Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog du C.L.A.P33
  • Le blog du C.L.A.P33
  • : Collectif bordelais Contre les Abus Policiers
  • Contact

Recherche

ETAT D'URGENCE

Le cadre légal : klik

****
Kezaco la loi
"Etat d'urgence"


C'est par là : klik !

****
Agenda des luttes

 
http://demainlegrandsoir.org/IMG/arton913.png

  En ligne ici : klik !

*****

Non à la loi renseignement

Infos : klik !

****
Retrouvez toutes

les brochures du C.L.A.P33

***
"Résistons Ensemble"


http://resistons.lautre.net/

***

Et encore...

Notre flux Rss




https://a2-images.myspacecdn.com/images04/2/8050b970040d479da3e063184a2bbb9c/full.jpg

http://blog.cgtbayard.org/public/solidar.jpg


 

16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 11:27

Le 7 décembre 2016

Trois ans après la décision d’Edward Snowden d’exfiltrer des documents de la NSA, l’agence nationale de sécurité américaine, les révélations n’ont pas cessé.

Plus de trois ans ont passé depuis qu’Edward Snowden, sous-traitant de l’agence nationale de sécurité américaine (NSA) et ancien agent de la CIA, a quitté les Etats-Unis pour Hongkong.

C’est là qu’il a rencontré plusieurs journalistes à qui il a confié un énorme stock de documents appartenant à la NSA, l’agence américaine chargée de l’espionnage électronique. Il voulait dénoncer ce qu’il estimait être des pratiques illégales et choquantes en matière de surveillance des communications.

Depuis cette date, et même si le rythme a ralenti après les premiers mois, les révélations de différents médias ayant eu accès à ces documents n’ont pas cessé.

Voici les principaux enseignements tirés de cette fuite sans précédent.

Documents Snowden : nos révélations

Le Monde a travaillé directement sur l’intégralité des documents Snowden, confiés par l’ancien agent de la NSA à Glenn Greenwald et Laura Poitras, en collaboration avec le site américain The Intercept, où ils sont stockés sous haute sécurité.

Ces documents montrent :

- Comment la NSA et les GCHQ, les agences de renseignement électronique américaine et britannique, ont fait en sorte de pouvoir surveiller les téléphones portables utilisés à bord des vols d’avions commerciaux, en prenant très tôt Air France pour cible principale.

- Comment le GCHQ mais aussi la NSA ont espionné les intérêts d’Israël, pourtant un proche allié des deux pays.

- La minutie avec laquelle le GCHQ cible les employés et les ingénieurs des opérateurs téléphoniques africains, prélude à son introduction dans leurs réseaux.

- Comment les services britanniques ont visé Octave Klaba, fondateur de l’hébergeur français OVH.

- Comment le GCHQ a écouté chefs d’Etat, diplomates et hommes d’affaires de vingt pays africains.

- A quel point la France et ses intérêts en Afrique ont intéressé les grandes oreilles britanniques.

- Que malgré l’aide de Londres et Washington pour aider Paris à libérer ses ressortissants pris en otage, ces derniers agissent parfois, en coulisses, pour empêcher la France de payer des rançons.

Cette brève sera actualisée au fur et à mesure de nos révélations.

Que sont ces documents ?

Ces documents appartiennent à l’ensemble que l’on appelle « l’archive Snowden ». Des documents de toutes sortes, décrivant des programmes de surveillance réalisés par des agents à destination de leurs collègues, des communications internes…

Certains sont très techniques, d’autres écrits pour être compris par le plus grand nombre au sein de l’agence.

Si les documents appartiennent, pour une bonne partie, à la NSA américaine, ils ont aussi permis d’en savoir plus sur les activités de ses homologues.

Edward Snowden a en effet copié de nombreux documents appartenant au Government Communication Headquarters (GCHQ), l’équivalent britannique de la NSA.

Ces deux agences travaillent de manière si rapprochée que les agents de l’une ou de l’autre ont accès à de nombreux documents appartenant à leurs homologues, ce qui explique pourquoi Edward Snowden y avait lui aussi accès.

Ces deux agences participent en outre à l’accord 5-Eyes, qui les lie à leurs équivalents en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Canada.

Les documents ont donc permis d’avoir un bon aperçu des compétences et des activités de certaines des agences de renseignement électronique les plus puissantes de la planète.

Surveillance de masse

C’est sans doute le principal enseignement des documents Snowden : depuis une quinzaine d’années, les agences de renseignement électroniques, principalement britannique et américaine, surveillent massivement les communications mondiales. La plupart des experts s’en doutaient, les documents en apportent une preuve irréfutable.

Les exemples du caractère massif de cette surveillance sont multiples. Il a (notamment) été révélé que :

- La NSA collecte 200 millions de messages texte par jour dans le monde.

- Le GCHQ a intercepté des images de chats vidéo de de 1,8 million utilisateurs de Yahoo!.

- La NSA est capable de mettre sur écoute l’intégralité d’un pays.

- Le GCHQ interceptait des quantités faramineuses de données circulant sur les nombreux câbles sous-marins atterrissant en Grande-Bretagne, étant même capable de garder une copie complète de ces données pendant trois jours.

Cela ne signifie bien sûr pas qu’un agent consulte ou écoute l’intégralité de ces données interceptées, mais que ces communications sont, à un moment ou à un autre, pour une durée et selon des paramètres variables, stockées dans les serveurs de ces agences.

Derrière cette interception massive de communications, une logique simple : pour détecter l’aiguille (le renseignement intéressant) dans la botte de foin (le vaste amas des communications mondiales), mieux vaut intercepter toute la botte de foin, pour trier dans un second temps.

