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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 11:32

Le 13 novembre 2015

Que diriez-vous d'une petite leçon de sécurité informatique... par Edward Snowden ? L'ancien employé de la NSA a accordé un entretien au site The Intercept, dans lequel il donne quelques conseils très concrets pour protéger sa vie privée, que l'on soit lanceur d'alerte, journaliste ou simple internaute soucieux de ses données personnelles.

L'entretien a eu lieu autour de deux copieux hamburgers-frites, dans un hôtel moscovite. Edward Snowden, toujours exilé en Russie, n'a pas choisi n'importe quel media pour livrer ses conseils : il était interrogé par Micah Lee pour The Intercept, site co-fondé par les journalistes à l’origine de la publication des révélations de Snowden sur les écoutes de la NSA, Glenn Greenwald et Laura Poitras. Lee est lui-même co-directeur, avec Snowden, de la Freedom of the Press Foundation.

"Nous avons décidé ensemble que l'entretien serait plutôt une discussion de geeks sur l'informatique, et moins sur la politique, parce que nous sommes tous les deux des nerds", avertit Micah Lee. Une discussion de geeks, mais largement accessible aux non-initiés : l'ex-informaticien de la NSA commence par donner quelques conseils simples à mettre en oeuvre pour échapper aux surveillances.

La base ? Crypter ses communications téléphoniques et ses sms via l'application (gratuite) pour smartphones Signal, puis crypter son disque dur (le guide – en anglais – du journaliste de The Intercept pour crypter son disque dur est ici).

Autre conseil relativement simple à appliquer : utiliser un gestionnaire de mots de passe. "Vos informations personnelles peuvent être révélées parce qu'un service que vous avez arrêté d'utiliser en 2007 est hacké, et le mot de passe que vous utilisiez pour ce site fonctionne aussi pour votre compte Gmail." Pour éviter ce type de désagrément, les gestionnaires de mots de passe (l'article cite par exemple KeePassX, gratuit et open source) permettent d'attribuer un mot de passe unique à chaque service, sans devoir le mémoriser.

"Je pense que Tor est la technologie la plus importante utilisée aujourd'hui"

Quant au réseau Tor, qui permet de rendre anonymes les échanges sur Internet, Snowden est convaincu de ses vertus au point de l'utiliser lui-même "tout le temps": "Je pense que Tor est la technologie la plus importante utilisée aujourd'hui dans le domaine de l'amélioration de la vie privée", juge l'ancien informaticien des renseignements américains. Quid des professionnels qui peuvent avoir besoin d'une protection particulière de leurs communications et de leur vie privée (lanceurs d'alerte, journalistes, …) ? Nul besoin pour eux de "vivre une vie paranoïaque, coupé des réseaux, caché dans les forêts du Montana." Il s'agit plutôt d'être conscient du type d'information qui pourront être utilisées contre soi, et de les protéger spécifiquement, explique Snowden.

Le lanceur d'alerte, qui vit désormais en Russie, entame ensuite un plaidoyer pour les bloqueurs de pubs. Non pas pour éviter les désagréments de publicités intrusives, mais parce que ces pubs peuvent être la porte d'entrée d'instrusions informatiques : "Aussi longtemps que les fournisseurs de services proposeront des publicités avec du contenu actif qui requièrent l'utilisation de Javascript pour s'afficher, [aussi longtemps] qu'ils intégreront des contenus actifs de type Flash ou n'importe quoi qui puisse être vecteur d'attaques sur votre navigateur —vous devriez faire en sorte de les bloquer."

Mais Snowden reste Snowden, et l'entretien se termine sur un appel plus politique : "Aujourd'hui, nous nous trouvons au croisement d'une route, qui débouchera soit sur une société ouverte, soit sur un système contrôlé. Si nous ne faisons rien, les gens regarderont en arrière et diront : «pourquoi ont-ils laissé cela advenir ? ». (...) Voulez-vous vivre dans un monde où l'on connait non seulement le contenu de chaque conversation, les mouvements de toute personne, mais aussi l'emplacement de chaque objet ?"

Source :
http://www.arretsurimages.net/breves/2015-11-13/Snowden-vie-privee-sur-le-net-mode-d-emploi-The-Intercept-id19454

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Publié par C.L.A.P33 - dans Surveillance Fichage
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16 novembre 2015 1 16 /11 /novembre /2015 14:56

Depuis Paris Lutte Info le 15 novembre 2015

L’état d’urgence a été décrété par Hollande suite aux attentats de Paris. De plus, les contrôles aux frontières seront rétablis jusqu’à nouvel ordre. Mais ça veut dire quoi au juste état d’urgence ? Il faut se questionner maintenant afin que les événements atroces ne laissent place à la peur et au pouvoirs aveugles et démesurés de l’État.

« J’ai également demandé des renforts militaires. J’ai également convoqué le Conseil des ministres. Deux décisions seront prises : l’état d’urgence sera décrété, ce qui veut dire que plusieurs lieux seront fermés, la circulation sera interdite dans certains endroits. L’état d’urgence sera décidé sur l’ensemble du territoire.
François Hollande aux alentours de minuit le vendredi 13 Novembre 2015

C’est quoi l’état d’urgence ? C’est un texte régi par une loi voté le 3 avril 1955.

