l'état d'urgence est prévue sur Bordeaux le 30 janvier 2016. Vous trouverez sans doute plus d'info prochainement sur l'incontournable Démosphère Gironde :
http://gironde.demosphere.eu/

Motivons-nous, motivons-notre entourage et nos réseaux pour que le 6 février prochain soit un grand coup d'arrêt au grand coup d'état d'urgence !!!

Merci de faire suivre dans vos réseaux

Au compte-rendu forcément incomplet,
Le collectif Contre Les Abus Policiers - C.L.A.P33

Pour lire la loi "Etat d'urgence" :
http://clap33.over-blog.com/2016/01/comment-l-etat-d-urgence-va-durer-toujours.html

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 23:22

Nos droits, ça {p}urge ! Acte III

Stop au coup d’Etat d’Urgence ! La mobilisation, ça continue ! Comment… ?

Vendredi 15 janvier 2016 - 20h – Au Samovar
18 rue Camille Sauvageau - Bordeaux

Nous poursuivrons notre mobilisation contre d’une part, l’inscription de l’état d’urgence dans la constitution au terme d’un congrès exceptionnel et d’autre part, son inscription dans le code pénal par le biais d’une loi soumise au Conseil d’Etat par le gouvernement le 23 décembre dernier(voir en détail ci-dessous).

Nous, individu-e-s, collectifs, associations, à l’issue de notre dernière rencontre, avons décidé deux actions.

Opération Casserole : « Faisons du bruit pour nos libertés ! » « Réveillons-nous pour nos libertés ! » « Le tocsin pour nos libertés ! »

A mettre en pratique dès maintenant !!!

Nous cherchions une action simple à réaliser et que chacun-e pouvait s’approprier où qu’il-elle soit. Nous cherchions à rendre symboliquement visible notre opposition à l’état d’urgence. La proposition retenue a été de suspendre à nos fenêtres une casserole, avec ou « sans banderole », et de la faire sonner tous les soirs à partir de 19h30 !

Que carillonnent dans nos villes nos envies de liberté ! Faites tourner !!!

6 février : « Occupons l’espace pour nos libertés » (intitulé à déterminer…)

La date du 6 février a été retenue car elle correspond à plusieurs manifestations nationales qui auront lieu ce jour là.

L’idée d’un défilé a été écartée au profit d’une occupation informative, ludique, solidaire et unitaire d’un espace public.

Plusieurs propositions ont été retenues qui feront l’objet vendredi de travail en petits groupes :

- Une soupe populaire
- Des lectures publiques de textes (1984…), d’articles…, de témoignages de personnes qui ont été opprimées par l’état d’urgence…
-  Micro-trottoirs
- Stand des associations/collectifs
-  Panneaux informatifs/communication
-  Théâtre de rue/ théâtre invisible
-  Atelier badges
- Peut-être en avons-nous oublié certaines ?

Venez et revenez enrichir ces groupes et proposer de nouvelles animations !

Les réunions préparatoires de cet évènement ont vocation à durer. Nous sommes d’ores et déjà en recherche d’un lieu pour le vendredi 22 janvier. Une idée ?

Merci de faire suivre dans vos réseaux !

Au compte-rendu forcément incomplet,

Le collectif Contre Les Abus Policiers - C.L.A.P33

****
Besoin de motivations pour nous rejoindre ?

Que prévoit cette loi ?

Perquisitions de nuit dès l’enquête préliminaire en matière de terrorisme, avec possibilité de les décider de manière préventive afin d'anticiper un risque d’atteinte à la vie ou l’intégrité physique ; mise en place d’IMSI-catchers, fausses antennes relai permettant de glaner les données de connexion voire de faire de l’interception des correspondances, sur simple autorisation du procureur, dans le cadre de la criminalité ou la délinquance organisée ; sonorisation et/ou surveillance vidéo d’un lieu dès l’enquête de flagrance ou l’enquête préliminaire ; possibilité de retenir pendant quatre heures une personne pour vérifier sa situation, sans droit à l’avocat, dès lors qu’il existe des raisons sérieuses de croire à l’existence d’un lien avec le terrorisme ; fouille des bagages, des voitures, sans présomption d’infraction, pour celui ou celle qui se trouve à proximité d’un site sensible, etc.