« Pourquoi ne pas tout collecter, tout le temps ? » se demandait ainsi le chef de la NSA, Keith Alexander, en visite dans un centre d’écoute satellitaire. Un document du GCHQ se vantait même que le but de l’agence était de « dompter » tout Internet.

Corollaire de cette logique : chercher en permanence de nouveaux moyens de collecter des communications, que ce soit sur de nouveaux câbles sous-marins, de nouveaux flux satellites, ou par le biais de nouveaux logiciels espions.

Grâce aux documents Snowden, on sait que le NSA et le GCHQ ont développé un système industrialisant et automatisant l’infection de millions d’ordinateurs, que la NSA est capable d’insérer modifiant des programmes espion dans les routeurs américains, des appareils faisant transiter une grande quantité de communications sur Internet, avant leur livraison.

Cette posture a même fait craindre à certains dans les agences de se retrouver submergés par les données : un rapport du GCHQ révélé dans les documents Snowden montre que les analystes du GCHQ craignaient un « déluge de données » préjudiciable à leur capacité d’analyse.

Une surveillance diplomatique et politique

Outre cette aspiration indiscriminée de données, les agences de renseignement ont procédé à des écoutes plus ciblées, qui ont visé les élites politiques, diplomatiques et économiques de nombreux pays dans le monde, d’Angela Merkel à la Commission européenne en passant par l’entourage de Dilma Rousseff, le réseau financier Swift, de nombreuses délégations des Nations unies, des ONG comme Médecins du monde… Cet intérêt des services ne se limitait pas aux pays ennemis, mais aussi aux pays amis, dont la France.

Proximité entre entreprises et espions...

Les documents Snowden ont révélé une proximité, voire dans certains cas une porosité entre les entreprises technologiques américaines et les services de renseignement.

L’une des principales révélations, du moins celle qui a fait le plus de bruit, concernait le programme Prism : dans un document, la NSA se vante d’avoir un accès privilégié aux serveurs des plus grands géants du numérique, de Facebook à Google en passant par Microsoft. La plupart des entreprises concernées ont nié l’existence de ce programme.

Si la collaboration de la plupart des entreprises est dictée et encadrée par la loi américaine, certaines entreprises font du zèle, comme le géant des télécoms américain AT&T. Dans un document, la NSA se félicite de « l’extrême volonté d’aider » démontrée par l’opérateur.

L’entreprise Microsoft a également facilité la tâche de la NSA pour accéder aux données de certains de ses clients.

Les documents Snowden ont également montré que les services de renseignement nouaient des partenariats très importants avec les entreprises gérant les câbles sous-marins pour aspirer les données qu’ils font transiter.

… Les seconds attaquant aussi les premiers

Lorsque les services de renseignement ne peuvent pas obtenir la collaboration des géants du numérique, ils agissent dans leurs dos.

C’est également un des enseignements principaux des documents Snowden, qui a largement contribué au climat de défiance qui existe aux Etats-Unis entre les entreprises technologiques et Washington.

Le Washington Post a ainsi révélé que la NSA piratait les liaisons internes à Google et Yahoo! pour intercepter des données de leurs utilisateurs, une révélation que ces entreprises ont perçue comme un coup de tonnerre.

Grâce aux documents Snowden, on sait également que la NSA a pesé de tout son poids pour affaiblir certains standards de chiffrement des données, rendant potentiellement plus facile la lecture de données censées être protégées et affaiblissant la sécurité de tous les utilisateurs d’Internet.

Accords entre agences et Etats

Les documents Snowden ont également permis d’avoir un aperçu des relations occultes entre agences de renseignement et gouvernements, et de comprendre que certains pays se défaisaient d’une partie de leur souveraineté en matière de renseignement en échange d’informations utiles.

Le cas de l’Allemagne est parlant : les Etats-Unis, via la NSA, ont apporté matériels, financements, et savoir-faire technique en matière de surveillance contre l’autorisation de mener des activités de surveillance depuis le territoire allemand ou l’accès aux données interceptées.

Données… et métadonnées

Enfin, les révélations Snowden ont mis sur le devant de la scène une catégorie bien particulière de données : les métadonnées. Les documents de l’archive Snowden montrent que ces informations – qui permettent de savoir qui communique avec qui, quand, combien de temps, avec quel appareil – sont souvent aussi importantes que le contenu des conversations.

Et se prêtent particulièrement, de par leur petite taille, à de l’interception de masse.

Repost 0
16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 11:18

 

Le 8 décembre 2016

Les archives Snowden font encore parler d'elles. Hier, le journal Le Monde a révélé qu'un programme d'écoute américain et britannique avait visé plusieurs compagnies aériennes dans le monde.

Parmi elles : Air France qui a toutefois formellement démenti l'information. Le quotidien affirme sur la foi des archives d'Edward Snowden, cet ancien informaticien de la CIA, que les États-Unis et le Royaume-Uni ont mis en place un système d'écoute des communications téléphoniques passées depuis les avions de ligne via une connexion Internet.

Des programmes spécifiques auraient été développés par l'Agence nationale de sécurité, américaine (NSA) et par son homologue britannique, le GCHQ.

Seul problème, Air France a déclaré hier que ce type d'espionnage était tout simplement impossible : « Air France rappelle que les communications vocales ne sont pas possible depuis ses vols. En 2007, un système de communication GSM a été testé sur un avion moyen-courrier pour quelques semaines. Ce premier test n'ayant pas été concluant, le projet avait été définitivement abandonné. Par ailleurs, le système de connectivité à bord prochainement déployé sur les vols Air France ne permettra pas les communications vocales » a précisé la compagnie tricolore hier.