Depuis la Seconde Guerre mondiale il a été utilisé à plusieurs reprises :

  • Durant la guerre d’Algérie, mais uniquement sur le territoir colonisé (l’Algérie française), de 1955 à 1961 avec des durées indéterminées pour des durées allant jusqu’à 12 mois).
  • Dans les territoire occupés en Kanaky (Nouvelle-Calédonie) pendant près de 6 mois.
  • En 2005 pendant la vague d’émeutes qui toucha les cités françaises. C’était pour l’instant l’unique fois qu’il avait été utilisé en France métropolitaine.

C’est donc la première fois que l’état d’urgence est décrété sur l’ensemble du territoire français. En 2005 seuls certains départements étaient concernés par l’état d’urgence.

Quelles en seront les principales conséquences sur les libertés publiques ? Elles seront très importantes :

Une circulation amoindrie :

"La déclaration de l’état d’urgence donne pouvoir au préfet dont le département se trouve en tout ou partie compris dans une circonscription prévue à l’article 2 :

1° D’interdire la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux et aux heures fixées par arrêté ;

2° D’instituer, par arrêté, des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé ;

3° D’interdire le séjour dans tout ou partie du département à toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l’action des pouvoirs publics."

En gros, le préfet peut décider de boucler complétement un quartier. Il peut aussi faire des cas individuels. Ainsi il fait en sorte qu’une liste de personnes soient interdites d’une partie du territoire. Le tout en procédure hyper rapide. Tout pouvoir au préfet.

Des mises en liberté surveillées facilitées :

"Le ministre de l’intérieur dans tous les cas et, en Algérie, le gouverneur général peuvent prononcer l’assignation à résidence dans une circonscription territoriale ou une localité déterminée de toute personne résidant dans la zone fixée par le décret visé à l’article 2 dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre public des circonscriptions territoriales visées audit article.

L’assignation à résidence doit permettre à ceux qui en sont l’objet de résider dans une agglomération ou à proximité immédiate d’une agglomération.

En aucun cas, l’assignation à résidence ne pourra avoir pour effet la création de camps où seraient détenues les personnes visées à l’alinéa précédent.

L’autorité administrative devra prendre toutes dispositions pour assurer la subsistance des personnes astreintes à résidence ainsi que celle de leur famille"

En gros chaque personne fichée à l’antiterrorisme pourra se faire coincer chez lui à partir de demain. Par chance (on est vraiment bien en France), il est précisé que nous ne pourrons pas être parqué dans des camps.
On notera le côté vague d’une telle appellation. Toute personne jugée par l’État (juge, préfet...) comme "dangereux" va pouvoir se retrouver sous séquestre.

Libertés publiques et politiques restreintes :

Le ministre de l’intérieur, pour l’ensemble du territoire où est institué l’état d’urgence, le gouvernement général pour l’Algérie et le préfet, dans le département, peuvent ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacles, débits de boissons et lieux de réunion de toute nature dans les zones déterminées par le décret prévu à l’article 2.

"Peuvent être également interdites, à titre général ou particulier, les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre."

Donc. En gros, vous aurez l’interdiction de vous plaindre de cette situation. Toute personne qui contestera l’état existant sera suceptible d’être réprimée. Il est donc possible que les futures manifs de la COP soit interdites.

Censure et perquisitions à domiciles facilitées

Le décret déclarant ou la loi prorogeant l’état d’urgence peuvent, par une disposition expresse :

"1° Conférer aux autorités administratives visées à l’article 8 le pouvoir d’ordonner des perquisitions à domicile de jour et de nuit ;

2° Habiliter les mêmes autorités à prendre toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et des publications de toute nature ainsi que celui des émissions radiophoniques, des projections cinématographiques et des représentations théâtrales.

Les dispositions du paragraphe 1° du présent article ne sont applicables que dans les zones fixées par le décret prévu à l’article 2 ci-dessus."

Tout est dit. La presse peut être interdite. Les gens peuvent se faire perquisitionner selon le bon vouloir des autorités policières...

Vous n’aurez pas le droit de ne pas être d’accord

"Les infractions aux dispositions des articles 5, 6, 8, 9 et 11 (2°) seront punies d’un emprisonnement de huit jours à deux mois et d’une amende de 11 euros à 3 750 euros ou de l’une de ces deux peines seulement. L’exécution d’office, par l’autorité administrative, des mesures prescrites peut être assurée nonobstant l’existence de ces dispositions pénales."

Les peines de prisons peuvent pleuvoir. Enfin peine... on est pas sûr qu’il y ait réellement un jugement... Visiblement il s’agit de peines sortant de tout contexte pénale.

Donc en gros on est face au pire du pire de toutes les formes d’État. Les flics ont des droits quasi illimités, ils seront sur les nerfs. Faites gaffe à vous.