Quand on sait les excès de l'état d'urgence actuel....

Pour la lire, l'imprimer, la télécharger :
https://lignesdeforce.files.wordpress.com/2016/01/projet-de-recc81forme-pecc81nale-20161.pdf

***
Crimes Policiers en état d'urgence

En un mois, la police tue pour la deuxième fois
http://clap33.over-blog.com/2016/01/attentat-a-la-goutte-d-or-folie-meurtriere-ou-folie-policiere.html

En un mois, la police tue pour la troisième fois
http://clap33.over-blog.com/2016/01/un-homme-abattu-hollande-etat-d-urgence-peine-de-mort.html

Et maintenant que les policiers peuvent officiellement porter leurs armes en toute occasion...
http://clap33.over-blog.com/2016/01/etat-d-urgence-les-policiers-autorises-a-porter-leur-arme-en-toute-occasion.html

***
Action/Réactions

La Ligue des Droits de l'Homme s'attaque à l'état d'urgence devant le Conseil d'État
http://www.nextinpact.com/news/98002-la-ligue-droits-homme-sattaque-a-etat-durgence-devant-conseil-detat.htm

[Vidéo] - Bâtonnier de Paris - "Sécurité et Droits de l'homme peuvent aller ensemble"
http://clap33.over-blog.com/2016/01/batonnier-de-paris-secutite-et-droits-de-l-homme-peuvent-aller-ensemble.html

Des juges administratifs appellent à la prudence
http://clap33.over-blog.com/2016/01/etat-d-urgence-des-juges-administratifs-appellent-a-la-prudence.html

***
Mobilisations contre l'état d'urgence

[Paris - 16 janvier] Appel pour un grand banquet contre l’Etat d’urgence
http://clap33.over-blog.com/2016/01/16-janvier-appel-pour-un-grand-banquet-contre-l-etat-d-urgence.html

[Rennes - 6 février] Manifestation-carnaval
https://maisondelagreve.boum.org/6-Fevrier-MANIFESTATION-CARNAVAL

En pièces-jointes, flyer & proposition photo de profil pour vos sites et vos divers réseaux sociaux...
 


collectif Contre Les Abus Policiers - Bordeaux [Fr]
http://clap33.over-blog.com/

Pour nous écrire, pour témoigner :
collectif.clap33@gmail.com

Notre manifeste :
http://clap33.over-blog.com/pages/Le_manifeste-1768283.html

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 10:24


Anzor, Dina et Massoud Madiev, dans leur appartement des Hauts de Rouen.

Le 21 décembre 2015

Cela fait plus de quinze jours que les policiers sont repartis après leur perquisition mais la famille Madiev, des réfugiés tchétchènes, n’a toujours pas retrouvé le sommeil. Dina, la mère, n’arrive pas à fermer l’œil, aux aguets : « Et s’ils revenaient ? » Le moindre bruit la fait sursauter. Massoud, le père, s’est fait prescrire des anxiolytiques, mais il se réveille encore en sueur.

Quand les policiers tentent de forcer leur porte, ce 30 novembre à 6 heures du matin, à Rouen (Seine-Maritime), les murs fragiles de l’appartement HLM se mettent à trembler. Le bruit est assourdissant. Dina pense immédiatement aux bombardements sur son village, pendant la guerre, et à ce jour où les soldats russes ont débarqué dans leur maison et abattu le frère de Massoud sous ses yeux : « J’ai cru que les Russes revenaient », raconte-t-elle la voix encore tremblante.

Tétanisée, elle se lève pour aller regarder par le judas mais il est obstrué. De nouveaux coups. La porte, robuste, résiste. Dina se résout à l’ouvrir. Et se retrouve nez à nez avec une vingtaine d’hommes, pour la plupart en tenue d’intervention, armés et casqués. « Ils semblaient surpris qu’on leur ait ouvert », se souvient Dina, qui se demande toujours pourquoi ils n’ont pas essayé, tout simplement, de sonner.