Le quotidien affirme qu'un document de la NSA chiffre à 100 000 le nombre de passagers qui auraient été espionnés.

Auraient notamment été visées British Airways, Hongkong Airways, Aeroflot, Etihad, Emirates, Singapore Airlines, Turkish Airlines, Cathay Pacific ou encore Lufthansa.

Les appels vocaux mais aussi les SMS, le courrier électronique et la navigation internet seraient concernés.

C'est en ce sens que les passagers d'Air France auraient donc pu voir les grandes oreilles américaines et anglaises surveiller non pas leurs conversations téléphoniques mais peut-être leurs e-mails et connexions internet disponibles depuis 2013 à bord de ses vols long-courrier.

Source :
http://www.ladepeche.fr/article/2016/12/08/2474649-affaire-snowden-air-france-dement-tout-espionnage-de-ses-passagers.html

Repost 0
11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 11:44

Le 2 décembre 2016

Le ministère de l’Éducation nationale (MEN) use de méthodes déloyales pour imposer un nouveau fichier scolaire aux implications plus que sensibles.
Le livret scolaire unique numérique (LSUN) est le dernier maillon d’un fichage méticuleux qui remet en selle le débat ouvert il y a 10 ans lors de la sortie fracassante du gros fichier des écoliers, Base élèves 1er degré (BE1D).

Ce livret scolaire est censé s’imposer du CP à la 3ème, commun à l’école élémentaire et au collège, c’est à dire durant toute la scolarité obligatoire.

Là où ça coince, c’est que les données que doit recueillir le LSUN sont exactement celles qui avaient du être expurgées de BE1D, en 2008, afin que ce dernier puisse plus facilement être accepté en masse par les parents d’élèves et les enseignants.

Quelques réunions houleuses sur ce « livret numérique » ont déjà eu lieu à Paris entre des enseignants et leurs inspecteurs de circonscription, qu’on appelle dans la grande maison les IEN.

En question notamment, l’absence totale d’information que doit légalement obtenir toute personne – en l’espèce, les responsables légaux des enfants concernés – dont les données personnelles sont traités dans un fichier informatisé (article 32 de la loi informatique et libertés).

Pour être plus clair : début décembre, cette information légale n’avait toujours pas été communiquée aux parents d’élèves, alors que le fichier a déjà été rempli par certains enseignants zélés.

Ceci, au passage, étant une infraction pénale (article 50).

Comme à son habitude, le MEN joue la carte de la « confiance », en édulcorant la portée de ce livret scolaire informatisé par l’emploi de termes trompeurs pour espérer ne pas avoir à se justifier.

Il parle ainsi d’une « application », mot connu de tous les utilisateurs de smartphones, pour désigner un fichier nominatif (rien à voir avec un « logiciel », vrai synonyme d’application), et préfère user du terme « numérique » pour éviter à employer celui d' »informatisé », bien moins flou et plus consensuel.

Oubliant aussi de préciser qu’il sera partagé par une foule d’intervenants qui restent encore inconnus des parents d’élèves.

Le « Livret d’ouvrier » new age

Le LSUN est en effet bien plus qu’une simple application — en septembre 2015, avec l’aide de la ministre en personne, BFM le présentait comme « le nouveau carnet de notes » (sic)….

Par exemple, il remplace totalement le LPC, « livret personnel de compétences » qui a été « testé » sous différentes formes ces dernières années.

Les plus réfractaires au LPC ont parlé du « retour du livret d’ouvrier », le premier outil de contrôle social créé par Bonaparte et abrogé sous la IIIème République.

Ficher les compétences acquises par l’enfant à tel moment de sa scolarité est à double tranchant, car cela répertorie aussi les difficultés que l’élève à eu à les acquérir.

Ce mode d’évaluation binaire (oui ou non) est aussi très discutable en terme pédagogique.

Le LPC comprend donc bien plus qu’un listing des savoirs acquis par chaque enfant, il s’inscrit dans un projet politique qui vise à mesurer l’employabilité de l’élève et de faire de l’école un lieu de compétition pour préparer l’enfant au monde du travail.

« C’est d’ailleurs pour ces raisons que le MEDEF s’est réjoui de la mise en œuvre du LSUN », écrit le syndicat SUD Éducation, le plus remonté contre le LSUN depuis plusieurs mois, dans un récent communiqué.

Lire la suite :
https://reflets.info/cadeau-casier-scolaire-pour-tous-les-marmots/

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Fichage
commenter cet article
10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 11:39

Le 2 décembre 2016

On parle beaucoup du TES, le fameux « fichier des gens honnêtes. »

Mais le 29 octobre dernier, un décret moins médiatisé mais non moins liberticide est entré en vigueur : il met en place un énième fichier de police, l’iGAV (Informatisation de la gestion de la Garde A Vue) ayant pour but d’entériner la collecte de données sensibles malgré les prescriptions de la loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés.

Forte des arguments de « cohérence, traçabilité », et sous prétexte d’une volonté d’assurer le « suivi et le contrôle » des gardé.es à vue, sa mise en place vise à prendre la relève des formulaires papiers actuellement utilisés.