Source :
https://paris-luttes.info/l-etat-d-urgence-annonce-par-4133

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 11:15

Le 9 novembre 2015

La justice belge ordonne à Facebook d'arrêter de "tracer" les internautes sans leur accord.

Face à cette décision de la justice belge, qui lui demande d'agir sous 48 heures, Facebook a annoncé qu'il allait faire appel.

La justice belge a ordonné lundi à Facebook d'arrêter sous 48 heures de "tracer" les internautes sans leur consentement, sous peine d'une astreinte de 250 000 euros par jour. La décision s'applique aux internautes qui ne sont pas membres du réseau social américain, et qui, contrairement à ceux qui ont ouvert un compte Facebook, n'ont pas autorisé Facebook à exploiter leurs données.

Elle fait suite à une plainte déposée par la Commission de la protection de la vie privée (CPVP), l'équivalent belge de la Cnil française.

Le juge belge conteste l'utilisation par le réseau social des "cookies", ces micro-fichiers qui conservent les données ou habitudes des internautes et continuent de les pister.

"Facebook place des cookies qui retiennent qu'un internaute a visité une page Facebook, par exemple celle d'un ami, mais aussi qu'il a visité la page d'une chaîne de magasins, d'un parti politique, d'un groupe d'entraide ou d'une autre association"
    Communiqué du tribunal

Facebook va faire appel

Le géant américain a aussitôt décidé d'interjeter appel : "Nous allons faire appel de cette décision et nous oeuvrons pour minimiser toute entrave à l'accès à Facebook depuis la Belgique", a réagi dans un communiqué un porte-parole.

Selon Facebook, ces cookies, qui examinent le comportement du navigateur internet afin de déterminer s'il correspond à celui d'un utilisateur normal, permettent d'éviter la création de faux comptes, de réduire le risque qu'un compte soit piraté par quelqu'un d'autre ou encore que le contenu du compte soit volé.

Source :
http://www.sudouest.fr/2015/11/09/la-justice-belge-ordonne-a-facebook-d-arreter-de-tracer-les-internautes-sans-leur-accord-2180319-5166.php

***
Le 13 novembre 2015

La Belgique peut-elle vraiment faire plier Facebook ?

La Commission vie privée a remporté une bataille juridique et historique. Mais pas sûr que le réseau social ait perdu la guerre des données privées.  

Le verdict du tribunal de première instance de Bruxelles est tombé lundi, au nom de la protection de la vie privée : Facebook doit arrêter de conserver les données des Belges qui ne sont pas inscrits sur le réseau social.

Ce qui est actuellement le cas grâce au cookie « datr ». Ce petit fichier déposé par le serveur de Facebook sur l’ordinateur des internautes permet de récolter leurs données personnelles à chaque fois qu’ils visitent un site web proposant de « liker » ou de « partager » du contenu.

Facebook devra donc renoncer à cette pratique dans les 48h qui suivront la réception de la signification officielle de la décision par les trois entités concernées (Facebook Belgique, le siège social européen Facebook Irlande, et le siège social général aux États-Unis). Dans le cas contraire, l’entreprise devra payer 250.000 € par jour à la Commission de la protection de la vie privée (CPVP), avec un plafond de 600.000 €.

Ce montant n’est évidemment qu’une goutte d’eau pour cette entreprise qui pèse 300 milliards de dollars en valorisation boursière. Et, de toute manière, Facebook n’a pas dit son dernier mot. D’abord, le géant du web a déjà annoncé qu’il irait en appel contre la décision du tribunal bruxellois.

Ensuite, Facebook devrait introduire une autre procédure lui permettant de s’opposer aux astreintes en tant que telles, en évoquant la nécessité fondamentale de ce fameux cookie. Ce dernier permettrait en effet de distinguer les visites légitimes de celles des hackers et ainsi assurer plus de sécurité aux utilisateurs.

Ces initiatives judiciaires pourraient prendre des mois, voire des années, avant d’aboutir. En attendant, Facebook ne devrait pas verser un centime à la CPVP.

Si l’aspect financier ne devrait donc pas être un réel problème pour Facebook, du moins dans l’immédiat, il s’agit malgré tout d’une belle victoire pour la Belgique. Ce jugement pourrait faire jurisprudence au niveau européen et ainsi inciter les autres commissions de la protection de la vie privée à attaquer Facebook en justice. Et comme l’union fait la force… Le réseau social finira peut-être par plier un jour.

Source :
http://www.moustique.be/14515/la-belgique-peut-elle-vraiment-faire-plier-facebook

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 08:16

Le 30 septembre 2015

Les organisations citoyennes condamnent la proposition de loi sur la surveillance de masse.

Un collectif d'associations appelle les parlementaires français à rejeter la proposition de loi relative aux mesures de surveillance des communications électroniques internationales.