Colis de Noël ouverts

Leurs cris la hantent encore. « Allongez-vous au sol ! », ordonnent-ils à Massoud et son fils, Anzor, 23 ans, en pointant sur eux leurs armes et leurs lampes torches. « C’était spectaculaire, comme au cinéma, comme s’ils venaient arrêter des criminels », raconte Dina. Le père et le fils, en caleçon, sont menottés et placés dans le salon, Dina dans une autre pièce. Séparés.

Les policiers commencent leur fouille, à la recherche d’armes. « Elle est où ta kalach' ? », demandent-ils à Massoud. Bac de linge sale, albums photos, téléphones et ordinateurs portables : rien n’est épargné. Même les colis de Noël sont ouverts. Une intimité familiale retournée, fouillée, aspirée.

Dina se souvient d’un instant d’affolement, quand les policiers ne parvenaient pas à ouvrir une mallette : « "C’est quoi le code, c’est quoi le code ?", ils criaient » – il fallait en fait appuyer sur deux attaches. Et de leur déconvenue lorsqu’ils y ont découvert une ménagère de couverts de table.

Malgré la peur et les larmes, Dina cherche à comprendre. « C’est un ordre du préfet », est la seule réponse. Contactée, la préfecture de Seine-Maritime confirme et justifie la perquisition au motif que « M. Madiev fait l’objet d’une fiche S » et « qu’il est connu des services de renseignement pour entretenir des relations avec des représentants radicaux caucasiens ».

Ce motif – qu’il conteste –, Massoud Madiev espérait ne plus jamais en entendre parler. Il lui a déjà valu le rejet de sa demande de naturalisation française et de tous ses recours, jusque devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Lors de son entretien avec les services de police spécialisés en juin 2009, M. Madiev avait fait état de son soutien à la cause indépendantiste tchétchène. Il était loin d’imaginer que cette déclaration motiverait le rejet de sa demande de naturalisation, l’année d’après. Selon l’arrêté du ministère de l’immigration de l’époque, M. Madiev aurait « revendiqué [son] attachement à la cause indépendantiste tchétchène et déclaré entretenir des relations avec les membres de cette rébellion armée », qui perpètre des attentats dans son pays d’origine, est-il souligné.

« Je n’allais pas être du côté des Russes qui ont détruit mon village ! »

Une interprétation erronée, se défend M. Madiev : s’il n’a jamais nié que sa famille et lui avaient été, par le passé, en contact avec certaines figures indépendantistes, il n’a plus eu aucun contact avec eux depuis son arrivée en France, en mai 2004, assure-t-il.

Quant à son soutien à la cause tchétchène, « ça oui, bien-sûr », il l’assume : « Je n’allais pas être du côté des Russes qui ont détruit mon village et massacré les miens ! » Cela ne fait pas de lui pour autant quelqu’un qui a pris les armes ou commis un attentat, souligne-t-il.

« La liberté d’opinion suppose que l’on puisse se positionner pour un mouvement d’indépendance sans pour autant être favorable aux actions violentes que ce mouvement pourrait mener », abonde Me Cécile Madeline, l’avocate de M. Madiev. Et de pointer ce qu’elle juge être une contradiction du dossier : son client avait obtenu le statut de réfugié politique très peu de temps après son arrivée en France, or « on n’accorde pas ce statut à quelqu’un qui est soupçonné de terrorisme ». Selon elle, M. Madiev est ainsi victime d’un « harcèlement » : « La perquisition a eu lieu parce qu’ils avaient déjà quelque chose depuis le dossier de naturalisation. »

Après deux heures de recherches infructueuses, les policiers sont repartis. Sans rien. Ni armes, ni drogues, ni explosifs. « Aucun élément en lien avec une activité terroriste n’a été mis en lumière », confirme la préfecture.

Un silence de plomb s’est alors installé dans l’appartement. Dina a encore tremblé plusieurs heures. Puis elle s’est attaquée au nettoyage et au rangement de l’appartement, comme pour effacer les traces de ce passage qu’elle voudrait pouvoir oublier. Les dégâts psychologiques, eux, seront plus longs à réparer.