L’iGAV a pour but de recueillir toutes les informations possibles et imaginables concernant votre passage en garde à vue. Notamment :

- vos préférences alimentaires (et donc, potentiellement, vos pratiques religieuses) ;
- votre état de santé (informations données par vous-même, votre médecin de GAV ou encore votre entourage) ;
- l’identité de votre avocat.e, du ou de votre médecin, mais aussi des personnes que vous avez demandé à faire prévenir ;
- la liste de vos effets personnels ;
- les parades d’identification
que vous tenteriez éventuellement ;
- les droits que vous acceptez ou refusez ;
- et bien plus encore (voir en bas de l’article pour la liste complète).

Même si la GAV reste sans suite, les données seront enregistrées et centralisées sur les plateformes CHEOPS-NG (fichiers de police) et WEBSSO-PROXIMA (fichiers de gendarmerie), et consultable par les états-majors de police et de gendarmerie, incluant la préfecture et les brigades de renseignements et d’investigation judiciaire (procureur), le défenseur des droits et le contrôleur général des privations de liberté, et ce pour une durée d’un an.

Passé ce délai, ce fichier restera consultable (neuf ans) par les états-majors, l’IGGN, l’IGPN et le défenseur des droits, tandis que les auteur.es du fichier et ses diverses consultations ne seront enregistrées que pour une durées de cinq ans [1].

Lire la suite sur IAATA. :
http://iaata.info/Un-fichage-n-arrive-jamais-seul-1715.html

Repost 0
9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 11:32

Le 3 novembre 2016

Le 30 octobre le ministère de l’intérieur de Bernard Cazeneuve a fait publier un décret instaurant un nouveau fichier commun aux passeports et cartes d’identité dans le journal officiel.

Celui-ci annonce une nouvelle arme pour la surveillance de toutes et tous directement puisée dans celles du régime de Vichy.

Tout porteur d’une pièce d’identité ou passeport biométrique verra l’ensemble des données personnelles qu’il a transmis regroupées dans un fichier comportant ainsi l’identité, l’adresse postale et électronique, la signature, la taille, le sexe, la couleur des cheveux, mais aussi les empreintes digitales et la filiation.
Au total, 66 millions de personnes sont concernées soit la quasi-totalité de la population.

Toutes ces informations seront consultables par la police, la gendarmerie, les préfectures ainsi que les services du renseignement. Interpol et le système d’information Schengen pourront également obtenir des données sur la perte ou le vol d’une carte d’identité ou d’un passeport.

Les avantages pour l’administration sont faciles à imaginer : avec un fichier centralisé, il suffit de taper le nom d’une personne sur n’importe quel ordinateur autorisé pour obtenir immédiatement toutes les informations personnelles la concernant.

Cette loi avait été votée en 2012 mais jamais appliquée.

A l’époque certains membres actuels du gouvernements avaient été particulièrement opposés à cette loi la qualifiant de vichyiste ; un député socialiste avait d’ailleurs rappelé lors des débats de 2012 que la constitution d’un tel fichier était survenue une seule fois dans l’histoire française, avec le gouvernement du Maréchal Pétain : "la France n’a créé qu’une seule fois un fichier général de la population, c’était en 1940. Il fut d’ailleurs détruit à la Libération".

Dès lors que le gouvernement nous montre à nouveau son visage fasciste notre réaction doit être immédiate.

Avec le décret d’application de la loi du 5 mars 2012 de ce dimanche 30 octobre, la base de données des "Titres électroniques sécurisés" (TES) peut désormais se constituer.

Et si certaines dispositions de la loi ont été censurées par le Conseil constitutionnel en 2012, le décret actuel permet de nombreuses atteintes à la vie privée.

Si une version ’soft’ de ce logiciel est actuellement présentée nous savons très bien que ce n’est qu’un écran de fumée et que les services de renseignement ne se priveront jamais d’exploiter toutes les possibilités d’un tel outil de surveillance.

Cet outil sera un renfort de poids pour les services de répression qui viseront avec les milieux militants et associatifs de la même manière que l’état d’urgence a pris pour excuse la lutte antiterroriste afin de viser directement la contestation.

Cette intrusion dans la vie privée de toutes et tous est une atteinte grave à notre liberté et à nos droits et si nous ne savons que trop bien que le fichage est déjà omniprésent nous ne pouvons laisser une telle offensive sécuritaire sans réponse.

C’est à chacun d’entre nous, sans attendre l’appel d’un quelconque parti ou syndicat, de démarrer une nouvelle vague de contestation, qu’elle que soit les formes que cela prendra, nous devons nous unir et nous mobiliser : militants, associations, collectifs, étudiants ,lycéens, ouvriers, précaires, chômeurs, individus de toutes natures et activités nous sommes tous visés, tous concernés !

Continuons le début et démarrons un nouveau mouvement, que chacun prenne des initiatives et nous ferons monter la pression sur le gouvernement, nous pouvons créer la mobilisation et nous tenterons de le faire reculer ! Contre le fichage et son monde !

Pour commencer :

Pétition en ligne
https://www.change.org/p/tout-le-monde-retrait-du-d%C3%A9cret-de-la-loi-vichy-titres-%C3%A9lectroniques-s%C3%A9curis%C3%A9s-tes

***
P.S : A vos textes, A vos tracts, A vos déclarations et a vos initiatives !

Contribuez a établir une réponse adéquate a cette agression, faisons entendre votre point de vue, rédigeons ensemble un appel auquel pourront se joindre des signataires.

N’attendons pas la récupération de cette lutte ! Constituons des comité des lutte contre la loi surveillance !

Source :
https://paris-luttes.info/appel-a-l-union-face-a-la-nouvelle-6995

Repost 0
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 11:14

Le 29 novembre 2016

"Prière au local" ; "un peu conne" ; "roi de l'embrouille" ; "racaille bas de plafond"...