Avec cette nouvelle proposition de loi, le Parlement est sur le point d’approuver de nouvelles mesures de surveillance disproportionnée quant aux communications internationales. Basée sur le principe de collecte massive des données, la proposition cherche à légitimer les violations des droits civils et humains par les pratiques des services de renseignement, et notamment aux Etats-Unis et au Royaume-Uni tels que révélés par Edward Snowden. Dans la mesure où une part cruciale du trafic internet mondial transite par les câbles sous-marins français, cette loi intégrerait la France dans le système de surveillance mondial.

Cette proposition s’ajoute à la loi sur le renseignement adoptée en juin 2015 qui permet entre autres au gouvernement de surveiller sans autorisation judiciaire les conversations téléphoniques et électroniques. La loi sur le renseignement autorise également l’installation de boîtes noires sur les infrastructures des fournisseurs d’accès à Internet afin de collecter massivement les métadonnées de millions de personnes innocentes. En juillet, le Conseil constitutionnel avait censuré une mesure sur la surveillance internationale, et la nouvelle proposition, portée par la députée PS Patricia Adam, cherche à réintégrer le programme de surveillance internationale. Cette proposition doit être votée le 1er octobre par l’Assemblée nationale.

Nous sommes particulièrement inquiets sur les éléments suivants :

- La proposition permettrait une surveillance de masse de millions de personnes en France et à l’étranger.

- Les mécanismes de contrôle sont très insuffisants et manquent d’indépendance. La collecte massive de données sera conduite sous la seule autorité du Premier ministre, avec un contrôle uniquement a posteriori par l’autorité de contrôle (Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement, CNCTR). Ces mesures ne garantissent pas suffisamment la protection de la vie privée et le respect des droits et libertés.

- La période prévue pour la conservation des données est clairement injustifiée, excessive (un an pour le contenu, six ans pour les métadonnées et huit ans pour les communications chiffrées) et en contradiction avec les principes posés par la Cour de justice de l’Union européenne dans son arrêt du 8 avril 2014 invalidant la directive sur la conservation des données. Aucune explication n’est donnée pour justifier une telle période de conservation.

- La finalité des mesures est beaucoup trop large, comme par exemple «les intérêts essentiels de la politique étrangère» et «les intérêts économiques et scientifiques essentiels de la France».

- Les termes flous laissent une porte ouverte pour une utilisation de nouvelles technologies de surveillance qui aurait pour conséquence une extension du champ d’application de la proposition de loi sans la participation démocratique des institutions.

- Seuls les avocats, journalistes, parlementaires et magistrats établis en France pourront théoriquement bénéficier d’une forme de protection, bien que la nature privée ou professionnelle de leur communication ne pourra, par exemple, être établie qu’après le traitement des données. De plus, la loi ne les protège pas d’une collecte massive et d’une exploitation de leurs communications.

Nous, organisations signataires, appelons le Parlement français à rejeter cette proposition de loi sur la surveillance internationale et à protéger ainsi les droits des personnes dans le monde. Le principe d’universalité des droits est un principe fondamental, en particulier au sein de l’Union européenne. Nous appelons, en rejetant cette proposition, à renforcer les garde-fous en faveur des libertés et droits fondamentaux.

Signataires :

European Digital Rights (EDRi) ; Electronic Frontier Foundation ; Chaos Computer Club (CCC) ; Article 19 ; Code Red ; OpenMedia.org ; Electronic Frontier Finland ; FITuG ; AKVorrat.at (Working Group on Data Retention Austria) ; Initiative für Netzfreiheit ; IMMI ; Global Voices ; Amnesty International ; Pen International ; Digital Rights Foundation ; Australian Privacy Foundation ; CPJ (Committee to Protect Journalists) ; FIDH ; Vrijschrift ; Access ; Bits of Freedom ; IT-Political Association ; Panoptykon Foundation ; Xnet ; Association for Progressive Communications ; Digitale Gesellschaft e. V. ; Privacy International ; Reporters sans frontières (Reporter Without Borders) ; Alternative Informatics Association

Source :
http://www.liberation.fr/debats/2015/09/30/les-organisations-citoyennes-condamnent-la-proposition-de-loi-sur-la-surveillance-de-masse_1393325

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 10:02

Le 21 septembre 2015

Après la loi sur le renseignement publiée au Journal officiel le 26 juillet dernier, la proposition de loi sur la surveillance internationale sera examinée en séance le 1er octobre prochain d’abord par les députés. Le texte est déjà passé comme une lettre à la poste en commission de la défense.

En effet, la semaine dernière, aucun des députés membres de cette commission n’a trouvé matière pour déposer le moindre amendement. Patricia Adam, présidente de cette instance, désignée rapporteure, a rappelé que ce texte était justifié par la censure constitutionnelle du 23 juillet visant l’article sur la surveillance internationale de la loi sur le renseignement.

Un simple bug de forme, vraiment ?

Une censure « non sur le fond, je tiens à le souligner, mais sur la forme » a-t-elle relativisé. Petite phrase répétée plusieurs fois lors de la séance du 16 septembre en commission de la défense. Un simple bug de forme ? Le texte gouvernemental avait surtout oublié de définir les conditions d'exploitation, de conservation et de destruction des renseignements collectés, et celles du contrôle par la commission nationale de contrôle des techniques de renseignement.