« Il faut montrer à l’administration que tout n’est pas possible »

« Je n’aurais jamais cru que ce qu’on avait fui dans notre pays on puisse le retrouver ici, en France, pays des droits de l’homme », dit Massoud dans un soupir, en avalant deux calmants. Triste ironie : quand ils ont mis les pieds pour la première fois en France, les Madiev se répétaient qu’ici, au moins, ils allaient enfin pouvoir dormir tranquilles. Se sentir à nouveau en sécurité leur avait pris du temps : longtemps, à la vue des contrôleurs en uniforme dans les transports, Dina ne pouvait réprimer des tremblements. Mais elle avait fini par s’apaiser.

Aujourd’hui, les convulsions sont revenues. « Je ne me sens nulle part en sécurité », s’étrangle Massoud. « L’Etat français a-t-il prévu de réparer les dommages collatéraux de ces perquisitions violentes ?, questionne Me Madeline. Au motif de vouloir assurer la sécurité du territoire en réalisant des procédures à titre préventif, on ne peut pas agresser et traumatiser des gens. » L’expertise psychologique qu’elle a demandé pour ses clients, qu’elle juge « victimes de l’état d’urgence », confirme le traumatisme et le stress engendrés par l’événement. Et préconise un accompagnement psychologique sur la durée.

L’avocate s’apprête désormais à contester la perquisition devant le tribunal administratif et à engager une demande indemnitaire symbolique : « Pas pour l’argent mais pour le principe : il faut montrer à l’administration que tout n’est pas possible, même en état d’urgence. »

Dina s’est sentie « humiliée », « comme violée » dans son intimité. « Ils se comportent comme si tout était permis : ils n’ont aucune justification à donner et on n’a aucune question à poser », s’emporte-t-elle.

Les méthodes employées lors de la perquisition, étaient brutales et, pour le menottage, illégal – « en l’absence de crime ou de délit, pas plus les membres des forces de l’ordre que l’officier de police judiciaire présent ne disposent d’un pouvoir de retenue ou de mesures de contrainte à l’encontre des personnes présentes », rappelait le ministère de l’intérieur lui-même dans une circulaire.

« Vous allez à la mosquée ? Combien de fois par semaine ? Pourquoi ? »

Dina, dont la religion veut qu’elle couvre ses cheveux en présence d’un homme, s’est retrouvée en chemise de nuit devant les policiers. Ils ne lui ont pas laissé le temps de s’habiller, assure-t-elle.

Ils ont marché avec leurs chaussures sur le tapis de prière, alors que Massoud leur avait demandé de l’éviter.

Il y a eu aussi cet interrogatoire sur leur pratique religieuse : « Vous allez à la mosquée ? Combien de fois par semaine ? Pourquoi ? »

La préfecture n’est pas en mesure de commenter les méthodes qui ont été employées par les forces de l’ordre, puisqu’elle n’était pas présente au moment de la perquisition. Mais elle indique : « La sécurisation de la scène peut impliquer certaines mesures de contraintes. L’intervention se fait dans la sécurité du personnel, toutes les précautions d’usage sont prises. »

En repartant, les policiers ont demandé à Massoud de passer au commissariat pour signer le procès-verbal de perquisition. Encore en état de choc et n’étant pas sûr d’avoir compris la portée du document, Massoud a refusé de le signer. « J’ai reconnu les mots “sympathisant radical caucasien”. J’avais peur de me faire piéger », explique-t-il – à l'écrit notamment, son français est encore imparfait.

Il n’a pas obtenu de double et est reparti sans document prouvant la perquisition.

Un fonctionnaire lui a toutefois tendu l’adresse du tribunal administratif, et lui a expliqué qu’il pouvait y déposer un recours en annulation de la perquisition.

Marqués au fer

Traumatisée, la famille Madiev se retrouve aussi stigmatisée. « Depuis la perquisition, les voisins nous évitent », soupire Dina. Ses amies du quartier ne décrochent plus. Même la communauté tchétchène les fuit. Les Madiev ne leur jettent pas la pierre : « Nous aussi, à leur place, on aurait pensé que des gens perquisitionnés ont forcément quelque chose à se reprocher. »

« Perquisitionnés. » Le mot est désormais marqué au fer rouge sur leurs fronts et leur porte. « Dix ans qu’on habite ici, on n’a jamais eu de problème, et, du jour au lendemain, on est devenus des suspects », lâche Dina. Elle n’ose pas demander de l’aide à leur office HLM pour la réparation de la porte, « trop honte ».