Voici des extraits d'un carnet récemment découvert par deux syndicats de cheminots à la gare Saint-Lazare à Paris. Vraisemblablement oublié, ce fichier compromettant portait sur des agents SNCF, indique "le Parisien".

25 "agents de départ" ont ainsi été épinglés dans ce dossier, au moyen de remarques subjectives portant tant sur leur caractère que sur leur religion ou leur statut matrimonial. Regorgeant de détails intimes, ("vient de rompre" ; "vient du fin fond de la campagne"...) ce fichier illégal a ulcéré les personnels de cette grande gare parisienne.

"Sur un ou deux, il est écrit 'vient de divorcer' ou 'marié à une étrangère' avec la nationalité de la dame. Je ne vois pas trop ce que cela vient faire là", s'indigne Fabio Ambrosio, le responsable syndical de Sud-Rail.
Une enquête ouverte

Le 15 novembre, ils ont donc reçu un courrier d'excuse de la direction qui condamne sans ambages "des propos blessants, inappropriés, injustifiés et contraires à la charte de l'Ethique de l'entreprise".

"Cette liste a probablement été rédigée il y a un an lors de la passation de pouvoir entre deux dirigeants de proximité", estime la direction, précisant qu'une enquête a été ouverte. En attendant, les deux agents concernés ont été éloignés du service. Mais sur le terrain, l'amertume est tenace.

"Ce fichage n’est pas que le fait d’un petit chef zélé mais bien le résultat d’une méthode de management mise en place par toute l’équipe dirigeante de l’Etablissement gare Transilien", estiment les cheminots de la CGT.

"Si un tel fichier existe sur une équipe, on peut se poser la question si cela n’est pas généralisé à l’ensemble des équipes", expliquent-ils encore au "Parisien". Car ce n'est pas la première fois qu'un tel cas est signalé.

En avril dernier, la CGT avait dénoncé une pratique similaire concernant des conducteurs de la RATP. Fabio Ambrosio de Sud-Rail précise aussi au "Parisien" que "le même genre de fiches a été retrouvé sur la zone de Cergy, rédigées par une autre main", ou "à Bordeaux".

Mais la direction refuse de lier ces affaires et rétorque que "le document de Cergy date de 2013 et n'est pas du tout insultant". "Le CHSCT en avait été saisi et ne l’avait pas jugé illégal", ajoute-t-elle. On pouvait notamment y lire "gros problème d'alcool", ou "un peu feignant". Ambiance.

"Le climat s’est très sérieusement dégradé avec la direction depuis quelques mois à Saint-Lazare", assure le syndicaliste. C’est aussi ce climat lourd, et cette scandaleuse affaire de fichage, qui explique l’arrêt de travail inopiné de mardi dernier".

Source :
http://web.nouvelobs.com/societe/20161129.OBS1914/stupide-pas-ouf-racaille-des-agents-sncf-decouvrent-qu-ils-sont-fiches.html

***

Le 30 novembre 2016

"Un peu conne", "marié à une étrangère" : un document "insultant" envers des salariés SNCF inquiète les syndicats

Le document recense environ 25 agents de la gare Saint-Lazare, à Paris, en leur accolant des commentaires "insultants" et "racistes", indique à l'AFP le syndicat SUD-Rail, mardi 29 novembre.

"Racaille bas de plafond", "un peu conne"... Un document manuscrit dévoilé lundi 28 novembre par Le Parisien provoque un sérieux malaise au sein de la SNCF. Il recense environ 25 agents de la gare Saint-Lazare, à Paris, en leur accolant des commentaires "insultants" et "racistes", indique à l'AFP le syndicat SUD-Rail, mardi 29 novembre.

Découvert au début du mois par un agent, ce fichier mélange des remarques d'ordre professionnel ("bon", "pas bon"), des informations sur l'appartenance syndicale ou encore des éléments relatifs à la vie privée.

La direction présente ses excuses

La liste concerne des "agents de départ", chargés de donner le feu vert au départ des trains. "Sur un ou deux, il est écrit : 'vient de divorcer' ou 'marié à une étrangère' avec la nationalité de la dame. Je ne vois pas trop ce que cela vient faire là", indique à l'AFP Fabio Ambrosio, responsable syndical à SUD-Rail.

"Très chiant côté sécurité", "cafte les autres" sont quelques exemples, cités par Le Parisien, des commentaires écrits par un manager.

La direction a adressé ses excuses à l'ensemble des agents le 15 novembre, après avoir été saisie par les syndicats. "Cette liste (...) contient des propos inappropriés, injustifiés", a écrit le dirigeant d'unité opérationnelle de la gare Saint-Lazare dans son courrier, reproduit partiellement par le quotidien francilien.

"La liste n'a fait l'objet d'aucune diffusion jusqu'à ce jour. (...) Je n'en avais pas connaissance et cela n'a donc en rien influencé les choix managériaux", poursuit le dirigeant.

"Ce n'est sûrement pas un cas isolé"

Un fait dont doute le responsable syndical de SUD-Rail, qui cite des exemples plus anciens comme à Cergy en 2013 ou à Bordeaux il y a une dizaine d'années.

"Sans aller jusqu'à dire que ce type de fichier est systématique, ce n'est sûrement pas un cas isolé. C'est une méthode de management qui vise à faire pression sur certains salariés."

Contactée par l'AFP, la direction a précisé qu'une "enquête éthique indépendante" avait été lancée, qu'un CHSCT extraordinaire avait eu lieu le 22 novembre et qu'une aide psychologique et médicale était proposée aux salariés visés.