Sous ce bug de « forme », il était donc reproché aux députés et sénateurs de ne pas avoir « déterminé les règles concernant les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l'exercice des libertés publiques », dixit le Conseil constitutionnel. Et pour cause, la loi laissait à l’exécutif le soin de définir ces menues modalités, générosité décapitée par le Conseil constitutionnel, qui anticipait un risque d'arbitraire.

Patria Adam a néanmoins justifié la nécessité de cette surveillance internationale : « La récente tentative d’attentat dans le Thalys rappelle hélas, si besoin était, la menace considérable à laquelle nous faisons face. »

Autre chose, le gouvernement a engagé la procédure accélérée. Ce choix, qui va négliger le travail parlementaire, ne froisse pas la députée socialiste : « Je comprends bien les difficultés pratiques que cela peut poser au vu des délais réduits d’examen, mais j’ai confiance en la commission, consciente qu’elle est de la nécessité d’apporter ce dont ils ont besoin aux services dépendant du ministère de la Défense, au premier rang desquels la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). »

Les communications franco-françaises dans les filets internationaux

Lors de cette séance en commission, la parlementaire a aussi rappelé le contenu de cette proposition de loi (notre explication ligne par ligne) qui jouera dans plusieurs hypothèses : celles des correspondances mixtes (un côté français, un côté étranger), celle des communications purement internationales, enfin celle des communications qui se révèlent passées entre deux identifiants rattachables au territoire national. Dans ce dernier cas, « les communications [seront] instantanément détruites » dit – un peu curieusement – la proposition de loi, qui confirme en tout cas que des échanges entre personnes en France pourront tomber dans les filets des outils d'espionnage international.

Contrairement au régime franco-français, une communication qualifiée d’internationale soulagera considérablement le formalisme de droit commun prévu par la loi sur le renseignement.

Il n’y aura plus d’avis préalable de la Commission de contrôle des techniques du renseignement et les délais de collecte, de traitement, etc. seront rallongés. La CNCTR n’interviendra qu’a posteriori, soit trop tardivement, après l’atteinte à la vie privée.

Cette différence de traitement, compte tenu des potentielles atteintes au secret des avocats, a déjà agacé la French American Bar Association, groupement d’avocats qui s’en est plaint auprès de la députée.
Lire ici :
http://www.nextinpact.com/news/96487-loi-renseignement-avocats-franco-americains-denoncent-ppl-sur-surveillance-internationale.htm

Trois niveaux de surveillance

La proposition de loi organise en outre trois niveaux de surveillance : l’interception des systèmes de communication, la mise en place d’une boîte noire à l’échelle internationale durant un an, renouvelable. Enfin, une surveillance portant soit sur les contenus soit sur les données de connexion, les contenants, et portant sur des zones géographiques, des organisations, des personnes ou des groupes de personnes. Bref, un vaste champ du possible.

« La présente proposition a ainsi vocation à fournir un cadre d’ensemble clair, équilibré et indispensable à la poursuite du travail de nos services de renseignement pour assurer la sécurité de la France et des Français tout en protégeant les libertés individuelles » s’est cependant persuadée Patricia Adam, sous les applaudissements de Damien Meslot, député LR : « Vous l’avez rappelé : le texte sur le renseignement n’a pas été partiellement censuré par le Conseil constitutionnel pour des raisons de fond, mais seulement de forme. Nos services de renseignement ont besoin de disposer des moyens d’agir, les récents événements l’ont assez montré. Aussi suis-je, pour ce qui me concerne, tout à fait favorable à cette proposition de loi bien construite. »

Les amendements pour la séance seront examinés le 30 septembre, avant les débats en hémicycle le 1er octobre prochain.

Source :
http://www.nextinpact.com/news/96574-loi-renseignement-surveillance-internationale-examinee-par-deputes-1er-octobre.htm

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23 septembre 2015 3 23 /09 /septembre /2015 18:24

Yep !

Instructif, intelligent, parfois désopilant, ce reportage de Cash Investigation est extrêment précieux au moment où l'on nous vend la loi Renseignement et ses fameux algorithmes comme la panacé pour lutter contre le terrorisme et - tant qu'à faire - pour le prévenir.

On nous les vend ? Oui, on nous les vend bien et notre sécurité, ça pèse en milliards de dollars, dans des outils hight tech - des gadgets à prix fous qui ne fonctionnent pas - et sans doute, on ne peut que s'en convaincre en voyant cette enquête, en dessous de table...

Allez, passez à la caisse !

Mais avant, faites tourner cette vidéo !

m.

Le 22 septembre 2015

La menace terroriste est devenue une réalité qui inquiète de nombreux Français. Ce climat de peur fait les affaires du secteur de la sécurité, qui pèse aujourd'hui dix milliards d'euros. «Cash investigation» révèle les dessous de ce business qui a le vent en poupe.

Certains industriels sont par exemple prêts à manipuler les statistiques pour faire gonfler leur bénéfices.