« Que faire maintenant ? », questionne, désespéré, Massoud. Impossible de retourner en Tchétchénie, difficile de mener une vie normale en France. « On n’est nulle part à notre place », assène-t-il.

Leur volonté de s’intégrer était grande, pourtant. « On a tout fait pour devenir de vrais Français : apprendre la langue, demander une francisation de nos nom et prénoms, travailler », égrène Dina, les larmes aux yeux.

Leurs deux fils jumeaux étaient pressentis pour intégrer l’équipe de France de boxe dès l’obtention de leur nationalité française. En vain. Les adolescents ont dû renoncer à leur rêve. « J’aurais pourtant été fier de représenter la France », dit tristement Anzor, qui s’est rabattu sur un CAP de plomberie : « Là, au moins, pas besoin d’être Français. »

Camille Bordenet (Rouen, envoyée spéciale)

etatdurgencelemonde@lemonde.fr

Source :
http://delinquance.blog.lemonde.fr/2015/12/21/etat-durgence-jai-cru-que-les-russes-revenaient/

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 14:29

Le 7 janvier 2016

« L’état d’urgence n’a pas vocation à durer », a déclaré aujourd’hui François Hollande. Les cons n’ont pas vocation à voler, et pourtant la liste des chefs d’escadrille est déjà longue dans l’histoire de la République.

Il suffit, comme toujours, de se mettre d’accord sur les mots.

En effet, par définition, l’« état d’urgence » n’a pas vocation à durer. Un peu comme un éphémère n’a pas vocation à vivre autant qu’un éléphant.

La différence est qu’il n’existe pas (encore !) de recette pour faire atteindre au premier la longévité du second, d’où son nom.

Or il existe un moyen assez simple de prolonger (les dispositions de) l’état d’urgence, tout en mettant fin officiellement à ce dernier en tant que dispositif limité dans le temps : intégrer les dites dispositions au droit pénal courant.

C’est ce que le gouvernement se propose de faire. On pourra ainsi enregistrer la fin de l’état d’urgence, et donc ne pas le « prolonger », tout en conservant le « bénéfice » de ses dispositions d’exception.

Certes la lecture de ce texte est assez rébarbative, mais faites un effort: ça n’est rien à côté de la situation qu’il va créer.

Ci-dessous, l’introduction illustration et le pdf complet à télécharger.

Télcharger le projet de loi en P.D.F :
https://lignesdeforce.files.wordpress.com/2016/01/projet-de-recc81forme-pecc81nale-20161.pdf

Source :
https://lignesdeforce.wordpress.com/2016/01/07/comment-letat-durgence-va-durer-toujours/

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 14:20

Le 6 janvier 2016

En période d'état d'urgence, les policiers qui le souhaitent peuvent porter leur arme de service en toute occasion, même en dehors de leur zone d'activité et de leurs horaires de travail, selon un arrêté publié mercredi au Journal Officiel (JO).

Mis en place au soir des attentats du 13 novembre, puis prolongé pour trois mois, l'état d'urgence, régime d'exception qui renforce les pouvoirs des forces de l'ordre, doit durer au moins jusqu'à fin février.

"Lorsque l'état d'urgence est déclaré (...) que ce soit sur tout ou partie du territoire national, tout fonctionnaire de police qui n'est pas en service peut porter son arme individuelle pendant la durée de l'état d'urgence, y compris en dehors du ressort territorial où il exerce ses fonctions", stipule l'arrêté, qui précise que le port du gilet pare-balles n'est, lui, pas obligatoire.

"Ces dispositions sont également applicables au trajet entre le domicile et le lieu de travail", poursuit le texte.

Dans certains cas particuliers, la hiérarchie pourra cependant s'y opposer: "Le chef de service peut toutefois restreindre cette possibilité par des décisions individuelles motivées" et les élèves policiers ne sont pas concernés par cette autorisation.

Le 19 novembre déjà, une note de la direction de la police nationale indiquait que les policiers pouvaient être armés en permanence, y compris hors service, sur la base du volontariat.