En attendant les résultats de l'enquête et les éventuelles sanctions, les deux agents supposés être impliqués dans cette affaire ont été "éloignés du service".

Ce n'est pas la première fois qu'une affaire de fichage de salariés est révélée. En avril dernier, la CGT avait dénoncé une pratique similaire concernant des conducteurs de la RATP.

Source :
http://www.francetvinfo.fr/economie/transports/sncf/un-peu-conne-marie-a-une-etrangere-un-document-insultant-et-raciste-envers-des-salaries-sncf_1945117.html

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Fichage
commenter cet article
4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 17:42

Le 18 novembre 2016

Les iPhone envoient automatiquement leur historique d'appels à Apple, une fois iCloud activé. Le tout sans consentement de l'utilisateur ni notification à son attention.

Apple récupère sur ses serveurs la liste des appels passés sur les iPhone. L'entreprise russe ElcomSoft a constaté que les journaux d'appel étaient transférés en temps réel sur les iPhone fonctionnant sur iOS 9 et plus, une fois le service en ligne iCloud activé, rapporte The Intercept.

Selon son PDG, Vladimir Katalox, les données liées aux appels FaceTime sont également concernées.

L'ensemble de ces données, qui ne sont pas chiffrées de bout en bout, pourrait être accessible en cas de demande judiciaire par Apple.

Lors de la configuration d'un iPhone, Apple suggère de configurer un compte iCloud.

Une fois activé, certaines données sont automatiquement archivées pour permettre de les retrouver intactes en cas de changement d'appareil, indique le fabricant dans ses conditions d'utilisation.

L'entreprise ne fait cependant pas mention explicite des appels.

Surtout, aucune possibilité n'est donnée aux propriétaires d'iPhone d'échapper à ce transfert, dès lors qu'ils souhaitent utiliser iCloud.

Cet envoi de données s'effectue même si la fonction «Sauvegarde iCloud», qui archive l'ensemble des données de l'iPhone chez Apple, est désactivée.

Un manque de choix

« La synchronisation automatique des appels dans le cloud est une bonne chose tant que l'on en a conscience et que l'on dispose d'une option pour la faire cesser », fait remarquer Vladimir Katalov.

Il suffit de consulter les réglages d'iCloud pour remarquer que l'archivage automatique des appels ne peut être paramétré.

La société relève également que la durée de stockage des données liées à FaceTime peut s'élever à quatre mois.

Dans un document étayant les modalités légales d'accès aux données sur iPhone, le groupe fait état d'une durée d'archivage de trente jours des données de ses téléphones, sans explicitement faire référence à celui des appels.

Le principal reproche à faire à un tel archivage a trait au fait que les sauvegardes iCloud ne bénéficient pas du chiffrement de bout en bout.

Le groupe possède donc un accès à ces données et peut en faire bénéficier les autorités, en cas de mandat signé par un juge.

À l'inverse, Apple ne peut accéder directement aux données stockées sur un iPhone, car la clé est en local.

En témoigne le bras de fer autour du smartphone du tueur de San Bernardino aux États-Unis.

Une solution de commodité selon Apple

Le journal des appels est archivé dans iCloud pour rendre service aux clients d'Apple, a déclaré un porte-parole du groupe auprès de The Intercept.

« Nous offrons une synchronisation de l'historique des appels par commodité pour que nos clients puissent rappeler [un interlocuteur] depuis n'importe lequel de leurs appareils. Les données de l'appareil sont chiffrées avec le mot de passe de l'utilisateur et l'accès aux données d'iCloud, dont celles des sauvegardes, requiert l'identifiant Apple de l'utilisateur ainsi que son mot de passe. »

Malgré ces précautions, iCloud reste le talon d'Achille d'Apple en matière de sécurité, selon Chris Soghoian, chercheur en informatique et membre de l'American Civil Liberties Union.

« Les deux principaux problèmes de protection de la vie privée associés à iCloud ne comportent pas de cases à cocher pour valider le consentement de l'utilisateur », note-t-il auprès de The Intercept.

Chris Soghoian fait ainsi référence à l'archivage des appels, mais également à celui des iMessages, censés être chiffrés de bout en bout.

Source :
http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2016/11/18/32001-20161118ARTFIG00160-apple-archive-automatiquement-la-liste-des-appels-passes-sur-les-iphone.php

Repost 0
4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 11:43

Le 28 octobre 2016

Le gendarme des télécoms US muscle les règles du jeu à l’encontre des fournisseurs d’accès à Internet (FAI). Ces derniers devront obtenir la permission de leurs clients avant de partager ou vendre leurs données, tel que l’historique de navigation web.

Un consentement clair et explicite (opting-in), c’est l’une des nouvelles mesures auxquelles devront se plier les FAI américains (de Comcast à AT&T en passant par Verizon) avant de partager les données sensibles de leurs clients.

Jeudi 27 octobre, le régulateur américain des télécommunications, la Federal Communications Commission (FCC) a annoncé tout un panel de nouvelles restrictions pour les FAI, limitant les informations qu’ils seront en droit de partager sur leurs abonnés.

À l’instar de ce qui se fait déjà pour les opérateurs téléphoniques.

Les informations sensibles soumises au consentement

Les informations considérées comme sensibles sont directement concernées.

Parmi elles, l’historique de navigation, les données de localisation, les applications que vous utilisez, les données financières et de santé (numéro de sécurité sociale notamment) ou encore le contenu de votre correspondance électronique et autre communication. Google scanne notamment les messages reçus sur Gmail pour proposer des publicités ciblées.