L'enquête présentée par Elise Lucet montre également les failles de la biométrie, présentée comme la solution miracle.

Gros plan également sur les caméras de surveillance, qui ont envahi le paysage urbain.

Plus de 40 000 objectifs surveillent les villes de France et, depuis peu, les petites communes rurales. Mais ces caméras sont-elles vraiment efficace ?

 

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 08:29

Le 25 août 2015

Même si Microsoft prétend être de bonne foi, et ne vouloir qu’améliorer ses services, ses contrats d’utilisation laissent ouvertes toutes les portes permettant de capter des données personnelles.

La tension monte entre Microsoft et ses clients. En cause, des remontées de données massives opérées par défaut et des clauses un peu trop permissives dans le contrat de licence relatif à Windows 10. Il est à noter que ces pratiques ne sont pas nouvelles, mais elles prennent une nouvelle dimension dans Windows 10, qui les affiche au grand jour.

Nous nous sommes déjà assez largement penchés sur les outils permettant de faire remonter des données à Microsoft. Voir à ce propos nos articles « Windows 10 fait remonter une foule de données à Microsoft », « Comment éviter la collecte de données automatique dans Windows 10 ? » et « Les sites pirates bloquent Windows 10 ».
http://www.silicon.fr/alerte-windows-10-remonter-foule-de-donnees-a-microsoft-122944.html
http://www.silicon.fr/premunir-collecte-donnees-automatique-windows-10-123103.html
http://www.silicon.fr/sites-pirates-bloquent-windows-10-124634.html

Mais que fait la firme de ces données ? Le contrat de licence de Windows 10 (accessible ici) reste assez flou à ce sujet, en indiquant que « certaines fonctionnalités du logiciel, lorsque vous les utilisez, peuvent envoyer ou recevoir des informations. La majorité de ces fonctionnalités peuvent être désactivées depuis l’interface utilisateur. Vous pouvez également choisir de ne pas les utiliser. » Chose qui n’est pas toujours vraie, comme nous allons le voir.

Une page est dédiée à ces informations captées par les fonctionnalités et outils proposés au sein de Windows 10. Vous la retrouverez ici. Si tous les éléments sont donnés pour désactiver ces remontées d’informations, l’opération est loin d’être simple et se montrera particulièrement chronophage.

Tout désactiver… sauf la télémétrie

Reste un gros point noir : les données de télémétrie. Elles sont par exemple utilisées par le « Programme d’amélioration de l’expérience utilisateur de Microsoft » (dont les termes sont expliqués ici). Problème, ce programme ne peut être complètement supprimé. Au mieux, vous pourrez opter pour un envoi minimal d’informations auprès de Microsoft (via les options de l’outil de feedback intégré dans Windows 10). Un élément qui devrait normalement bloquer l’utilisation de Windows 10 dans plusieurs domaines, par exemple les transactions bancaires ou la santé.

Il est à noter que certains utilisateurs ont signalé que les outils de télémétrie étaient modifiés via des mises à jour de Windows. Chose valable aussi bien pour Windows 10, que Windows 7, 8 et 8.1.

Ne rien partager… sauf si nécessaire

Dans la déclaration de confidentialité de Microsoft (en ligne à cette adresse), le paragraphe « Raisons pour lesquelles nous partageons vos données personnelles » est édifiant. On peut y lire que « nous partageons vos données personnelles avec votre consentement ou au besoin pour terminer toute transaction ou fournir tout service que vous avez demandés ou autorisés. »

Rien n’est fait sans votre consentement, mais certains services peuvent partager vos données personnelles sans vous en avertir, à partir du moment où vous choisissez de les utiliser. Utiliser un service revient donc à accepter qu’il partage des données personnelles. Fin du débat. Pire, les données personnelles sont partagées « au besoin ». Traduction : on vous demande, sauf lorsque l’on ne vous demande pas.

C’est pour votre bien… ou pas

« Nous partageons également des données avec les filiales contrôlées par Microsoft ; avec les prestataires travaillant en notre nom ; lorsque cela est exigé par la loi ou pour répondre à une procédure judiciaire ; pour protéger nos clients ; pour protéger des vies humaines ; pour maintenir la sécurité de nos services ; et pour protéger les droits ou la propriété de Microsoft. »

La première partie est logique. Le reste bien moins. « Pour protéger des vies humaines » ouvre par exemple la porte à des écoutes massives à grande échelle, puisque cela permettra de détecter des malfaiteurs ou terroristes avant qu’ils ne passent à l’action, et donc de protéger des vies. « Pour maintenir la sécurité de nos services » permet de détecter les contre-mesures visant à supprimer – par exemple – les services de télémétrie de Windows. « Pour protéger les droits ou la propriété de Microsoft » offre dans l’absolu la possibilité de référencer les logiciels installés sur une machine, pour détecter des versions piratées.