Après les attentats de novembre, les syndicats de police avaient réclamé le droit au port d'arme hors service, citant le cas d'un commissaire qui se trouvait au Bataclan au moment de l'attentat, et qui a été gravement blessé par les tirs des assaillants en intervenant sans arme. Ils avaient également évoqué le cas d'un gardien de la paix parisien hors service, tué alors qu'il était à la terrasse d'un café ciblé par une attaque.

Les policiers en repos doivent en théorie laisser leur arme dans leur service ou chez eux, mais cette pratique fluctue en fonction des spécialités.

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160106.AFP2061/etat-d-urgence-les-policiers-autorises-a-porter-leur-arme-en-toute-occasion.html

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 13:50

Le 8 janvier 2015

A Cergy, Mehdi, 32 ans, a été assassiné à bout portant par la police ce jeudi soir.

Après s’être retranché dans un appartement de sa résidence, « silencieux et sans revendication », les forces de répression ont forcé l’entrée du logement.

L’homme, muni d’un ou plusieurs couteaux, persuadé « que des gens voulaient le tuer », une crainte qui l’avait mené à alerter cette même police le jour même vers 14h30, a été abattu de plusieurs coups de feu.

Traité comme un nouveau fait divers par le gouvernement, la police, et les médias dominants, c’est en réalité un deuxième assassinat en 24h pour le bras armé du gouvernement.

Alors que de concert ils argueront, une fois de plus, la légitime défense, ce nouveau crime policier, qui fait suite à la mort de Babacar Gueye, un sénégalais de 27 ans, début décembre à Rennes, devient désormais monnaie courante.
Lire ici :
http://clap33.over-blog.com/2015/12/rennes-3-dec-babacar-gueye-tue-de-5-balles-par-la-b-a-c.html

Il est alors légitime de se poser la question suivante : la police aurait-elle, sur fond d’état d’urgence, obtenu un permis de tuer ?

La recherche du buzz permanent

Profitant de l’atmosphère anxiogène entretenue par le gouvernement autour des attentats et l’état d’urgence, les médias dominants ont colporté, dans leur recherche du buzz, nombre d’informations non vérifiées. « Il aurait attaqué à l’arme blanche le passager d’un bus qui venait de descendre », affirme le Parisien ; une information démentie le soir même dans un article du Figaro, sur la base d’une nouvelle version des faits du procureur.

"Hier vers 18h30, un homme a pénétré chez ses voisins" en passant par la corniche de son immeuble au 3e étage et "les a menacés avec un couteau". Ainsi les voisins ont été menacés sans être blessés, signe que l’homme, en proie à une crise de folie, aurait cherché à fuir « des gens » qui « voulaient le tuer ».

Ironie du sort, ces personnes se sont révélées être les policiers.

Même si le conditionnel est utilisé, ces premières informations, provenant des forces de répression et du procureur, font le ton de la presse.

Celle-ci n’hésite pas à en rajouter, trouvant toute forme de justification à l’assassinat : on pointe du doigt le caractère « très exigu » du logement ; on monte en épingle l’attaque au couteau, suite à l’intervention de la police, qui a blessé « très sérieusement » le bras d’un policier.

Bien heureusement, le policier blessé sera opéré dans la nuit et « ses jours ne sont toutefois pas en danger », tandis que le « forcené » est « décédé quelques minutes plus tard ».

La vie d’un « déséquilibré » vaut en effet bien moins que celui d’un chien policier comme Diesel.

A la recherche d’un mobile du crime…

La police est coupable d’un deuxième assassinat en 24h.

Quelques heures après avoir abattu Tarek Belgacem, « déséquilibré », à la Goutte d’Or à Paris, les forces de répression récidivent. Armé d’une lame de boucher, l’homme a été abattu de cinq balles par le police, dans la matinée. La « ceinture d’explosif », qui s’est avérée factice, est devenue au fur et à mesure de l’éclaircissement de l’affaire, le mobile du crime des policiers du commissariat du 18ème arrondissement de Paris.
Lire ici :
http://clap33.over-blog.com/2016/01/attentat-a-la-goutte-d-or-folie-meurtriere-ou-folie-policiere.html

Pourtant à Cergy, il n’en est rien. L’homme « devenu paranoïaque depuis l’été dernier », connu pour troubles psychologiques, était armé d’un ou plusieurs couteaux dont il a fait usage suite à l’intervention de la police dans l’appartement dans lequel il s’était retranché.