Lire la suite :
http://www.journaldugeek.com/2016/10/28/fai-us-consentement-clients-collecter-donnees/

Repost 0
29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 12:22

Le 3 novembre 2016

Les ministres de l’intérieur et de la justice ont défendu, mercredi, la création d’un fichier rassemblant les détenteurs d’un titre d’identité. Au prix d’arrangements avec la réalité.

Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, et le ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, sont tous les deux montés au créneau, mercredi 2 novembre, pour défendre la création par décret, dimanche 30 octobre, d’un fichier unique rassemblant les données personnelles et biométriques de tous les détenteurs d’une carte d’identité ou d’un passeport.

La création de cette base de données – « Titres électroniques sécurisés » (TES) – qui pourrait, à terme, réunir toute la population française, inquiète.

Elle interroge aussi puisqu’elle était prévue dans une loi proposée par la droite et adoptée en 2012.

Un texte censuré en partie par le Conseil constitutionnel à la suite de saisines par les groupes socialistes à l’Assemblée nationale – dont M. Urvoas – et au Sénat.

Pour défendre le choix du gouvernement, les arguments de MM. Cazeneuve et Urvoas naviguent donc en eau trouble, entre amnésie et mauvaise foi.

Lire la suite :
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/11/03/pour-defendre-le-fichier-geant-des-francais-les-oublis-volontaires-de-mm-cazeneuve-et-urvoas_5024458_4355770.html

***
Vidéo - Commission des lois :
M. Bernard Cazeneuve, ministre, sur le traitement de données à caractère personnel
http://videos.assemblee-nationale.fr/video.4404304_58231bc1811aa.commission-des-lois--m-bernard-cazeneuve-ministre-sur-le-traitement-de-donnees-a-caractere-perso-9-novembre-2016

Repost 0
29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 11:40

Le 4 novembre 2016

Au moins sept journalistes ont été placés sur écoute par la police du Québec ces dernières années. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a assuré jeudi que cela était contraire aux pratiques de la police fédérale et des services secrets canadiens.

La liste des journalistes dont les données téléphoniques ont été collectées par la police au Québec s'est allongée avec maintenant sept journalistes qui ont eu la confirmation auprès des autorités d'une surveillance de leurs communications.

Après l'annonce lundi de la collecte au cours des premiers mois de 2016 des numéros d'appels entrants et sortants du téléphone de Patrick Lagacé, journaliste au quotidien La Presse, ce sont cinq autres journalistes identifiés qui sont venus s'ajouter à la liste ainsi qu'un septième dont l'identité n'a pas été révélée par son média.

Le groupe audiovisuel public Radio-Canada a annoncé avoir eu la confirmation de la mise sous surveillance par la police des téléphones de trois de ses journalistes à l'automne 2013, dont l'animateur vedette de la tranche matinale Alain Gravel.

Sur la liste figurent également un journaliste du Journal de Montréal et un correspondant parlementaire de La Presse à Québec.

C'est une crise de confiance totale entre l'Etat, la police et le monde médiatique

Dès mardi, le gouvernement du Québec avait annoncé une inspection interne des trois principaux services de police de la province en condamnant la pratique policière autorisée par la magistrature.

Le maire de Montréal Denis Coderre a réitéré sa confiance en son chef de la police Philippe Pichet même si celui-ci a justifié le principe de l'examen des données téléphoniques des journalistes en se réfugiant derrière la nécessité de "faire respecter la loi".

"Il a ma confiance et on ne fera pas de lynchage public", a assuré M. Coderre.

Le groupe public Radio-Canada a vivement réagi en révélant que ses trois journalistes qui avaient fait l'objet de cette surveillance étaient des journalistes d'un magazine d'investigation à l'origine des révélations d'un gigantesque scandale de corruption entre les entreprises de BTP et les partis politiques.

"C'est une crise de confiance totale entre l'Etat, la police et le monde médiatique", a déclaré Michel Cormier, directeur de l'information, sur l'antenne de Radio-Canada.

Mercredi soir, le ministre québécois de la Sécurité publique a annoncé une enquête administrative sur le processus qui a mené en 2013 à cette surveillance des journalistes par la Sûreté du Québec, "le seul cas en 20 ans à (sa) connaissance".

Aucune activité de ce type au niveau fédéral

"Les Canadiens sont évidemment préoccupés par toute cette histoire qui sort de ma ville, de ma province (natale), parce que la liberté de presse, c'est essentiel pour une démocratie qui fonctionne bien", a déclaré le Premier ministre canadien Justin Trudeau lors d'une conférence de presse.

Aussi, a-t-il dit, dès que l'information est sortie, "j'ai communiqué avec les patrons du Service canadien du renseignement de sécurité et de la Gendarmerie royale du Canada pour m'assurer qu'il n'y a aucune activité de ce type au niveau fédéral".

"Nous nous devons d'être responsables dans notre fonctionnement, mais c'est fondamental (pour) nos valeurs, notre identité en tant que pays libre et juste, que les journalistes puissent faire leur travail, d'informer les Canadiens et donc de protéger leurs sources confidentielles".

Jeudi, le gouvernement du Québec a annoncé qu'un groupe d'experts chargé de faire toute la lumière sur les agissements des corps policiers aurait le pouvoir de contraindre des personnes à témoigner.

Ce groupe sera composé d'un juge, d'un représentant de la presse et un autre de la police.

Source :
http://www.parismatch.com/Actu/International/Le-scandale-des-journalistes-mis-sur-ecoute-au-Quebec-s-allonge-1110083

Repost 0
27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 11:29

Le 6 novembre 2016

Facebook et Google nous pistent, nous le savons. Mais ils peuvent aussi largement extrapoler sur la vérité, et même inventer.