Source :
http://www.silicon.fr/windows-10-porte-ouverte-vos-donnees-personnelles-124748.html

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7 septembre 2015 1 07 /09 /septembre /2015 20:28

Depuis Numérama le 22 juillet 2015

Un script open-source pour favoriser le racisme et l'eugénisme

Un développeur a publié un script open-source qui permet de vérifier les caractéristiques génétiques d'une personne avant de donner accès à un site ou une application en ligne. Il s'appuie sur l'API de l'entreprise 23AndMe, qui a déjà analysé l'ADN de plus d'un million de clients américains. Eugénisme 2.0.

Hitler aurait adoré. Le Ku Klux Klan aussi. Un internaute a mis en ligne sur GitHub un script open-source baptisé "Genetic Access Control" (contrôle d'accès génétique), qui permet aux webmasters et créateurs d'applications de vérifier que certains critères génétiques sont remplis avant de donner à un internaute le droit d'accéder à un site ou à un service en ligne. Il faut présenter son ADN en guise de preuve.

Pour ce faire, GAC utilise les services d'une société américaine détenue en partie par Google. Le script exploite en effet l'API de 23AndMe, une entreprise de biotechnologie créée en 2006 par Anne Wojcicki, l'ex-épouse du co-fondateur de Google Sergey Brin. 23AndMe permet aux Américains d'envoyer par la poste un échantillon de leur ADN en prélevant leur salive chez eux, et d'obtenir en retour un profil génétique, pour 99 dollars seulement. Déjà 1 million de clients aurait ainsi alimenté les bases de la société avec leur ADN, rattaché à leur identité.

Pour des questions réglementaires 23AndMe ne propose plus pour le moment de déterminer les maladies que ses clients sont susceptibles de développer, mais l'entreprise fournit toujours des statistiques sur les origines probables de la personne. On peut ainsi voir quel pourcentage de son ADN provient des populations sub-sahariennes, européennes, asiatiques, scandinaves, françaises, russes, corses... plus 23AndMe a d'éléments de comparaison, plus il peut être précis dans la détermination du profil. La société dit être capable de remonter 750 lignées maternelles et plus de 500 lignées paternelles.

Par amusement, le service permet de trouver des personnes ayant un ADN proche du sien, donc probablement de la même famille. Beaucoup plus sérieusement, l'ambition de 23AndMe est surtout de proposer une médecine personnalisée basée sur l'ADN, qui fait que par exemple, une femme qui aurait le profil génétique typique d'une Juive ashkénaze se verrait proposer immédiatement un dépistage du cancer du sein et des ovaires, ces populations ayant statistiquement beaucoup plus de risques que les autres d'en développer.

Lire la suite :
http://www.numerama.com/magazine/33762-un-script-open-source-pour-favoriser-le-racisme-et-l-eugenisme.html

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 09:06

Corto le logiciel de statistiques et de...
 

Le 12 août 2015

Depuis 2011 le logiciel Corto veille sur la ville de Mantes-la-Jolie.
Ce logiciel de statistiques et de préventions au service de la police municipale a accumulé plus de 14 000 fiches sur les lieux et les actes de délinquance dans la ville.

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30 juillet 2015 4 30 /07 /juillet /2015 09:30

Le 24 juillet 2015

L'enseigne est mise en demeure par la CNIL pour des "commentaires excessifs" portés dans ses fichiers sur ses clients.

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a mis en demeure jeudi la société Boulanger de ne plus enregistrer dans ses fichiers "des commentaires excessifs" sur ses clients.

Alertée par une plainte, la CNIL a effectué en février un contrôle dans un des magasins de la société spécialisée dans l'électroménager et le multimédia, ainsi que des constatations en ligne sur le site internet de l'enseigne.

Plus de 5800 commentaires

Boulanger a mis à disposition de son réseau un outil informatique permettant de gérer la facturation et aux salariés d'ajouter des commentaires sur les fiches des clients.

Les vérifications de ce fichier "ont permis de relever plusieurs manquements à la loi informatique et liberté", écrit la CNIL.

Les enquêteurs ont notamment relevé pas moins de 5 828 commentaires sur des clients qualifiés de "non-pertinents" comme : "Client chiant, très con, n'a pas de cerveau, grosse connasse qui se croit tout permis, casse couille, folle, fort accent africain, de confession juive, problème cardiaque ou alcoolique"...

Aucune sanction... pour l'instant

"Si le recours à l'utilisation de zones de commentaires libres n'est pas interdit dans la mesure où il permet le suivi des dossiers clients, les informations renseignées doivent être objectives et en relation avec la prestation commerciale", rappelle le gendarme français de l'informatique.

"Elles doivent surtout ne pas porter atteinte à l'image de la personne", souligne la CNIL pour qui il revient à l'entreprise de "prendre toutes les mesures pour que ses salariés respectent effectivement ces règles".

La CNIL précise cependant que sa mise en demeure a une valeur d'exemple et qu'aucune suite ne sera donnée si la société se conforme à la loi dans un délai de trois mois. Dans le cas contraire, une autre procédure sera lancée qui pourra, elle, aboutir à une sanction.