Cette fois-ci, point d’engin explosif, point de « terroriste », point de « signe de radicalisation », les mobiles du crime du 18ème arrondissement ne tiennent plus.

… un coupable tout trouvé, un Tazer « défaillant » ?

L’imagination des forces de l’ordre et des médias dominants sont sans limites.

Le caractère « très exigu » du logement, soi-disant élément décisif dans une lutte qui aurait dérapée contre plusieurs policiers armés jusqu’aux dents, n’est pas très crédible pour expliquer ces tirs. La faute en reviendrait alors à un « Taser » défaillant.

Selon cette dernière version, les forces de l’ordre auraient eu recours au Taser® pour neutraliser le « forcené », en vain, explique le procureur.

« Celui-ci n’a pas eu d’effet. On ne sait pas encore pourquoi. Est-ce les électrodes qui n’ont pas atteint la cible ? Y-a-t-il eu un dysfonctionnement de l’appareil ? Quoi qu’il en soit, l’individu ne s’est pas effondré et a continué à porter des coups de couteau vers les policiers. L’un d’eux a alors tiré plusieurs coups de feu avec son arme et abattu l’homme. »

Le meurtre de Mehdi, qui entendait, selon la gardienne, « quelqu’un dans sa tête qui l’insultait », se réduit ainsi à un débat technique qui pourrait bien déboucher sur une attaque en justice contre la société « Taser » pour vente de produit défaillant.

En réalité, ce sont deux enquêtes d’une toute autre nature qui seront lancées.

Rassurons-nous, ce ne seront pas les conditions de l’assassinat qui seront mises en lumière.

Mais il y aura bien deux investigations : l’une pour « tentative d’homicide volontaire sur personne dépositaire de l’autorité publique » ; l’autre pour « violences volontaires avec arme ayant entraîné la mort sans intention de la donner ».

Deux enquêtes pour une justice à deux vitesses.

On se doute bien de leurs conclusions ; il n’y aurait rien d’étonnant à voir conclure l’usage de la légitime défense des policiers contre un « déséquilibré » qui a « pété les plombs en début d’après-midi ».

Une peine de mort pour les « terroristes » ?

Avec la normalisation de l’état d’urgence permanent et sa constitutionnalisation, bien préparée, par les assignations à résidence, la traque aux « personnes radicalisées », les perquisitions des mosquées et les interdictions de manifestations, jusqu’aux agressions et meurtres policiers, les forces de répression se sentent aujourd’hui légitimées et encouragées à utiliser tous les moyens pour arrêter quiconque ose faire un geste mal placé, allant jusqu’à la mort.

Cette peine capitale, même un policier en dehors de son service, pourra l’appliquer, son port d’arme étant désormais autorisé à tout moment.

Après avoir intégré dans son programme la déchéance de nationalité, une mesure de la droite et de l’extrême droite, Hollande et son gouvernement ne sont-ils pas aujourd’hui en train de rétablir, dans la pratique de l’état d’urgence, la peine de mort pour les « terroristes », et en l’occurrence envers toute personne contrevenant aux ordres donnés par la police ayant un comportement « non prévisible », « suspect », ou « dangereux » ?

Et c’est une nouvelle fois dans le programme de l’extrême droite que le gouvernement PS pioche.

Bien que pour le moment, ce ne soit pas légalisé, ne serait-ce pas, en pratique, le fameux rétablissement de la « peine de mort pour terroriste » proposée par Jean Marie Le Pen ? Oui, à une nuance près, ce n’est pas la décapitation, prônée par le FN, qui est mise en œuvre mais bien l’usage d’arme à feu, visant à tuer.

Source :
http://www.revolutionpermanente.fr/Un-homme-abattu-a-Cergy-Hollande-et-son-etat-d-urgence-auraient-ils-retabli-la-peine-de-mort

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10 janvier 2016 7 10 /01 /janvier /2016 11:02

Le 6 janvier 2015

Le nouveau bâtonnier de Paris Frédéric Sicard a appelé sur Europe 1 à débloquer plus de moyens au lieu de prolonger l'état d'urgence.