Le biopic consacré à Edward Snowden est sorti cette semaine et c'était l'occasion de se replonger dans tous les bons conseils qu'il a l'habitude de donner.

Edward Snowden nous conseillait en avril 2015 sur la façon de bien choisir ses mots de passe. Le premier conseil c'est d'en changer souvent, et le second c'est de faire des phrases ou des groupes de mots comme "margaretthatcheresttressexy2017".

Aujourd'hui depuis son compte twitter, @snowden, il commente régulièrement l'actualité ou retweete les enquêtes sur les méthodes d'espionnages des citoyens ou des journalistes.

Cette semaine il a réagi à cette remarque "Les gens n'ont pas accès à vos pensées et vos sentiments", twittée par New York Times et retweetté par Snowden, avec cette réponse : La plupart des gens non (sous entendu la NSA ou d'autres y ont accès).

Lire la suite :
https://www.franceinter.fr/societe/comment-j-ai-decouvert-ma-double-vie-grace-a-google-et-facebook

Repost 0
Publié par C.L.A.P33 - dans Fichage Surveillance
commenter cet article
24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 11:03

Le 6 novembre 2016

Le lanceur d'alerte réfugié à Moscou, dont Oliver Stone dresse le portrait au cinéma cette semaine, se connecte tous les jours à Internet. Voici comment il s'assure de ne pas être espionné.

Après avoir affronté en 2013 le Big Brother prophétisé par Orwell dans "1984", Edward Snowden n'a pas fui Internet.

Au contraire. Réfugié à Moscou, l'ancien employé de la National Security Agency (NSA) qui a révélé les détails de plusieurs programmes de surveillance de masse américains et britanniques en 2013, garde le contact avec les médias et reste politiquement actif grâce au Web.
Lire ici :
http://www.lesechos.fr/tech-medias/dossiers/affaire_snowden_fbi_nsa/index.php

Visioconférences, usage quotidien du réseau social Twitter... Le lanceur d'alerte - dont le réalisateur Oliver Stone fait le portrait au cinéma cette semaine - utilise des outils sécurisés pour continuer de faire entendre sa voix sans être inquiété, Barack Obama refusant toujours de lui accorder son pardon.

Des services qu'il n'hésite pas à recommander à ceux qui se soucient de leur vie privée en ligne.

Zoom sur cinq outils utilisés et approuvés par Edward Snowden.

Lire la suite :
https://www.crashdebug.fr/informatik/93-securite/12620-vie-privee-5-outils-utilises-et-approuves-par-snowden

Repost 0
20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 17:02

Transmis par Stop le Contrôle au Faciès Collectif

Au travers d'une nouvelle campagne de vidéos le Collectif dénonce avec humour l’absurdité du contrôle au faciès en mobilisant comédiens et chanteurs Julie Zenatti, Oulaya Amamra, Malik Zidi, Samir Guesmi, Benjamin Bellecour...

Cette webserie de 4 clips met en evidence les atteintes et les "clichés" mobilisés par certains pour légitimer le contrôle au faciès. ils s'articulent ainsi autour de :

La citoyenneté : 
https://www.youtube.com/watch?v=6Ucall2SJOM

La lutte contre la délinquance :
https://www.youtube.com/watch?v=PfRxLvByQhQ

La sécurité :
https://www.youtube.com/watch?v=jIxQTlUgqwY&t=21s

La liberté de circulation :
https://www.youtube.com/watch?v=IlbhsJ490GQ

Le 09 novembre 2016, aura lieu le verdict de la cour de cassation suite à la condamnation de l'Etat, reconnu coupable de "controle au faciès".

La réalité, c’est que L’État par le biais de la Police, réserve un traitement spécifique à une partie de sa population en se basant sur des critères ethniques et/ou religieux. Les conséquences de ce constat se vérifient au quotidien avec des rapports police/population qui ne cessent de se dégrader.

Le corp policier n’a jamais été aussi impopulaire, or sa mission de protection nécessite justement la plus grande connivence possible avec la population pour être menée à bien.

Ainsi les enjeux de ce verdict sont multiples, cruciaux et concernent l’ensemble de la société française. Soit il sera le premier pas vers une amélioration des rapports entre la Justice et ses administrés, soit il confirmera l'institutionnalisation du DELIT DE FACIES !!!.
--
Collectif Contre le Contrôle au Faciès

Numéro SMS :
07 60 19 33 81

Site :
www.stoplecontroleaufacies.fr

Suivez nous sur Twitter :
@controlefacies

Page Facebook :
Stop le Contrôle au Faciès

Groupe Facebook :
Stop le Contrôle au Faciès

Repost 0

Documentation

ACTIONS C.L.A.P33 & Co...

****
Bordeaux - 18 mars 2017

Journée contre

les violences policières

Notre appel : klik !

*****
Violences Policières

France - Trois rapports
ACAT : klik !

Amnesty International : klik !
Paris Luttes Infos : klik !

 

*****
L'impact disproportionné
de l'état d'urgence

Un rapport d'Amnesty  : klik !

****
Hommage aux victimes

21 Mars 2015

 
15 mars 2014
 

19 mars 2011
 

****

" Vétérante "

O.P.A

******
Soutien à m.
Nous n'oublierons pas
 le 19 Mars 2009 à Bordeaux !
 
Infos :  klik !
 

 

L'oeil de Pancho

D'autres dessins de Pancho : klik

Retour à la page d'accueil