Source :
http://www.sudouest.fr/2015/07/24/chiant-n-a-pas-de-cerveau-alcoolique-quand-boulanger-insulte-ses-clients-2078130-705.php

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Publié par C.L.A.P33 - dans Fichage
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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 11:10

Le 4 juin 2015

La loi sur le renseignement fait craindre pour la protection de la vie privée. Mais les risques existent déjà, et certains s'en protègent mieux que vous.

Internet, ce vaste monde, dont l'utilisateur moyen –vous et moi– se sert beaucoup mais auquel il ne comprend pas grand chose. Monsieur tout-le-monde achète, c'est un exemple, son ordinateur à la Fnac, utilise Windows, SFR, Facebook et laisse traîner des cookies espions derrière lui. Ah ! cible parfaite du tracking, cette méthode commerciale qui vise à connaître les goûts d'une personne connectée pour mieux lui adresser des publicités personnalisées sur ses différentes pages de navigation. L'internaute insouciant protège son ordinateur par un code de quelques caractères et ses conversations privées sont entre les mains de Gmail.

Aeris - c'est un pseudo - surfe loin de ce modèle de candeur. Ce Parisien de 30 ans est ingénieur en développement logiciel dans l’industrie (aéronautique, ferroviaire, militaire…), ce qui implique qu'il soit habilité Confidentiel Défense.  

À titre personnel, il participe au projet NSA-observer, un site recensant les documents livrés par Edward Snowden pour décrypter les programmes de surveillance des services de renseignements américains. Souriant et engageant, Aeris n'est pas vraiment l'image d'Épinal du paranoïaque. Mais les sujets sensibles qu'il traite l'invitent à un niveau de prudence que nous autres, citoyens lambda, n'avons pas forcément besoin d'atteindre au quotidien. Pourtant, sa façon d'utiliser le réseau est instructive à plus d'un titre.

Lire la suite :
http://www.slate.fr/story/101631/internet-hyper-prudent

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30 juin 2015 2 30 /06 /juin /2015 10:53

Le 25 juin 2015

Pour l'avocat de Mediapart et proche de François Hollande, l'espionnage américain est "choquant et détestable".

INTERVIEW - Invité de Thomas Sotto, jeudi sur Europe 1, Jean-Pierre Mignard, avocat du site Mediapart et ami de François Hollande, a estimé que la France pourrait accorder l'asile politique à Julian Assange, fondateur de WikiLeaks, et Edward Snowden, à l'origine de révélations sur les écoutes massives des services de renseignement américains.

"Ce sont des lanceurs d'alerte qui ne peuvent pas en l'état trouver protection dans la loi nationale", a estimé Jean-Pierre Mignard. "Si l'un et l'autre demandaient à venir en France, compte tenu du service qu'ils ont rendu l'un et l'autre, on pourrait effectivement les accueillir", a-t-il préconisé, rappelant que "la loi française autorise la République à donner asile à tout étranger persécuté en raison de son action en faveur de la liberté".

Jean-Pierre Mignard a qualifié de "choquant et détestable" l'espionnage par les services américains des conversations téléphoniques de trois présidents français. "Il y a aujourd'hui un problème qui, vu son ampleur, suppose peut-être un accord mondial", a-t-il estimé.

L'avocat a d'ailleurs sa petite idée pour obliger les Etats-Unis à cesser ces pratiques : intégrer le sujet dans les négociations actuelles du traité transatlantique (TAFTA). "Pourquoi est ce que l'Europe ne demanderait pas l'insertion dans ce traité d'une clause disant notamment que l'espionnage n'est pas autorisé ?", a-t-il suggéré. "C'est à l'Europe de taper du poing sur la table et peut-être à la France de prendre la direction du mouvement".

Source :
http://www.europe1.fr/politique/jean-pierre-mignard-la-france-pourrait-accueillir-assange-et-snowden-1360478

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29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 11:38

Le 24 juin 2015

Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy, et François Hollande ont été mis sur écoute par les services de renseignement américains (NSA) de 2006 à 2012.

Le siège de la NSA s'étend à perte de vue et en dit long sur la puissance de cette agence de sécurité qui écoute le monde entier et ne révèle aucun de ses secrets. On estime à 50 000 le nombre d'employés et à 8 milliards d'euros le budget annuel. Dans leur surveillance, les Américains utilisent tous leurs relais.

Près de la place de la Concorde, au coeur de Paris, se trouve l'ambassade américaine, voisine de l'Élysée. Au dernier étage, six fenêtres en trompe-l'oeil sur une bâche qui cacherait une station d'écoutes.

Comment la NSA opère-t-elle ?

La NSA analyse des milliards de messages et de coups de téléphone par mots-clés ou selon certains numéros jugés dangereux.

Pour espionner internet, les Américains interceptent les données qui transitent par des câbles sous-marins, véritable autoroute de l'information, mais aussi par les serveurs des géants du web (Google, YouTube, Facebook, Microsoft, Apple...), tous américains.

Source :
http://www.francetvinfo.fr/monde/espionnage-d-internet/nsa-une-station-d-espionnage-en-plein-coeur-de-paris_967617.html

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