Accroître le pouvoir et les effectifs des forces de police, prolonger l'état d'urgence...

Le gouvernement a annoncé vouloir pérenniser les mesures rendues possibles par l'état d'urgence. Une évolution que le nouveau bâtonnier de Paris, Frédéric Sicard, a jugé inquiétante si elle ne s'accompagnait pas d'une volonté de préserver en parallèle les droits de l'homme.

Pour lui, prolonger l'état d'urgence n'a pas de sens si cela ne s'accompagne pas d'une augmentation des moyens de la justice. "En matière de justice, nous avons un budget moldave", a-t-il regretté.

"Je n'ai pas compris quel était l’intérêt de la prolongation de l'état d'urgence d'un point de vue technique", a déclaré le nouveau bâtonnier de Paris, qui a rappelé que son rôle était "non pas de faire de la politique, mais d'exprimer le point de vue technique des avocats".

"On n'a pas vraiment besoin de l'état d'urgence, ce dont on a besoin en urgence c'est de moyens", a-t-il estimé.

Les parquets notamment sont débordés.

"On n'a pas assez de moyens tant en matière de police qu'en matière de justice. Ce n'est pas une plaisanterie. Nous consacrons en matière de justice 10 centimes par Français et par jour. On a le même budget que la Moldavie qui n'est pas tout à fait la même puissance financière et économique que la France", a souligné Frédéric Sicard.  

Source :
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/01/06/97001-20160106FILWWW00069-batonnier-de-paris-nous-avons-un-budget-moldave.php

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Publié par C.L.A.P33 - dans Etat d'urgence
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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 11:53

Transmis par Elvis le 30 décembre 2015

Pour nous, c’est définitivement non !

Non au projet de déchéance de la nationalité, non à une démocratie sous état d’urgence, non à une réforme constitutionnelle imposée sans débat, en exploitant l’effroi légitime suscité par les attentats.

Nous n’acceptons pas la gouvernance de la peur, celle qui n’offre aucune sécurité mais qui assurément permet de violer nos principes les plus essentiels.

Notre rejet est absolu. Nous appelons tous ceux et celles qui partagent une autre idée de la France à le manifester.

Signer la pétition :
http://www.nousnecederonspas.org/

A l’initiative de :

AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Apel-Egalité, Altertour, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Association femmes solidaires comité Saint-Denis, Association France Palestine solidarité (AFPS), Association des Marocains en France (AMF), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip), Attac, Cadac, CADTM France, Cedetim, CGT Police Paris,  Centre islamique Philippe Grenier (CIPG), Cercle Condorcet de Paris, Clamart-Citoyenne, Collectif BDS Saint-Etienne, Collectif CGT Insertion-Probation (UGFF-CGT), Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Collectif féministes pour l’égalité, Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP), Collectif Mémorial 98, Collectif national des Faucheurs volontaires, Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif Stop le contrôle au faciès, Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Comité pour le Respect des Libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Commission islam et laïcité, Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Confédération générale du travail (CGT), Coordination de l’action non-violente de l’Arche (Canva), Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CRI), Droit au logement (Dal), Droit solidarité, Emancipation Tendance intersyndicale, Emmaüs international, Espace franco-algérien, Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Femmes égalité, Filles et fils de la République (FFR), Fondation Copernic, Halte OPGM07, Ipam, Justice et libertés Strasbourg , La Cimade, Le Gisti, Le Mouvement de la paix, Liberpensula Frakcio de Sat, Ligue des droits de l’Homme, Maison des potes, Mamans toutes égales (MTE), Minga-agir ensemble pour une économie équitable, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Négajoule!, Osez le féminisme !, Planning familial, Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), Powerfoule,  Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RaidH), Réseaux citoyens Saint-Etienne, Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau Immigration Développement Démocratie –  IDD, Revue Ecole émancipée, Revue Inprecor, Revue Regard, Romeurope 94, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat national des journalistes (SNJ), SNJ-CGT, SNPES-PJJ/FSU, Solidaires étudiant-e-s, Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT (UGFF-CGT), Union juive française pour la paix (UJFP), Unef, Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale solidaires.

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